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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:28

Petro Simonenko, secrétaire du parti communiste d’Ukraine « à quoi peut-on s’attendre de l’Ukraine après le 15 février? »

Pyotr-Simonenko

Déclaration  de Simonenko, le secrétaire du parti communiste d’Ukraine

Dans quelques heures devrait débuter le cessez-le-feu et cesser les massacres de civils dans le Donbass. Toutefois, si l’on exclut les rangs de l’armée régulière de l’Ukraine (conscrits, les victimes de diverses mobilisations obligées d’aller sur le front), à Kiev, on respire un air différent. Les Groupes néo-fascistes tels que le Pravyj Sektor ont ouvertement déclaré qu’ils n’acceptaient pas ces accords. Les autres bataillons ont manifesté leur désaccord  et Poroshenko, allant même jusqu’à mettre en cause l’accord à la présidence du palais présidentiel.


« Avant tout, le Président et le premier ministre Yatsenjuk et Poroshenko et les membres des représentants de groupes paramilitaires au sein de la coalition au pouvoir ont exprimé leur mécontentement concernant les résultats de la réunion à Minsk. Les Membres de groupes paramilitaires ont clairement dit que les miliciens payés par les oligarques n’ont pas l’intention de cesser le feu. »

Simonenko ajoute : « Bien sûr, la perspective d’une guerre dans son espace effraie l’Union européenne et elle a des intérêts directs dans une solution pacifique et la résolution du conflit  fratricide en Ukraine. En revanche, depuis le début de la guerre, beaucoup de politiciens fiables et expérimentés ont caractérisé sans équivoque ce conflit comme une guerre pour l’hégémonie des États-Unis, dans le but d’affaiblir l’Europe et la Russie, d’étendre l’expansion de l’OTAN vers l’est, jusqu’à ce que soit répandu le sang du dernier soldat ukrainien " .


« Le Président Poroshenko, s’il est vraiment le Président de l’Ukraine et pas une marionnette de Washington, devrait lancer  immédiatement un appel au peuple, dire  qu’il est prêt à assumer ses responsabilités et à agir en tant que garant  des accords de Minsk de la part de l’Ukraine. Les gens ont besoin de savoir qui est responsable si ne s’arrête pas l’effusion de sang " – a affirmé le dirigeant du parti communiste d’Ukraine Petro Simonenko.

 

Ces derniers jours, le parti communiste d’Ukraine a publié un communiqué de presse avec les noms et les responsabilités des dirigeants communistes persécutés par le régime à Kiev.

– Le premier Secrétaire du PCU Svyativsky district (Lugansk), V.M. Prin ‘, chargé de l’organisation du référendum en Svatovo pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le Service de sécurité ukrainien (SBU).

– Le premier Secrétaire de la Lugansko de Stanychno-comté de PCU (Lugansk) v. i. Archipov, chargée d’organiser le référendum dans le territoire du district Stanychno-Lugansko à la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le SBU.

-Le premier Secrétaire de la PCU Stahanivski district (Lugansk) v. Zh. Sinyaev, accusé d’organiser un référendum dans le district de Stahanivski pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le SBU.

-Le premier Secrétaire de la PCU Bilovodsky district (Lugansk), S.V. Fedorova, accusé d’organiser le référendum dans le district de Bilovodsky pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le SBU.

-Le premier Secrétaire de la PCU de Lyssytchansk district (Lugansk) T.O. Vinnik, chargée d’organiser le référendum dans le district de Lyssytchansk pour la Constitution de la République populaire de Lugansk, pour organiser la résistance militaire contre les forces armées de l’Ukraine, ainsi qu’un commandant de la milice populaire. L’objet de recherches par l’UDF.

-Le premier Secrétaire de la PCU Markivsky district (Lugansk) n. t. Danylchenko, chargée d’organiser le référendum dans le district de Markivsky pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. L’objet de recherches par l’UDF.

-Le premier Secrétaire du district PCU Troitsky (Lugansk), m.m. Girard, chargée d’organiser le référendum dans le district de Troitsky pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. L’objet de recherches par l’UDF.

-Oleksandr accusé Anatoliyovich Baranov (PCU de Tcherkassy, la région de Tcherkassy) d’implication dans le soulèvement dans la ville de Donetsk contre le coup d’État Euromaidan, pour l’organisation de la révolte de la Berkut à Donetsk, dans l’organisation d’un important trafic d’armes en Donetsk, il animait un groupe sur Facebook appelé « Antimaidan » et pour avoir soutenu la création de la République populaire de Donetsk.

-Les dirigeants locaux de PCU Dnepropretovsk, Sergueï Tkatchenko et Denis Timofeev, accusés de propagande séparatiste en Dneepropretovsk et de possession d’armes. Arrêté par le SBU.

– Les Chefs de district de Konstayntinivski (Donetsk), sont actuellement détenus sans inculpation par l’UDF, et personne ne sait où ils sont maintenant détenus.

Source : Matériel Bureau de presse de PCU et Solidnet.org

 
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 23:16

150217_Henri_Martin.png

Article d'EDT pour le PCF du 15 ème repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Nous apprenons aujourd’hui le décès dans sa 87ème année de notre camarade Henri Martin.

Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse Arlette.

Notre tristesse est profonde tant Henri a été un repère politique pour des générations de communistes, y compris dans ces dernières décennies de confusion et de remise en cause. La section du PCF Paris 15ème a eu la chance de profiter directement de l’apport politique exceptionnel de ce grand militant, dirigeant du PCF.

 

Car c’est peut-être cet aspect que nous retiendrons le plus de lui, celui dont nous lui serons le plus reconnaissant.

Car derrière le symbole, le résistant engagé dès l’adolescence, le héros si courageux de « l’affaire Henri Martin », de la lutte contre le colonialisme, pour l’amitié avec les peuples de l’Indochine libres, il y a un militant profondément rigoureux, marxiste et léniniste, communiste.

 

Quel écart entre le prestige du nom d’Henri Martin, honoré très au-delà des rangs communistes, chez tous les partisans de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, par le peuple et l’Etat vietnamiens, et sa personnalité si humble, dévouée à l’organisation politique de la classe ouvrière, mais aussi si déterminée et organisée !

 

Quel écart mais quelle cohérence communiste profonde !

Des années de prison pour avoir dénoncé, si naturellement, les agissements de l’armée colonialiste, si contraire à son engagement prolongeant la résistance, sont devenus un vecteur de la lutte anticolonialiste en France, principalement menée par le PCF. Sous les ponts de France, on trouve encore, 60 ans après, des inscriptions peintes « Libérez Henri Martin ». Des peintures, des chants, des pièces de théâtre ont magnifié son sacrifice.

 

Mais Henri Martin est toujours resté avant tout un « simple » militant et un dirigeant communiste, au Comité central, dans l’activité vers les entreprises, dans ce secteur si important qu’était la formation des militants et cadres du Parti.

Henri a été dirigeant de l’école centrale du PCF pendant plusieurs années pour le plus grand profit aussi bien des « élèves » que des « enseignants » communistes. Il nous a remis ses notes et programmes. La boussole de la lutte des classes ne le quittait jamais, comme celle de l’importance de l’organisation léniniste répondant au centralisme démocratique.

Quand tout cela a été remis en cause puis balayé par les dirigeants opportunistes, depuis la fin des années 80 ailleurs et en France, Henri a été de ceux qui ont posé le plus lucidement la question de la préservation de l’outil révolutionnaire. Fidélité au Parti, défense de l’outil historique irremplaçable, conscience de l’exigence de l’unité du mouvement révolutionnaire, mais opposition résolue aux liquidateurs qui en sont aussi issus : comment faire ?

 

Dans cette période ingrate, un camarade doté de cette histoire et de cette trempe, notamment à la direction de l’association des vétérans, malgré l’âge, Henri Martin a continué à défendre le Parti, en prenant position notamment aux congrès, en diffusant des tribunes, en continuant à militer localement.

Le Parti communiste ne peut être qu’un parti conservant en toute circonstance son indépendance de pensée et d’action au service de la classe ouvrière.

Voilà le message que nous retiendrons, reconnaissants à Henri pour tous ses actes dans tous les épisodes historiques traversés, à ce grand dirigeant du PCF, à notre cher camarade.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 20:17

Lu sur Investig'action

Source : Survie

 

Faisant écho aux déclarations du ministre français de la Défense, les chefs d’État africains associés au dispositif antiterroriste Barkhane multiplient les appels à une nouvelle intervention occidentale en Libye.



Les 15 et 16 décembre 2014, s’est tenu à Dakar le premier « forum international sur la paix et la sécurité en Afrique ». Présenté comme une co-réalisation franco-sénégalaise, il avait en fait été décidé lors du sommet de l’Elysée, l’année précédente, et son organisation a été impulsée et largement financée par le ministère de la Défense français (et par des entreprises françaises). Conçu comme un espace informel de discussion et non comme une instance décisionnelle, il a réuni plus de 300 participants issus de divers horizons (diplomates, militaires, « chercheurs », politiques, responsables d’ONG...). Cette affluence a été présentée comme un succès, même si l’assistance est restée essentiellement francophone, les poids lourds anglophones du continent s’étant abstenus de participer. L’Algérie avait également boycotté le sommet. Enfin, même si le commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, était finalement présent, on sait que cette initiative a suscité une très forte hostilité au sein de l’UA où l’on reproche à la France de marcher sur ses plates-bandes.

 

Appropriation africaine de la doctrine française

 

Si plusieurs ateliers étaient proposés, déclinant sous différentes formes la question de la sécurité, c’est, selon les observateurs présents, la question du terrorisme qui a très largement dominé les débats et les interventions en plénière. Côté français, le forum a été à nouveau présenté comme une contribution à l’autonomisation des armées africaines. « Il faut que les Africains se rendent compte que l’appropriation de leur sécurité par eux-mêmes suppose la collaboration », a ainsi expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (France 24, 16/12). Il faut bien sûr comprendre ces propos confits de paternalisme à la lumière des préoccupations actuelles des militaires français. Quand on parle d’« appropriation par l’Afrique de ses propres enjeux de sécurité » ou qu’on explique que « l’ambition est de créer une culture sécuritaire commune en Afrique » (Interview de Le Drian à Jeune Afrique, 14/12), il s’agit avant tout de faire épouser les conception françaises en la matière, et d’obtenir une coopération destinée à renforcer le dispositif Barkhane de lutte contre le terrorisme dans la zone sahélienne. « Ce forum doit nous apporter une doctrine », explique à ce sujet un proche du ministre français de la Défense (JeuneAfrique.com, 16/12). Et ça tombe bien ! Car l’armée française justement n’est pas avare en la matière et dispose d’un prêt-à-penser directement issu de son expérience coloniale et qu’elle n’a cessé de vouloir perfectionner et partager. Ainsi, selon la journaliste du Monde, les militaires français insistent sur la nécessité de « couper les populations de ces groupes armés par des stratégies de contre-insurrection » (17/12). Action psychologique sur les populations, encadrement civilo-militaire pour gagner « les cœurs et les esprits », priorité donnée au renseignement par tous les moyens pour « neutraliser » l’ennemi intérieur, on a vu de l’Algérie au Rwanda, en passant par le Cameroun, le résultat de ces brillantes « stratégies de contre-insurrection ».
 

Priorité sécuritaire

 

Interrogé sur les dérives qui peuvent découler de la « guerre contre le terrorisme », le congrès américain venant de confirmer dans un rapport les pratiques criminelles de la CIA, Le Drian se contente de répondre : « c’est pas dans notre doctrine. (…) C’est pas dans les pratiques de l’armée française » (RFI, « Internationales », 14/12). Un tel déni de la réalité historique ne peut qu’inquiéter sur les méthodes inavouées d’une guerre qu’il annonce « implacable ». Pour autant l’approche exclusivement militaro-sécuritaire de la France et des Etats-Unis suscite des réticences. Si l’on en croit l’envoyé spécial de Jeune Afrique (17/12) au forum de Dakar « la grande majorité des intervenants, notamment africains, ont souhaité mettre l’accent sur la prévention ». Ainsi, l’envoyée spéciale de l’ONU pour le Sahel, l’Éthiopienne Hiroute Gebre Selassie a rappelé que « la hausse des dépenses sécuritaires [les budgets militaires africains ont augmenté en moyenne de 8 % en 2013] se fait au détriment des besoins sociaux. C’est pourtant la précarité des développements sociaux qui pousse les jeunes à rejoindre les groupes armés. La situation de la jeunesse s’est aggravée. C’est l’une des causes profondes de l’instabilité dans le Sahel ». C’est d’autant plus vrai quand les espaces de contestation sont verrouillés par des régimes autoritaires et prédateurs, par exemple ceux dont les officiers français affectionnent particulièrement les dirigeants à la poigne de fer. Interrogé par Jeune Afrique (16/12) sur le cas du Congo B et surtout sur celui du Tchad, principal allié de la France dans la lutte contre le terrorisme, Le Drian explique ainsi qu’« il faut trouver un équilibre entre l’objectif démocratique et la nécessité sécuritaire (...). Même si la priorité est aujourd’hui sécuritaire ». Les leçons de la récente insurrection populaire au Burkina Faso n’ont définitivement pas été tirées.
 

L’opération Barkhane

 

Officiellement lancée en août 2014, l’opération Barkhane a remplacé l’opération Serval et l’opération Epervier au Tchad. Il s’agit en réalité d’une réorganisation profonde du dispositif militaire français en Afrique, préparée depuis plusieurs mois et officialisant l’entrée de la France dans la « guerre contre le terrorisme ». Plus de 3000 hommes sont déployés sur 5 pays (Tchad, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie), se jouant des frontières et des autorités concernées (Cf. Billets n°238, septembre 2014).
 

La Libye dans le viseur

Si les conceptions françaises ont pu être bousculées dans les ateliers du forum, cela a été complètement occulté dans les médias par le show final où trois des quatre présidents présents (le Malien Ibrahim Boubakar Keita, le Sénégalais Macky Sall et le Tchadien Idriss Déby Itno) ont réclamé une nouvelle guerre occidentale en Libye. Les propos du dictateur tchadien notamment ont fait couler beaucoup d’encre : « La destruction de la Libye : mon frère [Macky Sall] disait que c’était le travail inachevé. Non, le travail a été achevé, l’objectif recherché étant l’assassinat de Kadhafi et pas autre chose », a-t-il asséné avant d’appeler les pyromanes à venir jouer les pompiers : « La solution c’est entre les mains de l’OTAN. Qui a créé le désordre n’a qu’à aller ramener le l’ordre » (Dans un lapsus révélateur, il avait déclaré d’abord « ramener le désordre »…).

Les commentateurs se sont généralement amusés de l’impertinence de l’orateur, qui s’exprimait devant deux ministres français de la Défense, l’actuel et le précédent. Mais on était bien loin d’un crime de lèse-majesté. D’une part les équipes du parti socialiste ne s’estiment pas comptables des conséquences de l’intervention voulue par Sarkozy en Libye, même s’ils l’avaient soutenue. D’autre part les déclarations de Déby ne font qu’apporter de l’eau au moulin de Le Drian sur la nécessité d’une nouvelle opération en Libye dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Le chef d’état-major français, l’amiral Edouard Guillaud, l’a évoquée pour la première fois publiquement il y a tout juste un an et, depuis septembre, Le Drian ne manque pas une occasion d’y revenir puisque « à l’état-major de l’armée française, nombreux sont ceux qui pensent qu’il faudra bien "y aller" un jour » (JeuneAfrique.com, 23/12). Mais il en précise les modalités : « La Libye est un pays souverain. La réponse doit être internationale. Il ne faut pas rajouter du chaos au chaos » (interview à Jeune Afrique, 14/12). La France cherche donc à constituer une coalition qui paraisse la plus légitime possible et facilite l’obtention d’un mandat de l’ONU. Il faut également ménager l’armée algérienne, pour l’instant hostile à une telle intervention, et sur le territoire de laquelle les groupes visés pourraient se replier en cas d’attaque.


 

Demande (franç)africaine

Quelques jours après le forum de Dakar, les dirigeants du G5 Sahel (regroupement des 5 pays concernés par l’opération Barkhane, au sein duquel la France a un statut « d’observateur ») ont remis le couvert à l’issue d’une rencontre en Mauritanie. Le 19 décembre, le président mauritanien a ainsi rendu public un communiqué par lequel le G5 lançait un appel « au Conseil de sécurité des Nations unies pour la mise en place, en accord avec l’Union africaine, d’une force internationale pour neutraliser les groupes armés, aider à la réconciliation nationale et mettre en place des institutions démocratiques stables » en Libye. Jouant sur la confusion des casquettes, c’est en tant que président en exercice de l’Union Africaine que l’appel du G5 a été lancé par Abdel Aziz, abusant certains journalistes. Ainsi LeMonde.fr (19/12) titrait que c’est « en accord avec l’Union africaine » qu’était lancé cet appel, alors que l’UA en était simplement destinataire et qu’on ne savait même pas sous quelle forme elle avait été officiellement saisie. Même imprécision concernant « les responsables libyens » qui auraient « exprimé leur accord avec cette demande » selon le président mauritanien, ce qui mériterait pour le moins d’être précisé compte-tenu de la confusion politique qui règne dans le pays...
 

Quelle coalition ?

 

Cet appel du G5, après les déclarations de clôture du forum de Dakar, s’inscrit dans le cadre d’une préparation diplomatique et médiatique menée par la France qui n’est pas sans rappeler celle qui avait précédé l’opération Serval au Mali. Une nouvelle intervention sera d’autant plus facilement acceptée par les opinions publiques et les autres chancelleries qu’elle apparaîtra comme « une demande africaine ». Mais concernant la mise en œuvre, d’autres soutiens que les pays africains sont nécessaires, même si certains, comme l’Egypte, disposent de réels moyens militaires. Engagée sur plusieurs théâtres d’opération et fonctionnant à flux tendu (notamment pour les moyens aériens), l’armée française peut difficilement envisager de mener seule cette nouvelle intervention. Les réticences des autres pays européens à suivre la France dans ses expéditions africaines ne semblent pas avoir été dépassées. Restent donc les Etats-Unis, que la situation en Libye ne laisse pas indifférents, qui avaient participé au renversement de Kadhafi, et qui continuent, après le soutien apporté à l’opération Serval au Mali, à épauler le dispositif antiterroriste français au Sahel. Si l’on en croit le Canard Enchaîné (17/12) (ou plutôt les informations de la Direction du renseignement militaire auxquelles Claude Angeli fait référence), le secrétaire d’État John Kerry aurait réclamé, lors d’une réunion confidentielle de la commission des Affaires étrangères du Sénat, « une certaine flexibilité dans l’emploi des forces armées », notamment « au cas où le groupe Etat islamique commencerait à se manifester en Libye ». Or « l’État islamique est à nos portes » dramatise le président nigérien Mahamadou Issoufou (Jeune Afrique, 28/12). Des milices libyennes se réclament en effet désormais de l’État islamique qui aurait, selon les militaires américains, ouvert des camps d’entraînement à l’est du pays. A l’occasion d’une nouvelle visite aux troupes françaises de Barkhane, pour le réveillon du 31 décembre 2014, Le Drian a à nouveau appelé la « communauté internationale » à la mobilisation.

Le cycle infernal des interventions militaires étrangères qui, de l’Irak à l’Afghanistan, alimentent le chaos et les groupes religieux extrémistes plus qu’elles ne les réduisent, semble donc avoir de beaux jours devant lui…

Titre originel : Libye : Chronique d’une guerre annoncée

Source : Survie

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 14:00
Communiqué de l'UD-CGT de Seine-Maritime:
LE 17 FEVRIER : une première étape réussie

UL CGT Dieppe Manifestations & actions revendicatives 

LE 17 FEVRIER : une première étape réussie

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UD – CGT de Seine-Maritime

LE 17 FEVRIER : une première étape réussie

L’Union Départementale CGT de Seine-Maritime avait organisé mardi 17 février, une journée d’action, de grève et de manifestation à Rouen pour la défense de l’emploi.

A 14 h 30, Cours Clémenceau à Rouen ce sont environ 1 500 salariés, actifs, privés d’emploi et retraités qui ont manifesté, avec en tête de cortège les « Chapelle Darblay ».

Cette manifestation n’est pas passée inaperçue dans la presse, relayée par France 3, Paris- Normandie et radios locales.

L’ensemble des manifestants étaient satisfaits de cette journée d’action, avec un cortège dans les rues de Rouen très animé, coloré et déterminé à combattre cette injustice sociale et exiger de véritables mesures pour l’emploi.

La CGT fera le bilan de cette journée d’action qui avait commencée tôt le matin, avec la présence de 250 personnes au Rond-Point des vaches à Saint-Etienne du Rouvray pour une distribution de tracts, relayée dans la matinée au Havre par un rassemblement pour donner des moyens à l’école, avec la présence de 1 000 manifestants.

Au total, c’est près de 3 000 manifestants dans notre Département qui se sont opposés à la politique du Gouvernement.

Un Gouvernement qui n’hésite pas à dégainer le 49-3 (du jamais vu depuis 2006), pour imposer le projet de loi MACRON qui serait, si elle était adoptée, une nouvelle loi contre l’emploi et les intérêts des salariés.

Déjà la CGT, au niveau national appelle à réagir avec une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation et de grève le 9 avril 2015.

L’Union Départementale CGT appelle dès maintenant ses syndicats, à poursuivre le débat avec les salariés, à agir et à participer aux différentes actions que nous allons continuer de mener en Seine-Maritime, pour réussir ce 9 avril et gagner cette lutte que nous menons ensemble, notamment avec les salariés de Chapelle Darblay, mais également avec nos camarades de l’Energie et leur journée d’action du 2 mars 2015, pour stopper cette casse de l’emploi.

Rouen, le 18 février 2015

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:39

Dernière minute.

Un texte signé par plusieurs organisations appellent à un rassemblement de soutien au peuple grec

mercredi 18 Février à 18 heures devant le théâtre des Arts.

Action communiste soutient cette initiative et appelle à y participer. Nous ne partageons pas tous les termes du texte commun.  Les signataires semblent vouloir à tout prix sauver l'"Europe".  Nous soutenons le gouvernement grec parce que justement il s'oppose à la dictature européenne et veut promouvoir une autre logique écomique, sociale que celle qui a prévalu à la naissance de l'Union européenne. Il affirme vouloir reconquérir son indépendance nationale, c'est-à-dire sa souveraineté, face à la troïka.  Mais il veut rester dans l'"Europe".  Encore faut-il que les technocrates de Bruxelles et les ministres des pays européens acceptent, dans un des pays de l'UE, une logique qui n'obéirait pas au dogme de la "concurrence libre et non faussée" imposée aux peuples. Nous souhaitons que le gouvernement grec actuel réussisse mais nous doutons qu'il puisse le faire dans le cadre que lui impose l'UE. 

C'est au peuple grec de décider de ce qu'il veut. 

Pour notre part nous soutenons  sa lutte contre l'austérité et ceux qui la leur imposent.

Nous reproduisons ci-dessous la déclaration que nous avons faite au lendemain des élections grecques et lors des premières décisions du gouvernement grec.

Grèce : Nous soutenons la rude lutte menée par Syriza contre les diktats austéritaires de la troïka

Disons le sans ambages, nous saluons la victoire de Syriza en Grèce comme un progrès. D'abord parce que le peuple grec, à cette occasion, a rejeté nettement les mesures d'austérité imposées par l'UE , rompant ainsi avec la doctrine néolibérale que la droite et le PS en France prétendent sans alternative et parce que le programme de Siriza, sans être révolutionnaire, est social. Ensuite parce que cette victoire se traduit par l'effondrement d'un Pasok ( équivalant du PS) qui dominait la vie politique en Grèce depuis le renversement du régime des colonels et maintenait le peuple grec dans le carcan d'austérité voulue par l'Europe du patronat et de la finance. Enfin parce que le nouveau gouvernement grec associe sa lutte contre l'austérité imposée par la troïka à la lutte pour l'indépendance nationale.

Notre position n'a rien à voir avec l'hypocrite satisfaction du PS qui salue " la victoire des forces de gauche" quand Pierre Moscovici allait soutenir à Athènes la droite grecque il y a deux mois à peine. Parti socialiste qui n'a cessé d'appuyer avec son représentant à la commission de Bruxelles les mesures imposées à la Grèce par l'Union européenne. Rien à voir non plus avec l'attitude d'un Jean-Luc Mélenchon qui se réclame de Syriza sans aucune retenue alors que les jeux sont loin d'être faits.

En effet, sans vouloir jouer les Cassandre, on peut prédire de rudes affrontements entre Syriza et l'UE dirigée par l'Allemagne; Syriza désirant appliquer un programme qui contredit la politique d'austérité voulue par l'UE pour tous les pays d'Europe. A n'en pas douter, la partie sera rude, ce d'autant qu'en renonçant à sortir de l'Europe et de l'euro, Syriza se prive de beaucoup d'atouts.

Mais la France n'est pas la Grèce: là bas, le SMIC est de 600 euros et le chômage atteint 25% de la population. Dans ces conditions, ce qui pourrait apparaître comme des réformettes à quelques esthètes révolutionnaires est vital pour le peuple grec. " Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat." Sans être des inconditionnels de Syriza, il nous faut soutenir son action. Notamment en luttant pour contraindre l'Etat francais , un des créanciers de la dette grecque, à soutenir les revendications du nouveau gouvernement grec.

 

Action Communiste

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:33

 

Publié par Jean Lévy

 
AFP
Dix "ex-Goodyear" en garde à vue
un an après l'occupation de leur usine

Par AFP

 

  • Des pneus brûlent devant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, en protestation contre la fermeture, le 7 janvier 2014

    AFP/AFP - Des pneus brûlent devant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, en protestation contre la fermeture, le 7 janvier 2014

 

Dix anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, parmi lesquels principalement des cadres de la CGT, ont été placés en garde à vue mardi matin, plus d'un an après l'occupation de l'établissement, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces anciens salariés, parmi lesquels l'ancien leader de la CGT de Goodyear Mickaël Wamen, avaient reçu une convocation de la police nationale, "pour des faits remontant avant le 22 janvier 2014", c'est-à-dire l'occupation de leur usine d'Amiens-Nord et la séquestration pendant 30 heures du DRH et du directeur de l'usine, a indiqué à l'AFP le procureur d'Amiens Bernard Farret.

La CGT, ultra-majoritaire, s'était engagée pendant sept ans dans un bras de fer avec la direction de Goodyear avant de signer un accord en janvier 2014 rendant effective la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord, qui employait 1.173 salariés.

 

Et c'est un gouvernement - et un président -

qui se prétendent "de gauche"

qui sont au pouvoir !

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:25

 

VRAIS ET FAUX AMIS DE LA GRÈCE [Communiqué du Collectif communiste Polex]

La droite « européenne » ne s'y est pas trompée : les élections grecques ont asséné une grande gifle sur le museau de la dictature « libérale-austéritaire » qu'est l'Union européenne.

 

Les bons résultats du Parti Communiste Grec KKE (5,28 % des suffrages), en progrès, et les 36 % du parti de gauche Syriza, de même que les manifestations massives en Espagne et dans d'autres pays, sont les prémices d'une insurrection populaire pacifique, contre les effets ravageurs du capitalisme transnational, incarné aujourd’hui par l'Union européenne, ses commissaires, sa « Troïka », ses banquiers, et ses politiciens de « gauche » et de droite.

 

Cet affrontement qui démarre en Grèce met le Gouvernement Tsipras devant une alternative simple :

- soit céder aux exigences des autorités européennes et de la banque de Francfort et trahir les espoirs de ceux qui l'ont élu.

- soit refuser leur diktat, rompre avec la logique européenne, rejeter l'étranglement par la dette et l'euro, et les traités de soumission de l'UE.

 

Mais il ne pourra réussir à le faire qu'appuyé par la mobilisation sans précédent de la population, salariés et chômeurs, de la Grèce, et des autres pays d'Europe. Nous devons être prêts à cet affrontement, qui peut être décisif pour nos peuples, et à affirmer dans la rue, comme à Athènes, Lisbonne, ou Madrid, notre SOLIDARITÉ avec ceux qui ouvrent la voie.

 

Après sa victoire électorale, malgré les menaces relayées par la plupart des médias français (« mettre en cause l'UE, c'est plonger dans l'abîme »), le peuple grec n'a pas manqué d'amis, surprenants et hypocrites. Du Président Hollande découvrant qu'il était contre l'austérité (!), à Marine Le Pen présentée par Le Monde comme seule à dénoncer l'UE (!). Ces faux amis se dévoilent dès que l'affrontement commence : Hollande a reçu Tsipras, mais lui a conseillé « la modération », puis est allé assurer sa commère Merkel de l’alignement de Paris sur « les engagements européens ». Marine Le Pen s'est empressée de déclarer, sans que la presse française en fasse état : « la Grèce doit rembourser sa dette » !

 

Tous ces faux amis pèsent pour amener le gouvernement grec à oublier ses engagements électoraux, et à se coucher devant les exigences de la BCE.

 

Un autre chemin est possible, de rupture avec les traités européens, pour l'indépendance nationale, avec le soutien des citoyens et travailleurs de Grèce et des autres pays d'Europe. Ce chemin est la seule issue. Car en dernière analyse ce ne sont pas les politiciens, de gauche ou de droite, qui décident du destin des peuples, mais les luttes populaires.

 

Paris, le 14 février 2015

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 14:45
DÉLOCALISATIONS et Union Européenne : l’exemple de PSA et de l’industrie automobile

L’évolution de la production automobile en France révèle l’accélération de la désindustrialisation du pays.

Dans un article récent, le site web de Challenge s’alarmait de l’évolution des caractéristiques du marché automobile en France qui tend de plus en plus à ressembler à celui d’un « pays pauvre » selon le journaliste Alain-Gabriel Verdevoye. C’est que la part de petits véhicules, produits à l’étranger est maintenant majoritaire. Elle atteint en 2014 54% du marché à +5% en 3 ans, contre 42% pour la moyenne des pays européens les plus développés. Plus que l’effet des politiques de malus-bonus gouvernemental, il faut sans doute voir là un effet de l’austérité salariale. Hypothèse corroborée par l’augmentation de l’âge moyen du parc automobile et l’atonie du marché du neuf. Point besoin d’être un grand sorcier de l’économie pour comprendre qu’à force de baisse des salaires réels, qu’avec une explosion du taux de chômage, les travailleurs de France renoncent à changer de voiture ou alors pour des modèles plus économiques. Alors au fond, on pourrait se dire que peu importe au fond que les Français se tournent vers de petites voitures, pour l’essentiel de marques françaises, moins polluantes.

Délocalisation de l’industrie automobile et désindustrialisation

Mais là n’est pas la vraie question, la vraie question c’est que ces petites voitures ne sont plus produites en France, et que dans le même temps, les constructeurs français produisent de moins en moins de véhicule de moyenne gamme -en particulier en France – et on quasiment totalement abandonné le secteur du haut de gamme, permettant des marges bien plus rémunératrices. En parallèle, ces secteurs qui restent une part importante de la demande mondiale sont donc désormais la chasse gardée des constructeurs allemands, américains et japonais. En raison des diktats américain, PSA a du abandonner son important marché iranien. Ce qui explique les difficultés financières de PSA.

On assiste en fait en France à une vague massive de délocalisation de la production automobile, un des cœurs essentiel de la capacité industrielle du pays.

En 2005, Peugeot produisait dans son usine de Rennes 259 000 berlines 407. En 2014, il a produit moins de 90 000 berlines 508 dont une bonne partie en Chine…. Et devinez où sont fabriquées les différentes voitures « françaises »? Twingo en Slovénie comme 60% des Clios. 208 pour partie en Slovaquie, comme la future C3, Les Dacias sont produites en Roumanie et en Turquie. Renault vient d’ailleurs d’inaugurer en grande pompe une nouvelle usine en Algérie sous les applaudissement des ministres du Medef Fabius et Macron. Ce dernier osant déclarer « La France ne doit pas avoir peur de produire à l’étranger car cela crée de l’adhérence avec notre économie. Mais à la condition que nous gardions la propriété intellectuelle. » Ce que l’ex Régie Renault, devenue la multinationale Renault Nissan s’empresse de faire : Entre 2003 et 2012, la part des véhicules de la marque au losange produits hors de France est passée de 46,2 à 80%. Entre 2003 et 2012, les productions automobiles de Renault et PSA en France se sont effondrées de respectivement 58% et 42% passant de respectivement 1,3 millions à 0,47 pour Renault et 1,92 millions à 0,8 pour PSA. Dans le même temps au niveau international, leurs productions sont demeurées stables

 

DÉLOCALISATIONS et Union Européenne : l’exemple de PSA et de l’industrie automobile

Il se vend près de 2 millions de voitures particulières neuves (sans compter les utilitaires légers) chaque années en France. Il faut constater que la France semble devenu un gros importateur de véhicules ; plus que les véhicules achetés c’est cela qui est le symptôme de l’affaiblissement industriel de notre pays.

Union Européenne, concurrence libre et non faussée et délocalisations : l’exemple de PSA

Les Echos publie un article très instructif sur la stratégie de PSA qui annonce la production de 1 millions d’autos en France en 2017 et une augmentation également en Espagne et Slovaquie . Cette annonce chiffrée de PSA cache en réalité une politique de réduction des emplois en France.

Après Aulnay, Rennes est en danger !

De fait, le constructeur a annoncé un demi-millions d’heures de chômage partiel dans son emblématique usine de Rennes pour les mois de septembre à novembre 2014. Cette usine parmi les plus importantes en France est d’ores et déjà – après Aulnay – menacée de fermeture.

Car pour tenir le programme de production actuelle de l’usine, il suffirait de 3000 personnes selon Philippe Bonnin (vice président du Conseil Général d’Ille et Vilaine) alors que l’usine de Rennes produisant les routières du groupe (Peugeot 508 et Citroën C5) embauche 4 600 personnes. Ce qui n’est plus que les tiers de l’effectif de 12 000 ouvriers d’il y a dix ans. Sur le bassin d’emplois la fillière ne compte plus que près de 10 000 ouvriers contre 28 000 il y a 10 ans. Sans compter les emplois induits, voila qui explique l’augmentation exponentielle du chômage.

Alors que PSA n’a pas annoncé de remplaçante pour la C5 et que celle de la 508 ne sera pas produite à Rennes, c’est un centre de production industriel supplémentaire qui va disparaître de notre pays. PSA s’est engagé à ne pas fermer de site jusqu’en 2016… soit à peu près la période de fin des modèles produits à Rennes. Voila le seul engagement obtenu par notre gouvernement de droite complexée – à genou devant le Medef – alors que des milliards ont été investis pour venir au secours de l’empire industriel de la famille Peugeot. L’État a accordé des prêts, et a même pris 14% du capital de l’entreprise, avec l’argent des travailleurs de notre pays. La moindre des choses serait d’obtenir des garanties que la production pour le marché français reste en France.

 

 

DÉLOCALISATIONS et Union Européenne : l’exemple de PSA et de l’industrie automobile

En 2005 (selon les estimations que nous avons pu collecter) le groupe PSA produisait environ 1 430 000 véhicules dans ses usines de France et 610 000 dans le reste de l’UE soit respectivement 70% et 30%. En 2013 807 000 et 891 000 soit : 46% et 54%

La production a diminué en France de plus de 40%, celle dans l’UE hors France a augmentée de plus de 50%.

Si on regarde la production automobile du groupe Peugeot, il faut constater un très net mouvement de délocalisation de la production de la France vers des pays de la zone UE entre 2005 et 2013

De fait, les capacités de production des usines PSA de Rennes et Aulnay ont été (ou sont en train d’être) délocalisées à Vigo (Espagne) et en Slovaquie ou République Tchèque. Il suffit de comparer les chiffres de production

Espagne (Vigo (production 2007) = 547 000) + Slovaquie : 655 000 voitures + la production transférée à Poissy (environ 100 000 véhicules/ an étaient prévus),

Capacité Rennes + Aulnay = 360 000 + 400 000 =760 000 véhicules/an

Il est vrai que l’UE permet de mettre directement en concurrence les travailleurs des différents pays européens. C’est même son principal objet et ce depuis le Traité de Rome ! L’UE, l’€uro sont des machines de la guerre de classe que conduit l’oligarchie capitaliste contre les travailleurs, contre leurs salaires.

 

Si on veut conserver nos usines, défendre nos salaires, protéger nos conquêtes sociales, il faut sortir de l’UE et de l’Euro par la voie progressiste, celle du progrès social, de la démocratie et de la solidarité internationaliste des travailleurs. Alors que la réalité c’est que la désindustrialisation, du chômage de masse sont aujourd’hui effrayant, comment certains à gauche espèrent encore être entendus avec leurs discours totalement mensonger de l’UE sociale, de l’euro qui protège. Logiquement, la classe ouvrière, instruite de 30 ans d’expérience de la casse sociale produite par l’UE du capital, se détourne de ces gens. Il y a urgence à reconstruire une vraie alternative politique de gauche c’est à dire au service des travailleurs.

 

ANI la machine à supprimer les emplois

et casser les salaires

 

L’offensive de PSA contre les emplois menée depuis un an, s’appuie sur L’ANI signé par la CFDT syndicat jaune du MEDEF et du gouvernement. Cet accord transformé en loi par la volonté du gouvernement Ayrault a élevé le dogme de la compétitivité (comprendre réduction des salaires) au rang de priorité nationale. Il se double dans le même temps d’un chantage à la délocalisation avec la mise en concurrence avec les autres travailleurs des pays de l’UE : accepter de réduire leur salaire et garder son emploi pendant quelques mois de plus, ou refuser et voir son usine partir en Espagne, en Slovaquie ou demain en Ukraine… C’est celà l’UE du capital. D’un côté la libre circulation des biens, des capitaux et des travailleurs, de l’autre des directives pour obliger à détruire les protections collectives des travailleurs (droits du travail, salaires etc…).

 

Comme en témoigne le chantage à l’emploi sur la conservation de l’usine Sevelnord (Valenciennes) suite à la fin de l’accord avec Fiat :

 

 » L’attribution de cette nouvelle fabrication à Sevelnord plutôt qu’à l’usine de Vigo, a priori moins chère, dépendait encore d’un accord de compétitivité entre la Direction du site et les syndicats, dont la Direction du Groupe faisait une condition sine qua non. Le 26 juillet 2012, trois des quatre organisations syndicales représentatives signaient l’accord de compétitivité négocié avec la Direction16. » source wikipédia

 

Aujourd’hui on constate les résultats de cet accord ANI en terme de casse de l’emploi et de recul social .

 

Également, la mise en œuvre du CNS (nouveau contrat de solidarité) horrible chantage à l’emploi, a eut pour conséquences chez PSA entre 2002 et 2014 la suppression de 31 700 emplois salariés. Plus de 24 000 emplois CDI/CDD ont été détruit en 12 ans au rythme de 2 000 par an. C’est la catégorie ouvrier qui a été le plus touché avec 18 000 suppressions, le TAM (technicien Avancé de Maintenance) 5 000 suppressions et plus de 2000 suppressions d’emplois de cadre… Des chiffres qui font froid dans le dos. Qui démontre que plus on applique la politique réclamé par les « syndicats » de la classe capitaliste, plus le chômage augmente.

 

La CGT PSA dénonce la mise en application du Nouveau Contrat de Solidarité qui est catastrophique dans le domaine des salaires qui a pour conséquences la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Elle dénonce également le chômage partiel qui touche toutes les usines Française et affirme que c’est principalement du chômage fiscal qui permet de réduire les stocks, de gonfler son bilan financier et surtout en réduisant ses stocks de payer moins d’impôts car le niveau des stocks servent de base d’imposition.

 

Dans le même temps, l’augmentation du taux de chômage se traduit par une augmentation des indemnités à verser aux salariés mais également une perte de rentrée d’argent via les cotisations salariales et patronales pour la Sécu et les retraites. C’est aussi autant d’impôts en moins pour le budget de l’Etat.

 

L’exemple de PSA n’est pas unique. De nombreuses entreprises françaises ayant mis en œuvre les accords de « compétitivité » appliquent la même politique de rentabilité au détriment de l’emploi. Les milliards d’aides publiques versés aux entreprises du CAC 40 essentiellement ont aggravé la dette et le déficit de l’Etat et le plus grave, ils n’ont pas freiné l’explosion du chômage. Bien au contraire. Dans ce supermarché à l’aide publique, PSA y trouve de quoi se goinfrer : 140 millions au titre du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) et 125 millions au titre du CIR (Crédit d’impôt recherche). Et son ex-PDG de se servir une mirobolante retraite chapeau. Tant qu’à faire, c’est le père noël du MEDEF Hollande qui régale, au frais des « sans dents » ! (lire La guerre aux salaires et les cadeaux au MEDEF en chiffres – Valls poursuit l’offensive ! )

 

Pendant ce temps, Pierre Gattaz (chef des patrons – MEDEF) propose à Manuel Valls qui a été ovationné à l’université du MEDEF de démolir les 35 heures, de supprimer deux jours fériés sur 11 en expliquant sans vergogne que cela créerait 1 millions d’emploi. Bientôt, ils demanderont – toujours au nom de la compétitivité de supprimer le CDI… Ben, tiens, ils le demande déjà, réclamant l’assouplissement des contrats de travail. Avec pour objectif le contrat ZERO heures qui permet déjà d’esclavagiser les travailleurs en Grande Bretagne?

 

Responsable de l’augmentation du chômage (500 000 nouveaux chômeurs depuis deux ans et demi), le patronat poursuit sa politique de casse en prétextant que ce sont les droits des travailleurs qui entrave la création d’emploi en France.

 

Il y a urgence : tous ensemble lançons la contre-offensive

 

Face a cette situation, il y a urgence de passer à la contre-attaque. C’est pourquoi le PRCF appelle les organisations progressistes indépendantes du PS à organiser rapidement une grande manifestation d’opposition populaire à la politique de VALLS-MEDEF et de L’UE., pour l’emploi, les salaires, le logement, les services publics, la protection sociale. Il propose de construire un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire (FRAPP) centré sur la classe ouvrière et ouvert aux couches moyennes. Le but étant de sortir la France de l’euro, de l’UE, et de l’OTAN, pour aller vers la rupture révolutionnaire avec le capitalisme.

Commission lutte du PRCF

JBC pour www.initiative-communiste.fr [publié une première fois le 20 novembre 2014 ]

republié par el diablo

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:55
A l'appel de l'UD CGT-76 et de la FIL PAC CGT : Rassemblement le mardi 17 Février à 14h 30, Cours Clémenceau, pour la défense de l'emploi
A l'appel de l'UD CGT-76 et de la FIL PAC CGT : Rassemblement le mardi 17 Février à 14h 30, Cours Clémenceau, pour la défense de l'emploi

MANIFESTATION POUR L'EMPLOI

MARDI 17 FEVRIER

14h 30 COURS CLEMENCEAU

 

 

  • Départ collectif UL d'Elbeuf.  Rendez-vous au Champ de Foire à 13 H 30
  • Départ de Dieppe en bus.  Gare de Dieppe.  13 Heures

 

  • Départ du Havre, Harfleur, Gonfreville:
  • Franklin, 13 heures;
  • Place d'armes à Harfleur, 11h 45
  • Pont de Tancarville : 12 heures.
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:16

Lu sur Rouge-Midi

De Fralib à Scop-TI : le chemin de l’honneur ouvrier !

 

 

 

 

 

                       C’est une longue histoire, 1 336 jours de lutte, plus de 3 ans et demi, depuis ce jour de septembre 2010 où ils ont levés la main pour dire leur accord d’occuper l’usine. Oui, imaginez : l’année où le gamin entrait en 6ème, le même voit la victoire de son père et/ou de sa mère alors qu’il va passer son brevet. Ils ont résisté, la peur au ventre, et, parce que leurs représentants ont toujours eu la lutte de classe et l’intérêt des « ouvriers » chevillés au corps.  Ils leur ont fait confiance et fait plier le capitalisme. Et voilà qu’aujourd’hui ils ont leur destin en main et une usine à faire tourner.

Quel courage, quelle volonté, quelle stratégie, presque une « foi » [1] qui a déplacé la montagne. Trois PSE [2] annulés. Après une décision du tribunal de Nanterre en octobre 2013, qui obligeait le groupe à verser des astreintes journalières [3] s’il ne proposait pas de quatrième PSE, Unilever a renoué le dialogue avec les représentants des salariés. La portée historique de la victoire des Fralib contre le Goliath UNILEVER n’a pas dépassé le niveau d’une simple anecdote en fin de journal de 20 heures… Pourtant, si le public savait ce qu’elle représente cette victoire…

Ils partirent 182, pour terminer 76 en arrivant au port

Sans l’intense solidarité dont ils ont su s’entourer ils n’auraient certainement pas tenu aussi longtemps. Dans cette histoire, sans le soutien de la Communauté d’Agglomération d’Aubagne [4], sans l’appui de la Fédération CGT de l’Agro-alimentaire, sans l’aide de toutes les organisations CGT du département et sans la campagne électorale des présidentielles de 2012 qui vit les candidats en mal de publicité venir leur faire part de leur « soutien », les choses auraient pu se passer différemment. Alors que le gouvernement Sarkozy, par l’intermédiaire de son sbire Xavier Bertrand faisait tout pour avantager Unilever, Hollande n’a rien fait ! [5]Mais ce fut suffisant pour que justice soit rendue.


Souvenirs, souvenirs...

C’est alors que la CUM [6] décide de préempter et d’acheter le terrain et les bâtiments pour plus de 5 millions d’euros. Unilever est dans les cordes, sa guerre juridique à outrance est désormais obsolète, la firme doit négocier.

Mais tout le temps qu’a duré ce combat, certains salariés ont craqué et se sont laissés attirer par l’argent d’Unilever, qui à la fin proposait rien de moins que 90 000 euros. C’est une somme énorme et si le couple travaille à Fralib, c’est un pavillon assuré. Que répondre à l’inquiétude familiale lorsque l’on rentre chez soi en ayant reconduit la grève ? Il faut ici reconnaître l’immense courage des familles des 76 salariés qui ont, contre vents et marées, soutenu (car ils devaient en entendre au marché ou à l’école...) cette lutte. Plusieurs d’entre eux avaient même l’opportunité de faire valoir leurs droits à la retraite, par solidarité ils ne l’ont pas fait !

Les mots manquent pour traduire cette volonté de fer, ce sentiment enraciné d’être dans le juste, jusqu’au bout. Et, pour une fois, les « versaillais » n’ont pas gagné.

« Parce ce que c’est aussi cela tenir. La vie au quotidien, la sienne, celle des siens. Quand on sait combien une action comme les trois semaines d’agressions violentes a secoué de cadres familiaux sociaux, imaginez ce qu’il faut de ténacité, de solidarité pour tenir trois ans et demi ! Ce qu’ils ont du essuyer de tempêtes personnelles en plus des coups de tabacs collectif. » [7]

Lors des AG, toutes les décisions sont prises en totale transparence des contraintes et des objectifs. Il n’y a jamais eu, de la part des représentants des salariés, de discussions cachées avec la direction. Ce qui est assez rare pour être souligné.

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.


Pour rappel :
 

  • Appropriation publique des terrains et bâtiments,
  • Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,
  • Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de : la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.
  • Une contribution conséquente au fonds de roulement
  • Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP
  • La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.
  • Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,
  • Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,
Ce n’est qu’un début, la lutte continue...

Après 1.336 jours de résistance, les salariés de Fralib ont finalement obtenu d’Unilever la signature d’un accord de sortie de conflit.
Concernant le montant des indemnités, Gérard [8] aura cette réponse : « on ne s’est jamais battu pour l’argent mais pour l’emploi. Ce qu’on a obtenu en fin de compte c’est juste notre dû. On l’a obtenu non pas en allant signer seul en catimini un papier au coin d’un bureau, mais par la lutte collective en toute dignité ».

Et puisqu’il faut parler chiffres juste quelques éléments :


La lutte a arraché à UNILEVER 20 millions d’euros !
Dans cette somme on peut citer entre autres :

 

  • 500 000€ pour la formation des ouvriers
  • 150 000€ pour la commercialisation
  • 1,5 million€ pour le fonds de roulement
  • 100 000€ chacun en plus des indemnités légales…

Le plus dur est sans doute fait, mais, maintenant, créer une « scoop » n’est pas une affaire simple.

Deux fers au feu : une marque propre bio et une production pour la grande distribution

Comment passer de chômeur en sursis à responsable de sa propre entreprise ? Car les questions administratives à régler sont nombreuses. En fait, comme l’annonce Olivier [9], un sourire en coin, « nous sommes encore des squatters légitimes de notre usine ! » En effet, ils ne sont ni propriétaire du terrain, ni de l’usine, mais ils paient l’eau, le gaz, l’électricité et les assurances...


Olivier Leberquier lors des voeux des Rouges Vifs 13

Car la négociation avec la CUM [10] est délicate. En tant que chiens de garde du capitalisme ils voient d’un mauvais œil un projet sans patron et d’un autre côté ils ne peuvent pas se permettre de couler un projet d’une telle notoriété marseillaise et provençale. A priori les discussions devraient aboutir d’ici peu.

La scoop est crée, elle s’appelle « Scop-TI » et les responsables ont fait le choix d’utiliser des prestataires extérieurs pour assurer la commercialisation de leurs produits. « C’est un métier qui n’existait pas chez nous. » m’assure Olivier comme pour s’excuser. Pourtant il a raison. S’en tenir à ce que l’on sait faire est primordial pour la réussite du projet, on ne s’improvise pas commercial du jour au lendemain.

En ce qui concerne la marque propre Scop-TI, l’idée de ressusciter une production locale de plantes aromatiques a germé dans l’esprit des «  Fralibs  » depuis plusieurs années. «  L’usine a été créée sur cette logique de proximité. Mais Unilever avait fini par commercialiser pour sa marque française du tilleul d’Amérique latine transformé en Allemagne  », critique Olivier.

La production de tilleul, qui offrait des compléments de revenus à de nombreuses exploitations de Provence, de Rhône-Alpes et du Sud-Ouest, est tombée à 10 tonnes aujourd’hui, c’est-à-dire quarante fois moins que dans les années 2000. Un premier pas vers ce projet a été franchi en septembre dernier à l’occasion de la remise en route des machines  : la production de 100.000 sachets «  militants  » de tilleul bio provenant d’une exploitation de Buis-les-Baronnies (Drôme) [11].


Les premières boites de thé.

Dans une même logique de proximité, viendront ensuite toutes les « herbes » de la Provence : verveine, camomille, thym, romarin, sauge, sauge, sarriette, marjolaine, menthe... Et tout cela certifié bio.

La Scop T.I. prévoit également de commercialiser sous son appellation, du thé vert haut de gamme issu d’une coopérative vietnamienne de Yên Bái (Thé issu d’arbres à thé centenaires) en passe d’obtenir la qualification bio. Ils ont également des projets avec Madagascar, le Laos, la Chine et le Kenya. Gageons qu’il sera là encore question de commerce équitable...

Mais tout cela ne suffit pour faire tourner les machines toute l’année. Alors, ils se tournent vers des « marchands de thé » qui peuvent aussi bien approvisionner Unilever que Scop-TI. « Pour eux l’argent n’a pas d’odeur ! » comme me le confirme Olivier en souriant. Deux entreprise (l’une en France, l’autre en Allemagne) semble partantes pour leur fournir les 600 tonnes annuelles de thé indispensables à la rentabilité de la scoop. Cette production de sous-traitance est essentiellement destinée à la grande distribution.

Attention, la rentabilité dont on parle est une rentabilité à la manière « Fralib », c’est à dire pour permettre le versement des salaires, la maintenance de l’outil de production, le fonctionnement normal de l’administration, la rétribution des intervenants extérieurs et l’indispensable modernisation, sans parler du marketing et d’un minimum de publicité. Pas question d’enrichir des banques ou des actionnaires autres que les adhérents de la scoop.

Le démarrage officiel de Scop-TI est prévu pour le ... 1er avril 2015. Alors nous découvrirons le nom de leur production, les embauches [12] pourront avoir lieu et l’aventure industrielle des anciens de Fralib commencera.

Une histoire de lutte, de solidarité et de fraternité se terminera, une histoire d’entreprise hors norme débutera et rejoindra celle de la Fabrique du SUD avec leur marque la « belle Aude » [13]

La preuve est faite : l’entreprise ne peut pas fonctionner sans les « ouvriers », mais elle peut se passer des patrons. Qu’on se le dise...

JP avec OL

 

[1seule lutte paie !

[2Plan de Sauvegarde de l’Emploi selon les patrons, Plan de Sabordage de l’Emploi selon les « fralibiens »

[33000 euros par jour les 15 premiers jours puis 10 000€

[4La ville d’Aubagne avait alors un maire communiste

[5Qui a dit « comme d’hab ?

[6Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole dont le président est socialiste

[7Alain Chancogne, le 29 mai 2014 dans Rouge Midi.

[8Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE de Fralib

[9Olivier Leberquier représentant du personnel CGT

[10Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole dont le président cette fois est UMP

[11En vente sur le stand de Rouge Midi lors de la fête de l’Huma

[12Les 14 salariés protégés bénéficient encore de 12 mois de salaires payés par Unilever, les autres seront en fin de droit en mai prochain.

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