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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:53
VIDEO - du fumier et des poulets déversés par les agriculteurs au Havre

Les agriculteurs en colère ont déversé du fumier et des morceaux de poulet devant la mairie du Havre ce mercredi 22 juillet 2015.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 22/07/2015 | 16:56, mis à jour le 22/07/2015 | 18:27

© David Frotté

© David Frotté

 

La ville du Havre n’est pas épargnée par la colère des agriculteurs. Ce mercredi 22 juillet, des éleveurs ont déversé devant l’hôtel de ville du fumier et de morceaux de poulet surgelés.Ces produits en provenance du Brésil ont été interceptés sur le pont de Normandie.
 

 

© David Frotté

© David Frotté

VIDEO : le reportage de David Frotté et Hervé Guiraudou avec les interviews de : Martial Prud'homme, agriculteur à Octeville-sur-Mer Régis Vincent, agriculteur à Octeville-sur-Mer Sébastien Dégenétais, président de l'Union syndicale agricole du canton de Montivilliers

A Rouen les agricluteurs ont déversé devant la préfecture des produits agro-alimentaires d'origine étrangère saisis chez les grossistes ou dans les grandes surfaces.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 10:50
Alors que l'on n'entend sur les chaînes et les radios que les responsables de la FNSEA dont les positions fort libérales ( ils veulent davantage de "compétitivité" pour exporter encore plus ) et fort européistes sont néfastes à terme pour les petites et moyennes exploitations familiales, nous mettons en ligne une déclaration de la Confédération paysanne, relevée sur le site de cette dernière.  Nous partageons quasiment toutes ses analyses excepté ses illusions sur la possibilité que l'UE puisse réorienter la politique agricole vers un autre modèle.  L'expérience grecque invite à comprendre que toute réorientation ou remise en cause des positions pro-libérale et pro-capitaliste de l'UE se heurte au carcan des institutions européennes.  Et invite donc à en sortir pour progresser.
Confédération paysanne

Plan d'urgence pour l'élevage : De l'essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables



22.07.2015 Le plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd'hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.
 

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd'hui en péril des dizaines de milliers d'éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l'export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

Et que dire enfin du silence sur les accords de libre-échange en cours de négociations avec les États-Unis et le Canada. Aucun avenir pour les paysans européens face aux méga fermes-usines nord-américaines !

Le bon sens économique et paysan appelle à s'attaquer aux causes profondes de ces crises récurrentes, notamment par la maîtrise des volumes au niveau européen et la réorientation des politiques agricoles vers un autre modèle.

Ces aides seront donc à fonds perdus, comme la Cour des comptes en fait état dans son rapport, et ne serviront qu'à financer la restructuration et le plan de licenciement de l'agriculture à taille humaine mis en place par les industries agro-alimentaires.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 15:59

Vendredi 17 Juillet 2015 à 5:00

Propos recueillis par
Pour Aurélien Bernier, auteur de "La gauche radicale et ses tabous" et de "Désobéissons à l'Union européenne", la crise grecque a montré qu'"en évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, Syriza s'est condamné à l’impuissance." Selon lui, cet échec de Tsipras montre par ailleurs que "la stratégie du Front de gauche", qui consiste aussi à vouloir réformer les institutions européennes de l’intérieur, "n’est plus valable aujourd’hui" : "Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête."
Nicolas Messyasz/SIPA/SIPA

Marianne : Après coup, comment analysez-vous la stratégie d’Alexis Tspiras lors des négociations avec les institutions européennes ?
Aurélien Bernier :
J’ai regardé tout ça attentivement, me gardant bien de tirer des leçons en cours de route. Maintenant que la Grèce et ses créanciers se sont mis d’accord, nous y voyons plus clair. Le référendum aurait pu permettre à Alexis Tsipras d’assumer une position plus dure vis-à-vis de l’Union européenne et, notamment, d’envisager la sortie de la zone euro. Nous nous apercevons aujourd’hui que ce n’était pas du tout l’objectif de la majorité de Syriza. Tsipras a organisé ce référendum en pensant que cela aller renforcer son poids dans les négociations. Ce qui n’a pas du tout été le cas. L’UE a tenu des positions encore plus dures qu’avant le référendum et, à partir du moment où la majorité de Syriza refusait d’envisager la sortie de la zone euro, les choses étaient pliées d’avance. Je pensais vraiment que ce référendum allait permettre à la Grèce d’aller beaucoup plus loin dans les négociations puisque le Premier ministre avait une légitimité populaire. Au contraire, ils se sont couchés au bout de quelques jours. C’est assez dramatique parce que ce pays va continuer à pâtir de l’austérité, parce que les décisions prises en Grèce devront maintenant recevoir l’aval de l’UE et, aussi, parce que les gens qui ont cru de bonne foi que Syriza pouvait faire autre chose que les autres organisations politiques pro-UE, ces gens-là, malheureusement, ont été trahis.

Pensez-vous, comme l’affirme Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec, qu’Alexis Tsipras, en refusant l’idée même de préparer une sortie de la zone euro, a perdu un levier de négociation majeur ?
Oui, il a perdu à ce moment-là. Yanis Varoufakis a raison sur ce point. Sauf que, même avec cette menace, il est possible que Syriza se soit quand même heurté à un mur. Néanmoins, l’erreur est de ne pas avoir envisagé la rupture de la zone euro comme une solution de sortie de crise. On voit le résultat aujourd’hui. En évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, avec les traités et tous les mécanismes qui vont avec, Syriza s'est condamné à l’impuissance.

Yanis Varoufakis a exliqué avoir travaillé à un plan B qui comportait des mesures qui auraient permis de récupérer de la souveraineté financière et monétaire, tout en évitant le « Grexit ». Etait-ce une troisième voie crédible selon vous ?
Je pense qu'effectivement cette voie-là était crédible. Mais cela revient de fait à une sortie de la zone euro. Car la solution qu’il proposait se résumait à l’introduction d’une deuxième monnaie dans le pays. La BCE aurait sûrement réagi et coupé, comme elle l’a fait à Chypre, l’approvisionnement en euros. Petit à petit, la nouvelle monnaie aurait remplacé la précédente. C’était une façon de se faire sortir de la zone euro en douceur plutôt que d’assumer directement une sortie sèche. C’est une question de stratégie politique, mais au final, le résultat aurait été le même, avec une nouvelle monnaie et une banque centrale réquisitionnée pour faire tourner la planche à billets.

Finalement, cette séquence n’est-elle pas pour vous un véritable cas d’école de cette entrave, de ce « tabou », que s’imposent les formations de la gauche radicale en refusant la rupture avec l’Union européenne ?
"Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement"Malheureusement oui, c’est un cas d’école. La gauche radicale européenne défend une réforme des institutions de l’intérieur. Mais cette crise démontre que l’UE n’a absolument aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Il n’y a pas de doute là dessus. Et que dans un contexte de négociation, avec ce « tabou de la rupture » présent à chaque instant, il n’y a absolument rien à attendre de bon. Je suis à la fois inquiet et en colère.
Inquiet parce que je crains que le parti qui soit le plus renforcé par cette crise ne soit celui de l’extrême droite, c’est-à-dire Aube dorée. En France, ce sera exactement la même chose avec le Front national. Car l’échec de Syriza, c’est l’échec de la position de réforme de l’intérieur que défend l’ensemble de la gauche européenne. Et, évidemment, Marine Le Pen se fera un plaisir de mettre Jean-Luc Mélenchon face à cet échec.
Je suis en colère aussi. La gauche radicale européenne aurait dû soutenir l’aile gauche de Syriza. On savait très bien qu’il y avait, au sein de Syriza, plusieurs positions : l’une dure, l’autre plus souple. Mais au lieu de ça, la gauche radicale a préféré dénoncer l’UE, l’intégrisme des négociateurs et des créanciers. Ils sont restés finalement sur leurs positions en faisant croire qu’on pouvait faire changer les choses sans rompre avec l’UE. Or, si les gauches radicales européennes avaient expliqué que la sortie était une possible voie, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement. Finalement, Tsipras a appliqué ce que dit le Front de gauche. Et même si la France pèse certainement plus que la Grèce dans des négociations, je ne suis pas sûr pour autant que le résultat serait différent. Alexis Tsipras a appliqué la position du Front de gauche qui est de dire : « On va batailler de l’intérieur pour faire bouger l’UE ». Malheureusement, le résultat de cette politique-là amène à la situation que vit la Grèce.

N’y a-t-il pas en France, depuis quelques mois, une évolution sur ces questions ? On a vu, lors de cette crise grecque, plusieurs responsables du Front de gauche en appeler à la défense de la souveraineté nationale de la Grèce contre la mise sous tutelle de l’UE. Ou au respect de la souveraineté populaire du peuple grec dans son choix du non au référendum. Lors du dernier congrès du Parti de gauche, une motion, inspirée par vos écrits et ceux de Frédéric Lordon, qui prônait l’« élaboration d'un programme de gouvernement dans le cas de la rupture avec l’UE et l’euro », a recueilli un très bon score… 
Je ressens cette évolution. Il y a affectivement la motion du PG qui a fait pas mal de bruit dans le microcosme. Il y a aussi une tendance au NPA qui est pour la sortie de l’euro et de l’UE. Et c’est vrai que ce débat avance, avec des gens comme Frédéric Lordon, ou moi, je l’espère en tout cas un petit peu. Mais la difficulté est que ça ne va pas assez vite au niveau des directions militantes. Or, si nous ne sommes pas clairs sur ces questions-là, il n’y a aucune chance d’être crédibles dans le champ politique.
C’était déjà le cas avant Syriza. Ce que préconise le Front de gauche (changer les choses de l’intérieur, négocier...), c’est, en un peu plus rouge, le discours sur « l’Europe sociale » du Parti socialiste. C’est le coup que nous a fait Lionel Jospin en 1997 et que nous a refait François Hollande en 2012 en début de mandat. Evidemment, je pense que si le Front de gauche était au pouvoir, il serait beaucoup plus dur, je ne remets pas en cause les intentions de ses dirigeants. Mais ce discours est, à mon avis, inaudible. Il l’était déjà avant le cas de la Grèce, il l’est d’autant plus aujourd’hui.
La prochaine fois qu’un dirigeant français de la gauche radicale dira « Nous allons négocier et obtenir gain de cause », plus personne ne pourra le croire. Aujourd’hui, avec le revers de la Grèce, ce serait totalement suicidaire de tenir ces propos. La seule position tenable est de dire que « Oui, on ira à l’affrontement, mais en sortant de l’ordre juridique et monétaire européen ». Ne pas se priver de peser sur les institutions européennes, à la seule condition d’avoir d’abord récupéré notre souveraineté monétaire et économique. Sinon, on le voit bien, il n’y a pas de négociations possibles.
Donc, la stratégie du Front de gauche, n’est plus valable aujourd’hui. Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Car la marche vers les prochaines échéances électorales serait toute tracée et elle n’aurait plus rien à craindre de la gauche radicale. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête. S’il y avait des gens qui n’avaient pas encore compris la vraie nature de l’UE, des gens optimistes — pour ne pas dire naïfs — qui pensaient qu’un pays auréolé d’une légitimité démocratique, d'un programme électoral, serait en mesure de faire plier la BCE et toutes les institutions européennes, ils en sont à coup sûr revenus. Aujourd’hui ce n’est plus possible de défendre cette position. Continuer à le faire ne serait plus de la naïveté, mais de la bêtise.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 14:39
ALCATEL-LUCENT : entrée en négociations exclusives avec Selha Group pour la reprise du site d'EU

Source : AOF 21/07/15 à 13:17

Mis à jour le 21/07/15 à 13:17

Sur le Figaro.fr

En savoir plus sur http://www.capital.fr/bourse/actualites/alcatel-lucent-entree-en-negociations-exclusives-avec-selha-group-pour-la-reprise-du-site-d-eu-1055745#kjFq7CwEFqkVVGW5.99

 

(AOF) - Alcatel-Lucent (ALU-3,30 € -0,84 %) et Selha Group ont annoncé être entrés en négociations exclusives en vue de l'acquisition d'Alcatel-Lucent EU. Dans le cadre du plan Shift et du recentrage stratégique de l'équipementier télécoms, le centre industriel de Eu, spécialisé dans l'industrialisation, la fabrication, l'intégration et la réparation d'équipements d'infrastructures et de réseaux de télécommunications, est devenu une filiale autonome depuis le 1er janvier 2015.

Cette transformation juridique avait pour objectif de permettre au site de chercher un partenaire industriel, dont la complémentarité des activités lui permettrait de se diversifier et de conquérir de nouveaux marchés. Ce travail de recherche a permis d'identifier Selha.

Selha Group est un acteur industriel à capitaux maroco-français qui dispose d'une position bien établie sur le marché électronique, notamment dans le secteur aéronautique. A ce titre, le groupe fait partie des fournisseurs préférentiels de dispositifs électroniques pour Airbus, Zodiac Aerospace, Thalès, Safran ou encore Meggitt. Les complémentarités entre Alcatel-Lucent Eu et Selha Group permettront d'apporter une activité importante au nouvel ensemble, une taille critique et les capacités financières indispensables pour innover et se développer.

Le nouveau groupe se positionnera comme un intégrateur premium sur les marchés de l'aéronautique, de l'énergie et des télécoms.

2015 AOF - Tous droits de reproduction réservés par AOF.

 

Rappel

Alcatel-Lucent a été racheté en avril dernier par Nokia.  Le groupe finlandais détient désormais 66,5% du groupe. Ce rapprochement inquiètait déjà les syndicats alors qu'Emmanuel Macon a assuré avoir reçu des garanties sur l'emploi.  ( Voir la vidéo ci-dessous dans laquelle un représentant de la CGT dit alors son inquiétude).

Un représentant de la CGT dit son inquiétude au moment du rachat d'Alcatel Lucent par la multinationale finlandaise Nokia.

Promesses, promesses ... Déjà remises en cause.  Au gré des cours de la Bourse, des restructurations et des exigences des actionnaires. 

Paris-Normandie indique :

"Le groupe Alcatel-Lucent au travers de sa filiale française Alcatel-Lucent International est entièrement mobilisé pour la réussite de ce projet. Le groupe s’est notamment engagé à assurer un volume d’activité au site sur une durée de cinq ans. Pour permettre au site d’atteindre le niveau de compétitivité conforme aux exigences de ses nouveaux marchés, un plan de départs volontaires et de mobilité vers Alcatel-Lucent International est également prévu en parallèle.  Le plan de départs volontaires sur critères d’âge et d’ancienneté, ainsi que le plan de mobilité interne seront financés par Alcatel-Lucent. Les effectifs du site devraient passer de 305 à 222 personnes à fin juin 2016, sans aucun départ contraint.

Ce projet fera l’objet d’une procédure d’information et de consultation auprès des instances représentatives du personnel qui débutera aujourd’hui. Au terme de celle-ci, et après accord de l’administration du travail sur la réorganisation proposée, le projet pourra être mis en œuvre."

Donc 83 emplois industriels supprimés dans l'immédiat.  Et l'on peut craindre le pire d'un groupe "maroco-français", lié donc à un pays en recherche de marchés, d'un pays où les salariés sont terriblement exploités, d'un pays à bas coûts salariaux, environnementaux et sociaux ( vive le roi pensent les multinationales installées au Maroc ...).

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 14:19

La « Trident Juncture 2015 » : L’UE s’enrôle dans l’Otan

Mondialisation.ca, 21 juillet 2015
La « Trident Juncture 2015 »

La « Trident Juncture 2015 » (TJ15) ne sera pas seulement un des plus grands exercices Otan qui, du 28 septembre au 6 novembre, verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal plus de 230 unités terrestres, aériennes et navales et forces pour les opérations spéciales de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36 000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions de guerre, plus les industries militaires de 15 pays pour évaluer de quelles autres armes a besoin l’Alliance. Dans l’exercice de guerre, l’Otan impliquera plus de 12 organisations internationales majeures, agences d’aide humanitaire et organisations non gouvernementales. « Participeront aussi à la TJ15 l’Union européenne et l’Union africaine », annonce un communiqué officiel. Parmi les pays de l’UE les plus engagés dans l’exercice Otan figurent, en plus des trois dans lesquels se déroulera le gros des opérations, Allemagne, Belgique et Hollande. D’importantes personnalités internationales seront invitées à assister à la TJ15 le 19 octobre à Trapani (Sicile), le 4 novembre à Saragosse (Espagne) et le 5 novembre à Troia (Portugal).

Ainsi « l’Otan démontre son engagement à adopter une approche multi-compréhensive ». En d’autres termes, son engagement à étendre toujours plus son aire d’influence et d’intervention, de l’Europe à l’Afrique et à l’Asie, avec des objectifs globaux. C’est dans ce cadre que s’insère la « Trident Juncture 2015 », qui sert à tester la « Force de réaction » (40 000 effectifs), surtout sa « Force de pointe » (ou “Fer de lance”, NdT) à très haute rapidité opérative. La TJ15 montre « le nouveau niveau accru d’ambition de l’Otan dans la conduite de la guerre moderne conjointe », en montrant qu’elle est « une Alliance avec fonction de guide ».

Sur un tel fond, comment peut-on discuter d’Union européenne en ignorant l’influence de l’Otan, et, donc, des Etats-Unis qui en détiennent le commandement ? L’article 42 du Traité sur l’Union européenne stipule que « la politique de l’Union respecte les obligations de certains Etats membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». Comme sont membres de l’Alliance 22 des 28 pays de l’Ue, la suprématie de l’Otan est évidente. Pour lever toute équivoque, le protocole n° 10 sur la coopération instituée par l’article 42 souligne que l’Otan « reste le fondement de la défense collective » de l’UE, et qu’ « un rôle plus fort de l’Union en matière de sécurité et de défense contribuera à la vitalité d’une Alliance atlantique rénovée ». Rénovée, oui, si bien que de l’Atlantique Nord elle est arrivée sur les montagnes afghanes, mais rigidement ancrée à la vieille hiérarchie : le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des Etats-Unis et tous les autres commandements clés sont aux mains des USA.

Par le biais de l’Otan, à l’intérieur duquel les gouvernements de l’Est sont plus liés à Washington qu’à Bruxelles, les USA influent non seulement sur la politique étrangère et militaire de l’Ue, mais dans l’ensemble sur ses orientations politiques et économiques. En traitant de façon individuelle avec les plus grandes puissances européennes -Allemagne, France et Grande-Bretagne- sur la répartition des profits et aires d’influence, en s’assurant de l’appui inconditionnel des autres grands pays de l’Ue à commencer par l’Italie.

Sur ce fond, comment peut-on penser que dans l’épisode grec les USA ne jouent pas un rôle considérable par le biais de l’Otan, dont la Grèce est une partie stratégiquement importante ? Comment peut-on séparer les questions économiques de celles politiques et militaires, au moment où, dans le sillage de la stratégie USA, l’Europe se trouve transformée en première ligne d’une nouvelle guerre froide contre la Russie et en pont de lancement de nouvelles opérations militaires en Afrique, Moyen-Orient et au-delà, jusqu’à la région Asie/Pacifique ?

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 21 juillet 20156 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-ue-si-arruola-nella-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 14:13
Assemblée Nationale : Proposition de résolution visant
à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord
par Gaby Charroux, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho

mardi 21 juillet 2015, par Comité Valmy

 

Voir en ligne : Appel pluraliste Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Proposition de résolution visant à sortir
la France du Traité de l’Atlantique Nord

par Gaby Charroux, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Un appel pluraliste a été lancé pour la dénonciation par la France du Traité de l’Atlantique nord et le retrait de ses armées du commandement intégré.

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs d’un appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-unis et soutenue par l’Union européenne, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les États-unis avec la complicité des États vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre Nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Il est tout à fait possible que la France renonce à son appartenance au traité de l’Atlantique nord et retire ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être.

Sous le bénéfice de ces observations, il vous est demandé de bien vouloir adopter la présente proposition de résolution.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique

L’Assemblée nationale,
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement,
Est favorable à la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord ainsi qu’à la dissolution de cette organisation.

Gaby Charroux
Jean-Jacques Candelier
Patrice Carvalho

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 09:19
La Belgique place le Luxembourg sur sa liste des paradis fiscaux

Par latribune.fr  |   | 

L'optimisation fiscale à grande échelle, dévoilée notamment par le scandale Luxleaks, a privé les Etats européens de milliards d'euros de recettes fiscales.

L'optimisation fiscale à grande échelle, dévoilée notamment par le scandale Luxleaks, a privé les Etats européens de milliards d'euros de recettes fiscales.

Les entreprises belges bientôt obligées de déclarer leurs transactions pour des montants supérieurs à 100.000 euros au Luxembourg ? Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt a assuré que son administration "ne pouvait faire autrement que de placer le Luxembourg sur la liste".

La Belgique est sur le point de placer son voisin, le Luxembourg, sur la liste des paradis fiscaux, obligeant les entreprises belges à déclarer leurs transactions pour des montants supérieurs à 100.000 euros dans ce pays, a rapporté jeudi le journal De Morgen. Une circulaire en ce sens doit être publiée prochainement, affirme le quotidien flamand.

"Sur la base de la situation actuelle et de considérations juridiques, mon administration ne peut faire autrement que de placer le Luxembourg sur la liste", a indiqué au journal le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt.

Il a toutefois souligné que "le Luxembourg faisait beaucoup d'efforts pour améliorer la transparence". "Mais notre pays veut suivre les directives de l'OCDE en matière de transparence. Cette mesure en est la conséquence", a-t-il ajouté.

Les Etats européens privés de milliard d'euros

La Belgique a adopté en 2010 une loi stipulant que les pays qui figurent pendant plus d'un an sur la liste des paradis fiscaux de l'OCDE doivent faire l'objet de mesures particulières, selon De Morgen.

Le Luxembourg figure sur cette liste depuis novembre 2013, soit avant que n'éclate le scandale Luxleaks. Ce scandale a révélé que des centaines de multinationales avaient passé des accords avec le fisc luxembourgeois pour minimiser leurs impôts. Ces opérations d'"optimisation fiscale" ont privé les Etats européens de milliards d'euros de recettes fiscales.

Le ministère belge des Finances, contacté par l'AFP, n'a pas souhaité commenter l'information dans l'immédiat.

(avec AFP)

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:51

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:57

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:52

Voici ci-dessous les positions du MODEF et de la Confédération paysanne sur le traité transatlantique : ils sont résolument contre. 

Nous avons cherché vainement sur le site de la FNSEA un texte, un communiqué à ce sujet : RIEN !  Pas étonnant.  Les responsables de la FNSEA n'ont que deux mots à la bouche : " compétitivité"  qu'il faut accroître ... face aux Allemands, aux autres pays européens et au reste du monde ...   en s'en prenant aux salaires et charges sociales trop élevés ...  Un petit mot, bien sûr car les agriculteurs sont en colère, sur les marges des grandes surfaces mais rien sur l'organisation industrielle et capitalistique de l'agriculture.  En amont les fournisseurs de semences, de matériel et les banques qui prêtent et qu'il faut rembourser, en aval, les circuits de distribution de la grande distribution qui font pression sur les prix pour conforter leurs marges.  Tous poussant, avec la FNSEA, à l'agrandissement des tailles des exploitations pour augmenter la rentabilité et la fameuse compétitivité.   Les banques  refusent d'ailleurs de prêter de aux jeunes agriculteurs qui souhaitent acquérir une exploitation qu'elles jugent trop petite.  L'agriculteur qui prend sa retraite n'a dès lors d'autres solutions que de louer ses terres ... aux plus gros.

Que le gouvernement commence par libérer les agriculteurs de cette pression à produire toujours plus et à bas prix pour rembourser les banques, satisfaire l'industrie agro-alimentaire et la grande distribution en contrôlant les entrées de produits agricoles sur le territoire français : oui aux échanges internationaux mais sur des bases équitables, c'est-à-dire pas au détriment des producteurs français, pas avec des pays qui pratiquent un moins disant social et des salaires de misère en exploitant des ouvriers dans de grandes usines agricoles, pas avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles environnementales que la France, pas en mettant sur les routes des camions qui polluent, qui nous coûtent cher en infrastructures.   Et enfin qu'il satisfasse les revendications des agriculteurs en exerçant un vrai contrôle des marges et, comme le demande le MODEF, qu'il fixe des prix minimum garantis qui couvrent les coûts de production et la rémunération du travail paysan.  

Mais la signature du Traité transatlantique qui ouvrira grandes les frontières aux productions nord-américaines ne va pas dans ce sens.  Les députés socialistes européens et la droite européenne ont voté la poursuite des négociations le 8 juillet dernier.  Les agriculteurs ont tout à perdre de ce traité.

Du traité transatlantique, la FNSEA et le gouvernement ne disent mot ...

Résolution TAFTA : Le Parlement européen doit dire NON aux accords de libre-échange !



06.07.2015 La Confédération paysanne appelle les députés européens à voter contre la résolution sur le TAFTA/TTIP qui leur sera soumise les 7 et 8 juillet. Les accords de libre-échange négociés par l'Union européenne, notamment avec les Etats-Unis (TAFTA) et le Canada (CETA), remettront en cause les principes démocratiques et la souveraineté alimentaire ! Alors que le texte était censé fixer des « lignes rouges », il valide le principe de ces accords destructeurs.
 

Entre autres, il ne pointe pas les risques pour l'agriculture :

  • La suppression des droits de douane agricoles, dernier outil permettant de nous protéger face à une agriculture plus industrielle basée sur des normes sociales, environnementales et de bien-être animal moins contraignantes ;
  • L'harmonisation des législations et des normes au profit des échanges commerciaux via le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et l'organe de coopération règlementaire qui signeront la fin de la souveraineté des Etats ;
  • L'interdiction de pouvoir « relocaliser » notre production et d'utiliser les semences issues de notre récolte.

L'élevage est en crise, et ces accords ne feront qu'instituer cette situation catastrophique ! Ils continueront à détruire notre production de viande bovine de qualité, essentielle à la vie et à l'aménagement de nos territoires, et amèneront notre production laitière droit dans le mur. Ils feront de l'industrialisation de l'agriculture la norme avec ce qu'elle implique de perte d'emploi paysan, précarisation de la main d'œuvre salariée, baisse de qualité de nos produits et désertification de nos territoires.

Les députés européens sont les relais de la population au niveau communautaire. Il est donc de leur devoir de défendre les paysans, les citoyens, les consommateurs qui se sont particulièrement exprimés via l'initiative citoyenne européenne (2,3 millions de participants !). Voter contre cette résolution serait un premier pas, voter une résolution demandant la fin des négociations serait remplir réellement leur rôle.

Voici la lettre que le Modef adressait en juin dernier aux députés européens

Le MODEF appelle les députés européens à ne pas voter le 10 juin la résolution LANGE.

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Vous allez devoir vous prononcer en séance plénière sur l’accord transatlantique de libre-échange.

Nombreux sont les citoyens, les associations, les syndicats à s’opposer à ce traité qui est celui de tous les dangers pour les peuples de l’Union Européenne.

Notre confédération syndicale agricole d’Exploitants Familiaux MODEF est solidaire des actions menées contre ce traité.

 

ISDS INACCEPTABLE AU NOM DE LA SOUVERAINETE DES PEUPLES

  • Comment ne pas rejeter un traité qui donne pleins pouvoirs à des multinationales !

  • Comment ne pas s’opposer avec virulence à la possibilité pour des multinationales et les fonds financiers de remettre en cause les lois et règlements qui constitueraient un frein à leur expansion et leur profitabilité !

  • Comment accepter que "ces machines" à fabriquer des profits puissent remettre en cause les lois sociales, économiques, sanitaires ou environnementales d’un Etat démocratique !

  • Voter le principe de l’IDS c’est remettre en cause la souveraineté des Etats et groupes d’Etats. Pour le MODEF cette procédure judiciaire contre les Etats est totalement inadmissible.

L’AGRICULTURE FAMILIALE MENACEE PAR LE TAFTA

Déjà victime depuis 1992 de la libéralisation des importations de produits agricoles à bas prix en provenance des pays tiers (OMC), les exploitations familiales ne supporteront pas une ouverture totale des frontières avec les USA.

En effet, le TAFTA vise à supprimer ce qui reste de droit de douane et de contingentement. Pire encore il prévoit la suppression des normes environnementales, sanitaires et sociales qui selon les libéraux constituent des entraves à la libre concurrence.

En ouvrant les portes à l’importation à bas prix de viande bovines, porcines, et volailles, l’élevage français déjà en crise ne s’en relèvera pas, tant les distorsions de concurrence sont importantes avec les USA d’un point de vue sanitaire, environnemental, économique et social.

Seul l’élevage industriel hors sol avec de grosses unités pourra résister en important l’essentiel des aliments des USA et du Canada.

Ce TAFTA va porter un coup fatal à ce qui reste de souveraineté alimentaire européenne. En ouvrant totalement ses frontières, l’UE va importer aussi le modèle alimentaire américain avec toutes ses conséquences sanitaires, environnementales et culturelles.

Au nom de la souveraineté démocratique, au nom de la souveraineté alimentaire, au nom de l’aménagement des territoires, au nom de la santé des consommateurs et au nom de l’emploi agricole, nous vous invitons à rejeter le traité lors du vote du 10 juin.

Recevez Madame la députée, Monsieur le député, mes meilleures salutations.

 

 

Président du MODEF National,

 Jean MOUZAT.

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