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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 09:32

  • Un habitant de l'Ile de Ré, en Charente-Maritime avait expulsé manu militari un sous-traitant d'Enedis venu installer un compteur Linky contre son gré, en juillet 2016.

    Un habitant de l'Ile de Ré, en Charente-Maritime avait expulsé manu militari un sous-traitant d'Enedis venu installer un compteur Linky contre son gré, en juillet 2016. | Ouest-France Joël Le GALL

Un habitant de l’île de Ré, en Charente-Maritime avait expulsé manu militari un sous-traitant d’Enedis venu installer un compteur Linky contre son gré, en juillet 2016. Il a été relaxé, ce mardi, du chef de "violences" par le tribunal de La Rochelle.[...]

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:08

Communiqué du 02 mai 2017

 

 

 

INFRAROUGE

 

"Dans le secret de la violence sociale"

 

Mardi 23 mai 2017 à 23h15 - INÉDIT
Logo France 2
 
 
INEDIT 54'

 

INFRAROUGE

 

« Dans le secret de la violence sociale »
Hier Air France, Goodyear, Sony, Molex, Caterpillar, Sodimatex, Continental, etc… Aujourd’hui Whirlpool. Hier Nicolas Sarkozy ou François Hollande devant des ouvriers menacés, prenant des engagements, aujourd’hui Emmanuel Macron ou Marine Le Pen… Désillusion, exaspération, déception, perte de repère, abandon…. Chômage, misère, perte de toute relation sociale…. Manifestations, occupations, séquestrations… Etrange impression que cette confrontation à « la violence sociale », la violence ouvrière d’une part, visible, la violence patronale d’autre part, feutrée, cachée, camouflée… Dès lors demeure une question : est-il possible d’aborder sérieusement la violence sociale en se limitant à un de ses aspects – la violence ouvrière visible - et en ignorant l’autre -la violence patronale- souvent présentée comme simple fatalité ?

La violence sociale…

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta sur son blog "La Sociale"• Vendredi 19/05/2017

Documentaire : "Dans le secret de la violence sociale" - Mardi 23 mai 2017 à 23h15 France 2

La violence sociale…

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta sur son blog "La Sociale"• Vendredi 19/05/2017
 

 

Le dernier documentaire que j'ai tourné concerne la violence sociale. En campagne électorale, les candidats ont coutume d’aller voir les ouvriers en détresse et de leur promettre un sort meilleur. Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande en 2011 dans la sidérurgie, Marine Le Pen et Emmanuel Macron dernièrement à l’usine Whirpool d’Amiens. Mais pour quel résultat ?

Octobre 2015. Le président de la république, François Hollande réaffirme une des priorités de son quinquennat, la « modernisation du dialogue social ». Quelques jours seulement après cette nouvelle déclaration de bonnes intentions, la chemise du DRH d’air France en lambeaux, arrachée dans une bousculade sans précédent au sortir d’un CCE de la compagnie par des employés en colère, vient montrer la distance qui existe de la coupe aux lèvres.

L’image fait le tour du monde. La réalité du « dialogue » au grand jour ? Il n’est plus question dans les commentaires des hommes politiques, des éditorialistes, des responsables de la compagnie que de « violence sociale inacceptable ».


Pierre Gattaz réclame une punition. Le premier ministre Manuel Valls lui emboite le pas. Il qualifie les salariés de « voyous » et affirme « qu’il n’existe aucune excuse, pas même la violence sociale, à des actes de violence contre les personnes » ....

Nous y voilà ! En creux le terme est évoqué. « La violence sociale ». Mais de quoi s’agit-il ? Dans le fond, la chemise du DRH est-elle anecdotique ou au contraire révélatrice d’une situation qui dépasse la seule compagnie aérienne et qui témoigne d’une réalité sociale insupportable à des millions de salariés ?

Vision exagérée ou au contraire lucide ?
Pour comprendre, il fallait se rendre auprès des principaux intéressés, les rencontrer, les écouter.


Faudrait-il comme pour se rassurer limiter la violence sociale aujourd’hui à quelques « excités » ou au contraire reconnaître qu’elle n’a rien de bien original et a toujours été une des conséquences des rapports sociaux. Air France ne fait-il pas suite à une série d’autres évènements qui expriment les mêmes malaises ? Manifestations, bousculades, affrontements, occupations d’usines, séquestration de patrons... Dernièrement la situation des « Goodyear » passés en justice pour s’être opposés à plus de 1200 licenciements et avoir retenu leur responsable durant une trentaine d’heures vient indiquer la réalité d’une violence visible, mais aussi et surtout de celle dont on ne parle pas, ou peu, la violence subie qui pousse à commettre des actes tout aussi déterminés qu’ils ne sont pas prémédités.

Les manifestations de colère à Air France ou Goodyear sont-elles le « privilège » de ces entreprises, ou au contraire susceptibles d’atteindre celles qui se croient à l’écart au nom d’un dialogue social souvent plus imaginaire que réel ?


La société évolue souvent sous le coup de tensions, d’affrontements, de violence aussi. Encore faut-il tenter d’en saisir la signification et s’interroger sur les causes réelles et profondes qui peuvent pousser n’importe quel salarié, là dans l’industrie, ici dans les services, là dans le privé, ici dans le public à utiliser des méthodes à l’encontre de son patron ou de son responsable jusque-là inenvisageables…

La violence sociale aujourd’hui ? Il ne sert à rien d’attendre de nouvelles manifestations ouvrières pour l’évoquer. Elle est annoncée, programmée avec la « réforme » du code du travail jusqu’au bout dans la foulée d’El Kohmri, par l’utilisation des ordonnances, comme l’a annoncé le nouveau président de la république, Emmanuel Macron, dans la campagne électorale.


Derrière la réalité de la violence sociale se trouve un système qui désespère et broie l’individu. Derrière la violence ouvrière se trouve la violence patronale. Appréciation d’un autre temps ? Avec la réalité des faits, c’est cela aussi qu’il me semblait important d’aborder. Les responsabilités politiques, économiques et sociales qui désespèrent et poussent à l’action. Bref qualifier le mal pour tenter de réfléchir à un remède…


Documentaire:
"
Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15
France 2


Jacques Cotta
le 19 mai 2017

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 22:28

Contexte : c'est la droite qui gouverne à nouveau en Argentine avec l’arrivée au pouvoir de  Mauricio Macri en décembre 2015.  Trois des cinq membres de la Cour suprême se sont prononcés pour la libération anticipée de Luis Muiña, tortionnaire condamné en 2011 pour crime contre l’humanité à 13 années de prison.  Deux des membres de la Cour suprême argentine ont été récemment proposés au Congrès par Mauricio Macri ...

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 12:44

Sur France Inter le 2 mai 2017

Vincent Giret nous emmène ce soir à Varsovie et à Budapest, où deux manifestations opposées viennent de se dérouler.

J’avais vu passer ce week-end sur twitter, un message d’un confrère évoquant une manifestation fasciste à Varsovie. J’ai, un temps, je l’avoue, cru à une exagération, voire une intox. Et puis, je suis allé voir sur le site de Gazeta Wyborcza, le quotidien polonais de grande qualité, créé et toujours dirigé par l’ancien dissident Adam Michnik, et là, je l’avoue, ma stupéfaction a été totale : on y voit sur une vidéo que ce samedi 29 avril, en plein cœur de Varsovie, dans ce quartier du centre historique reconstruit dans une ferveur populaire exceptionnelle au lendemain de la Second Guerre, paradaient 500, un millier peut-être, hommes et femmes, le crâne souvent bien rasé, tous vêtus de noir de la tête au pied et strictement alignés, comme le serait une armée au garde à vous, agitant le drapeau vert et blanc d’un parti authentiquement néo-fasciste, appelé Renaissance Nationale de la Pologne. On y entend son leader éructer et le chœur de ses partisans reprendre des slogans haineux qui provoquent la stupeur des passants, une jeune femme sur le trottoir semble même essuyer une larme. Mais on comprend vite que non seulement cette manifestation a été autorisée, mais qu’elle est en outre fermement protégée par des rangées de CRS polonais. Ce groupuscule est en fait l’héritier politique du Camp national-radical, qui se proclamait ouvertement fasciste dans les années 30 et organisait même des pogroms anti-juifs. Bien sûr, ce parti est ultra minoritaire, mais l’image est terrible et dit surtout combien le parti populiste au pouvoir, les ultra-nationalistes du Parti Droit et Justice jouent avec le feu en attisant la haine, la xénophobie et s’attaquant depuis des mois à l’état de droit et aux grands principes démocratiques.

Vu sur le site http://wyborcza.pl que le journaliste de France Inter a consulté.

Tysiące podpisów pod petycją o delegalizację ONR

 (Des milliers de signatures pour une pétition visant à interdire l'ONR)
Kacper Sulowski

 

Marsz ONR-u w Warszawie

Extraits de l'article et traduction google

Les participants de la manifestation, marchant dans les rues de Varsovie avec croix et bannières de la phalange, ont scandé des slogans nationalistes et xénophobes : « Nous ne voulons pas l'islam ici, les terroristes, les musulmans » ou « Il y aura du bâton sur le museau de gauche. » Protégé par la police  en présence de plusieurs centaines de personnes.

(Uczestnicy demonstracji, idąc ulicami Warszawy z krzyżem i sztandarami z falangą, skandowali nacjonalistyczne i ksenofobiczne hasła, m.in.: „My nie chcemy tu islamu, terrorystów, muzułmanów” czy „Znajdzie się kij na lewacki ryj”. W ochranianym przez policję marszu wzięło udział kilkaset osób.)

Les autorités polonaises non seulement regardent sans rien faire des démonstrations de fascistes, mais récemment encore enlevé le symbole ONR - Phalange - de la liste des symboles reconnus du fasciste et raciste.

(A w ubiegłym tygodniu znów maszerowali ulicami Warszawy. Polskie władze nie tylko bezczynnie przyglądają się demonstracjom faszystów, ale niedawno usunęły nawet symbol ONR - falangę - z wykazu symboli uznawanych za faszystowskie i rasistowskie”.)

Au même moment, les communistes polonais n'ont plus le droit de s'exprimer.  Les membres du comité de rédaction du journal communiste "Brzask”   sont condamnés à la prison au terme d'une surprenante argumentation du procureur :

"Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 12:19

Sur Initiative communiste

Communiqué – Commission Internationale du PRCF

Le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) condamne de la manière la plus énergique la répression anti-communiste en .

Le régime cléricalo-fasciste polonais pourchasse les militants du Parti Communiste Polonais qui ne font que défendre leurs idées et leur projet politique.

Cette atteinte aux droits de l’homme et du citoyen polonais les télés, les radios, les belles âmes n’en parleront pas. Du moment où ce sont des communistes qui sont frappés ils font silence. Portant ce furent les communistes des pays occupés et l’URSS qui ont vaincu le /nazisme. A l’approche du 8 mai et de l’anniversaire de la capitulation du IIIe Reich il est bon et nécessaire de rappeler ce fait.

Et de constater que ce sont les descendants des collabos de nazis qui pourchassent les communistes en Pologne. Et que dans toute l’UE, cette prison des peuples, les partis d’extrême-droite relèvent la tête y compris en France où le FN, grâce à la complicité de la bourgeoisie, menace les syndicalistes et ceux qui luttent pour la démocratie et la paix.

Notre solidarité avec les communistes polonais et le Parti Communiste de Pologne est totale.

 

Nous participerons à toutes les manifestations de solidarité avec nos camarades de Pologne.

Nous vous appelons à signer la pour le cessation immédiate et inconditionnelle des poursuites contre des citoyens qui ne font qu’utiliser leurs droits.

Enfin il est temps de ne plus accepter l’amalgame honteux, indigne, mensonger qui veut faire croire que communisme et fascisme sont des frères jumeaux. Cet horrible mensonge se répand dans tous les médias bourgeois, les chiens de garde du système capitaliste ne cessent de le pilonner,des livres d’école reprennent le grand mensonge, le bourrage de crâne est général : c’est lui qui sème la revanche d’Hitler.

Appel international de soutien aux militants du Parti communiste de Pologne condamnés à la prison pour „propagation du communisme” – Pétition

Le 31 mars 2016 quatre militants du Parti communiste de Pologne ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine "Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels "la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du (Parti Communiste de Pologne) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: "Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

 

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: "Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”…

Les communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

Au moment de la condamnation des rédacteur de "Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Rassemblement National Radical) défilaient dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation… Ils portaient alors des étendards avec le symboles de la Phalange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavant un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’exécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

L’Etat bourgeois pense qu’il va terroriser le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est liée à l’intensification des pratiques anti-sociales barbares de l’Union européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importantes pour et doivent devenir massives –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

Les répressions anti-communistes doivent cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

Komunistyczna Partia Polski – KPP – Parti communiste de Pologne

Signer en cliquant ici: https://www.change.org/p/kpp-p olish-communist-party-protest- against-the-criminalization- of-anti-capitalist-voice-in- poland?recruiter=55577695&utm_ source=share_petition&utm_ medium=email&utm_campaign= share_email_responsive

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:32

Emmanuel Macron : cet homme est dangereux

Sur le blog d'Anicet Le  Pors

Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.

Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.

 

  1. Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail

 Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la crise, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.

 

  1. La mise au pas des collectivités territoriales

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’Etat serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.

 

  1. L’abaissement du Parlement

Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.

 

  1. Un gouvernement aux ordres

Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.

 

  1. Un exécutif opaque et autoritaire

Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.

S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.

Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:32

PROPOSITION DE RÉSOLUTION N° 4620 tendant à la création d’une commission d’enquête visant à étudier la possibilité de mettre en place une « immunité ouvrière »,

 
Jean-Jacques Candelier (PCF) propose d'étudier la mise en place d'une «immunité ouvrière»
 

«Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.» Suite au buzz provoqué par la réplique de Philippe Poutou à Marine Le Pen lors du débat à 11 du 4 avril dernier, le député Jean-Jacques Candelier a pris le candidat au mot. Il a déposé une proposition de résolution pour créer une commission d'enquête chargée d'étudier la création d'une «immunité ouvrière» [...]

Le cas le plus emblématique de la répression policière et judiciaire des salariés est celui des employés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord qui avaient séquestré leur directeur des ressources humaines et le directeur de la production afin de préserver leur outil de travail.

Le tribunal correctionnel d’Amiens les a condamnés en première instance à neuf mois de prison ferme et quinze avec sursis. Cette délibération transforme les syndicalistes en criminels, pendant que les vrais délinquants qui fraudent le fisc ou détournent l’argent public ont les mains libres.

Cette décision de justice, bien qu’amoindrie en appel, a un caractère politique clair. Après le cas d’Air France où des policiers sont venus chercher des salariés chez eux aux aurores, c’est une nouvelle tentative pour intimider les salariés qui seraient tentés de relever la tête pour défendre leurs emplois face à des dirigeants qui privilégient le plus souvent la rentabilité à court terme, au détriment de l’intérêt général et de l’emploi.

Goodyear qui a fermé pour délocaliser, c’est pourtant 2,5 milliards de profit après impôt, 800 millions de dividendes aux actionnaires, et 12 suicides de travailleurs depuis la fermeture de l’usine.

[...]

Protéger les syndicalistes, c’est protéger l’intérêt général.

Au-delà du caractère symbolique de la mise en place d’une « immunité ouvrière » qui serait apte à remettre chacun sur un pied d’égalité devant la loi, cette disposition revêt un caractère nécessaire pour protéger les fonctions importantes des syndicalistes dans les entreprises.

Face à la criminalisation de l’action syndicale, il devient compliqué pour les représentants des salariés de jouer leur rôle de défense des intérêts majoritaires et de lanceurs d’alertes face aux accidents du travail et aux négligences patronales. Combien de salariés se taisent par peur des pressions ou des sanctions patronales ? Combien se taisent suite au risque de poursuite judiciaire en cas d’action revendicative ? Cela ne peut plus durer.


La mise en place de cette mesure permettrait donc de protéger les syndicalistes en leur permettent d’assurer pleinement leurs pouvoirs de représentation, y compris d’action revendicative au service de l’intérêt général. [...]

L'article intégral ci-dessous :

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 13:12
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 07:55
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 08:03
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