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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 09:45

UE

L’abstention est la donnée majeure du scrutin du 7 juin dernier.
En France, 60% des
électeurs ont boudé les urnes et si l’on ajoute à ce nombre celui des bulletins blancs ou et nuls, on constate que 2 citoyens sur 3 ont refusé de voter aux élections européennes.

Encore « NON »

à l’Union Européenne

 
 

Une abstention politique

            Un phénomène d’une telle ampleur ne tient pas au goût des Français pour la pêche à la ligne. Il relève d’une attitude éminemment  politique et a une double signification. En s’abstenant massivement, les électeurs ont à la fois dit non à l’union européenne et non à la possibilité de rendre celle-ci plus sociale, plus démocratique, plus pacifique.
             Non à l’union européenne dont ils ont éprouvé la nocivité à mesure que s’amenuisait leur pouvoir d’achat, que s’amplifiaient les licenciements, que se dégradaient les services publics, qu’augmentaient les atteintes aux libertés. Non à ceux qui prétendent que l’action parlementaire peut transformer de l’intérieur cette machine à exploiter en un engin au service des peuples.


Une Europe sociale ?  Mission impossible !

En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005, les électeurs ont voté «  Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’états européens un nouveau traité qui réaffirme «  le respect du principe d’une économie de marché où la concurrence est libre. » La majorité des députés et sénateurs, parti socialiste compris pour la plupart, le ratifie. En second lieu, parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des «  lois » et dirige l’UE. Le conseil européen ( formé par les chefs de gouvernements) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’états français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années.


Rejet majoritaire de l’UE dans les quartiers populaires

Voilà les raisons qui ont conduit les électeurs français à déserter massivement les urnes. Leur abstention n’est autre que le prolongement amplifié de leur Non déjà prononcé contre les accords de Maastricht et poursuivi majoritairement contre le projet de constitution européenne. Au regard de cet enseignement majeur, les résultats électoraux ne signifient pas grand chose. Si l’on considère que le nombre des abstentions est plus important là où résident en masse les travailleurs et les foyers aux revenus modestes, on ne s’étonne pas de ce que le verdict électoral soit favorable à la droite. Cette dernière n’a pourtant pas de quoi pavoiser puisque toutes tendances réunies, elle ne représente que 10% de l’électorat. Par ailleurs, bien loin d’être synonyme de passivité, l’ampleur de l’abstention ne compromet en rien le nécessaire développement des luttes futures pas plus qu’elle ne préfigure les résultats des consultations électorales à venir.


Pas de quoi pavoiser pour Sarkozy : 10% des inscrits

Cependant Sarkozy ne manque pas de crier victoire et de prétendre que les électeurs ont majoritairement soutenu sa politique. Ceci d’autant plus aisément que le Modem, le PS et les partis de gauche ont mené campagne contre la politique gouvernementale, accusant les partisans de l’abstention de faire le jeu de Sarkozy et espérant ainsi mobiliser un électorat qu’ils savaient réfractaire à l’Union Européenne.


Toujours sourds

Cela dit, tout porte à croire que dans leur ensemble, les partis politiques demeureront sourds à cette énorme condamnation de l’Europe qu’est l’abstention. Soucieux de compter leurs élus, de se redonner une virginité électorale en changeant d’étiquette ou d’alliance, d’imaginer des tactiques politiciennes afin d’améliorer leur score lors des futures élections, ils privilégient leurs intérêts partisans au détriment de la cause du peuple. Servir cette cause, c’est œuvrer au développement des luttes pour le progrès social et démocratique dans une France débarrassée du carcan  de l’Europe et donc libre de développer avec toutes les nations du monde sans restriction des coopérations économiques, politiques et culturelles réciproquement avantageuses. C’est à quoi les militants d’Action Communiste-Rouges-vifs s’emploient. Rejoignez-les !


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 09:12

UE

NON A L’UNION EUROPEENNE !

 

Pour accroître leurs profits les grands patrons, avec l’aide des politiques de droite et de gauche, ont inventé l’Union Européenne en visant quatre objectifs : conquérir de nouveaux marchés, abaisser le coût du travail, limiter le rôle des parlements nationaux, affaiblir les luttes syndicales et politiques et mettre les peuples sous tutelle américaine.


Une machine de guerre contre les conquêtes sociales

L’histoire de l’Union Européenne, c’est une succession d’attaques contre les salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. En accord avec les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédés, le droit européen a pris le pas sur le droit des peuples. Du même coup les capitalistes ont pu accéder à des gisements de main d ‘œuvre à bas prix au nom de la libre circulation des personnes et des biens. Partout, le droit du travail est remis en cause et la cour de justice européenne donne raison aux employeurs qui appliquent le droit du pays d’origine et non les conventions collectives nationales aux travailleurs venus d’Europe de l’Est.


les profits pour seul objectif

L’Europe capitaliste laisse les mains libres aux financiers et aux spéculateurs. Ainsi au nom de la libre concurrence et du libre marché, les capitalistes se sont vus offrir des pans entiers de notre patrimoine national : privatisations de Renault, de l’énergie, des transports, des banques, des services publics …

Et maintenant, comme à EDF, pour enrichir les actionnaires, les patrons et le pouvoir refusent d’augmenter les salaires. Des licenciements sont programmés chez Total, Renault, EMT, Plastic Omnium, Autoliv (Saint-Etienne du Rouvray) et dans le secteur de la chimie. Des suppressions de postes sont annoncées à la Caisse d’Epargne, dans l’Education nationale, dans les services publics… Des délocalisations sont prévues à Aérazur. Des menaces de fermetures pèsent sur Ifrachem à Caudebec les Elbeuf. Au-delà des licenciements c’est le travail qui disparaît en France. C’est l’avenir des jeunes et de la France qui est menacé.


Mettre au pas les peuples les plus combatifs

Mettre les pouvoirs politiques inféodés au capitalisme à l’abri des revendications sociales et démocratiques que les peuples pourraient exprimer, voilà une autre raison d’être de l’Union Européenne ! En subordonnant l’autorité nationale aux pouvoirs européens, en coupant les volontés citoyennes des centres de décisions, les capitalistes ont trouvé le moyen d’assurer la survie de leur système de profits. Le rapport des forces risquant de remettre en cause leurs intérêts dans les pays les plus combatifs est ainsi noyé dans un magma européen qui leur assure la sécurité au travers d’un rapport de forces se limitant à l’alternance droite/PS.


Le cheval de Troie de l’OTAN

Enfin, contrairement à ce qu’affirment ses partisans, l’UE est loin d’être un contrepoids à l’hégémonie américaine. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la commission européenne, l’UE relance les dépenses militaires et la course aux armements. Elle est complètement inféodée à l’OTAN, qui intervient partout pour sauvegarder les intérêts américains et capitalistes. Et Sarkozy fait entrer la France  sous son commandement.


Elections européennes : Un scrutin de dupes

Le vote est doublement illusoire. En premier lieu parce que le vote des Français n’est pas respecté. En 2005 les électeurs ont voté « Non » au traité constitutionnel. Qu’importe ! Sarkozy signe avec les autres chefs d’Etat européen un nouveau traité qui réaffirme « le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre ». La majorité des députés et sénateurs, PS compris pour la plupart, le ratifie.

En second lieu parce que le parlement européen n’a aucun pouvoir législatif. Seule la commission européenne, formée de technocrates nommés par les gouvernements, propose des « lois » et dirige l’UE. Le conseil européen

( formé par les chefs de gouvernement) définit les orientations de politique générale de l’Europe. Toutes les directives européennes ont donc été voulues par les chefs d’Etat français qui se sont succédés depuis des dizaines d’années!


Combattre l’UE, développer les coopérations internationales

La politique de Sarkozy-Fillon, c’est la politique de l’Union Européenne. Pour obtenir de réelles avancées sociales, pour sauver nos services publics, nos emplois, il faut combattre l’Union Européenne et en sortir pour construire autre chose. Penser que l’on peut prendre des décisions favorables aux peuples dans ce cadre là est une illusion ou un mensonge. Les salariés n’y ont aucun intérêt. Ils peuvent œuvrer à en sortir.

Nous sommes pour l’abrogation de tous les traités européens qui s’opposent à la souveraineté des nations et qui remettent en cause les lois sociales, l’intervention de l’Etat dans l’économie, les services et les secteurs publics. Nous souhaitons que des coopérations réciproquement avantageuses entre Etats remplacent les ententes entre multinationales : transports, projets industriels, recherche : tout cela est trop important pour être laissé aux mains du privé… Nous oeuvrons pour le maintien de la paix et le désarmement.


La voie du changement passe par les luttes

29 janvier, 19 mars : l’ampleur des manifestations reflète la colère des salariés contre la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements, le démantèlement des services publics. En Grèce, en Italie, des révoltes, des mouvements de grande ampleur ont eu lieu également. Ces luttes se sont développées et se sont popularisées dans le cadre national parce que c’est là que les peuples trouvent leurs repères, leurs expériences et leurs racines. Le 1er mai est une occasion, nationale et internationale, de montrer la détermination des salariés contre la politique des multinationales. Mais tout ne sera pas réglé au soir du 1er mai. Des milliers de salariés se battent contre la violence sociale du patronat. En réponse les actions syndicales sont criminalisées, les syndicalistes traités comme de dangereux malfaiteurs. Face à l’union patronat-gouvernement il nous faut faire front tous ensemble, très vite. Il serait dangereux d’attendre les élections puis septembre. Seules des luttes unies, prolongées dans le temps, solidaires sur des objectifs communs, peuvent faire reculer le pouvoir Sarkozy-Fillon.




Voici un bulletin de vote pour dire « NON à l’Union Européenne » !

Découpez-le et utilisez-le le 7 juin !




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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 17:25
Un article de Jean Lévy (Comité Valmy)

ENSEMBLE !

Le 29 janvier 2009 a été marqué essentiellement par le nombre de cortèges syndicaux recensés en France, et les succès que ceux-ci ont rencontré. Dans les plus petites villes jusqu’aux grandes métropoles et à la capitale, plus de 200 manifestations se sont déroulées sur le territoire, totalisant 2.500.000 participants. Du jamais vu, depuis des décennies.

On peut dire que le peuple s’était donné rendez-vous pour clamer haut et fort sa colère, voire son indignation, face à l’offensive de contre-révolution sociale, menée par le pouvoir sarkozien, depuis l’été 2007. Les salariés, les privés d’emploi, les retraités, victimes de cette politique au niveau de leurs conditions de vie - bas salaires, chômage total ou partiel, délocalisations, fermetures d’entreprises décidées ou craintes - ont convergé dans la rue avec les professions du service public, agressées et menacées de démantèlement - éducation, santé, recherche, la Poste - pour, ensemble, crier assez fort afin que leurs voix mêlées atteignent les Renseignements Généraux, les"grandes oreilles" de l’Elysée .

Les médias, peu suspects de connivence avec les manifestants, ne pouvaient pas cacher, ce matin, l’ampleur des cortèges. L’un des quotidiens de province, jouant avec leur "humour" habituel, titrait : "Journée noire...de monde !". La question se pose donc : "Et maintenant ?" Si l’irruption du "privé" (grande distribution, métallos, banques...), dans les grèves était, hier, remarquable, il ne faut pas se cacher que les débrayages étaient encore très minoritaires. L’importance du nombre des intérimaires et des précaires dans les entreprises et la terreur institutionnalisée qui y règne, la généralisation des "fins de mois difficiles" confrontées avec les retenues de salaire pour fait de grève, compliquent la stratégie syndicale. Les arrêts de travail ne peuvent être efficaces que massivement suivis. On peut mesurer l’impact de la législation nouvelle, imposée par le pouvoir dans les transports, concernant l’obligation de se déclarer "gréviste" avec préavis de deux jours : ce sont des minorités qui ont cessé le travail hier à la RATP comme chez les cheminots.

A ce propos, la passivité des directions syndicales, en la matière, pèse lourd aujourd’hui, dans les conflits sociaux. La CGT a laissé faire , fin 2007, sans avoir organisé avec les salariés visés par la loi scélérate, la moindre réaction collective. Donc, aujourd’hui, tous ces facteurs entravent les effets d’un mot d’ordre de grève. Est-ce à dire qu’il faut rejeter cette forme d’action ? Non, bien sûr. La grève généralisée, plus que "générale", demeure le plus efficace moyen de peser sur le pouvoir et le patronat. Faut-il que les travailleurs fasse leur ce mot d’ordre. L’exemple d’une telle grève en Guadeloupe montre qu’il peut paralyser entièrement l’île. Nous n’en sommes pas encore là sur le territoire français. L’urgence, c’est de faire monter encore d’un cran la colère populaire. Il est nécessaire que celle-ci s’exprime dans la durée avec une intensité accrue, avec l’objectif du "Tous ensemble". En clair, la convergence des mécontentements doit s’exprimer dans la convergence des luttes.

Lundi 2 février, les sept confédérations syndicales doivent faire le point après la journée du 29 janvier et décider des formes de l’action à mener sans attendre. Il ne faut pas jurer que telle ou telle organisation ne prenne prétexte d’une future entrevue avec Nicolas Sarkozy, pour retarder l’échéance des actions à venir. La CFDT et Chérèque pourraient à nouveau jouer le rôle de "briseur d’unité". Elle en a l’habitude. Aujourd’hui, l’état d’esprit de larges couches de la population, manifestant en masse, jeudi dernier, doit prévaloir sur la recherche à tout prix de l’unité syndicale "au sommet". Des centaines et des centaines de milliers de salariés attendent "la suite". Il faut répondre à leur attente. Et pourquoi pas une "montée à Paris" un samedi de février ? Mais, les mots d’ordre centraux et nationaux, s’ils sont utiles pour fédérer les mécontentements, ne sont pas les seuls à envisager, surtout dans la perspective de la durée. Des rassemblements locaux interprofessionnels répétés dans une localité, dans un quartier, sont du domaine des possibilités. Il faut réfléchir à unir les centre-villes et les cités.

Pensons-y : pour exprimer la solidarité avec le peuple palestinien, des dizaines de milliers de manifestants, venus des banlieues, ont sillonné Paris des samedis durant. La grande majorité d’entre eux, était d’origine maghébine. Nous ne les avons pas retrouvés de la Bastille à l’Opéra, le 29 janvier. Pourtant, ce sont des salariés comme ceux qui ont défilé, avec les mêmes colères et les mêmes revendications, et souvent, en plus, d’autres raisons d’avoir "la rage". Il faut réunir l’ensemble des travailleurs, les uns avec les autres. C’est la condition de la victoire !

Jean Lévy
Comité Valmy
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 14:42
Du blocus à l'assassinat collectif


L'armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l'armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.

Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l'Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l'armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d'électricité, de médicaments, de matériel scolaire. Moins d'un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L'aéroport et le port ont été détruits avant même d'avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une «punition» collective impitoyable pour avoir «mal» voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L'occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme de l'ONU.

Il n'y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l'oppression.

Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n'y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d'affronter la réalité de l'occupation, aboutissent à l'impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix.

L'Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L'UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l'ONU pour faire cesser l'agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza.

BN de Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix
le 27 décembre 2008
Sur le site de Michel Collon
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 13:18
Naboléon...

Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel. Mais, hélas ! Cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime
la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.

Victor Hugo, Napoléon le petit, 1852.
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 17:00

Chirac a privatisé les profits de Renault. Ghosn demande des investissements de l'Etat mais veut garder les profits ! Ce détournement de fonds publics vers les actionnaires est intolérable et industriellement suicidaire.


IL FAUT RENATIONALISER RENAULT !


6000 travailleurs sacrifiés en Europe pour les profits et la “ compétitivité ”. 1000 pour Renault Sandouville ! Les actionnaires ont pourtant déjà touché 917 millions d’euros en 2008.

Avec l’accord de Sarkozy (l’Etat possède une minorité de blocage de 15%), Carlos Ghosn liquide le secteur de recherche, Sandouville, les équipementiers comme EMT et délocalise en Roumanie et en Inde. Dernièrement, au prétexte de la crise financière, il annonce une réduction de la production de 25%  et fait du chantage à l’emploi pour obtenir des subventions publiques.

Nous voulons qu’à argent public corresponde gestion publique et contrôle des salariés sur cette gestion. Nous voulons la renationalisation de Renault.

Les objectifs doivent être réorientés : garantir l’emploi, relancer la recherche et la production de petites voitures, favoriser la relocalisation et la vente des voitures produites en France (notamment par des mesures protectionnistes ciblées). Nous proposons également que Renault diversifie la production de ses sites. Le produit unique (Laguna) a montré sa nocivité pour les salariés de Renault Sandouville.


Renault en crise et crise financière : le mal vient du capitalisme.


Il faut casser le cercle vicieux – baisse de la consommation, endettement des familles, baisse de la production - et par conséquent augmenter les salaires.

Les centaines de milliards d’euros accordés aux banques serviraient plus efficacement la croissance et la sortie de crise s’ils permettaient d’augmenter les salaires et leur partie socialisée (sécurité sociale, retraites).

Action Communiste


Chirac a privatisé les profits de Renault,
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 16:44
PARLER UN LANGAGE DE VERITE


C’est au début des années 80 que les états capitalistes, qu’ils soient gouvernés à droite ou à gauche, se sont attaqués aux protections et garanties collectives conquises par les peuples durant le 20è siècle L’énorme croissance financière accumulée par la baisse des salaires, l’augmentation de l’intensité du travail par la flexibilité du travail et des revenus salariaux, a crée d’énormes empires économiques et financiers. Ceux-ci exigent des rendements de leurs capitaux de plus en plus élevés. Ils ont appauvri les peuples concernés, jusqu'à provoquer la spirale spéculative que l’on connaît aujourd’hui Ces féodalités et les fortunes familiales qui les entourent ne sont pas inquiétées. Certes des actifs sont provisoirement dévalorisés, mais elles comptent sur les états majors politiques pour retrouver dans un court délai une situation encore florissante. Quant aux peuples et aux classes ouvrières, ils sont soumis à un pilonnage idéologique destiné à propager la peur pour éviter leurs interventions.

Tout le monde parle de « Crise » comme si nous étions face à un phénomène fatal, cyclique sans explication sauf peut être dans l’irresponsabilité de quelques dirigeants de banques Le rôle des états majors de gauche et syndicaux est donc de revenir sur les causes fondamentales, sur l’origine de la perversion capitaliste et des choix politiques qui, il y a 25 ans, l’ont favorisé. On pense au Reganisme, au Thatcherisme, au Blairisme, à Helmuth Schmitt, bref à tous ces modèles qui ont fasciné nos « Elites » françaises jusqu'à les voir se vautrer dans une alternance droite/gauche, véritable consensus de la pensée unique désignant les coûts salariaux ennemis numéro un de la croissance pendant 25 ans. Le rôle des états majors de gauche et du mouvement syndical serait d’éclairer le monde du travail sur ce qui s’est passé car lorsque l’on connaît les causes du mal on est en meilleures conditions pour agir en confiance.

Dire la vérité c’est travailler sans attendre pour créer les conditions à des interventions de grande envergure, plus fortes, plus exigeantes qu’en 1936 et 1968. Un risque existe en effet, qu’en l’absence de telles interventions populaires notre pays et son peuple connaissent un nouvel appauvrissement et un recul de civilisation. La situation exige une forte remontée, en France, des dépenses de salaire de plus de 30%, des dépenses de qualification et de formation, d’éducation et d’équipements. Elle exige des pouvoirs de décisions pour les 25 millions de salariés qui sont exclus de toutes les institutions ou se décident les choix (Banques, multinationales, parlements, chambres de commerce). J’ai bien dit « POUVOIRS DE DECISION » et non droits d’intervention, ou de contrôle, autant de gadgets avec lesquels on donne l’impression de démocratiser pour ne rien changer et obtenir ainsi le consensus du monde du travail aux choix de régression sociale. Plus les dépenses sociales sont élevées dans les richesses crées dans une entreprise et au sein d’une nation moins il y a place pour la constitution de financements spéculatifs et mercantiles.

On peut dans ces conditions envisager une croissance utile et efficace. Or depuis le début des années 1980 jusqu’à nos jours, chaque année180 milliards d’euros (1200 milliards de francs ) ont été puisés dans les revenus du travail pour aller grossir les revenus de la propriété privée et des entreprises. C’est à peu près la somme que les salariés et les familles avaient réussi à faire basculer en leur faveur chaque année à la suite du grand mouvement social de mai 68 et des luttes qui ont suivi. Quand la gauche est arrivée au gouvernement en 1981, elle a mis en œuvre quelques mesures sociales positives. Mais elle a nationalisé de grands groupes bancaires et industriels à la direction desquels les représentants des salariés furent ultra minoritaires et sommés d’accepter les critères de gestion capitalistes en vigueur sous peine de sanctions.

Deux ans plus tard, en 1983, face aux contraintes dites « extérieures » comme le déficit des échanges commerciaux, ou l’hémorragie des capitaux le gouvernement de gauche décrète un plan de rigueur sociale au lieu d’en appeler à l’intervention populaire sous toutes ses formes pour s’attaquer aux gâchis et détournements financiers capitalistes. Ce fut le départ d’une déréglementation sociale contre les travailleurs, et d’une déréglementation financière, bancaire et fiscale pour les possesseurs de gros capitaux. Elles furent ininterrompues jusqu’à nos jours. Accentuées, aggravées par les gouvernements de droite et de gauche farouchement secondé par Bruxelles avec le traité de Maastricht et l’avènement d’un euro surévalué pour faire pression sur les « masses salariales et les dépenses sociales ». Au moment ou des congrès se préparent à gauche et dans le mouvement syndical, ou des débats ont lieu sur des alliances possibles, sur des propositions de toutes nature, ne serait il pas judicieux de s’adresser au peuple français en lui disant ceci : « Nous sommes coupables des renoncements dans cette époque et voilà ce que nous entendons faire pour qu’il ne se reproduisent plus et pour qu’en toutes circonstances le peuple et les salariés aient leur mot à dire, y compris le droit de démettre de leurs fonctions les dirigeants politiques et économiques en place » Voilà un langage de vérité que beaucoup de femmes et d’hommes de gauche attendent.

Dans cette situation de turbulences financières et d’inquiétudes sur l’avenir il serait grave de spéculer sur « la mémoire courte » des français afin de leur repasser un plat qu’ils n’ont pas digéré. Ils se souviennent de la désindexation des salaires, de l’évolution des prix (Acquise dans les années 68) qui ouvrit la porte à la longue dégringolade du pouvoir d’achat. Ils se souviennent des atteintes au code du travail qui permirent par exemple la réalisation d’accords d’entreprises se situant en dessous de la législation, parce que signés par des syndicats minoritaires et imposés à la majorité. Ils se souviennent de la libéralisation des prix, de la levée du contrôle des changes et du refus des banques nationalisées de soutenir des industries comme la machine outil, le textile, les chantiers navals ou la sidérurgie. Enfin la « Modération » salariale de la loi Aubry qui s’est traduite dans des milliers d’entreprises faiblement organisées par une baisse des salaires et du paiement des heures supplémentaires et par une intensité plus forte du travail faute d’embauches nouvelles, qui ne s’en souvient pas ?

Préparer des mouvements de grandes envergures tout au long desquels on favorisera le débat sur les perspectives, sur les solutions radicales, révolutionnaires, à mettre en œuvre, voilà la tâche de l’heure. Elle n’est pas à penser, à décider à la place des intéressés. C’est dans la résistance que se construira la perspective et non dans l’élaboration de construction bureaucratique du type « pôle financier bancaire » ou de règles plus « morales » mieux « régularisées » à cent lieues de la compréhension et de l’intervention populaire et emprisonnées dans la logique d’exploitation de l’homme par l’homme. Ceci on connaît, et on a déjà donné.

Aimé Halbeher
(repris de "Combat-contact")
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 12:25

Après avoir nié son existence même, plus personne ne minimise l'ampleur de la crise. Il est vrai qu'avec les faillites de deux des principales banques d'affaires aux USA, des nombreuses autres qui se préparent, des centaines de milliards de fonds douteux détenus par les banques, d'une récession aux conséquences ravageuses pour l'emploi, il est bien difficile de nier l'évidence. Du coup, le débat se déplace sur l'origine et les causes de cette crise. À en croire les « spécialistes » de l'économie, ceux qui défendent becs et ongles le capitalisme, l'origine de cette crise prend sa source dans le capitalisme financier cette verrue du capitalisme industriel  qui aurait la fâcheuse tendance à réaliser des profits sur le dos des producteurs de biens et de services. Ainsi Sarkozy, enfourchant cette thèse, vient de se livrer à l'ONU à un exercice de bravoure qui mérite d'être souligné. Il se prononce pour la moralisation du capitalisme, l'adoption de règles universelles de bonne conduite et même pour des sanctions à l'encontre des responsables. Ainsi, il y aurait un bon capitalisme et un mauvais. En  stigmatisant le capital financier, qui en tremble d'effroi, il s'agit de sauver l'idée que la seule société c'est le capitalisme tout court qui ne peut être que bon. Cela nous ramène donc à la question centrale : « quelle est l'origine de la crise, son ampleur et comment en sortir ? ».

L'origine de la crise, qui touche au cœur même du système - les USA -,  prend sa source dans la suraccumulation de capital qui ne trouve pas d'emploi à des taux de profit jugés suffisants par les détenteurs du capital. Ce phénomène qui a pris une ampleur inconnue jusqu'alors n'est pas dans son principe nouveau. Le capitalisme en a déjà connu, rappelons la crise de 1929 et les conséquences tragiques qui en ont découlé. Le système bancaire n'est qu'un instrument financier du capitalisme. Rechercher les causes dans ce segment du système revient à nier que le développement même du capitalisme repose sur l'exploitation du travail salarié et demande pour réaliser la plus-value un système de marché dans lequel le capital est lui-même est une marchandise, sinon à quoi serviraient les bourses de cotation ? La crise est donc intrinsèque au système, elle est une crise du système capitaliste dans son ensemble.

Quelle en est la profondeur ? Cette question est difficile à apprécier. Si l'on en juge par les milliers de milliards qui sont en jeu, et cela semble bien-être la partie apparente de l'iceberg, par les tensions sur les cours des matières premières, par la récession qui touche de nombreux pays dont les USA, il est possible de dire que sans nul doute nous sommes à un moment d'approfondissement de cette crise. Ce processus est à l'œuvre dans le système économique mondial depuis plusieurs décennies et prend tout à coup une telle ampleur que des économistes américains (voir le journal « Les Echos » du 25-09-2008) prédisent une décélération drastique de l'activité économique mondiale avec les conséquences humaines que l'on peut imaginer. Pourtant dans le même temps, on assiste à un développement du capitalisme dans le monde et tout particulièrement en Asie. Cette crise dans un Monde où les tensions s'exacerbent pour le contrôle des sources d'énergie, d'eau et des matières premières est porteuse de dangers d'affrontement ce d'autant que l'impérialisme assoit sa puissance sur sa capacité militaire.

Face à cette situation, deux attitudes fondamentales sont possibles. La première qui va de Strauss-Kahn directeur du FMI à G. W. Bush en passant par Sarkozy consiste à faire payer la note aux salariés par des plans de rigueur extrêmes. Certes les uns et les autres peuvent se différencier sur des aspects techniques du processus, mais tous  veulent se porter au secours du capitalisme. Il en est de même de ceux qui pensent qu'un simple rééquilibrage de la répartition de la plus-value serait susceptible de redonner des marges de manœuvre. La seconde, c'est la nôtre, organiser la lutte à partir des besoins des salariés pour abattre le système capitaliste lui-même et lui substituer une société socialiste de coopération des producteurs capables de répondre aux besoins de l'ensemble de l'humanité.

source : «communistes» 



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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 14:47
  1. Quand l’URSS, avec Kroutchev avait voulu implanter des lance-fusées sur Cuba, le tollé avait été général. Mais quand l ‘Europe a donné son feu vert à Washington pour l’installation de lance-fusées en Pologne et pour l’élargissement de l’OTAN à l’Est, le mutisme a été total. La Russie n‘est-elle pas en droit de penser que l’impérialisme américain tente de la cerner militairement ?

     

  2. Dans les années 80, au nom des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, les USA ont soutenu les intégristes talibans contre l’intervention militaire soviétique en Afghanistan. Aujourd’hui, ils occupent militairement ce pays avec les forces de l’OTAN afin de chasser leurs alliés d’hier sous prétexte de « lutte contre le terrorisme ».

     

  3. Prôner le droit à l’autodétermination des peuples contre le respect des frontières, c’est violer le droit international. Les USA et l’Europe l’ont fait en reconnaissant l’indépendance du Kosovo après avoir avec l’OTAN bombardé la Serbie sans mandat de l’ONU. En vertu de quel principe s’opposent-ils aujourd‘hui à l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkazie et condamnent-ils l’intervention de la Russie ?

 

Trois exemples qui montrent, s’il en était besoin, que la volonté des USA et de leurs alliés de s’assurer le contrôle des régions qui détiennent les ressources en gaz ou en pétrole ou qui conditionnent l’acheminement de ceux-ci est telle qu’ils n’hésitent pas à bafouer les principes qu’ils érigeaient hier en vertu et à créer les conditions d’un conflit majeur.

Jean Miermont

 

 

1- Quand l’URSS, avec Kroutchev avait voulu implanter des lance
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 14:20
 Appel autour de la venue de Benoit XVI en France
 

Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l'idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.
 En tant que chef d'un État, Benoît XVI ne mérite guère l'enthousiasme d'une démocratie laïque et égalitaire.
 A la tête d'un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d'observateur permanent à l'ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l'Organisation de la Conférence islamique.
 En tant que leader religieux, Benoît XVI est un pape ultraconservateur et liberticide. Sa vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l'Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l'esprit moderniste de Vatican II. Il n'y a vraiment pas là matière à révérence. Mais c'est l'affaire des croyants.
 En tant que citoyens laïques, notre vigilance est ailleurs. Nous tenons à profiter de cette visite en France pour dire et redire notre refus de la « laïcité positive », un terme utilisé par Benoît XVI puis revendiqué par Nicolas Sarkozy, dans son livre « La République, les religions et l'espérance », et plus encore dans ses discours présidentiels de Latran et Ryad.
 Comme l'immense majorité des Français, nous sommes attachés à la laïcité sans adjectif. C'est à dire à une laïcité qui distingue bien la sphère de la puissance publique de la société civile et de la sphère privée. Cette séparation tient sagement à distance le politique du religieux, dans l'intérêt des deux.
 Nous refusons l'évolution de cette laïcité vers une religion civile à l'américaine, le subventionnement public des lieux de culte, ainsi que l'assouplissement de la vigilance envers les sectes.
 Nous appelons au contraire à une vigilance vis-à-vis de tous les intégrismes. Cette vigilance passe par une revalorisation du lien social sur un mode laïque, un soutien aux associations de quartier luttant pour le vivre ensemble et la défense de l'école publique. Nous le disons sans détour : dans la transmission des principes de la République, le curé, le pasteur, le rabbin ou l'imam ne pourront jamais remplacer l'instituteur.
 
Nous ne pensons pas, comme le chef de l'État, que le plus grand mal des banlieues soit d'être devenues des « déserts spirituels », mais d'être devenues des ghettos souffrant d'un ascenseur social bloqué, de la flambée des prix immobiliers, du recul des services publics et du manque de mixité sociale.
 Nous n'avons pas la prétention de croire, comme lui, que « Dieu est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme ». Mais nous sommes sûrs d'une chose, pour fondamentale qu'elle soit, la question spirituelle ne nous semble pas relever des missions du chef de l'État, dont le rôle est plutôt de s'occuper de la question sociale.
 Si le catholicisme fait incontestablement partie du patrimoine culturel de la France, la France n'est plus la « fille aînée de l'Église » depuis quelques siècles déjà, mais une République séparée des Églises. Son objectif n'est pas de veiller à ce qu'un plus grand nombre de Français croient mais vivent mieux, toujours plus libres et plus égaux, ensemble. Telle devrait être la mission que se fixe un président de la République. Telle est notre espérance.
 
 
Pour signer cet appel, utilisez l'adresse ci-dessous :
 

  http://www.manifestepape.info

 
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