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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:48

Il est grand temps de se mobiliser contre la guerre, pour la destruction des arsenaux nucléaires,pour la paix, pour la souveraineté des peuples et leur droit à choisir leur destin politique.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 21:43

En 2013, Trump avait pourtant prévenu Obama dans un tweet : « Le président doit obtenir l'approbation du Congrès avant d'attaquer la Syrie: grosse erreur s'il ne le fait pas ! »

Notons que la majorité du Congrès l'a tout de même approuvé ...

Mais des critiques ont fusé des rangs républicains comme des rangs démocrates. Une telle intervention militaire est, en réalité, contraire à la Constitution américaine qui donne au seul Congrès les pouvoirs de déclaration de guerre.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:41

Être utiles à notre camp

jeudi 6 avril 2017, par Charles Hoareau, Francis Arzalier sur le site de l'ANC

Nous le savons, depuis plusieurs années maintenant, patronat et gouvernement sont à l’offensive et avancent sur leur projet : casse de l’industrie, transformation de la France en bronze-cul de l’Europe et reprise de tous les droits conquis par des décennies de lutte. Pour faire avancer leur projet ils n’hésitent pas à s’attaquer aux libertés avec une violence inégalée depuis longtemps.

Dans la séquence électorale en cours, nombre de candidats aux élections expliquent tranquillement qu’ils veulent aller plus loin dans l’exploitation, ou, s’ils ne le disent pas, ne portent aucune proposition de changement de société qui peuvent laisser espérer un avenir meilleur. Le danger est grand que le grand capital se trouve renforcé à l’issue des votes et qu’à l’inverse le camp du travail se trouve en face de plus grands obstacles pour stopper l’offensive.

Dans ce contexte les questions qui sont posées à notre camp où les communistes, organisés ou pas, ne sont pas seuls, c’est d’une part comment résister et d’autre part comment passer à la contre-offensive en poussant notre projet de changement de société s’appuyant sur le progrès social.

L’histoire nous l’apprend, il n’y a jamais eu de conquête sans luttes, luttes basées sur des majorités d’idées et passant par-dessus les diversités voire se nourrissant d’elles.

Les conquêtes de 36 n’auraient jamais eu lieu avec le seul Front populaire (dont elles n’étaient pas au programme) et celles de 68 ont eu lieu malgré un gouvernement réactionnaire. A chaque fois la rue a été déterminante pour faire avancer l’histoire. Même pendant le CNR dont on parle tant en ce moment, Ambroise Croizat expliquait en 1946 qu’il ne serait pas arrivé à créer la sécurité sociale sans la CGT et les luttes qu’elle a menées pour vaincre les résistances patronales sur ce sujet.

Notre époque n’échappe pas à la règle et quelques soient les résultats, les travailleurs devront lutter encore plus fort : soit pour empêcher la mise en œuvre des programmes destructeurs d’un vainqueur issu du camp du capital, soit pour imposer une réelle mise en œuvre d’un programme progressiste annoncé.

Cette évidence rappelée cela ne veut évidemment pas dire qu’il y a un trait d’égalité entre tous les candidats et que l’on pourrait faire comme si rien ne changera quelle que soit la majorité de gouvernement. Plus encore nous savons que le score d’un candidat favorable au camp des travailleurs aide le rapport de force selon le juste mot, en 1975, de Yvon Chotard alors dirigeant du syndicat patronal : « on ne fait pas la même politique avec un parti communiste à 20% ou à 10% ».

Refuser de voter ?

Bien sûr 40 ans plus tard nous ne sommes pas dans la même situation et de ce fait, d’aucuns, peuvent considérer qu’il n’y a pas lieu de voter en l’absence du programme communiste qu’ils appellent de leurs vœux, porté par le candidat d’un parti de la classe ouvrière de notre temps.

Un programme à la hauteur de nos convictions avec, pour ne prendre que quelques mesures : nationalisation (non pas étatisation mais réelle gestion par la nation) de toutes les banques, des transports, de la communication, des grandes entreprises…, un monopole public en matière de santé, d’éducation, d’énergie… une échelle des salaires de 1 à 5 avec un SMIC à 2000€, un programme qui affirme le droit à la libre circulation des hommes et des idées… et tout cela bien sûr dans un pays débarrassé de la dictature de l’Union européenne et militant pour la dissolution de l’OTAN. Le réseau Faire vivre le PCF a d’ailleurs fait des propositionsqui montrent ce que pourrait être un programme communiste de notre temps.

La personnalisation accrue, scrutin après scrutin, peut également nourrir les refus de vote dans un scrutin qui s’apparente de plus en plus à cautionner une monarchie élective au service des puissants, phénomène encore aggravé par l’inversion du calendrier électoral, mesure adoptée faut-il le rappeler sous le gouvernement de la gauche plurielle de Jospin.

Une personnalisation qui consacre la rupture de fait avec une époque où le collectif décidait tout à la fois du programme et des personnes aptes à le porter, où l’organisation ne relevait ni de la tactique du cercle rapproché ni du tirage au sort mais de la démarche collective (même si ce fut souvent avec des défauts nous le savons bien). Ceux qui refusent de voter font aussi observer sans doute à juste titre que jamais campagne électorale n’est apparue autant focalisée sur des individus tentant de se poser en sauveur suprême.

Enfin le dernier argument, et non des moindres, des partisans du refus de vote est qu’à force de voter par défaut ou voter contre, depuis plus de 30 ans on ne cesse de renforcer l’extrême droite qui se nourrit entre autres des espoirs déçus et des promesses non tenues…

Tous ces arguments conduisent celles et ceux qui les avancent à dire que le moment de l’adéquation entre les luttes et le vote n’est pas venu, que pour l’instant il faut construire une organisation révolutionnaire, (pour l’ANC en s’appuyant sur notre Manifeste) et mettre toutes nos forces dans les luttes. On peut partager ou pas les arguments qui précèdent mais force est de reconnaitre que ce sont de vraies raisons que l’on ne peut balayer d’un revers de main.

Sont-elles suffisantes pour refuser de voter ?

Voter par défaut ?

Évidemment même si on considère que l’on ne peut s’engager derrière une candidature il est clair qu’elles ne se valent pas toutes et force est de constater que certaines d’entre elles équivalent à des déclarations de guerre contre le monde du travail.

Quand Le Pen parle d’interdire la CGT ou que Fillon parle de guerre éclair contre les droits : les choses sont clairement posées. Quand Macron, dont les lois en tant que ministre n’ont cessé de viser à affaiblir le camp du travail face aux licencieurs, quand donc il annonce la fin des régimes spéciaux ou la réforme de l’impôt sur la fortune on n’a pas à hésiter longtemps. Enfin un Hamon qui sous ses airs de frondeur, n’a pas censuré le gouvernement et se situe bien dans la continuité du PS d’aujourd’hui, ne peut évidemment retenir notre adhésion.

Comme disait Elsa Triolet « la barricade n’a que deux côtés ».

Comme le disent nombre de militants de la CGT, dans ces élections il y a des candidats issus d’organisations qui ont combattu la loi travail et d’autres non et cela fait une différence de taille. En élargissant il est clair qu’il y a deux sortes de candidatures, celles qui sont issues de forces de notre camp, celui de celles et ceux qui refusent l’avenir qui nous est promis par le capitalisme et ce quelles que soient les divergences que l’on peut avoir sur les solutions à mettre en œuvre, et les autres, toutes les autres, les candidatures qui se coulent sans sourciller dans le moule capitaliste voire veulent le renforcer.

Si on part de cette analyse-là évidemment, on va regarder la période actuelle d’une autre manière.

D’abord on va la considérer comme un moment de débat politique dont les communistes ne peuvent être absents mais au contraire doivent s’impliquer pour peser sur les contenus et les formes d’élaboration de ceux-ci, donner leur point de vue sur l’organisation et la manière de prendre en compte les besoins sociaux.

Ensuite, quoique l’on pense du processus électoral et des offres politiques qui sont faites, un fort score de l’extrême droite ou de Macron sera un coup porté aux luttes. A l’inverse, un fort score de candidats opposés aux lois de casse des droits renforcera le camp du combat pour le progrès social.

Cela est d’ailleurs particulièrement palpable pour les législatives ou une élection locale où des politiques peuvent se révéler être des points d’appui dans tel ou tel conflit. C’est, forts de cette analyse, que des camarades vont s’engager et/ou simplement voter pour être utiles à nôtre camp.

Avec ce regard, aller voter aujourd’hui, y compris pour une candidature qui ne correspond pas en tous points à ce que l’on voudrait n’est donc pas un « vote par défaut » mais plutôt un vote pour appuyer le camp du combat, un tremplin, une étape que l’on va franchir les yeux grands ouverts sur l’objectif à long terme.

Notre rôle de communistes

Il y a un choix à faire : soit s’en tenir à une forme de rigueur (ou de pureté) révolutionnaire et il n’y a aucun jugement péjoratif là-dedans, soit décider de prendre appui sur la dynamique, le débat public qu’entraine la séquence électorale et se servir du vote, et en particulier du vote Mélenchon, comme point d’appui de la période pour faire progresser les idées et le rapport de forces.

  • - D’abord parce qu’une candidature de remise en cause de l’idéologie dominante est en soi l’occasion d’un riche débat entre personnes, celles qui n’ont pas ou peu d’expérience politique, de réflexion sur une solution alternative…mais aussi les autres.
  • - De plus, et il n’y a qu’à lire le programme pour s’en convaincre, on est devant une situation ouverte. Par exemple quand il est écrit dans ce programme qu’il faut mettre en place une commission pour réfléchir au bien–fondé de ce qui a été privatisé depuis 30 ans et étudier ce sur quoi on peut revenir, cela laisse évidemment la porte ouverte à la bataille des idées et à l’avancée des nôtres.
  • - De même l’affirmation de la nécessité d’une sécurité sociale qui couvre à 100% les dépenses de santé, celle de s’appuyer sur les façades maritimes de la France comme facteur de développement, celle de poser les questions de l’énergie ou de l’environnement de façon à préserver l’avenir ne nous laisse-t-il pas une possibilité et même une responsabilité d’intervention ?
  • - Sur l’Union Européenne, les questions du plan A et du plan B ne nous laissent elles pas grandes ouvertes, la possibilité d’intervenir pour mettre en lumière que la sortie de l’euro est un passage obligé ? En plus si on prend en compte qu’un référendum sur cette question est annoncé par les tenants de la France Insoumise cela ne peut que nous renforcer dans cette démarche.
  • - Toujours au plan international quand il est annoncé la volonté de se rapprocher des BRICS en prenant appui sur le système bancaire mis en place par cette alliance, cela peut-il nous laisser indifférents et surtout sans possibilité d’intervention ? Comment pourrions-nous rester indifférents à la volonté affirmée de sortir de l’OTAN, machine guerrière au service de l’impérialisme ?

L’ANC et le rassemblement

Dans la période compliquée où nous sommes, ce n’est pas sur les stratégies électorales que nous pourrons rassembler toutes celles et ceux qui veulent changer de société et en finir avec le capitalisme. C’est cet élément qui a conduit avec juste raison l’ANC à ne donner aucune consigne de vote.

Ce qui nous rassemble toutes et tous, notre base commune immédiate de communiste est notre Manifeste. Cela ne doit pas nous conduire, à notre simple avis d’individus qui cherchent la solution du côté du communisme, à négliger des étapes que nous n’avions pas forcément prévues et qui pour autant peuvent être autant d’étapes d’un processus révolutionnaire.

A chacun d’entre nous de faire le choix qui lui semble le plus utile pour notre camp. En ce qui nous concerne il nous semble que nous ne pouvons pas être absent du vote et d’une possibilité de rassemblement avec nombre de celles et ceux avec qui nous luttons chaque jour.

Francis Arzalier – Charles Hoareau.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:35

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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Published by Jean Lévy
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:20
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 14:34

Reçu par courrier

 

L’Ukraine bandero-maïdaniste et l’université française

 

Chers amis,

 

La propagande des pro-nazis ukrainiens n’a jamais cessé depuis la vaste campagne déclenchée en 1933 sur le thème de la « famine en Ukraine », qu’ils ont ensuite transformée en « famine génocidaire en Ukraine ». Cette campagne s’est appuyée, depuis ses origines, sur les puissances impérialistes les plus attachées au contrôle de l’Ukraine et à la désagrégation de la Russie, Allemagne et États-Unis, puissances assurées, la première surtout, le soutien du Vatican. L’Église romaine avait, au cours de sa longue période de fidélité aux Habsbourg, assuré l’expansion germanique en terre slave via l’uniatisme. Elle a poursuivi cette mission, plus intensément que jamais, quand le Reich des Hohenzollern a supplanté l’empire austro-hongrois agonisant, et n’y a jamais failli, quels que fussent les gouvernants du Reich d’après 1918 (République de Weimar, IIIème Reich, zones occidentales d’Allemagne, RFA et Allemagne réunifiée) (voir mon ouvrage Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, édition complétée et révisée, 2010).

 

Je vous ai déjà entretenus de la question, qui a connu des temps forts dans les périodes de tension internationale, guerres mondiales comprises :

1° via un ensemble de textes « Ukraine 1933 mise à jour de novembre-décembre 2008 » (http://www.historiographie.info/ukr33maj2008.pdf);

2° via une conférence, intitulée « La campagne internationale sur “la famine en Ukraine” de 1933 à nos jours », le 14 janvier 2016, interrompue à plusieurs reprises par plusieurs délégués de l’ambassade d’Ukraine (ces interruptions n’ont pas été retenues dans l’enregistrement http://www.lesfilmsdelan2.org/lesfilmsdelan2/Annie_Lacroix-Riz.html).

 

La propagande banderiste connaît une nouvelle forte poussée depuis le coup d’État de Maïdan et ses suites, c’est-à-dire le rattachement d’une grande partie de l’Ukraine à « l’Occident », États-Unis et Union européenne, Allemagne en tête. Rappelons que le Parlement européen a voté le 23 octobre 2008 une résolution sur l’Holodomor, « considérant entre autres] que l’Holodomor, la famine de 1932-1933, qui a causé la mort de millions d’Ukrainiens, a été planifiée de manière cynique et cruelle par le régime stalinien pour imposer la politique soviétique de collectivisation de l’agriculture contre la volonté de la population rurale d’Ukraine » (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2008-0523+0+DOC+XML+V0//FR ).

Les historiens sérieux, à commencer par les spécialistes anglophones de l’agriculture russe et soviétique, tels R.W. Davies and S.G. Wheatcroft, The Years of Hunger: Soviet Agriculture, 1931-1933, New York, Palgrave Macmillan, 2004, et Mark B. Tauger (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Tauger ), ont démontré l’inanité de cette thèse. Une partie des travaux de ce dernier seront bientôt accessibles en français : l’éditeur Delga va incessamment publier Famine et transformation agricole en URSS, http://editionsdelga.fr/wp-content/uploads/2014/05/fichier-couv-les-famines-en-Russie-et-en-Union-sovi%C3%A9tique.jpg

 

La conjoncture d’extrême tension internationale mais aussi, à l’évidence, le centenaire de la révolution d’Octobre ont donné une impulsion remarquable à ces manœuvres internationales. Elles se traduisent désormais en France par une offensive déclarée sur le terrain universitaire, dont témoignent deux colloques. Le premier, « colloque scientifique international » intitulé « La Shoah en Ukraine Nouvelles perspectives sur les malheurs du XXème siècle » et précédé d’une table ronde intitulée « Juifs et Ukrainiens : Vers l’écriture d’une histoire commune » (le 8 mars 2017), s’est tenu du 9 au 11 mars, notamment à la Sorbonne, avec ce programme officiel : http://eurorbem.paris-sorbonne.fr/IMG/pdf/programme_-_maquette_-_francais_-_3.pdf

Il a mêlé à des universitaires français et étrangers des négationnistes ukrainiens notoires, parfaitement connus et appréciés de ses deux organisateurs, Philippe de Lara et Galia Ackerman. La tenue et le sens de ce colloque font l’objet du premier texte, « Les banderistes ukrainiens et l’université française : une histoire plus vieille qu’il ne semble », paru dans la Presse nouvelle magazine n° 345, avril 2017, p. 5 (notez qu’un adjectif qualifiant Askold Lozynskyj a disparu du texte imprimé : il faut donc lire « Askold Lozynskyj toujours actif », adjectif figurant avant la note 5 : http://www.ukrweekly.com/uwwp/author/askold-s-lozynskyj/)

 

Il convient de préciser, puisque j’y évoque le harcèlement auquel m’ont soumise les organisations « ukrainiennes » de France et de Washington en 2005-2006, que les négationnistes ukrainiens qui ont bénéficié de sidérantes invitations officielles à Paris (Fondation pour la Mémoire de la Shoah incluse) ont pour habitude de malmener les historiens respectant les normes du métier. Les informations qui suivent devraient attirer l’attention des universitaires français disposés à « discuter » avec ces négationnistes, comme cela a été le cas à Paris en mars 2017, d’autant plus que les pratiques décrites ont eu lieu en 2012 et que l’ère post-Maïdan a fait considérablement monter l’agressivité des banderistes.

L’historien germano-polonais Grzegorz Rossolinski-Liebe (https://en.wikipedia.org/wiki/Grzegorz_Rossoli%C5%84ski-Liebe ) est l’auteur d’une thèse, reconnue pour son sérieux scientifique, intitulée Stepan Bandera, The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist, Fascism, Genocid and Culture, Stuttgart, Ibidem Press, 2014, consultable en ligne, https://dl.dropboxusercontent.com/u/106191065/Grzegorz_Rossoli%C5%84ski-Liebe_Stepan_Bandera_The_Life_and_Afterlife_of_a_Ukrainian_Nationalist.pdf. Il décrit, dans la préface de cet ouvrage quelles pressions académiques se sont exercées contre le choix même de son étude, puis comment, invité en février-mars 2012 par des institutions officielles et académiques allemandes à présenter ses travaux au cours de six conférences dans trois villes ukrainiennes [l’Allemagne disposant d’une énorme influence dans l’Ukraine post-Maïdan], il a été physiquement empêché de le faire, non seulement par « l’extrême droite ukrainienne » des banderistes hurlants mais par aussi des « universitaires ukrainiens ».

Je traduis ici ses propos, traduction dont les anglophones pourront vérifier la conformité avec le texte original également cité : « quand j’ai manifesté l’intention de faire des recherches approfondies sur Bandera et son mouvement et d’écrire sur eux une étude complète, plusieurs universitaires m’ont averti qu’il vaudrait mieux choisir un sujet moins polémique pour une thèse. Effectivement, les réactions à ma recherche et à certains de mes résultats ont dépassé leurs prédictions les plus sinistres. En particulier dans la dernière phase de l’écriture de cet ouvrage, j’ai été exposé à un grand nombre d’attaques contre cette étude et quelquefois aussi contre ma personne.

Ces attaques sont venues à la fois de l’extrême droite ukrainienne et d’universitaires qui considéraient Bandera comme un héros national ou local, et ses partisans comme un mouvement de résistance ou comme le “mouvement de libération” ukrainien. Il y a eu beaucoup de gens pour exprimer directement ou indirectement l’opinion que l’enquête sur des sujets tels que la violence de masse conduite par les nationalistes ukrainiens, le culte de Bandera et la négation de l’Holocauste au sein de la diaspora ukrainienne et des intellectuels post-soviétiques constituait une attaque contre l’identité ukrainienne, et pour mettre en doute l’utilité et l’intégrité de cette recherche.

Quand la Fondation Heinrich Böll, le service d’échanges universitaires allemand et l’ambassade d’Allemagne à Kiev m’ont invité à faire six conférences sur Bandera dans trois villes ukrainiennes fin février et début mars 2012, une hystérie organisée s’est déchaînée, non seulement au sein de l’extrême droite ukrainienne et des universitaires nationalistes mais aussi parmi les universitaires “libéraux” d’Ukraine et certains spécialistes d’histoire de l’Europe orientale d’autres pays. Les organisateurs de la tournée de conférences ont eu beaucoup de mal à trouver des universités ou d’autres institutions qui aient suffisamment de courage pour accueillir mes conférences. On a pu trouver des lieux d’accueil à Kiev et à Dnipropetrovsk, mais aucun à Lviv. Finalement, même les quatre institutions (y compris l’Institut ukrainien Tkuma pour les études sur l’Holocauste) qui avaient donné leur accord pour mes interventions les ont annulées quelques heures avant leur début annoncé. Au final, une seule conférence a pu se tenir dans des conditions de sécurité à l’ambassade d’Allemagne à Kiev. Devant l’immeuble, une centaine de manifestants en colère s’efforçaient de convaincre une centaine d’étudiants, d’universitaires et d’Ukrainiens ordinaires intéressés de ne pas assister à ma conférence, en prétendant que j’étais “le petit-fils de Göbbels” et “un fasciste libéral de Berlin” qui ne comprenait rien au sujet dont il voulait parler.

Les conférences en Ukraine du début 2012 ont été empêchées par deux catégories d’opposants politiques et intellectuels. Le premier groupe était composé d’activistes d’extrême droite du parti Svoboda qui ont intimidé les universités et autres institutions. Le deuxième groupe était composé d’intellectuels et universitaires nationalistes et “libéraux”, qui ont pris contact avec les institutions et ont aussi annoncé au public qu’il vaudrait mieux ne pas m’autoriser à parler du sujet de ma recherche, parce que je n’étais pas un historien mais un “propagandiste” qui voulait salir le pays ou essayer de provoquer une guerre civile et diviser l’Ukraine.

Pendant cette vague d’insultes et de protestations perturbatrices et hostiles, beaucoup de gens, parmi lesquels Antony Polonsky, Delphine Bechtel, Per Anders Rudling, Marco Carynnyk, Andreas Umland, Jared McBride, Mark von Hagen, Arnd Bauerkämper, Christian Ganzer, Frank Golczewski, Anton Shekhovtsov, Gertrud Pickhan, Grzegorz Motyka, Omer Bartov, Simon Hadler, Susanne Heim [presque tous spécialistes de l’Ukraine et des pratiques génocidaires en Ukraine et/ou dans le reste de l’Europe orientale, notamment en Pologne, sous Occupation allemande], et particulièrement ma femme Martina m’ont beaucoup soutenu. Ces gens m’ont convaincu de ne pas prêter grande attentions aux diverses catégories d’hystérie nationaliste et intellectuelle et de me concentrer sur l’achèvement de ma recherche et la publication de l’ouvrage. »

(When I was planning to investigate Bandera and his movement in depth and to write a comprehensive study about them, several scholars warned me that it would be better to choose a less contentious topic for a dissertation choose a less contentious topic for a dissertation. As it turned out, the reactions to my research and to some of my findings exceeded their direst predictions. Especially in the last phase of writing this book, I was exposed to a number of unpleasant attacks on this study and sometimes also on my person. These attacks came both from the Ukrainian far right and from scholars who regarded Bandera as a national or local hero, and his followers as an anti-German and anti-Soviet resistance movement, or as the Ukrainian “liberation movement.” Many people directly or indirectly expressed the opinion that the investigation of subjects such as the mass violence conducted by the Ukrainian nationalists, the Bandera cult, and the Holocaust denial among the Ukrainian diaspora and post-Soviet intellectuals constitutes an attack on Ukrainian identity, and they questioned the usefulness and integrity of such research.

When the Heinrich Böll Foundation, the German Academic Exchange Service, and the German embassy in Kiev invited me to deliver six lectures about Bandera in three Ukrainian cities in late February and early March 2012, organized hysteria was stirred up, not only among Ukrainian far-right activists and nationalist scholars but also among a number of “liberal” scholars in Ukraine and some scholars of East European history in other countries. The organizers of the lecture tour had great difficulty in finding universities or other institutions with sufficient courage to host my lectures. Venues were found in Kiev and Dnipropetrovs’k, but none in Lviv. In the event, even the four institutions (including the Tkuma Ukrainian Institute for Holocaust Studies) that had agreed to my appearance canceled the lectures a few hours prior to their planned start. As a result, only one lecture took place, in secure conditions in the premises of the German embassy in Kiev. In front of the building, about a hundred angry protesters tried to convince a few hundred interested students, scholars, and ordinary Ukrainians not to attend my lecture, claiming that I was “Josef Goebbels’ grandchild” and a “liberal fascist from Berlin,” who did not understand anything about the subject he would talk about. The lectures in Ukraine in early 2012 were prevented by two kinds of political and intellectual opponents. The first group consisted of far-right activists from the Svoboda Party who intimidated the universities and other institutions. The second group was composed of nationalist and “liberal” intellectuals and scholars, who contacted the institutions and also announced in public that it would be better not to allow me to speak on the subject of my research, because I was not a historian but a “propagandist” who would besmirch the country or attempt to spark a civil war and split Ukraine.

During the wave of disturbing and hostile insults and protests, a number of people, including Antony Polonsky, Delphine Bechtel, Per Anders Rudling, Marco Carynnyk, Andreas Umland, Jared McBride, Mark von Hagen, Arnd Bauerkämper, Christian Ganzer, Frank Golczewski, Anton Shekhovtsov, Gertrud Pickhan, Grzegorz Motyka, Omer Bartov, Simon Hadler, Susanne Heim, and especially my wife my wife Martina, were very supportive. These people convinced me not to pay too much attention to the various kinds of nationalist and intellectual hysteria and to concentrate on finishing the study and publishing the book.)

Grzegorz Rossolinski-Liebe, Stepan Bandera, préface, p. 8-10.

 

Un des soutiens de Grzegorz Rossolinski-Liebe, l’universitaire suédo-américain Per Anders Rudling, autre spécialiste de l’extrême droite ukrainienne, professeur associé à l’université suédoise de Lund, a subi les mêmes avanies, à partir d’octobre 2012, où « un groupe d’organisations ukrainiennes du Canada » (haut lieu traditionnel d’émigration ukrainienne, comme les États-Unis) « a fait signer une pétition remise à son employeur l’accusant de trahir les principes de sa propre université ». 38 collègues, parmi lesquels on retrouve des noms déjà cités, ont signé une « lettre ouverte » pour le défendre (références dans https://en.wikipedia.org/wiki/Per_Anders_Rudling ).

Le second texte est une lettre ouverte à François Rouquet, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Caen, principal organisateur d’un « colloque international » intitulé « Mémoires des massacres (ou crimes de masse) du XXe siècle », sous la double égide du CRHQ (centre de recherche d’histoire quantitative) et du Mémorial de Caen, les 22-24 novembre 2017. Cette session est d’apparence exclusivement universitaire, mais sa problématique, strictement conforme à celle que Stéphane Courtois avait fixée au Livre noir du communisme, l’érige en répétition, vingt ans après, de ce qui n’était pas un ouvrage scientifique, mais une vaste opération politique internationale. À cette date, cette lettre n’a, à mon vif étonnement, pas bénéficié d’accusé de réception.

« La question ukrainienne » demeure en France aussi mal connue que Louis Canet, spécialiste des relations de la France avec le Quai d’Orsay, le déplorait en 1920. Mais elle constitue, comme alors, un « élément considérable du problème européen » (voir Le Vatican, l’Europe et le Reich, p. 260-261), et, c’est de plus en plus vrai depuis les années 1930, un point crucial du sort du monde, comme l’avait fort bien compris Roman Dmowski, homme politique polonais d’extrême droite, que, par exception, la russophobie n’aveuglait pas (son analyse, dans « La question ukrainienne », chapitre de son livre L’avenir de la Pologne, est citée dans mon ouvrage Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, réédition augmentée, 2016, p. 150).

 

Bonne lecture,

Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 14:17

Le

Par :

L'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie prévoit de revoir avec chaque établissement le montant et le niveau des aides financières versées dans le cadre du fonds d'intervention régional (FIR). Des élus s'inquiètent des conséquences sur les comptes des hôpitaux de leur territoire.

[...]

Lire l'article ci-dessous

Depuis 1983 les contre-réformes se sont succédées pour les hôpitaux, aggravant plus profondément à chaque fois les conditions de travail pour les personnels et les conditions de soin pour les malades.

"Les lois de financement de la Sécurité Sociale votées depuis 2012 n’ont cessé de diminuer le budget de l’hôpital public. Et aujourd’hui, c’est une purge encore beaucoup plus violente qui s’effectue avec le « pacte de responsabilité ». Les conséquences de cette politique sur les effectifs des établissements hospitaliers publics sont spectaculaires : 860 millions d’euros de « maitrise de la masse salariale », ce qui équivaut à 22 000 suppressions de postes supplémentaires (soit 2 % des effectifs de la fonction publique hospitalière) d’ici à 2017." ( Note du 19 janvier 2017 - CGT-Santé)

L'hôpital public et ses soignants sont au bord de la rupture.  La colère monte.  La question est de savoir jusqu'à quand les personnels, les malades et leurs familles pourront supporter ces dégradations incessantes de leurs conditions de travail et de soins. 

La CGT-Santé alerte depuis longtemps sur la situation des hôpitaux publics et privés.  Les mouvements de grève très nombreux dans les hôpitaux et cliniques de France témoignent que l'exaspération est grandissante.  Elle met ainsi en garde :

"Le travail des soignants tend à être réduit à sa part purement technique, la plus standardisée possible, au détriment de toute dimension relationnelle, pourtant indispensable à la qualité des actes ; ce qui contribue à une déshumanisation du soin, la disparition d’un cadre collectif de travail et la perte de signification de ce travail, jugé comme insatisfaisant alors qu’on s’y épuise.
Le personnel soignant voit sa part d’activités administratives augmenter, avec une multiplication des procédures, des réglementations et des objectifs, parfois incompatibles entre eux, paralysant les personnels dans des situations susceptibles d’engendrer du mal être ou de la souffrance, au détriment du temps passé avec le patient : « on ne peut plus faire notre travail », « je n’ai plus le temps de leur parler »...
[...]

Les mauvaises conditions de travail engendrent des arrêts de courte durée, non pris en compte dans la politique de remplacement, qui alimentent le cercle vicieux de la dégradation de la vie au travail. Cela se traduit par des personnels sous traitement (médicamenteux et/ou psychologique), une augmentation de burn-out, et malheureusement en 2016, un nombre important de suicides ou de tentatives liés au travail et touchant toutes catégories professionnelles soignant ou non." ( Note du 19 janvier 2017 - CGT Santé et action sociale)

Nos dirigeants politiques - de droite et du PS - y restent sourds.  C'est qu'ils ont choisi de mettre en oeuvre la politique austéritaire de l'UE et cette idéologie libérale est mortifère.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 12:54

Syrie : le Parti Communiste Syrien appelle « toutes les forces progressistes et démocratiques et tous les hommes libres du monde à condamner cette agression impérialiste américaine et à multiplier leur solidarité avec la résistance nationale syrienne »

Samedi 8 avril au lendemain de la nouvelle attaque par les Etats Unis d’un pays souverain en violation de la légalité internationale, dans de nombreuses villes de France des rassemblement était organisés pour défendre la , Poitier, Marseille, Montpellier, Dijon…. faisant écho aux manifestants pour la qui se trouvaient à New York devant la Tower, mais surtout répondant à l’appel du appelant partout dans le monde à défendre la paix et refuser les guerres impérialistes que publie ci après www.initiative-communiste.fr

Communiqué du Parti communiste syrien

Ignominie et honte à l’agression américaine… Déclaration du Parti Communiste Syrien

Aux premières heures matin du 7 avril 2017 les forces armées américaines ont lancé, depuis leurs navires de au large de la méditerranée, des frappes intenses de missiles pour viser une base militaire syrienne. Cette agression constitue un nouveau seuil de l’agression impérialiste américaine contre notre patrie, la . Cette agression a été précédée par le déploiement d’unités militaires américaines au nord est de notre pays d’une manière illégale et contrairement à la loi internationale.

Cette agression fait partie du parcours général suivi par l’ américain à agresser la souveraineté des pays et la liberté des peuples pour réaliser ses buts d’extension permanente, ce qui est sa propre nature. Cette démarche agressive fait partie du contexte de la politique impérialiste et sioniste pour piller et diviser la Syrie debout comme une citadelle face aux projets de l’hégémonie coloniale sur le moyen-orient et le monde arabe généralement.

Des soldats syriens, avec le drapeau communiste dans les ruines de Palmyre libérés de Daech pour la seconde fois après de durs combats

L’agression américaine à visage découvert contre la Syrie dissipe toutes les illusions sur la possibilité de la neutralité des états-Unis puisque l’impérialisme américain est l’ennemi principal de la liberté des peuples, le peuple syrien inclus. Les États-Unis sont le plus grand terroriste sur terre. Le PCS appelle les masses pleines d’orgueil de notre peuple à serrer les rangs face à l’agression impérialiste et à soutenir notre courageuse armée nationale contre les agresseurs et leurs collabos les bandes terroristes.

Le PCS appelle aussi l’opinion publique progressiste internationale, toutes les forces progressistes et démocratiques et tous les hommes libres du monde à condamner cette agression impérialiste américaine et à multiplier leur solidarité avec la résistance nationale syrienne qui contribue efficacement à la lutte que mènent les forces de libération internationale contre la domination et l’agressivité impérialiste. Vive la résistance nationale syrienne! Jamais la Syrie ne se mettra à genoux!

Damas le 7 avril 2017 – Le bureau politique du comité central du PCS.

Traduit depuis l’arabe

Lire l'ensemble de l'article sur le site d'Initiative communiste.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 09:50

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 09:45

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