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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:44
Pour Hervé Morin, la fermeture des écoles des aides-soignants est inévitable

Alors que la Région a annoncé la fermeture de huit écoles d'aides-soignants en Normandie, Hervé Morin, président de la Normandie, assure qu'il ne reviendra pas sur sa décision.

Mise à jour : 11/11/2016 à 10:48 par Manon Loubet sur Normandie-actu

(Photo © Le Journal de l'Orne)
Jeudi 10 novembre 2016, entre 200 et 300 personnes ont défilé à Argentan (Orne), pour protester contre la fermeture de l'institut de formations des aides-soignants. (© Le Journal de l'Orne)

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues d’Argentan (Orne), jeudi 10 novembre 2016, pour protester contre la fermeture de l’Institut de formation des aides-soignants (IFAS), par la Région, à l’instar de sept autres sur les 17 normands, rapportent nos confrères du Journal de l’Orne.
Le même jour, lors d’un point presse, à Caen (Calvados), Hervé Morin a évoqué ce sujet polémique.

Lundi 24 octobre 2016, la Région a annoncé le projet de fermeture d’un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) à Vire (Calvados) et huit d’aides-soignants (IFAS) à Alençon-Mamers et Argentan (Orne), Bernay (Eure), Caen EPSM et Honfleur (Calvados), Le Havre Coty (Seine-Maritime), Coutances et Saint-Martin-des-Champs (Manche).

"On a une demande de l’État de réduire le volume de formations des infirmières, parce que leur taux de chômage est élevé", justifie le président de la Région.

Bref, le gouvernement socialiste fait supprimer des postes dans les hôpitaux, veut réduire la formation des infirmiers-infirmières et aides soignants et le président UDI de Normandie obtempère.  Normal : Ne sont-ils pas partisans de la même politique ?

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:34
Fermeture des instituts de formations en Normandie. Un millier d'infirmiers et aides-soignants dans la rue

Vendredi 4 novembre 2016, un millier d'infirmiers et d'aides-soignants ont manifesté en Normandie, pour protester contre la fermeture de leurs instituts de formations. Précisions.

Mise à jour : 05/11/2016 à 11:22 par La Rédaction de Normanie-actu

(Photo © La Voix Le Bocage)

Près de 1 000 personnes sont descendus dans les rues d'Argentan (Orne) et Vire (Calvados), vendredi 4 novembre 2016, pour refuser la fermeture des instituts d'infirmiers et d'aides-soignants en Normandie. (Photo © La Voix Le Bocage)

Vendredi 4 novembre 2016, un millier de personnes ont défilé dans les rues d’Argentan (Orne) et Vire (Calvados), pour protester contre la fermeture des instituts de formations d’infirmiers et d’aide-soignants, annoncé par la Région, lundi 24 octobre 2016.

Neuf instituts peuvent fermer

Pour rappel, David Margueritte (LR), vice-président en charge de la formation et du développement des compétences à la Région Normandie, a annoncé le projet de fermeture de neuf Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et aides-soignant (IFAS), dont un IFSI à Vire (Calvados) et huit IFAS à Alençon Mamers, Argentan (Orne), Bernay (Eure), Caen EPSM, Honfleur (Calvados), Le Havre Coty (Seine-Maritime), Coutances et Saint-Martin-des-Champs (Manche).

[...]

Lire la suite ici : http://www.normandie-actu.fr/fermeture-des-instituts-de-formations-un-millier-d-infirmiers-et-aides-soignants-dans-la-rue_241282/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=fermeture-des-instituts-de-formations-un-millier-d-infirmiers-et-aides-soignants-dans-la-rue

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:53

Cet article est reposté depuis Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges..

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:16

Certes Bombardier fabriquera ces trains en France.  D'ailleurs n'a-t-il pas fait état de ses difficultés et de la menace qui pèserait sur son usine de Crespin s'il n'obtenait pas de marchés en France ? 

Cet industriel canadien est devenu, en termes d'activité sur le sol français, "le plus important acteur français du ferroviaire".  N'est-ce pas paradoxal alors qu'Alstom fait peser la menace sur son usine de Belfort ? N'est-ce pas surprenant que le québécois Bombardier soit le seul constructeur en France à pouvoir livrer les 40 trains destinés à remplacer les trains corail de Normandie ? N'était-il pas prévisible pour Alstom de prévoir que les trains corail allaient devoir être remplacés et que le groupe devait s'y préparer ?

La construction ferroviaire est une industrie stratégique pour la France.  Ne devrait-elle pas être gérée par l'Etat français et nationalisée ?  Un peu de coordination permettrait alors que les rames ne se croisent pas de"justesse" à Saint-Lazare.

Mais Bruxelles impose la concurrence.  Peu lui chaut que les wagons de Bombardier s'adaptent de justesse à la gare Saint-Lazare.

Futurs trains Bombardier : ça passera, mais de justesse
Publié 10/11/2016 sur le site de Paris-Normandie

Transports. Selon SNCF Réseau, les futurs trains Bombardier qui seront commandés le 24 novembre à Sotteville-lès-Rouen, pourront se croiser de justesse à Saint-Lazare. Il faudra surveiller que les voies, elles, ne bougent pas.

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    10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 17:55

    Bernie Sanders offre de travailler avec Donald Trump

    10 Nov
     Avant de condamner sa position, lisez le jusqu’au bout (note de Danielle Bleitrach)

    Le candidat déçu à la primaire démocrate américaine Bernie Sanders, qui avait galvanisé des foules de jeunes en appelant à une « révolution politique », a affirmé mercredi être prêt à travailler avec le nouveau président élu Donald Trump s’il compte vraiment « améliorer la vie des familles de travailleurs ».

    Bernie Sanders offre de travailler avec Donald Trump

    Bernie Sanders, le candidat déçu à la primaire démocrate © REUTERS/Scott Audette

    « Donald Trump a exploité la colère d’une classe moyenne en déclin qui n’en peut plus de l’establishment économique, de l’establishment politique et de l’establishment des médias », a ajouté Bernie Sanders dans un communiqué, au lendemain de la victoire choc du candidat républicain à la Maison Blanche.

    « Si M. Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d’autre progressistes sommes prêts à travailler avec lui », a souligné le sénateur indépendant de 75 ans.

    « S’il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l’environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui », a-t-il toutefois également mis en garde.[...]

    Lire la suite ci-dessous

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    10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:25
    Dieppe s'affiche « commune hors Tafta »

    Des panneaux "Commune hors Tafta" ont été installés à chacune des entrées de ville à Dieppe (Seine-Maritime), samedi 5 novembre 2016.

    07/11/2016 à 17:07 par Aurélien Bénard

    La revendication de « Dieppe, commune hors Tafta » a été officialisée, samedi en fin de matinée. -
    La revendication de « Dieppe, commune hors Tafta » a été officialisée, samedi en fin de matinée. -

    Des petits panonceaux « Ville hors Tafta » commencent à être apposés aux entrées de Dieppe (Seine-Maritime). Samedi 5 novembre 2016, le premier a été inauguré à l’entrée de l’avenue Normandie-Sussex, près du rond-point d’Intermarché.

    Les quelques militants altermondialistes du collectif Attac Dieppe, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, n’ont pas caché leur satisfaction de ce premier geste symbolique. Il fait suite à une motion votée en réunion de conseil municipal en mars 2015.

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    10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:14
    Priés de quitter la Bourse du travail, les syndicats dans la rue à Évreux
    Publié 09/11/2016 á 22H48 sur le site de Paris-Normandie

    Social. Entre 700 et 1 500 manifestants ont défilé hier mercredi dans les rues d’Évreux au sujet du relogement des organisations syndicales.

     
     
     

    «La Bourse du travail est à nous. On s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder », ont clamé les huit organisations syndicales du département de l’Eure, qui défilaient hier mercredi dans les rues d’Évreux. Entre 700 (selon les forces de l’ordre) et près de 1 500 manifestants (selon les organisateurs) ont battu le pavé, avant de multiples prises de parole devant l’hôtel de ville.

    « Je n’aimerais pas qu’Évreux se Trumpise »

    Priés de quitter le mois prochain les locaux de la rue de l’Ardèche, qu’ils occupent gracieusement depuis 1928 - lire notre édition d’hier mercredi -, les syndicats ont voulu faire de cette question du relogement de leurs unions départementales un enjeu qui dépasse les frontières euroises. Ils ont convié dans leur cortège des représentants nationaux, dont Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO.

    « Nous avons eu des problèmes avec plusieurs municipalités, comme Châteauroux (36), souci aujourd’hui réglé. Mais le cas d’Évreux est symbolique. Il n’y a pas de démocratie sans un minimum de respect des organisations syndicales. Je n’aimerais pas qu’Évreux se Trumpise », assène Jean-Claude Mailly avec le sens de la formule. S’il dit avoir le soutien de la ministre du Travail sur ce dossier, le leader syndical n’a aucune nouvelle du député de l’Eure (et candidat à la primaire de la droite) Bruno Le Maire, qu’il a « sollicité trois fois ».


    « Propositions provocatrices »

    [...] La suite ci-dessous

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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:19
    Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers
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    Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
    Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
    Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

    Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

    Un remaniement pour plaire aux créanciers

    Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

    Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

    Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:07
    Trump président

    La victoire de Donald Trump a secoué les Etats-Unis et surpris le monde. Elle traduit la montée d’une vague de colère des classes populaires contre ce que l’on appelle les « élites ». Elle signe une réaction historique contre la fracture sociale, mais aussi idéologique et culturelle, aux Etats-Unis qui a vu se développer une politique, mais aussi des médias « hors sol ». Ces mêmes médias qui ont mené une campagne hystérique en faveur d’Hillary Clinton sont aujourd’hui brutalement désavoués. Ils devraient en tirer les leçons ; il n’est pas sûr qu’ils le fassent.

    a-01-trump

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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:56
    Les ambiguités de JL Mélenchon : " Pourquoi ne pas dire tout simplement "sortir de l'UE" ?"
    L’éditorial paru dans l’édition d’octobre de Ruptures (par Pierre Lévy)

    L’insoumis-chèvre mi-chou

     

    L’Union européenne connaît la plus profonde crise de son histoire. Mais, par delà les drolatiques péripéties pré-électorales françaises, tant le PS que Les Républicains continuent de partager ce mantra qui leur sert de programme commun subliminal : « l’Europe est notre avenir ». Dans la perspective des scrutins du printemps prochain, ils s’efforcent cependant de rester discrets sur ce thème tant il devient de plus en plus repoussoir.

    Le Front national, quant à lui, cultive pour l’heure l’ambiguïté. Alors que beaucoup d’électeurs pensent utiliser ce vote pour exprimer leur refus de Bruxelles, des responsables de ce mouvement plaident pour adoucir une image « trop anti-européenne » jugée susceptible d’effrayer certains électeurs.

    Or qui prétendrait conduire des choix tranchant avec les orientations actuelles sans rompre avec l’intégration européenne est soit un naïf, soit un imposteur. La remarque vaut pour tous les candidats. Arnaud Montebourg développe ainsi une certaine schizophrénie en proposant de désobéir à l’UE… en payant des amendes plutôt que d’imaginer quitter la galère.

    Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon lançait le 16 octobre sa nouvelle mouvance baptisée La France insoumise. Une formulation d’apparence prometteuse. Encore faut-il s’assurer de sa portée concrète, car rien n’est pire que de se payer de mots. Or le candidat libre redoublant à la magistrature suprême propose de « sortir des traités européens ». Mais pourquoi ne pas dire tout simplement « sortir de l’UE » ?

    L’eurodéputé n’a-t-il pas quelque mal à lâcher les rêves qu’il a nourris des décennies durant ? Car il reprend désormais la formule mi-chèvre mi-chou : « l’Europe, on la change ou on la quitte »… ce qui redonne une once de crédibilité à l’hypothèse « on la change ». Pourtant, depuis des lustres, il n’a pas manqué de responsables politiques pour aligner les rodomontades promettant de « changer », d’« infléchir », de « réorienter », de « refonder » l’Europe… Sans autre résultat que de soumettre toujours plus les peuples au carcan communautaire.

    François Hollande s’était ainsi engagé, en 2012, à « renégocier » immédiatement le traité imposant la gouvernance économique, pour finalement y renoncer dès sa deuxième rencontre avec Angela Merkel ; le Grec Alexis Tsipras était arrivé au pouvoir en janvier 2015 après une campagne promettant de tenir tête à Bruxelles – on connaît la suite.

    Combien de Tsipras faut-il à l’« insoumis » Mélenchon pour admettre cette réalité : l’Europe n’a été conçue et ne peut fonctionner que dans l’intérêt de l’oligarchie ; et pour abandonner l’illusion qu’on pourrait la faire tourner dans l’intérêt des peuples, alors que son but fondamental est d’aliéner la liberté de ceux-ci ?

    Il continue imperturbablement de suggérer un « plan A » visant une « sortie concertée » ; et un « plan B » menaçant d’une sortie unilatérale, sortie qu’un forum européen (où Jean-Luc Mélenchon côtoie notamment… Yanis Varoufakis) caractérisait ainsi en septembre 2015 : « si l’euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : ‘essayez un peu, pour voir !’ »…

    Mais dans quel monde vit l’ex-président du Parti de gauche ? Laisser entendre qu’il pourrait se dessiner une coalition européenne de gouvernements – actuels ou futurs – susceptibles de s’inscrire dans le sillage de cette « France insoumise », c’est ignorer la réalité politique et juridique de l’UE.

    « L’Europe de nos rêves est morte » se désole le candidat. Il devrait revenir sur terre : les Français – les classes populaires en particulier – n’ont jamais majoritairement rêvé d’Europe. Lui-même en revanche fut un farouche défenseur du traité de Maëstricht en 1992, avant d’admettre s’être trompé ; il fut un supporter fervent de Syriza, avant de prendre quelques distances…

    Admettre ses erreurs, c’est bien ; en tirer les leçons, ça serait mieux. Faute de quoi, la candidature Mélenchon risque de s’avérer plus dangereuse que toutes les autres, car elle peut réanimer des illusions que MM. Hollande, Juppé, Sarkozy et consorts ne sont plus capables – et c’est tant mieux – de porter.

    Par son refus d’énoncer un objectif facilement intelligible par tous – « Frexit veut dire Frexit » pour paraphraser nos amis anglais – le vote proclamé « insoumis » pourrait bien, fût-ce involontairement, apporter une nouvelle caution « de gauche » au principe de l’intégration.

    Et constituer ainsi l’ultime roue de secours de Bruxelles en déroute.

     

    Pierre Lévy

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