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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 22:51

Ils sont prêts à sacrifier leurs peuples ...

Selon la police, environ 70 000 Tchèques se sont rassemblés samedi 3 septembre à Prague.  | EPA-EFE/MARTIN DIVISEK

Selon la police, environ 70 000 Tchèques se sont rassemblés samedi 3 septembre à Prague.  | EPA-EFE/MARTIN DIVISEK

Les 27 ministres des Finances de l’Union européenne sont réunis ces vendredi et samedi à Prague. Dès le début de leur réunion, ils ont décidé d’une nouvelle aide macro-financière de 5 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine, et spécifiquement en faveur des services de l’État. Des aides qui ont un coût financier mais aussi politique pour de nombreux gouvernements européens.

Ces cinq milliards d’euros, versés sous forme de prêts à l'Ukraine, sont destinés au fonctionnement au jour le jour de l’État ukrainien, aux administrations, aux écoles, aux hôpitaux, etc. Cette somme fait partie de l'enveloppe de 9 milliards d'euros décidée par l’Union européenne en mai. Un milliard a déjà été versé en juillet et les ministres veulent encore débloquer les trois milliards restants lors de leur prochaine réunion.

La suite ci-dessous :

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 09:05

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Vaste manifestation à Prague contre l'inflation, l'UE et l'Otan (Challenges)

publié le 5 septembre

 

Selon la police, environ 70 000 Tchèques se sont rassemblés samedi à Prague.  | EPA-EFE/MARTIN DIVISEK

Selon la police, environ 70 000 Tchèques se sont rassemblés samedi à Prague.  | EPA-EFE/MARTIN DIVISEK

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8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 14:14

I. Histoire de sanctions

De l’émergence de la notion moderne de « guerre économique » à la politique des sanctions

Les notions de guerre économique et de sanctions économiques ont une longue histoire, une histoire dépasse largement les événements actuels et la guerre menée par la Russie en Ukraine. Pour tenter de comprendre les évolutions actuelles, il faut donc reprendre l’histoire des sanctions économiques depuis leur apparition dans les années 1920. Il faut ensuite prendre en compte la taille réelle de l’économie russe mais aussi ses relations avec l’économie mondiale et le rapport des forces entre ce que l’on appelle « l’occident » et les autres pays. Il faut enfin considérer analyser ces sanctions, le contexte d’interdépendance qui était celui existant entre la Russie et les pays de l’UE en février 2022 et l’impact de ces sanctions sur l’économie russe. Cela conduit à se poser la question de la pertinence des sanctions prises à partir de mars 2022 mais aussi de leur capacité à provoquer un changement substantiel dans la politique russe. En réalité, on peut penser – ou craindre selon les points de vue – que ne survienne un puissant « effet boomerang » qui perturbe bien plus les économies des pays de l’UE et engendre de fortes tensions sociales que l’impact de ces sanctions sur l’économie russe.

[...]

La suite ci-dessous :

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4 septembre 2022 7 04 /09 /septembre /2022 23:40
Le festival du journal Unsere Zeit à Berlin

Le festival du journal Unsere Zeit à Berlin

Avec le slogan

“Festival de la paix et de la solidarité”

Le capital allemand, très tôt concentré et en étroite relation avec des formes de mondialisation capitaliste, avec ses guerres impérialistes, a toujours mené un combat plus acharné contre la renaissance du communisme en Allemagne où ses penseurs principaux comme Marx et Engels étaient nés. En Allemagne, là où le communisme aurait du naître et où le choix du nazisme a été opéré clairement face à sa force, y compris avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir en plein essor du parti communiste allemand. Comme aux lendemains de la deuxième guerre mondiale il y a eu l’isolement de la RDA et le choix de reconstituer une Allemagne avec les capitaux US et une “dénazification” de surface.  Mais l’Allemagne cette terre où le débat théorique est toujours poussé à l’extrême nous parviennent aussi des positionnements d’une lucidité extrême sur le retour de la guerre et de la fascisation dans l’affrontement de classe à la fois interne et planétaire, le compte-rendu est publié dans le journal communiste des “séparatistes” du Donbass. (note de danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

Le texte de l'article sur le blog "Histoire et société" :

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16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 16:24
Ukraine : quand le journalisme s’égare par Régis de Castelnau

La liberté d’information dans un monde globalisé n’est pas en très grande forme. En Occident, le système médiatique représenté par la presse écrite et audiovisuelle est entièrement entre les mains de puissantes oligarchies qui entendent bien mettre leurs médias au service du maintien d’un ordre politique et social qui assure leur domination fructueuse. Internet comme espace de liberté pourrait être un formidable un outil de ré-information, mais parfaitement conscients du danger, les mêmes grands intérêts, s’efforcent d’y contrôler strictement l’expression.

L’Occident malade de sa presse

 L’élection présidentielle américaine de 2020 a été de ce point de vue un épisode assez sidérant. Qui a vu la presse américaine prendre résolument et massivement parti pour Joë Biden pendant que les GAFAM mettaient en place un système de filtrage et de censure de ses adversaires que l’on peut qualifier de totalitaire. Il n’est pas besoin de suivre Trump sur ses accusations de trucage du scrutin lui-même, pour constater qu’au regard des standards juridiques internationaux relatifs aux règles qui assurent « la sincérité du scrutin », l’élection présidentielle américaine de 2020 a été irrégulière. Situation identique en France et au sein de l’Union Européenne, où la liberté d’expression est un combat, avec la domination d’une oligarchie et la nécessité de sans cesse s’opposer aux tentatives récurrentes visant à empêcher les réseaux d’être un outil de débat contradictoire face à la propagande produite par le système. [...]

La suite sur le site "Vu du droit" :

Amnesty International : Rapport dénoncé par les médias aux ordres et d'autres rapports à propos de l'Ukraine ...

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 08:45

Voici un article de Jacques Sapir daté du 3 mars 2014

 

Sauvegarder l’unité de l’Ukraine

3 mars 2014
Par

 

Depuis samedi 1er mars, les événements s’accélèrent en Ukraine. Le premier point important est le soulèvement des populations russes, russophones et minoritaires dans la partie Est du pays. Le nombre de mairie où le drapeau russe a été installé est ici significatif. Dans certains cas, à Donetsk et à Kharkov, on a assisté à des manifestations de très grandes ampleurs qui, si elles n’ont pas été ignorées par les journalistes occidentaux, n’ont pas eu droit à la même couverture médiatique que les manifestations de Kiev de ces dernières semaines. On supposera que c’est par manque de place et en raison des pénuries de papier qui sévissent dans notre beau pays que les journalistes se sont donc censurés sur ce sujet…

I. Ces manifestations tant populaires que politiques, en particulier avec le drapeau russe, dessinent la carte d’une partition possible, mais qu’il est encore dans le pouvoir des acteurs de chaque camp d’éviter. On a représenté sur cette carte la ligne de démarcation entre la zone dite « pro-russe » et la zone « pro-ukrainienne ».

Graphique 1

Carte Ukraine-Russie

Ces manifestations, et ces installations de drapeaux russes, alors que jusqu’à maintenant (lundi soir) l’armée russe n’est présente qu’en Crimée montrent que ce ne sont pas seulement les russophones au sens strict qui ont ainsi manifesté leur défiance par rapport au pouvoir de fait en place à Kiev. Il est hautement instructif de regarder une carte du découpage linguistique de l’Ukraine qui a été établie par l’Université de Kiev.

 

Graphique 2

Répartition des langues en Ukraine (2009)

 Bh0OXb9CEAAj2va

 

Cette carte montre que, outre la présence du Russe et l’Ukrainien (ce dernier n’existant à l’état « pur » que dans la partie la plus occidentale du pays) on est en présence de nombreuses autres langues ou dialectes. C’est le cas du « Surzhik », dialecte de Russe et d’Ukrainien mais aussi du « Trasianka », dailecte de Russe et de Bielorusse. Cette diversité de l’Ukraine, qui recoupe une diversité ethnique, est le produit de l’Histoire. L’Ukraine actuelle n’est pas l’Ukraine soviétique des années 1920 et 1930. Il lui a été rattaché des territoires polonais, hongrois, roumains et slovaques en 1939 et 1940, mais aussi la Crimée, « donnée » dans le cadre de l’Union soviétique par la Russie. Par ailleurs, la frange côtière du pays (autour d’Odessa) a toujours eu une nature plus « levantine » qu’ukrainienne avec des minorités grecques et juives importantes. Cette hétérogénéité se reflète dans la pratique, héritée des temps soviétiques, de distinguer la citoyenneté et la nationalité. Il était ainsi possible de se revendiquer Russe, Grec, Bulgare ou Ruthène et de s’affirmer citoyen ukrainien.


II. Cela impliquait néanmoins un pacte fondateur pour l’Ukraine indépendante en 1991, celui du respect des diverses minorités, dans leurs droits culturels et religieux, mais aussi l’affirmation de la double pratique des deux langues majoritaires, le Russe et l’Ukrainien, comme langue ayant un statut légal dans le pays. Pour avoir travaillé à Kiev de 1999 à 2001, je puis témoigner que rare sont les personnes ne parlant « que » l’Ukrainien, et que l’on pouvait parfaitement se dire un ferme partisan de la souveraineté de l’Ukraine et parler de manière préférentiel le Russe. C’est ce pacte qui a été érodé de 2004 à nos jours avant que d’être brutalement rompu. Avant les événements qui ont commencé au mois de novembre 2013 on ne comptait plus que 6 écoles-lycées enseignant en Russe à Kiev, alors que ces écoles se comptaient encore par centaines en 2000, et que la population russophone se compte sur Kiev en centaines de milliers. La suppression de la loi garantissant le statut du russe comme langue officielle, suppression prise ces dernières semaines, a été, pour une large part de la population, la preuve ultime que le pouvoir issu de la place Maïdan était tombé aux mains des ultra-nationalistes. Le président du Parlement ukrainien qui exerce les pouvoirs de faits du Président a décidé ce lundi 3 mars de mettre son veto à cette loi. Il a eu entièrement raison, mais c’est probablement trop tard ; le mal est fait. C’est ce qui explique la rupture du pacte fondamental sur lequel était basée l’Ukraine. Il nous reste à voir s’il peut être réparé.


III. On doit prendre conscience en France de qui sont réellement les militants de « Pravogo Sektora » et du parti « Svoboda », deux organisations minoritaires mais extrêmement actives dans le mouvement de Maïdan, et qui ont pris la direction de ce mouvement au début de février. Les dirigeant de « Svoboda » dénoncent ce qu’ils appellent la « mafia judéo-russe » autour du Président Ianoukovitch et n’hésitent pas à représenter Vladimir Poutine avec une étoile de David sur le front. Les militants, ainsi que ceux du « Pravogo Sektora » ont repris à leur compte le slogan classique de l’antisémitisme en Russie, ladaptant pour les besoins de la cause « Bat les juifs et sauve l’Ukraine ». L’historien Jean-Jacques Marie, grand spécialiste de Trotsky et que nul ne peut soupçonner de complaisance vis à vis du pouvoir russe a écrit les lignes suivantes qui m’on été transmises par un correspondant, Michel Gandilhon, que je tiens ici à remercier :

« Malheureusement, les nationalistes ukrainiens se sont désormais joints aux staliniens pour la propager à nouveau. Et ils partagent avec eux des méthodes similaires. 
En effet, indique Marko Bojcun, le 13 novembre, la présentation de ce recueil qui devait avoir lieu à la librarie « Yé », rue Lyssenko à Kiev, et qui devait être animée par lui-même, Youri Chapoval de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, par Zakhar Popovitch et Denis Pilash du collectif « Opposition de gauche » (collectif à l’origine de l’édition de ce recueil) a été brutalement interrompue par l’irruption de plusieurs dizaines de nervis du parti d’extrême droite mal nommé « Svoboda » (« Liberté », nouveau nom du « Parti national-social d’Ukraine », fondé en 1991). Ces individus avaient déjà perturbé la présentation du recueil dans la ville de Lviv.
 Maniant la calomnie, l’amalgame et la violence avec la même agilité que les staliniens en leur temps, les « Svobodistes » réussirent à empêcher la tenue de la réunion, hurlant des slogans accusant Léon Trotsky (exclu du Parti communiste en 1927 et expulsé d’Union soviétique en 1929) d’être responsable du Golodomor (la famine en Ukraine en 1932-1933), donc de « génocide ». A la sortie, les « svobodistes » vandalisèrent la voiture d’un des orateurs prévus, Zakhar Popovitch, avant que finalement, une heure après le début des incidents, la police n’arrive.
Je partage l’indignation du professeur Marko Bojcun, contre ces méthodes qui visent à interdire par la terreur, la diffusion de ces textes qui contribuent à rétablir la vérité historique et la réalité des positions de Léon Trotsky, longtemps bannies d’Union soviétique par la bureaucratie et ses méthodes de terreur.
 J’ajoute que le parti « Svoboda » en question est connu comme se revendiquant ouvertement de Bandera et Stetsko, auteurs d’une « proclamation d’indépendance de l’Ukraine » datée du 30 juin 1941, soit huit jours après l’agression nazie contre l’Union soviétique, déclaration qui précisait que l’état ukrainien « indépendant » allait « coopérer étroitement avec la Grande Allemagne national-socialiste, sous la direction de son chef Adolf Hitler, qui est en train de fonder un ordre nouveau en Europe et dans le monde ». « Svoboda » se revendique de la continuité de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de l’Armée insurrectionnelle d’Ukraine (UPA) de Bandera et Statsko, dont le rôle d’auxiliaires des nazis dans l’extermination des Juifs d’Ukraine n’est plus à prouver. Dans cette remarquable continuité, « Svoboda » a multiplié ces dernières années des déclarations et actes provocateurs antisémites, mais aussi contre la minorité hongroise d’Ukraine, et contre les Russes et la Russie (qualifiant de « mafia judéo-moscovite » l’entourage du président de la République d’Ukraine). »

Or, ce sont avec des dirigeants de ce parti, notoirement fasciste et antisémite, que les dirigeants européens, dont Mme ASHTON, responsable de la diplomatie de l’Union Européenne, ont choisi de s’afficher à Kiev. Honte à eux. Mais honte à nous aussi si nous acceptons que de telles personnes nous représentent. Il faut rappeler que « Svoboda » a fourni plusieurs ministres au gouvernement de fait en place à Kiev et que le Procureur Général d’Ukraine en est membre.

IV. Quelle pourrait donc être la voie d’une sortie de crise qui respecterait la souveraineté de l’Ukraine ? Pour cela, il importe avant toute chose de voir s’il est possible de reconstruire le « vivre ensemble » qui fait Nation. Cela passe par trois conditions. La première est, à l’évidence désormais, une fédéralisation de l’Ukraine et des garanties importantes quant aux droits des minorités, que ces droits soient culturels ou religieux. Cette fédéralisation devra accepter le fait que la Crimée, qui est déjà une République Autonome, jouisse d’un statut particulier. La deuxième condition est la mise au ban politique des extrémistes de « Pravogo Sektora » et de « Svoboda », leur désarmement et leur interdiction. Dans aucun pays de l’Union européenne, dans aucun pays civilisé, il n’est acceptable d’avoir des partis dont le discours et l’idéologie sont les mêmes que les Nazis. Ceci est aussi important afin de libérer l’opposition démocratique de la pression et des menaces que font peser ces extrémistes sur ses dirigeants. La troisième condition est une déclaration de neutralité de l’Ukraine pour une période de vingt ans, déclaration qui vise à rassurer la Russie quant à une possible intégration de l’Ukraine tant dans l’Otan que dans l’UE. Cette déclaration de neutralité pourrait être levée si tant la Russie que les pays de l’UE tombaient d’accord. Sur ces bases, il devient possible d’envisager des élections tant générales de Présidentielles, sous un double contrôle de l’UE et de la Russie. Ces élections permettront de faire émerger un nouveau pouvoir à la fois légitime et légal. Mais, faire émerger un pouvoir légitime et légal n’aura de sens que si on assure la stabilité de l’économie ukrainienne. Or, compte tenu de la crise que l’UE traverse, compte tenu des spécialisations économiques de l’Ukraine, cette stabilité ne peut provenir que d’une intégration économique avec la Russie. Cette intégration devrait être aussi pensée entre régions d’Ukraine et de Russie, car les complémentarités sont très importantes. C’est une réalité qu’il faut admettre ou se préparer à des vagues d’immigration à hauteur d’un pays de 46 millions d’habitants.

À ces conditions, une Ukraine souveraine et indépendante est encore possible. Mais, plus on s’enfoncera dans une logique d’affrontement insensée entre l’UE et la Russie et moins cette perspective restera possible. Car, la logique de l’affrontement aboutit inéluctablement à la partition du pays.

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 03:55
Ukraine - Le point de vue de Régis de Castelnau : Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

 Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

L'intervention russe en Ukraine a constitué une grande surprise en Occident. Y compris chez ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, considéraient que la responsabilité de l’OTAN et de l’Union européenne était lourdement engagée. Cette surprise est finalement le symptôme de ce sentiment de supériorité occidentale si présent dans les têtes, y compris chez ceux qui tentent de ne pas trop s’éloigner du réel et assistent, consternés, au basculement des élites dirigeantes dans un délire inepte. À base de refus d’évidences, de décisions absurdes, de propagande imbécile, de racisme sommaire, de pulsions suicidaires, et pour tout dire d’aveuglement assez terrifiant.

Nous avions dit dans ces colonnes qu’il était possible que l’intervention militaire du 24 février 2022 enclenche un processus pouvant mettre fin à la domination multiséculaire de l’Occident sur le monde. Les événements qui se déroulent depuis quatre mois semblent confirmer cette hypothèse, et en tout cas c’est manifestement la voie que la Russie et les pays « du Sud » ont décidé d’emprunter.

L’Histoire change par bonds, et c’est irréversible

L’aspect militaire de la guerre en Ukraine, sans être secondaire, apparaît comme un élément parmi d’autres de cette soudaine accélération de l’Histoire. Nous assistons en parallèle de la conduite méthodique par la Russie de son « opération spéciale », à la recomposition géostratégique de la planète où l’Occident, isolé, affronte le reste du monde. Ce qui est impressionnant, c’est que l’enjeu de cet affrontement est très clair. Nous avons d’une part une puissance, les États-Unis, qui se considère exceptionnelle et destinée à conduire le monde en organisant sa globalisation comme forme moderne de sa domination. Son système économique est celui du néolibéralisme financier assis sur sa monnaie, son système politique celui de la démocratie représentative abâtardie en oligarchie voire ploutocratie aujourd’hui, son outil juridique le fameux « ordre international fondé sur les règles » qu’il est le seul à connaître et produit en fonction de ses besoins, et son moyen principal la violence militaire. En face, les pays qui représentent l’énorme majorité de la population mondiale, ne veulent plus de cette hégémonie, aspirent à une organisation multipolaire d’États-nations territoriaux, régulée par le droit international issu du dispositif juridique mis en place à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Et dont les économies rejettent le néolibéralisme au profit de schémas où l’État garde sa place. [...]

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17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 00:25
Les Députés Européens du Parti Communiste de Grèce : Question sur les deux jeunes communistes ukrainiens emprisonnés

Les Députés Européens du Parti Communiste de Grèce dans une Question posée au Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères J. Borrell, dénoncent le fait que  depuis plus de 100 jours, les autorités ukrainiennes détiennent le Premier Secrétaire de l'Union de la Jeunesse Communiste Léniniste d'Ukraine, Mikhaïl Kononovich, et son frère Aleksander. Ceci se passe avec l'accord de l'UE, comme il ressort de sa réponse du 29/4/22 à la question des députés européens du KKE, selon laquelle elle "est au courant" et "en consultation directe avec les autorités ukrainiennes".

Alors que le conflit en Ukraine fait toujours rage avec des conséquences incalculables pour son peuple, les jeunes communistes persécutés sont soumis à des conditions de détention inacceptables et au chantage, selon des publications.

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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 16:43
Colonialisme énergétique

Par Manlio Dinucci

Visite d’État du président de la République italienne Mattarella au Mozambique, dont l’Italie commencera à importer à l’automne du gaz naturel liquéfié pour remplacer, avec le GNL provenant des États-Unis et d’autres pays, celui qu’elle importe actuellement de la Russie à travers des gazoducs.

Depuis qu’en 2010 ont été découverts de grands gisements de gaz au large de Cabo Delgado, ont afflué au Mozambique les grandes multinationales énergétiques : les étasuniennes Exxon Mobil et Shell, la française Total, la britannique BP, l’italienne Eni et autres. Elles se sont accaparé de lucratifs contrats pour l’exploitation pluri-décennale des gisements. Les milliards de dollars provenant de ces contrats sont en train d’enrichir l’élite qui est au pouvoir, pendant que la majorité de la population voit sa situation empirer.

Particulièrement dramatique est la condition des habitants de la province du Cap Delgado. La population côtière, qui jusqu’à présent vivait de la pêche, est obligée de partir à 10-15 km à l’intérieur des terres pour laisser la place aux sites industriels pour la liquéfaction du gaz destiné à l’exportation. Et la pauvreté augmente en conséquence. L’environnement côtier se trouve de plus en plus pollué, avec des dommages environnementaux très graves. Les habitants restés dans la zone côtière sont attaqués et massacrés par des groupes armés. Tout cela est caché par le courant dominant politico-médiatique italien (et autres, ndt).

Celui-là même qui est en train de cacher les véritables raisons de la fermeture des puits pétrolifères libyens. Ces raisons nous sont expliquées ce soir par Michelangelo Severgnini dans une interview à Abdullah al-Zaidi, syndicaliste et journaliste économique libyen. Les puits ont été bloqués par des mouvements populaires pour empêcher la rapine continue du pétrole libyen dans la guerre que l’OTAN a poursuivie après la démolition de l’État libyen en 2011. L’OTAN cherche par tous les moyens à empêcher les élections politiques (qui auraient dû avoir leur en décembre 2021), dont naîtrait le nouvel État libyen.

Bref résumé de la revue de presse internationale de vendredi soir 8 juillet 2022 de Pangea Grandangolo sur Byoblu. Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo :

https://www.byoblu.com/2022/07/08/colonialismo-energetico-grandangolo-pangea/ 

Source : https://www.mondialisation.ca/colonialisme-energetique/5669630

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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 16:09

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Les dirigeants AMÉRICAINS: EXPERTS incontestés en CRIMES de guerre…

Alors que les Américains et leurs alliés européens ne cessent de dénoncer les crimes de guerre présumés de l'armée russe en Ukraine, Pierre Lévy, du mensuel Ruptures, rappelle le passif de Washington en la matière.

Extrait :

Il y a une autre guerre encore pour laquelle les dirigeants occidentaux ne sont pas seulement «co-belligérants», mais bien en première ligne : la guerre de l’information

Certes, les conflits ont toujours fait une première victime : la vérité.
Cette fois, une dimension nouvelle semble se dessiner : l’exploitation en temps réel du concept de «crime de guerre». Et tout se passe comme si les experts, à Washington notamment, avaient méticuleusement préparé ces offensives médiatico-idéologiques en amont même du déclenchement des hostilités."

L'intégralité de l'article ci-dessous :

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