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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 10:20
Ce sont les soldats de la Garde Nationale ( ex "Pro-Maïdan") que vont entraîner les Américains.  C'est-à-dire les forces ukrainiennes composés des membres de Svoboda et surtout de Pravy Sektor (néonazis ukrainiens).  Preuve que les Américains veulent faire capoter les accords de Minsk II et tout accord politique.  Avec le gouvernement, avec les fascistes ukrainiens, ils veulent la guerre au nom de "la liberté et de la démocratie en Europe" comme l'a déclaré Porochenko.  Il serait temps que les peuples européens, que les Français prennent conscience du danger.   Il faut sortir de l'OTAN et mener une politique extérieure indépendante des Etats-Unis ! Le 30 mai ce sera l'occasion de le dire haut et fort dans les rues de Paris. AC.
 
Ukraine: des instructeurs militaires américains commencent à entraîner les soldats

21 Avril 2015, 07h59

 
 

Des soldats ukrainiens et américains participent à une cérémonie officielle le 20 avril 2015 à Lviv avant de commencer des entraînements communs

Des soldats ukrainiens et américains participent à une cérémonie officielle le 20 avril 2015 à Lviv avant de commencer des entraînements communs (AFP/GENYA SAVILOV)

Quelque 300 parachutistes américains déployés dans l'ouest de l'Ukraine ont commencé lundi, en présence du président Petro Porochenko, à entraîner des soldats ukrainiens devant combattre les séparatistes prorusses, des exercices dont l'annonce avait déclenché la colère du Kremlin.
"Chers partenaires et amis, soyez les bienvenus en Ukraine", a déclaré en anglais le président Porochenko à la cérémonie d'ouverture de ces exercices qui s'est déroulée sous une pluie battante en présence de très nombreux médias ukrainiens et occidentaux.

 


Ces manoeuvres sur le terrain d'entraînement de Iavoriv, près de la frontière polonaise, interviennent au moment où l'Ukraine fait face à "une agression" lancée par "un Etat étranger", a déclaré M. Porochenko en référence à la Russie.
Celle-ci a annexé en mars 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée et est accusée par Kiev et les Occidentaux d'armer les rebelles et d'avoir déployé ses troupes en Ukraine, ce que Moscou nie farouchement.
Ce conflit armé qui a fait plus de 6.000 morts en un an "est non seulement une guerre pour l'indépendance de l'Ukraine mais aussi une guerre pour la liberté et la démocratie en Europe", a ajouté le président ukrainien.
Des instructeurs américains avaient déjà participé à des manoeuvres conjointes avec l'armée ukrainienne. Mais c'est la première fois que les parachutistes de la 173e brigade aéroportée, arrivés d'Italie où ils sont basés, entraînent 900 soldats de la Garde nationale ukrainienne.
Subordonnée au ministère de l'Intérieur, la Garde nationale comprend des troupes de ce ministère et des volontaires ayant fait partie des milices d'autodéfense du Maïdan, mouvement de contestation pro-européen dans le centre de Kiev réprimé dans le sang en février 2014.
Les Américains "vont nous apprendre tout ce qu'ils savent faire, de la préparation individuelle jusqu'aux choses les plus difficiles, comme la correction de tirs, la communication entre les unités, la planification des opérations", a déclaré à l'AFP à Iavoriv un porte-parole militaire, Oleksandre Poroniouk.
"On attend beaucoup mais on verra le résultat à la fin", a tempéré Oleksandre, un soldat de la Garde nationale.
[...] Lire la suite sur le Parisien.fr

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:10

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 08:22
Dans La Tribune

Crise grecque Le premier ministre grec Alexis Tsipras tente de trouver des ressources.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras tente de trouver des ressources. (Crédits : Reuters)

Romaric Godin  | 

Athènes oblige désormais les entités publiques à mettre leurs liquidités à disposition de l'Etat. Les besoins de liquidité de ce dernier sont jugées "urgents" et "imprévus".

Le gouvernement grec a, ce lundi 20 avril dans l'après-midi, pris une nouvelle décision d'urgence. Un décret présidentiel a ainsi réquisitionné les réserves de liquidités de toutes les entités publiques qui devront désormais être déposées auprès de la Banque centrale. La mesure reste cependant limitée, selon Reuters, puisque quelques entreprises publiques et les fonds de retraites ne sont pas concernés. Cette décision est justifiée par le décret par des "besoins urgents et imprévus". La situation des comptes de l'Etat grec pourrait donc s'être à nouveau brutalement dégradée après le paiement de près de 500 millions d'euros au FMI le 9 avril dernier.

Prochaines échéances

La Grèce doit en effet faire face à plusieurs échéances importantes le mois prochain. Outre 2 milliards d'euros de salaires et de pensions, il doit, le 12 mai prochain, rembourser 774,2 millions d'euros au FMI. En mars, le gouvernement avait déjà mobilisé les fonds de réserve de la sécurité sociale, mais, avec la fuite des capitaux, les recettes fiscales fondent rapidement et les besoins de financement augmentent vite. Athènes doit donc mobiliser l'ensemble des fonds disponibles pour faire face à ces prochaines échéances.

Signal aux créanciers

Mais ce décret est aussi un signal envoyé aux créanciers. Alors que, désormais, un accord doit être trouvé entre la Grèce et ces derniers avant le 11 mai prochain, Athènes fait savoir très clairement qu'elle atteint les limites de ses capacités. Autrement dit, si aucun accord n'est trouvé et qu'une partie des 7,2 milliards d'euros restant dans le FESF pour la Grèce n'est pas versée, le défaut deviendra inévitable, peut-être dès le 12 mai.

Mesure de précaution

Du reste, il est possible que cette décision soit également une mesure de précaution. Le décret pris ce 20 avril permet de centraliser le contrôle des euros détenus par l'ensemble des entités publiques. C'est une mesure d'urgence qui peut s'avérer utile en cas de défaut ou en cas de sortie de la zone euro. Il s'agit alors d'éviter que des collectivités locales ou d'autres entités publiques refusent de placer leurs devises à disposition de l'Etat. Là aussi, le message s'adresse aux créanciers : la Grèce se prépare au pire.

Message en interne

Enfin, le message est également envoyé en interne à la population grecque. Il s'agit de montrer combien le pays fait d'efforts pour honorer ses engagements. Mais il s'agit aussi, à l'occasion, de montrer les extrémités auxquelles le pays est contraint suite à la stratégie des Européens. Si le conflit s'amplifie, le gouvernement pourra mettre en avant l'aspect insoutenable à long terme de ces mesures. Et ainsi appeler à la rupture...

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:33

Publié par Jean Lévy

Quand le FMI rançonne le peuple grec

CADTM

 

Le FMI a fait 2,5 milliards € de bénéfice sur ses prêts à la Grèce

10 avril par Jubilee Debt Campaign

Jubilee Debt Campaign montre que le FMI a déjà fait 2,5 milliards € de profits sur ses prêts à la Grèce depuis 2010, et ceci avant le paiement de 462 millions € du jeudi 9 avril. Si la Grèce rembourse le FMI en totalité ce chiffre s’élèvera à 4,3 milliards € d’ici 2024.

Le FMI applique un taux d’intérêt effectif de 3,6 % sur ses prêts à la Grèce. Ceci est beaucoup plus que le taux de 0,9 % dont l’institution a actuellement besoin pour couvrir ses frais. À ce taux d’intérêt, la Grèce aurait payé 2,5 milliards € de moins au FMI.

Sur l’ensemble de ses prêts à tous les pays en crise de la dette entre 2010 et 2014, le FMI a réalisé un bénéfice total de 8,4 milliards €, dont plus d’un quart vient de la Grèce. Tout cet argent a été ajouté aux réserves du Fonds, qui totalisent maintenant 19 milliards €. Ces réserves sont destinées à couvrir les coûts des défauts de paiements. La dette totale de la Grèce envers le FMI est actuellement de 24 milliards €.

Tim Jones, économiste à Jubilee Debt Campaign, a déclaré :

« Les prêts du FMI à la Grèce n’ont pas seulement renfloué les banques qui ont prêté imprudemment, ils ont en fait ponctionné encore plus d’argent au pays. Cet intérêt usuraire ajoute à la dette injuste imposée à la population grecque ».

Traduction Yvette Krolikowski et Christine Pagnoulle.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:16

Michel El Diablo

Tension sur les FINANCES GRECQUES, et lancement d’une « commission de vérité sur la dette »
Tension sur les FINANCES GRECQUES, et lancement d’une « commission de vérité sur la dette »

Le 

« Le temps est désormais compté » pour trouver un accord entre Athènes et ses créanciers de l’ex-Troïka. C’est l’avertissement qu’a lancé en début de semaine le Commissaire européen chargé de l’euro, Valdis Dombrovskis.

Les discussions entre l’eurogroupe (ministres des pays de la zone euro) et le gouvernement grec issu des élections de janvier ont connu divers rebondissements. Un accord de principe avait été trouvé le 20 février dernier, permettant de « prolonger » le renflouement de la Grèce jusqu’à juin, mais conditionnant le versement d’une dernière tranche de prêts (plus de 7 milliards d’euros) à la présentation par le ministre grec des finances d’un plan de « réformes ».

Le 1er avril, Athènes avait soumis un tel plan, dévoilé par le quotidien britannique Financial Times (nos informations). Mais, manifestement, pour Bruxelles, cela ne suffit pas.

Or la situation du Trésor grec est particulièrement tendue. Il a remboursé la semaine dernière une échéance de 450 millions d’euros due au FMI, mais doit encore débourser 2,5 milliards cette semaine pour renouveler un paquet d’obligations venant à maturité. Dans les quatre prochains mois, les échéances de remboursement cumulées s’élèvent à 16 milliards. Pour M. Dombrovskis, une telle situation devrait « pousser le gouvernement hellène à accélérer les discussions » avec ses « partenaires » européens.

Parallèlement, une « commission de vérité sur la dette » a été instituée par le parlement grec. Celle-ci, composée d’experts internationaux, aura pour mission d’examiner tout à la fois la légalité et la légitimité de ladite dette. Le spécialiste de sciences politiques belge Eric Toussaint coordonnera l’équipe scientifique. Ce dernier a annoncé qu’un premier rapport serait rendu d’ici la fin juin – une échéance décisive dans les rapports entre Athènes et ses créanciers. L’étude portera sur l’endettement accumulé depuis 2009, avant d’être étendue aux périodes antérieures.

Selon M. Toussaint, il faudra notamment de déterminer dans quelles conditions « l’on est passé d’une dette publique détenue à 80 % par des créanciers privés, en particuliers des banques de la zone euro et du Royaume-Uni, à une dette détenue à 80 % par des créanciers publics ou parapublics ». En outre, la restructuration de la dette de 2012 a réduit les créances – mais pas celles de la Banque centrale européenne (BCE). Ce privilège était-il légal ? Sinon, la BCE n’est peut-être pas fondée à réclamer aujourd’hui l’intégralité de ses prêts.

Mais c’est surtout la légitimité des crédits qui sera examinée par les experts. « Il s’agira d’établir si les crédits ont été accordés en respectant l’intérêt général, ou en favorisant des intérêts particuliers et si oui, de trouver lesquels », a précisé M. Toussaint. Les chercheurs tenteront de déterminer si les conditions imposées à la Grèce ont conduit à ce que soient violés les droits fondamentaux des citoyens, en plongeant des milliers d’entre eux dans la pauvreté absolue.

Les conclusions des travaux de la commission pourraient mettre les dirigeants de l’eurogroupe en difficulté. Cependant, d’ici juin, les événements pourraient s’accélérer. Et même si cela reste une hypothèse très peu probable, certains gouvernements (le finlandais, et, hors euro, le britannique) ont reconnu travailler à des plans d’urgence dans le cas d’une sortie impromptue de la Grèce hors de la monnaie unique, provoquée par un remboursement non effectué (« défaut »).

Ainsi, une source anonyme au sein du gouvernement grec confiait mardi (14 avril) au Financial Times en perspective de la réunion du 24 avril : «nous arrivons au bout du chemin ; si les Européens ne veulent toujours pas débloquer la dernière tranche de prêts, il n’y aura pas d’alternative au défaut de paiement ».

SOURCE: Allez sur le site de

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:15
La Grèce face à l’hybris européen
18 avril 2015

Par

La question d’un possible défaut de la Grèce dans les jours, voire les semaines, qui viennent est désormais régulièrement posée. Mais, cette question est parfois confondue avec celle des liquidités internes. Or cette question est aujourd’hui le principal instrument utilisé par l’Eurogroupe pour étrangler la Grèce et tenter d’imposer des politiques qui ont été rejetées par les électeurs le 25 janvier. Rien que cela en dit long sur la notion de la démocratie des principaux responsables européens, et en particulier de M. Jean-Claude Juncker (un multirécidiviste sur ce point qui avait déclaré à la suite de cette élection du 25 janvier « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »[1]) ou M. Moscovici. Ajoutons que les récentes déclarations de M. Schäuble[2] vont parfaitement dans ce sens. On mesure que le mot « démocratie » n’est qu’un slogan sans contenu pour les dirigeants de l’Union européenne.

La question des remboursements

La Grèce doit de l’argent au FMI, à la BCE ainsi qu’aux différents fonds d’aides (MES et FESF). Les échéanciers des remboursements jusqu’au 19 juin sont les suivants :

Graphique 1

Echéanciers des remboursements

A - chart Detts

On constate qu’a part de petits remboursements à la BCE, l’essentiel, du moins jusqu’au 19 juin, sera les remboursements aux FMI (2,54 milliards d’euros). Or, le Fond Monétaire International s’est distingué pour l’instant par une attitude bien plus « souple » que celle de la BCE ou de l’Eurogroupe qui supervise les paiements à faire pour le MES et le FESF. Il n’est donc pas exclu que l’on trouve un arrangement sur ces 2,54 milliards d’Euros. Mais, un tel arrangement ne peut être que provisoire. La Grèce devra rembourser, entre le principal et les intérêts, environ 7 milliards aux diverses institutions européennes entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet. Le gouvernement Grec a dit, à de nombreuses reprises, qu’il ne ferait pas ces paiements car ces derniers prélèveraient l’ensemble des sommes (et au-delà) sur le (petit) excédent fiscal primaire qu’il réalise et qu’il souhaite affecter tant à des mesures de soutien à la population qu’a des mesures de relance de l’activité économique. On sait aussi que l’Eurogroupe, pour l’instant, refuse cette solution. L’Eurogroupe refuse de même de négocier sur la dette, et cherche à imposer des réformes qui, outre qu’elles sont à tout plein inutiles[3], sont refusées par le gouvernement grec et surtout pas ses électeurs. Nous sommes donc dans une impasse.

Il s’en déduit qu’un défaut de la Grèce peut survenir dans les semaines qui viennent, mais surviendra de toute manière entre la fin juin et le début du mois de juillet. Sauf si, d’un côté ou de l’autre, un changement de position survient.

La crise de liquidité

Pour chercher à faire céder la Grèce, et imposer une politique dont les électeurs grecs clairement ne veulent pas, l’Eurogroupe institue un rationnement dans l’offre de liquidité à l’économie grecque. La Banque Centrale Européenne a « déconseillé » aux banques grecques d’acheter des bons du trésor, elle a exclu de fait la Grèce du mécanisme d’aide d’urgence à la liquidité (ou ELA), et relève très lentement le plafond de ses offres de liquidités. Un auteur de la revue américaine Foreign Policy, qui ne peut être considérée comme d’extrême-gauche, va jusqu’à parler des « dirty tricks » soit des « sales magouilles » de la Commission de Bruxelles vis à vis de la Grèce[4]. Cette situation, couplée avec les retraits des banques grecques et les sorties de capitaux qui ont atteint un niveau très élevé en mars dernier confronte le pays avec le risque que son économie, affaiblie par les mesures d’austérité mises en place par le « protectorat » européen, ne s’effondre rapidement. C’est un autre problème que celui du défaut. Là où ces deux problèmes deviennent liés est que si la Grèce fait défaut sur ses remboursements extérieurs, la BCE ne pourra plus légalement financer les banques grecques. Le défaut provoquera la crise de liquidité.

Une solution pourrait consister en l’émission par le gouvernement grec de dettes au porteur, avec un pouvoir libératoire absolu, pouvant être utilisées par les individus et les entreprises comme une monnaie. Mais, il est clair qu’une telle mesure équivaudrait à la création d’une monnaie parallèle à l’Euro, monnaie qui se substituerait à l’Euro très rapidement dans les transactions. Un taux de change implicite se constituerait très rapidement, une reconnaissance de dette ne donnant accès qu’à 98%, puis 95% puis sans doute encore moins de sa valeur faciale en euros. De fait, la Grèce serait hors de la zone Euro, et elle devrait rapidement régler la question des comptes courants et à terme dans les banques et déterminer une circulation cette fois-ci scripturale et pas seulement fiduciaire de ces « titres de dette ».

L’idée d’une monnaie parallèle permettant à la Grèce de rester dans la zone Euro est une illusion. L’histoire, qui est remplie de cas ou des pays ont utilisé des monnaies en parallèle sur leur territoire nous apprend que ces systèmes sont hautement instables. Une monnaie parallèle, quel que soit son nom, reviendrait en fait à recréer la drachme. Mais, c’est en réalité la meilleure solution pour la Grèce dans la situation politique actuelle.

Le problème politique.

Le gouvernement grec a construit sa stratégie sur le fait que l’Eurogroupe aurait bien plus à perdre que la Grèce à une crise. En cas de défaut grec, les gouvernement de la zone Euro devraient expliquer à leurs populations qu’il faut recapitaliser d’urgence la BCE et couvrir les pertes du MES et du FESF. Par ailleurs, un défaut grec entrainerait l’activation des CDS (credit-defaut swaps) qui ont été émis. Enfin, psychologiquement, cette crise signifierait à tous les observateurs que l’Euro n’est pas irréversible mais aussi que les pays du « noyau » de la zone Euro ne sont pas prêts à assumer les conséquences du fonctionnement de la zone Euro. Il ne faudrait que quelques semaines pour que la crise se répercute dans les pays périphériques (Espagne, Portugal, Irlande et Italie). De proche en proche, on aboutirait à l’implosion de la zone Euro. C’est pourquoi le gouvernement grec ne veut pas céder. Ajoutons, et tout le monde le comprend, que s’il cède il perd immédiatement toute sa crédibilité et sa légitimité, et que Syriza, un parti passé en quelques années de 4% à 36% des sondages, serait condamné à disparaître.

Mais, là où le gouvernement grec erre, c’est qu’il pense que les décisions au niveau de l’Eurogroupe seront prises sur la base d’intérêts économiques. En fait, les gouvernements des pays de la zone Euro ont investi énormément dans la dimension politique et symbolique. L’Euro, comme le dit depuis des années le philosophe italien Diego Fusaro n’est pas une monnaie, c’est un projet politique et symbolique. Et, ce projet ne peut s’accommoder d’un compromis avec la Grèce. Car, en cas de compromis, validant la stratégie de Tsipras et de Syriza, c’est toute la politique d’austérité qui volerait en éclat (avec un encouragement très fort à Podemos en Espagne et au Sinn Fein en Irlande), non seulement au grand dam de l’Allemagne (et de ces alliés) mais aussi des hommes politiques qui, dans d’autres pays, ont construit leur carrière sur ce projet (comme François Hollande).

C’est pourquoi un compromis est en réalité une illusion. Il n’y a pas d’alternative à l’Eurogroupe que d’écraser ou périr. Il n’y a pas d’alternative pour le gouvernement grec que d’aller à l’affrontement ou périr.

L’impasse et la rupture

En fait, aucun des deux adversaires, que ce soit le gouvernement grec ou l’Eurogroupe, n’a de marge de négociation. Cette situation a été voulue par le Ministre des finances grec, Yannis Varoufakis, qui connaît bien la théorie des jeux, et qui a retourné la faiblesse apparente de son pays pour en faire une force. C’est ce que l’on appelle la « coercive deficiency ». Mais, la théorie des jeux ne fonctionne que face à un adversaire rationnel. Or, cela fait des années que les responsables européens sont sortis de tout cadre rationnel et ne sont plus guidés que par l’idéologie mais aussi l’hybris du projet européiste. Ce terme peut être traduit par la démesure. Mais en réalité cela va bien plus loin. C’est un sentiment violent qui est inspiré par les passions, comme dans le cas européen, et plus particulièrement par l’orgueil, et en particulier par l’orgueil politique. Pour les Grecs anciens l’hybris était considérée comme un crime.

La stratégie de Varoufakis se heurte à l’hybris. C’est une figure qu’il doit bien connaître. Il sait, aussi, que face à elle, seule la rupture est possible.

[1] Naulot J-C., « Le défi Tsipras », Libération, 14/04/2015, http://www.liberation.fr/monde/2015/04/14/le-defi-tsipras_1241076

[2] http://www.lesechos.fr/monde/europe/02114542169-passe-darmes-entre-sapin-et-schauble-sur-la-france-1112348.php

[3] En particulier la « réforme » du marché du travail. Voir le World Economic Outlook d’avril 2015, publié par le FMI, et le Chapitre 3, rédigé par Patrick Blagrave, Mai Dao, Davide, Furceri (responsable du groupe), Roberto Garcia-Saltos, Sinem Kilic Celik, Annika Schnücker, Juan Ypez Albornoz, and Fan Zhang, avec l’assistance technique de Rachel Szymanski, disponible à partir du 16 avril sur www.imf.org

[4] Legrain P., « Greece Needs to Start Playing Hardball With Germany », Foreign Policy, 10 avril 2014, http://foreignpolicy.com/2015/04/10/greece-needs-to-start-playing-hardball-with-germany/

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:00

LA LAÏCITÉ, REMPART CONTRE LES GUERRES, ARME PACIFIQUE DE LA RÉPUBLIQUE
 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP) - reçu par courrier -
 
Le 20 avril 2015
 
La laïcité est menacée en France. Comme le prouvent des événements récents ils soulèvent de nombreuses questions en lien avec le principe de la laïcité. Or, plutôt que d’offrir une définition concrète et pragmatique de ce principe, les médias et beaucoup d’acteurs sèment une belle confusion entre les tenants d’une laïcité à redéfinir, les prêtres d’une laïcité à proscrire et ceux, malheureusement de plus en plus rares, qui estiment que la laïcité, telle qu’elle est pratiquée en France, suffit à remplir ses objectifs. Des spécialistes comme Régis Debray, Catherine Kintzler et Henri Pena Ruiz notamment offrent pourtant matière à une bonne compréhension d’un principe dont la radicalité est une caractéristique propre à sa traduction dans la loi française. Nous nous attarderons sur une approche éclairante décrite par Henri Pena Ruiz dans son ouvrage « Dieu et Marianne » (Édition Presses universitaires de France 2012) et qui s’appuie sur deux termes grecs qui se conjuguent et se complètent parfaitement pour mieux comprendre la laïcité. Alors que laos, terme originel du mot laïc, désigne le peuple dans sa globalité, le terme demos introduit une notion politique qui identifie un peuple formé par un consensus. On comprend ainsi mieux le sens de la laïcité dans une acception qui désigne toute la population sans exception. C’est la condition première pour construire une démocratie digne de ce nom. La laïcité précède nécessairement la démocratie en ce qu’elle se distingue entre un peuple entier à travers l’intégration de chaque individu, quel qu’il soit, et un peuple construit à travers la démocratie. Contrairement au principe de la laïcité qui ne conçoit aucune distinction entre les individus, la démocratie autorise une concurrence des pouvoirs – laïcs cependant – dont l’exercice est régulé par son processus électoral. Sans les fondements laïcs, c’est-à-dire sans la garantie que des pouvoirs religieux quelconques ne puissent s’immiscer dans le processus démocratique, la démocratie n’existe pas, car une démocratie vivante et crédible ne peut se satisfaire d’un pouvoir religieux préemptif pour se réaliser. Cette conséquence appuie l’impérieuse nécessité d’intégrer tous les citoyens formant nation, excluant de fait toute distinction qui pourrait les séparer. En ce sens, la religion n’a pas sa place dans les affaires politiques, car elle divise plus qu’elle ne rassemble.
 
Pour le Parti socialiste, le MRAP, SOS racisme, certaines composantes du Front de gauche comme le PCF et Ensemble, les principes de laïcité n’ont apparemment plus aucune signification. Ces organisations sont à fuir, elles préparent une catastrophe politique.

(…)

 

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:00
Grèce : est-il tolérable qu’un pays vote mal ?

mardi 14 avril 2015
par  Venios Angelopoulos

sur le blog "Association pour une constituante"

Venios Angelopoulos mathématicien, membre de SYRIZA, nous a envoyé l’article ci-dessous

 

Grèce : est-il tolérable qu’un pays vote mal ?

Il y a deux mois et demi, les élections ont propulsé au gouvernement une coalition inédite, composée de SYRIZA (gauche radicale) et de ANEL (Grecs Indépendants, droite), qui ont obtenu respectivement 36,4% et 4,8% des suffrages. Ce fut la dernière étape d’une ascension jamais vue auparavant : en effet, SYRIZA avait obtenu 4,5% lors des élections de 2009, 17% et 27% aux élections consécutives de mai et juin 2012 pour arriver en tête cette année. Inversement, les deux partis qui ont gouverné le pays depuis la chute de la dictature en 1974, PASOK (centre-gauche) et Nouvelle Démocratie (ND, droite), qui totalisaient ensemble 80% a 85% des suffrages, se sont effondrés, obtenant respectivement 4,8% et 27,8% des voix.

Ce bouleversement du paysage politique, ainsi que le caractère inédit de la coalition gouvernementale actuelle est le résultat de la crise économique qui, depuis 2010, a placé le pays sous la tutelle de la « troïka » (Fonds Monétaire Internationale, Banque Centrale Européenne et Euro zone). Tutelle qui s’est traduite par la montée du chômage (28% et plus de 50% pour les jeunes), la chute dramatique du pouvoir d’achat et la paupérisation des classes moyennes, le triplement des suicides, le démantèlement de la Sécurité Sociale, l’abolition des conventions collectives ainsi que d’autres avancées sociales, notamment en matière de licenciements.

La raison officielle de cette politique d’austérité sauvage était le surendettement du pays (ou plutôt la menace de faillite de son réseau bancaire). La troïka a prêté de l’argent à la Grèce pour qu’elle renfloue ses banques (sans que l’état en acquière le contrôle, bien sûr) tout en lui imposant une politique d’austérité draconienne, prescrite dans certains accords, les mémorandums. Les effets des mémorandums furent néfastes non seulement sur le plan social, mais aussi sur le plan économique : du fait de la faillite d’un grand nombre de petites et moyennes entreprises, le PNB a chuté de plus de 25%, et l’augmentation de la pression fiscale sur les plus faibles n’a pas donné de résultat. La dette publique a grimpé au lieu de diminuer.

La scène politique a donc été dominée par la position des partis vis-à-vis des mémorandums. Les partis gouvernementaux responsables de la crise, PASOK et ND, ont continué à gérer le pays en appliquant docilement la politique d’austérité et leur audience s’est effondrée. Le gouvernement actuel est formé de deux partis résolument anti-mémorandum. Et il a changé le cap.

La partie n’est pas jouée et elle n’est pas aisée. Les négociation sont dures, le gouvernement affronte une hostilité ouverte, polie (en tant que fraîchement élu) mais implacable. Pour donner un exemple, la BCE gagne de l’argent en achetant des obligations à bas prix et en les revendant au prix nominal à l’état grec (qu’elle est censée renflouer), tout en refusant d’allouer au pays les liquidités convenues. En même temps l’oligarchie grecque se sentant menacée et détenant les principaux medias opère un travail de sape.

Les institutions européennes et internationales tolèrent la démocratie, à condition que le peuple vote bien : l’argent et le pouvoir doivent être concentrées au mains du plus petit nombre d’individus. Malheur aux peuples désobéissants !

Venios Angelopoulos

Athènes, le 13 avril 2015

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:54

Publié par Michel El Diablo

Les COMMUNISTES et L'IMMIGRATION [un article paru dans « L’Humanité » en juillet 1991]

Les communistes ont toujours combattu pour l'indépendance et la liberté des peuples victimes du colonialisme et du néocolonialisme. C'est le fondement de leur démarche lorsqu'ils luttent contre les expulsions et exigent depuis plus de seize ans l'arrêt de toute nouvelle immigration.

S'il y a une chose qui authentifie l'identité des communistes français c'est bien leur sensibilité et leur engagement permanent au regard des réalités du monde. Pour eux l'injustice n'a pas de frontières. L'étranger n'a jamais été un étranger au sein du parti. Chacun sait que le PCF s'engagea dès sa naissance contre les guerres coloniales. Que ce soit le combat contre la guerre du Rif (Maroc, 1925), celle d'Indochine (1947), ou encore celle d'Algérie, le PCF s'est toujours battu pour l'indépendance des peuples et la liberté des hommes. Ce n'est pas un hasard si dans le combat contre l'occupant nazi ceux de " l'Affiche rouge " que chantent Aragon et Ferré étaient avec le "parti des fusillés" auxquels rendit hommage François Mauriac.

L'histoire de l'après-guerre et celle plus récente nous a montré les communistes français être du combat contre les discriminations raciales, celui du pasteur Martin Luther King et de la communiste Angela Davis aux Etats-Unis, ou encore celui de Mandela et de l'ANC contre l'apartheid en Afrique du Sud. Il n'y a aucun parti politique dans ce pays qui puisse se prévaloir d'un tel engagement dans  le combat des peuples pour leur indépendance et leur liberté.

C'est dans ce contexte que le PCF - fidèle aux paroles de Jean Jaurès " beaucoup d'internationalisme rapproche de la patrie " - a défini sa politique au regard de l'immigration. Lorsque, dès 1971, Georges Marchais souligna la réalité de la crise de la société française, il n'évacua pas le fait que le patronat français faisait venir de la main d'œuvre taillable et corvéable à merci pour satisfaire les appétits du capital, et diviser la classe ouvrière française. Déjà, en avril 1964, le bureau politique du PCF s'en prenait au " chauvinisme et au racisme " visant à diviser les travailleurs français et immigrés, citant entre autres " les courants malsains " qui se développaient " parmi la population autour des bidonvilles de Champigny, de Saint Denis et d'ailleurs ", ou le patronat avait fait venir notamment des travailleurs portugais (1).

En 1974, le livre " Français et immigrés " (2) rappelait qu'en 1956 le groupe communiste à l'assemblée nationale s'était prononcé " contre la venue en France de milliers de travailleurs immigrés ". Dénonçant les pratiques de négriers du capital français, les députés communistes soulignaient que l'arrivée de cette main-d’œuvre ne répondait ni à l'intérêt national ni à la misère dans laquelle étaient enfoncé le peuple algérien du fait du colonialisme français.

Mais c'est en 1974, en raison de la montée du chômage, que le PCF s'est prononcé pour " l'arrêt de toute immigration nouvelle OFFICIELLE ou CLANDESTINE ", tout en combattant les expulsions arbitraires, le racisme et la xénophobie largement encouragés par le pouvoir de l'époque. Plus tard, dans un communiqué du bureau politique du PCF daté du 30 juin 1977, les communistes dénonçaient le fait que " les travailleurs immigrés " étaient " l'objet d'une campagne indigne visant à leur imputer la responsabilité de l'aggravation de la crise et particulièrement du chômage ". En juillet 1977, les députés communistes déposaient un projet de loi pour " une maitrise démocratique de l'immigration " (3).

Une appréciation toujours d'actualité. D'autant que, les années passant, le patronat et le gouvernement n'ont jamais arrêté l'immigration, recourant y compris aux marchands d'esclaves avec l'immigration  clandestine, et concentrant les familles immigrés dans les mêmes villes, souvent dirigées par des maires communistes, constituant de fait de véritables ghettos, sources de difficultés pour les uns et pour les autres. Ainsi, même si la méthode était inappropriée, ce n'est pas un hasard si, en décembre 1980, les élus communistes de Vitry s'opposèrent au coup de force du maire de droite de Saint-Maur, qui avait expulsé des travailleurs maliens d'un foyer de sa ville pour les transporter à l'heure du laitier dans un foyer insalubre et désaffecté de Vitry.

Ce n'est pas un hasard non plus si le conseil général du Val de Marne, présidé par le communiste Michel Germa, a décidé depuis d'octroyer des subventions pour reconstruire le foyer incriminé de Saint-Maur, et que le maire de droite de cette ville refuse, non pas la subvention, mais de reconstruire le foyer.

Nous touchons là aux vraies questions. Celles qui amènent les communistes à agir avec les intéressés hier comme aujourd'hui, contre la misère du tiers-monde pour enrayer l'immigration à la source, demander l'arrêt de l'immigration et des expulsions arbitraires, dans l'intérêt commun des travailleurs immigrés et français.

 

Pierre AGUDO

 

(1) Publié par " France Nouvelle", Avril 1964

(2) Editions sociales, livre d'André Vieuguet, dirigeant national du PCF à l'époque.

(3) Projet de loi réactualisé en 1979 at portant le titre de " Statut de l'immigration "

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 22:56

Publié par Michel El Diablo

Pour voir la video, cliquez sur le titre ci-dessus pour vous retrouver sur le blog d'El Diablo et visionner la video.

La CGT, le syndicalisme et l’Europe (RUPTURES) -vidéo-

L’équipe de Ruptures-BRN s’est associée au site l’Agence Info Libre pour réaliser un reportage vidéo sur le thème « la CGT et l’Europe ». Elle a rencontré pour cela des militants et dirigeants CGT, dont les avis sont parfois différents, voire contradictoires. Nous avons également interrogé l’économiste Jacques Sapir.

Après la grande journée de mobilisation contre l’austérité du 9 avril, une réflexion approfondie sur les relations entre la CGT – et plus largement le syndicalisme – et la construction européenne apparaît particulièrement urgente. D’où viennent ces politiques d’austérité ? Quelles sont les causes de la régression économique et sociale ? Qui demande la destruction des services publics ?

Il faut aussi examiner le rôle et les responsabilités de la Confédération européenne des syndicats (CES) dont le prochain congrès se tiendra en octobre à Paris.

Il est question de tout cela dans cette vidéo que nous vous invitons à regarder et à diffuser si vous jugez qu’elle peut contribuer utilement aux débats d’aujourd’hui et de demain.

Nous entrons dans la dernière phase de la campagne de financement participatif. L'objectif est encore loin mais il est atteignable. Aussi il est plus urgent que jamais de parler de Ruptures autour de vous ; la publication de la présente vidéo est une bonne occasion. Ce n'est que si vous parvenez à convaincre une ou deux personnes de soutenir le projet que celui-ci pourra voir le jour.

De notre côté, nous continuons bien sûr de nous activer, notamment en sollicitant différents médias et personnalités. À ce propos, une bonne nouvelle est attendue très prochainement...

L'Équipe de Ruptures-BRN

Ruptures

http://fr.ulule.com/ruptures-presse/news/la-cgt-le-syndicalisme-et-leurope-video-

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