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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:58

Nous publions ci-dessous un extrait d'une analyse du projet de traité transatlantique ( Traité Etats-Unis-Europe) parue sur Agoravox.  Vous trouverez d'ailleurs beaucoup d'articles à ce sujet sur ce site.  Eclairant. 

 

Et pour imaginer ce que seraient les conséquences de ce traité, nous joignons le communiqué de la CGT (Métallurgie)  protestant contre l'interdiction faite aux salariés de l'entreprise Vallourec aux Etats-Unis ( Youngstown) de créer un syndicat sur le site.  Le patron de Titan n'est pas une exception aux Etats-Unis.  Et les patrons français de Vallourec sont ravis de pouvoir interdire un syndicat aux Etats-Unis puisque la loi et le rapport de forces le leur permettent.  On n'ose imaginer ce qu'ils feraient si le traité transatlantique était signé ...


 

    Extraits de "Comment le traité transatlantique menace l’emploi et les droits sociaux   (AGORAVOX)"

« - La course au moins-disant social : moins de droits, plus d’obligations pour les travailleurs

A travers l’harmonisation des normes et règles entre les deux puissances transatlantiques, il se pourrait que le droit du travail soit lui aussi remis en cause. Les Etats-Unis ont catégoriquement refusé de ratifier certaines des normes les plus élémentaires en matière de droit du travail, dans le cadre de l’organisation internationale du travail (OIT), y compris les conventions sur la liberté d’association et de pratiques syndicales. Dans le même temps, les récentes attaques de la commission européenne sur les salaires, dans le cadre de la crise de l’euro, démontrent les dispositions particulièrement menaçantes de l’UE à l’égard des normes en matière de travail [20]. Le PTCI pourrait servir d’instrument pour réformer la législation du travail en Europe, et l’« harmoniser » avec celle des Etats-Unis. Celle-ci comprend par exemple une disposition anti-syndicale tristement célèbre, sous une dénomination trompeuse (The Right To Work), qui restreint systématiquement la liberté des employés de s’associer – avec des conséquences désastreuses pour leurs droits [21].

Selon la fédération syndicale AFL-CIO, la législation étatsunienne a contribué à une course au moins-disant social en termes de salaires, de normes de santé et de sécurité, à mesure que les états étaient mis en compétition pour attirer les capitaux [22]. Lorsque la commission européenne annonce qu’elle souhaite faire l’inventaire de la législation du travail de sorte à « réduire le risque de voir l’investissement étatsunien diminuer en Europe au bénéfice d’autres régions du monde [23] », il y a fort à craindre que la compétition entre les Etats membres de l’Union européenne soit exacerbée par la signature d’un accord transatlantique. Après tout, la législation du travail européenne n’a-t-elle pas été identifiée comme « mesure non-tarifaire » qui ferait obstacle au commerce transatlantique [24] ?

Ainsi, ce ne sont pas seulement des centaines de milliers d’emplois qui sont menacés dans les nombreux secteurs qui seront affectés par la baisse des tarifs douaniers entre l’Union européenne et les Etats-Unis ; mais aussi le droit des européens à travailler dans des conditions dignes, à s’organiser et à se défendre dans une Europe frappée de plein fouet par l’austérité et le chômage.
Traduit par Frédéric Lemaire pour les Dessous de Bruxelles »

 

Ci-dessous un communiqué de presse de la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT : éclairant sur l'absence de  libertés syndicales aux Etats-Unis

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:54
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 18:29

Nous publions un communiqué de l'UD CGT de Seine-Maritime

 

COMMUNIQUE DE L’UNION DEPARTEMENTALE CGT
DE SEINE MARITIME


D’autres choix sont possibles pour sauver l’emploi chez Mory-Ducros.

Le 30 janvier 2014, à la demande de l’UD CGT, une délégation des salariés de Mory-Ducros était reçue en Préfecture (M. Eric Maire Secrétaire Général de la Préfecture, M. Christian Cauvet Commissaire au redressement productif, M. Jaunet pour la Direccte), pour l’union départementale Régis Gasse, Handy Barre, pour l’UL de Sotteville : Gérard Paimpare, Nicolas Larose pour le syndicat CGT Mory Ducros avec 4 salariés), la CFDT a décliné l’invitation.

D’entrée la CGT a exigé le maintien du site Mory-Ducros de Saint Etienne du Rouvray sachant qu’il est à proximité du centre Rouen multi-marchandises et du triage SNCF de Sotteville-les-Rouen qui sont deux outils pouvant permettre d’assurer le transport de marchandises dans les meilleures conditions. Cela permettrait de préserver les emplois existants, tout cela dans le cadre du développement durable et environnemental,.

Or, au lieu de s’appuyer sur ces outils et ainsi de créer un pôle public de transports comme le réclame la CGT, le gouvernement préfère subventionner les plans sociaux. Chez Mory-Ducros c’est 17,5 millions d’€.

Voilà le pacte de responsabilité au gouvernement que propose la CGT pour éviter des licenciements  chez Mory-Ducros, avec un pôle public de transports. En effet, avec le dossier Mory-Ducros, l’Union Départementale CGT réaffirme sa proposition de création d’un pôle public du transport au niveau national.

La situation que vivent les salariés de Mory-Ducros risque de se prolonger vers d’autres entreprises du transport. Le patronat , malgré les aides de l’Etat se réorganise pour augmenter ses profits.

Les dirigeants du secteur du transport routier réorganisent l’outil de travail non pas face à la concurrence qu’ils ont eux-mêmes organisé  dans le but d’augmenter leurs marges et de verser le maximum de dividendes à leurs actionnaires.

La CGT, au moment de la fusion de Mory-Ducros avait déjà dénoncé les manœuvres du patronat. Un certain nombre de salariés ont confirmé par la suite l’incompétence de leur direction et les avaient alerté sur le fait que les orientations mises en œuvre allaient conduire aux résultats que l’on connait aujourd’hui.

Va-t-on continuer à satisfaire les demandes du patronat à coup de subventions ou mettre en place de véritables mesures comme le propose la CGT, qui permettraient d’assurer le transport de marchandises avec la création d’un pôle public de transports ?  A nous de l‘imposer.

Rouen, le 31 janvier 2014

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 14:59

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POUR LIRE LA LETTRE DANS SON INTÉGRALITÉ

CLIQUEZ ICI

 

Analyse du scrutin n° 774

Deuxième séance du 28/01/2014

Scrutin public sur la proposition de loi constitutionnelle visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (première lecture).


Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 11

François Asensi

Bruno Nestor Azérot

Huguette Bello

Alain Bocquet

Marie-George Buffet

Gaby Charroux

André Chassaigne

Jacqueline Fraysse

Alfred Marie-Jeanne

Jean-Philippe Nilor

Gabriel Serville


Contre: 4

Jean-Jacques Candelier

Patrice Carvalho

Marc Dolez

Nicolas Sansu


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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 14:52

usa-15dollars.jpg

OBAMA militerait pour un salaire minimum horaire américain à 10 dollars ? Mais combien ça fait en euros ?

*****

On ne peut pas vivre avec 7,5 dollars de l'heure, pas même avec 10 dollars ! un minimum correct serait à 15 euros !

 

Voici qu’Obama milite pour la revalorisation du Smic américain ! A première vue on dit "Bravo" ! Mais, combien cela fait en Euros: une misère !

7,25 dollars de l'heure, aux USA ? Cela ne fait que 5,29 euros de l'heure !

Imaginez la pauvreté dans laquelle le pays le plus riche du monde fait vivre des millions d’êtres humains ! 

Et avec cela il faut, sur ce salaire, se payer une assurance santé, et économiser pour la retraite ? C’est pour ainsi dire, impossible !

Certes on nous dit que, de ce total, moins de 4 millions ne percevraient encore le salaire horaire de 7, 25 dollars, soit 5,29 euros ! Mais tout de même ils sont encore 4 millions ! Il s'agit souvent de débutants sans qualification ou d'employés à temps partiel peu qualifiés. A 20 heures la semaine, cela fait mois de 500 euros le mois !

Aujourd’hui 75 millions de salariés Américains sont payés à l'heure, c'est-à-dire qu’ils ne sont pas mensualisés et subissent des temps partiels imposés.

 

Ils sont des dizaines de millions ceux qui, comme en France, voudraient travailler un minimum de 35 heures,… mais ils sont des millions à ne travailler que 15 à 20 heures la semaine ! C’est dans la restauration, l'hôtellerie, le commerce de détail et l'agriculture, que le salaire minimum est encore pratiqué, c'est-à-dire là où les syndicats ne sont pas implantés.

 

Et voici que le Figaro se félicite que Wal-Mart, premier employeur privé des États-Unis, leader de la distribution à bas prix, n'applique plus les 7,25 dollars et a porté son salaire horaire minimum à 8,81 dollars en moyenne son personnel !... Fichtre ! Mais cela ne fait encore que 6,44 euros de l'heure ! Et le Figaro d'en regretter (presque !) que les syndicats soient interdits chez Wall-Mart, car "là où les syndicats existent les salaires sont plus hauts" ! Vérité aux USA, erreur en France ?

Les syndicats américains militent pour un salaire minimum à 15 dollars de l'heure ! Cela ne ferait qu'un salaire horaire juste un peu dessous de 11 euros de l'heure ! Excessif ? Démagogique ? N'oublions pas qu'avec ce salaire, il n'y a pas de sécurité sociale, ni de retraite, ne d'allocations familiales !

 

On comprend mieux la raison pour laquelle le Medef milite pour la suppression du Smic, et que les leaders de la droite et de l'extrême droite veulent allonger la durée du travail en france de 35 à 39 heures sans augmentation de salaires ! Ils lorgnent avec envie sur de tels bas salaires dans le paradis du capitalisme !

 

source: UL CGT Dieppe

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 14:49

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



En Colombie, s'opposer à la politique du gouvernement est un crime. Rechercher la paix, la justice sociale et la vraie démocratie est illégal, là où un gouvernement légal prospère par le crime organisé, la guerre contre son peuple, l'oligarchie préservée.

 

 

 

Ce 20 janvier, les « forces de l'ordre » colombiennes ont commis un nouvel acte barbare contre l'opposition sociale avec l'assaut lancé contre le siège du Parti communiste colombien (PCC) et, l'enlèvement du gardien du siège, soumis à des agressions physiques et verbales.

A 1 h du matin, les policiers du commissariat 13 de la localité de Teusaquillo, dans la banlieue de Bogota, lancent un assaut contre le siège du PCC avant d'enlever le gardien, Omar Javier Bustos, sous prétexte de « port d'armes illégal ».

A 2 h, il est porté au commissariat de Teusaquillo où il subit des agressions verbales parce qu'il « est du Parti communiste », puis à l'Unité de réaction immédiate (URI) de la localité voisine de Puente Aranda, où il est violemment passé à tabac, comme l'indique le rapport médical officiel, qui a préconisé une semaine d'arrêt de travail pour le militant communiste.

 

Emmené dans l'après-midi au juge pénal municipal, ce dernier ordonne sa libération immédiate. Pourtant Omar Bustos est de nouveau placé en cellule dans la nuit, subissant de nouvelles agressions, verbales et physiques.



Les faits énumérés ici ont été confirmés par des ONG responsables de la défense des droits de l'Homme : la Comité permanent pour la défense des Droits de l'Homme (CPDH) et la Corporation pour la Défense des droits de l'Homme (REINICIAR).

La sénatrice de gauche Gloria Inés Ramirez a dénoncé ces actes avec la plus grande fermeté :

« La brutalité avec laquelle fut traité le camarade Omar Javier Bustos, parce qu'il était gardien du siège du Parti communiste, démontre les conceptions nettement McCarthystes, propres aux régimes fascistes, qui inspirent le comportement de la police et constituent, avec la persécution de la Marche Patriotique, une nouvelle preuve que le régime dominant en Colombie dénie les droits les plus élémentaires à l'opposition de gauche, et est bien loin de correspondre à une vraie démocratie. »



Les ONG de défense des droits de l'Homme ont dénoncé les policiers responsables de ces actes barbares : César Acosta, Andrés Hernández et David Monsalve, sans illusion sur les poursuites potentielles engagées contre eux. L'impunité règne en Colombie.

En effet, dans la seule année 2013, 26 membres de la Marche Patriotique – ce mouvement réunissant mouvements sociaux, avec à sa tête le Parti communiste, demandant la paix avec justice sociale – ont été assassinés.

 

 

On peut rappeler que la Colombie est un tombeau pour les syndicalistes. Deux syndicalistes sur trois assassinés dans le monde le sont en Colombie : 2 800 militants et cadres syndicaux ont été liquidés par les milices fascisantes de connivence avec l’État colombien cette dernière décennie.



Évidemment, nous exprimons la plus grande solidarité avec nos camarades colombiens face à de tels actes barbares. Faisons pression auprès de notre gouvernement pour qu'il annule les accords de coopération avec la Colombie, impose que des sanctions soient prises contre ce gouvernement qui n'hésite pas à réprimer le mouvement social par les balles.

 

Les militants d'Action communiste partage totalement cette déclaration cette déclaration

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 14:45

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

Le 26 janvier 2014. 

 

Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » a été présenté le 4 décembre 2013 et signé le 13 entre le Premier ministre JM. Ayrault et le président de la région Bretagne Pierrick Massiot. Approuvé à une courte majorité par le Conseil régional (élus PS et communistes), il s’inscrit dans une logique ultra-libérale et de destruction des fondamentaux de la République.

D’emblée, le pacte situe son orientation en affirmant qu’il faut « des mesures de soutien à la compétitivité des entreprises et des territoires », alors que la nécessité est aujourd’hui de mettre fin à la concurrence entre les peuples et les Etats. En outre, le gouvernement admet qu’il faut licencier et entend à ce titre assurer « un accompagnement des restructurations économiques », alors qu’il faut mettre d’urgence un terme à la destruction de l’outil de travail et des emplois.

Le pouvoir socialiste garantit les intérêts patronaux par le biais de « l’activité partielle » et la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) » afin de maintenir les bénéfices réalisés par les entreprises, au détriment des salaires et de l’emploi : 15 millions d’euros sont ainsi dépensés pour « aider les entreprises agroalimentaires des filières élevage à financer leurs investissements (modernisation, automatisation, robotisation, adaptation au marché...) ». Autrement dit l’Etat subventionne les licenciements !

A cela il faut ajouter que pour assurer « un soutien effectif à l’activité économique », l’Etat et les collectivités locales s’engagent « à mettre en place en 2014 les financements de toutes les opérations dont l’état d’avancement permet une réalisation rapide, notamment dans le cadre du CPER 2007-2013. » Autrement dit la dépense publique va servir à alimenter les profits privés. Cette attitude ne manque par ailleurs pas de constituer un paradoxe lorsque le gouvernement affirme au niveau national que les dépenses publiques doivent être comprimées pour le bien de tous… Le texte égrène également toutes les dépenses d’infrastructure (très haut débit, chemins de fer…) qui seront aussi aidées par l’Etat.

Dans la logique de mise au service des intérêts privés de fonds publics, le Pacte ne manque pas de promouvoir la « recherche partenariale public / privé ». Nul ne doute au vu des résultats des partenariats public-privé mis en œuvre dans la construction de bâtiments publics que ce seront les acteurs privés qui tireront profit de cette organisation.

De même, le texte situe le problème économique au niveau de l’insuffisance des profits puisqu’il faut « contribuer à la croissance des entreprises et au développement de l’emploi par la régénération des marges ». Comme si les patrons de l’agroalimentaire ne s’étaient pas enrichis au cours des dernières années.

On voit apparaître également une veine libérale, pour ne pas dire poujadiste, dans le « volet de simplification des procédures », notamment « de simplification et de sécurisation du cadre juridique envers les entreprises ». Rappelons que les procédures administratives ne sont pas des gadgets de technocrates ; ce sont des garanties de démocratie et de transparence, qui devraient être renforcées et non supprimées afin de conforter l’Etat de droit ; ce sont également des moyens indispensables pour protéger notre santé, en particulier alimentaire. Le remplacement de ces procédures par une « obligation de résultat », même « renforcée », constitue une véritable attaque contre la démocratie, car elles ne sont pourvues d’aucune sanction légale et ouvre la porte à tous les abus.

Rien de cela ne fonctionnera, car personne ne veut envisager un seul instant de remettre en cause le « modèle breton » qui n’a d’ailleurs de breton que le nom. Ce « modèle breton », largement représenté par l’agriculture et l’industrie agroalimentaire est basé sur le productivisme, l’agriculture industrielle intensive, privilégiant la quantité sur la qualité, et l’exportation. Cela a fonctionné grâce aux bas salaires, aux exonérations de cotisations sociales et aux subventions à l’export de l’UE.

L’agriculture pratiquée ici est coincée dans une chaine de production infernale. En amont, dominée par les fabricants d’intrants – engrais, graines, aliments pour les animaux - de matériels agricoles de plus en plus gros et coûteux, voraces en énergie fossile. En aval par les transformateurs de l’agroalimentaire, eux-mêmes dépendants de la grande distribution qui impose des prix bas au nom de la défense du pouvoir d’achat des consommateurs. Ce mode de production complètement dépendant a conduit de façon mécanique à la disparition de nombreuses exploitations et à l’impossibilité pour les jeunes de s’installer, le ticket d’entrée étant trop élevé. Pour résister à la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire se sont regroupés, ont pratiqué du développement externe, sans que leurs investissements se traduisent par une modernisation de l’outil industriel ni d’innovation dans les produits. Dans ce contexte économique et politique libéral, la concurrence libre et particulièrement faussée joue à plein contre les salariés et les petits agriculteurs.

C’est tout ce système qu’il faut remettre en cause. Il faut développer une agriculture qui s’affranchisse d’intrants qui plombent les coûts et détruisent la terre. Sortir de la spécialisation des exploitations pour mettre en place des productions complémentaires, sources d’économies, de meilleure qualité, d’autonomie des exploitations. Il faut sortir de la politique des prix bas qui oppose agriculteurs et consommateurs. Il faut sortir de la politique de l’exportation pour réinvestir le marché national (70% des volailles consommées par la restauration collectives sont importées). Il faut sortir du libre-échange et introduire des mesures protectionnistes pour combattre le dumping social.

Sous couvert de décentralisation, le gouvernement Ayrault mène une attaque frontale contre le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

On peut d’abord noter une hypocrisie dans la posture du Premier ministre et des élus de Bretagne. Si d’un côté ils souhaitent plus de décentralisation, de l’autre ils ne manquent pas de mobiliser les ressources de l’Etat. Par exemple, le gouvernement va installer des institutions nationales en Bretagne : « Le Pacte affirme l’engagement de l’Etat à créer en Bretagne un pôle d’excellence en cyber-défense, priorité nationale inscrite au Livre Blanc pour la Défense et la Sécurité Nationale de 2013. » Le CNAM est lui aussi mis à contribution.

Mais ce paradoxe n’empêche pas le projet d’être marqué par une orientation très claire. Il s’agit de défaire les institutions héritées de la Révolution française en mettant en place une organisation à la carte des régions. Ainsi le pacte affirme-t-il : « les propositions innovantes que les acteurs bretons, et notamment les collectivités locales, pourraient bâtir en termes d’organisation différenciée des institutions publiques en Bretagne (transferts de compétences, délégations de compétences, mutualisations de compétences et de moyens, regroupements institutionnels etc...) seront étudiées avec attention, notamment en mobilisant les possibilités ouvertes par la future loi de modernisation de l’action publique ».

Cette volonté se manifeste aussi par « une convention spécifique sur les langues de Bretagne [qui] portera notamment sur la formation et le recrutement d’enseignants des langues de Bretagne, sur le développement de l’enseignement bilingue ainsi que sur le soutien à l’action de l’Office de la langue bretonne, établissement public de coopération culturelle. La convention encouragera le développement de l’usage de ces langues dans la vie quotidienne ». Lors du déplacement du Premier ministre en Bretagne le 13 décembre 2013, celui-ci a dévoilé ce que cache cette affirmation : la volonté de faire ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires qui conduirait à réintroduire en France la conception ethnoculturelle de la nation, au détriment de son acception politique issue de 1789. C’est l’objectif que poursuivent les autonomistes de tout poil, Bretons, Basques, Corses ou Alsaciens qui, bien que très minoritaires dans leur région, veulent imposer à travers le lobbying de la Fédération peuples et ethnies solidaires auprès de l’Union européenne, une Europe des régions et la destruction des Etats-nations.

La possibilité d’adapter la législation va conduire à une mise en concurrence des territoires et à un nivellement par le bas. On peut en avoir un début d’illustration : le pacte prévoit une dérogation aux interdictions de circulation des poids lourds. Outre que cela est contradictoire avec le souci, affirmé de façon récurrente, de protéger l’environnement, on se demande ce qui empêchera d’autres régions et d’autres secteurs de réclamer les mêmes dérogations.

On voit poindre les risques que cette « décentralisation » peut comporter à terme pour les normes sociales et environnementales. Le Pacte d’avenir pour la Bretagne est dans la droite ligne de l’acte III de la décentralisation dont la première partie concernant la mise en place des Métropoles a été votée par l’Assemblée nationale et dont les deux autres lois, concernant l’une les régions et l’autre les intercommunalités sont en discussion. Il s’agit à travers ces textes de lois de détruire à terme les Etats-nations et les communes au profit d’euro-régions et d’euro-métropoles « compétitives » au sein de l’Union européenne libérale, dans lesquelles les salariés qui seront en concurrence pour le plus grand profit des entreprises multinationales qui s’empareront de toutes les activités y compris les services publics.

De façon significative, alors même que cela constituait un argument phare en matière de décentralisation, le terme de démocratie ne figure pas une seule fois dans le texte.

Le Pacte d’avenir se situe dans la droite ligne de la politique ultra-réactionnaire menée par le gouvernement du Parti socialiste depuis l’arrivée de F. Hollande au pouvoir : les problèmes de la France résident dans le manque de compétitivité de notre économie. La spécificité du Pacte est qu’il met également l’accent sur le volet institutionnel : à l’évidence, il faut pour le PS reconfigurer les territoires pour les mettre au service des intérêts du capital, les mettre en concurrence et préparer l’avènement des euro-régions, soumises inconditionnellement au droit de l’UE mais plus au droit national.

Le Premier ministre a annoncé vouloir aller plus loin en matière de décentralisation lors de son déplacement du 13 décembre 2013. Ce n’est pas anodin : c’est un véritable changement de régime qui est en cours de préparation. Les principes d’unité et d’indivisibilité de la République, celui d’égalité des citoyens devant la loi sont battus en brèche. Ce sont des acquis fondamentaux de la Révolution française qui sont en passe d’être effacés.  

 

Le gouvernement PS est en train de ramener notre pays à l’avant 1789. Il s’agit purement et simplement d’un retour à l’Ancien régime.


Les vrais ennemis que les salariés, petits agriculteurs, artisans, citoyens de notre pays, y compris les Bretons, doivent combattre ne sont pas les salariés des autres pays d’Europe dans une compétition acharnée. Ce sont le libre-échange et le libéralisme que défendent si bien le Medef et la FNSEA. C’est l’Union européenne qui est leur bras armé.

Le M’PEP appelle à dénoncer et combattre les lois de décentralisation en cours de discussion, à sanctionner les socialistes et leurs alliés lors des élections municipales, à boycotter les élections au parlement européen pour délégitimer l’Union européenne et ses institutions.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 14:38

LES ALLOCATIONS FAMILIALES EN DANGER

Ambroise-Croizat.jpg

 

C'EST LE COUT DU TRAVAIL QUI EST VISE

« Dans le flot des nouvelles lancées chaque jour par les médias il en est qui sont étonnamment discrètes ainsi celles qui reflètent l'état de santé du capital :

 

En 2012 une augmentation moyenne de 18% contre 1,5% pour les salariés en activité, 12 fois moins. On comprend cette discrétion, ces chiffres sont à l'inverse de la fable du pauvre patron que les « coûts salariaux trop élevés empêchent d'embaucher »; et encore il convient de tenir compte de l'énorme différence de revenus entre les entreprises du CAC 40 et les PME ! Car ce qui capte l'attirance du pouvoir Hollandais comme celui de Sarkozy avant lui, ce sont les grandes, très grandes entreprises et leurs riches dirigeants : c'est à eux qu'ira l'essentiel des 30 milliards prévus pour « encourager » l'embauche; c'est aux 770 familles les plus riches que les impôts vont rembourser 184 millions de « trop perçu » du fait qu'ils sont calculés sur le revenu de l'année précédente, c'est-à-dire la dernière année Sarkozy !!!!

 

LA SECU, UN INVESTISSEMENT PRODUCTIF

 

Dès sa publication en 1945 de la loi de Sécurité Sociale et de son principe d'organisation, elle souleva une hostilité farouche du patronat et notamment des assurances et des fonds de pension : rappelons que son principe est foncièrement anti libéral : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins,

 

Non ce n'est pas l'entreprise qui paie, c'est le salarié; c'est une partie du pouvoir d'achat des salaires : du reste le salarié licencié représente une baisse de charge.


Qu’est-ce que le salaire différé ? Observons une Fiche de paie

salaire-differe.jpg

Ainsi, pour un salaire net de 2026 euros, la Sécurité sociale perçoit aujourd’hui 1102 euros. C’est cela le salaire différé.

 

Ces 1102 euros sont immédiatement reversés en pensions de retraite, allocations familiales, remboursements de soins, verse­ments aux établissements de santé.

C’est le système par répartition.

Suite à la décision annoncée par Hollande, la situation serait pour un même salaire brut de 2 400 euros, le salarié paierait toujours 374 euros, mais les cotisations patronales seraient ramenées à 602 euros. Le patron récupérera 126 euros par mois et la Sécurité sociale recevra 976 euros au lieu de 1 102 euros. Et cela à hauteur des 36 milliards d’euros de cotisations patronales d’allocations familiales.

 

Soit 36 000 000 000 / 2026 = soit 17 769 003 /12 soit 1 480 750 emplois pour une année. Alors que le patronat s’évertue à indiquer qu’il va créer un million d’emplois. Où va passer l’argent des 480 750 non crées ? Encore un énorme cadeau social- libéral du Président (des patrons) au MEDEF !

 

Merci à Gérard  D M pour ce dossier


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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 17:09

La CGT manifeste contre la suppression des élections prud'homales

http://img.over-blog.com/356x142/0/24/81/01/Elections-professionnelles/2015-prud-homales-01.jpg

Le ministre du travail veut supprimer les élections prud'homales. Après le travail (surtout le salarié !), c'est maintenant la démocratie coûterait trop cher. Cette nouvelle réforme est une réforme antisociale. L'union locale CGT du Havre, a organisé un rassemblement devant le tribunal de sprud'hommes.

 

 

Le gouvernement a annoncé qu’il reportait la réforme après les élections municipales; il veut supprimer les élections prud’homales sous prétexte que la participation y serait de plus en plus faible.

Ces élections, qui ont lieu tous les cinq ans (les dernières datent de 2008 !), ont pour but d’élire des conseillers prud’homaux. Élus par les salariés et les employeurs, on compte 14 500 conseillers prud’homaux, en France. Les listes de candidatures sont établies pour chaque conseil de prud’hommes, par section et par collège distinct. 

Ces juges sont paritaires et non-professionnels. ils arbitrent des litiges entre salariés et employeurs; si le ministre Sapin allait jusqu'au bout de son projet, ils seraient désignés (mais pour les salariés seulement ! Attention !) sur la base de la "représentativité" (mais calculée nationalement !), et non plus élus directement par les salariés.

On voit ce que cette méthode donne, employée à Dieppe pour désigner les représentants des salariés à la médecine du travail: CGT 1 siège; CFTC 2 sièges ! La majorité devient la minorité ! 

Alors que la CGT, dans la grande région dieppoise, est largement 1ère aux élections, avec 39,6% des voix, et majoritaire absolue en sièges aux prud'hommes, la CGT n'a eu le droit qu'à un seul représentant à la médecine du travail,... alors que la CFTC en a deux: cherchez l'erreur ! Où est la démocratie ! (En fait c'est de la "démocratie" sauce "ancien régime" ! Le pouvoir choisit à la place du citoyen, et transforme le citoyen en "sujet" !)

Car la CFTC n'est même pas représentative localement, car les salariés ne lui accordent que 8% de leurs suffrages et aucun élu aux prud'hommes ! autant dire que les salariés dieppois ne lui font pas confiance !

Comme pour la médecine du travail, les salairés n'auraient plus leur mot à dire: "on" choisira pour eux les juges qui seront dignes de les défendre, alors que c'est leur avenir qui se joue ! Si cela se passait dans un autre pays, les journalistes appelleraient cela de la dictature !

La réforme reportée après les élections municipales.

Cette réforme, que le gouvernement voulait faire voter en même temps que le projet de loi sur la formation professionnelle, a été repoussée de trois mois. Le gouvernement soumettra aux députés un projet, mais seulement après les élections municipales; avant c'était sans doute trop "chaud".

Il demandera, donc, l’autorisation de passer cette réforme par ordonnance (quelle belle démocratie !), c'est à dire qu'elle ne sera pas débattue au Parlement.

Les 14 500 juges prud’homaux devront donc attendre pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés.

 

Lu sur le site de l'UL-CGT de Dieppe

Signez la pétition pour les élections prud'homales.  Trouvez le lien sur le site des syndicats CGT du Havre

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:45

Pendant qu'à Elbeuf, ville de Didier Marie, président démissionnaire du Conseil Général de Seine-Maritime, les communistes de la section d'Elbeuf ont décidé de rallier la liste socialiste, dans la commune voisine,  les communistes  de Saint-Aubin les Elbeuf,  avec leurs co-listiers , membres de la JOC ou simplement engagés à gauche, militants associatifs, veulent «porter haut et fort le drapeau de la gauche », refusent l'union avec le PS et ouvrent leur liste "Pour une ville solidaire" aux militants du NPA et d'Action Communiste.  Nous saluons cette intention ainsi que la volonté d’ouverture. Nous répondons à cette proposition.  Tout d’abord en rappelant nos positions.


Nous voulons des élus qui défendent l’emploi, le produire en France.  Nous soutenons sans réserve tous les salariés qui se battent, comme les Goodyear, ou ici Petroplus, pour sauver leur emploi contre les actionnaires. Nous voulons des élus qui se battent  avec la population, avec toutes les forces politiques progressistes,  pour reconquérir les acquis sociaux, les services publics liquidés ou menacés par la droite et le PS : SNCF, EDF, Hôpital, équipement, Poste, Education nationale, fonction publique territoriale, droit du travail … Nous refusons que les communes, selon les vœux du PS et de l’UMP,  perdent tous leurs pouvoirs de décision au profit des métropoles et de la supra-communalité imposée.  Nous refusons le désengagement de l’Etat qui prive les collectivités locales de ressources importantes et  nous réclamons l’annulation de la «  dette soit-disant publique» due aux banquiers et aux actionnaires.

Nous ne pensons pas que de l’UE puisse surgir  une Europe sociale.  Les communes, les collectivités locales, la France ont besoin de sortir de l’euro et de l’Europe pour qu’une politique progressiste puisse être mise en œuvre.  Nous ne voulons en conséquence aucune alliance avec le PS qui applique sans réserve toutes les politiques européennes.  Si nous nous présentions, ce serait sur cette politique là. 
Au moment de la mutation du PCF sous la houlette de Robert Hue, celui-ci a engagé les communistes dans une politique européiste pour pouvoir participer au gouvernement .  Nous avons dit à ce moment là l’impossibilité d’une alliance avec un PS qui mettait en œuvre les reculs sociaux et les privatisations au nom de la « concurrence libre et non faussée ».  Aujourd’hui François Hollande annonce clairement ses positions sociales-démocrates ou sociales-libérales et reprend les propositions du Medef dans son pacte de responsabilité.

Il faut rompre avec le PS. 


Nous partageons l’analyse des camarades du réseau « Faire vivre le PCF » ( adhérents du PCF) qui veulent inscrire les municipales « dans la perspective d’un projet de société et non d’un simple programme » et qui veulent « une ligne politique offensive, lisible et identifiée par et pour le peuple, en rupture avec l’engrenage infernal dans lequel nous entraine le système capitaliste dont l’UE est le bras armé ».

En conséquence, si ensemble nous dénonçons clairement la politique du PS au plan local comme au plan national,
Si ensemble nous disons clairement que nous sommes en désaccord avec toute politique d’alliance, à Saint-Aubin comme ailleurs, avec le PS austéritaire et européiste, au premier comme au second tour,
Si ensemble nous disons clairement que nous refusons de nous soumettre à ce « carcan et cette prison» qu'est l'UE et que nous nous battrons pour reprendre pied à pied, à partir du terrain communal, notre souveraineté en matière économique, démocratique et sociale.
Si nous sommes prêts à dire que nous nous mettons en dehors des traités européens (que les Français ont d’ailleurs rejetés), sur l’annulation de la dette, la réappriopriation sociale des entreprises, les retraites et la sécurité sociale, les services publics,

Si nous sommes prêts à dire ensemble : refusons la dictature européenne et désobéissons aux injonctions de l’UE,

Alors nous sommes prêts à vous soutenir et à lutter avec vous.  

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