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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:28
Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)
Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)

Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)

Tandis que pour Angela MERKEL le mouvement de boycott d'Israël (BDS) est antisémite ...200 juristes européens s'élèvent contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens!

Publié le par FSC

En France de manière honteuse les militants qui participent à la campagne BDS (dont plusieurs militants CGT) sont traduits devant les tribunaux accusés de discrimination comme si les campagnes de boycott contre l'apartheid en Afrique du Sud ne constituait pas un précédent ne souffrant aucune espèce de soupçon.

Mais il est vrai aussi qu'à l'époque de nombreuses grandes puissances (USA, France et Grande-Bretagne) se sont abstenues à plusieurs reprises à l'ONU lors de déclarations et résolutions de l’Organisation des Nations Unies qui qualifiaient le régime d’apartheid de « crime contre l’humanité ».

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Toutes les grandes banques américaines, anglaises, suisses, allemandes, belges et françaises ont financé l’apartheid, la plupart des grands groupes multinationaux ont travaillé avec le régime d’apartheid jusqu’au moment où tous ces partenaires du régime sud-africain ont eu peur d’investir dans un pays dont l’évolution politique pouvait être fatale à leurs intérêts.

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Source : Al Huffington Post

Deux cents juristes européens se sont élevés samedi, à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens.

Dans une déclaration parvenue à l'APS, ces juristes de renommée (de France, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, d'Irlande, d'Italie, d'Espagne, d'Autriche, etc.), ont affirmé leur droit "de défendre les droits des Palestiniens en menant la campagne BDS" (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), s'élevant "contre toute répression et toute négation de cette liberté d'expression".

Pour eux, la campagne BDS est un mouvement "global et pacifique" mené par la société civile palestinienne qui vise à "forcer Israël à exécuter ses obligations en matière de droit international humanitaire et de normes internationales relatives aux droits de l'homme, telles qu'exigées par de multiples résolutions de l'ONU", notamment la fin de l'occupation des territoires palestiniens et syriens.

 

"Le mouvement BDS s'est établi sur le modèle du Mouvement Anti-Apartheid, qui mobilisait la société civile contre l'apartheid en Afrique du Sud. Ce premier a évolué en un mouvement puissant et efficace dans la promotion des mesures visant à faire pression sur Israël pour qu'il se conforme au droit international, ainsi que dans la persuasion d'Etats tiers et d'entreprises commerciales pour que ces derniers s'abstiennent d'apporter leur soutien aux violations du droit international commises par Israël", ont-ils rappelé, relevant que "l'efficacité de BDS a entraîné non seulement Israël, mais aussi divers Etats tiers, à adopter des mesures aux fins de suppression de ce mouvement".

Ils ont fait savoir que la France, la Grande-Bretagne, le Canada et certaines assemblées législatives aux Etats-Unis "ont adopté des lois et pris des mesures exécutives pour supprimer, proscrire, et parfois pénaliser les actions du mouvement".

Les 200 juristes ont affirmé, par ailleurs, que les Etats et organisations qui considèrent que BDS exerce légitimement sa liberté d'expression "ont raison".

"La question n'est pas de savoir si l'on approuve l'objectif ou les méthodes de BDS. Il s'agit de savoir si afin de protéger Israël, une exception à la liberté d'expression, pierre angulaire des droits de l'homme, doit être permise", ont-ils expliqué, soutenant que les Etat prohibant le mouvement BDS "compromettent ce droit fondamental".

"En exonérant un Etat en particulier de la promotion de mesures pacifiques, qui visent à obtenir sa conformité avec le droit international, ils menacent la crédibilité des droits de l'homme", ont-ils conclu.

Published by Action communiste - dans International Droits et libertés
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:41

8 décembre 2016 : les travailleurs grecs en grève générale contre l'austérité et la dictature de l'union européenne!

Publié le 9 décembre 2016 par FSC

Les travailleurs grecs ne se laissent pas faire :le 8 décembre ils ont déclenchés dans le public et dans le privé une énorme grève générale : les ferries sont ainsi resté à quai pour le 7e jours consécutifs

greve-marins-athenes-6-decembre-2016

Grève des martins – port d’Athènes 6 décembre 2016 – photo PAME HELLAS

Des manifestations massives ont eu lieu dans tous le pays. Rassemblant 15 000 personnes à Athènes et plus de 5 000 à Thessalonique à l’appel du syndicat PAME (syndicat de lutte de classe proche du parti communiste grec KKE).

le PAME avait organisé plus de 550 manifestations, meetings et mobilisations sur les lieux de travail dans toute la Grèce, le 6 décembre pour préparer les plus de 60 manifestations géantes du 8 décembre dans toutes la Grèce

Dans la nuit de samedi à dimanche, Syriza veut faire voter le budget 2017 qui prévoit une augmentation de plus de 1 milliards des impots frappant les classes populaires avec des taxes de tous types sur les voitures, les téléphone, la télévision, le carburant, le tabac le café ou la bière. Tout en réduisant de près de 6 milliards les dépenses publiques et en lançant de nouvelles privatisations en 2017.

Chacun pourra observer qu’après près de 10 ans d’euro austérité la dette grecque n’a cessé de croître, de même que les profits des multinationales qui grâce au chantage à l’euro étrangle la Grèce pour mieux mettre ses richesse et son appareil productif et ses infrastructures en coupe réglés et faire sauter les droits des travailleurs.

 

D'autres sources sur la grève du 8 décembre en Grèce

10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:33
LE FILM << LA SOCIALE >> EN SEINE-MARITIME

 

ALORS REJOIGNEZ NOUS:

à Dieppe le 13 décembre à 20h 45 à la DSN en présence de Gilles PERRET réalisateur, Jacky MAUSSION Président de l’ IHS Cgt 76, Mathias DUPUIS UL Cgt Dieppe, et Roland Charlionnet des amis de l’ Humanité

à  Rouen le 14 décembre à 20 h au Cinéma OMNIA en présence de Gilles PERRET réalisateur, Serge LALOYER vice président de l’ IHS Cgt 76, Jacky COUDRAY Secrétaire régional des organismes sociaux Cgt, Andy BARRÉ UL Cgt Rouen, Jean Yves FLAUX des amis de l’ Humanité

au Havre le 15 décembre au cinéma SIRIUS en présence de Gilles PERRET réalisateur Pierre LEBAS membre du CA de l’ IHS Cgt 76, Marie Claire JEGADEN UL Cgt Le Havre, Nathalie NAIL (PCF) John BARZMAN Université du Havre, Pierre LE MEUR des amis de l’ Humanité

10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:02

Cet article est reposté depuis Le blog de Roger Colombier.

Published by Le Mantois et Partout ailleurs
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 09:33

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Published by Jean Lévy
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 01:51

6 décembre 2016

 

Ségolène Royal a réveillé le nid de vipères droitières et solfériniennesCuba, ou comment Amnesty International saisit trop vite des bâtons… visqueux

Maxime VIVAS

Ceci est le texte écrit de mon éditorial du 5 décembre 2016 dans le cadre d’une émission culturelle d’une heure que j’anime tous les lundis sur Radio Mon Païs à Toulouse (1).
Là, je parle de Danielle Mitterrand, de Ségolène Royal, de Zoe Valdes, de Jacobo Machover, de faux dissidents, des médias, d’Amnesty International et des méthodes de fabrication des campagnes anticubaines.
Pour finir, je raconte pourquoi Jacobo Machover, ayant eu l’imprudence de faire une conférence à Toulouse, a décidé de ne plus mettre les pieds dans « la Capitale de l’Espagne républicaine ».

Bonjour. Nous sommes le lundi 5 décembre, quelques jours après les funérailles de Fidel Castro.

La mort de Danielle Mitterrand en novembre 2011 avait ouvert le bal des faux-culs qui avaient apprécié cette femme admirable, engagée dans des causes humanitaires mais qui, tâche indélébile, avait embrassé Fidel Castro du haut du perron de l’Elysée. Les médias le lui reprocheront toujours.

Les récentes déclarations de Ségolène Royal à Cuba ouvrent la

Couverture

même boite à gifles. Elle a salué la mémoire de Fidel Castro, « un monument de l’histoire », elle a rejeté les accusations de violations des droits l’Homme à son encontre. Elle conteste les emprisonnements politiques.

Amnesty international s’étrangle et se fait fort de citer de nombreux cas d’emprisonnement.

El sexto. Et l’ONG sélectionne cet exemple, pour Europe 1 : « Quelques heures après la mort de Fidel Castro, l’artiste El sexto [un graffeur NDLR] a été ré-arrêté, il aurait écrit sur un mur un graffiti disant simplement : ’Se fue’. C’est-à-dire : Il est parti ». Allusion ironique à la mort de Fidel…
Je relis : « … il aurait écrit sur un mur un graffiti disant simplement  : ’Se fue’… ».

J’ai pris le temps de vérifier, ce matin (c’est-à-dire que j’ai perdu du temps) : Le grapheur avait décoré de tags (et non pas simplement de deux mots : se fue), le mur en façade d’un des plus beaux hôtels de La Havane et il poursuivait sur des édifices publics.
Couverture
Il a été interrompu et embarqué, chose qui ne lui serait pas arrivée à Paris s’il avait taggué le Ritz, le Crillon, le Palais Bourbon et s’il s’était dirigé vers le Palais de l’Elysée ou vers la cathédrale Notre Dame.

Trois autres histoires amusantes sur trois autres dissidents

Je vais vous raconter les histoires amusantes de trois autres dissidents pour lesquels Amnesty et notre classe politico-médiatique se sont enflammées.

1- Raúl Rivero. En mars 2003, lassé de la multiplication de bobards lancés depuis de prétendues agences de presse indépendantes cubaines financées en fait par les USA (j’en apporte des preuves détaillées dans mon livre «  La face cachée de Reporters sans frontières »), le gouvernement cubain a lancé un coup de filet et il a arrêté un paquet de mercenaires ou dissidents, choisissez.

Parmi eux, le poète Raúl Rivero. Une campagne internationale se déclenche alors : Rivero est parait-il soumis à d’effroyables conditions d’incarcération, il a perdu 20 ou 30 kg, ses jours sont en danger, etc.

Prenant les menteurs de vitesse, les autorités cubaines le libèrent. Apparaît alors un homme gros et gras, obèse, avouant avoir eu libre accès à la lecture et ayant dévoré le dernier livre de Gabriel Garcia Márquez, « Historias de mis putas tristes », mais ayant souffert, la nuit, du chant d’un grillon.
Amnesty international a alors revu sa copie.

2- Un autre exemple, plus amusant encore : Armando Valladarés
C’est un ex-policier du dictateur Batista, arrêté peu après la victoire de la Révolution alors qu’il transportait des explosifs pour commettre des attentats. Il a bénéficié d’une campagne internationale en faveur de sa libération. La presse le disait poète et paralytique. Quand le gouvernement cubain a décidé de l’expulser vers Madrid en 1982, le président François Mitterrand a envoyé Régis Debray pour l’accueillir à sa descente d’avion. La foule des photographes a vu alors un homme hilare descendre la passerelle sur ses deux jambes.
Amnesty International s’est retirée, escamotant discrètement le fauteuil-roulant prévu pour le « poète handicapé », les officiels s’éclipsèrent. Aujourd’hui, on sait que le seul poème dont Valladarès s’est prévalu était un plagiat. Il vit désormais aux États-Unis, où Reagan l’avait nommé ambassadeur des USA auprès de la commission des droits de l’homme de l’ONU (sic).

Et Régis Debray a écrit : «  L’homme n’était pas poète, le poète n’était pas paralytique et le cubain est aujourd’hui américain. Ce militant simulait l’hémiplégie sur sa chaise roulante depuis des années. »

3- Le troisième exemple cocasse est celui de Nestor Baguer
Je raconte aussi longuement ses exploits dans mon livre sur Reporters sans frontières (il était la source cubaine de RSF, Robert Ménard était allé le recruter à La Havane).

Nestor Baguer était journaliste dissident. Il a été arrêté, frappé par les policiers jusqu’à lui casser un poignet, son matériel a été confisqué, il a été harcelé, menacé, etc. Amnesty international poussait des cris d’orfraie.

Et puis, Nestor Baguer a fini par révéler qu’il était en fait un agent de la sécurité cubaine infiltré dans les milieux contre-révolutionnaires financés par les USA, qu’il n’avait jamais subi (et pour cause) le moindre préjudice. Il avait tout inventé, y compris le contenu des articles qu’il écrivait, mais les informations à charge contre Cuba ne sont jamais vérifiées.

Les gens de bonne foi pourraient passer des heures, des mois, des années à regarder ce que nos médias disent de Cuba et à y dénicher des mensonges.

Indignée par la politique des USA à l’égard de Cuba Danielle Mitterrand avait dit à son mari : « François, tu ne peux pas laisser faire ça ! » Il répondit : « Mais Danielle, ce n’est pas moi qui commande, c’est le FMI, etc. » (je cite de mémoire).

On pourrait ajouter, pour ce qui est de l’information traitant de Cuba : « Ce sont les 9 milliardaires français propriétaires des médias qui nous la fabriquent ». Ils donnent volontiers la parole à deux spécialistes anticubains : Zoe Valdés qui a laissé à Cuba le souvenir d’une stalinienne qu’il fallait freiner quand elle y militait et Jacobo Machover, invité par nos médias parce qu’il est soi-disant exilé et qui n’insiste pas sur un détail : il a quitté Cuba à l’âge de 9 ans. [...]

La suite sur le site du Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/cuba-ou-comment-amnesty-international-saisit-trop-vite-des-batons-visqueux.html

 

9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 16:03

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

Published by FSC
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:23

Inspection de la Justice : l’indépendance à la casse

Sur le site du syndicat de la magistrature

Communiqués de presse du Syndicat de la magistrature et de sa section syndicale à la Cour de cassation en réaction au décret du 5 décembre 2016

 

Le décret de fusion des inspections du ministère de la Justice fait grand bruit.
On aurait tort de tronquer le débat, indispensable, sur l’indépendance de la justice en s’indignant seulement de la soumission de sa cour suprême à une inspection aux ordres du ministre.

Aucune juridiction ne saurait échapper au contrôle, légitime en démocratie, du bon fonctionnement des services publics, au rang desquels celui de la justice. Mais, c’est par le statut de l’inspection, les conditions de nomination de ses membres, ses modalités de fonctionnement et le cadre procédural de son action que doit être garantie l’indépendance des juridictions soumises à son contrôle. Au delà, elle ne peut être assurée quand l’ambiguïté de certaines inspections de fonctionnement cache mal des enquêtes disciplinaires qui ne disent pas leur nom, parfois utilisées pour intimider des magistrats jugés trop indépendants, de la base aux sommets.

Le compte n’y est évidemment pas avec le décret du 5 décembre 2016 qui maintient l’inspection sous la tutelle de l’exécutif tout en étendant son contrôle à la Cour de cassation. Juridiction suprême, intervenant en dernier recours et dont la jurisprudence fait autorité, sa mission doit être rigoureusement protégée.

Seul le rattachement de l’inspection au Conseil supérieur de la magistrature, revendication ancienne du Syndicat de la magistrature, assurera l’indépendance d’une autorité judiciaire, constitutionnellement garante de la liberté individuelle. A la Cour de cassation comme ailleurs !

Communiqué de presse de la section syndicale du Syndicat de la magistrature à la Cour de cassation

Le décret n°2016-1675 du 5 décembre 2016 place désormais la Cour de cassation sous le contrôle d’un nouveau service d’inspection générale de la justice, et ainsi du Gouvernement.

La section syndicale du Syndicat de la Magistrature dénonce la mainmise de l’exécutif sur la cour suprême française, qui a pour mission constitutionnelle de protéger les libertés individuelles.

Elle rappelle que le Syndicat de la Magistrature a toujours demandé le rattachement de l’inspection des services judiciaires au Conseil supérieur de la magistrature, garant de l’indépendance de la magistrature. Seule cette institution a, en effet, la légitimité d’exercer un contrôle sur le fonctionnement de toutes les juridictions, en ce compris la Cour de cassation.

Elle souligne en outre que ce décret n’est pas conforme aux recommandations du Conseil de l’Europe.

 

Published by Action communiste - dans Droits et libertés La France
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:12

Le petit théâtre trompeur de la course à l’Elysée

François Hollande et Manuel Valls© Philippe Wojazer
François Hollande et Manuel Valls
 

Fin de partie pour François Hollande, compte-à-rebours pour Manuel Valls. Le président ne briguera pas un deuxième mandat. Son actuel Premier ministre s’apprête à officialiser sa candidature à la primaire socialiste.

Ces péripéties ont provoqué un double tsunami médiatique en France – émissions spéciales sur les grandes chaînes, cahiers entiers dans la presse écrite – sans commune mesure avec l’importance réelle de ces événements.

Car cet abandon et ce remplacement ne changent pas les données fondamentales de la course électorale à l’Elysée. D’ailleurs, dans les rues parisiennes, comme sur la place principale des petits villages provinciaux, nul n’a assisté au spectacle d’hommes ou de femmes s’effondrant de désespoir, pas plus d’ailleurs qu’à des scènes de liesse populaire…

 
Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian et Stéphane le Foll – des candidats probables à la succession de Manuel Valls

Pour s’en tenir au plan économique et social, les orientations mises en œuvre sous le règne hollandais ont été en tous points conformes aux souhaits du patronat

Quant aux causes de la défection du chef de l’Etat sortant, il n’est pas besoin d’être un expert en sciences politiques pour les entrevoir. En l’espace de cinq ans, le nombre de chômeurs s’est accru de près de 600 000, encore ne s’agit-il là que de chiffres officiels, qui ne concernent qu’une seule catégorie de privés d’emplois.

Pour s’en tenir au plan économique et social, les orientations mises en œuvre sous le règne hollandais ont été en tous points conformes aux souhaits du patronat : «politique de l’offre» (baisse toujours plus poussée du prix du travail au nom de la «compétitivité», subventions et cadeaux fiscaux aux entreprises), «réformes» libérales, en particulier en matière de concurrence, d’affaiblissement du secteur public, et de détricotage du code du travail.

Il n’est nullement exagéré de souligner que cette politique relevait d’un «copié/collé» fidèle et précis des orientations impulsées par l’Union européenne.

A cet égard, la «Loi travail», qui a suscité un profond mouvement de rejet au printemps 2016, a été emblématique. Il convient d’en rappeler deux de ses aspects les plus essentiels : inversion de la «hiérarchie des normes», et simplification des possibilités de licenciement. Le premier aspect autorise que des négociations au niveau d’une entreprise aboutissent à des résultats plus défavorables pour les salariés que les garanties minimales prévues par le code du travail. Le second multiplie les cas où l’invocation de «contraintes économiques» suffit à justifier une mise à la porte.

De nombreuses manifestations ont tenté de mettre en échec ce projet très impopulaire notamment parmi la jeunesse. Mais un syndicat – la CFDT – a très tôt soutenu la loi, moyennant de minuscules concessions. D’autres facteurs expliquent que la mobilisation n’ait pas été suffisante. Car si les défilés ont été nombreux (et remarquables, dans le contexte d’un état d’urgence décrété après les attentats), il n’y jamais eu de grève générale ou massive.

Parmi ces facteurs figure très probablement ce qu’on pourrait nommer une résignation exaspérée. Autrement dit, une forte colère bridée par le sentiment que le pouvoir finira toujours par réussir à imposer ses volontés.

Car depuis trois décennies, «gauche» et droite alternent à chaque élection. La droite impose classiquement mauvais coups sociaux, réformes libérales et privatisations ; et les gouvernants de gauche… surenchérissent sur ces dernières, pour montrer qu’ils ne sont pas moins «réalistes» que leurs prédécesseurs ; qui eux-mêmes s’appuient sur ces nouveaux «acquis» pour aller plus loin, ce qui permet de poursuivre sans fin la surenchère.

Suite de l'article en cliquant ci-contre :https://francais.rt.com/opinions/30179-petit-theatre-trompeur-course-elysee

9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:07

Même logique inhumaine et financière que pour les 3 collèges du département de l'Eure : une réponse comptable, financière à un problème éducatif et humain.  N'est-ce pas au contraire une chance, pour un collège en zone prioritaire que les effectifs baissent ?  Ne vaut-il pas mieux des collèges à taille humaine où chaque adulte connaît tous les élèves plutôt qu'un établissement surchargé où les tensions sont forcément plus difficiles à gérer?  Pourquoi détruire, dans l'Education nationale, ce qui fonctionne bien ? Veut-on des usines à enseigner ou des collèges à taille humaine ?

A croire que le Rectorat de Rouen, les élus du département de Seine-Maritime, comme ceux de l'Eure n'ont rien compris aux problèmes de l'Education nationale et à la vie des habitants dans les quartiers populaires.  Que veulent-ils faire ?  Faire grandir les problèmes et la colère ?

Le Havre. À Caucriauville, des parents vont bloquer le collège

Modifié le | Publié le

  • Les parents d’élèves du collège Guy-Môquet ont décidé de bloquer l’accès à l’établissement dès lundi.
    Les parents d’élèves du collège Guy-Môquet ont décidé de bloquer l’accès à l’établissement dès lundi. | Vanessa Leroy

Par Vanessa Leroy

Après la décision prise le 4 octobre par le Département de Seine-Maritime, le quartier poursuit sa mobilisation contre la fermeture de l’établissement.

La mobilisation

 

À la rentrée 2017, les 214 élèves du collège Guy-Môquet seront accueillis dans les deux autres collèges du quartier de Caucriauville au Havre : une trentaine à Eugène-Varlin et le reste à Jules-Vallès.

Outre la distance à parcourir - leur actuelle école est distante d’au moins 800 mètres des autres établissements -, ce sont les conditions d’enseignement qui inquiètent des familles et des élus locaux. « On a peur que les enseignants aient moins de temps à consacrer aux élèves », indique Khelidja Boukrida, l’une des représentantes de parents, qui voient d’un mauvais œil ce transfert vers un collège de près de 500 élèves. 

Dès lundi, les parents d’élèves prévoient de bloquer l’accès au collège pour une durée indéterminée afin de manifester leur opposition à cette fermeture actée par le conseil départemental de Seine-Maritime le 4 octobre, lors de la présentation du plan « Ambition collèges 2017-2024 ».

L'intégralité de l'article dans l'édition Ouest-France du samedi 26 novembre 2016, et en édition numérique.