Par Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 28 septembre 2017

Une liste fournie par l’ONU des sociétés qui ont des relations économiques avec les colonies illégales d’Israël donnerait une impulsion au mouvement mondial pour les droits des Palestiniens. Ryan Rodrick Beiler ActiveStills

Extraits:

Les représentants de l’ONU évoluent finalement vers l’affirmation de la responsabilité d’Israël dans le non-respect du droit international, en dépit d’une résistance farouche de la part d’Israël et de ses alliés.

« Après des décennies de dépossession palestinienne et  d’occupation militaire et d’apartheid par Israël, les Nations Unies ont pris leur première mesure concrète en vue d’établir la responsabilité d’Israël dans ses violations continues des droits humains des Palestiniens » a dit Omar Barghouti, un des fondateurs du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). « Les Palestiniens accueillent chaleureusement cette mesure »

Mercredi, le journal israélien Haaretz a rapporté le fait que le Bureau des droits humains de l’ONU  a commencé des envois de lettres destinées à 150 sociétés dans le monde, les avertissant qu’elles pourraient figurer sur une base de données des entreprises ayant des relations économiques avec les colonies israéliennes des territoires occupés de Cisjordanie, Jérusalem comprise. [...]

Colonie israélienne établie en toute illégalité et par la force armée dans les territoires palestiniens, territoires volés par les Israéliens

Des noms bien connus

Le mois dernier, le Washington Post a précisé les noms de certaines des sociétés américaines averties par l’ONU qu’elles pourraient être inclues dans la base de données.

On y trouve les noms de sociétés comme Caterpillar, TripAdvisor, Priceline.com et Airbnb.

Selon Haaretz, environ 30 des 150 sociétés sont américaines, d’autres sont allemandes, sud-coréennes et norvégiennes.

Le Washington Post  a aussi souligné la forte opposition américaine à cette base de données dont la création a été commandée par un vote de l’an dernier du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Nikki Haley, l’ambassadeur des États Unis à l’ONU, a qualifié de « honteuse » cette base de données et a dit que son pays envisage de sortir du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU .[...]

L’imminence de cette liste a fait proposer par des juristes américains une législation, la Loi Anti-Boycott d’Israël, qui pourrait imposer des amendes importantes et des peines de prison à des sociétés et à leur personnel pour participation à un boycott d’Israël et de ses colonies, supposément encouragé par une organisation internationale. [...]

L’intensité de la pression américaine, et la longue histoire de la complaisance de la soi-disant communauté internationale envers Israël, font qu’il ne peut pas être garanti que les représentants de l’ONU ne vont pas capituler de nouveau. [...]

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