Action communiste

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : Yvette Genestal  <action.communiste76@orange.fr>
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 20:06

Le gouvernement grec mis en place par la « Troïka » - FMI (Fonds Monétaire international ), BCE (  Banque Centrale Européenne ), UE -  a accepté et fait voter un nouveau plan d’austérité draconien qui sera – selon les syndicats grecs-  « le tombeau de la société grecque ». La Grèce connaît déjà une récession de 6%, conséquence directe des mesures d’austérité déjà mises en œuvre.  La majorité des députés de la coalition au pouvoir, socialistes et droite, ont accédé aux exigences de la « Troïka ».

Les députés de Syriza (version grecque du Front de gauche ou Die Linke) et le KKE ( Parti Communiste grec) ont voté contre.  Tandis que Syriza rêve d’une Europe sociale dont n’ont jamais voulu les créateurs de l’Europe, les communistes grecs appellent à des élections anticipées mais préviennent : «  il ne peut y avoir d'issue dans les intérêts du peuple dans le cadre du système actuel »  ( c’est-à-dire l’Union Européenne) et appellent les peuples d’Europe à suivre la même voie qu’eux, « celle de la lutte pour les droits de la classe ouvrière et des couches populaires afin de mettre en échec et de renverser notre ennemi commun, la dictature des monopoles, de l'UE, des partis qui les servent » .

 

Comme les Grecs, les Portugais, les Espagnols… nombreux sont les Européens qui, malgré les pressions médiatiques et politiques exercées, rejettent, de fait, les décisions supranationales et dictatoriales de l’UE.  Mais les gestionnaires européens du capitalisme veulent imposer leur politique : en Italie, en Grèce, c’est Bruxelles qui a composé le gouvernement.  En France le non à la constitution européenne l’avait emporté largement.  Les députés de la majorité et une grande part des socialistes ont trahi ce vote et validé le traité de Lisbonne. Tout récemment les députés socialistes et écologistes européens ont voté la fameuse règle d’or européenne. Les socialistes français, élections prochaines obligent, se sont abstenus…  L’UE veut ainsi contrôler les politiques nationales.

 

Se battre contre l’austérité, cela doit commencer par le refus du MES en France (Mécanisme européen de stabilité qui ouvre la voie au traité Merkel-Sarkozy, la fameuse « règle d’or »).  Cette règle d’or budgétaire, inscrite dans les constitutions des Etats européens, permettrait aux institutions européennes de contrôler les politiques mises en œuvre dans chaque pays et d’imposer ce dont les peuples ne veulent pas : l’austérité et la casse des services publics.  Les députés viennent de voter ce MES.  La droite et le nouveau centre ont bien sûr voté pour.  Les députés communistes et écologistes ont voté contre.  Mais, alors que leurs députés européens l’avaient voté, 130 députés socialistes se sont abstenus, parmi lesquels P. Bourguignon, L. Fabius, F. Loncle, députés de l’Eure et de la Seine-Maritime et F.Hollande.  Seuls 20 ont voté contre.  C’est une véritable trahison car si les socialistes continuent sur cette voie au Sénat le 28 Février, le MES sera voté  ! ! ! Sans élus capables de résister à cela, sans élus capables de dire « Non » aux décisions européennes, la France s’enfoncera dans la crise.

 

Exigeons des candidats aux présidentielles, aux législatives la promesse de consulter par référendum ( car il s’agit d’un changement constitutionnel ) le peuple français sur cette « règle d’or », sur ce nouveau traité constitutionnel européen qui priverait les Français de leur pouvoir de décider.

Pourquoi donc aller voter si le Parlement français n’a plus de pouvoirs ?  Il n’y a pas de démocratie sans souveraineté populaire et nationale.  Ce sont ceux qui crient le plus fort « Démocratie ! Démocratie » sur la scène internationale qui la bradent dans leur propre pays !  Pour eux la démocratie n’a décidément rien à voir avec le pouvoir souverain du peuple.

 

La CES (Confédération Européenne des syndicats), qui avait appelé à approuver le traité constitutionnel européen, organise une journée d’action le 29 février, à la veille du Conseil européen «  pour dire que « trop c’est trop », les mesures d’austérité ne sont pas la seule réponse à la crise». Il est grand temps …

Emparons nous de cette initiative – sans illusion concernant la CES - pour dénoncer la politique européenne et ses ravages.

Faisons du 29 Février une journée de luttes contre les politiques européennes d’austérité et de régression sociale.  Solidairement, avec les Grecs, les Portugais, les Irlandais, les Espagnols  …, réclamons l’annulation des dettes, de toutes les dettes, dans chaque pays, et refusons la règle d’or de l’austérité ! Pas plus en France qu’en Grèce, les peuples ne doivent payer pour les capitalistes.

Seules les luttes coordonnées, rassemblées, peuvent contraindre le pouvoir européen et ses agents nationaux  au recul. 

A la veille des élections présidentielles et législatives, rappelons qu’il ne saurait y avoir d’alternative à la politique actuelle sans rupture avec la logique capitaliste mise en œuvre par l’UE et ses institutions.

Rupture, cela veut dire autre logique, nationalisations et réindustrialisations, coopérations internationales mutuellement avantageuses et non multinationales prédatrices, davantage de pouvoirs pour ceux qui travaillent et produisent, un Etat au service de tous, la santé et l’éducation prioritaires, des services publics rénovés et élargis. 

C’est la construction du socialisme qui est à l’ordre du jour, en France, en Grèce, au Portugal …

 

 

Action Communiste

Le 23 Février 2012

 

 

 

 

 

Par Action communiste - Publié dans : Europe & institutions
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 23:22
La crise que nous subissons est celle du capitalisme. Celle d’un système qui veut que les propriétaires privés des grands moyens de production et d’échange s’accaparent d’une part toujours plus grande des richesses produites au détriment de ceux qui les produisent. Mais ce système rencontre des limites à la fois économiques et politiques. Les richesses produites n’ont, en effet, de valeur marchande que si elles sont consommées. Quand le pouvoir d’achat baisse, les marchés se restreignent, la concurrence s’accroît et la course aux capitaux s’intensifie pour les grands groupes industriels et financiers qui se doivent d’être les plus compétitifs. Pour ces derniers, pas d’autre solution que de pressurer davantage les ressources populaires tout en évitant l’explosion sociale.

L’UE, instrument de domination du Capital

Les commis du capital à la tête de l’état sont donc sommés de liquider les acquis sociaux tout en se mettant à l’abri de la vindicte populaire en confiant de plus en plus en plus de pouvoirs aux technocrates de Bruxelles. C’est assez dire que l’Europe a été exclusivement conçue comme un moyen permettant à la fois aux capitalistes de renforcer leurs intérêts et de minimiser les capacités d’intervention populaire.

Reconquérir la souveraineté populaire et nationale

En conséquence sortir de l’Europe pour redonner à notre peuple sa souveraineté est la condition nécessaire au développement des luttes permettant de résister à la crise, d’arracher des réformes améliorant les conditions de vie et de travail et de se donner les moyens d’avancer vers un système de société de démocratie économique, politique et sociale mettant fin au système capitaliste. On ne peut évidemment pas attendre que les candidats de la droite déclarée ou masquée se fixent de tels objectifs. Par contre on est en droit de s’étonner de ce qu’aucun candidat prétendument ou sincèrement de gauche ne les ait inscrits à son programme.

Illusoire alternance

Nous savons d’expérience que l’alternance au pouvoir de la droite et de la gauche dominée par le P.S n’a fait qu’aggraver la crise. Nous n’avons rien à attendre de positif de ceux qui ont voulu l’Europe et qui ont oeuvré à sa  constitution. Nous avons tout à craindre de l’élection programmée par le capital et ses médias de Sarkozy et rien à espérer de celle de Hollande.

Pas de solution anti-capitaliste dans l’UE

Faut-il alors déserter les urnes ou plutôt se réfugier dans le vote en faveur d’un candidat anti-capitaliste ? Cette dernière possibilité serait tentante si on ne s’en tenait qu’aux réformes sociales et démocratiques proposées. Mais un programme  sans projet n’est pas de nature à enflammer les foules ; c’est comme un corps sans âme, une errance sans but. De plus, si séduisant soit - il, un programme n’a de valeur aux yeux des électeurs que s’il est applicable, ce qui n’est évidemment pas le cas. L’appartenance à l’Union européenne (à laquelle nul candidat anti-capitaliste n’entend renoncer) rend impossible tout changement s’opposant aux intérêts des marchés industriels et financiers. De plus, le système électoral en place et les médias à la solde du capital qui favorisent outrageusement la droite et le Parti Socialiste ne laissent aucune chance à une candidature progressiste.

Contraindre François Hollande à désobéir au Capital et à l’Union Européenne ?

Reste l’espoir affiché par certains militants d’un ralliement important de votes en faveur du front de gauche, susceptible de contraindre un «  François Hollande élu » à prendre en compte quelques mesures d’un programme plus progressiste. Un tel espoir paraît vain. Pour gagner des voix résolument à gauche, il faudrait que les partis soutenant les candidats
anti - capitalistes  aient le courage politique de dire qu’une majorité d’électeurs socialistes, sincèrement de gauche, est dupée par un état major du PS qui, sans jamais l’avouer, est profondément dévouée aux intérêts du grand capital.

Taire la vérité pour être élu

Hélas, cette vérité ne risque pas d’être prononcée ni par les partis composants le Front de Gauche, ni par les Verts qui pour s’assurer de leur élection ou leur réélection aux assemblées législatives, régionales, départementales et municipales, refusent de dire ces vérités qui les priveraient du soutien ou du désistement du PS, nécessaire à leur élection.

Des luttes unies contre le système capitaliste européen

Dans ces conditions, l’élection présidentielle dont les médias font une montagne, n’enfantera qu’une souris. Le changement auquel les Français aspirent, dans leur grande majorité, ne sera pas au rendez-vous des urnes. Il ne pourra être que le produit des luttes des salariés et de toutes les victimes de la crise. Pour que ces luttes aboutissent, il leur faudra être massives et unies sur des objectifs clairement anti- capitalistes.  Mais il ne suffit pas que l’indignation grandisse, que la résistance apparaisse comme une nécessité aux yeux d’un grand nombre de victimes pour créer la dynamique de rassemblement, l’enthousiasme populaire indispensables aux conquêtes démocratiques durables.

Pour que les travailleurs construisent eux-mêmes une société socialiste

Afin que des luttes combattives se développent, il faut qu’une majorité ait conscience qu’un changement de société est nécessaire et possible, qu’il faut en finir avec le système capitaliste qui porte en lui-même la crise, qu’il est par essence inhumain parce qu’il a pour fondement l’exploitation de l’homme par l’homme. Un principe inhumain ne peut avoir d’implications humainement acceptables sur le long terme ; Il n’est pas durablement aménageable. Il faut par conséquent gagner les consciences à l’idée que seul un système de société basé sur les nationalisations des moyens de production et d’échange est par principe humainement concevable et qu’il s’agit du socialisme. Certes, un principe sain peut donner lieu – et l’histoire récente en témoigne- à de mauvaises applications. Aussi, ne s’agit-il pas de se substituer au peuple pour camper dans le détail les contours d’une société nouvelle et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. Il est par contre indispensable de montrer qu’un socialisme voulu par le peuple et pour le peuple exigeant que la démocratie soit poussée jusqu’au bout, qu’un socialisme auto gestionnaire est le seul système de société envisageable afin que les richesses produites reviennent à ceux qui les produisent et que s’accroissent les libertés individuelles et collectives.

Un nouveau parti communiste

Vouloir que les luttes se renforcent, qu’elles s’opposent plus efficacement à la casse des acquis sociaux et politiques voulue par le grand patronat industriel et financier, vouloir que ces luttes acquièrent l’élan et la force nécessaires à la conquête de progrès dans tous les domaines nécessite que soient menée une intense bataille d’idées. Cette bataille de conviction ne peut être conduite que par un nouveau parti communiste fort d’un projet de société clairement énoncé, d’une stratégie populaire et non d’accords d’états majors de partis politiques et d’une organisation démocratique militant dans les entreprises et les quartiers, là où se trouvent majoritairement les victimes de la politique actuelle.

C’est à la construction d’un tel parti communiste que nous nous employons.

Michel Barrière
Par Action communiste - Publié dans : Europe & institutions
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 22:01

 

Ci-dessous un texte de Michel Barrière qui peut servir de réflexion à propos du Front National.  Il traite des thèmes sur lesquels joue le FN : souveraineté, Europe, immigration, xénophobie.  Il  n’aborde pas toutes les questions et pour cause : le FN n’a pas, à ce jour,  17 novembre, encore publié son programme et a vidé son site de toutes les déclarations antérieures.  Comme si le FN n’avait pas d’histoire …

Nous vous invitons à commenter, longuement ou brièvement, ou encore à envoyer votre contribution. 

 

Pour être inquiétante, la montée des intentions de vote en faveur du FN n’est cependant pas surprenante.  Ce dernier se nourrit de la crise qui frappe plus durement les couches populaires les plus démunies matériellement et culturellement.  Celles-ci sont lassées des politiques de droite et de gauche qui se succèdent sans rien changer d’essentiel;  lassées de ces alternances sans alternative.  Et ce ne sont pas les quelques mesurettes sociétales proposées par le PS qui suffisent désormais à masquer les convergences de celui-ci avec la droite en matière de politique économique et sociale.

Un sentiment d’impuissance s’est d’abord emparé de l’électorat populaire qui a   déserté massivement les urnes.  Mais la mise sous tutelle de l’Etat français par l’Europe intensifie chaque jour davantage la crise : le chômage grandit, le démantèlement des services publics s’accélère, les inégalités s’accroissent…  Le sentiment d’impuissance fait place à la colère, à la volonté de faire radicalement du neuf et pour cela de voter FN.

Dans ces conditions, le parti de Le Pen peut apparaître comme le recours aux yeux d’un électorat populaire fragilisé.  Il est le seul parti d’importance à ne pas avoir participé aux échecs des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé.  Il se présente comme la victime principale d’un système électoral injuste qui le prive d’être représenté au parlement alors qu’il obtient plus de 10% des suffrages.  Il profite d’un débat d’idées mené sur son terrain de chasse ( l’immigration et l’insécurité ) par la droite et le PS soucieux d’en évacuer la dimension sociale.  Il apparaît comme le seul défenseur de la Nation quand tous les autres partis ont appelé de leurs vœux ou accepté une Europe au service du grand capital.  Il s’est aujourd’hui « relooké » avec Marine Le Pen à sa tête, le diable paraissant moins dangereux quand il revêt des traits féminins.  Enfin, il ne rencontre pratiquement plus d’opposition idéologique dans les milieux populaires depuis que le PCF a renoncé à ses positions de classe.

Ce renoncement en même temps conduit le PCF à déserter les entreprises et les quartiers populaires, à abandonner la souveraineté nationale au profit de l’Europe et à fuir le débat sur l’immigration ouvrant ainsi un boulevard au FN.

Le choix de l’Union Européenne au détriment de l’indépendance nationale a été voulu par des dirigeants communistes plus soucieux de ménager le PS et l’union de la gauche qui leur valaient des sièges d’élus que de ramer à contre-courant d’une opinion publique façonnée par les médias.  Ces tenants de l’union de la gauche ont mené campagne au sein du PCF pour faire craindre aux militants d’être catalogués « rouges-bruns », « national-Bolcheviks », bref d’être apparentés au FN s’ils persistaient à s’opposer à l’entrée de la France dans l’Europe.  Il n’y a pourtant aucune confusion possible entre des positions communistes et celles du FN à ce sujet.

 

Nous sommes « souverainistes » alors que le FN, lui, est « nationaliste ».  La souveraineté est un concept purement politique relevant d’une conception citoyenne de la Nation.  La souveraineté est attachée à l’Etat-Nation qui ne se définit nullement par rapport à l’origine, les coutumes, les religions.  L’Etat-Nation est une communauté politique, une communauté de citoyens.  Or quand nous parlons « citoyenneté », le FN parle « nation ».  Le capitalisme vise à la disparition de l’Etat-Nation pour ne consentir qu’à la Nation.  Ce qu’il veut c’est priver notre peuple de sa capacité à décider des choix qui déterminent son avenir pour ne lui laisser que son folklore, sa gastronomie, ses communautés, c’est à dire son identité. 

Notre attachement à la conception citoyenne de la nation s’oppose frontalement à l’acceptation de souche, voire biologique chère à Le Pen.  Héritiers d’une culture républicaine française fondée sur les principes de laïcité et d’égalité, il n’y a pas pour nous de citoyens mineurs.  Pour le FN qui fonde la nationalité sur l’origine le droit à la différence existe avec pour corollaire la différence des droits.

Le second champ d’action favori du FN est celui de l’immigration.  C’est encore un terrain déserté par le PCF qui s’est aligné sur les positions du PS et des « sans-papiéristes ».  L’immigration pose avant tout le problème des blocages de développement dans les pays du Sud.  Les problèmes qui se posent au Sud ne peuvent trouver de solutions qu’au Sud et non pas en France.  C’est en aidant les peuples de ces nations à se libérer de la misère et de toutes formes d’oppression.

Cela dit dans le court terme  l’accueil de l’étranger est indispensable mais il ne peut se faire qu’en ayant toujours à l’esprit le devoir de cohésion sociale et d’intégration. 

Une mauvaise interprétation de l’internationalisme peut conduire à l’illusion «  sans-papiériste ».  Le concept d’humanité est de nature morale, pas de nature politique.  Chaque peuple a une histoire et un vécu d’expériences et de luttes politiques qui fondent sa citoyenneté, son originalité politique.  Le concept d’humanité lui est fondé sur l’égale dignité de chaque être humain.  Opposer la conception d’une notion citoyenne à celle d’une citoyenneté de résidence comme le font le PS et les sans-papiéristes est irresponsable ;  Elle facilite l’exploitation capitaliste d’une main d’œuvre bon marché et peu rétive tout en risquant de fragiliser le modèle de citoyenneté auquel nous sommes attachés.  En effet si l’immigration peut nous apporter un enrichissement réel notamment au plan démographique et par le biais du métissage elle a cependant ses limites : les règles du droit civil, les libertés publiques et individuelles, les garanties démocratiques qui ne sauraient être remise en cause à la baisse.  Ainsi de la liberté de croyance ( la laïcité), du mariage monogamique, de l’égalité homme-femme, du secret du suffrage etc …

Une approche communiste responsable du problème de l’immigration doit conduire ses militants à dénoncer à la fois la démagogie sans-papiériste qui apporte de l’eau au moulin de l’exploitation capitaliste et le repliement xénophobe du FN qui ne vise qu’à dédouaner le patronat français en rendant l’immigration responsable de l’insécurité et du chômage.

Par Action communiste - Publié dans : A la Une
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 23:02

Dans le texte commun d’appel à la journée d’action du 11 octobre, les dirigeants des  syndicats signataires ne soufflent mot de la responsabilité de l’UE et de ses politiques financières et économiques.  Ce sont pourtant ces politiques – votées par la droite et le PS - qui sont à l’origine de la crise qui frappe les peuples européens.

 

L’UE et l’euro, c’est bon pour les spéculateurs

L’UE, c’est tout le pouvoir aux spéculateurs.  Le traité de Maastricht a en même temps décidé de la création de la monnaie unique européenne et interdit aux Etats européens d’emprunter, à faible coût, à leur propre banque centrale.  Cela a contraint les Etats – avec l’accord de leurs dirigeants- à se tourner vers les banques privées et  les marchés financiers internationaux.  Ainsi la dette de la France est-elle détenue aujourd’hui à 65% par des sociétés étrangères ( fonds de pension, banques, assurances …) contre 32% en 1993. 

 

L’Euro, une cause majeure de la crise

La surévaluation de l’euro a handicapé lourdement les exportations et la croissance.  Avec l’euro les Etats ont accepté de perdre toute souveraineté économique.  L’UE a dicté les politiques budgétaire, fiscale, sociale…  Aujourd’hui, avec l’appui du FMI, elle impose une austérité insupportable aux peuples grecs,  portugais, espagnols …, une austérité qu’elle prétend généraliser à tous les peuples européens.

 

La dette approfondie, la crise renforcée

Les allégements considérables consentis aux entreprises, aux grands groupes en particulier et aux contribuables les plus riches ont contribué à renforcer la dette.  L’impôt sur les sociétés en France est à 33%.  En 1985, il était à 50% ! Mais c’est bon pour les groupes du CAC 40: + 10 à 15% en 2011 !

 

Une machine contre les peuples: le gouvernement économique européen

Un gouvernement économique européen, voulu par le patronat, la droite et le PS ne ferait que renforcer ces tendances et priverait les peuples européens de leur souveraineté. Mais cela était en germe dans le traité de Lisbonne que les dirigeants de la droite et du PS nous ont imposé contre notre avis.  Dans la France de l’UE, le peuple n’est plus souverain.

 

Les travailleurs paient pour les banques et les spéculateurs !

Ce sont les salariés qui paient la note avec des salaires en berne, le démantèlement des services publics, les privatisations.  C’est la crise du système avec plus d’austérité, moins de consommation, moins de croissance, moins d’industrie, plus de chômage et ,moins de recettes publiques … C’est le cercle vicieux de la crise.  Là encore la politique de Sarkozy est en totale harmonie avec Bruxelles qui prône la « rigueur » et la « modération salariale ».

 

Sortir de l’euro et de l’UE par la gauche 

Rien ne pourra changer sans la sortie de l’euro et de l’UE.  C’est une condition essentielle pour reconquérir la souveraineté nationale et le droit de décider pour le peuple français.  La « démocratie maintenant » ne peut  se réaliser qu’à ce prix. Tout maintien dans le système européen actuel  ne peut que nous enfoncer dans la crise mondiale. Des propositions réellement de gauche doivent viser le système financier et capitaliste qui n’a que trop sévi.  Les nationalisations des banques et des assurances, des entreprises vitales pour le pays permettraient de relancer une autre politique avec l’aide des salariés qui pourraient contrôler la gestion des entreprises.  Cela permettrait leur retrait du système boursier international qui nous précipite à la faillite.   Des coopérations commerciales basées sur l’équilibre de la balance des paiements pourraient être lancées.  Le but du FN est totalement opposé.  Quand il appelle la droite à faire alliance avec le FN, c’est pour sauver le capitalisme.

 

Pas de chèque en blanc

Les élections présidentielles ne favorisent pas la démocratie.  Aujourd’hui, tout est fait pour aboutir à un bipartisme à l’américaine.  Deux grands partis gèrent tour à tour le système capitaliste.  Aucune place n’est  laissé aux partis anti-capitalistes et anti-UE, aux ouvriers, aux salariés.  Les primaires sont un leurre et permettent au PS de monopoliser le débat politique au détriment d’autres formations réellement de gauche.  Il serait dangereux de croire que le vote suffira. Chaque progrès social a été obtenu à la suite de combats longs, difficiles.  Seules des luttes massives sur les salaires, sur l’emploi, contre l’austérité, contre le pouvoir des banques et de l’UE permettront de faire basculer le rapport de forces en faveur des salariés. 

 

 

Par Action communiste - Publié dans : Europe & institutions
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 22:12

 

Il n’y a pas d’excuses pour un régime qui tire sur des manifestantset emprisonne les opposants. Mais décidément « l’humanitaire » a bon dos.


C’est en son nom que toutes les expéditions coloniales furent menées.  C’est en son nom que les puissances occidentales sont intervenues par les armes au Kosovo, en Afghanistan, en Irak et aujourd’hui en Libye.


Il n’y a pas de bombes propres, pas de frappes aériennes « chirurgicales » susceptibles d’épargner les populations civiles.  Et le droit d’« ingérence  humanitaire » est un principe à géométrie variable dans son application : hier il justifiait le blocus économique de Cuba et épargnait Pinochet ; aujourd’hui il prétend protéger la population libyenne et laisse massacrer les palestiniens.


Si humanitaire rime avec canonnière c’est qu’il sert de « cache-sexe » à la politique du grand capital.  Celle-ci n’a rien à voir avec la morale : elle sert ses intérêts de classe.


Dans l’espace méditerranéen et au Moyen-Orient les intérêts capitalistes tiennent à la maîtrise de l’exploitation et de l’acheminement du pétrole et pour cela à la sécurité d’Israël. 

Les révoltes qui ont lieu dans les pays arabes et notamment en Libye sont à ce sujet inquiétantes pour les grandes puissances.  Elles pourraient déboucher sur des avancées démocratiques susceptibles de remettre en cause les intérêts capitalistes. 

 

Pour éviter le pire, pour sauvegarder l’essentiel il faut renoncer aux régimes dictatoriaux que l’on a mis en place ou toléré jusqu’alors.  Condamner les seigneurs locaux pour sauver les «  saigneurs du monde », instaurer des démocraties à l’occidentale où le droit des capitaux priment sur le droit des peuples résout tous les problèmes. 

Et qu’importe si la guerre a un coût humain et financier !


Voilà pour le fond.  Quant à la manière, le recours aux armes en Libye est d’autant plus révoltant qu’aucune tentative de négociation politique n’a été envisagée et qu’aucun des peuples appartenant aux puissances belligérantes n’a été consulté.

 

Par Action communiste - Publié dans : International
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