Action communiste

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : Yvette Genestal  <action.communiste76@orange.fr>
Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 22:01

 

Ci-dessous un texte de Michel Barrière qui peut servir de réflexion à propos du Front National.  Il traite des thèmes sur lesquels joue le FN : souveraineté, Europe, immigration, xénophobie.  Il  n’aborde pas toutes les questions et pour cause : le FN n’a pas, à ce jour,  17 novembre, encore publié son programme et a vidé son site de toutes les déclarations antérieures.  Comme si le FN n’avait pas d’histoire …

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Pour être inquiétante, la montée des intentions de vote en faveur du FN n’est cependant pas surprenante.  Ce dernier se nourrit de la crise qui frappe plus durement les couches populaires les plus démunies matériellement et culturellement.  Celles-ci sont lassées des politiques de droite et de gauche qui se succèdent sans rien changer d’essentiel;  lassées de ces alternances sans alternative.  Et ce ne sont pas les quelques mesurettes sociétales proposées par le PS qui suffisent désormais à masquer les convergences de celui-ci avec la droite en matière de politique économique et sociale.

Un sentiment d’impuissance s’est d’abord emparé de l’électorat populaire qui a   déserté massivement les urnes.  Mais la mise sous tutelle de l’Etat français par l’Europe intensifie chaque jour davantage la crise : le chômage grandit, le démantèlement des services publics s’accélère, les inégalités s’accroissent…  Le sentiment d’impuissance fait place à la colère, à la volonté de faire radicalement du neuf et pour cela de voter FN.

Dans ces conditions, le parti de Le Pen peut apparaître comme le recours aux yeux d’un électorat populaire fragilisé.  Il est le seul parti d’importance à ne pas avoir participé aux échecs des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé.  Il se présente comme la victime principale d’un système électoral injuste qui le prive d’être représenté au parlement alors qu’il obtient plus de 10% des suffrages.  Il profite d’un débat d’idées mené sur son terrain de chasse ( l’immigration et l’insécurité ) par la droite et le PS soucieux d’en évacuer la dimension sociale.  Il apparaît comme le seul défenseur de la Nation quand tous les autres partis ont appelé de leurs vœux ou accepté une Europe au service du grand capital.  Il s’est aujourd’hui « relooké » avec Marine Le Pen à sa tête, le diable paraissant moins dangereux quand il revêt des traits féminins.  Enfin, il ne rencontre pratiquement plus d’opposition idéologique dans les milieux populaires depuis que le PCF a renoncé à ses positions de classe.

Ce renoncement en même temps conduit le PCF à déserter les entreprises et les quartiers populaires, à abandonner la souveraineté nationale au profit de l’Europe et à fuir le débat sur l’immigration ouvrant ainsi un boulevard au FN.

Le choix de l’Union Européenne au détriment de l’indépendance nationale a été voulu par des dirigeants communistes plus soucieux de ménager le PS et l’union de la gauche qui leur valaient des sièges d’élus que de ramer à contre-courant d’une opinion publique façonnée par les médias.  Ces tenants de l’union de la gauche ont mené campagne au sein du PCF pour faire craindre aux militants d’être catalogués « rouges-bruns », « national-Bolcheviks », bref d’être apparentés au FN s’ils persistaient à s’opposer à l’entrée de la France dans l’Europe.  Il n’y a pourtant aucune confusion possible entre des positions communistes et celles du FN à ce sujet.

 

Nous sommes « souverainistes » alors que le FN, lui, est « nationaliste ».  La souveraineté est un concept purement politique relevant d’une conception citoyenne de la Nation.  La souveraineté est attachée à l’Etat-Nation qui ne se définit nullement par rapport à l’origine, les coutumes, les religions.  L’Etat-Nation est une communauté politique, une communauté de citoyens.  Or quand nous parlons « citoyenneté », le FN parle « nation ».  Le capitalisme vise à la disparition de l’Etat-Nation pour ne consentir qu’à la Nation.  Ce qu’il veut c’est priver notre peuple de sa capacité à décider des choix qui déterminent son avenir pour ne lui laisser que son folklore, sa gastronomie, ses communautés, c’est à dire son identité. 

Notre attachement à la conception citoyenne de la nation s’oppose frontalement à l’acceptation de souche, voire biologique chère à Le Pen.  Héritiers d’une culture républicaine française fondée sur les principes de laïcité et d’égalité, il n’y a pas pour nous de citoyens mineurs.  Pour le FN qui fonde la nationalité sur l’origine le droit à la différence existe avec pour corollaire la différence des droits.

Le second champ d’action favori du FN est celui de l’immigration.  C’est encore un terrain déserté par le PCF qui s’est aligné sur les positions du PS et des « sans-papiéristes ».  L’immigration pose avant tout le problème des blocages de développement dans les pays du Sud.  Les problèmes qui se posent au Sud ne peuvent trouver de solutions qu’au Sud et non pas en France.  C’est en aidant les peuples de ces nations à se libérer de la misère et de toutes formes d’oppression.

Cela dit dans le court terme  l’accueil de l’étranger est indispensable mais il ne peut se faire qu’en ayant toujours à l’esprit le devoir de cohésion sociale et d’intégration. 

Une mauvaise interprétation de l’internationalisme peut conduire à l’illusion «  sans-papiériste ».  Le concept d’humanité est de nature morale, pas de nature politique.  Chaque peuple a une histoire et un vécu d’expériences et de luttes politiques qui fondent sa citoyenneté, son originalité politique.  Le concept d’humanité lui est fondé sur l’égale dignité de chaque être humain.  Opposer la conception d’une notion citoyenne à celle d’une citoyenneté de résidence comme le font le PS et les sans-papiéristes est irresponsable ;  Elle facilite l’exploitation capitaliste d’une main d’œuvre bon marché et peu rétive tout en risquant de fragiliser le modèle de citoyenneté auquel nous sommes attachés.  En effet si l’immigration peut nous apporter un enrichissement réel notamment au plan démographique et par le biais du métissage elle a cependant ses limites : les règles du droit civil, les libertés publiques et individuelles, les garanties démocratiques qui ne sauraient être remise en cause à la baisse.  Ainsi de la liberté de croyance ( la laïcité), du mariage monogamique, de l’égalité homme-femme, du secret du suffrage etc …

Une approche communiste responsable du problème de l’immigration doit conduire ses militants à dénoncer à la fois la démagogie sans-papiériste qui apporte de l’eau au moulin de l’exploitation capitaliste et le repliement xénophobe du FN qui ne vise qu’à dédouaner le patronat français en rendant l’immigration responsable de l’insécurité et du chômage.

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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 23:02

Dans le texte commun d’appel à la journée d’action du 11 octobre, les dirigeants des  syndicats signataires ne soufflent mot de la responsabilité de l’UE et de ses politiques financières et économiques.  Ce sont pourtant ces politiques – votées par la droite et le PS - qui sont à l’origine de la crise qui frappe les peuples européens.

 

L’UE et l’euro, c’est bon pour les spéculateurs

L’UE, c’est tout le pouvoir aux spéculateurs.  Le traité de Maastricht a en même temps décidé de la création de la monnaie unique européenne et interdit aux Etats européens d’emprunter, à faible coût, à leur propre banque centrale.  Cela a contraint les Etats – avec l’accord de leurs dirigeants- à se tourner vers les banques privées et  les marchés financiers internationaux.  Ainsi la dette de la France est-elle détenue aujourd’hui à 65% par des sociétés étrangères ( fonds de pension, banques, assurances …) contre 32% en 1993. 

 

L’Euro, une cause majeure de la crise

La surévaluation de l’euro a handicapé lourdement les exportations et la croissance.  Avec l’euro les Etats ont accepté de perdre toute souveraineté économique.  L’UE a dicté les politiques budgétaire, fiscale, sociale…  Aujourd’hui, avec l’appui du FMI, elle impose une austérité insupportable aux peuples grecs,  portugais, espagnols …, une austérité qu’elle prétend généraliser à tous les peuples européens.

 

La dette approfondie, la crise renforcée

Les allégements considérables consentis aux entreprises, aux grands groupes en particulier et aux contribuables les plus riches ont contribué à renforcer la dette.  L’impôt sur les sociétés en France est à 33%.  En 1985, il était à 50% ! Mais c’est bon pour les groupes du CAC 40: + 10 à 15% en 2011 !

 

Une machine contre les peuples: le gouvernement économique européen

Un gouvernement économique européen, voulu par le patronat, la droite et le PS ne ferait que renforcer ces tendances et priverait les peuples européens de leur souveraineté. Mais cela était en germe dans le traité de Lisbonne que les dirigeants de la droite et du PS nous ont imposé contre notre avis.  Dans la France de l’UE, le peuple n’est plus souverain.

 

Les travailleurs paient pour les banques et les spéculateurs !

Ce sont les salariés qui paient la note avec des salaires en berne, le démantèlement des services publics, les privatisations.  C’est la crise du système avec plus d’austérité, moins de consommation, moins de croissance, moins d’industrie, plus de chômage et ,moins de recettes publiques … C’est le cercle vicieux de la crise.  Là encore la politique de Sarkozy est en totale harmonie avec Bruxelles qui prône la « rigueur » et la « modération salariale ».

 

Sortir de l’euro et de l’UE par la gauche 

Rien ne pourra changer sans la sortie de l’euro et de l’UE.  C’est une condition essentielle pour reconquérir la souveraineté nationale et le droit de décider pour le peuple français.  La « démocratie maintenant » ne peut  se réaliser qu’à ce prix. Tout maintien dans le système européen actuel  ne peut que nous enfoncer dans la crise mondiale. Des propositions réellement de gauche doivent viser le système financier et capitaliste qui n’a que trop sévi.  Les nationalisations des banques et des assurances, des entreprises vitales pour le pays permettraient de relancer une autre politique avec l’aide des salariés qui pourraient contrôler la gestion des entreprises.  Cela permettrait leur retrait du système boursier international qui nous précipite à la faillite.   Des coopérations commerciales basées sur l’équilibre de la balance des paiements pourraient être lancées.  Le but du FN est totalement opposé.  Quand il appelle la droite à faire alliance avec le FN, c’est pour sauver le capitalisme.

 

Pas de chèque en blanc

Les élections présidentielles ne favorisent pas la démocratie.  Aujourd’hui, tout est fait pour aboutir à un bipartisme à l’américaine.  Deux grands partis gèrent tour à tour le système capitaliste.  Aucune place n’est  laissé aux partis anti-capitalistes et anti-UE, aux ouvriers, aux salariés.  Les primaires sont un leurre et permettent au PS de monopoliser le débat politique au détriment d’autres formations réellement de gauche.  Il serait dangereux de croire que le vote suffira. Chaque progrès social a été obtenu à la suite de combats longs, difficiles.  Seules des luttes massives sur les salaires, sur l’emploi, contre l’austérité, contre le pouvoir des banques et de l’UE permettront de faire basculer le rapport de forces en faveur des salariés. 

 

 

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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 22:12

 

Il n’y a pas d’excuses pour un régime qui tire sur des manifestantset emprisonne les opposants. Mais décidément « l’humanitaire » a bon dos.


C’est en son nom que toutes les expéditions coloniales furent menées.  C’est en son nom que les puissances occidentales sont intervenues par les armes au Kosovo, en Afghanistan, en Irak et aujourd’hui en Libye.


Il n’y a pas de bombes propres, pas de frappes aériennes « chirurgicales » susceptibles d’épargner les populations civiles.  Et le droit d’« ingérence  humanitaire » est un principe à géométrie variable dans son application : hier il justifiait le blocus économique de Cuba et épargnait Pinochet ; aujourd’hui il prétend protéger la population libyenne et laisse massacrer les palestiniens.


Si humanitaire rime avec canonnière c’est qu’il sert de « cache-sexe » à la politique du grand capital.  Celle-ci n’a rien à voir avec la morale : elle sert ses intérêts de classe.


Dans l’espace méditerranéen et au Moyen-Orient les intérêts capitalistes tiennent à la maîtrise de l’exploitation et de l’acheminement du pétrole et pour cela à la sécurité d’Israël. 

Les révoltes qui ont lieu dans les pays arabes et notamment en Libye sont à ce sujet inquiétantes pour les grandes puissances.  Elles pourraient déboucher sur des avancées démocratiques susceptibles de remettre en cause les intérêts capitalistes. 

 

Pour éviter le pire, pour sauvegarder l’essentiel il faut renoncer aux régimes dictatoriaux que l’on a mis en place ou toléré jusqu’alors.  Condamner les seigneurs locaux pour sauver les «  saigneurs du monde », instaurer des démocraties à l’occidentale où le droit des capitaux priment sur le droit des peuples résout tous les problèmes. 

Et qu’importe si la guerre a un coût humain et financier !


Voilà pour le fond.  Quant à la manière, le recours aux armes en Libye est d’autant plus révoltant qu’aucune tentative de négociation politique n’a été envisagée et qu’aucun des peuples appartenant aux puissances belligérantes n’a été consulté.

 

Par Action communiste - Publié dans : International
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 22:30

Elections et perspectives politiques. Nous avons commencé le débat fin Novembre au cours de nos réunions. 

Il est loin d’être clos.  A vous de réagir.

 

Pour mieux egarer les travailleurs :

Présidentielles à la une 

 

La déception est grande chez les travailleurs, pourtant soutenus par une majorité de Français, de voir que le gouvernement est resté sourd à leurs revendications portées par les luttes massives de la dernière période.  Un grand nombre d’entre eux éprouvent un désir de revanche.  Le MEDEF et ses commis au gouvernement redoutent une reprise des luttes que pourrait engendrer la poursuite amplifiée de leur politique antisociale nécessaire à l’accroissement des profits des actionnaires de l’industrie et des banques.

En conséquence, ils s’efforcent de dévoyer le mécontentement populaire en lui faisant prendre le chemin des urnes.  Voilà pourquoi la campagne pour les élections présidentielles de 2012 est déjà lancée.

 

Aujourd’hui les capitalistes n’ont rien à craindre des élections

 

Ils savent que le système électoral injuste conjugué à l’alternative droite-PS qu’ils ont réussi à mettre en oeuvre à coups de médias les placent à l’abri du verdict populaire.  Quand 90% des députés approuvent le projet de constitution européenne alors qu’une majorité de citoyens s’est prononcée contre, la preuve est faite que notre démocratie actuelle n’est représentative que des intérêts du capital.  Dès lors, s’il n’est pas étonnant de voir grandir le nombre des abstentionnistes, l’antiparlementarisme, le « tous pourris » qui l’accompagne est à redouter.  Celui-ci risque en effet de servir les desseins du « Front National » dont notre peuple a tout à redouter contrairement aux grands actionnaires.

 

Les luttes ont cependant éclairé les consciences 

L’approfondissement de la crise et les luttes qui en ont découlé ont éclairé bon nombre de Français.  Il est apparu plus nettement à ceux-ci qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène conjoncturel mais de la crise du système capitaliste.  Cette perception nouvelle n’a pas manqué de faire surgir des interrogations sur l’existence d’une frontière entre les partis de droite et le PS.  Ces organisations se sont en effet bornées à condamner les excès du « néolibéralisme » afin d’épargner le système capitaliste.  L’entrée de certains dirigeants du PS dans le gouvernement Fillon, la nomination de D.Strauss-Kahn à la tête du FMI grâce à Sarkozy, l’attitude pour le moins ambiguë de la direction du PS à propos de la réforme des retraites n’ont pas manqué de nourrir ces interrogations.  Cette évidente dérive droitière de l’Etat-major du PS devrait normalement disqualifier celui-ci aux yeux des électeurs de gauche.  Il est pourtant à craindre qu’il n’en soit rien.  L’intervention sélective des médias, le système électoral en place qui valorise l’UMP et le PS, la caution de gauche que continue d’apporter le PCF à ce dernier avec sa stratégie d’union risquent fort de remettre le PS en selle.  L’illusion qui dispense de lutter n’est-elle pas plus tentante que la vérité qui contraint à l’effort ?

 

 

Une seule issue : les luttes

La crise sévit sur tous les fronts.  Elle est à la fois économique, sociale, politique et idéologique.  Elle nous impose de mener les batailles dans tous ces domaines pour obtenir des changements réels et durables.  Mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir nous conduit du même coup à déplorer l’affaiblissement du PCF qui historiquement a toujours été le principal moteur des avancées sociales et démocratiques en France.  Mais cet affaiblissement nuisible aux intérêts du peuple et de la Nation n’est pas dû qu’à des causes extérieures.  Le PCF en est largement responsable pour avoir renoncé à ses fondamentaux en matière de projet, de stratégie et d’organisation.

Ainsi, se déclarer anticapitaliste, inviter à lutter contre les méfaits du système en place ne suffit pas.  Il faut pour dynamiser les luttes montrer qu’un autre système de société est nécessaire et possible : le socialisme autogestionnaire.  Un programme de gouvernement à court terme ne peut être de progrès  et susciter le soutien populaire qu’en proposant des avancées sociales et démocratiques allant dans le sens du but futur qu’on a proposé !  La stratégie permettant de progresser sur cette voie ne passe pas par la recherche d’entente entre états-majors politiques mais procède au contraire de la volonté de travailler à unir la majorité des Français sur des objectifs de progrès.  Et comment pourrait-on envisager de gagner les consciences si on se dispensait d’un militantisme de proximité ?

Résister aux mauvais coups du grand capital, arracher par la lutte des conquêtes sociales et démocratiques, populariser l’idée que l’alternative au capitalisme c’est le socialisme autogestionnaire voulu par le peuple, pour le peuple et contrôlé par celui-ci, voilà le travail qu’il nous faut entreprendre pour sortir de la crise.  Se donner les moyens de la réussite c’est dans le même temps entreprendre de redonner vie à un PCF ayant retrouvé le chemin de la lutte de classes.  Au regard de l’urgence, de l’importance et de l’étendue de cette tâche les élections de 2012 ne sont que péripéties.

 

Michel Barrière

 

 

 

 

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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 11:44

Depuis plusieurs semaines, des manifestations pacifiques se déroulent en Tunisie contre la vie chère, le chômage, les atteintes aux libertés syndicales et politiques.  Le dictateur Ben Ali a toujours interdit les grèves, poursuivit les opposants pour que le capitalisme mondial puisse tranquillement piller les richesses et exploiter les travailleurs de Tunisie.   Les patrons y appréciaient la « stabilité » sociale ( c’est-à-dire l’interdiction des grèves et des syndicats …).  La France y est d’ailleurs l’un des premiers investisseurs et se place au premier rang mondial en nombre d’entreprises et d’emplois créés.  C’est ainsi qu’Aérazur ( à Caudebec-les-Elbeuf pour la Seine-maritime ) a délocalisé une partie de ses productions et y a installé une usine qui emploie 800 salariés.

 

Mais aujourd’hui la vie chère, le chômage, les atteintes aux libertés sont devenus insupportables et la lutte s’est généralisée contre le pouvoir.  Ce dernier, acculé, a fait tirer sur des manifestants désarmés et vient de décréter l’Etat d’urgence : près d’une centaine de tués à ce jour par les policiers de la dictature.  Des opposants ont été incarcérés.  

 

Action Communiste condamne cette violence d’Etat et apporte son soutien au peuple Tunisien.  Nous réclamons la libération de Hamma Hammani, porte-parole du Parti Communiste ouvrier de Tunisie et de tous les opposants. 

Nous sommes également solidaires des Algériens en lutte aujourd’hui et notamment le Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme.

 

Honte à la France dont le gouvernement n’a exprimé d’autre solidarité que la coopération policière en proposant à Ben Ali, par la voix de son ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, le « savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité » …  

 

Nous appelons nos militants à participer aux manifestations de soutien aux peuples algérien et notamment tunisien qui auront lieu dans les prochains jours.

 

Nous sommes convaincus que la décolonisation des peuples du Maghreb ne sera complète que lorsque les peuples du pourtour méditerranéen auront réellement conquis leur indépendance politique et économique et pourront conclure des coopérations  mutuellement avantageuses et débarrassées du pillage et de l’exploitation capitaliste. 

 

Action Communiste, le 14 janvier 2011

 

Par Action communiste - Publié dans : International
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