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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 22:25
	La persécution contre les communistes se renforce à l'approche des élections en Russie
La décommunisation ne concerne pas que l'Ukraine ou d'anciennes républiques soviétiques, elle existe aussi en Russie. La cible, le principal parti d'opposition à Poutine : Le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF).

Plusieurs candidats du KPRF ont perdu leurs statuts de candidats, d'autres sont tombés dans un guet-apens et ont fini à l'hôpital.

Les élections de septembre s'annoncent, une fois de plus, loin d'être justes.

Article et traduction Nico Maury

Extraits :

Dans l'Oblast de Moscou (région), des candidats appartenant au Parti Communiste de la Fédération de Russie ont perdu leur inscription comme candidat. Le motif avancé par les autorités électorales, ils ont une double nationalité.

Gismet Zarbaliyev, originaire de Lougansk (République Populaire de Lougansk, anciennement Ukraine), a été démis de ses fonctions, car il serait ukrainien. Il a acquis cependant la nationalité russe le 27 décembre 2019 et a renoncé à la nationalité ukrainienne. Il ne pourra plus se présenter aux élections municipales dans la circonscription de Zyablikovo.

Même situation pour Rada Slavkin, binational russe et biélorusse. Il ne pourra pas se présenter aux élections municipales à Troitsk. Depuis 1999, le traité d'union entre la Russie et la Biélorussie garanti aux citoyens des deux pays des droits.

[...]

Toujours à Moscou, le 21 août 2022, la candidate du Parti communiste de la Fédération de Russie dans les districts de Cheryomushki et Yasenevo, Elena Mikhailovna Medvedeva, ainsi que d'autres citoyens, ont été la cible d'une attaque d'un commando. La candidate communiste a été hospitalisée avec plusieurs fractures.

Le 23 août 2022, Sergueï Vladimirovitch Burtsev, candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie dans le district de Severnoye Izmailovo, a été attaqué par derrière. Il a subi de graves blessures dont une fracture par compression de la colonne vertébrale et de multiples ecchymoses.

[...]

La suite ci-dessous :
 

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 08:34

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 15:12
Enrique Santiago réélu difficilement à la tête du Parti Communiste d'Espagne
Espagne et Pays Basque
 
Lundi 11 Juillet 2022
Le XXIᵉ congrès du Parti Communiste d'Espagne (PCE) s'est déroulé ce weekend en huit clôt à Madrid.

Les 498 délégué.e.s accrédités devaient se prononcer sur la stratégie politique du PCE et renouveler le Comité central.

Le PCE est sorti de ce congrès extrêmement divisé.

Article et traduction NicoMaury

Le XXIᵉ congrès du Parti Communiste d'Espagne (PCE) s'est déroulé ce weekend en huit clôt (ni presse, ni délégations internationales) dans l'auditorium « Marcelino Camacho » de la CCOO à Madrid.

Les 498 délégué.e.s accrédités devaient se prononcer sur la stratégie politique du PCE et renouveler le Comité central.

À l'issue d'une bataille interne acharnée, souvent violente, le PCE est sorti de ce congrès extrêmement divisé.

La liste dirigée par Enrique Santiago, avec Alberto Garzón, a reçu 54,16% des voix. La liste d'Alberto Cubero (soutenue par l'UJCE), remporte 45,84 % des voix. Le nouveau Comité central, réuni après le vote, a élu Enrique Santiago comme secrétaire général du PCE et José Luis Centella comme président du PCE.

Le Congrès a été marqué par des cris, des insultes, des bousculades et des accusations de bourrages en faveur de Santiago, notamment dans la délégation andalouse (40% des délégué.e.s).

Le PCE se divisé en deux blocs presque égaux. La division se faisant sur la question de l'apport des communistes au gouvernement de coalition nationale (PSOE/Unidas Podemos), sur la stratégie du PCE (être un simple porte-parole du mouvement social, où retrouver une initiative pour être un parti mobilisateur du mouvement social) et sur la stratégie solitaire de Yolanda Díaz, qui a lancé sa plateforme électorale "Sumar" pour tenter de relancer la gauche radicale espagnole.

Ce congrès acte l'extrême division des communistes d'Espagne, avec des plaies ouvertes que le PCE doit recoudre.

Source :https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Enrique-Santiago-reelu-difficilement-a-la-tete-du-Parti-Communiste-d-Espagne_a16086.html

 
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25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 02:30
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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 15:17

Le processus électoral en cours met en évidence une situation inédite que l’on peut décortiquer comme suit.

I) Un refus de vote qui va s’affirmant.

Bien sûr la catégorie des gens qui s’abstiennent n’est pas uniforme. Il y a toujours eu des individus se sentant peu concernés (ou refusant de l’être) par la dimension collective de la société, mais les sommets atteints pour le 1er tour (13 millions 600 000 voix soit 1 million et demi de plus que 2017) par cette non-participation poussent à qualifier l’abstention de refus de vote plutôt que de s’en tenir à la traditionnelle image des pêcheurs à la ligne. D’autant qu’à ceux-là il convient d’ajouter les 3 millions de blancs et nuls.

D’ailleurs on peut remarquer qu’en pourcentage des inscrits le nombre cumulé des votes non exprimés est quasiment identique pour ces deux dernières présidentielles, au-dessus de 34%. Ce fait à lui seul, montre combien il est imprudent de parler de victoire pour le président élu. D’autant qu’il l’a été en bénéficiant au maximum du phénomène du « vote barrage » qui est antinomique avec le débat d’idées, constituant ainsi tout à la fois un abaissement majeur de la démocratie et une frustration pour l’ensemble du corps électoral excepté les supporters des deux finalistes. Cette frustration est telle que l’on a vu pour la 1ère fois, un vote barrage en faveur de l’extrême droite vue comme le seul moyen restant de s’opposer à un pouvoir cynique, méprisant et tyrannique dans sa volonté de répondre aux désirs du grand capital.

II) Une extrême droite à son plus haut niveau

Non seulement depuis 2017 l’extrême droite a progressé en pourcentages mais elle a progressé fortement dès le 1er tour (+ 2 millions de voix si on ajoute les votes Le Pen, Zemmour et Dupont Aignan) et entre les deux tours puisqu’elle fait encore 2 millions de voix de plus. Qu’il faille compter dans ce dernier chiffre le vote barrage [1] n’enlève rien au fait qu’aujourd’hui il y a en France un électorat qui voit dans l’extrême droite la possibilité d’un recours contre la casse sociale qu’il subit. Et c’est un autre élément du renforcement du fascisme.

Enfin, et ce n’est pas le moindre, il y a le fait, que les idées d’extrême droite pour partie dépassent largement son électorat classique et même ses forces organisées. [...]

III) Un rejet du pouvoir et de son chef

Si Macron est élu il le doit bien sûr au vote barrage du second tour mais aussi au vote de l’électorat de droite qui, dès le 1er tour, s’est massivement porté sur lui que ce soit par choix stratégique du meilleur candidat ou par reconnaissance de la proximité des idées. En fait c’est un retour en force à un pouvoir qui dans l’histoire a voulu, au nom de la prétendue nécessité d’en finir avec les « idéologies », instaurer une dictature de la pensée unique. De l’union sacrée à la 4ème république. [...]

IV) Le vote du courant dit « radical ».

Ce qui est sûr en tout cas à l’analyse de ces attitudes, refus de vote, utilisation du vote d’extrême droite pour sanctionner Macron et effondrement des soutiens à ce dernier, c’est qu’il y a un rejet massif des politiques menées depuis des décennies.
Cela aurait pu permettre d’avoir une adhésion d’une grande ampleur au vote dit « radical » et même lui permettre d’arriver en tête au 1er tour. Ce n’a pas été le cas pour un certain nombre de considérations diverses voire contradictoires qui ont marqué la campagne.

Une désunion pénalisante ? [...]

Le piège de la constitution

L’incompréhension est d’autant plus grande aussi que dans la campagne a été peu soulevée la question du piège électoral de notre constitution qui relève plus de la monarchie élective (ou du « coup d’état permanent » comme aurait dit un certain) que de la démocratie véritable. Piège aggravé par l’alignement de la durée du mandat présidentiel sur celle du mandat des députés assortie de l’inversion du calendrier législatif.

Le déroulement même des élections présidentielles est discutable. Personne n’a soulevé le fait que si notre constitution avait prévu que puissent se maintenir au second tour toutes les candidatures ayant fait plus de 20% et que dans ce cas la situation aurait été différente. LFI a bien dans son programme la 6ème république mais cette question a été absente des débats et il n’est d’ailleurs pas sûr que nous toutes et tous soyons d’accord sur le contenu de cette proposition. [...]

L'intégrale ci-dessous :

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 23:11

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 20:12
ROUEN - 5 Février 2019

ROUEN - 5 Février 2019

Le premier tour des présidentielles s’il a apporté son lot de surprises, a malheureusement confirmé ce que les sondages nous ont laissé entendre, un second tour des présidentielles ou nous sommes invités à choisir entre la droite extrême et l’extrême droite, dans un contexte général où cette dernière bat des records en pourcentage de suffrages exprimés.

Si nous ne pouvons pas nous résigner pour notre pays à avoir à choisir entre la peste et le choléra, il est hors de question qu’il y ait une seule de nos voix pour la candidate qui tente de masquer son caractère fasciste derrière des propos mielleux et mensongers.

Pas une voix pour le RN ça c’est sûr !

Au-delà de ce fait deux éléments importants :

Les aspects positifs du scrutin :

Les partis de droite et de la fausse gauche laminés au point de devoir faire la manche pour le remboursement de leurs frais de campagne cela ne peut que nous faire plaisir !
Mais surtout, même s’il y a eu une montée des refus de vote, il y a eu aussi un renouveau de la mobilisation des quartiers populaires, en particulier de la jeunesse, qui ont rejeté le racisme et l’islamophobie dans une dynamique que l’on espérait et que l’on a vu grandir.

L’aspect problématique :

Notre camp, celui de celles et ceux qui ne comptent plus leurs combats communs, s’est divisé dans cette campagne. Des propos violents ont été échangés qui remettaient en cause les choix de tels ou tels. Il nous faut toutes et tous ensemble sortir de cela et nous rassembler car au-delà du 24 avril nous pouvons gagner.
Nous le savons bien, il ne peut rien sortir de bon des urnes LE 24 avril et de ce fait la seule chose qui nous reste à faire, c’est de construire une unité sur la base de l’anticapitalisme afin de gagner dans la rue ce que nous n’avons pas pu prendre dans les urnes quand les règles sont pipées.

Un premier rendez-vous s’impose le 1er mai. Il doit être puissant et rassembler les forces syndicales et politiques de notre camp.
De plus déjà dans un département, une autre date est avancée : celle du 21 mai pour relever le défi d’un autre avenir que celui qui nous est promis.

Pourquoi ne pas faire du 21 mai une date nationale pour la paix dans le monde et le progrès social en France ?

L’ANC est prête à participer à la mobilisation unitaire en ce sens afin que les graines semées ce 10 avril ne restent pas sans suite et qu’ensemble nous pesions sur les prochaines législatives où rien n’est joué.
Il est possible de créer un rapport de forces tel que Macron ne puisse réaliser ses projets néfastes : retraites à 65 ans, privatisation des services publics, politique discriminatoire…

Plus que jamais le combat continue et doit redoubler !

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 17:24
Elections 2022 : Quelles perspectives pour le peuple ?

vendredi 8 avril 2022 par ANC

Extraits

D’élection en élection, force est de constater que le peuple se détourne de plus en plus des consultations électorales. Et qu’entend-on de toutes parts ?

C’est la faute à l’individualisme…
C’est le règne du « chacun pour soi » …
Ce serait donc la faute au peuple qui ne comprendrait rien…

C’est un peu vite oublier la responsabilité des politiques au pouvoir qui ont d’autant plus déçu que les espoirs placés en leurs promesses étaient plus grands.

Depuis des décennies l’alternance gauche / droite n’a pas amélioré les conditions de vie et bien au contraire l’emploi s’est dégradé en nombre et en qualité la précarité devenant la règle. Il en est de même pour l’habitat, le pouvoir d’achat et les services publics.

L’exemple le plus criant étant sans doute la santé où la suppression de 100 000 lits en 5 ans et la diminution du nombre de personnels ont abouti à une gestion catastrophique et dictatoriale de la pandémie.

Toutes les décisions politiques prises au plus haut niveau de l’État vont dans le même sens : sous prétexte de crise sanitaire, il s’agit de créer de la dette pour drainer l’argent public et les cotisations sociales vers les grandes banques transnationales, pour le plus grand profit de leurs actionnaires.

[...]

« Est-ce ainsi que les hommes et les femmes vivent ? »

Il est plus que temps de recréer une dynamique porteuse d’espoir.

D’abord en mettant en œuvre une démarche qui, partout, à l’entreprise comme dans les quartiers populaires et dans la jeunesse, s’appuie sur les luttes des premiers et des premières concernées et les questions qu’elles portent.
Rien ne se fera sans le peuple en mouvement.
Rien ne se fera sans lutte et aucun programme ne sera tenu s’il ne s’appuie pas d’abord sur cela.

Aucune proposition ne peut être porteuse d’espoir si elle ne s’appuie pas sur des revendications concrètes.

[...]

Pour cela l’ANC de France voudrait bien pouvoir soutenir un programme qui permette réellement ce progrès, en rupture totale avec toutes les pseudo-solutions qui n’ont eu d’autre conséquence que d’aggraver l’écart entre les quelques plus riches et l’immense majorité de la population mondiale.

Nous soutiendrons un programme issu des luttes de l’entreprise au quartier et qui s’affranchisse clairement du capital en traçant la voie d’une rupture avec le capitalisme et les diktats de son fidèle serviteur qu’est l’Union Européenne à l’intérieur de laquelle aucune émancipation n’est possible.

  • Un programme qui sur le plan international prévoie la sortie de l’OTAN, d’en finir avec le pillage de l’Afrique tant par la dette, que par le franc CFA devenu ECO tant enfin que par le pillage des matières premières et la présence militaire pour assurer celui-ci. En un mot un engagement de bâtir des relations internationales mutuellement avantageuses.
  • Un programme qui sur le plan national aurait comme perspective la souveraineté nationale et populaire pour en finir avec la loi du propriétaire qui assure à une infime minorité de tout décider. Pour cela il faut ne pas prendre de demi-mesures mais se prononcer concrètement pour : la nationalisation des grandes entreprises et de la grande distribution, le développement des services publics, une assurance chômage assurant un salaire de remplacement pour toutes personnes privées d’emploi, l’augmentation, l’échelle mobile des salaires et limite de la hiérarchie de 1 à 5 en partant d’un SMIC à 2000€, la construction et la réhabilitation des millions de logements dont le pays a besoin en faisant des populations, les actrices de ce changement national nécessaire, l’intégration décente des sans-papiers dans la nation française.
  • Un programme qui prévoie une refonte complète de la fiscalité, d’aller vers la suppression de la TVA et de supprimer toute possibilité d’évasion fiscale, le retour à la souveraineté monétaire et la nationalisation de tout le secteur bancaire.
  • Un programme qui donne à la sécurité sociale toute son efficacité en supprimant les exonérations et en confiant la gestion à des salarié-e-s élu-e-s puisqu’il s’agit de l’argent de leur salaire socialisé.

L’ANC, n’accepte pas que des millions de citoyennes et de citoyens ne voyant pas d’issue dans les processus électoraux actuels se sentent privés d’expression électorale par celles et ceux qui ne les entendent pas ou pire les stigmatisent et les méprisent.

[...]

L’ANC, qui par le passé a écrit aux formations politiques que nous considérons être de notre camp, celles que l’on voit dans les luttes et qui s’apprête à le refaire, est prête à soutenir les candidatures porteuses de cette démarche et de ces éléments de programme et dont le premier mot, les principaux efforts porteraient sur l’aide au démarrage et sur le soutien des luttes des salariés avec ou sans emploi, de la jeunesse avec ou sans fac, de la population des quartiers populaires, de toutes celles et ceux en proie aux discriminations de tous ordres non pas pour parler à leur place mais pour que celles et ceux qui souffrent le plus de la société actuelle soient au premier rang des responsabilités, soient les candidates et les candidats des luttes et chargés de conduire le changement de société.

[...]

L'intégralité ci-dessous :

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 09:46
Clara Zetkin

Clara Zetkin

Paru en 2011 sur Comité Valmy

Clara Zetkin : Une grande dame à l’origine de la Journée internationale des femmes

Nous fêtons le 8 mars de chaque année, la Journée internationale des femmes. C’est à Clara Zetkin (1857-1933) qu’est attribuée la maternité de cette journée, à l’occasion de laquelle sont mises à l’honneur les luttes des femmes. Fotoula Ioannidis

Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), dans les années 1910, diverses tensions se manifestent autour de la question de la guerre. Clara Zetkin s’affirme clairement en opposition à la guerre qui se prépare, avec son amie, aussi révolutionnaire allemande, Rosa Luxembourg.

Oubliée de l’histoire, Clara Zetkin est pourtant en Europe et peut-être dans le monde, peu avant la Première Guerre mondiale, la femme socialiste la plus connue.

Pour Clara, ce que les femmes sont, leurs façons d’être et de penser, découlent moins de leur nature que de leur culture. Elle a restitué la femme dans l’histoire des femmes. La plupart des entraves dont elles souffrent sont à attribuer au système économique existant. Pourtant, elle est assez lucide pour noter que « Même dans la société socialiste, la femme devra mener une lutte ardente pour établir en toute clarté la démarcation entre son travail au foyer familial et son activité professionnelle. »

Développer le mouvement féministe autour d’une tasse de café

Clara Zetkin est née le 5 juillet 1857 à Wiederau en Saxe (Allemagne) et décédée le 20 juin 1933 à Arkhangelskoïe, près de Moscou. Après avoir brillamment réussi ses études, elle devint enseignante puis journaliste. Vers les années 1870, Clara Zetkin commence à fréquenter le mouvement féministe, et adhère aux idées socialistes dans le contexte de l’essor industriel de l’Allemagne de Bismarck. Puis, à travers son rôle de rédactrice en chef du journal Die Gleichheit (L’égalité), qu’elle fonde en 1891, elle a contribué au développement et à l’organisation du mouvement féministe prolétarien, mais aussi, là où les autorités interdisaient les organisations de femmes à peine constituées, en regroupant les militantes simplement en tant qu’abonnées de la Gleichheit. Elles se réunissaient soi-disant pour fêter un anniversaire ou prendre ensemble une tasse de café : en réalité, on discutait des buts et de l’avenir du mouvement.

Elle participe également à des réunions clandestines du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD). Elle s’exilera à Zurich après l’interdiction par Bismarck, de tous rassemblements et publication du SPD. C’est encore au SPD, qu’elle rencontrera son futur compagnon, le révolutionnaire russe Ossip Zetkin avec qui, en dehors du mariage, elle aura 2 enfants, Maxime et Konstantin

Plus tard, elle sera élue présidente du Secrétariat International des Femmes Socialistes en 1907, lors de la première Conférence internationale des femmes socialistes à Stuttgart. C’est elle qui a fait adopter une résolution par le congrès de l’Internationale, qui dit que « les partis socialistes de tous les pays ont le devoir de lutter énergiquement pour l’instauration du suffrage universel des femmes. » C’est lors de la deuxième conférences internationale des femmes socialistes qu’elle proposera la création de la journée internationale des femmes .

Les femmes contre la guerre

Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), diverses tensions se manifestent autour de la question de la guerre. Clara Zetkin s’affirme clairement en opposition à la guerre qui se prépare, avec son amie, révolutionnaire allemande aussi, Rosa Luxembourg. Elle mène de nombreuses actions pour la paix.

En novembre 1912, devant la cathédrale de Bâle, en sa qualité de secrétaire du mouvement international des femmes socialistes, elle appelle toutes les femmes et les mères à se dresser contre la guerre. Rosa Luxembourg et elle participent toutes deux à l’aile gauche du SPD. Mais le Parti finira par voter les crédits de guerre. Elles contribueront alors à fonder la Ligue spartakiste qui deviendra le Parti communiste d’Allemagne.

Elle organisera en 1915, en pleine Première Guerre mondiale, une conférence internationale pacifiste de femmes à Berne, en passant illégalement la frontière pour sortir de son pays. Mais à son retour, elle sera arrêtée et emprisonnée.

La révolution allemande de 1918 permet aux femmes d’obtenir le droit de vote et d’être élue. Clara Zetkin deviendra rapidement parlementaire pour le Parti communiste d’Allemagne à l’assemblée du Reichstag de 1920 à 1933. Clara Zetkin sera aussi parmi les rares femmes membres du Komintern de 1921 à 1933, année où, peu avant de décéder, elle appelait encore vivement à lutter contre le nazisme.

Reçu de Roger Romain

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 17:00
Le coup de force mafieux qui a « sauvé la Démocratie » en Russie en 1996
 
Comment en 1996, la victoire prévue du communiste Gennadi Ziouganov aux présidentielles lui fut volée au profit de « notre homme » Boris Eltsine grâce au pillage organisé (par l’équipe Eltsine) des biens publics (pétrole etc…) au profit des banquiers-oligarques, le tout avec l’aide occidentale financière, politique, médiatique - Bill Clinton, FMI etc...
 
 
 
ARTE « découvre » ce qui était déjà bien connu à l’époque mais dissimulé à l’opinion publique: une corruption gigantesque sur fond de paupérisation générale et d’effondrement de l’économie. 
 
Les grands principes sont saufs: Eltsine a eu raison en 1991 (contre Gorbatchev) en 1993 (contre le parlement « communiste »)… en 1996 aussi, sa cause était bien celle de la "Démocratie", et comme le dit sa fille une victoire communiste aurait provoqué la guerre civile. Evidemment, on a utilisé des méthodes de gangsters mais comme le dit le grand ordonnateur des privatisations, Anatoli Tchoubaïs, « c’est ça la propriété privée ! ». Le moindre mal ?
 
Le documentaire d’ARTE  est très éclairant sur le coup de force de 1996. On ne risque plus rien à le « révéler » de nos jours, c’est une page d’histoire, elle est tournée. Un tel docs eut été impensable au lendemain des faits ! pluralisme ?
Encore faudrait-il éclairer l’amont : les coups de force de 1991 et 1993, par le même Eltsine avec les mêmes appuis internes et extérieurs, et les « grandes privatisations » engagées dès 1994…. A l’époque, la cause de Boris Eltsine était applaudie par nos gouvernements et nos médias, y compris « à gauche » où l’anticommunisme primait sur toute autre considération.
Le hold up du siècle accompli par les « élites » locales et l’Occident, fut aussi une étape décisive de « notre » mondialisation. 
 
Jean-Marie Chauvier
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