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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 05:49

par Alain Ruscio, pour histoirecoloniale.net

Dis-moi qui tu honores, je te dirai qui tu es : les appellations de rues, d’avenues, de places, les érections de statues, revêtent une signification politique. Les décideurs parisiens , sous plusieurs régimes différents, ont voulu signaler au bon peuple qui étaient les personnalités dignes d’intérêt, voire d’admiration.

Les noms d’axes et de places

Là encore, nous ne présenterons pas toutes les voies ou lieux liés à la colonisation, mais seulement une sélection.

Pour constater, d’abord, le caractère massif du phénomène : sur les 5 000 lieux (rues, avenues, places…) publics et privés de la capitale, 182 ont un lien direct avec l’histoire coloniale. Ce qui ne peut en aucun cas être considéré comme négligeable.

Tous les continents où la France colonisa naguère sont présents par des références géographiques. Pour l’Afrique noire : rues du Dahomey, du Gabon, du Niger, du Sénégal, du Soudan, de Tombouctou, de Brazzaville… Pour le Maghreb : boulevard d’Algérie, rue et place du Maroc, rues d’Alger, d’Oran, de Bizerte, de Casablanca, de Kabylie, de Guelma, de Tanger, de l’Atlas, de Tunis… Pour l’Indochine : boulevard d’Indochine, rues d’Annam (entre parenthèses, cette appellation est obsolète depuis plus d’un demi-siècle !), du Laos, du Cambodge, de Saigon… Autres : rues du Caire (l’Egypte certes n’a pas été colonisée, mais l’appellation a été retenue en 1799, en pleine campagne napoléonienne), du Liban, de Nouvelle-Calédonie, de Tahiti, de Pondichéry, de Madagascar, de Beyrouth…

Dans d’autres cas, ces noms géographiques correspondent à des batailles menées lors des guerres de conquête ou de la mal nommée pacification. En tout, 12 noms qui rappellent la puissance des armées coloniales : rues baptisées au lendemain de la campagne napoléonienne d’Egypte : Aboukir (il s’agit de la victoire terrestre de 1799, non des deux cuisants revers marin de 1798 et de 1801…) et Alexandrie ; rues, nombreuses, célébrant la conquête de l’Algérie (Tlemcen 1836, la Mouzaïa 1839, Mazagran 1840, Sidi Brahim 1845, Laghouat 1852 ; ou en Asie (Palikao 1860 – victoire franco-anglaise en Chine dans la seconde guerre de l’opium – Son Tay 1883 – épisode de la conquête du Tonkin)…

Qu’en est-il des individus honorés ? Nous avons recensé 163 noms de personnes qui sont liés, d’une façon ou d’une autre, à l’histoire esclavagiste et coloniale. Si l’on prend en compte que certaines avenues ou rues sont relativement longs, on peut penser que des centaines de milliers de Parisiens ont leur lieu d’habitation, de travail ou même de loisir dans des axes qui rappellent cette histoire.

Nous nous sommes livrés à une étude sur la répartition de ces noms (certains d’entre eux ont pu être comptabilisés deux fois, par exemple lorsque des militaires exercèrent des fonctions administratives ou politiques (ministres, gouverneurs généraux, etc.).

 

Statue du général Bugeaud

La première constatation, marquante, est la domination écrasante de l’élément militaire. Les axes et places de Paris honorent 64 officiers, la plupart de haut rang, ou sous-officiers, soit près de 40 %. Un grand nombre ont été liés à la conquête de l’Algérie, dont on sait qu’elle fut particulièrement meurtrière (Aumale, Bugeaud, Canrobert, Changarnier, Lamoricière…), à la campagne du Tonkin (Balny d’Avricourt, Bobillot, Courbet, Garnier…), à la formation des troupes coloniales (Baratier, Mangin…), plus tard à la guerre du Rif (Bournazel). Sans oublier les grandes gloires militaires qui, outre des axes ou place d’importance, ont été statufiées (voir infra) : les maréchaux Gallieni, Lyautey, de Lattre de Tassigny, etc. Tous ces militaires ont été des acteurs de premier plan de l’expansion, du maintien de l’ordre colonial, certains d’entre eux des guerres de décolonisation.

Les politiques et administrateurs coloniaux

Bien après les militaires viennent les femmes et les hommes politiques français qui ont été liés, à un moment ou à un autre, à la vie coloniale. Ils sont au nombre de 38. 17, furent des serviteurs fidèles et efficaces du système. Jules Ferry, qui, certes, est connu comme fondateur de l’école laïque, mais dont chacun sait qu’il fut le principal inspirateur des conquêtes coloniales du début de la IIIè République, à commencer par la Tunisie, puis par le Tonkin, possède son boulevard, l’un des plus importants de Paris. Puis on peut ajouter ces grands piliers du Parti colonial que furent Paul Doumer et Paul Bert, le ministre Adolphe Crémieux, célèbre pour avoir donné son nom au décret de naturalisation des juifs d’Algérie (1870), le dernier ministre des Colonies de la IIIè République, Georges Mandel, surtout salué (et à juste titre) comme résistant et martyr, les gouverneurs des colonies Edouard Renard, Emile Gentil, Joost Van Vollenhoven, Félix Eboué, Armand Rousseau… On notera enfin, dans cette galerie, l’incroyable et tout à fait scandaleux hommage au souverain belge Léopold II, à la tête de l’un des plus terribles régimes de l’époque.

Mais aussi Victor Schœlcher, qui attacha son nom à l’abolition de l’esclavage, Sevriano de Heredia, le premier maire de couleur de la capitale. Si Jean Jaurès, opposant résolu à la conquête du Maroc, figure dans cette liste, c’est plus le militant pacifiste assassiné qui fut salué dès 1914.

Qu’en est-il des médecins ? On sera surpris – ou pas – de constater qu’ils sont sous-représentés : le Pr Charles Nicolle, fondateur de l’Institut Pasteur de Tunis, le Dr suisse (mais qui a vécu presque toute sa vie en Indochine française) Alexandre Yersin, qui découvrit le bacille de la peste, le Pr Alphonse Laveran, fondateur de l’Institut de pathologie exotique, d’autres, mais bien peu, encore. Ainsi, par exemple, le Dr Jammot, qui triompha de la maladie du sommeil, et sauva des centaines de milliers de vie humaines, n’a pas sa rue. Comme si la politique d’attribution de noms était un démenti, certes inconscient, à la prééminence des causes humanitaires dans l’expansion coloniale.

Dans la galerie des grands explorateurs, le nom de Savorgnan de Brazza vient immédiatement à l’esprit… On peut également citer l’explorateur René Caillé, le mythique premier Européen entré à Tombouctou, le savant-voyageur Louis Delaporte, l’un des découvreurs d’Angkor… Mais le problème est qu’ils apparaissent bien seuls.

Qu’en est-il des scientifiques ? Le grand Champollion est honoré, tout comme l’orientaliste du XIXè siècle, Sylvestre de Sacy, ou son lointain descendant Robert Montagne (square face à la mosquée de Paris). On peut y ajouter trois anthropologues, sommités unanimement respectées au XIX è siècle, Abel Hovelacque, Quatrefages et Broca (ce dernier ayant également un hôpital qui porte son nom). Oui, mais à condition de rappeler que le premier écrivit en 1882 Les races humaines, véritable manuel raciste rassemblant les connaissances de son temps ; que le second affirma : « Le nègre est une monstruosité intellectuelle » (Revue des Deux Mondes, mars 1843)… et que le troisième s’illustra en pesant les cerveaux des mêmes nègres et des blancs pour mieux démontrer les inégalités raciales…

Dans le monde religieux, citons le Cardinal Lavigerie (un nom que les moins jeunes des Tunisiens connaissent bien, puisque sa statue figura longtemps face à la médina, croix à la main, comme un geste de défi) et le père Charles de Foucauld…

Parmi les créateurs qui ont consacré une partie de leur vie à connaître – et souvent à faire reconnaître – les peuples des pays colonisés, citons Delacroix, Fromentin, Gauguin chez les peintres, le père Enfantin, Joseph Chailley chez les idéologues, Pierre Mille, Pierre Loti ou Ernest Psichari chez les écrivains…

Aventurons-nous sur un terrain contesté : sans parler de statistiques ethniques, comment ne pas souligner que les femmes et les hommes de couleur ou naguère considérés comme indigènes sont sous-représentés ? Ils sont en effet seulement 8 (Senghor, les sœurs Nardal, le gouverneur Éboué, le commandant Mortenol, le maire Sevriano de Heredia, déjà nommé…).

Les statues et monuments

Nous avons recensé 26 statues, bustes ou fresques liés à l’histoire esclavagiste ou coloniale.

 

Le monument à Francis Garnier

Là encore, l’élément militaire l’emporte : 13, exactement la moitié. La frise de la colonne Marchand (Fachoda 1898), œuvre de Léon Baudry, en lisière du bois de Vincennes, est la plus connue, sans doute du fait de sa proximité avec l’ex Palais des Colonies. C’est d’ailleurs un contresens courant de penser que ce monument est contemporain de l’Exposition. En fait, c’est en 1936 qu’a été émis le vœu de son édification. La guerre venue, il n’a été achevé qu’en 1949. La statue du commandant Marchand, posée sur le socle, au-dessus du médaillon, a été détruite par un attentat à l’explosif en 1983. D’autres héros militaires coloniaux sont honorés : le Zouave du pont de l’Alma, œuvre de Georges Diebolt (rappelons que, si la bataille de l’Alma eut lieu en Crimée, les Zouaves, eux, formaient un régiment d’origine coloniale), qui date de 1856, deux ans seulement après la célèbre bataille ; la statue dédiée à Francis Garnier, œuvre de Denys Puech, conquérant du Tonkin, érigée en 1898 avenue de l’Observatoire. Celle du maréchal Gallieni, œuvre de Jean Boucher, à fière allure, est soutenue par quatre cariatides dont trois figurent clairement les colonies : une Asiatique, une Africaine, une fois de plus dénudée (et seule à l’être), et une Malgache, la quatrième étant la ville de Paris.

À côté, les autres catégories font pâle figure : cinq hommes politiques (Ferry, Gambetta, Mendès France…), des explorateurs (Champlain, Jacques Cartier…), deux écrivains (dont un célèbre, Albert Camus, plus Léon Dierx).

Lieux et monuments post-coloniaux

Après la décolonisation, et une fois un délai inévitable passé, une politique mémorielle a été mise en place.

Sous l’ère de Jacques Chirac à la tête de la ville, diverses initiatives furent prises. En 1984, une place du Bataillon français de l’ONU en Corée fut inaugurée. Mais, à y regarder de près, l’histoire coloniale n’est jamais très loin. La stèle qui trône au centre cultive une certaine confusion : l’Indochine et l’Algérie y figurent également, (« À nos morts. Corée, Indochine, Algérie »), comme s’il s’agissait de combats de même nature, ce que l’historien ne peut évidemment approuver.

Toujours en 1984, une Place des Combattants en Afrique du nord est inaugurée à l’angle de la rue de Lyon et du boulevard Diderot.

Qu’en est-il des statues ? Trois maréchaux liés à l’Empire colonial sont honorés. Dans l’ordre chronologique : de Lattre, qui finit sa carrière – et sa vie – lors de la guerre d’Indochine, a son buste (œuvre de Philippe Kaeppelin) Porte Dauphine (1981) ; Juin est statufié par André Greck place d’Italie (1983) ; Lyautey, enfin, dont on s’étonne que ce ne fût pas plus tôt, a sa statue (œuvre de François Cogné), place Denys Cochin, depuis 1985 ; c’est bien le colonial qui est honoré : on lit sur le socle : « Tonkin, 1894-1897, Madagascar 1897-1902, Confins algéro-marocains 1903-1910, Maroc 1912-1925 ».

On peut cependant signaler l’hommage mérité rendu en 1984 à Albert Camus, qui possède désormais sa rue et une statue, due au talent de Michel Poix, près de la place Fabien, côté Xè arrondissement, et à Pierre Mendès France, statufié par Pierre Peignot, dans les jardins du Luxembourg.

Devenu président, Jacques Chirac a eu, on le sait, une politique mémorielle active. Il inaugura par exemple, le 5 décembre 2002, le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, œuvre de Gérard Collin-Thiébaut, quai Branly. À signaler également dans le même registre le Square des combattants d’Indochine, Porte dorée (1984).

Le changement de majorité municipale, en mars 2001, va cependant introduire une nuance majeure : de nouveaux arrivants, inimaginables quelques décennies plus tôt, figurent désormais parmi les personnalités honorées. Il se produit en effet à Paris, depuis quelques années, ce qui ressemble bien à un rééquilibrage historique et idéologique.

Le maire Bertrand Delanoë tint à honorer de grands hommes d’État des anciennes possessions françaises. Dans l’ordre des inaugurations : la place Mohammed V (en face de l’Institut du Monde arabe), en 2002 ; l’esplanade Habib Bourguiba, le long de la Seine, à hauteur des petit et grand Palais, en 2004 ; la place de l’Émir Abd el Kader « héros national algérien », en 2006 ; enfin, la même année, l’ancienne passerelle Solferino a été rebaptisée Léopold Sédar Senghor. L’Indochine est certes oubliée. Mais on voit mal des élus parisiens envisager d’honorer Ho Chi Minh…

Citons également l’apposition d’une plaque, sur le pont Saint-Michel, « à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 » (2001), l’inauguration en 2002 d’une place du 19 mars 1962, « des martyrs de Charonne », le 8 février 2007.

Ont également été honorés des personnages qui, lors du processus de décolonisation, se sont opposés à la folie meurtrière : nous pensons à un homme hors du commun, Justin Godart, connu surtout pour son action pendant la Résistance (il a été classé Juste parmi les Justes), mais qui été également premier Président de l’Association France-Vietnam, l’un des rares Français qui, en 1945-1946, a demandé que l’on ne s’engageât pas dans la guerre d’Indochine. Ou, bien sûr, pour l’Algérie, à trois êtres eux aussi d’exception, chacun en son domaine, le général Jacques Pâris de Bollardière, seul officier général à s’être opposé publiquement à l’usage de la torture lors de la guerre d’Algérie, Maurice Audin, militant communiste assassiné par les parachutistes, et Pierre Vidal-Naquet, infatigable militant humaniste, honorés aujourd’hui de places ou d’esplanades dans Paris.

Un véritable travail est à faire

Le piéton de Paris qui se promène aujourd’hui a le passé colonial de la France qui lui saute au visage, pour peu qu’il veuille regarder. Se promener dans Paris, c’est parcourir l’Histoire en général, l’Histoire coloniale en particulier. Mais il y a un problème : qui le sait ? qui fait le rapprochement entre tel nom de rue et un lieu, un personnage lié à la colonisation ?

Il y a là un véritable travail pédagogique à faire. Les historiens y contribuent et y contribueront.


L'article ci-dessus se trouve sur le site histoirecoloniale.net

A lire pour qui veut comprendre notre histoire coloniale et ses conséquences sociales et politiques aujourd'hui.

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 05:30

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 05:12
Affaires du PNF : quand les magistrats se comportent en militants politiques [Vu du droit par Régis de Castelnau]

Atlantico m’a demandé mon avis sur les raisons de la politisation désormais incontestable de la haute fonction publique judiciaire et notamment des magistrats du PNF et du Pôle d’instruction financier.

Nous sommes en présence d’un scandale d’État considérable, je me réjouis de ce dévoilement qui met au jour ce que je dénonçais depuis déjà quelques années.

Le rétablissement de l’impartialité de la Justice est une urgence à laquelle il faut s’atteler. Je parle aussi des mesures à prendre pour aller dans cette voie.

Régis de Castelnau

 

Atlantico.fr : Depuis plusieurs années des affaires judiciaires particulièrement médiatisées ont eu un fort retentissement sur la vie politique : de Nicolas Sarkozy jusqu’aux gilets jaunes en passant par la très fameuse affaire Fillon dont on voit aujourd’hui ressortir les enjeux. La question posée devient de plus en plus directement celle de la responsabilité des juges face aux effets politiques de leurs décisions.

La France fait-elle face à un problème de partialité de ses juges ? Si oui depuis quand et pourquoi ?

Régis de Castelnau : Oui, incontestablement. Cela est dû aujourd’hui à plusieurs facteurs, mais il est incontestable que l’impartialité n’est pas considérée par le corps des magistrats comme un impératif absolu. Il a très longtemps été reproché à la justice française d’être, au service du pouvoir exécutif et à celui de la préservation d’un ordre social. Cette approche est historiquement justifiée, avec comme symbole paroxystique le ralliement massif au maréchal Pétain. Un seul magistrat sur l’ensemble du corps ayant refusé de lui prêter serment.

Il y a plusieurs raisons à cela, parmi lesquelles deux peuvent être particulièrement mis en avant : tout d’abord l’homogénéité sociologique du corps, et ensuite une culture de l’ordre au détriment de celle de la justice. On l’a bien vu au moment de la crise des gilets jaunes avec la violence de la répression judiciaire, les magistrats considérant qu’ils étaient là pour rétablir l’ordre et non pas pour rendre la justice. [...]

La suite sur le blog "Vu du droit" : https://www.vududroit.com/2020/06/affaires-du-pnf-quand-les-magistrats-se-comportent-en-militants-politiques/

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 04:39

 

Auteur des Mythes de l’Histoire moderne, Jacques Pauwels nous explique pourquoi le nouvel ouvrage d’Annie Lacroix-Riz, La Non-épuration en France de 1943 aux années 1950, est indispensable pour remettre quelques pendules à l’heure. L’historiographie académique se voit en effet de plus en plus dominée par la droite. Le rôle de la Résistance se voit ainsi minimisé, voire diabolisé. Tandis que bon nombre de collaborateurs sont présentés comme des gens honnêtes, victimes de coercition par les Allemands. Corriger le tir est donc primordial, surtout dans le contexte politique actuel qui voit des mouvements fascistes remonter à la surface. Mais qui voit aussi des gouvernements dit démocratiques liquider l’Etat-Providence et l’héritage de la Résistance… (IGA)


Dans son livre le plus récent, «La Non-épuration en France de 1943 aux années 1950 », l’historienne Annie Lacroix-Riz affronte la vision falsifiée de la Libération du pays en 1944-1945 – et ses conséquences – telle qu’elle a récemment évolué vers une historiographie « académique » de plus en plus dominée par l’aile droite du spectre politique. Cette vision devenue dominante dans l’appareil universitaire est très critique à l’égard de la Résistance et, à l’inverse, plutôt indulgente à l’égard de la collaboration. On y prétend, par exemple, que la Résistance était généralement inefficace, de sorte que la France devait sa libération presque exclusivement aux efforts des Américains et des autres Alliés occidentaux – ces derniers appuyés par les forces des «Français libres» de de Gaulle – qui débarquèrent en Normandie en Juin 1944. De plus, il y est prétendu que la Résistance aurait saisi l’opportunité offerte par la libération de commettre toutes sortes d’atrocités, y compris des meurtres et la « tonte » publique de jeunes femmes innocentes qui coupables de «collaboration horizontale», c’est-à-dire , ayant eu des relations amoureuses avec des soldats allemands. Cette «épuration sauvage» des collaborateurs y est présentée comme un nouvelle période de «terreur», orchestrée par les communistes, vrais ou faux membres de la Résistance, pour tenter d’atteindre d’atroces objectifs révolutionnaires.[...]

La suite ici :https://www.investigaction.net/fr/de-petain-a-macron-de-la-resistance-aux-gilets-jaunes/

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 04:36

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 16:11

Cet article est reposté depuis NBH-pour-un-nouveau-bloc-historique.over-blog.com.

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 16:02

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 15:33
 Xi Jinping - Un dirigeant communiste s'adresse aux survivants de la Longue marche en 1935- Xi Jinping - Un dirigeant communiste s'adresse aux survivants de la Longue marche en 1935-

Xi Jinping - Un dirigeant communiste s'adresse aux survivants de la Longue marche en 1935-

Extraits

CRI – China International Radio 

Aujourd’hui, 1er juillet, le Parti communiste chinois (PCC) a 99 ans. Au début, le Parti ne comptait que 50 membres, aujourd’hui il a près de 92 millions de membres. De nos jours, c’est déjà le plus grand parti au monde au pouvoir. Rester toujours humble, prudent, pas arrogant et pas impétueux et persévérer dans un travail acharné et l’esprit de réforme et d’innovation sont les secrets du développement et du succès du PCC.

Le 31 octobre 2017, Xi Jinping, accompagné du nouveau groupe de direction du PCC, a visité Shanghai, le siège du premier congrès du parti, et Jiaxing, province du Zhejiang, lieu de naissance du parti, pour passer en revue l’histoire de la construction du Parti et revoir le serment d’adhérer au Parti. [...]

 

JEAN CLAUDE DELAUNAY REAGIT DEVANT LA SURPRISE DES USA DÉCOUVRANT QUE LA CHINE EST COMMUNISTE

Ces individus estiment que tout est idéologie. Comme ils ont appris, depuis Gustave le Bon, à manipuler avec succès les opinions publiques et les désirs de consommation, ils se croient en mesure de tout contrôler. La science sociale est pour eux manipulation. Elle n’est pas d’abord et fondamentalement observation, repérage des faits, théorisation, contrôle par la pratique. Je crois que nous devons, nous, marxistes, tirer en permanence leçon de leurs erreurs. Le marxisme, c’est sans doute la lecture des auteurs. Mais c’est, à mon avis encore, l’observation simultanée de la société, et la mise en œuvre de tout ce qui en découle au plan de la méthode scientifique. Évidemment, l’observation dont je parle est une forme très pointue de l’observation.

Je vais rappeler deux séries de faits auxquels l’article que publie Danièle Bleitrach me font penser.

La première série, ce sont des dates. Entre 1989 et 1992, soit dans un intervalle de 4 ans, il me semble, a postériori, que l’histoire du monde contemporain s’est condensée.

1989 : révolte étudiante, surtout à Beijing.
1989 : chute du mur de Berlin
1989-1991 : disparition des démocraties populaires d’Europe centrale
1991 dissolution de l’URSS
1992 réunion du comité central du PCC et promotion du concept “d’économie de marché socialiste”
1992 signature du Traité de Maastricht

[...]

L'intégralité sur le blog de Danielle Bleitrach : https://histoireetsociete.com/2020/07/01/le-parti-communiste-chinois-fete-ses-99-ans-et-j-cl-delaunay-nous-parle-du-socialisme-de-marche/

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 14:52
Manifestation i Stockholm 14 december.

Manifestation i Stockholm 14 december.

Une quarantaine d'organisation de défense des droits ont publié une lettre ouverte au gouvernement britannique pour exiger la libération de Julian Assange et le blocage de l'extradition étasunienne qui équivaut selon elles à une «condamnation à mort» Les pétitions et les lettres ouvertes se multiplient à travers le monde pour exiger la libération sans condition du fondateur de Wikileaks, emprisonné à Londres, dans l'attente de son procès en extradition vers les Etats-Unis où il risque 175 ans de prison pour avoir publié, par le truchement de lanceurs d'alerte, des documents de l'armée américaine, dans lesquels sont exposés ce qui s'apparente à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement britannique et plus particulièrement à Robert Buckland, secrétaire d'Etat à la Justice, une quarantaine d'organisations de défense des droits appellent, ce 3 juillet, à la libération immédiate de Julian Assange et à bloquer son extradition vers les Etats-Unis. [...]

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/76547-40-organisations-demandent-liberation-immediate-julian-assange-gouvernement-britannique

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 14:50

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