Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 05:20

"Très peu de réactifs sont fabriqués en France et en Europe. Nous devons ainsi aller nous fournir en Chine, en Corée du Sud et aux Etats-Unis." [Marianne]

François Bayrou, nommé récemment haut-commissaire au plan a déclaré le 22 septembre : « Lorsque les intérêts privés contredisent l'intérêt général, alors il y a un devoir de la puissance publique […] de les prendre en charge ». 

Chiche ! Il est grand temps.  Le tout est de savoir quel parti prendra ce grand européiste de Bayrou quand l'intérêt général sera contredit par les orientations de la commission de l'UE.  Car quelle autre solution que de nationaliser l'industrie pharmaceutique peut-on prendre quand il est impératif de protéger la santé des Français contre la logique financière des grandes multinationales de la santé ?  Tout autre solution ne serait que passagère tant le capitalisme est fort peu patriote, fort peu écolo, fort peu socialement responsable dès lors qu'il s'agit de satisfaire les appétits des actionnaires. YG. 

MANQUE DE REACTIFS ?

MANQUE DE REACTIFS ?

Marianne : Les retards dans l'obtention des résultats des tests de dépistage du Covid-19 se multiplient. L'origine de ces délais tient principalement sa source dans la pénurie de réactifs à laquelle font face les laboratoires​. En cause, la fabrication de ces produits à l'étranger, dénonce Lionel Barrand, président du syndicat national des jeunes biologistes.

Les tests sont-ils les nouveaux masques ? Une petite musique monte depuis plusieurs semaines : la France ferait face à une pénurie, ou du moins une tension, sur les réactifs – ces produits chimiques nécessaires à l'analyse des tests PCR. Le 8 septembre, le syndicat national des jeunes biologistes médicaux alertait sur la situation par voie de communiqué. "Certains fournisseurs de réactifs n'arrivent pas à suivre et de nombreux laboratoires sont en pénurie de réactifs et donc menacés d'arrêter toutes activités PCR Covid", écrivaient-ils. Une situation qui expliquerait, entre autres, pourquoi les files d'attente ne dégrossissent pas devant les laboratoires des métropoles, mais aussi pourquoi les résultats tardent souvent à arriver. Plus d'une semaine après, rien n'a changé selon Lionel Barrand, le président du syndicat. Explications.

Partager cet article

Repost0
20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 15:40
Manifestation du 17 septembre - Les militants de Chapelle Darblay portent une banderole dénonçant la casse industrielle - Ils se battent depuis 1983 ! - Sur l'image au-dessous, la manif emprunte la rue du contrat social avant d'arriver à la préfecture - Pauvre Jean-Jacques !

Manifestation du 17 septembre - Les militants de Chapelle Darblay portent une banderole dénonçant la casse industrielle - Ils se battent depuis 1983 ! - Sur l'image au-dessous, la manif emprunte la rue du contrat social avant d'arriver à la préfecture - Pauvre Jean-Jacques !

Un dernier petit tour et puis s’en iront !

*

Mais à quoi servent-ils, quelques soient leurs étiquettes quand ils ont le pouvoir,

ils ne peuvent rien faire pour nos industries, nos emplois, etc…                                                                                   

 Par contre ils ont le pouvoir de ne pas augmenter le smic !!!

*

fIl y avait du beau monde ce vendredi 11 septembre à la commission industrielle pour se pencher au chevet de notre belle entreprise Chapelle Darblay.

Autour du Préfet se pressaient le Président de la Région Normandie Hervé Morin, le Président de la Métropole Rouen Normandie Nicolas Mayer-Rossignol, le Président de la CCI Rouen Métropole, Madame la Maire de Grand-Couronne de même que les Députées Stéphanie Kerbahr, rapporteure du Projet de Loi Economie Circulaire et Sira Sylla, Député de la circonscription où se situe Chapelle Darblay et bien évidemment nos interlocuteurs des services de l’Etat, de la région ou de la Métropole.

L’Union Départementale CGT était représentée par son secrétaire général Pascal Morel et le Bureau Confédéral par Nathalie Verdeil ; Chapelle Darblay reste en effet le symbole de l’urgence environnementale pour toute la CGT !

Nous, le syndicat CGT Chapelle Darblay et vos élus avaient quant à eux en tête la dernière déclaration de Bruno Le Maire de mercredi dernier affirmant le retrait définitif du projet VPK après une question posée par la Députée Kerbahr !

Nous avions surtout l’absolue volonté que l’Etat, la Région et la Métropole perçoivent les mêmes enjeux que nous sur le rôle de Chapelle Darblay et partagent le même projet industriel pour y répondre.

Nos travaux engagés durant l’été et les rapports d’étapes nous permettaient d’y croire.

Que nous serions nous dit si vos élus n’avaient pas initié les études fin juillet !?

Après une présentation très factuelle par les services de l’Etat des conclusions intermédiaires des études techniques et économiques portées par le syndicat CGT Chapelle Darblay et vos élus, la conclusion est que OUI il y a des débouchés possibles et durables au recyclage des papiers et que OUI Chapelle Darblay doit renaître du diktat de fermeture ! 

Alors Oui le projet de Ouate pour isolation peut être un développement techniquement possible,

Alors Oui le projet de production de pâte marchande recyclée peut être techniquement possible,

Alors Oui le projet VPK ou celui d’un cartonnier reste tout à fait possible,

Mais oui c’est plus facile de tourner la page, d’attendre le licenciement de vos élus trouble-fête et porteurs des études pour accueillir sur un site présentable, le Valgo de Chapelle Darblay que pourrait être le Groupe Lhotelier comme nous le dit Monsieur Kubiak !

Mais Non, vos élus ne se résigneront pas et continuerons à croire en un avenir durable et responsable pour Chapelle Darblay car il est possible si nous y apportons méthode, sueur et intelligence collective ![...]

Lire la suite ici : http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/

 

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 13:19
Affiches du PCF - 1980 - 2020 - Le PCF renouerait-il avec la revendication révolutionnaire de l'indépendance industrielle ?Affiches du PCF - 1980 - 2020 - Le PCF renouerait-il avec la revendication révolutionnaire de l'indépendance industrielle ?

Affiches du PCF - 1980 - 2020 - Le PCF renouerait-il avec la revendication révolutionnaire de l'indépendance industrielle ?

L'usine Chapelle Darblay à Grand-Couronne recyclait des papiers et cartons pour la métropole rouennaise et au-delà - Elle avait une capacité de production de 240 000 tonnes - UPM, multinationale finlandaise qui l'avait rechetée en 1990, la liquide aujourd'hui - Il faudra acheminer les vieux papiers (par camions ?) vers d'autres sites industriels, peut-être à l'étranger - Un exemple de la désindustrialisation française et de l'incapacité des gouvernements successifs à s'opposer aux diktats des firmes capitalistes. ...

L'usine Chapelle Darblay à Grand-Couronne recyclait des papiers et cartons pour la métropole rouennaise et au-delà - Elle avait une capacité de production de 240 000 tonnes - UPM, multinationale finlandaise qui l'avait rechetée en 1990, la liquide aujourd'hui - Il faudra acheminer les vieux papiers (par camions ?) vers d'autres sites industriels, peut-être à l'étranger - Un exemple de la désindustrialisation française et de l'incapacité des gouvernements successifs à s'opposer aux diktats des firmes capitalistes. ...

Ils sont en train de découvrir ce que les communistes n’ont cessé de proclamer: ré-industrialiser la France, la planification… Mais ne nous faisons pas d’illusion, leur planification comme leur ré-industrialisation tiendra peu compte des urgences sociales et reste tout entière orientée vers le profit. C’est pourquoi il faut plus que jamais que les communistes donnent une finalité, le socialisme à ce qui n’est qu’une ré-orientation formelle (note de Danielle Bleitrach)

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Le secteur industriel français est dans une spirale descendante depuis la fin des «Trente glorieuses», constate l’économiste Claude Sicard. Le Commissaire au Plan aura selon lui fort à faire.

Par Marine Carballet

Claude Sicard est économiste et consultant international.


FIGAROVOX.- L’économie française se trouve dans une impasse avec la crise, et le Premier ministre Jean Castex a proposé la mise en place d’un nouveau «Commissaire général au plan». En quoi consiste cette fonction et pourquoi est il nécessaire de remettre en place une structure disparue depuis 2006?

Claude SICARD.- Il va falloir qu’un nouveau «Commissariat Général au Plan» (CGP) soit mis en place, et qu’il s’attelle rapidement à la tâche. On ne parviendra pas à reconstruire le pays autrement. Et l’on se souvient que le général de Gaulle avait parlé, en son temps, d’une «ardente obligation». Le Commissariat au Plan a disparu en 2006, et il a été remplacé par une simple cellule de réflexion et d’analyse, dont le rôle est devenu, les années passant, tout à fait marginal. Cela a résulté du fait que l’on a changé de modèle, comme Jean Louis Beffa l’a expliqué dans son ouvrage La France doit choisir.On a abandonné notre modèle traditionnel qu’il a qualifié de «commercial-industriel» pour adopter le modèle anglo-saxon «libéral-financier», ceci s’explique par la mondialisation et la poussée du libéralisme. En fait, notre pays n’a pas vraiment viré vers le libéralisme, il a opté pour un système mixte dans lequel l’État intervient toujours beaucoup dans la vie économique du pays. On a donc fait une erreur en abandonnant le CGP: c’était un organe d’étude, de réflexion, et de concertation, bien plus qu’un organe de planification, et le mot «Plan» ne signifiait nullement d’ailleurs une planification contraignante et autoritaire à la mode soviétique. Il s’agissait simplement d’une planification indicative qui traduisait les grandes options stratégiques de la puissance publique. Il faut donc en revenir à un tel système.

La suite sur le blog "Histoire et société" :

 

 

Partager cet article

Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 15:52

Partager cet article

Repost0
5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 16:17

Pourtant la Haute-Normandie assure à elle seule 50% de la production mondiale de fibres de lin de qualité.

Et si nos édiles s'étaient mobilisés, qu'ils soient socialistes ou de droite, pour empêcher, quand il était temps,  la fermeture des usines du textile, fort nombreuses en Normandie ?

Dans les années 80, ils nous prônaient la mondialisation, l'industrie pour l'Asie et la haute technologie pour la France ... Et maintenant ?

En attendant le retour promis des usines du lin en Normandie, ils pourraient déjà se battre, vraiment, pour la filière papetière, se dresser avec acharnement contre la liquidation de Chapelle Darblay et pour la nationalisation de l'entreprise de Grand-Couronne !  L'usine existe.  Gardons la.

YG.

Mondialisation capitaliste, Covid-19 et Normandie - Lin : La fabrication des tissus et vêtements avaient été délocalisés en Asie - Conséquences : les producteurs peinent à trouver des débouchés !

Covid-19. Le lin normand au cœur de la crise du textile : des députés se mobilisent

En Normandie, le secteur du lin a été très touché par la crise sanitaire. Les carnets de commandes asiatiques ont été annulés et le lin s'entasse. Des députés se mobilisent.

Près de Rouen, la démoliton de l'ancienne usine textile Badin de Barentin

Près de Rouen, la démoliton de l'ancienne usine textile Badin de Barentin

A Barentin, en Seine-maritime, tous les habitants ont au moins un membre de leur famille qui a travaillé dans ou pour cette usine !  A l'arrêt depuis 2007, Badin était à l'abandon. reportage FR3 Normandie en 2019.

Dans cette usine, on travaillait le coton et le lin !
 

Partager cet article

Repost0
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:46

Lu sur le site de la CGT Chapelle Darblay

Le Finlandais UPM, propriétaire du site papetier qui assure une partie du recyclage des déchets français de papier, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), après le retrait de l’offre de reprise du cartonnier belge VPK. La recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout.

La filière française de recyclage des déchets papier risque de s’enfoncer un peu plus encore dans la crise . Le Finlandais UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay qui fabrique du papier journal à partir de recyclé grâce à un procédé qu’il a inventé en 1985, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En pleine crise sanitaire, le fabricant de cartons belge VPK a en effet renoncé le 20 avril à la reprise. « Il faudra une vingtaine de jours pour traiter la demande, donc l’activité cessera vers mi-juillet, avec le licenciement des 230 employés du PSE », résume Arnaud Dauxerre, un des cadres de la Chapelle Darblay.

La course à la recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout. Il s’agit de sauver cet outil unique en France, dont les machines à désencrer recyclaient 480.000 tonnes par an de déchets imprimés en 2015, et encore 350.000 tonnes l’an dernier. Les acteurs des secteurs du papier, du recyclage et la région se sont encore réunis mardi matin. « Un carton sur cinq vient d’Asie, il faudrait qu’un Chinois reprenne le site pour faire des bobines de recyclé à renvoyer en Asie… », avance Pascal Geneviève chez Federec, la fédération des recycleurs.

Espoir encore de solutions alternatives0603270369971-web-tete

De son côté, Arnaud Dauxerre veut croire que « le site peut devenir recycleur pour les tiers. Il faut imaginer des débouchés pour de nouveaux produits en cellulose ». Mais, ajoute ce cadre de l’entreprise, « le fonds de roulement nécessaire pour faire fonctionner un tel outil est d’au moins 80 millions d’euros, seul un industriel peut reprendre le site ». Le fait de ne plus avoir à reprendre le personnel pourrait attirer des offres à partir de juillet, estiment des observateurs. Et VPK pourrait refaire surface en fin d’année.

Faute de quoi, la France perdra une capacité de recyclage précieuse alors qu’elle croule sous 1,6 million de tonnes par an d’excédent de déchets de papier carton. Et ce malgré le fait que le numérique fait baisser la consommation de papier de 10 % par an depuis 2018. « Avant la crise, les stocks de déchets papier de certaines collectivités locales étaient tels qu’elles ont dû en incinérer », souligne Jean-Patrick Masson, l’élu de Dijon qui préside le Cercle National du Recyclage (CNR). « Toute l’Europe est excédentaire. UPM réduit ses capacités papetières en fermant deux à trois de ses sites européens par an pour maintenir les prix », observe, quant à lui, Pascal Geneviève. En l’occurrence, UPM a préféré garder l’alter ego allemand de la Chapelle Darblay.

Excédent de papier

Mais le maintien des prix est à double tranchant : il attire les papetiers russes et canadiens, eux aussi à la recherche de débouchés et riches en forêts, qui inondent l’Europe de leur papier vierge et sont accusés de dumping face au papier recyclé européen.« D’autres en Europe prendront le relais de la Chapelle Darblay, mais la France dépendra pour son recyclage des pays voisins qui consommeront en priorité leurs propres déchets et elle sera la variable d’ajustement », remarque-t-on chez Federec. Dans l’immédiat, le confinement, avec ses fermetures de commerces et l’arrêt de la collecte sélective, a divisé par deux le gisement de déchets de papier carton. « Cela a permis aux collectivités locales de vider leurs stocks de déchets. Mais la fédération du commerce reprend la distribution des imprimés publicitaire le 25 mai, cela va à nouveau doubler le gisement de papier », estime Pascal Geneviève.

Par Myriam Chauvot    Publié le 21 mai 2020 sur le site "Les Echos"

 

Partager cet article

Repost0
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 08:55
La firme américaine Honeywell a fermé en 2018 son site de fabrication de masques de protection en France dans les Côtes d'Armor. À la suite de l'épidémie du virus H1N1 en 2009, ce site produisait des dizaines de millions d'unités l'an, dont les modèles FFP2 qui manquent actuellement aux soignants.

La firme américaine Honeywell a fermé en 2018 son site de fabrication de masques de protection en France dans les Côtes d'Armor. À la suite de l'épidémie du virus H1N1 en 2009, ce site produisait des dizaines de millions d'unités l'an, dont les modèles FFP2 qui manquent actuellement aux soignants.

Le 14 mai 2020

Non, il n’y aura pas de nouvelle usine de masques à Plaintel

Non, Plaintel n’accueillera pas de nouvelle usine de masques. Contrairement à ce qu’a pu laisser croire l’emballement médiatique autour des projets de relance.

Source : https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/non-il-n-y-aura-pas-de-nouvelle-usine-de-masques-a-plaintel-14-05-2020-12552216.php

Partager cet article

Repost0
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:39

Face à la crise sanitaire du Covid-19, Hervé Morin veut muscler l'industrie en Normandie. Bernard Leroy, le président de l'Agglomération Seine-Eure va définir cette stratégie.

L’industrie représente 21 % du PIB et 19% des emplois en Normandie. (©La Dépêche de Louviers – archive chez Sanofi)

Commentaire

OUI pour l'emploi.

OUI, bien sûr.  Les ouvriers et techniciens de Sanofi qui ont vu leurs effectifs fondre au fur à mesure des délocalisations et des produits fabriqués hors de France ne peuvent que soutenir le projet. 

OUI pour l'indépendance nationale, économique, stratégique et sanitaire

Ainsi, déjà, en 2012, un article paru sur le site "Basta", alertait sur ce danger.  Ingrédient essentiel du Doliprane et de l’Efferalgan, le paracétamol est désormais importé à 100 % d’Asie, de Chine notamment.  François Chast, membre de l’académie de pharmacie s'inquiétait qu’un produit de base très utilisé en pharmacie ne soit plus du tout fabriqué en Europe : « On peut s’en étonner, au vu des compétences en chimie et en fabrication de médicaments qu’il y a sur notre territoire. Il y a la question de la qualité, certes. Mais aussi celle de l’indépendance économique et stratégique. Si, pour une raison ou une autre, la Chine ou l’Inde décidaient de ne plus fournir ces matières actives, vous imaginez la catastrophe. »

Ou une pandémie nécessitant de limiter drastiquement les échanges ou conduisant les Chinois à fermer pour plusieurs semaines leurs sites de production.

Mais la relocalisation suffit-elle ?  On le sait.  ces grandes firmes n'ont qu'un souci en tête : les profits, le CAC40, la cote en bourse à Paris, New-York, Francfort ...

Or elles sont financées essentiellement par l'argent public, celui de l'Etat,  celui de la sécurité sociale, par l'argent des salariés via les assurances privées.  Les bénéfices de SANOFI, comme de toute l’industrie pharmaceutique, sont essentiellement issus des fonds publics consacrés à la santé et à la sécurité sociale. En 2017, Sanofi a ainsi bénéficié de 561 millions de remboursements de l’assurance maladie française. Sans compter les crédits d'impôts recherche ....

Cela n'a pas empêché Sanofi de brader ses productions en France depuis près de 30 ans.  Et de continuer à empocher notre argent tout en adoptant une stratégie économique et financière contraire aux intérêts de ses salariés et des Français.

OUI à une nationalisation

C'est un gros mot certes.  Mais il faut appeler un chat un chat.  Quand une entreprise brade nos intérêts et fait n'importe quoi, il est de l'intérêt collectif de ne pas en abandonner la gestion aux milliardaires et aux marchés.  Et donc de la nationaliser.  Ce qui ne veut pas dire, confier intégralement les rênes à l'Etat.  Dans le cas d'une industrie pharmaceutique, les salariés, les assurés sociaux ont aussi leur mot à dire ... la nationalisation doit être une appropriation sociale collective.  Inventer les structures juridiques qui conviennent est tout à fait possible.  L'avantage est qu'en France, nous avons quelque expérience en ce domaine, notamment depuis la Libération.

Personne ne croit à un capitalisme vertueux, tempéré, maîtrisé.  Les promesses d'aujourd'hui masquent la néfaste gestion capitaliste et financière qui a conduit au désastre sanitaire d'aujourd'hui. 

La seule solution viable, pour nos vies et non pour le profit, pour le long terme, est donc l'appropriation collective.

Evidemment, ce n'est pas consensuel.   Ce serait demander à Sanofi et ses semblables de renoncer à leurs profits.  Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours.  Il faudra les forcer un peu.

Yvette Genestal

Partager cet article

Repost0
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:18
Les Chapelle Darblay dans la manifestation du 9 janvier 2020 - Près de 40 ans qu'ils se battent pour la production papetière en France pendant que les gouvernements successifs l'ont bradée et la bradent.

Les Chapelle Darblay dans la manifestation du 9 janvier 2020 - Près de 40 ans qu'ils se battent pour la production papetière en France pendant que les gouvernements successifs l'ont bradée et la bradent.

Les "premiers de cordée" sacrifieront-ils les " premiers de corvée " ?

Chapelle Darblay : La CGT s'adresse au Président de la République qui a affirmé vouloir une France souveraine. 

La multinationale UPM veut à tout prix se débarrasser de cette usine française, rachetée au groupe Chapelle Darblay qui fut un fleuron de l'industrie papetière française et dont les salariés ont acquis un savoir-faire précieux.  Les collectivités locales ont investi pour collecter les papiers usagers permettant de produire du papier recyclé.  Aujourd'hui UPM fait un pied de nez aux salariés, aux collectivités et aux citoyens qui ont financé l'effort industriel mais aussi ses profits. Il est temps que l'Etat français intervienne.  C'est de son ressort et de sa responsabilité.

Et pourquoi pas, osons un gros mot : Nationalisation

Nationalisation d'une usine qui a été construite par des salariés et ouvriers de plusieurs générations, qui produit du papier journal et qui garantit l'indépendance de la France dans ce domaine,  qui est un exemple d'économie circulaire,  qui pourrait sûrement produire d'autres type de papiers à l'heure où nous devons remplacer peu à peu le plastique ...

Chapelle Darblay n'appartient pas seulement à UPM.  Elle appartient aussi aux salariés.  Et elle nous appartient aussi un peu.

YG

Extraits de cette lettre.  L'intégralité peut se lire sur le site du syndicat CGT-Chapelle Darblay :

 

"Assurément, la crise sanitaire que nous vivons a reposé la question de la souveraineté et de l’indépendance de la Nation. Dans votre discours du 12 mars dernier, tirant les premières leçons de cette pandémie, vous affirmiez la nécessité « de construire, plus encore que nous ne le faisons, une France souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main ». A nouveau, dans votre discours du 13 avril, vous affirmiez « qu’il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ».

Nous vous avons entendu et compris. C’est exactement ce que nous souhaitons et voulons faire en préservant les capacités de production de papier journal sur le site de Chapelle Darblay à l’opposé des décisions de vente ou de fermeture du groupe UPM, propriétaire du site. Nos écrits et actions depuis plusieurs mois et années maintenant le prouvent.

Unique en France, notre entreprise produit du papier journal recyclé à 100 % à partir de la collecte des papiers usagers sur l’ensemble de la vallée de Seine et au-delà. de sa production est destiné au marché français dont représente la consommation française de papier journal. Nous avons l’honneur de pouvoir citer notre entreprise comme un exemple pour construire une économie circulaire avec des circuits courts sur notre vallée de Seine. Nous sommes fiers d’être le maillon d’une filière qui permet l’indépendance de notre pays, y compris pour sa presse écrite."[...]

Intégralité de la lettre de la CGT Chapelle Darbalay au Président de la République ici :

Partager cet article

Repost0
2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 15:16
Parution imminente de l’édition d’avril de Ruptures

Ruptures n°95 est imprimé et confié au centre de tri mardi 28 avril.

Au sommaire :

– l’éditorial qui pointe les deux « recettes » de l’idéologie dominante pour l’« après » : plus d’Europe et plus de vert… A l’image du général Vincent Desportes qui veut « transformer cette crise en choc salutaire dont nous avions tant besoin »

– un état des lieux de la désindustrialisation du pays engagée depuis des décennies « grâce » à la libre circulation des capitaux, avec des conséquences dramatiques dans de nombreux domaines, dont les médicaments et matériels médicaux

– un récit et une analyse des contradictions entre les Vingt-sept, qui n’ont pu se mettre d’accord sur le financement du plan de relance pour l’après-pandémie, dans un contexte où les peuples – de l’Italie aux Pays-Bas – sont de plus en plus réticents à l’intégration européenne

– une analyse géopolitique de la guerre du pétrole engagée en mars entre les trois premiers producteurs mondiaux à l’occasion de la chute brutale mais provisoire de la consommation de brut, la Russie se réjouissant de la faillite de producteurs texans de pétrole de schiste

– une analyse de la situation politique en Serbie, où l’élection présidentielle prévue le 26 avril a dû être reportée, mais où le chef de l’Etat sortant, Aleksandar Vucic, est passé maître dans l’art de séduire divers électorats et de trouver un équilibre entre ses relations à l’ouest et à l’est

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves

Pour recevoir cette édition et les suivantes, il n’est pas trop tard pour s’abonner.

Partager cet article

Repost0

Articles Récents