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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 13:37

Pierre Gattaz n'a pas de mémoire. " Chantage », « violences », « intimidation », «  terreur", voici les mots employés pour dénoncer l'action des salariés. Il accuse la CGT. Il stigmatise les militants « qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes". Le tout six mois après les attentats du 13 novembre.

Et il en rajoute. "On ne peut pas laisser une minorité agissante, révolutionnaire, paralyser l'économie. C'est la capacité de la France à se réformer qui est en jeu. Pour moi, le sigle CGT est égal à chômage", se lâche Pierre Gattaz, dénonçant "une dictature stalinienne"

La mémoire lui manque donc. Il y a des mots qu'un patron devrait s'abstenir de proférer quand il parle des militants CGT.  Comme le mot "terroriste".  Cela rappelle les heures où le patronat avait choisi la collaboration quand des syndicalistes, souvent militants de la CGT s'engageaient dans la résistance. Beaucoup d'entre eux furent alors arrêtés, condamnés, déportés ou fusillés pour « terrorisme ».

A cette époque, le patronat français participait massivement à la collaboration avec les nazis et se satisfaisait tout à fait de l'interdiction des syndicats et de la CGT. Manière de se venger de 1936. Lorsque le CNR ( Comité National de la Résistance) se constitua, on ne trouva aucun patron parmi ses membres.

En Seine-maritime ces militants de la CGT, résistants et victimes des nazis et de leurs collaborateurs, furent nombreux.

« Sur le monument érigé par l’Union départementale CGT de Seine-maritime, il y a 172 noms de militants fusillés ou morts en déportation. Mais Louis Eudier estimait que ce chiffre était inférieur à la réalité. Il avait recensé 41 noms supplémentaires, ce qui portait le nombre à 213 personnes.

Parmi eux, il y avait beaucoup de responsables syndicaux, par exemple: Secrétaires de syndicat: Textile d’Elbeuf, Textile du Houlme, Textile de Rouen, Métaux de Dieppe, Métaux du Trait, Métaux de Rouen, Marins de Dieppe, Marins de Rouen, Marine fluviale de Rouen, Produits Chimiques du Houlme, Produits Chimiques de la Région de Rouen, Produits Chimiques de Port Jérôme, Produits Chimiques de Dieppe, Gaz de l’île Lacroix, Gaz de Déville, Gaz du Havre, Bâtiment de Rouen, Bâtiment d’Elbeuf, Voiliers et Dockers du Havre, Bois de Rouen, Section syndicale TLM le Havre, Union locale d’Eu-Le Tréport, Union locale d’Elbeuf, un secrétaire de l’Union départementale (Louis Canton). » ( Source : article du Fil Rouge mis en lignepar Gilles Pichavant).

La Vie ouvrière du 23 Novembre 1940 appelle à la lutte pour les salaires.  Elle était diffusée clandestinement.

La Vie ouvrière du 23 Novembre 1940 appelle à la lutte pour les salaires. Elle était diffusée clandestinement.

Le Conseil National de la Résistance, un patronat français absent

[...]

Le Conseil National de la Résistance

Un patronat français absent

 « On veut bien se battre, on veut bien mourir, mais on veut savoir pourquoi » déclarèrent ceux qui dès 1940 et ils n’étaient guère nombreux à cette époque, avaient décidé  sciemment  de s’engager dans la résistance au péril de leur vie.

 Il faudra attendre l’année 1943 après trois longues années de lourds sacrifices pour que l’unité de la résistance sous l’égide de Jean Moulin se réalise.

[...]

 L’action de Jean Moulin est historique pour de nombreuses raisons.

Il réussit avec son opiniâtreté, son intelligence et sa persuasion  à rassembler et fédérer les organisations de résistance de sensibilités différentes. Il contribua ainsi à faire l’unanimité des partis politiques et syndicats reconstitués clandestinement. Et cette unanimité permit d’harmoniser le combat  pour chasser l’ennemi hors de France en créant le 29 novembre 1943 les Forces Françaises de l’Intérieur. Enfin, le CNR jeta les bases d’une nouvelle société rompant avec la 3eme République pour imposer une société solidaire, laïque, juste, affranchie de la féodalité des classes dominantes, des trusts comme on disait à l’époque et des banques. Un vrai projet de société accepté à l’unanimité par les membres présents. A la mort de Jean Moulin c’est Georges Bidault qui présidera le CNR. Mais dès le 11 septembre 1944 Louis Saillant secrétaire de la CGT présidera à son tour le CNR et mettra avec le   général de Gaulle le programme du CNR en application.

 Les membres du CNR en septembre 1944 :

 Président d’honneur

Georges Bidault : Ministère des affaires étrangères

Président

Louis Saillant : Secrétaire de la CGT

Membres

Emmanuel d’Astier de la Vigerie    « Libération Sud »

Paul Bastide   «  Parti radical et radical socialiste » 

Maxime Blocq-Mascart   « Organisation Civile et

André Colin   « Démocrates Chrétiens »                                

Jacques Debu-Bridel   « fédération républicaine et républicains nationaux      Colonel FFI

Marcel Degliame  « Combat »

Benoît Frachon   « Confédération Générale du Travail »             

Auguste Gillot   «  Parti communiste »                               

 Jean Laniel   « Alliance démocratique »                             

 Jacques Lecomte-Boinet   « Ceux de la Résistance »

 Jean-Pierre-Levy   « Franc-tireur »

 Daniel Mayer   « Parti socialiste »

 André Mutter   «  Ceux de la Libération »

 Henri Ribière   « Libération Nord »

 Gaston Tessier    « Confédération Française des Travailleurs Chrétiens »

  Pierre Villon     « Front National »  *

  Secrétaire général : Pierre Meunier

  Secrétaire général adjoint : Robert Chambeiron

          *  Le Front National était à l’époque un organe de la résistance communiste à ne pas confondre avec le FN d’aujourd’hui.

  Autres membres ayant participé au CNR : Pascal Copeau, Jacques Henri Simon, Claude Bourdet qui à son retour de Buchenwald remplaça le colonel Marcel Degliame, André Mercier, Eugène Claudius Petit, André Le Troquer, Roger Coquoin, Charles Laurent.                                                                    

On remarquera qu’aucun membre du patronat ne figurait parmi les membres fondateurs du CNR . En voici les raisons.

 [...]

 C’est ainsi que les entreprises françaises du BTP se partagèrent cet immense chantier du littoral de la Manche et de l’Atlantique comprenant des milliers de bunkers, les bases sous marines de St Nazaire et de La Rochelle. Cela représentait du ferraillage, de la boiserie, des millions de mètres cubes de béton  qui permirent à ces entreprises  de s’enrichir d’autant plus qu’elles ne supportaient pas  le coût de la main d’œuvre. En effet 291 000 personnes dont 10% d’Allemands seulement furent impliquées. Si en 1942 la main d’œuvre était libre et  payée par les Allemands, avec l’argent de la banque française selon les conditions de l’armistice, en 1943 une partie des requis du STO fut dirigée vers le littoral.

« J’avais huit ans en novembre 1943 et le hasard des déplacements de mes parents recherchés par la police de Vichy (ils avaient été condamnés par contumace par la section spéciale de Poitiers) nous avait conduits à Bacqueville en Caux en Seine-Maritime. Je me souviens des camions qui s’arrêtaient sur la place du bourg, devant le garage de M. André Carré et du magasin de Mme Marguerite Lair à l’époque. Chaque jour on embarquait  les requis vers Belmesnil pour y construire une rampe de lancement de V1 et on les ramenait le soir ». (Témoignage et photos de Louis-Charles Morillon).

[...]

 Mais la collaboration ne s’arrêta pas au patronat du BTP.

 Dans l’industrie aéronautique les entreprises Caudron, Gnome-et–Rhône, Martin Mullet, Bronsavia et Somua se mirent au service de l’occupant . Ces firmes livrèrent ainsi à la Luftwaffe 1540 avions, 4138 moteurs, 4144 hélices et des milliers de pièces (Selon les archives allemandes). l’usine Hispano-Suiza refusa cette collaboration. Elle vit, en représailles, ses machines réquisitionnées et envoyées en Allemagne et ses usines occupées furent alors bombardées par les alliés. Marcel Bloch qui refusera également  de collaborer sera en définitive déporté. Quant à l’usine Creusot-Schneider elle accepta de fabriquer des éléments de bombes pour une firme d’Outre-Rhin.

 Dans l’industrie automobile dès le 10 juillet 1940, les usines Renault furent les premières à réembaucher et à reprendre leur activité. A ce moment Peugeot délocalisa dans le sud de la France, réorienta et recycla sa production pour ne pas avoir à participer à une aide quelconque à l’occupant.

[...]

 

        Rédigé par Louis-Charles Morillon

 

Les sources : 

« Les patrons sous l’occupation » par Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera.

« Industriels et banquiers sous l’occupation » site Alternatives économiques.

« Le mur de l’Atlantique » film de l’INA présenté par Alexandre Adler dans les mercredis de l’histoire.

 - Photos collection personnelle de Louis-Charles Morillon.

 - Le choix de la défaite par Annie Lacroix Riz.

 - Surenchère collaboratrice sous l’occupation site histoire-en-questions.fr.

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:49
Published by Action communiste
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:46
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:44

Fr3 Normandie

Circulation très difficile ce mardi matin dans l'agglomération de Rouen

31 mai 2016 : depuis 6 h des blocages et barrages sont à l'origine de nombreux bouchons

  • Par Richard Plumet
  • Publié le
 

Barrage au sud de Rouen près du rond-point des Vaches © Stephan LETOURNEAU / France 3 Normandie

Published by Action communiste - dans Luttes de classe Normandie
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:14

Sur le site de la ville de Saint-Etienne du Rouvray

Boulevard Lénine bloqué

Une délégation des syndicats CGT, FO, Sud et Solidaires a établi un barrage filtrant sur le boulevard industriel au croisement de la rue Désiré-Granet, au niveau de l'usine Europac à Saint-Étienne-du-Rouvray. L'intersyndicale proteste une nouvelle fois contre la loi Travail et demande son retrait.

«La loi veut casser les droits collectifs, pointe Gérald Le Corre, représentant de l'union départementale CGT présent sur le barrage avec une cinquantaine de syndicalistes, en créant des droits individuels, elle s'attaque de manière indirecte au statut des fonctionnaires».
Les automobilistes venant de Rouen s'extraient au compte-gouttes du bouchon créé au niveau du croisement Désiré-Granet en sortant du boulevard par la zone d'activités de l'Étang, puis en regagnant le rond-point des Vaches en direction de l'A13.
En direction de Rouen, deux voitures de police barrent l'accès au boulevard au niveau du rond-point des Vaches, déviant les véhicules à l'intérieur de la commune, rue Ambroise-Croizat.
Les voitures avancent au pas dans les rues stéphanaises parallèles au boulevard industriel.
«On maintient la pression, on espère que d'autres secteurs entreront dans la grève reconductible à la suite des raffineries», lancent les opposants à la loi Travail.
Le barrage devrait être levé vers midi.
L'intersyndicale appelle à une nouvelle manifestation jeudi prochain à 10 h 30 cour Clemenceau à Rouen. Le 14 juin, toujours à l'appel de l'intersyndicale, une manifestation est prévue à Paris.

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:12

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [El Diablo].

Published by El Diablo - dans Actualité FRANCE
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:01
Fakir N°75 - en kiosque

Merci Patron - Nuit Debout : De l’info à l’action

En ce moment Fakir est partout, dans les cinoches et sur les places publiques, dans les manifs et sur les plateaux télés...

On essaye de faire notre, les conseils de Saul Alinsky, le maître à penser de la gauche radicale américaine et picarde :

« Vous avez trois possibilités : pleurer sur vous mêmes ; ou bien devenir dingues et lancer des bombes, mais vous pousserez tout le monde à droite ; ou bien vous organiser et gagner du pouvoir »

Et aussi au sommaire :

  • Les patrons ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! - Notre palmarès
  • Syrie, Mali, Irak : que va-t-on faire dans cette galère ?
  • Chartier : La gauche décomplexée affronte les Patrons Debout
  • L’affaire Lindt : scandale au cœur de la rédaction
  • et bien sûr le carnet de bords des reporters

Et allez voir sur le site de Fakir. 

C'est joyeux, revigorant et ça pousse à lutter et s'organiser !

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 08:55

Une rescapée du massacre d’Oradour sur Glane refuse d’être honorée par Manuel Valls

publié dans 30 mai 2016 sur AntiK

 

 

 
Camille Senon toujours fidèle au journal l'Humanité © Radio France - Françoise Ravanne

Lis moi avec webReader

 

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin Lundi 30 mai 2016 à 12:58

 

Camille Senon, l’une des dernières rescapées du massacre d’Oradour sur Glane, vient de refuser la proposition du premier ministre de l’élever au rang de commandeur de l’ordre national du mérite. Opposée à la loi travail elle ne veut surtout pas trahir les convictions de toute une vie.

A 93 ans , Camille Senon, garde un caractère bien trempé. C’est le 18 mai dernier qu’elle a reçu un courrier de Matignon l’informant qu’elle allait être nommée commandeur de l’ordre national du mérite,  mais c’était sans compter sur son passé de syndicaliste et qui plus est à la CGT. Pour Camille Senon qui suit l’actualité au jour le jour et qui soutient les opposants à la loi El komri, « pas question d’accepter une décoration venant d’un gouvernement qui ne respecte pas les salariés«  explique t-elle.

« Je veux rester fidèle à mes convictions »

Moins de 48 heures après avoir reçu la proposition de Manuel Valls, Camille Senon lui a adressé un courrier pour expliquer son refus d’être élevée au rang de commandeur de l’ordre du mérite . Elle explique avoir toujours milité pour plus de justice, de fraternité et de paix et que le contexte actuel déclenché par le gouvernement, estime Camille Senon  ne va pas dans ce sens. « Accepter d’être décorée ce serait renier les engagements de toute ma vie « . Lors des dernières élections municipales à Limoges Camille Senon s’était présentée sur la liste du Front de gauche.

J’ai consacré ma vie à lutter en faveur de la paix

« Le massacre d’Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans » explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là  Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane,  lorsqu’elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait  partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé  au massacre . Et  » tout ce que j’ai fait depuis c’est pour le devoir de mémoire, ce n’est pas pour des décorations «  conclut aujourd’hui Camille Senon.

 

 

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 01:43

Le syndicat CGT de Renault-Cléon appelle les salariés à la grève pour exiger le retrait de la loi Travail les 31 et 2 juin prochain.

Ils les appellent à participer aux actions prévues ces jours.  Dans le tract distribué cette semaine, le syndicat CGT montre ce que perdraient les salariés si la loi passait.

Rappelons que les salariés de Renault ont déjà perdu, entre autres,  de 17 à 21 jours de congé avec les accords imposés par la direction avec les mesures et lois votées sous le président socialiste.

 

Ce que les salariés de Renault Cléon perdraient avec la loi Travail - Appel à la grève et aux actions prévues dans la région rouennaise les 31 et 2 juin 2016
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 20:58
Le Havre - Appel intersyndical CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF - Pour le retrait du projet de loi Travail, c'est le moment - Tous ensemble, on peut gagner !
Le Havre - Appel intersyndical CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF - Pour le retrait du projet de loi Travail, c'est le moment - Tous ensemble, on peut gagner !