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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:37

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:34

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 02:46
Clara Zetkin

Clara Zetkin

Paru en 2011 sur Comité Valmy

Clara Zetkin : Une grande dame à l’origine de la Journée internationale des femmes

Nous fêtons le 8 mars de chaque année, la Journée internationale des femmes. C’est à Clara Zetkin (1857-1933) qu’est attribuée la maternité de cette journée, à l’occasion de laquelle sont mises à l’honneur les luttes des femmes. Fotoula Ioannidis

Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), dans les années 1910, diverses tensions se manifestent autour de la question de la guerre. Clara Zetkin s’affirme clairement en opposition à la guerre qui se prépare, avec son amie, aussi révolutionnaire allemande, Rosa Luxembourg.

Oubliée de l’histoire, Clara Zetkin est pourtant en Europe et peut-être dans le monde, peu avant la Première Guerre mondiale, la femme socialiste la plus connue.

Pour Clara, ce que les femmes sont, leurs façons d’être et de penser, découlent moins de leur nature que de leur culture. Elle a restitué la femme dans l’histoire des femmes. La plupart des entraves dont elles souffrent sont à attribuer au système économique existant. Pourtant, elle est assez lucide pour noter que « Même dans la société socialiste, la femme devra mener une lutte ardente pour établir en toute clarté la démarcation entre son travail au foyer familial et son activité professionnelle. »

Développer le mouvement féministe autour d’une tasse de café

Clara Zetkin est née le 5 juillet 1857 à Wiederau en Saxe (Allemagne) et décédée le 20 juin 1933 à Arkhangelskoïe, près de Moscou. Après avoir brillamment réussi ses études, elle devint enseignante puis journaliste. Vers les années 1870, Clara Zetkin commence à fréquenter le mouvement féministe, et adhère aux idées socialistes dans le contexte de l’essor industriel de l’Allemagne de Bismarck. Puis, à travers son rôle de rédactrice en chef du journal Die Gleichheit (L’égalité), qu’elle fonde en 1891, elle a contribué au développement et à l’organisation du mouvement féministe prolétarien, mais aussi, là où les autorités interdisaient les organisations de femmes à peine constituées, en regroupant les militantes simplement en tant qu’abonnées de la Gleichheit. Elles se réunissaient soi-disant pour fêter un anniversaire ou prendre ensemble une tasse de café : en réalité, on discutait des buts et de l’avenir du mouvement.

Elle participe également à des réunions clandestines du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD). Elle s’exilera à Zurich après l’interdiction par Bismarck, de tous rassemblements et publication du SPD. C’est encore au SPD, qu’elle rencontrera son futur compagnon, le révolutionnaire russe Ossip Zetkin avec qui, en dehors du mariage, elle aura 2 enfants, Maxime et Konstantin

Plus tard, elle sera élue présidente du Secrétariat International des Femmes Socialistes en 1907, lors de la première Conférence internationale des femmes socialistes à Stuttgart. C’est elle qui a fait adopter une résolution par le congrès de l’Internationale, qui dit que « les partis socialistes de tous les pays ont le devoir de lutter énergiquement pour l’instauration du suffrage universel des femmes. » C’est lors de la deuxième conférences internationale des femmes socialistes qu’elle proposera la création de la journée internationale des femmes .

Les femmes contre la guerre

Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), diverses tensions se manifestent autour de la question de la guerre. Clara Zetkin s’affirme clairement en opposition à la guerre qui se prépare, avec son amie, révolutionnaire allemande aussi, Rosa Luxembourg. Elle mène de nombreuses actions pour la paix.

En novembre 1912, devant la cathédrale de Bâle, en sa qualité de secrétaire du mouvement international des femmes socialistes, elle appelle toutes les femmes et les mères à se dresser contre la guerre. Rosa Luxembourg et elle participent toutes deux à l’aile gauche du SPD. Mais le Parti finira par voter les crédits de guerre. Elles contribueront alors à fonder la Ligue spartakiste qui deviendra le Parti communiste d’Allemagne.

Elle organisera en 1915, en pleine Première Guerre mondiale, une conférence internationale pacifiste de femmes à Berne, en passant illégalement la frontière pour sortir de son pays. Mais à son retour, elle sera arrêtée et emprisonnée.

La révolution allemande de 1918 permet aux femmes d’obtenir le droit de vote et d’être élue. Clara Zetkin deviendra rapidement parlementaire pour le Parti communiste d’Allemagne à l’assemblée du Reichstag de 1920 à 1933. Clara Zetkin sera aussi parmi les rares femmes membres du Komintern de 1921 à 1933, année où, peu avant de décéder, elle appelait encore vivement à lutter contre le nazisme.

Reçu de Roger Romain

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 00:31

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 00:22

Lu sur le site de CGT Education - Appel de la CGT

8 mars : Premières de corvées, nous voulons l’égalité maintenant !
appel de la CGT pour la journée du 8 Mars

 

Rouen : rassemblement le 8 mars à 17h30 au Palais de justice (attestation pour manifester hors couvre feu en pièce jointe)
le Havre : de 11h00 à 15h00 devant la gare SNCF
Evreux : rassemblement à partir de 12h00 devant la préfecture

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ce n’est pas non plus la Saint Valentin ou la fête des mères… C’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, c’est le moment de se mobiliser pour gagner enfin l’égalité !
Cette lutte est indispensable, car nous sommes encore très loin de l’égalité entre les femmes et les hommes, particulièrement au travail : les femmes gagnent, en moyenne, toujours 25 % de salaire en moins ! Chaque jour, c’est comme si les femmes arrêtaient d’être payées à 15 h 40.


Revaloriser les métiers essentiels
Lorsque pendant le confinement, les applaudissements aux fenêtres saluaient les salarié·e·s en première ligne, il s’agissait très majoritairement de femmes : les infirmières, aides-soignantes, aides à domiciles, caissières, agentes d’entretien, assistantes maternelles ou ouvrières dans l’agroalimentaire… et aussi enseignantes, administratives… Pourtant, les promesses de revalorisation de leur métier ont fondu comme neige au soleil : la majorité des salarié·e·s n’ont même pas vu la couleur des primes Covid ! Pour mettre fin aux écarts de salaires et de retraites, il faut impérativement revaloriser les métiers à prédominance féminine, reconnaître les qualifications, la technicité du travail, les responsabilités et la pénibilité des métiers… et avoir la volonté politique d’appliquer « simplement » la loi qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale !


Temps partiels/précarité : ce n’est pas aux salarié·e·s de payer la crise !
80 % des salarié·e·s à temps partiel sont des femmes, avec des salaires souvent en dessous du seuil de pauvreté et une flexibilité maximum (travail le soir, le dimanche, horaires variables, amplitudes horaires énormes…).
Il faut instaurer :

  • un droit automatique au passage à temps plein ;
  • une surcotisation patronale retraite sur les emplois à temps partiel ;
  • une majoration de toutes les heures complémentaires à 25 % et 50 % ;
  • une rémunération des temps de trajet entre deux emplois.

index « égalité salariale » : stop à l’hypocrisie
Comment expliquer le fait que 90 % des entreprises aient obtenu une bonne note, ce qui les exonère de sanction, alors que les femmes gagnent en moyenne 2 5 % de moins que les hommes ? C’est parce que l’index « égalité salariale » comporte des biais qui invisibilisent les inégalités et qu’il n’y a aucune transparence : les syndicats et l’inspection du travail ne peuvent pas vérifier le calcul de l’employeur. La CGT exige qu’il soit modifié au plus vite !


Non, on ne peut pas garder ses enfants tout en télétravaillant !
Mis en place sans encadrement, le télétravail ou ce qu’il conviendrait mieux d’appeler le travail à la maison, a exacerbé les inégalités entre les femmes et les hommes. Les études montrent que les femmes sont moins bien équipées et installées… et cumulent le « télé travail » avec les tâches domestiques et la garde des enfants.
La CGT revendique : L’arrêt pour « enfant malade » ou « cas contact » doit être accessible aussi aux salarié·e·s en télétravail ! Le télétravail doit être encadré pour garantir la prise en charge des frais, le respect des horaires de travail, le droit à la déconnexion et des critères objectifs et transparents pour l’accès et la réversibilité du télétravail.


Violences et sexisme au travail : stop !
Ouvrières, employées ou cadres, les femmes sont toutes confrontées au sexisme et aux violences dans le travail. Ce qui a notamment pour conséquences une remise en cause de leur professionnalisme, de les assigner à une position d’infériorité, à des tâches subalternes. Trop souvent, c’est la victime qui est sanctionnée, déplacée ou licenciée, pas l’agresseur. En 2019, la CGT, avec la Confédération syndicale internationale, a gagné l’adoption de la première loi mondiale contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail, la 190e Convention de l’Organisation internationale du travail. Pour qu’elle s’applique, il faut maintenant qu’elle soit ratifiée par la France et qu’elle s’accompagne de la mise en place de nouveaux droits :

  • sanction pour toutes les entreprises qui n’ont pas de plan de prévention ni de dispositif interne de signalement (comme ce que la CGT a obtenu à TF1) ;
  • formation de tou·te·s les RH, managers, représentant·e·s du personnel et sensibilisation de tou·te·s les salarié·e·s (comme ce que la CGT a obtenu à la Tour Eiffel ou à la CAF) ;
  • protection des victimes, y compris de violences conjugales :
  • interdiction de licenciement, droits à absences rémunérées, à la mobilité géographique ou fonctionnelle choisie.

« Partout dans le monde, les femmes se mobilisent et de plus en plus d’hommes refusent d’être enfermés dans des rôles stéréotypés et aspirent à sortir des rapports de domination. Le 8 mars, syndicats et associations féministes appellent à une grève féministe pour exiger l’égalité, au travail comme dans la vie. » Le 8 mars, femmes comme hommes, faisons grève, manifestons et débrayons à 15 h 40 ou deux heures avant la fin de la journée pour dénoncer les inégalités salariales !

Rouen : rassemblement le 8 mars à 17h30 au Palais de justice (attestation pour manifester hors couvre feu en pièce jointe)
le Havre : de 11h00 à 15h00 devant la gare SNCF
Evreux : rassemblement à partir de 12h00 devant la préfecture

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 16:58

Des victoires

Les femmes de chambre mettent la sous-traitance au tapis - Humanité

À force de luttes, les femmes de chambre de plusieurs hôtels Campanile ont obtenu leur internalisation. Un soulagement indicible pour ces travailleuses ultraprécaires soumises à un travail harassant, et une avancée porteuse d’espoir pour leurs consœurs. 

Devant la porte de l’hôtel Campanile du Bourget (Seine-Saint-Denis), les salariés réunis se sont abrités de la pluie fine sous le petit chapiteau dressé pour l’occasion. Certains ont fait plusieurs heures de route, d’autres sont même venus de Marseille pour l’occasion. Malgré la grisaille et la fraîcheur du mois de février, les masques peinent à dissimuler les sourires et l’enthousiasme.[...]

La suite sur le site de l'Humanité

 

Des luttes encore, contre la précarité, pour la reconnaissance des indispensables mais sous-payées, pour l'égalité au travail ...

La CGT avec d'autres syndicats et des associations féministes appelle à la mobilisation et à la grève : « Indispensables mais invisibilisées et sous payées, le 8 mars des premières de corvées »
 
Grève le 8 Mars

Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ce n’est pas la Saint Valentin ou la fête des mères, le jour où nous faire des cadeaux ou, exceptionnellement, faire la vaisselle à notre place, le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le moment de se mobiliser pour gagner enfin l’égalité. 

Et c’est indispensable parce que l’égalité on en est très loin, notamment au travail : les femmes gagnent, en moyenne, toujours 25 % de salaire en moins.

Chaque jour, c’est comme si nous arrêtions d’être payées à 15 h40.
Toujours un salaire d’un quart en moins pour les femmes

[...]

Le 8 mars, syndicats et associations féministes appellent à une grève féministe pour exiger l’égalité, au travail comme dans la vie. Le 8 mars, femmes comme hommes, faisons grève, manifestons et débrayons à 15h 40 ou deux heures avant la fin de la journée pour dénoncer les inégalités salariales!

Vigilance : Rien n'est jamais acquis

La Pologne : Reculs sur le droit à l'IVG

Après trois mois de tergiversations, le gouvernement conservateur a publié mercredi 27 janvier à minuit la décision du Tribunal constitutionnel qui interdit l’avortement en cas de malformation grave de l’embryon. Les femmes polonaises sont de nouveau dans la rue et s’organisent.  28 janvier 2021 - La Croix

Une longue histoire pour les femmes polonaises : INA.fr - 28/10/2020

1993, durcissement de la loi anti-avortement en Pologne

Extrait :

"Le 20 mars 1993, dans le JT de 20h, Hervé Claude décrit ainsi la situation, "la Pologne, maintenant, la très catholique Pologne qui hésite dans ses relations avec l'Eglise. D'un côté l'Eglise perd un peu de son influence dans la vie quotidienne, mais d'un autre côté, l'Eglise pèse toujours très fortement sur la vie politique. Ainsi, l'avortement, qui était autorisé depuis 1956, est maintenant illégal depuis cette semaine. 600.000 avortements ont pourtant lieu chaque année dans ce pays".

Dans le monde - Droits des femmes et égalité entre les femmes et les hommes : unissons-nous pour mieux combattre

10/12/2020 - Déclaration de la FIDH - Extrait

 

La FIDH, forte de ses 192 ligues membres, dénonce et alerte de la régression des droits des femmes qui frappe la moitié de l’humanité. A travers cette régression, c’est l’humanité toute entière et l’universalité des droits humains qui sont atteints.

Depuis le début de la pandémie Covid-19 et partout dans le monde, les atteintes aux droits des femmes se sont accentuées. Derrière cette pandémie, se cache une autre pandémie, celle des violences à l’égard des femmes qui s’est aggravée. Les inégalités femmes-hommes se sont creusées. Les droits économiques et sociaux des femmes reculent et une explosion des violences liées au genre est enregistrée. Le Fonds des Nations Unies pour la population alerte sur l’impact de la Covid-19, qui a renforcé la précarité économique et sociale frappant spécifiquement les femmes du fait des freins, voire de l’arrêt, de certaines activités économiques et la faiblesse, voire l’absence, de protection sociale dédiée. ONU Femmes estime, dans son rapport de 2020, que « 47 millions de filles et de femmes entreront dans la pauvreté, en 2021 des suites de la pandémie ». [1]

En outre, le 23 octobre 2020, à Genève, 35 États, parmi lesquels les Etats-Unis, le Brésil, l’Egypte ou encore la Hongrie, se prononçaient contre le droit à l’avortement au nom du « bien être de la femme » et de la « préservation de la vie humaine ». [...]

 

En France, des inégalités salariales qui perdurent

Données 5 mars 2021 INSEE

En moyenne, les femmes gagnent 23 % de moins que les hommes. À temps de travail équivalent, elles touchent 16,8 % de moins que les hommes. Plus on s’élève sur l’échelle des salaires, plus les écarts entre femmes et hommes sont grands.

Femmes et hommes  Salaires 

Tous temps de travail confondus, les femmes gagnent en moyenne 1 515 euros net par mois, les hommes 1 968 euros net, selon les données 2017 de l’Insee. Ces montants portent sur l’ensemble des salariés : des personnes qui travaillent toute l’année à temps complet et d’autres qui travaillent à temps partiel ou par intermittence. L’écart entre femmes et hommes est de 453 euros par mois en moyenne. Les femmes touchent 23 % de moins que les hommes. Ou encore, ce qui revient au même, les hommes reçoivent 30 % de plus que les femmes . [...]

L'intégral sur le site de l'Observatoire des inégalités.

 
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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 14:28

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 23:28

Francis Arzalier (ANC) et Pierre Lenormand (ANC)

"Le pouvoir des oubliés de l’histoire" est un petit livre rassemblant les entretiens (réalisés en 2007) du journaliste Ray Suarez avec Howard ZINN (auteur de "l’histoire populaire de États-unis"). La traduction française de ces "oubliés de l’histoire" vient d’être publiée par les Éditions Agone (Marseille) en 2020, et c’est tant mieux.
pages 18-19, on y trouve l’échange suivant :

R.S. (...) Dans votre histoire populaire, vous revisitez bon nombre de ces personnalités comme Christophe Colomb et les Roosevelt. (...) faut-il débaptiser la ville de Colombus dans l’Ohio ? Déboulonner la statue sur Columbus Circle ? Rayer le Columbus Day des jours fériés ?

H.Z. : De fait, des campagnes ont été menées dans nombre d’États pour supprimer le Columbus Day. Je me souviens de parades dans le Colorado qui appelaient à en changer le nom, et les indiens Dakotas l’ont renommé "Journée des natifs américains". Il est très difficile de déboulonner les statues de Colomb, où qu’elles se trouvent. L’important n’est pas tant ces artefacts. L’important est de dire la vérité. J’aimerais conduire des jeunes gens devant la statue de Colomb, non pour la faire tomber, mais pour leur proposer : "maintenant je vais vous dire la vérité sur Christophe Colomb".

L’entretien se poursuit en évoquant la place excessive "accordée dans l’histoire traditionnelle aux grands héros militaires, aux présidents (etc...) parce qu’au final cela donne une histoire par en haut, une histoire de l’élite politique et sociale..."

Cet échange montre que le problème de la "cancel culture" était déjà vif aux États-Unis en 2007. Elle a commencé à frapper en France depuis quelques temps. Et comme on pouvait s’y attendre, la "culture de la dénonciation" se rapproche de nous : elle a frappé à Aulnay sous Bois, et c’est Maxime Gorki qui en fait le frais, sa rue ayant été rebaptisée... Jacques Chirac (!).

Cette démarche anti-russe et anti-soviétique fait suite à de nombreuses décisions de changer le nom des rues attribuées à des militants communistes par des élus de Droite, quand le souvenir de militants comme Thorez ou Cachin était encore vivace en France.

Ne tombons pas dans la même illusion. On n’efface pas le passé en supprimant un nom de la mémoire collective.

Ce que dit Howard Zinn me rappelle un souvenir personnel. En 1977, les élus municipaux socialistes de notre ville de banlieue, désireux de démontrer leurs volontés progressistes, proposèrent de débaptiser la rue Thiers, provoquant un tollé des riverains.
Pour répondre plus sereinement, les conseillers municipaux communistes envisageaient de laisser à la rue son nom, mais d’y apposer une plaque résumant en quelques phrases la carrière du personnage, sous le titre "Adolphe Thiers, massacreur des ouvriers communards parisiens ".
Quelques semaines après, les riverains proposaient à la municipalité un autre nom de rue.
Et un an plus tard, nos farouches " républicains" socialistes excluaient les communistes de la Majorité municipale....

Source : ANC

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 18:32

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 15:03
Qatar : 6 500 travailleurs immigrés morts sur les chantiers du Mondial 2022
Qatar : 6 500 travailleurs immigrés morts sur les chantiers du Mondial 2022

Source : L'Humanité

L’Humanité avait alerté dès 2012. The Guardian vient de révéler l’ampleur du désastre. Selon le quotidien britannique, 6 500 migrants venus d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh ou du Sri Lanka sont décédés sur les chantiers de la Coupe du monde au Qatar, depuis que ce pays a obtenu l’organisation de la compétition en décembre 2010. Soit une moyenne de 12 morts par semaine. Et encore ces glaçantes statistiques ne comprennent pas les ouvriers en provenance des Philippines et du Kenya. Les autopsies n’étant jamais pratiquées, les causes des décès sont inconnues. 80 % des décès chez des travailleurs indiens et 48 % des décès chez les travailleurs népalais sont classés comme des morts « naturelles »… Le gouvernement qatari a nié un quelconque problème et la Fifa s’est contentée d’une vague déclaration sur sa vigilance quant aux conditions de travail. Christophe Deroubaix

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