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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:24

allemagne-carte

Plus à droite que jamais. L'Allemagne sortie des législatives du 22 septembre l'est avec une CDU au plus haut depuis 1990, un SPD qui continue sa dérive droitière et « Die Linke », empêtré dans une stratégie euro et SPD-compatible, encore en recul.

 

Le fait majeur de ce scrutin, c'est le triomphe de la CDU d'Angela Merkel. Avec plus de 43% des voix, le parti démocrate-chrétien a écrasé le scrutin. La seule incertitude reste sa capacité ou non à obtenir la majorité absolue.

 

Dans une campagne résolument conservatrice, axée sur la stabilité et la continuité, elle a fait le plein dans l'électorat de droite et du centre, sur fond d'un nationalisme (« L'Allemagne forte »), qui trouve sa pleine expression dans un européisme intéressé et prudent.


 

Merkel n'a pas hésité à récupérer l'héritage de l’œuvre de l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schroder, dont les réformes (« Hartz IV »), au début des années 2000, ont plongé des millions d'Allemands dans l'enfer de la précarité et des bas salaires.

 

Plus subtilement, elle s'est distinguée de son prédécesseur social-libéral par des inflexionsen politique étrangère, moins suiviste vis-à-vis de l'OTAN, et jusqu'en politique intérieure, avec quelques mesures sur le salaire minimum limitées à certaines branches bien précises.

 

A droite, Merkel occupe tout l'espace et écrase ses partenaires-concurrents : le FDP est balayé sur ses fondamentaux, libéralisme et européisme (4,5%) tandis que le parti populiste anti-euro, « Alternative fur Deutschland », échoue aux portes du Bundestag (4,8%).

 

Mais la droitisation du pays se manifeste aussi à la faillite des partis dits de « gauche ». Les Verts, en recul avec 8 % des voix (- 2,7 points) et surtout du SPD qui avec 26 % des voix réalise un score décevant, bien qu'en progression par rapport au fiasco de 2009 (+ 3 points).

 

Parti dans un premier temps sur des propositions identitaires « de gauche » offrant un vernis de radicalité (salaire minimum, impôts progressifs), le SPD a fini par accentuer sa dérive vers la droite, aidé en cela par la figure idoine, Peer Steinbruck.

 

Représentant émérite de la « gauche caviar » allemande, Steinbruck a été le ministre des Finances de Merkel sous la « Grande coalition » de 2005 à 2009, maître d’œuvre du plan de renflouement des banques, et de l'austérité dans et hors des frontières allemandes.

 

Se revendiquant de l'héritage des réformes Schroder, défendant le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans qu'il a fait passer, Steinbruck ne s'est finalement distingué de Merkel que par sa défense plus obstinée de l'austérité budgétaire et du fédéralisme européen.

 

Pris dans cette vague droitière, « Die Linke » l'a aussi alimentée.Dans la lignée des derniers scrutins régionaux, « Die Linke » s'effritte. Avec 8,4% des voix, elle pourrait rester troisième force du pays, mais en net recul par rapport aux scores de 2009, où elle avait obtenu 11,9 %.

 

Au-delà de son résultat, ce sont ces axes de campagne qui ont nourri la droitisation du pays : l'approfondissement de l'intégration européenne et la recherche d'une alliance avec la social-démocratie.

 

Approfondissement de l'intégration européenne, alliance avec le SPD : virage droitier ou continuité pour Die Linke ?

 

Die Linke s'est distinguée d'abord dans la campagne par son zèle dans la défense et l'approfondissement de l'intégration européenne.

 

On se souvient en mai de l'intervention du fondateur de « Linke », l'ancien ministre de l'Economie de Gerhard Schroder, Oskar Lafontaine se prononçant pour la sortie de l'Euro afin de pouvoir mettre en place une véritable « politique de relance » de gauche, toute keynésienne et social-démocrate.

 

La levée de boucliers a été instantanée chez les dirigeants de Linke, proclamant leur attachement politique à la construction européenne.

 

Ainsi, Bernd Riexinger, représentant les ex-sociaux-démocrates de RFA et co-président, répondit : « Certains disent Non à l'Euro et oui à l'Austérité (l'AfD/Alternative fur Deutschland), nous, nous disons non à l'austérité et oui à l'Euro. Ils sont de droite, nous sommes de gauche ! »

 

Katia Kipping, représentant l'ex-PDS de l'Est, elle aussi co-présidente, avait alors répondu dans un article dans Neues Deutschland au titre fort : « Nous disons oui à l'Euro ».

 

Le programme adopté par Die Linke lors de sa Conférence à Dresde en juin insiste sur la nécessité de lutter ... contre la fin de l'Euro en promouvant une réforme de l'Union économique et monétaire, notamment des missions de la Banque centrale européenne (BCE).

 

Un européisme zélé parfaitement compatible avec la position ultra-fédéraliste du SPD.Le deuxième point marquant étant la recherche obstinée pendant la campagne de convergences avec le parti social-démocrate, en vue d'un gouvernement de gauche plurielle « rouge-rouge-vert ».

 

Les dirigeants de Linke, en premier lieu les présidents Tanja Kipping et Bernd Reixinger, n'ont cessé de modérer leur discours, insistant sur leur disponibilité pour des accords avec le SPD.

 

Une position défendue par le dirigeant historique de l'ex-PDS d'Allemagne de l'Est, désormais représentant de l' « aile modérée » ou « pragmatique » du parti, Gregor Gysi, qui rêve désormais de moins en moins secrètement d'un poste aux Affaires étrangères.

 

Gregor Gysi a tenu à insister sur le fait que « le SPD ne ferait pas de chancelier sans nous », et qu'il était disposé à s'entendre sur un programme minimal de gouvernement, rappelant les « points de convergence »entre les deux formations.

 

Un programme minimal dans lequel il a renoncé progressivement à tous les points de friction avec le SPD :l'abandon de la lutte contre le recul de l'âge à la retraite à 67 ans, de la suppression des lois Hartz IV oudu retrait des troupes d'Afghanistan.

 

Die Linke se contentait en fin de compte de déclarations incantatoires sur la « justice sociale » et la « paix » et de mesures compatibles avec les propositions du SPD. C'est le cas pour la mise en place d'un salaire minimum à 10 € quand le SPD … le proposait à 8,50 €.

 

Gysi a affirmé que « lorsque Die Linkeest plus forte, c'est l'Allemagne qui est plus pacifique et sociale ». Die Linke a atteint un score historique en 2009, l'Allemagne n'est pas pour autant devenue plus « pacifique et sociale » … si ce n'est pour la paix sociale dans le pays, peut-être ?

 

Anecdote révélatrice de la position conservatrice du parti, Die Linke a choisi pendant la campagne de présenter une affiche avec le mot « Revolution ? » … suivie de la réponse : « Nein ! ».

 

Si Linke ne cesse de mettre en avant son rôle pour tirer le SPD à gauche, le SPD suit de son côté la campagne anti-communiste alimentée par la CDU, et refuse toute coalition « rouge-rouge », laissant toujours entre-ouverte la porte d'une « grande coalition » avec la CDU.

 

Cela n'a pas empêché Gregor Gysi, triomphaliste à l'annonce des résultats, de déclarer le soir même sa « disponibilité pour des entrevues » dans la perspective d'un accord gouvernemental.

 

La dérive droitière de « Die Linke » avait atteint son paroxysme lors des dernières élections présidentielles de mars 2012 où le parti « de gauche » avait soutenu une femme ouvertement de droite, amie de Nicolas Sarkozy, sioniste invétérée : Beate Klarsfeld.

 

Chez un personnage comme Gregor Gysi, elle s'est manifestée notamment par des sorties en faveur du sionisme(« l'anti-sionisme n'est plus une position défendable pour Die Linke », disait-il lors de la commémoration des 60 ans d'Israel en 2008), y compris pour condamner ceux dans les rangs de Linke qui avaient participé à la « Flotille de la liberté » pour Gaza.

 

Ou encore, selon la fuite de Wikileaks, par cet entretien avec l'ambassadeur américain en 2010 tenant à le rassurer du caractère inoffensif du mot d'ordre de « dissolution de l'OTAN » par rapport à celui du « retrait de l'Allemagne de l'OTAN ».

 

Gysi et le parti « Die Linke » est le cœur et la tête du parti européen dit « Parti de la gauche européenne » (PGE) qui, sur le modèle allemand, tend à transformer les partis communistes en « partis (parlementaires) de gauche », pro-européens et sociaux-démocrates de gauche.

 

Après ces élections, le cœur de l'Europe penche plus que jamais à droite, renforcé dans son consensus libéral et européiste. La ligne adoptée par les dirigeants de « Die Linke », orientée vers la défense de l'UE et d'une alliance avec le SPD, n'a fait qu'alimenter cette dérive.

 

 

Article AC

 

Source:


http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 09:29

syrie-attaque.png

En soutenant militairement les "rebelles" les occidentaux ont déstabilisé le pays, cela ne leur suffit pas !


Le Daily –Telegraph du 16 septembre  2013, estime que près de la moitié des forces rebelles est constituée de djihadistes et d'islamistes membres de groupes extrémistes. 100 000 rebelles sont engagés dans le combat, rapporte le quotidien britannique. Ils sont près de 1 000 groupes différents, dont 10 000 combattants, liés à Al-Qaïda, et venant de plusieurs pays, ainsi que 30 000 à 35 000 islamistes membres de groupes extrémistes. L’objectif des impérialistes demeure d’attaquer la Syrie. Ces groupes servent les intérêts impérialistes étasuniens dans leurs manœuvres pour parvenir à la guerre.

 

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne  veulent obtenir du Conseil de sécurité une résolution extrêmement dure sur la Syrie. Washington, Paris et Londres ont déjà élaboré un projet de document stipulant l’usage de la force contre Damas.


Laurent Fabius devenu le porte parole des USA, s’est rendu cette semaine à Moscou, poursuivant la campagne menée par les Etats-Unis pour fabriquer un prétexte en vue d'une intervention contre la Syrie.


Hollande, avec son gouvernement, est devenu un enragé inconditionnel d’une guerre d’agression contre la Syrie,


Avec Fabius, il a réitéré les affirmations selon lesquelles le récent rapport de l’ONU avait montré que le régime syrien avait perpétré l’attaque chimique du 21 août à Ghouta. FAUX : l’ONU dit que des armes chimiques ont été utilisées mais n’a pas conclu son enquête concernant les responsables de l’attaque.

Dans le point de presse de mercredi, au ministère des affaires étrangères, la question suivante a été posée  à Fabius: On vient d’apprendre que le site internet WND a obtenu les informations suivantes : les rebelles du groupe Al Nursa ont été arrêtés et ils avaient du sarin en leur possession. Cette révélation peut-elle pousser le Ministère des Affaires Etrangères à revoir la stratégie et la politique française concernant la crise syrienne ? 


Réponse du ministre :
« Nous ne commentons pas les informations de presse. »


Le seul discours qui prévaut du côté américain et français c’est d’intervenir militairement.


Les armes chimiques,  Israël  s'en est servi contre les Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza en 2006, et depuis contre le Liban. En 2008-2009 durant l'opération Plomb durci à Gaza l’aviation israélienne a bombardé une population civile désarmée, sans défense. Cette attaque meurtrière a fait plus  de 1400 morts chez les Palestiniens. Devant les preuves, Tel-Aviv, a dû admettre qu'il avait utilisé des munitions au phosphore. Ce pays détient également le plus important stock d'armes chimiques biologiques et nucléaires au Moyen-Orient, il est le seul Etat à ne pas avoir signé le traité de non-prolifération nucléaire…


Avons-nous entendu une condamnation de Washington ou Paris pour qu'Israël se débarrasse de ses armes chimiques ?  Pas une ! Au contraire, les États-Unis continuent de financer l’armée israélienne. Plus 3 milliards de dollars par an.


Ainsi, un allié des États-Unis et de la France a le droit de développer, construire et utiliser des armes chimiques, de perpétrer des crimes… Quant à la Syrie pays « ennemi » le Président Obama soulignait cette semaine  « J'ai toujours la possibilité d'ordonner l'utilisation de la force militaire si les intérêts des Etats-Unis sont concernés ».


Pour Washington l’objectif reste le même : permettre à l’impérialisme étasunien d’étendre  son hégémonie  sur le Moyen Orient Hollande son vassal, compte récupérer des miettes.

 

Le gouvernement Obama et ses alliés ont dû différer leurs projets d’attaque immédiate contre la Syrie. Ils doivent tenir compte de la profonde opposition populaire en Amérique et en Europe  à cette agression contre la Syrie. Dans le monde, les populations ont pris conscience que  Washington et Paris font peser sur le monde le risque de déclencher une guerre plus vaste dans cette région du globe.


 

 

 

 

Source :


http://www.sitecommunistes.org/

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 12:56
Vendredi 20 septembre 2013
- Communauté : les anti-capitalistes

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cliquez pour agrandir

 

Pour signer ce texte utilisez la zone "commentaires" ci-dessous en indiquant vos : nom, prénom, qualité, département - Merci   

 

Les premiers signataires de Seine-Maritime


Yvette Genestal, Action Communiste, Elbeuf
Pascal Morel, militant syndical, Renault-Cléon
Pascal Acot, chercheur au CNRS, Action Communiste
Hervé Basire, professeur des écoles, Dieppe
Michel Barrière, Action Communiste, Tourville la Rivière
Nelly Barrière, Action Communiste, Tourville la Rivière
Fernand Dunet, Action Communiste
Gérard Paimparé, militant syndical, retraité SNCF, Petit-Couronne
David Ruis, Action Communiste, Grand-Quevilly
Christian Morin, militant syndical, Elbeuf
Lionel Houck, Cléon, Action Communiste
Laurence Beaufrère, ouvrière, militante syndicale, Aérazur( Caudebec les Elbeuf)
Jean-Marc Joseph, Tourville la Rivière, Action Communiste
Guy Courtois, Elbeuf, Action Communiste
Annie Genestal, retraitée des collectivités locales, Le Havre

Georges Pacy, retraité EDF, Action Communiste


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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 08:43
Vendredi 20 septembre 2013

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune

"Au Bonheur des riches"

deux documentaires écrits

avec Antoine Roux, réalisateur

diffusés à partir de 22 h 35 sur France 2

 

Le mardi 1er octobre 2013

 

*****

Au bonheur des riches (2 X 60 mn, France 2) est un film d'Antoine Roux inspiré du travail des sociologues français Monique et Michel Pinçon-Charlot, sur les rapports qu'entretiennent les Français les plus fortunés avec le reste de la société et les stratégies souvent invisibles qui permettent aux plus riches de se maintenir en haut de la pyramide sociale.

la-violence-des-riches

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 16:58

A quoi servent les guerres ?

Jules Romains

Les hommes de bonne volonté 

 

« Et les gouvernants avaient une vision de crosses en l’air et de drapeaux rouges.

 

Car il restait toujours que pour une part l’aventure de 14 résultait d’une option tacite que l’humanité occidentale avait faite entre la guerre et la révolution.

Plus claire et volontaire chez les classes dirigeantes : «Ce n’est qu’au prix de la guerre, si lourd soit il, et grâce au redressement de discipline et à la guerre de passions qu’elle provoquera, que nous garderons l’arrangement actuel de la société. ». Plus obscure et passive chez les classes populaires : « Si la paix dure encore, nous n’aurons pas d’excuses de remettre indéfiniment le règlement de compte avec les privilégiés. Or on a beau dire, c’est une grosse histoire. Il est peut être moins fatigant d’obéir. Et la guerre, ça, c’est une bonne excuse. C’est même un cas de force majeure. »

 

Et puis ce temps n’était pas dur à vivre pour tout le monde. A l’intérieur, les fournisseurs de guerre s’enrichissaient. Des fortunes sortaient rapidement de la ruine publique comme des champignons obscènes. »

 

Envoyé par un correspondant d'Action Communiste

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 13:30

Grand succès du stand du PRCF à la fête de l’Huma 2013

débat nouveau CNR-PRCF-HUMA 2013Malgré les conditions atmosphériques difficiles, la fête de l’Huma 2013 est un excellent crû pour le PRCF.

Alors que le gouvernement PS, aiguillonné par l’UMP et par l’UE, démolit les retraites par répartition et déshonore la France par son bellicisme fanfaron, alors que le PCF-PGE a officiellement abandonné la faucille et le marteau et qu’il se laisse en permanence « prendre de gauche » par ses « alliés » du PG, le PRCF affichait comme chaque année ses couleurs :

  • pour l’indépendance nationale et le socialisme
  • contre l’impérialisme, ennemi principal des peuples, y compris du peuple français
  • pour les quatre sorties (euro, UE, OTAN, capitalisme) par la voie progressiste, dans la continuité du programme « Les jours heureux » du CNR, et à travers une seule et même dynamique conduisant à la rupture avec le capitalisme et à la révolution socialiste ;

Les temps forts de cette présence, outre la vente permanente du mensuel Initiative communiste, la diffusion de la revue théorique Etincelles et de diverses pétitions, la distribution d’un tract national trop vite épuisé, furent :

  • Le débat politique du samedi, en présence des intervenants suivants : Marie-Christine Burricand, conseillère générale de Vénissieux, pour le réseau « faire vivre le PCF », Jacques Nikonoff, porte-parole national du M’PEP, Gilbert Rodriguez, pour le Front syndical de classe, Jean-Luc Pujo, pour les Clubs penser la France, Georges Gastaud pour le PRCF. Pierre Pranchère, ancien FTPF, a été ovationné quand il a montré l’actualité du CNR et la nécessité de sortir de l’UE pour reconstruire, par la gauche, une alternative au broyeur mortel de l’UMP, du PS et du FN ; les divers intervenants ont ensuite suscité tour à tour les applaudissements des 130 personnes qui s’entassaient dans le stand et G. Gastaud a conclu les interventions par un discours montrant très clairement l’unité indivisible, dans les conditions actuelles, de la lutte pour le socialisme et de la rupture avec l’UE sur les très larges bases des principes du CNR. Le compte-rendu des interventions sera prochainement résumé dans IC ;

 

  • Le meeting internationaliste de dimanche a été également un grand succès ; présidé par Antoine Manessis, il a été dédié à nos grands camarades récemment décédés, Henri Alleg, président d’honneur du CISC, et Désiré Marle, membre du PRCF et fondateur du CISC. De manière très émouvante, les représentants des PC de Cuba, du PADS (Algérie), du PC Brésilien, du PC du Danemark, ont fait passer le souffle de l’internationalisme prolétarien, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de la résistance à la guerre impérialiste. G. Gastaud a conclu, devant plus de 100 personnes enthousiastes, que la défense du peuple français contre l’UE, contre l’Union transatlantique et contre le grand capital « français » passait par la défaite des entreprises impérialistes des gouvernants français. Là encore, le résumé des interventions très applaudies de nos camarades étrangers, auxquels il faut ajouter le message de salutation des PC chilien et libanais, ainsi que celui du parti Sadi du Mali, sera présenté sur IC. A noter l’intervention à la tribune du camarade Jean Lévy, membre du collectif communiste Polex.

Par ailleurs, le stand du PRCf a accueilli les Républicains espagnols de Paris, qui ont organisé un débat sur le stand en présence d’une quarantaine de personnes et sous la direction de Pedro Garcia Bilbao; le PRCF, dont le secrétariat national compte trois descendants directs de combattants pour la République espagnole, a salué la lutte pour la République ; une chanteuse espagnole d’un grand talent, Lucia Socam, a conclu la rencontre devant un public conquis.

Le stand du PRCF accueillait aussi, comme chaque année, le Comité internationaliste pour la solidarité internationaliste, représenté par Madeleine Dupont, et le COURRIEL, association progressiste pour la résistance au tout-anglais.

Par ailleurs, le PRCF salue l’importante activité du stand des Assises pour le communisme, qui était mitoyen du stand PRCF. Pendant deux jours, les militants de Rouge vif (Francilien et BDR), le réseau faire vivre le PCF, la Gauche communiste, l’Action communiste normande, le PRCF (partie prenante des assises), le RCC, ont tenu des débats politiques de haute tenue dans un climat ouvert et unitaire. Ils ont diffusé en masse l’appel de Gémenos pour sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN et marcher à la rupture avec le capitalisme.

Manifestement, un climat nouveau, plus propice au regroupement des communistes et au rassemblement des patriotes progressistes et antifascistes, se dessine dans le pays. Que tous les camarades qui, bénévolement, ont préparé et animé cette fête après avoir tant milité au printemps 2013, soient chaleureusement remerciés.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:50
Lundi 16 septembre 2013

assises-PRCF-huma2013.jpg

 

 

Merci à El Diablo pour ce reportage photographique.  Pour agrandir la photo, cliquez dessus.

 

 

Les militants des "Assises du communisme" étaient présents sur la Fête.  J’y étais.  Ils ont diffusé l'appel : "Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique, Sortir de la dictature du capitalisme".  Ils ont recueilli des signatures de militants qui s'ajoutent au plus de 100 déjà recueillies en quelques jours.  L'écho est favorable.

Ils ont également animé des débats sur la situation internationale, les objectifs des "Assises du communisme", la nécessaire rupture avec l'UE.  Voisins, les militants du PRCF, partie prenante des" Assises", sont venus.  Dans le stand on pouvait aussi rencontrer des militants de Fralib, Rouge-midi, Rouge vifs Ile de France, Coordination Communiste, des cercles communistes, de "Faire vivre le PCF", Jean Lévy ("çanempechepasnicolas" ) et El Diablo ... et d’autres encore.

Vu aussi de nombreux auteurs au village du livre.  Pierre Lévy y faisait signer « L’insurrection ».  Je me réjouis d’apprendre qu’il en a vendu près de 80.  Entrevu aussi Gérard Filoche dont les positions me paraissent incompatibles avec son appartenance au PS.   

La « cité internationale » est devenue « village du monde ».  On y voit des partis communistes et progressistes du monde entier. Le stand de Cuba est toujours là et la langouste y est toujours fraternelle.  Mais on retrouve aussi des organisations « européistes», soeurs du Front de gauche tel « Die Linke » qui ont remplacé le combat internationaliste par le combat altermondialiste. C’est la ligne du PCF aujourd’hui.

Et dans les stands, dont certains ont gardé la faucille et le marteau, dans les allées,  des militants communistes qui gardent  l'envie de lutter. Et dont la direction du PCF a dévoyé l'énergie. Le pire est à craindre pour les municipales et les européennes.  
Il est grand temps que les militants communistes anti-européistes se retrouvent pour frapper ensemble contre l'UE capitaliste.  L'appel, les débats sur l'Europe organisés durant cette fête ouvrent une perspective.  

Un regret : nous étions logés « Allée Stéphane Hessel ».  Ce vieillard sympathique, qui militait pour les droits des Palestiniens et le boycott des produits israëliens, avait aussi appelé à voter Dominique Strauss-Kahn …   J’aurais préféré « Allée Robespierre » ou « Allée Lénine », tous deux ignorés par les responsables du plan de la Fête.

Yvette Genestal

 

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 14:50

PROJET D’ACCORD TRANSATLANTIQUE : UN NOUVEL OTAN ÉCONOMIQUE

Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

Le 15 septembre 2013.

 

Les États-Unis d’Amérique ont proposé à l’Union européenne un accord commercial bilatéral à l’occasion de la réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013. Il n’y aurait rien à redire si ces négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne avaient pour objectif de rapprocher les peuples des deux côtés de l’océan. Un tel partenariat, s’il avait pour ambition d’améliorer la prospérité générale, de s’attaquer radicalement aux désastres environnementaux, d’établir des normes de haut niveau en matière de protection sociale, tant du point de vue des soins de santé que de retraites ou de conditions de travail, d’éradiquer définitivement le chômage et la précarité, et donc la pauvreté, susciterait un enthousiasme universel. Il serait un exemple pour le reste du monde.


Hélas, comme tous les traités de libre-échange depuis des décennies, non seulement il ne s’agit pas du tout de cela, mais de l’inverse. La décision prise en Irlande les 17 et 18 juin 2013 est monstrueuse à tous égards.


Les États-Unis d’Amérique ont un objectif très clair : recouvrer la suprématie mondiale dont ils ont bénéficié à la fin de l’URSS quand le monde était devenu unipolaire à leur avantage. Ils ont utilisé les organisations mondiales comme l’OMC et le FMI pour des accords multilatéraux basés sur le libre-échange visant à retirer aux autres nations alors en position défavorable, la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par la ploutocratie étatsunienne. Ils ont été largement aidés dans leur entreprise par l’UE à la fois pour soumettre les pays européens mais aussi le reste du monde en servant de caisse de résonance à leur politique, d’abord en nivelant les droits de douanes, puis en s’attaquant aux « barrières non-tarifaires » que sont les normes sociales, environnementales, alimentaires, techniques, etc. Cette stratégie a trouvé sa limite par l’émergence des « BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui est venue perturber le leadership étasunien puisque, notamment, de très grandes entreprises des pays émergents concurrencent désormais avec succès les firmes multinationales à base étasunienne ou européenne. Dans cet ensemble, la Chine tient une place à part compte tenu de sa taille et de son régime politique. L’OMC et le multilatéralisme ont vécu pour les États-Unis d’Amérique comme moyen de domination du monde : il leur faut changer de stratégie. C’est pourquoi ils veulent désormais contourner l’OMC qui ne leur offre plus les mêmes garanties du fait du poids croissant des pays émergents et des pays pauvres.


La stratégie des Etats-Unis d’Amérique vise aujourd’hui à contenir la montée en puissance de la Chine et à recouvrer leur position de l’après-guerre froide. Pour cela, ils préparent une nouvelle guerre économique par l’instauration d’alliances au travers de traités commerciaux bilatéraux fondés non plus simplement sur la diminution des barrières tarifaires (les droits de douanes), mais sur l’élimination des barrières non-tarifaires : ils veulent prendre en tenaille la Chine par, d’un côté, un accord avec l’Asie (sans la Chine) appelé Trans-Pacific Partnership (TPP), et d’un autre côté par l’Union européenne au travers du (TIPC). Aujourd’hui contre les BRICS comme hier contre le communisme, l’Union européenne sera l’outil qui leur permettra d’un coup d’asservir les pays qui en font partie pour constituer un grand empire euroatlantique qu’ils domineront. Si cela se réalise l’objectif de l’Union européenne sera atteint et sa construction sera achevée. C’est un tournant de la géopolitique mondiale qui est train de s’amorcer sous nos yeux, c’est un « OTAN économique » qui se met en place comme le reconnaît lui-même le président Obama. Si cet accord voyait le jour, une nouvelle vague de libéralisation aux effets destructeurs s’abattrait sur la planète avec pour conséquences prévisibles :

  • la montée des tensions avec les BRICS et les pays en développement ;
  • une concurrence accrue entre les travailleurs des deux côtés de l’Atlantique et avec une pression sur les salaires, les conditions de travail et l’emploi ;
  • une aggravation des inégalités Nord-Sud ;
  • une détérioration de l’environnement ;
  • une privatisation du droit et de la justice par la mise en place d’un mécanisme de règlement des différends qui donne aux firmes multinationales le droit, en cas de litige, de porter plainte contre un Etat ou une collectivité territoriale auprès d’un tribunal privé, contournant les tribunaux respectueux des droits nationaux ;
  • une uniformisation et standardisation des modes de vie ;
  • des menaces sur l’agriculture de l’Union européenne et de la France ;
  • une privatisation des données personnelles.

Le tout avec une asymétrie entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique au bénéfice de ces derniers. Les européistes ne doivent pas se leurrer. Les dindons de la farce ne seront pas seulement les BRICS. Le rapport de force entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique sera, dans tous les domaines, en faveur des États-Unis d’Amérique, l’Union européenne étant battue dès le départ. D’autant que les dirigeants de l’Union européenne, pour la plupart, sont des victimes consentantes de cette annexion de l’Union européenne par les États-Unis d’Amérique. En effet, les États-Unis d’Amérique sont une puissance militaire, pas l’Union européenne soumise à l’OTAN dirigée par... les États-Unis d’Amérique ! Les États-Unis d’Amérique mènent une politique étrangère de grande puissance, pas l’Union européenne (limitée par l’article 28A du traité de Lisbonne). Les États-Unis d’Amérique conduisent une politique industrielle, pas l’Union européenne, politique interdite par les articles 107 à 109 du traité de Lisbonne. Les Etats-Unis d’Amérique disposent d’une politique de change, pas l’Union européenne. Celle-ci a assigné un objectif unique à la Banque centrale européenne : combattre une inflation qui n’existe plus depuis des années. Les Etats-Unis d’Amérique ont une politique monétaire, pas l’Union européenne. L’interdiction qui est faite à la BCE d’acheter directement les titres émis par les États membres est une des causes de la crise dans la zone euro.

La lutte contre le PTCI doit se fixer comme volet défensif l’abandon intégral des négociations et exiger comme volet offensif la construction d’un ordre mondial fondé sur la coopération entre les peuples dans le respect de leur souveraineté nationale. Il faut aussi lutter pour l’abandon du traité Canada-UE : le Canada étant membre (avec les États-Unis d’Amérique et le Mexique) de l’ALENA, ce traité serait un véritable cheval de Troie ouvrant ainsi une porte aux États-Unis d’Amérique. Ce projet de traité fait dire au porte-parole de M. Harper, Premier ministre canadien, “qu’il était aussi dans l’intérêt de l’UE de conclure un accord ambitieux avec le Canada, qui puisse servir de modèle pour de futures négociations et montrer quelle sorte d’accord est possible avec les États-Unis.”

La lutte pour l’abandon des négociations doit être internationale et transatlantique car elles affectent aussi le peuple étasunien et le peuple canadien. Au niveau national, les mobilisations doivent se fixer pour but de contraindre le gouvernement français à rejeter ces négociations. Et à s’engager à n’appliquer sur le territoire national aucune des mesures qui pourraient résulter de ces négociations et de l’accord final. La destruction de l’organisation républicaine territoriale et la perte du cadre national à terme, mises en place par le projet de l’Acte III de la décentralisation, constitueront un cadre favorable à l’application de ces accords de libre-échange, au détriment des citoyens français qui se trouveront encore plus éloignés des lieux de décision et du droit.

La lutte pour exiger un nouvel ordre mondial doit placer les principes de la charte de La Havane signée en 1948 en particulier par la France au cœur des revendications. Le principe fondamental de cette charte est celui de l’équilibre de la balance des paiements. Il lui donne sa charpente. Il signifie qu’aucun pays ne doit être en situation structurelle d’excédent ou de déficit commercial. La charte de La Havane est non seulement un cadre conceptuel permettant de remplacer le libre- échange par la coopération internationale, mais elle est aussi un ensemble de procédures et de règles immédiatement opérationnelles. La lutte pour remplacer l’Organisation mondiale du commerce (OMC) par l’Organisation internationale du commerce (OIC) dont le texte fondateur est la charte de La Havane est une perspective enthousiasmante.


Pour atteindre la perspective universaliste de la charte de La Havane, il est nécessaire de :

1.- Construire une majorité politique mettant la charte de La Havane dans son programme.

2.- Proposer des accords bilatéraux reprenant les principes de la charte de La Havane.

3.- Prendre des mesures protectionnistes à l’égard des pays qui refuseraient la coopération en préférant la guerre commerciale.

4.- Construire un double système commercial mondial, juxtaposant, d’un côté, des accords bilatéraux entre la France et un certain nombre de pays, d’un autre côté, des accords bilatéraux entre une multitude de pays, ce qui créera les conditions pour revenir à un nouveau système multilatéral.


Telle est la ligne stratégique universaliste que propose le M’PEP. Elle est une alternative positive à la crise actuelle.

 

Lu sur le site du M'Pep

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 15:26

   Appel des Assises du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013


Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !

Sortir de l’UE, de l’Euro,

de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique

Sortir de la dictature du capitalisme



Les communistes (*) dans leur diversité réunis à Gemenos (13), les 28-29-30 juin 2013, dans l’usine occupée des FRALIB, s’adressent au peuple de France et aux salariés en lutte.

L’Union Européenne : une construction impérialiste faite par et pour le capital

Notre peuple connaît les dégâts causés par l’Union Européenne : à plus de 60%, il exprime un rejet profond, un sentiment de défiance et de colère à l’égard de cette « Europe » et de son Euro, confirmant le vote populaire contre le traité constitutionnel de 2005.

Depuis plus d’un demi-siècle, l’UE supranationale est une machine de guerre contre les salaires et les droits des salariés ; elle aggrave la course au profit capitaliste et à l’exploitation par la suppression des barrières douanières en faveur du libre marché, la destruction des services publics, dans le contexte mondial de la multiplication des guerres, de la destruction d’Etats souverains, de nouvelles courses aux armements technologiques, des dominations transnationales sur les enjeux vitaux de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, qui marquent la vie des travailleurs sur toute la planète.

L’Euro est son arme pour imposer que la seule variable d’ajustement soit le coût du travail, infliger l’austérité et la déréglementation sociale (salaires, retraites, droits sociaux..). On ne peut agir contre l’austérité et rester dans l’Euro. Il faut donc en sortir, mais par la porte de gauche, refusant tout repli nationaliste, toute aggravation de la guerre de tous contre tous, en inventant de nouvelles coopérations entre les peuples, débarrassées de la domination des marchés, des multinationales.

Cette U.E. « prison des peuples » n’est pas réformable.

Un grand débat populaire est nécessaire pour ouvrir une alternative progressiste :


- Sortir unilatéralement de l’UE, dénoncer tous les traités européens imposés au le peuple.
- Sortir de l’Euro, monnaie unique, carcan pour des économies nationales diversifiées.
- Refuser la recentralisation des métropoles et super-régions, qui s’attaquent au socle démocratique des communes et des départements dans la république, au profit d’une Europe fédérale des länder, éloignant les citoyens de la démocratie locale.
- Refuser tout accord commercial transatlantique, qui approfondit la casse de l’Etat-Nation sous la loi des marchés, qui remet en cause la démocratie même, en décidant sans consulter les parlements nationaux, et contre l’avis des peuples.

Nous affirmons l’urgence d’un processus de réappropriation de la souveraineté nationale.

L’histoire nous confirme que la Nation est le cadre permettant la souveraineté pour le peuple :


- La nation française doit retrouver son indépendance monétaire, fiscale, douanière pour reconquérir la maîtrise de ses richesses par l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange dans des formes diversifiées.
- Elle doit établir de nouveaux rapports de coopérations et d’échanges, dans la libre administration des hommes sur leurs ressources et le respect absolu de la non-ingérence.
- Elle doit sortir de l’Otan et de l’Alliance atlantique. Nous refusons d’être un des « bras-armés » des États-Unis pour le nouveau (re)-partage du monde.

Il y a urgence à ouvrir une réponse populaire au nationalisme, à la fascisation

Marine Le Pen joue de sa place médiatique pour faire croire à une extrême-droite démocratique et sociale. Mais elle est la face polie d’un courant politique de fascisation qui marque tous les pays européens, des identitaires en France, jusqu’aux Nazis de l’Aube Dorée en Grèce. L’extrême droite a toujours été l’arme du capitalisme pour poursuivre la guerre économique derrière l’affrontement des nationalismes. Les travailleurs ont tout à y perdre, alors que l’urgence est de renforcer leurs luttes, au plan national comme international, contre la mondialisation capitaliste. Elle propose une fausse sortie de l’UE par la porte de droite, celle des régressions sociales, des violences, de la concurrence !

L’enjeu des convergences des luttes pour le travail, seul créateur de valeur

C’est la classe ouvrière, les salariés des entreprises en lutte qui ont relancé l’enjeu des nationalisations et de l’appropriation sociale comme condition du développement industriel et de la recherche, de la relocalisation des productions, du maintien des droits sociaux. C’est dans des luttes longues et dures (Fralib, Sanofi, Psa, Goodyear, Florange, Pilpa, Veninov, Kem One, Gardanne, Ford, M’Real, Doux, Fraisnor, Renault…) que les salariés cherchent des leviers d’interventions à leur portée, et font émerger leurs objectifs politiques, non seulement pour leurs salaires et leurs besoins vitaux, mais pour affirmer le rôle essentiel du travail pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et diriger la société.

L’Union Européenne de la concurrence « libre et non faussée », est renforcée par Hollande, l’UMP et tous les forces politiques gouvernementales (de gauche, de droite et écologistes), comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Italie. Elle est un obstacle au progrès social.

La CES, le PGE, les directions des confédérations syndicales Françaises, du PCF, les partis socialistes d’Europe prétendent qu’une « autre Europe », « sociale » est possible dans le cadre des lois du marché. Mais le capitalisme n’a plus de « grain à moudre » pour des compromis sociaux. Tous oublient que les aménagements à sa marge sont impossibles. L’accompagnement de sa crise ne corrige plus ses excès, et ne peut encore moins engager un début de rupture pour une autre société.

Leurs contre-réformes (retraites, droit du travail...) de Juppé à Hollande, obéissent aux mêmes objectifs préconisés par l’U.E. et appellent à une confrontation sociale « tous ensemble » urgente.

Face à la réalité de la nocivité de cette Europe supranationale, nous sommes sans illusion. Communistes, nous analysons le caractère mondialisé du capitalisme, sa course vers le marché mondial, sa concurrence permanente qui utilise les Etats et leur ancrage dans le cadre national pour une guerre de classe qui le rend incapable de répondre aux exigences légitimes des peuples.

Arrêtons les dégâts ! Brisons le carcan de l’Union Européenne, de la mondialisation capitaliste.  En France, cassons un premier maillon de la chaîne !

Syndicalistes, militants politiques, organisés ou non, mais convaincus de la nécessité d’une sortie de l’UE pour pouvoir s’engager dans une politique nationalement souveraine en faveur des travailleurs et du peuple, nous avons décidé de nous exprimer collectivement en direction des salariés afin de mener avec eux un vaste débat. Nous vous appelons à soutenir l’Appel des Assises du communisme.

 - Dénonciation des traités européens de Rome, Maastricht et Lisbonne,
- Retour à la monnaie nationale, renationalisation de la Banque de France permettant d’assurer l’indépendance monétaire, économique et douanière,
- Sortie de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique,
- Arrêt des aventures militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient.


Les signataires et participants aux Assises : venus de toute la France, organisés ou inorganisés, animateurs de blog et/ou militant de terrain avec


- Rouge Vif 13,
- Faire Vivre et Renforcer le PCF,
- Le Pôle de Renaissance Communiste en France,
- Le Rassemblement des Cercles Communistes,
- Rouge Vifs Ile de France,
- Action Communiste de Normandie,
- La Gauche Communiste,
- Le collectif communiste polex,
- Colère et Espoir,
- Des jeunes communistes,
- Des communistes des sections PCF de Béziers, Marseille, Aubagne, Vénissieux, Arcachon, La Courneuve, Lyon...

(note de RC : et des sections de Paris XXème, Aubervilliers, etc.)

 

Cet appel sera diffusé sur la fête de l'Humanité.  Nous proposerons aux militants qui se trouvent sur la fête de le signer.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:20

Le journaliste italien de la « Stampa », Dominico Quirico et le professeur belge, Pierre Picciniu Da Prata enlevés en Syrie depuis cinq mois et libérés dimanche soir viennent de confirmer qu'ils ont été kidnappés et maltraités en Syrie par des bandes liées aux forces intégristes. Dominico Quirico, vieux routier (62 ans) de la presse et spécialiste de cette région du monde a indiqué : « Il est possible que cette révolution m’ait trahi ». Celui qui par deux fois a été menacé d’exécution, affirme : « Ce n’est plus la révolution que j’ai connue il y a deux ans à Alep laïque et tolérante. Nous avons été arrêtés par l’Armée syrienne libre puis livrés à une brigade inféodée à Al-Quaida ».

Pierre Piccinio Da Prata, proche de la rébellion, confirme les propos de son ami italien et révèle qu’il a entendu une conversation au cours de laquelle les dits "rebelles" assuraient avoir utilisé du gaz sarin. Et il poursuit : « C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou un autre gaz dans lors des combats dans la banlieue de Damas. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie».

Plusieurs question méritent d’être posées : MM Kerry et Fabius vont-ils verser ces témoignages dans le dossier ? La presse française souvent habillée en tenue camouflée va-t-elle répercuter cette information ? Le sort de nos concitoyens et confrères Didier François et Edouard Elias enlevés le 6 juin ne doit-il pas être traité – à la lumière des révélations d’hier - avec les « rebelles » syriens soutenus et armés par François Hollande et le gouvernement français ?


José Fort


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