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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 15:47

Lu sur Faire vivre le PCF, repris sur le blog de José Fort.  Nous partageons ce qu'il dit de la question de la paix : " Il est temps de se poser, au-delà des différences et de nos divergences, la question de construire un rempart pour la paix.  Et pour la justice.  Tant il est vrai qu'il ne peut y avoir de paix sans justice".

 

 

Le monde au bord du gouffre, un sursaut s’impose 

Le monde au bord du gouffre, un sursaut s’impose

samedi 9 août 2014
par  José Fort

Rien ne va plus sur la planète. Plus du tout. Guerres, massacres, famines, épidémies, affrontements interethniques, immigrations sanglantes, ventes d’armes inégalées et autres calamités se multiplient dans un monde au bord du gouffre. L’ONU est figée, tétanisée, les institutions internationales comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce discréditées.

Le monde offre un spectacle de désolation. La recherche du profit à n’importe quel prix quitte à dévaster la planète, l’exploitation des richesses des plus pauvres, le maintien de peuples sous domination, une génération de dirigeants incapables de dépasser leurs calculs mesquins et de penser l’avenir, des menaces de plus en plus graves contre la paix avec en bout de course une possible folie nucléaire. Le temps est à l’orage. Il peut devenir cataclysme incontrôlable.

Regardez, écoutez. Massacres à Gaza, en Syrie, en Irak, au Congo ; affrontements sanglants au Mali, dans le Maghreb, en Birmanie, en Thaïlande ; intégristes de tous poils semant la terreur ; populations déplacées ; encouragements au surarmement. Désormais, la menace plane aussi sur l’Europe, l’Ukraine étant devenue la pièce avancée de l’Otan dans son projet d’étouffer la Russie. Une vieille ambition nazie et napoléonienne dont l’issue – la déroute – devrait faire réfléchir les stratèges qui ont toujours fait la guerre avec la peau des autres. La menace, cette fois, peut devenir nucléaire. Les Etats-Unis jouent les va-t’en guerre en lançant contre Moscou leurs supplétifs de l’Union européenne.

Le monde apparaît hors de contrôle. Devant un précipice. Affirmer que le pire est à craindre ne relève pas d’un alarmisme exagéré mais d’une éventualité à ne pas – à ne plus – écarter désormais.

Le monde apparaît hors de contrôle et il est urgent que les peuples s’investissent directement pour bloquer la course vers l’abîme.

La prétendue « communauté » internationale n’existant pas, le temps est venu de réorganiser le monde et les structures de concertation internationale en procédant, en premier lieu, au démantèlement des alliances militaires telle l’Otan, en remettant sur le chantier de nouveaux traités de désarmement et surtout en refondant l’Onu. L’Organisation des Nations Unies ne peut plus être verrouillée par cinq puissances dans un Conseil de sécurité décidant pour tous. Le monde a changé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. L’Assemblée générale de l’ONU doit être le véritable lieu de décision, le Conseil de sécurité, élargi, chargé de l’exécution. Un organisme de mise en œuvre et de suivi doit être instauré afin d’en finir avec l’inaction et la politique du deux poids, deux mesures.

Il souffle un vent mauvais sur le monde. Les dirigeants occidentaux en sont responsables eux qui nous affirmaient que l’écroulement du bloc de l’Est ouvrait une nouvelle ère. Ils ont tout négligé pour asseoir leur domination avec une fringale sans égale. Pour eux, c’était Noël tous les jours. Ils ont tout saboté. Tout méprisé. Tout calculé à la petite semaine sans penser avenir un seul instant. Un désastre.

Il est temps de se poser, au delà des différences et de nos divergences, la question de construire un rempart pour la paix. Et pour la justice. Tant il est vrai qu’il ne peut y avoir de paix sans justice.

 

José Fort

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 15:44

evo-morales-palestine.jpg

Une revue de la presse internationale de ces derniers jours nous montre que l’Amérique latine est bien loin d’avoir la même opinion sur l’agression israélienne à Gaza que celle de nos gouvernements européens. André Crespin, d'Intal, a voulu confirmer ces informations en rencontrant René Fernandez, l’Ambassadeur de Bolivie à Bruxelles.

André Crespin
 
*****

Quelle est la position du gouvernement bolivien sur le conflit en cours à Gaza ?

René Fernández. La Bolivie a dénoncé sans ambages les actions disproportionnées et brutales d’Israël. L’armée israélienne a massacré des innocents, des enfants, des femmes, des personnes âgées. Elle a détruit des maisons et l’appareil productif du peuple palestinien.


L’État de Bolivie avait déjà rompu ses relations avec l’État d’Israël en 2009 lors d’une agression similaire. Cette fois-ci, la Bolivie a condamné l’attaque israélienne et a demandé qu’il y ait une enquête et qu’une plainte pour génocide soit déposée à la Cour Pénale Internationale. Par ailleurs, la Bolivie a déclaré l’État d’Israël comme étant terroriste et a imposé des restrictions à l’obtention de visa pour les citoyens israéliens désirant se rendre en Bolivie.


Il est remarquable de constater que la Bolivie est loin d’être isolée dans sa condamnation d’Israël. D’autres États latino-américains comme Cuba et le Venezuela l’ont aussi fait. D’autres encore, comme le Brésil, le Pérou, le Chili, l’Équateur et le Salvador, ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs pour consultation. Pourquoi existe-t-il un tel contraste entre les positions des gouvernements latino-américains et celles de leurs homologues européens qui sont loin de condamner les abus israéliens avec la même vigueur?

René Fernández. Comme vous l’avez dit, de nombreux pays latinos ont dénoncé ce qui a lieu aujourd’hui à Gaza. Les gouvernements du Venezuela et de l’Équateur l’ont fait. Le Nicaragua et le Salvador viennent de le faire.


Le sentiment partagé par les Boliviens est le suivant : on ne peut pas rester muet face à une telle agression qui se fait non seulement à l’encontre du peuple palestinien mais aussi de tous les peuples du monde. C’est un affront qu’un État se prétende de la sorte au-dessus du droit international. Nous croyons que les pays européens, avec cette position de soi-disant neutralité, ne sont rien d’autres que les complices des crimes israéliens. Et cette position des pays européens à l’égard d’Israël est la même depuis de nombreuses années. 


Qui plus est, la structure actuelle des Nations Unies ne permettra pas de résoudre ce conflit. Car celles-ci ne défendent et favorisent qu’une certaine classe de pays et sont au service de l’impérialisme américain et de ses alliés. Israël ne ferait pas ce qu’il fait aujourd’hui s’il ne disposait pas du soutien des Américains. Les États-Unis ne sont non seulement le premier allié d’Israël, mais ils sont aussi les principaux opposants à toute initiative internationale visant à freiner Israël. Et les pays européens jouent sans broncher le jeu des Américains.


En Belgique et dans d’autres pays d’Europe, la population n’est pas toujours en accord avec les déclarations de ses gouvernements. Intal, comme d’autres associations, est active en participant aux manifestations de protestation, mène campagne pour la mise en place d’un embargo militaire avec Israël et participe au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction). En est-il de même en Amérique latine ?

René Fernández. C’est une bonne question. Car il est intéressant de constater que, quand bien même les gouvernements européens n’ont pas clairement condamné l’attaque, et sont donc complices silencieux de ce qui se déroule en ce moment, on ne peut pas en dire autant de l’opinion publique européenne. Que du contraire, un nombre sans cesse croissant d’Européens est sidéré par une telle agression. D’un autre côté, cela montre aussi que les gouvernements latino-américains sont en accord avec leurs peuples. Ce sont des gouvernements des peuples. Ce qui n’est pas le cas en Europe, car ils gouvernent à l’encontre des intérêts des grandes majorités bien qu’ils nous prétendent le contraire !


En Bolivie, la dernière personne à avoir appelé à manifester pour nos frères Palestiniens, c’est le président Evo Morales lui-même. Les organisations sociales boliviennes, qui n’ont pas eu besoin d’attendre l’appel du président pour se mobiliser, sont en train d’organiser les manifestations à venir de solidarité avec le peuple palestinien.

 

source: solidaire (Quotidien internet du Parti du Travail de Belgique)

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 15:40

CGTParis-paix-gaza.jpg

Communiqué commun

Union Départementale CGT-Paris, Union Locale CGT du 18ème ,

Syndicat CGT BNP

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Alain POJOLAT militant CGT, mais aussi politique, qui avait déposé au nom de l’ensemble des organisateurs la déclaration en Préfecture des manifestations de soutien au peuple palestinien qui ont finalement été interdites, a été convoqué pour se voir notifier sa mise en examen et devrait comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre 2014.

 

L'UD CGT Paris a déjà désapprouvé la décision prise par les autorités françaises d'interdire certaines manifestations de solidarité avec le peuple palestinien.

Il faut remonter à la fin de la guerre d’Algérie pour retrouver de telles interdictions.

Le droit de manifester fait partie des libertés démocratiques. La France est le seul pays  où ces manifestations ont été interdites.

 

Au moment où la population de Gaza, toujours frappée par le blocus imposé par l'Etat d'Israël subit un véritable déluge de bombes, qui a fait plus  de 2000 morts, des milliers de blessés, dans leur immense majorité civils, et 250 000 sans abri et déplacés, il est inacceptable que le gouvernement nous prive du droit de dénoncer ces massacres dans la rue. Par cette interdiction provocatrice, il est le premier responsable des incidents. Incidents qui ont d’ailleurs été déformés et démesurément grossis, avec la complicité des médias, pour tenter de justifier cette atteinte aux libertés élémentaires.

 

Dans le même temps, ces autorités n'ont eu aucune volonté de prendre la moindre initiative politique répondant à la gravité du drame qui se déroule à Gaza comme la dénonciation des violences perpétrées contres les civils, soutenir les droits du peuple palestinien et mobiliser la communauté internationale en faveur de la paix. 

 

En s'en  prenant à un militant qu'il soit syndical  ou politique, mais aussi à de simples manifestants, le pouvoir continue à entretenir l'amalgame qui a été fait entre certains "casseurs" et ceux qui souhaitent simplement manifester de façon pacifique leur soutien à la cause du peuple palestinien.

Le pouvoir tente une nouvelle fois de criminaliser le mouvement de solidarité et  continue d'affirmer ainsi  son soutien à la politique criminelle de l'Etat d'Israël.


Manifester, n'en déplaise au gouvernement est un droit constitutionnel garanti par la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont la France est signataire. 

Pour la CGT cette nouvelle atteinte au droit de manifester et de pouvoir exprimer librement sa solidarité avec le peuple palestinien massacré par l'Etat d'Israël est inadmissible.

 

La CGT Paris, l'UL CGT du 18ème et le syndicat BNP expriment toute leur solidarité à Alain POJOLAT et s'associeront aux différentes initiatives qui iront dans ce sens. 

Elles appellent d'ores et déjà  à signer massivement la pétition de soutien à notre camarade Alain POJOLAT et exigent qu'il soit relaxé. 

 

POUR SIGNER LA PETITION EN LIGNE-CLIQUER CI-DESSOUS

 

http://www.petitions24.net/nous 

 

*****

Le Billet de Canaille Le Rouge :


Canaille le Rouge s'honore de bien connaître Alain. 

 

Ce n'est pas un hasard si les coups tombent sur un militant dont la pratique tant politique que syndicale est ancrée dans l'entreprise. C'est aussi révélateur d'un choix du PS : pour lui, ce sont ceux qui sont en première ligne face au capital qu'il faut casser. 

 

La mise en examen d'Alain est en soit un scandale judiciaire : ainsi celui qui va " négocier " avec la maison chaussette à clous, parce que la loi qui encadre les libertés publiques y oblige, parce qu'il a ce mandat se retrouve d'entrée en première ligne pour se retrouver au ballon. 

Du jamais-vu dans l'histoire juridique et judiciaire de notre Pays. 

 

Même Serol pourtant imaginatif en la matière n'y avait pas pensé.

 

N'est-ce pas là au sens propre la définition politique d'une pratique d'otage, un peu à la façon dont du temps de la barbarie de la partie la plus obscure du moyen-âge, on envoyait dans un sac la tête d'un plénipotentiaire pour dire à la partie d'en face que les négociations avaient échoué ?

 

C'est insupportable. 

 

Le parquet doit faire machine arrière et ne pas se soumettre aux injonctions de l'amicale des flashballeurs, gazeurs et autres casseurs assermentés patentés. 

 

Ce que le pouvoir fait contre Alain n'est pas dénoncé avec la vigueur nécessaire et Canaille le Rouge se réjouit de la prise de position des organisations parisiennes de notre CGT, celle d'Alain qui est aussi celle de La Canaille. 

 

À titre plus personnel, pour La Canaille, Alain, c'est un camarade de lutte qui est sous le coup de ces mesures.  Lui avec ses approches, La Canaille avec les siennes, mais toujours côte à côte.

 

Nous avons été élus ensemble au même congrès à la CE de l'UD CGT de Paris. Nous avons agi ensemble à pendant des années en particulier quand le débat de fond sur les orientations menaçaient d'explosion la plus importante UD de la CGT : rassembler, recoudre, reconstruire sur des bases de classe, quitte à tenir la dragée haute à des dirigeants par ailleurs pour certains fort respectables, mais méconnaissant la réalité revendicative parisienne d'alors.

 

Depuis notre première entrevue commune, musclée, avec les cogneurs de Debré intervenant violemment contre les premiers " sans-papiers " de St Bernard et jusqu'à ce jour, la somme des différences réelles n'est jamais parvenue à entamer l'action de classe partagée. 

 

C'est aussi à un militant de la CGT que le pouvoir s'attaque avec ses options liberticides. Le monde du travail doit dire stop et imposer au petit maquignon de Matignon de cesser ses gages de toute nature au Medef.

 

Sans rien retirer à ses engagements syndicaux, bien au contraire, l'engagement d'Alain contre le f-haine et tous les fascismes faisant l'autre pilier d'une action toujours commune, a précédé bien des déclarations officielles depuis médiatisées. 

 

Nous avons pu ainsi ensemble vérifier que oui, les barricades n'ont que deux côtés, en étant toujours du même et vérifiant ensemble ou séparément que ceux qui en face les chargent et ou basculent de l'autre côté avec plus ou moins de souplesse se passent les responsabilités de l'un à l'autre sans trop de problèmes.


L'UD CGT de Paris, son UL et son Syndicat mettent en ligne une pétition de soutien à Alain. 

 

 

Canaille le Rouge

le 5 août 2014

http://canaille-le-rouge.over-blog.com

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 22:04
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

2014-hebron-orange.jpg

La CGT d'Orange est une nouvelle fois intervenue auprès de la direction d'Orange à propos du comportement de "Partner Communications Company". 

Il est avéré que "Partner Communications Company" qui travaille sous licence Orange participe directement aux activités de colonisation en Cisjordanie, dans les Territoires Occupés et sur les hauteurs du Golan puisque :

  • - Elle dispose de 176 antennes et relais sur des terres confisquées aux palestiniens par l’armée israélienne et les colons,
  • - Elle profite, avec les autres opérateurs israéliens, de l'interdiction faite par l'armée israélienne aux opérateurs palestiniens d'installer leurs antennes dans 60% de la Cisjordanie, limitant ainsi leur accès au marché local;

La CGT d'Orange à demandé qu’Orange mettre fin à ce partenariat honteux.

Lors des derniers bombardements massifs de Gaza, l’armée israélienne a utilisé les réseaux des opérateurs israéliens et palestiniens pour envoyer des SMS et coups de téléphone aux habitants de GAZA afin de les avertir des bombardements.

Cela pose deux problèmes majeurs:

  • > Celui du respect des données privées et
  • > Celui des frappes israéliennes contre les civils palestiniens dont de nombreux enfants.

De plus l’armée utilise l’argument de l’envoi de SMS pour s’exonérer des dégâts humains des frappes militaires.

Pour son syndicat CGT, Orange ne doit plus voir sa marque associée à une entreprise qui :

  • > Viole le droit international et les Conventions de Genève et qui ne respecte pas le droit commercial palestinien.
  • > Viole la vie privée des usagers palestiniens.
  • > Utilise l’envoi de SMS pour justifier ses frappes contre des civils.

Cette condamnation est valable pour tous les opérateurs de télécoms qui collaborent aux demandes de l’armée israélienne.

Rappelons que la CGT milite pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, a participé, et appelle, aux rassemblements multiples pour demander l'arrêt de l'agression militaire contre la population civile de Gaza.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:15

Le jeune membre du Fatha tué à Gaza était membre du Parti du peuple palestinien. 

Un jeune cadre du Parti communiste palestinien, Imad Asfour, tué lors de l'offensive criminelle israélienne à Gaza

Imad-Assfour.JPG


 

Communiqué du Parti communiste d’Israël

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le Parti communiste d’Israël (PCI) et le Front démocratique pour la paix et l'égalité (Hadash) expriment leur profonde stupeur, leur douleur et leur rage par rapport au meurtre de sang-froid du camarade du Parti du peuple palestinien (PPP) Imad Asfour, victime de l'offensive militaire criminelle israélienne dans la bande de Gaza.  

 

Notre camarade et ami Asfour était vice-président de la Commission de contrôle et responsable au développement de l'organisation de jeunesse, il était une figure importante du PPP.

 

Juste deux jours avant le meurtre d'Imad, son père avait été également tué par une attaque israélienne.

Comme nous le savons, dans les trois dernières semaines, il y a eu plus d'un millier de morts palestiniens dans la bande de Gaza!

 

Il faut mettre un terme à cela !

 

Le PCI et le Hadash transmettent leurs condoléances au PPP et à la famille d'Asfour, à ses proches et ses amis, et réaffirment leur condamnation ferme et sans équivoque des crimes de guerre israéliens et des massacres de masse dans la bande de Gaza.

 

Que le souvenir d'Asfour soit éternel !

 

Que l'âme d'Asfour repose en paix !

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 13:06
Les Russes envoient des convois humanitaires aux populations de l'Est de l'Ukraine.  L'UE et les Etats-Unis aussitôt de crier au danger de l'intervention militaire!  Il est vrai qu'ils savent de quoi ils parlent.  Ce sont eux qui ont inventé le droit d'ingérence humanitaire et armée pour porter la guerre en Yougoslavie, en Irak, en Lybie ...  Avec les résultats que l'on sait au Kosovo, en Lybie, en Irak ... Ce qui est scandaleux, c'est le silence observé par l'ONU sur les questions humanitaires en Ukraine de l'Est.  Ce qui est atterrant, c'est la complaisance des médias à relayer la voix officielle de l'UE, de l'OTAN et des Etats-Unis sur la question ukrainienne.  Très peu de reportages sur ceux que ces derniers s'obstinent à appeler des "séparatistes", sur les conditions de vie de la population soumise aux tirs de l'armée ukrainienne et sur la guerre menée, avec l'appui des fascistes de "Svoboda" et de "Pravi Sector"  par le gouvernement ukrainien.  Très peu d'analyses sur les conditions dans lesquelles le gouvernement de Kiev et les fascistes ukrainiens ont multiplié les provocations à l'encontre de la population de l'Est.  Des informations quasi inexistantes aussi sur la situation des communistes ukrainiens !

Dans Le Monde.fr : 

 

Crise en Ukraine : Moscou "en mission" dans l'Est

 

La Russie vient d'envoyer un convoi formé de 280 camions transportant de l'aide humanitaire dans l'est de l'Ukraine ravagé par les combats, selon l'agence ITAR-TASS.

L'initiative russe intervient à un moment stratégique alors que l'armée ukrainienne est en train de resserrer son étau autour des deux derniers bastions séparatistes prorusses – Donetsk et Louhansk –, au prix de nombreuses victimes, dont des civils.

Les autorités de Kiev ont répliqué avec virulence, déclarant qu'elles n'accepteraient une action de Moscou que si elle était placée sous strict contrôle ukrainien.

De leur côté, les Etats-Unis et l'Europe ont adressé une sévère mise à garde à la Russie.

Lors d'un échange téléphonique, hier, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a exhorté Vladimir Poutine à renoncer à "toute action militaire unilatérale en Ukraine, sous quelque prétexte que ce soit, y compris humanitaire", réaffirmant son absence totale de soutien à Moscou.

Sur le terrain, la situation humanitaire dans les camps des séparatistes, à Donetsk et Louhansk, ne cesse de se dégrader, tandis que l'armée ukrainienne progresse, après plusieurs jours d'intenses combats.

A Donetsk, des tirs d'artillerie ont été entendus hier dans tous les quartiers. Au cours du week-end, trois civils y ont été tués et 16 autres blessés. Des milliers de personnes sont en outre privées d'accès à l'eau, à l'électricité et à des soins médicaux, a souligné la Croix-Rouge.  

 

L'Ukraine va bloquer le convoi d'aide humanitaire russe

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 12.08.2014 à 08h10

L'Ukraine ne laissera pas entrer de convoi russe à l'intérieur de ses frontières. Un porte-parole de Kiev a déclaré, mardi 12 août, que les 280 poids lourds transportant de l'aide humanitaire partis de la région de Moscou n'étaient pas certifiés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et que le pays leur interdirait l'entrée sur le territoire.


 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 18:41

VIVE LA FRANCE ET LA RESISTANCE !

HONNEUR AUX CHEMINOTS !

Merci à Canaille Le Rouge pour cet articleLa mémoire historique est un enjeu politique.  Nous ne célébrons pas seulement les acteurs de la grève du 10 Août 1944.  Nous luttons pour la mémoire du rôle de la classe ouvrière et des cheminots dans la résistance française.  Nous nous battons pour qu'elle ne soit pas effacée comme le voudraient tous les promoteurs de la "concurrence libre et non faussée".  Il importe pour ces partisans de l'intégration européenne que disparaissent le souvenir de l'importance du mouvement ouvrier dans la Résistance ainsi que celui du CNR et de son programme.  Quelques semaines après la bataille des cheminots pour la défense du service public du rail, il est bon de rappeler que les cheminots de 2014 se battent dans un même mouvement pour l'intérêt national, l'intérêt des salariés et l'intérêt des salariés usagers.  Et qu'ils sont les continuateurs des cheminots de 1944.

 

70 ème anniversaire de la GRÈVE PATRIOTIQUE des cheminots du 10 août 1944

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SOIXANTE DIXIEME ANNIVERSAIRE DE LA GREVE INSURRECTIONNELLE DES CHEMINOTS


Soixante dix ans nous séparent d'une grève historique pour notre pays. Celle des cheminots qui, à partir du 10 août 1944 sous l'impulsion de la C.G.T, allait par sa combativité et sa détermination contribuer à porter un coup fatal à l'occupant nazi et renforcer le mouvement vers la libération de notre pays.

Le 06 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. A PARIS, l'espoir de la libération gagne les esprits, la mobilisation est nécessaire. L'action s'organise. Les cheminots participent aux grèves et aux manifestations qui marquent cette période.


A la suite des puissantes manifestations qui ont lieu à PARIS et en banlieue, de nombreux grévistes sont arrêtés et déportés.

Pour la C.G.T clandestine, l'insurrection contre l'occupant allemand est en marche.

 

La fédération clandestine des cheminots décide d'appeler les cheminots à la grève le 10 août 1944. Elle l'organise dans les grands ateliers, par région. Au soir du 10 août, des milliers de cheminots sont en grève dans une vingtaine d'établissements.

Dans les jours qui suivent, l'action se développe dans les gares, les ateliers, les dépôts.

Le 17 août 1944, le trafic ferroviaire est sérieusement perturbé. Dans a région parisienne la grève a gagné toute la corporation.


Le 18 août 1944, c'est la grève générale, l'insurrection pour chasser les nazis de la capitale.


La grève insurrectionnelle déclenchée le 10 août 1944 est le résultat de quatre années de mobilisations et d'actions. De 1940 à 1944, les cheminots s'organisent et s'engagent avec la C.G.T dans le processus qui les conduira à contribuer â la libération de notre pays.


Restituer ces combats pour la libération du pays et contre le fascisme contribue aussi à alerter l'opinion publique sur le racisme et les extrémistes d'aujourd'hui.

La lutte, pour la paix, la démocratie et les libertés reste d'actualité.

Le souci constant de la C.G.T fut d'associer dès cette époque, la satisfaction des besoins quotidiens à la grande idée de libération nationale et l'application du programme du Conseil National de la Résistance.


Dans ce conflit, 9.000 cheminots ont péri, parmi lesquels 809 fusillés, massacrés et 1.157 morts en déportation pour faits de résistance. Le 30 octobre 1949, la légion d'honneur et le croix de guerre avec palme étaient décernées à la S.N.C.F en reconnaissance des mérites civiques et militaires des cheminots.


C'est pourquoi, l'A.N.C.A.C appelle tous ses adhérents à participer à la célébration du 70ème anniversaire de la grève patriotique du 10 août 1944.

Cela confirmera l'attachement de notre Association aux grandes options du programme du Conseil National de la Résistance, de la défense des droits et de la Paix.


Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 10 août 2014


Le Président National de l'Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants


Robert MOULLIERE


SOURCE


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greve-cheminots-1944.jpg



Lu sur le blog de Canaille le Rouge:

Le 10 août, comme chaque année, la fédération CGT des cheminots commémore le déclenchement de la grève insurrectionnelle des cheminots.

Cette grève qui sera contestée par certains comme ayant été le déclencheur de l’insurrection. Les documents et archives maintenant rendent les faits incontestables.

 

Quinze jours après son démarrage, dans le Paris des barricades , celui des Républicains espagnol de la Nueve au sein de cette 2ème DB qui va épauler avec force l'insurrection rendue ainsi victorieuse, elle conduira à la reddition de Von Scholtitz. 

 

Une reddition reçu par Le Général Leclerc et Le colonel Rol Tanguy, Chef d’état major des FFI d’Île de France.

Chaque 10 août, cette commémoration est marquée par une cérémonie à l’arc de triomphe à 18H00. C’est la seule commémoration en ce lieu où le mouvement ouvrier et le syndicalisme sont reconnus dans sa globalité et sa singularité.

Cette année sera son 70 ème anniversaire. 

 

Canaille le Rouge qui est tout sauf militariste s’y rend depuis des années pour la mémoire et la fierté de sa profession, de ses camarades dont il a eu la chance de cotoyer les acteurs de ce moment, certains comme Jean Fumeaux ou Mimile Pruneau ayant été ses formateurs à l'activité militante.

Il y va aussi pour le plaisir de voir parfois de façon aigrie voire provocatrice les corps constitués en uniforme devoir saluer sa profession et sa fédération CGT.

Les retraités cheminots CGT ont publié dans leur bulletin de cet été 2014 un article sur le déroulement historiques des faits. Canaille le Rouge vous le propose. Il aide ainsi à montrer la place prise par une profession toujours à la pointe des luttes et qui tient lié en permanence l’intérêt général, la Liberté, le service public ses luttes pour ses revendications.

 

Cet évènement est public. Quiconque partage cette mémoire y sera le bienvenue.

 

1944 : l'été de la liberté reconquise.

 

Le Comité Parisien de la Libération  présidé par André Tollet secrétaire de l'UD CGT de la Seine tient réunion (clandestine) à Argenteuil  le 14 aout 44 après midi. Léo Hamon membre du C.P.L. rapporte la rencontre avec Robert Hernio dirigeant du comité de grève des cheminots :

 

"Un excellent militant nous a rendu [compte] de la grève des cheminots et demandé notre appui.

En rentrant dans Paris, j'apprends que l'ordre de grève a été donné à la Police. C'est bien vers l'insurrection que l'on va."

 

Robert Aron aussi membre du C.P.L. indique:

 

"Les cheminots sont en grève depuis le 12 août. Depuis le 14, les trains ne circulent plus. Le mouvement s'étend à toute la région parisienne, d'où aucun train ne part : pour briser cette grève, les Allemands ont procédé à quelques arrestations, mais sans résultat sur le déroulement de l'action qui se poursuit dans des conditions difficiles et dangereuses. Le représentant des Cheminots réclame :

 

1- le soutien moral de la Résistance

2- des armes

3- des fonds

 

Le CPL soutiendra la grève." (fin de citation)

 

Comment en sommes-nous arrivés à cette phase aiguë qui explosera dans l'insurrection parisienne et la libération ? Cela ne s'est pas déclenché sur un coup de sifflet.

 

Février 1944, les cheminots de Vitry conduits par Georges Pruneau dit Mimile (Marat dans la clandestinité), viennent fermement perturber le congrès de la fédération des cheminots officielle. Le 7 mars, les mêmes font 2h00 de grève en mémoire de Pierre Sémard (dès juin 40, l'occupant placarde partout que la grève est passible de la peine de mort). Le 1er mai voit des actions, prises de parole et sabotages dans tout le pays. Le 1er mai au soir la direction clandestine installe le comité central de grève des cheminots qui regroupe 8 grands centres de la RP. Dirigé par Robert Hernio, Mimile est son adjoint pour l'Ile de France.

 

Après le débarquement en Normandie et les avancées de l'armée rouge à l'est, l'espoir grandit et la tension monte. Le C.P.L. propose de faire du 14 juillet 1944 une grande journée de manifestation patriotique. Le Comité Populaire clandestin des cheminots de Vitry les appelle à se rendre à la statue de Rouget de L'Isle à Choisy.  A. Tollet note : "ceux de Masséna, Ivry, Vitry et Villeneuve venant en Renfort". 600 cheminots se rassemblent derrière une Citroën noire volée à la préfecture, pavoisée d'un drapeau tricolore et partent en chantant la Marseillaise. Un détachement allemand tente de les stopper et tire. Il y aura des blessés et des arrestations.  

 

 

Parmi les arrêtés , 7 cheminots de Vitry. Le 15, les gars de l'atelier refusent de prendre le travail. Pareil à Villeneuve et à La Plaine. Comité central de grève et comités populaires estiment que le moment est arrivé d'envisager la grève générale des cheminots. Fin juillet se tient une rencontre entre la direction de l'UD de la Seine  avec la direction clandestine. Il en sort un cahier revendicatif qui vaut ultimatum où la libération des emprisonnés est le premier point. Ce cahier sera déposé le 6 aout aux chefs  des 8 grands établissements avec exigence d'une réponse positive avant le 10 aout.

 

La date du 10 août n'est pas choisie au hasard. Elle renvoie à la Révolution de française qui scande toute les initiatives patriotiques durant l'occupation (et souvent les pseudos des militants clandestin –Marat- Hoche, les détachements de FTP –Valmy, Carmagnole), le 10 aout 1792, le jour où le peuple de Paris et ses faubourgs déferle sur les Tuileries et s'en empare (journée alors  coordonnées par la "commune insurrectionnelle des sections). Pour faire libérer les arrêtés du 14 juillet et menacer d'une grève générale, la date est bien choisie.

 

Robert Hernio écrira qu'il rencontra l'état-major des résistants de la région sud de Paris pour assurer la protection du dirigeant clandestin qui prendrait la parole à Vitry.  Un FTP d'alors a raconté récemment à l'auteur de ces lignes comment le 9 aout  au soir son détachement installé dans une forêt de Seine et Marne reçut l'ordre de faire route vers le sud de Paris.

Il fallait que tous les centres partent en même temps mais des emprisonnés étant vitriots et la manif partie de l'atelier, il fallait que la grève parte de Vitry.

 

10 août à 7h30 du matin. Dans une petite maison à côté des ateliers R. Hernio est pris en charge par un détachement de FTP armés et habillé de bleus. 8h30 Treins de la direction clandestine monte sur un établi au côté de Charles Heller dirigeant du Syndicat (il sera fusillé quelques jours plus tard avec plusieurs de ses camarades près du pont qui porte maintenant le nom de pont des fusillés). Après la prise de parole de Treins,  Ch.Heller  propose un vote à main levée pour la grève. Les bras se lèveront par centaines. Aucun contre,  pas d'abstention. La grève qui allait devenir insurrectionnelle était lancée.

 

Le 10 aout à midi, Hernio rencontre Tournemaine, Crapier, Barbet et Lucien Jean. Devant le succès du débrayage ils rédigent l'appel à la grève à tous les cheminots. Au soir, la direction clandestine fait le point : autour de Vitry dans la journée la grève s'étend  à Masséna et  Juvisy  Villeneuve SG. La présence importante de troupes allemandes à Ivry rend la situation plus complexe. Montrouge et Chatillon atelier et dépôt sont en grève. Au soir du 10 aout, 25 établissements de la SNCF ont débrayé.

 

Restait à arrêter tout le trafic. Pour cette seconde phase. Tournemaine est chargé de lancer l'opération avec les  cheminots de Batignolles en gare de Pont Cardinet. Dès le premier train stoppé en pleine voie les conducteurs de St Lazare emboitent le pas. Le 11 au soir le trafic sur la rive gauche (invalides) est paralysé. Pendant ce temps les rails sont déboulonnés à VSG, des dérives de locomotives à la Villette bloquent le dépôt, le 14 aout ne circulent que quelques trains conduits par une minorité d'ingénieurs. Il faudra leur faire entendre raison, le Comité central de grève édite un tract intitulé "mort à ceux qui conduisent les trains".

 

La place manque pour dire ce que furent les journées suivantes : l'épisode du train bourré d'explosifs évacué par les cheminots de Tolbiac sur les Ardoines, les combats au dépôt d'Ivry repris plusieurs fois, ceux de Montrouge. La place des cheminots pour garder l'outil de travail tout en  participant aux combats qui chassèrent l'occupant, arrêtèrent les traitres et organisèrent ensuite la reprise de l'activité.

 

Les cheminots dont ceux de notre région venaient d'entamer l'écriture d'une immense page de notre histoire.

Un des cheminots de Vitry, arrêté le 14 juillet lors de la manifestation vers Choisy  et déporté  profite d'une retraite amplement méritée, notre camarade Vignole. Que cette évocation lui soit dédiée.

 

Guy Hervy


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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 11:37

Cet article est une analyse de la politique extérieure des Etats-Unis lu sur le site de Liberté-Algérie.  A lire pour comprendre les intérêts géostratégiques de l'Empire et connaître les redéploiements auxquels on peut s'attendre en ce domaine.  Même si l'auteur semble approuver les interventions de la France en Afrique au nom de la souveraineté de celle-ci.

 

L’importance de l’Afrique dans la nouvelle stratégie des Etats-Unis d’Amérique

Par : Arslan Chikhaoui(*)

dans Liberté 

 

Depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du bloc Est, au début des années 1990, les États-Unis d’Amérique se trouvent à un moment de leur histoire où ils ont le pouvoir de choisir leur implication dans le système mondial. Le meilleur choix est de centrer leur politique de sécurité sur un axe Nord-Sud et de créer une zone américaine de coopération, incluant l’Amérique latine, la Sibérie, l’Océanie et une partie de l’Afrique.

 

Aujourd’hui, la sécurité nationale n’est plus pensée en termes stricts de calcul militaire. La prérogative d’une puissance influente est de pouvoir gérer son environnement externe. Les sources de la force et de l’influence américaine sont au nombre de quatre. Il s’agit de la puissance militaire, de l’influence diplomatico-culturelle, de l’indépendance relative en ressources naturelles et de la compétitivité dans le commerce international. En ce qui concerne les deux premières sources, les États-Unis d’Amérique continueront à montrer leur volonté d’utiliser leur force militaire, ce qui consolidera l’influence diplomatique (jeux d’équilibre relatif entre Soft et Hard Power). Par exemple, la décision de recourir, par deux fois, à la force contre l’Irak, a permis de renforcer l’influence américaine dans le monde plus qu’aucune autre décision récente de sa politique étrangère. Le Conseil de sécurité des Nations unies devient le vecteur, par excellence, pour le leadership américain. Les deux dernières sources, quant à elles, visent la reconquête par la stratégie du “circumscribed engagement - engagement circonscrit”. Partant de ces principes fondamentaux, les États-Unis d’Amérique devraient concentrer leurs activités de politique étrangère et leurs entreprises économiques et commerciales dans une “zone de coopération” définie par deux sous-ensembles : le “bloc hémisphère occidental” et l’“aire d’intérêt spécial”. Le premier correspond à l’ensemble du continent américain et le second à l’Afrique. Le “bloc hémisphère occidental” constituerait un contrepoids commercial face à l’Europe et au Japon par l’encouragement du libre-échange et en augmentant l’approvisionnement des États-Unis d’Amérique en minerais stratégiques à partir de l’Amérique latine, tels que le pétrole, le gaz naturel, le manganèse, l’étain, le cuivre, le fer et la bauxite. Cette stratégie économique a été adoptée par le président George Bush dans le cadre de l’“Enterprise for the Americas” qui avait pour but de réduire la dette des pays sud-américains, de créer un fonds d’investissement et d’instaurer une zone de libre-échange. Bill Clinton a poursuivi cette démarche par la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) et le président Obama n’a fait que consolider cette voie. L’“aire d’intérêt spécial” considérée comme proche du bloc, est choisie pour ses ressources naturelles et sa complémentarité sur le plan économique. Dans la vision stratégique américaine, le “bloc hémisphère occidental” pourrait présenter à l’Afrique une alternative au partenariat traditionnel de l’Europe. Comme l’Amérique, par sa population, possède de nombreux liens avec l’Afrique, elle entend les valoriser et approcher l’Afrique autrement que pendant la guerre froide ; la société civile jouant un rôle primordial à cet égard. C’est pour cela qu’une nouvelle attitude américaine envers l’Afrique est observée depuis peu. Le sommet USA - Afrique, qui se tient présentement à Washington, rentre dans cette perspective. L’intérêt des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique pourrait augmenter au fur et à mesure que l’Europe abandonne sa “chasse gardée”. Aujourd’hui, seule la France continue à mener des actions de souveraineté, mais pour combien de temps encore ?

Il y a lieu de considérer que dans la nouvelle stratégie géoéconomique américaine, l’Europe et le Japon ne sont pas des alliés, mais des rivaux, et la Chine un concurrent au sens le plus large du terme. L’importance de l’Afrique pour la stratégie de sécurité des États-Unis d’Amérique, que souligne un lobby longtemps conduit par le colonel Kent Butts de l’US Army War College, repose sur le fait que c’est l’alternative à l’Arabie saoudite qui pourrait se révéler moins propice à abriter les pré-positionnements du Central Command. Sur le plan de l’approvisionnement pétrolier, le rôle de l’Afrique pourrait s’accroître au détriment du golfe Persique, vu la vulnérabilité de cette zone, notamment depuis l’avènement des “révoltes arabes”. S’agissant de l’approvisionnement en minerais (cobalt, chrome, platine, manganèse, strontium), l’Afrique reste la clé. C’est, notamment, cette raison qui conduit les États-Unis d’Amérique à accélérer la mise en place d’accords de libre-échange avec l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Selon les stratèges américains, les priorités géostratégiques en Afrique sont d’abord de s’assurer une possibilité de projeter leur puissance dans tous les coins de la planète, et, de ce fait, disposer de bases militaires. Comme les Etats-Unis d’Amérique dépendent de la liberté et de l’ouverture des voies maritimes ainsi que d’une puissante flotte de haute mer pour leur approvisionnement en matières premières et leur vitalité économique, ils seront toujours concernés par l’accès aux ports et le passage des détroits.

Par conséquent, l’attention sera concentrée sur les quelques pays africains sous le couvert d’une coopération globale “win-win” et dont le poids se fait ressentir en matière de production de pétrole, de gaz et de minerais, de lignes de communication maritime et de prolifération d’équipements militaires. Il s’agit dans ce cas notamment de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Zaïre, du Zimbabwe, du Nigeria, de l’éthiopie, de la Libye, du Maroc et de l’Algérie. a. c.

 

(*) Membre du Conseil Consultatif du World Economic Forum Membre du Defense & Security Forum de Londres Membre du NESA-NDU Center for Strategic Studies de Washington

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 10:11

La publication de cet article est un acte de solidarité, ce qui ne veut pas dire que nous partageons toute l'analyse de Petro Simonenko et notamment son appréciation sur la GUE.  Cependant il est important de saluer toutes les interventions de solidarité et de soutien au Parti Communiste Ukrainien que le gouvernement fasciste de Kiev veut interdire avant de procéder à de nouvelles élections. Rappelons que le KPU a recueilli 13% des voix aux dernières élections législatives  ukrainiennes.  C'est donc 13% des citoyens ukrainiens qui se verraient privés de représentation si les communistes ukrainiens étaient victimes d'interdiction.

Entretien avec le secrétaire du PC d'Ukraine sur l'interdiction du parti : « Nous dérangeons la classe dirigeante »

Pyotr Simonenko



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les autorités de Kiev tentent d'interdire le Parti communiste d'Ukraine. Le procès commence aujourd'hui. Entretien avec Petro Simonenko (réalisé par Robert Allertz pour Junge welt, quotidien communiste)

 

Petro Simonenko est le premier secrétaire du Parti communiste d'Ukraine (KPU) et président du groupe parlementaire du KPU.

 

Jeudi dernier a commencé au tribunal administratif du district de Kiev un procès visant à l'interdiction du parti et de ses symboles. Le KPU a été dissous en août 1991 comme partie intégrante du PCUS déjà une fois dans la loi, puis en 1993 un nouveau parti a été fondé. Pourquoi votre parti, qui est désormais la plus ancienne organisation politique du pays, serait interdit ?

 

Nous dérangeons, pour des raisons politiques. On dérangeait la classe dirigeante, déjà sous Victor Ianoukovitch, on dérange encore sous Petro Porochenko. Ainsi, il faut en finir avec nous.



Mais votre parti a coopéré avec le Parti des Régions de M.Ianoukovitch dans un gouvernement qui a perduré de 2010 à 2014 ?

 

C'est vrai. Nous étions d'accord avec le Parti des région sur certains points, c'est pourquoi nous avions soutenu les projets de loi qui étaient conformes à notre programme électoral. Mais nous avons refusé toutes les initiatives anti-sociales de Ianoukovitch et de son parti, comme la réforme du système de santé ou celle des retraites. Par contre, ces contre-réformes, elles étaient soutenues par l'opposition, devenue putschiste en février et qui est désormais au pouvoir. Maintenant, le Parti des régions collabore activement avec le président Porochenko. Nous n'avons plus rien en commun avec eux.



Quelles sont les raisons invoquées pour l'interdiction du parti ?

 

Le reproche qui nous est adressé, en général, c'est que le Parti est entre les mains d'ennemis de l'Ukraine, qu'il soutient les séparatistes, qu'il est un « agent de Poutine ». Nous, nous continuons à avancer notre proposition – que nous avions déjà suggéré sous Ianoukovitch –, celle d'un référendum pan-ukrainien, pour décider de ce que sera notre politique étrangère. Ce référendum ne serait alors ni celui du président, ni celui de l'opposition. Notre initiative a été bloquée par la justice.



Quelles preuves mettent-ils en avant pour justifier l'interdiction ?

 

L'acte d'accusation comprend 18 pages, plus 129 pages d'annexes rendus publics avec des journaux, tracts, vidéos, etc. Ils doivent prouver que le KPU a violé l'article 5 de la loi sur les partis d'Ukraine. On parle de violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale.



Donc, de séparatisme ?

 

Tout à fait. Les soi-disant preuves de cette affirmation soulevée par le ministre de la Justice sont douteuses, ridicules même, elles reposent sur des messages – enfin des reproductions – et des citations déformés. Il y a même des « rebelles » ou des « terroristes » qui sont cités comme témoins et qui affirment avoir été recrutés comme « représentants du KPU ».



Pour le parti ?

 

Non, pour la lutte armée contre Kiev. Bien sûr que c'est absurde. La ligne du parti a toujours été de prévenir les conflits armés. Nous avançons et défendons des solutions pacifiques, appelons à des cessez-le-feu et à des négociations. Ce qui nous est reproché est de la pure propagande de guerre.

On dit que nous voulions, c'est quand même fou de nous le reprocher, faciliter le renforcement des séparatistes soutenus par Moscou.



Il doit y avoir des attaques non seulement contre les installations du parti mais contre ses représentants ?

 

C'est cela. Les attaques ont commencé dans l'ouest de l'Ukraine, suivant le mouvement de Maidan, et elles n'ont cessé de monter en puissance. Il y a eu des infractions de domiciles de reponsables du parti, certains ont été enlevés, on les a forcés à abjurer et se retirer.

Les députés fascistes de Svoboda sont tombés sur moi au Parlement et m'ont tabassé. Cela a été le cas pour moi, mais aussi pour d'autres camarades. Les membres du KPU – démocratiquement élus – ne sont plus au Parlement, victimes de la terreur.



Quelles en sont les conséquences ?

 

Dans ce climat d'anti-communisme, d'anarchie et de violence, le travail parlementaire n'est plus possible. Neuf députés ont quitté le groupe parlementaire, nous sommes encore 23.



Où sont les neuf autres députés ?

Ils sont passés du côté de la famille de l'oligarque Sergei Kourtchenko, du groupe « Pour la paix et la stabilité ». Il a 27 ans, c'est un des hommes les plus riches du pays, à l'Ouest, il est considéré comme le Rockfeller ukrainien. Sous Ianoukovitch, il a engrangé des milliards en transactions pétrolières et gazières. Il achète des entreprises comme il achète les députés. Le parti traverse une période très difficile, compliquée, et la publicité qu'on nous fait est loin d'être positive. 

Néanmoins il existe une solidarité internationale avec le soutien venant de bords différents, enfin surtout des partis communistes qui ont gardé leurs principes. Gabi Zimmer, au nom du Groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) au Parlement européen, a adressé une lettre au président Porochenko pour dénoncer le procès intenté à notre égard comme illégitime.

 



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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:38
Nous avions mis en ligne un article de l'Express sur cette question.  Capitaine Martin nous a fait remarquer qu'il avait, sur cette question, écrit un texte onze jours avant l'Express et treize jours avant l'Humanité.  Nous publions ce texte.
Jeudi 10 juillet 2014

Terrorisme et libertéUne étude de 175 pages réalisée par le projet Salam passe au crible le cas de 399 personnes ayant figuré dans les fichiers du ministère de la justice des États-Unis entre 2001 et 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les méthodes pour identifier et poursuivre les présumés terroristes s’en trouvent fortement critiquées.

La plupart des arrestations qui s’en sont suivies sont survenues dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme lancée après le 11 Septembre. Selon le rapport intitulé « Inventing terrorists : the lawfare of preemptive persecution », nombre de citoyens étasuniens de confession musulmane ont été injustement ciblés. Ce document est le premier document du genre à aborder de manière aussi nette la question des « accusations préventives ».

Ses auteurs donnent une définition de ce tout nouveau concept juridique et l’inscrivent dans la stratégie de mise en œuvre des lois postérieures aux attentats pour identifier et poursuivre des personnes ou des organisations dont les idées, les croyances ou les affiliations religieuses soulèvent des préoccupations pour le gouvernement en matière de sécurité. Seuls 25 % des cas (99 personnes sur 399) portent sur des allégations de soutien matériel au terrorisme. 30 % d’entre eux font l’objet d’accusations de complot. Un peu plus de 17 % (71 personnes sur 399) ont été impliqués dans des opérations d’infiltration du territoire. Enfin, 16% concernent de fausses déclarations ou des allégations de parjure, alors que les délits liés aux lois migratoires n’impliquent que 6 % des cas.

Toujours selon ce même rapport, onze cas à peine peuvent être réellement définis comme une menace potentiellement importante pour les États-Unis. Et les menaces n’étaient réellement fondées que dans trois cas seulement : pour les frères Tsarnaïev et Nidal Malik Hasan.

L’une des stratégies du FBI est d’utiliser des agents provocateurs pour inciter les supposés terroristes à franchir le Rubicon. « Le gouvernement a ciblé les personnes exprimant de idées non-conformes  et leur a fait parvenir, par le biais d’agents fédéraux utilisés à dessein, de faux missiles, des armes, des fusils d’assaut et de l’argent ». Ce n’est pas tout. « Les agents ont également adressé à ces personnes des encouragements, se liant même parfois d’amitié avec elles. Ils les aidaient dans la planification technique et stratégique pour savoir si elles pouvaient être manipulées et commettre des actions violentes ou criminelles », indique le rapport. 

Le gouvernement étasunien pouvait également mettre en avant des « délits techniques mineurs », comme des erreurs administratives sur des documents relatifs à l’émigration, de présumées fausses déclarations à un agent public ou de simples problèmes liés au fisc pour poursuivre quelqu’un qui aurait eu le malheur de déplaire. « Le but évidemment est de faire croire au commun des mortels qu’il vit sous la menace constante d’attentats terroristes. Les États-Unis sont très impliqués dans la surveillance de tout un chacun, et cette surveillance leur est précieuse », explique Steven Downs, un avocat membre du projet Salam qui a publié le rapport. « La justification légale de ces actions découle de l’existence de la guerre contre le terrorisme. Rien n’aurait été possible sans cette dernière. C’est pourquoi ils (les agents fédéraux, NDLR)  doivent continuer à arrêter des personnes et les incarcérer pour invoquer la menace du risque terroriste et donner une justification au maintien des mesures d’exception ». 

Au moment où le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe se trouve aux États-Unis, rien d’étonnant à ce que certains observateurs internationaux respectés définissent l’État qui se considère comme un exemple de liberté et de démocratie comme une « dictature démocratique ».

L’économiste canadien Michel Chossudovsky énonce quant à lui une évidence douloureuse quand il écrit qu’aux États-Unis s’accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ». Autrement dit, l’Oncle Sam ne veut la démocratie qu’à l’unique condition qu’il puisse la contrôler. La démocratie étasunienne, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce qu’on vous dit.

 

Capitaine Martin

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