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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:58

Le 12 Avril :
Non à la politique austéritaire et au pacte de responsabilité!
Non à l'UE et au capitalisme qui les ont enfantés !

Après le désastre des municipales le PS et Hollande prétendent interpréter le désaveu massif des électeurs comme une invitation à accentuer la politique austéritaire qu’ils veulent mettre en oeuvre plus vite, plus fort.  Pour cela il ont choisi Manuel Valls comme premier ministre. Les députés socialistes, à l’exception de onze d’entre eux, ont voté la confiance  à Manuel Valls. Tout comme la majorité des Verts.  La fronde, orchestrée par les médias n’était donc qu’un artifice destiné à tromper les électeurs de gauche qui avaient déserté les urnes ou fait d’autres choix. Les députés communistes ont voté contre. Enfin.

Tout changer pour que rien ne change
En réalité ils feignent de tout changer pour que rien ne change.  Les socialistes-libéraux ne remettent en cause ni la mondialisation capitaliste, ni l’intégration européenne. Or c’est ce qu’il faudrait changer pour répondre aux attentes des salariés, des agriculteurs, des petites entreprises.  Contrairement à ce qui dit un responsable du PCF, Valls ne « boxe » pas « contre son camp », il a choisi son camp , tout comme les dirigeants du PS: celui de la droite et des patrons.  On se demande bien pourquoi la droite a voté contre.  C’est son programme.
Ce que Sarkozy n’avait pas osé faire, Manuel Valls le propose : il a eu beau  répéter plusieurs fois « ouvriers » ou « employés », ce sont les patrons qu’il satisfait: exonérations des cotisations salariales, réduction des dépenses de l’Etat, de la sécurité sociale, des collectivités locales.  Il va tuer la sécurité sociale et les services publics.  C’est ce que le Medef voulait, mais il n’a pas encore assez de profits et "reste sur sa faim"…   Alors, la prochaine fois, qu’est-ce que le gouvernement va encore concéder  au grand patronat ?
Pas un mot sur le coût du capital, sur les 312 milliards de revenus financiers non soumis à la cotisation sociale, sur les 50 milliards d’exonérations de cotisations patronales, sur les 30 milliards récemment donnés aux patrons en faisant sauter les cotisations familiales, pas un mot sur les 100 milliards d’évasion fiscale.

Ni démocratie, ni justice
Décidément, il n’y a ni démocratie ni justice dans ce système capitaliste où l’État ménage les patrons voyous et traite en délinquants des syndicalistes luttant pour l’emploi.
Les hypocrites  – UMP-PS-UDI-Modem- pleurent tous en chœur sur la désertion des urnes et la montée du FN mais ils font tout pour cela.  Les votes des électeurs sont traités par le mépris.  2005, vote non à la politique européenne : elle est appliquée de force. 2012, la politique de Sarkozy est rejetée : les socialistes l’aggravent.  En Mars 2014, grève des urnes et désaveu cinglant de la politique de Hollande : le plus droitier des ministres socialistes est appelé pour renforcer la politique d’austérité !

« Ni Dieu, ni César, ni tribun,
C’est nous le droit, c’est nous le nombre ».
Ils ont décidé, à droite comme dans le camp socialiste, de ne pas tenir compte de nos votes ou de notre abstention.  Les salariés ne peuvent compter que sur eux-mêmes.  Nous ne serons entendus que si nous nous retrouvons dans les luttes contre cette politique européenne austéritaire.  Unis fortement contre ces dirigeants, nous pouvons beaucoup.  Nous n’avons que faire d’hommes ou de femmes providentiels qui détournent les votes des électeurs.  Ne sommes-nous pas capables de faire ce qui a été fait en 1936 ou en 1968 ?  Ne sommes-nous pas capables de bloquer l’économie pour faire rendre gorge à ceux qui nous saignent ?  Contre la dictature européenne, contre l’absence totale de démocratie, il ne nous reste que les luttes sous toutes les formes. 

 

Le 12 avril, nous marcherons contre le pacte de responsabilité

Nous dirons "non" à l'austérité européenne et à l'UE

Nous disons également non à la criminalisation de l’action syndicale dont sont victimes tant de syndicalistes qui refusent l’ordre capitaliste européen. Nous voulons que nos régions, notre pays soit réindustrialisés. Nous refusons cet euro qui casse nos acquis sociaux, nos services publics, nos entreprises nationales.

Dans ces conditions, il faut cesser de vanter une illusoire « Europe sociale » qui paralyse les luttes et l'action politique. Pour échapper au choix entre le PS européiste et le FN faux patriote,  nous appelons à dire non à la mondialisation capitaliste et à l’intégration européenne qui ont enfanté l’austérité européenne. La France doit sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.  C'est le voeu de nombreux salariés, ouvriers ou employés.  C’est la seule voie pour créer les conditions de rupture avec la domination capitaliste, c’est la seule chance de nous en sortir.  Dans une France indépendante les citoyens français pourront décider souverainement de leur avenir, de la société qu'ils veulent.  Et pour contrôler durablement leur vie, l'économie, élargir les services publics, démocratiser en profondeur les institutions, c'est une société socialiste, autogestionnaire, à la française qu'il leur faudra construire.

Action Communiste

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:28

Le 12 Avril :

Non à la politique austéritaire et au pacte de responsabilité! 

Non à l'UE et au capitalisme qui les ont enfantés !

 

Après le désastre des municipales le PS et Hollande prétendent interpréter le désaveu massif des électeurs comme une invitation à accentuer la politique austéritaire qu’ils veulent mettre en oeuvre plus vite, plus fort.  Pour cela il ont choisi Manuel Valls comme premier ministre. Les députés socialistes, à l’exception de onze d’entre eux, ont voté la confiance  à Manuel Valls. Tout comme la majorité des Verts.  La fronde, orchestrée par les médias n’était donc qu’un artifice destiné à tromper les électeurs de gauche qui avaient déserté les urnes ou fait d’autres choix. Les députés communistes ont voté contre. Enfin.

Tout changer pour que rien ne change

En réalité ils feignent de tout changer pour que rien ne change.  Les socialistes-libéraux ne remettent en cause ni la mondialisation capitaliste, ni l’intégration européenne. Or c’est ce qu’il faudrait changer pour répondre aux attentes des salariés, des agriculteurs, des petites entreprises.  Contrairement à ce qui dit un responsable du PCF, Valls ne « boxe » pas « contre son camp », il a choisi son camp , tout comme les dirigeants du PS: celui de la droite et des patrons.  On se demande bien pourquoi la droite a voté contre.  C’est son programme.

C'est le Medef qui est content

Ce que Sarkozy n’avait pas osé faire, Manuel Valls le propose : il a eu beau  répéter plusieurs fois « ouvriers » ou « employés », ce sont les patrons qu’il satisfait: exonérations des cotisations salariales, réduction des dépenses de l’Etat, de la sécurité sociale, des collectivités locales.  Il va tuer la sécurité sociale et les services publics.  C’est ce que le Medef voulait, mais il n’a pas encore assez de profits et "reste sur sa faim"…   Alors, la prochaine fois, qu’est-ce que le gouvernement va encore concéder  au grand patronat ?
Pas un mot sur le coût du capital, sur les 312 milliards de revenus financiers non soumis à la cotisation sociale, sur les 50 milliards d’exonérations de cotisations patronales, sur les 30 milliards récemment donnés aux patrons en faisant sauter les cotisations familiales, pas un mot sur les 100 milliards d’évasion fiscale.

Ni démocratie, ni justice

Décidément, il n’y a ni démocratie ni justice dans ce système capitaliste où l’État ménage les patrons voyous et traite en délinquants des syndicalistes luttant pour l’emploi.

Les hypocrites  – UMP-PS-UDI-Modem- pleurent tous en chœur sur la désertion des urnes et la montée du FN mais ils font tout pour cela.  Les votes des électeurs sont traités par le mépris.  2005, vote non à la politique européenne : elle est appliquée de force. 2012, la politique de Sarkozy est rejetée : les socialistes l’aggravent.  En Mars 2014, grève des urnes et désaveu cinglant de la politique de Hollande : le plus droitier des ministres socialistes est appelé pour renforcer la politique d’austérité !

Ne comptons que sur nous-mêmes

Nous ne devons garder aucune illusion. Ils ont décidé, à droite comme dans le camp socialiste de ne pas tenir compte de nos votes ou de notre abstention.  Nous ne serons entendus que si nous nous retrouvons dans les luttes contre cette politique européenne austéritaire.  Unis fortement contre ces dirigeants, nous pouvons beaucoup.  Nous n’avons que faire d’hommes ou de femmes providentiels qui détournent les votes des électeurs.  Ne sommes-nous pas capables de faire ce qui a été fait en 1936 ou en 1968 ?  Ne sommes-nous pas capables de bloquer l’économie pour faire rendre gorge à ceux qui nous saignent ?  Contre la dictature européenne, contre l’absence totale de démocratie, il ne nous reste que les luttes sous toutes les formes.

 

Il faut cesser de vanter une illusoire "Europe sociale"

Dans ces conditions, il faut cesser de vanter une illusoire « Europe sociale » qui paralyse les luttes et l'action politique. Pour échapper au choix entre le PS européiste et le FN faux patriote, la France doit sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.  C'est le voeu de nombreux salariés, ouvriers ou employés.  C’est la seule manière de rompre avec la domination capitaliste, c’est notre seule chance de nous en sortir.  Nous pourrons ainsi choisir de construire la société que nous voulons, une société socialiste, autogestionnaire, à la française.

 

marche-12avril2014


Marchons le 12 avril contre le pacte de responsabilité-austérité
En conséquence, nous soutenons la marche du Samedi 12 avril, pour dire non à l’austérité, non au pacte de responsabilité.  Toute lutte contre l’austérité européenne est à soutenir.  Mais nous ne nous faisons aucune illusion sur l’UE.  Elle n’est pas réformable.

Nous appelons également  à dire non à la mondialisation capitaliste et à l’intégration européenne qui ont enfanté l’austérité européenne.  Nous disons également non à la criminalisation de l’action syndicale dont sont victimes tant de syndicalistes qui refusent l’ordre capitaliste européen. Nous voulons que nos régions, notre pays soit réindustrialisés. Nous refusons cet euro qui casse nos acquis sociaux, nos services publics, nos entreprises nationales. 

« Ni Dieu, ni César, ni tribun,
C’est nous le droit, c’est nous le nombre ».
 
Action Communiste

 

 

Des départs en cars sont organisés.  Nous avons collecté les horaires.  Il se peut que nous n'ayons pas eu connaissance de tous.  Se renseigner auprès des organisations signataires.

 

ELBEUF: 10 heures, départ place du champ de foire

 

LE HAVRE   

Un départ en car du Havre (9h-Deschaseaux), avec arrêts à Harfleur et au Pont de Tancarville (Renseignements auprès de l'UL CGT du Havre) ou Contact : 02 35 53 10 66

 

DIEPPE (départ 10 H 00 Gare SNCF) : contact : 02 35 84 10 77

ROUEN

  • Maromme      9 H 30
  • Boulingrin   10 H 00
  • Parc Expo    10 H 30

contact : 02 35 07 89 80 ou par mail à : marche12avrilrouen@laposte.net

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 16:55
Lu sur El Diablo

 


sortirUE

 

La Cour de

 

justice de l'Union européenne a confirmé jeudi 3 avril 2014, l'interdiction faite à Paris d'accorder une garantie illimitée d’État à La Poste, en assimilant cette garantie à une aide d'Etat illicite. Décision qui pourrait remettre en cause le statut de la SNCF ou de la RATP.

Cette décision pourrait être lourde de conséquence pour les établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) comme la SNCF, la RATP mais aussi l'Opéra de Paris et la Comédie française, et remettre en cause leur financement. La Cour a confirmé un arrêt du tribunal de l'UE qui, en 2012, avait validé une décision de la Commission européenne selon laquelle la garantie étatique implicite et illimitée accordée à La Poste, du fait, avant 2010, de son statut d'Epic, constituait une aide d'Etat incompatible avec le droit européen. En 2010, Bruxelles avait estimé que le statut d'Epic conférait à La Poste l'équivalent d'une "garantie financière implicite et illimitée" de l'Etat, qu'il la protégeait donc de la faillite et lui procurait un avantage sur ses concurrents.

 

Au nom de la libre concurrence, la Commission avait réclamé la suppression de cette garantie. La transformation de La Poste en société anonyme, le 1er mars 2010, a de fait mis fin au différend. Mais la France a quand même jugé bon d'attaquer sur le fond la décision de Bruxelles, arguant que l'entreprise ne tirait pas avantage de son statut juridique mais de son actionnariat, puissant et stable, en l'occurrence l'Etat. Il s'agissait de protéger ses autres Epic. Mais, en septembre 2012, le tribunal de l'UE a contrecarré l'analyse de Paris et a donné raison à Bruxelles. La décision du tribunal n'a pas eu d'incidence pour La Poste, devenue une société anonyme. Mais, selon Paris, elle peut avoir des conséquences pour tous les autres Epic, qui, d'après cette juridiction, bénéficient donc d'une garantie indue liée à leur statut. C'est pourquoi, Paris avait présenté un pourvoi contre la décision du Tribunal.

 

source : L'Humanité.fr

 


Commentaire : Encore une atteinte à la souveraineté nationale.  L'Humanité alerte avec juste raison sur les conséquences de l'"économie libre et non faussée" appliquée à la France contre son peuple et son vote souverain.  Il est grand temps maintenant de s'en prendre aux causes: l'intégration européenne.  On attend du PCF qu'il dise clairement que l'UE est dangereuse pour nos vies, qu'il faut  rompre avec tous les traités illégitimes et, en conséquence, sortir de l'UE.  Les salariés, les ouvriers, les chômeurs, le peuple français n'en peuvent plus.  Ils l'ont clairement exprimé lors des municipales.


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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 13:40
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:17

5000 syndicalistes massés devant le tribunal du Havre, en présence de Thierry Lepaon.  Verdict  : relaxe des 4. Mais vigilance car le procureur, donc l'État peut faire appel de la décision.  Par ailleurs, bien qu 'il y ait relaxe, il reste la qualification de recel et vol de la plaque de la député socialiste et une contravention de 100 euros pour affichage  sur la vitrine du siège de la députée.

 

La justice de classe encore une fois qualifie de vol et recel ce qui est liberté d'exprimer son opinion à propos de l'action d'une députée socialiste fraîchement élue.  Cette dernière n'a eu aucun état d'âme pour voter tous les pactes et traités d'austérité du gouvernement Hollande-Ayrault et de l'UE.  En matière de communication, les militants CGT ont réussi: lui voler sa plaque, c'était peut-être lui signifier qu'elle avait volé son siège de député en mentant aux électeurs sur toute la ligne.  Ne mérite-t-elle pas sa destitution pour mensonge électoral ? 


Tout indique que ces sociaux-libéraux n'ont rien compris et qu'ils s'apprêtent à faire pis encore avec le gouvernement Valls.  Les progrès de l'abstention, les luttes comme celles des militants havrais et normands, et ailleurs en France,  montrent qu'un certain nombre de salariés ne se font plus d'illusions sur le PS.  Le classent-ils encore à gauche ?  Nous espérons que le voile se déchire et qu'il apparaît pour ce qu'il est : un deuxième parti de droite, chargé de convaincre les couches moyennes des bienfaits des politiques européennes.  La classe ouvrière, les employés, la grande majorité des salariés, ils les dédaignent et les font condamner !

 

Dernière minute : le Parquet a annoncé qu'il ne ferait pas appel.

 


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 Syndicalistes pas voyous, La relaxe pour les 4 du Havre,

le communiqué de la CGT !

La justice a tranché et c’est avec une grande satisfaction que la CGT prend acte de la décision du tribunal correctionnel concernant les quatre militants de l’Union locale CGT du Havre.

 

Ils étaient poursuivis d’une part pour avoir collé des affiches sur les vitres d’une permanence parlementaire et déboulonné la plaque de la députée lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, et d’autre part pour avoir prétendument bousculé un huissier de justice lors d’un conflit social dans une société de courtage en assurance. Pour la première affaire, le parquet avait requis, en février dernier, deux mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende pour « vol et recel ». Pour la seconde affaire, il avait réclamé six mois de prison ferme et 500 euros d’amende. Les quatre militants CGT risquaient donc la prison.

De telles réquisitions, totalement hors de proportion avec les faits reprochés témoignent d’un acharnement antisyndical et d’une sévérité hélas trop fréquents à l’égard des militants syndicaux. C’est, entre autres, ce que sont venus dire quelque 5000 manifestants au Havre, ce lundi 31 mars au matin, à l’appel de la CGT, de la FSU, de FO et de Solidaires, et parmi lesquels se trouvaient une délégation importante de militants de Roanne ainsi que Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT.

 

Le tribunal a finalement relaxé nos quatre camarades pour la prétendue bousculade, les dispensant de peine pour les autres faits. C’est justice et la CGT exige des pouvoirs publics qu’ils ne prêtent pas leur concours à la criminalisation de l’activité syndicale par le patronat et les directions d’entreprises publiques ou privées.

La CGT réaffirme avec force son exigence d’une loi d’amnistie, d’une loi pour renforcer la protection des militants syndicaux et associatifs qui agissent dans le cadre d’actions collectives et d’une loi pour supprimer de la liste du fichier des prélèvements génétiques, tous les militants syndicaux et associatifs interpellés dans le cadre d’actions collectives.

 

Montreuil, le 31 mars

 

 

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

Belle victoire pour les 4 camarades du Havre puisqu’ils ont été relaxés en ce début d’après-midi.

2014-03-21-Relaxe-des-4-du-Havre--7- 

Plus de 5000 personnes s’étaient rassemblés devant le Palais de Justice du Havre pour leur apporter leur soutien et crier leur refus de la criminalisation de l’action syndicale.

2014-03-21-Relaxe-des-4-du-Havre--6-


Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, était lui aussi présent ainsi que les secrétaires de plusieurs UD, de toutes les UL de Seine Maritime, et une délégation d’une cinquantaine de dieppois mais aussi les camarades de Roanne.

 

2014-03-21-Relaxe-des-4-du-Havre--3-

 

Une belle journée de lutte dans les rues du Havre. L’action finit toujours par payer.

 

2014-03-21-Relaxe-des-4-du-Havre--4-

 

Syndiquez-vous plus vous êtes nombreux plus vous êtes forts dans vos entreprises !

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 14:28

Après les différentes informations sur les propos guerriers de I.Timochenko, nous publions ces deux articles, uniquement empruntés à la presse consensuelle nationale.  De quoi réfléchir.  Nous sommes passés, sans que l'Occident s'en offusque, du règne d'une oligarchie à une autre... Et très inquiétant, les propos guerriers de la dame.  On attend que Fabius et Dame Ashton condamnent.  En attendant elle se présente aux présidentielles contre un autre oligarque milliardaire.  Ceux qui se sont soulevés contre la corruption du précédent régime apprécieront.

Pendant ce temps les mouvements d'extrême-droite sont en embuscade. Le fasciste Dmitri Iaroch, chef de "Pravyi Sektor" créé au début du mouvement de Maïdan, annonce sa candidature à l'élection présidentielle du 25 mai. "Pravyi Sektor" est connu pour ses parades militaires, ses coups de main contre les forces de police, les monuments et bâtiments officiels et dès le 1er décembre l'occupation de la Maison des syndicats.

Le parti "Svoboda"a plusieurs longueurs d'avance sur "Pravyi Sektor".  Plus ancien que le précédent, c'est un parti d'extrême-droite qui cultive l'anticommunisme et l'antisémitisme. Il est représenté au gouvernement.  C'est un de ceux qui avait mis le feu aux poudres en réclamant et en obtenant l'abrogation par le parlement ukrainien de la loi sur les bases de la politique linguistique d'Etat, qui accordait au russe le statut de langue régionale. Sa rupture récente avec le FN n'est pas idéologique, mais due au soutien du FN au référendum en Crimée. Le 18 mars, l'un de ses députés, Igor Mirochnitchenko, avec plusieurs collègues, s'est signalé en menaçant physiquement le directeur de la première chaîne publique, exigeant sa démission écrite. Svoboda aussi se prépare pour les présidentielles.

Le Parti communiste ukrainien présente  Petro Simoneko, son premier secrétaire.  Face aux oligarques et aux fascistes, il aura une tâche difficile. ( sources : El Diablo, çanempechepasnicolas, LeMonde.fr, Le Figaro.fr ...).

 

Publié sur Le Point.fr le 27 02 2014

 

Dès 1997, la justice suisse est alertée par d'étranges mouvements de fonds diligentés par Ioulia Timochenko, la future égérie de la révolution Orange.

 

Ioula Timochenko place de l'Indépendance le 22 février 2014. Ioula Timochenko place de l'Indépendance le 22 février 2014. © Efrem Lukatsky / Sipa

 

 

Diplômée d'économie de la faculté de Dnipropetrovsk (la troisième ville d'Ukraine), Ioulia Timochenko n'a pas mis longtemps à assimiler toutes les subtilités de la finance internationale. Un an après l'indépendance du pays, elle crée à Chypre, le 8 octobre 1992, la société Somolli Enterprises, qui va rapidement accueillir 140 millions de dollars.

La manne provient de United Energy Systems of Ukraine, une compagnie justement dirigée par Ioulia Timochenko qui achète du gaz à la Russie et le distribue dans la région de Dnipropetrovsk. Elle a été placée à ce poste stratégique par Pavel Lazarenko, ministre de l'Énergie, puis Premier ministre de l'Ukraine en 1996-1997. "Dans les demandes d'entraide judiciaire envoyées dès mars 1997 par Kiev à Berne, elle est même présentée comme sa maîtresse", se souvient un magistrat suisse.

Arrêtée avec un passeport panaméen

Ioulia Timochenko, la trentaine, est alors brune, sans ses tresses typiques. "Elle a été relookée depuis par des conseillers occidentaux, sans doute des Américains, pour jouer les paysannes ukrainiennes", constate Emilia Nazarenko, correspondante à Genève du quotidien ukrainien Den. Avant de devenir l'égérie de la révolution Orange, Ioulia Timochenko penchait davantage pour le grand voisin russe.

Quant à Pavel Lazarenko, soupçonné de détournements de fonds, il préfère prendre la fuite. En décembre 1998, il est arrêté à Bâle (Suisse) en possession d'un passeport... panaméen. Le juge d'instruction genevois Laurent Kasper-Ansermet, en charge du dossier, est contraint de jouer au Petit Poucet pour tenter de localiser les fonds détournés. L'argent part de Chypre vers quatre cantons suisses, Fribourg, Genève, Vaud et Zurich.

9 ans de prison pour blanchiment

L'un des comptes bancaires concernés a été utilisé pour plus de 2 500 opérations ! Les millions se dispersent ensuite en direction de la Pologne, des États-Unis et de la petite île d'Antigua, dans les Caraïbes. Finalement, Pavel Lazarenko devient en 2000 le premier homme politique condamné en Suisse pour "blanchiment" ! Arrêté ensuite aux États-Unis, l'ancien Premier ministre écope de 9 ans de prison en 2006 en Californie, également pour "blanchiment". Au départ, Ioulia Timochenko apparaît dans la procédure américaine comme "co-conspiratrice", mais, fort curieusement, elle est ensuite blanchie.

Il est vrai qu'entre-temps en Ukraine, à la tête du Bloc Ioulia Timochenko - une coalition de partis de centre droit -, elle est devenue l'égérie de la révolution Orange, considérée comme pro-occidentale. Les Occidentaux vont se mobiliser quand le régime de Viktor Ianoukovitch, vainqueur de l'élection présidentielle de 2010, la jette en prison et la condamne à sept ans de détention. "Mais la libération de Timochenko ne doit pas faire illusion. Elle reste toujours très contestée. Fort peu d'Ukrainiens voteraient aujourd'hui pour elle", assure la journaliste Emilia Nazarenko.

Les ennuis de La princesse du gaz, pour reprendre le titre du livre du journaliste allemand Frank Schumann, paru en 2013, ne sont pas pour autant terminés. Un cabinet d'avocats londonien mène actuellement des investigations, notamment en Suisse et aux États-Unis, pour retrouver les centaines de millions de dollars qu'aurait cachés Ioulia Timochenko.

 

Dans le Figaro.fr, cet article à propos des enregistrements téléphoniques de I.Timochenko. Ce que nous avons souligné en bleu n'est pas contesté par Timochenko..

Polémique autour des propos de Timochenko

L'ex-opposante ukrainienne Ioulia Timochenko a dénoncé aujourd'hui la diffusion sur internet d'un enregistrement de ses propos au téléphone, et une manipulation qui selon elle en a renforcé la tonalité déjà fortement anti-russe.

Elle a accusé, sur son compte Twitter, les services spéciaux russes, le FSB, de cette manipulation, dont la réalité est extrêmement difficile à vérifier. L'ancien Premier ministre, aujourd'hui dirigeante du parti Batkivchtchina, a répondu ainsi à la diffusion sur l'internet d'une conversation de deux minutes avec un proche, le député du Parti des régions Nestor Choufritch.

Selon cet enregistrement, Timochenko se dit d'abord "prête à prendre une mitraillette et tirer une balle dans la tête à ce salaud", visant apparemment le président Vladimir Poutine. Mais le passage qui, selon elle, a été manipulé, est celui où elle se propose d'utiliser l'arme nucléaire contre les Russes d'Ukraine:
- "Qu'allons nous faire des huit millions de Russes qui restent sur le territoire de l'Ukraine ? Ce sont des pestiférés", se demande Choufritch.
- "Putain, il faut les fusiller avec des armes nucléaires", répond Timochenko, selon l'enregistrement.

"Cette conversation a bien eu lieu, a-t-elle admis sur son compte Twitter mais la partie sur les huit millions de Russes en Ukraine, c'est un montage."  "En fait, ajoute-t-elle, j'ai dit 'les Russes en Ukraine, ce sont des Ukrainiens.' Bonjour le FSB. Excusez les gros mots."
Dans une partie de la conversation dont elle ne conteste pas l'authenticité, Timochenko dit qu'elle va "utiliser tous ses contacts, soulever le monde entier, pour qu'il ne reste de la Russie pas même un champ brûlé".


 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 14:04

Ukraine : Ioulia Timochenko : “Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes ainsi que leur leader”

D'après

Le Blog d'Olivier Berruyer

25
Mar
2014

parisien-24-03



Qui est Ioulia Timochenko ?

C’est l’espèce de princesse Leia que vous avez sûrement vu une fois, blonde est actuellement en fauteuil roulant (pour hernie discale pas soignée). Petit résumé du parcours…

Diplômée d’économie de la faculté de Dnipropetrovsk (la troisième ville d’Ukraine), Ioulia Timochenko n’a pas mis longtemps à assimiler toutes les subtilités de la finance internationale. Un an après l’indépendance du pays, elle crée à Chypre, le 8 octobre 1992, la société Somolli Enterprises, qui va rapidement accueillir 140 millions de dollars.

La manne provient de United Energy Systems of Ukraine, une compagnie justement dirigée par Ioulia Timochenko qui achète du gaz à la Russie et le distribue dans la région de Dnipropetrovsk. Elle a été placée à ce poste stratégique par Pavel Lazarenko, ministre de l’Énergie, puis Premier ministre de l’Ukraine en 1996-1997.


Lazarenko et Timochenko

Ioulia Timochenko, la trentaine, est alors brune, sans ses tresses typiques.

“Elle a été relookée depuis par des conseillers occidentaux, sans doute des Américains, pour jouer les paysannes ukrainiennes”, constate Emilia Nazarenko, correspondante à Genève du quotidien ukrainien Den. Avant de devenir l’égérie de la révolution Orange, Ioulia Timochenko penchait davantage pour le grand voisin russe.

Quant à Pavel Lazarenko, soupçonné de détournements de fonds, en raison d’une réforme dont le principal bénéficiaire (près de 4 milliards de dollars) fut sa compagnie et celle de Timochenko, il préfère prendre la fuite. En décembre 1998, il est arrêté à Bâle (Suisse) en possession d’un passeport… panaméen. Le juge d’instruction genevois Laurent Kasper-Ansermet, en charge du dossier, est contraint de jouer au Petit Poucet pour tenter de localiser les fonds détournés. L’argent part de Chypre vers quatre cantons suisses, Fribourg, Genève, Vaud et Zurich.

L’un des comptes bancaires concernés a été utilisé pour plus de 2 500 opérations ! Les millions se dispersent ensuite en direction de la Pologne, des États-Unis et de la petite île d’Antigua, dans les Caraïbes. Finalement, Pavel Lazarenko devient en 2000 le premier homme politique condamné en Suisse pour “blanchiment” ! Arrêté ensuite aux États-Unis, l’ancien Premier ministre écope de 9 ans de prison en 2006 en Californie, également pour “blanchiment” et “extorsion”. Au départ, Ioulia Timochenko apparaît dans la procédure américaine comme “co-conspiratrice”, mais, fort curieusement, elle est ensuite blanchie.

En 1996, l’ambitieuse femme d’affaires, qui est devenue l’un des premières fortunes d’Ukraine, se lance en politique, fonde bientôt son parti “La Patrie”, qui sera le socle au Parlement de la coalition qu’elle baptisera modestement “le Bloc Timochenko” – une coalition de partis de centre droit. Avec ses robes moulantes, ses mini-jupes et ses talons aiguilles, elle fait sensation dans un monde politique d’hommes en costumes sombres. Rompue aux techniques modernes de communication comme aux bonnes vielles méthodes de la corruption, elle connait une rapide ascension.

En 1999, elle devient ministre de l’énergie du président Léonid Koutchma, qui, assailli de toutes parts notamment pour corruption, finira dans les bras de Moscou après avoir fait des œillades à l’Ouest. Elle est congédiée en 2001 par Koutchma en raison de ses ambitions et de son succès, car elle a réussi à reformer le très stratégique secteur énergétique, selon ses partisans. Et parce que l’on a découvert de graves fraudes, selon ses détracteurs.

Accusée de “contrebande et de falsification de documents” pour avoir importé frauduleusement du gaz russe en 1996, lorsqu’elle était présidente des Systèmes énergétiques unis d’Ukraine, elle est arrêtée et, déjà, emprisonné, 42 jours. Lorsque la fortune politique lui sourira de nouveau, les charges seront abandonnées.

Rejetée par le système, cette femme pourtant originaire de Dnipropetrovsk, une ville russophone et russifié du sud de l’Ukraine, se lance alors à corps perdu dans l’opposition “nationaliste”, avec la même détermination qu’elle a mis à construire son empire gazier. L’oligarque enrichie dans des conditions douteuses, au féroce appétit de pouvoir et d’argent, compense son manque de légitimité populaire par un vibrant populisme.

Avec sa fortune, elle sait aussi acheter des fidélités. Lors de la révolution orange de 2004 qui prive (déjà…) Viktor Ianoukovitch de sa victoire au deuxième tour de la présidentielle, elle est aux avant-postes, enflamme les foules par ses discours radicaux et bien balancé. Elle est belle, charismatique, énergique, bonne oratrice et courageuse. La paysanne glamour s’est mué en “Dame de fer”.

Elle devient “la Timochenka”. Nommée premier ministre après la révolution orange, “l’ingénieur-économiste” mais de type post-soviétique gère le pays de façon assez désastreuse, menant à la large victoire-revanche de Viktor Ianoukovitch en 2010 dans un pays exsangue.

A en croire les télégrammes de l’ambassade américaine à Kiev, révélés par Wikileaks, son bilan se résume alors en ces termes : paralysie politique, gabegie, économie étouffée par la corruption. La guerre intestine pour le pouvoir avec le président Ioutchenko, l’autre “héros” de la révolution orange, paralyse alors toute réforme.

La corruption fait des ravages, le pays s’endette, la production décline. Les partisans des réformes sont écartés. Comme souvent, Ioulia Timochenko joue double jeu: elle est soutenue en sous-main par les oligarques qu’elle qualifie publiquement de “cancer”. Assoiffée de pouvoir, elle veut tout contrôler mais, à en croire le télégramme de l’ambassade US, “manque de compréhension élémentaire des fondamentaux de l’économie.”

Ses compétences sont gravement mises en causes. Son ascension, sa fortune et celle de son parti doivent beaucoup aux sombres manœuvres plus frauduleuses qui sont le quotidien de la transition post-soviétique.

A la présidentielle de 2010, elle échoue loin derrière Viktor Ianoukovitch.

 

On note au passage l’incroyable déchirement du pays, un candidat faisant 90 % à un bout du pays, et 10 % à l’autre !

C’est la vendetta. En 2011, elle est jugé et condamnée à sept ans de prison pour “abus de pouvoir”, pour avoir signé comme premier ministre en 2009 un contrat gazier très avantageux pour la Russie.

Accusé d’être pro-russe et corrompu, Ianoukovitch se venge et neutralise son adversaire en l’accusant d’avoir vendu le pays à Moscou. Certains analystes estiment qu’en fait Ianoukovitch, qui passe, à tort, pour un pro-russe sans nuance, a aussi voulu se venger de la lune de miel entre Ioulia Timochenko et Vladimir Poutine.

Car pour la présidentielle de 2010, le Kremlin aurait en fait soutenu Timochenko contre son poulain naturel Ianoukovitch. Comme souvent chez les politiciens ukrainiens ballotés au gré de la crise entre les brutales pressions russes et les promesses d’Européens velléitaires, tout se joue à front renversé.

La “pro-européenne” Timochenko déclare alors que la Russie est un “partenaire stratégique”, tandis que le “pro-russe” Ianoukovitch se prononce désormais pour une adhésion à l’Union européenne… Sous la pression de la Russie, qui n’a pas hésité à couper le gaz en plein hiver, la dame aux tresses, “pro-occidentale” mais qui a fait fortune avec la Russie, a commencé à balancer vers l’Est pour garder le pouvoir.

C’est d’ailleurs à ce moment là que la première ministre ukrainienne a vu les poursuites et le mandat d’arrêt international lancés à son encontre par les autorités russes pour corruption, classés sans suite. Quand il le faut, le “Dame de fer” ukrainienne sait aussi plier.

Les Occidentaux vont se mobiliser pour la faire sortir de prison, mais elle attendra EuroMaidan. Cependant sa libération ne doit pas faire illusion. Elle reste toujours très contestée. Fort peu d’Ukrainiens voteraient aujourd’hui pour elle”, assure la journaliste Emilia Nazarenko.

Les ennuis de La princesse du gaz, pour reprendre le titre du livre du journaliste allemand Frank Schumann, paru en 2013, ne sont pas pour autant terminés. Un cabinet d’avocats londonien mène actuellement des investigations, notamment en Suisse et aux États-Unis, pour retrouver les centaines de millions de dollars qu’aurait cachés Ioulia Timochenko.


Tymochenko et Thatcher

Je dis ça, je dis rien…

Le 14 décembre 2010, Ioulia Tymochenko est assignée à résidence dans le cadre d’une « enquête pour abus de pouvoir aggravé » et a interdiction de quitter Kiev. Elle est accusée de mauvaise gestion des fonds publics : 2,3 milliards de hryvnias (environ 200 M€), issus de la vente de quotas d’émission de CO2 en 2009, auraient été utilisés pour financer le système de retraites.

Son procès pour abus de pouvoir lors de la signature d’un accord gazier avec la Russie jugé préjudiciable à l’Ukraine s’ouvre le 24 juin 2011. Le 11 octobre, elle est condamnée à sept ans de prison ferme.


 

Dans les jours qui suivent sa condamnation pour abus de pouvoir, quatre nouvelles enquêtes criminelles sont ouvertes contre Ioulia Tymochneko pour des délits financiers. Elle est inculpée pour tentative de détournement de 405 millions de dollars, puis à nouveau le 10 novembre pour dissimulation de revenus en devises à hauteur de plus 165 millions de dollars (soit 121 millions d’euros), détournement de fonds budgétaires, et évasion fiscale à hauteur de 47 millions de hryvnias (soit 4,3 millions d’euros). Les faits allégués concernent les activités de son entreprise de distribution de gaz Systèmes énergétiques unis d’Ukraine (uk) entre 1996 et 1998. Ces enquêtes avaient été ouvertes au début des années 2000 et abandonnées en 2005. Elle est formellement arrêtée dans sa cellule de prison le 8 décembre 2011.

En avril 2012, un procès est ouvert pour détournement de fonds publics et fraude fiscale. Elle encourt douze années de prison et l’obligation de rembourser 19,5 millions de hryvnias. L’accusée n’est pas présente lors de l’audience préliminaire en raison de son état de santé. L’Union européenne et les États-Unis contestent un procès qui est selon eux organisé pour des raisons politiques. Le procès est suspendu le 28 avril, le juge estimant qu’il est impossible de juger Ioulia Tymochenko en son absence. Sa reprise est plusieurs fois reportée en raison de l’hospitalisation de la prévenue.

En raison de l’absence de corps du délit, l’affaire des spéculations financières au sein du groupe Systèmes énergétiques unis d’Ukraine est close le 28 février 2014 par un tribunal de Kiev.

 

 

En juin 2012, le parquet de Kiev annonce que Ioulia Tymochenko va être inculpée pour le meurtre du député Evgueni Chtcherban en 1996, sa femme et deux autres personnes, à l’époque où Lazarenko et Timochenko construisaient un système de monopole de l’importation du gaz. Selon le procureur adjoint Renat Kouzmine, la société de la victime était en concurrence avec les Systèmes énergétiques unis d’Ukraine (uk) que dirigeait la prévenue, et il existe suffisamment de preuves pour l’inculper.  Ces allégations sont soutenues par Ruslan, le fils de M. Shcherban, qui a survécu à l’assassinat de ses parents. Dans une conférence de presse, il a déclaré avoir remis des documents au bureau du procureur général impliquant les deux anciens premiers ministres (Lazarenko et Timochenko) dans les meurtres.

La complicité de Timochenko est aussi envisagée dans deux autres assassinats: l’homme d’affaires Alexander Momot (tué en 1996, quelques mois avant Shcherban) et l’ancien gouverneur de la Banque nationale d’Ukraine, Vadym Hetman (tué en 1998)

Le samedi 22 février 2014, à 12h08, Tourtchinov, le bras droit de Timochenko, est élu président du Parlement ukrainien. Trente minutes plus tard, comme s’il s’agissait de l’affaire la plus urgente à régler dans un pays en pleine insurrection, le parlement vote la libération « immédiate » de Timochenko – mais qui aurait dû être ratifié par le président Viktor Ianoukovytch. À titre de comparaison, ce n’est qu’à 16h19 que ce même parlement votera la destitution de Ianoukovytch

Quelques heures après sa libération, elle refuse de retrouver les fonctions de Premier ministre. Poste qui sera confié à un autre de ses proches Arrseni Iatseniouk…

En 2012, la Ligue Anti-diffamation (ADL), une des principales organisations juives américaines, a dénoncé l’alliance parlementaire signée par Yulia Tymoshenko avec le parti d’extrême-droite Svoboda, bien connu pour ses prises de positions antisémites et antisionistes.

Le président de l’ADL, Abraham H. Foxman, a à l’époque critiqué le cynisme politique de Timochenko, qui en toute connaissance de cause du discours antisémite du Svoboda, a légitimé par cette alliance ce parti d’extrême-droite.

Svoboda, le parti national-socialiste d’Ukraine, fondé en 1991, s’est réinventé une identité en 2004, abandonnant son iconographie nazie dans l’espoir de paraître plus modéré. Toutefois, son discours antisémite et antisioniste reste un pilier majeur de sa politiuqe. Le parti est mené par Oleh Tyahnybok qui affirme régulièrement qu’« une mafia juive moscovite » dirige l’Ukraine.

En 2013, le parti Batkivshchyna (Patrie) de Yulia Timochenko, l’UDAR, le parti du boxeur Vitaly Klitschko et Svoboda se sont associés, entre autre, contre un projet de loi présenté par le Parti des régions (PdR) du président déchu Viktor Ianoukovitch, visant à interdire « les discours haineux et les expressions dégradantes ». Ce projet de loi visait à prohiber des mots très insultants comme « youpin », « sale juif » (zhid en ukrainien) et « Russkof » qui ont la faveur des partisans de Svoboda.

À de nombreuses reprises, Viktor Ianoukovitch a demandé au parti Batkivshchina de Timochenko et à l’UDAR de se dissocier publiquement de Svoboda. En vain.

Eric Hazan – © Le Monde Juif .info

Le leak du 24 mars

Merci à Kikegaard pour la traduction sur son blog, je reprends sa belle introduction :

Dans une conversation fuitée publiée aujourd’hui, Ioulia Timochenko exprime sa rage la plus profonde contre la Russie en des termes qui rendent plus que rassurant son éloignement actuel des instances dirigeantes de l’Ukraine…

La conversation, probablement révélée par les mêmes personnes ayant révélé la teneur des discussions de Victoria Nuland ou de Catherine Ashton, a été authentifiée par l’intéressée elle même dans un tweet dans lequel elle fait “coucou au FSB” (en souriant) et où elle conteste une phrase (j’y reviendrai). La discussion aurait eu lieu le 18 mars, le jour du discours de Vladimir Poutine après la proclamation des résultats du référendum en Crimée. Le dialogue se tient avec le député du Parti des Régions Nestor Shufrych (qui n’a pas fait quitté le groupe parlementaire). Certains ukrainiens risquent de ne pas aimer qu’il se présente comme étant “plus qu’un allié” pour Timochenko…
 

 

Traduction de la conversation :

Nestor Shufrych : “Concernant tout ce dossier criméen, je te le dis, je suis juste sous le choc. Je parlais à une de nos connaissance aujourd’hui, et il était en larmes. J’ai demandé, qu’est ce que nous allons faire maintenant ?

Ioulia Timochenko : Je suis prête à m’emparer d’une mitrailleuse et tirer une balle dans la tête de ses fils de p**** [le terme utilisé est "Katsaps"]

N. S. : Je lui ait parlé hier, si un conflit armé éclatait moi et mon frère ainé, en tant qu’officiers de réserve, nous prendrons nos armes et irons défendre notre pays.

I.T : Cela dépasse vraiment toutes les limites. Il est temps de prendre nos armes et d’aller tuer ces maudits russes ainsi que leur leader. (N.S. manifeste son accord). Je regrette de ne pas être la actuellement et de n’avoir pas été en charge du processus. Il n’y aurait eu aucune putain de manière pour qu’ils obtiennent la Crimée.

N.S : J’y pensais également en réalité. Si tu avais été là cela ne serait pas arrivé. Mais de toute manière, nous n’avions aucune force potentielle. Tu sais, la chose la plus offensante c’était ça.

I.T : J’aurai trouvé un moyen de tuer ces connards. J’espère que je serai capable de d’impliquer toutes mes relations. Et j’utiliserai tous mes moyens pour faire se soulever le monde entier afin qu’il n’y ait même plus un champ brulé en Russie.

N.S : Bon, je suis plus que ton simple allié ici. Aujourd’hui, nous avons eu une rencontre entre leaders des factions (parlementaires) dans la matinée, après laquelle j’ai parlé à Viktor (probablement Tourchinov). Il a demandé : “Que devrions nous faire maintenant avec les 8 millions de russes qui sont restés en Ukraine ? Ce sont des parias !”

I.T : Ils doivent être détruits avec des armes nucléaires [Cette phrase - et celle là seule est contestée par Timochenko qui y voit un montage]

N.S : Je ne vais pas te contredire ici, parce que ce qui s’est passé est absolument inacceptable. Mais il y a une autre option, certaines de leurs actions violent clairement le droit et nous avons à prendre des mesures à un niveau international.

I.T : Nous allons porter cela devant la Cour Pénale Internationale de La Haye.

Commentaires :

  •  
    • Ceux qui croyaient voir en Timochenko une personnalité capable de faire se rapprocher les positions russes et ukrainiennes se sont lourdement trompés.
    • Le langage employé, même dans une conversation privée, est particulièrement mal venu au vu des répercussions que la fuite de cette conversation pourra avoir chez les russes, qui seront d’autant plus soudés avec leurs leaders, ou les ukrainiens russophones.
    • Timochenko reconnait avoir tenue cette conversation. Mais elle nie avoir tenu la phrase : “Ils doivent être détruits avec des armes nucléaires” (en parlant des “russes d’Ukraine”, elle prétend avoir dit “Ils sont ukrainiens” (dans ce cas elle leur nierait toute spécificité ethnique ce qui est justement ce que les russophones reprochent aux leaders ukrainiens. Elle ment probablement au vu de la réponse fournie par son interlocuteur – pourquoi répondrait-il ainsi à une telle phrase – et du reste de la conversation. Après avoir affirmé qu’il ne resterait rien de la Russie, exterminer les russes ukrainiens avec des armes nucléaires n’aurait été qu’une injure de plus.

 

  • Mieux vaudrait y réfléchir à deux fois avant de réhabiliter Ioulia Timochenko.
  • Ses réseaux sont probablement assez actifs chez les responsables européens.
  • La référence à la CPI n’est pas isolée, le Parlement a voté une résolution pour que Ianoukovitch soit poursuivi (la portée en serait politique et symbolique). Mais bon, qui attaquer ? Poutine ? Les responsables militaires russes ? et pour quoi ? Pour avoir contribué indirectement à l’organisation d’un référendum en Crimée et avoir reconnu ses résultats après que des autorités locales contestées aient pris le pouvoir dans une période de troubles desquels ils ne résultent actuellement qu’un mort (c’est déjà trop) dans des circonstances non encore claires. Difficile de faire passer cela pour un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Même l’argument de la garantie donnée à l’UE de l’adhésion aux valeurs démocratiques ne tient pas…
  • Ces déclarations sont dans la lignée des déclarations toutes plus extravagantes les unes que les autres auxquelles est coutumières Timochenko ces derniers jours (“La Russie a perdu l’Ukraine pour toujours”, “La Russie veut s’emparer de toute l’Ukraine”, “L’Ukraine doit entrer dans l’OTAN au plus vite” etc…).
  • Timochenko est une politicienne totalement imprévisible… En une semaine, elle est citée comme probable pont entre Poutine et l’Europe et dénoncée comme “marionnette de Poutine” par la leader des Femen (qui n’est pas une source d’information fiable j’en conviens).
  • Timochenko a bien retourné sa veste depuis l’époque où la Russie avait proposé de l’accueuillir lorsqu’elle était emprisonnée ou lorsqu’elle serrait la main de Poutine après la signature des contrats gaziers qui l’ont conduit en prison en 2010 (de manière controversée).
  • L’influence de Timochenko sur diverses factions parlementaires n’est néanmoins plus à prouver. Le Premier Ministre et le Président par intérim sont de son parti (sur le site de son parti sur lequel est toujours mis en avant Timochenko plutôt que Touchinov ou Iatseniouk). Néanmoins sa popularité dans l’opinion stagne toujours…
  • Timochenko a l’air d’avoir tout intérêt à une escalade avec la Russie… Au vu des discours enflammés de certains leaders ukrainiens sur la place Maïdan ou dans les médias (relayés complaisamment pour des raisons géopolitiques par l’OTAN et les États-Unis) elle n’est probablement pas la seule.
  • Quelle incidence du retour de Timochenko à Kiev ?

Le mot de la fin

Laissons la parole à “cette grande européenne”- chacun jugera…

 

 

L’ex-Premier ministre de l’Ukraine, Ioulia Timochenko, estime dans un entretien à la presse allemande que le président russe Vladimir Poutine a voulu dire aux Occidentaux qu’il n’en avait rien à faire d’eux en signant un traité de rattachement de la Crimée à la Russie.

Avec son discours au ton très occidental mardi, il a envoyé le message suivant aux Occidentaux: “Je n’en ai absolument rien à faire de vous”, a-t-elle assuré au quotidien Bild, à paraître mercredi, selon des extraits diffusés mardi soir. La leader pro-occidental, soignée dans un hôpital de Berlin pour des hernies discales, a également dénoncé “la propagande fasciste” du dirigeant russe qui emploie des “méthodes de guerre” pour “détruire le monde”, selon elle. “Plus personne ne peut contester que cet homme a des problèmes psychiques”, a-t-elle ajouté.

Le président russe a signé un traité sur le rattachement de la Crimée à la Russie après un discours marqué par des élans de patriotisme et un ton très antioccidental. L’ancienne icône de la Révolution orange de 2004 en Ukraine a indirectement comparé ce rattachement à l’”Anschluss”, l’annexion de l’Autriche par Adolf Hitler en 1938. Le monde n’”avait plus entendu de discours comme celui prononcé par Poutine depuis 1938″, selon elle.

“Redessiner les cartes du monde par les guerres, les crimes de masse et le sang sont son ‘Mein Kampf’ à lui”, a-t-elle dénoncé en référence au pamphlet idéologique du dirigeant nazi. Elle a également suggéré que si les Ukrainiens étaient reconnaissants aux pays occidentaux pour leur “soutien moral”, ils avaient espéré plus et continuaient d’espérer plus.


Quelques mots sur l’auteur… Olivier Berruyer

Diplômé de l’Institut de Science Financière et d’Assurances et de l’EM-Lyon, parisien, il est membre du Conseil d’administration de l’Institut des Actuaires, qui représente cette profession de référence en termes de gestion du risque dans la finance et l’assurance.  En tant qu’actuaire, il bénéficie ainsi d’un point de vue privilégié pour analyser le basculement de notre société dans le financiarisme et la gestion à très court terme. Et plus encore leurs conséquences…



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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 15:04

Quelques informations à propos de la manifestation du 31 mars pour soutenir les syndicalistes havrais.  A leur tour les Goodyear sont à nouveau poursuivis.  C'est de l'acharnement judiciaire.  C'est une guerre de classe.  Ce sont les plus combatifs de nos camarades qui sont visés.  Le pouvoir socialiste n'a-t-il donc rien compris à la colère des ouvriers et des salariés les plus touchés par la crise et sa politique d'austérité ?  Ou a-t-il définitivement choisi le camp des patrons et de ses soutiens ?  Et va-t-il se réjouir avec Warren Buffet, le milliardaire américain, qui se félicitait : "Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner".

Ceux qui viendront soutenir les syndicalistes havrais viendront exiger que les syndicalistes ne soient pas traités comme des criminels.  Ils réclameront au gouvernement la justice sociale quand les patrons, grâce aux avocats et conseillers juridiques qu'ils paient à prix d'or, grâce au manque criant de contrôles fiscaux et d'inspecteurs du travail, grâce aux suppressions de nombreux tribunaux des prud'hommes, échappent le plus souvent aux condamnations qu'ils méritent. 

 

Nous reproduisons ci-dessous les textes de la CGT et de l'appel unitaire.

 

 

lehavunitaire

 

lehav310314

 

Sans titre

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:50

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La visite de François Hollande aux Etats-unis en février marquait, au-delà des échanges d'amabilités, l'affirmation d'une convergence totale de vues sur une politique étrangère impérialiste. Rien de surprenant si on lit des documents secrets publiés par Wikileaks.

 

Rien de top secret dans les deux dépêches publiées par l'ambassade américaine et révélées par Wikileaks, deux rapports à un an d'intervalle – juillet 2005, juin 2006 – dans la foulée du « Non » à la Constitution européenne de 2005, dans la préparation des présidentielles de 2007.

 

L'ambassadeur américain décrit la prestation de François Hollande, le 30 juin 2005, comme impressionnante, son analyse « raisonnée et éclairante ».

 

Qu'a dit François Hollande lors de ces rencontres ? Il évoque ses manœuvres de politicien roué au sein du PS, ses prédictions plutôt justes sur l'issue des primaires puis des présidentielles, le besoin de « changement » et de difficiles « réformes » du pays (déjà!), enfin, surtout, son adhésion pleine et entière à l'intégration européenne, ainsi que sa foi dans l'avenir de la relation atlantique.

 

Sa conception de la politique n'est guidée que par un objectif, le pouvoir, un moyen les manœuvres politiciennes. L'ambassadeur américain raconte comment Hollande tout à coup devient « enjoué » lorsqu'il évoque sa tactique électorale.

 

« Les réformes en France sont difficiles à mettre en oeuvre »

 

Pourtant, Sarkozy estime la bataille serrée pour 2007 et surtout la possibilité de mettre en œuvre les réformes nécessaires : « le vainqueur de 2007 n'aura pas un mandat pour réformer la France », a confié Hollande à l'ambassadeur … ce qui explique que l'homme de pouvoir Hollande ne semble pas affecté plus que cela par sa prédiction que Royal serait la candidate aux présidentielles.

 

Réformes ? Le mot revient dans les deux rencontres affublé des termes « difficiles », « nécessaires ». Selon Hollande, au vu de la division de la France en 2007 sur la question (dans la France post-Non de 2005), c'est trop tôt.

 

Ainsi, en 2005, Hollande dénonce le fait que « les réformes en France sont difficiles à mettre en œuvre, car elles sont imposées par le parti majoritaire et ne sont pas l'objet d'un compromis entre les partenaires – un système qu'il a caractérisé comme inefficace ».

 

Vive le dialogue social, l'union sacrée, on connaît …

 

En 2006, Hollande, à l'approche des présidentielles, se disait inquiet que les « réformes ne soient introduites que très lentement, si ce n'est pas du tout » dans le mandat 2007-2012.

 

Sur le contenu de ces réformes, Hollande reste évasif pour la plus grande frustration de l'ambassadeur américain qui confie qu'il n'est pas sûr qu'Hollande « soit l'homme du changement » qu'il prétend être, notant qu'Hollande fait systématiquement référence au gouvernement Jospin.

 

A noter qu'en 2006, Hollande est présent à l'Ambassade avec un autre habitué visiblement, un certain Pierre Moscovici.

 

« Chirac parle de modèle social français, moi je parle de modèle social européen : ce modèle social français, personne n'en veut »

 

Un sujet sur lequel Hollande n'est pas évasif, c'est l'intégration européenne, vue par Hollande comme la seule voie pour l'avenir de la France.

 

Ainsi, sur le « Non » à la Constitution européenne, Hollande évoque un « déficit dans l'explication du traité » (vieille rengaine), le repli nationaliste, la peur de la mondialisation, et donc la nécessité de « relancer la construction européenne ».

 

Pour lui, il ne faut pas proposer un nouveau référendum sur la Constitution, on ne peut pas non plus la faire passer au Parlement (or, c'est ce qu'a fait Sarkozy avec le soutien des députés socialistes  !).

 

Moscovici garantit à l'ambassadeur qu'un gouvernement socialiste serait « plus pro-européen que ceux de Chirac ou Villepin ».

 

Hollande rajoute que lui, contrairement à Chirac ne parle pas de « modèle social français » mais de « modèle social européen ». En effet, selon le dirigeant socialiste d'alors, « ce modèle social français, personne n'en veut ailleurs » (sic).

 

« Avec les Etats-unis, les divergences doivent devenir l'exception » (Moscovici)

 

Et quelle politique étrangère pour la France ?

 

D'abord, Hollande ancre sa future politique dans l'Europe bien sûr, mais surtout en Afrique  : « la France a une responsabilité unique sur ce continent ». On l'a vu depuis, même si l'ambassadeur américain souligne que Hollande voit dans l'UE la « panacée » à tous les problèmes.

 

Sur l'Asie, Hollande souligne le malaise au sein du peuple français : « on peut pas dire aux travailleurs de plus travailler » (ce qu'il fait maintenant!), donc il faut des protections … mais surtout pas du protectionnisme, « juste que tout le monde joue les mêmes règles », donc le protectionnisme hypocrites à coups de normes sociales, environnementales, classique.

 

Enfin, sur la relation franco-américaine, le couple Hollande-Moscovici a de quoi séduire l'ambassadeur qui note que « on entend avec lui un ton singulièrement différent », évoquant l'intervention américaine en Irak.

 

Hollande critique alors Chirac, en 2006, sur son bras de fer avec les Etats-unis, comme un an auparavant, en 2005 il avait qualifié sa future politique étrangère de « ni Blair, ni Chirac », pas de soutien acritique, mais surtout pas d'obstruction gratuite à la politique américaine.

 

En 2006, on est plus proche de Blair que de Chirac en effet, Hollande affirmant la nécessité d'une «  politique étrangère ancrée plus fermement dans des valeurs universelles, tel le soutien à la démocratie, que dans une approche personnaliste comme celle de Chirac ».

 

Cela veut dire soutien aux interventions impérialistes américaines futures, avec sa propre politique.

 

Moscovici conclut par la nécessité de ne jamais aller au conflit avec les Etats-unis : « quand il y a des divergences, il faut ouvrir un dialogue, les différences doivent être l'exception, non la règle ».

 

Le commentaire fait par l'Ambassade révèle qu'ils ont été alors séduits par la prestation de François Hollande, bien que dubitatif sur sa capacité à incarner le changement en 2007. Sept ans après, le programme tracé par Hollande, évoqué plutôt à l'ambassade américaine que devant le peuple, est appliqué avec zèle.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:08

Au moment où les dirigeants européens s'humilient en accueillant Obama, venu les sermonner et leur dicter la conduite à tenir à propos de l'Ukraine, nous éditons cet article de Solidarité internationale déjà ancien.  Les Etats-Unis, l'OTAN, et l'UE, c'est la guerre.

Les États-Unis restent de loin la première menace pour la paix mondiale, selon un sondage mené dans 65 pays

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

« D'après vous, quel pays représente la plus grande menace pour la paix mondiale ? », c'était une des questions posées par l'institut de sondage américain Gallup dans 65 pays, la réponse est éclairante : l'impérialisme américain arrive de loin en tête, l’État israélien suit de près.

 

Près d'une personne interrogée sur quatre (24 %) interrogée dans le monde pense que les Etats-unis constituent la plus grande menace pour la paix mondiale. Les autres pays arrivent loin derrière : Pakistan (8 %), Chine (6%) puis Israel (5%).

 

Les États-Unis, seul pays perçu universellement comme une menace pour la paix mondiale

 

1210-Menace-Paix-Monde-1.jpgCe qui est frappant, c'est que les États-Unis sont les seuls à être perçus universellement comme une menace pour la paix, arrivant en première place dans 39 pays sur 62 comptabilisés.

 

Cette crainte atteint des taux record dans les pays qui ont connu de près l'impérialisme américain au XX ème siècle et ses ravages : en Russie (54 %), Chine (49 %), Bosnie (49 %), Argentine (46 %), Grèce (45 %), Serbie (45 %), Pakistan (44 %) ou Mexique (37 %).

 

Ce qui est aussi frappant, c'est le fait qu'il arrive en première place dans des pays pourtant sous hégémonie américaine, subissant sa propagande impériale : c'est le cas en Australie, Autriche, Finlande, Allemagne, Irlande, Lettonie, Portugal, Suisse, Suède, Turquie et même au Royaume-Uni.

 

Aux États-Unis même, la puissance américaine est perçue comme le troisième plus grand danger pour la paix mondiale, juste derrière l'Iran et l'Afghanistan naturellement.

 

Israël, deuxième menace la plus souvent citée pour la paix mondiale

 

Le deuxième pays le plus fréquemment évoqué comme menace pour la paix mondiale est Israël, même si la réponse est concentrée dans les pays arabes. Israël est ainsi cité à cinq reprises en première place : au Bangladesh, en Irak, au Liban, au Maroc et en Tunisie.

 

En ce qui concerne les autres pays cités, ils sont généralement liés à des conflits locaux ou régionaux : c'est le Pakistan (pour l'Afghanistan, l'Inde), la Chine (pour le Vietnam, le Japon), la Russie (pour la Pologne, la Géorgie) ou la Corée du nord (pour la Corée du sud).

 

En France, la propagande médiatique fonctionne à plein : la Syrie et l'Iran, une menace pour la paix ?

 

Et pour ce qui est de la France, les résultats sont aussi éclairants qu'inquiétants.

 

D'une part, la France est un des rares pays à identifier un État qui n'est ni une super-puissance conflictuelle, ni un Etat frontalier menaçant comme principal péril pour la paix. Au contraire, elle est un de ces pays qui s'identifie le plus à la propagande impériale sur l' « Axe du mal ».

 

En effet, on retrouve dans certains États en situation particulièrement subalternes par rapport à l'impérialisme américain ce type d'identification à une menace suprême : l'Afghanistan (pour l'Italie), l'Iran (Etats-unis, Canada, Roumanie) et la Syrie (Bulgarie, Fidji, France ou Belgique).

 

Ainsi les Français identifient la Syrie comme première menace (13%), ex-aequo avec l'Iran (13 %) et enfin la Corée du nord (5%) en troisième position. Les Etats-unis n'arrivent qu'en septième place avec … 2,5 % des interrogés qui abondent en ce sens.

 

Aucun autre pays de l'OTAN n'atteint des taux aussi bas de dénonciation de l'impérialisme américain, Pologne exceptée. Aucun autre pays ne livre le tiercé de l' « Axe du Mal » avec une telle précision. C'est dire le travail de propagande réalisé ces derniers mois par nos médias « libres ».

 

Même aux Etats-unis, dont la population est souvent raillée comme inculte, les Etats-unis sont identifiés comme troisième menace à la paix mondiale, avec près de 13 % des interrogés.

 

Pourquoi la France n'est pas dans le top 10 des pays les plus menaçants ? Les limites du sondage

 

On aurait pu s'étonner par ailleurs que la France n'entre pas dans le Top 10 des États les plus menaçants avec les quatre guerres lancées ces trois dernières années : Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique (on pourrait ajouter Syrie).

 

On peut l'expliquer partiellement par la réputation de notre pays comme rempart contre l'impérialisme américain, en train de s'étioler. Elle s'explique surtout par le mode de calcul choisi par l'institut de sondage américain, montrant bien ses limites.

 

Dans les 65 pays sélectionnés, une sur-représentation de l'Europe ou de l'Amérique mais surtout une absence quasi-totale des pays d'Afrique sub-saharienne (avec la seule présence du Kenya!).

 

Le sondage évacue quasi intégralement les anciennes colonies françaises, notamment en Afrique, premières victimes de l'impérialisme néo-colonial français, encore aujourd'hui.

 

En tout cas malgré ses limites, ce sondage montre que notre combat, celui du XX ème siècle et celui du XXI ème siècle, contre l'impérialisme, en premier lieu américain mais pas seulement, n'est pas du passé, il est celui qui correspond aux attentes des peuples de notre planète !

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Published by Action communiste - dans Europe & institutions
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