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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:58

Pour accéder au site du M'Pep et au tract que diffusera le M'Pep sur le parcours de la manifestation du 15 novembre, cliquez sur le titre ci-dessous.

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 11 novembre 2014.

C’est en s’attaquant aux causes que le mal pourra être éradiqué. Encore faut-il avoir la lucidité et le courage d’affronter les véritables adversaires : la clique néolibérale au gouvernement et ses institutions internationales, l’UE, l’euro, l’OTAN, l’OMC, le FMI, la Banque mondiale. Pour sauver la France de la dégringolade programmée, indispensable étape pour mater son peuple, sortons du piège. Luttons pour la sortie de toutes les institutions internationales néolibérales, et en priorité de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

C’est comme cela que nous pourrons lutter contre l’austérité !

Le 15 novembre, les militants du M’PEP seront sur le parcours des manifestations organisées contre l’austérité et distribueront un tract que vous pouvez vous-aussi télécharger, photocopier ou imprimer, et diffuser.

 


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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:50

Lu sur canempechepasnicolas.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour accéder au blog.

 

 

emmanuel-macron

Emmanuel Macron, ministre « socialiste » de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, était parti à Bruxelles, jeudi dernier, exposer devant les nouveaux commissaires européens sa proposition de « New Deal européen« .

A cette occasion, Emmanuel Macron a accordé un entretien au quotidien belge Le Soir publié sur deux pleines pages dans l’édition de vendredi. Alors que Jean-Claude Juncker, ex-premier ministre luxembourgeois nommé à la tête de la Commission européenne, est pris dans la tourmente du Luxleaks, surnom donné aux révélations sur l’existence d’accords fiscaux secrets passés entre le Luxembourg et des centaines d’entreprises afin d’éluder « légalement » l’impôt, Emmanuel Macron lui renouvelle tout son soutien !

Extrait :

« Je suis frappé par la ressemblance entre notre période et celle des années 30. Nous sortons d’une crise, les peuples se rétractent, les indicateurs économiques sont inquiétants, les démocraties sont fatiguées, les dirigeants politiques sont conspués. Le plus grand risque est que les responsables politiques laissent s’installer l’idée qu’ils sont impuissants, que les démagogues prennent le pouvoir et que les égoïsmes nationaux reviennent. Ce sont les risques que nous voyons dans mon pays, le vôtre, en Allemagne, en Grande-Bretagne. C’est dans ces moments-là que se révèlent les grands décideurs politiques, ceux qui mettent de grandes ambitions sur la table, comme M. Juncker l’a fait. C’est cette même préoccupation qui habite le président de la République et le Premier ministre lorsqu’ils annoncent l’accélération des réformes en France et les grands chantiers nécessaires.

(…) J’ai confiance en M. Juncker : il a la capacité de promouvoir des idées courageuses pour porter l’idée européenne. »

Ancien énarque, ex-banquier d’affaires à la banque d’affaires Rothschild, ex-secrétaire général de l’Elysée, Emmanuel Macron est décidément bien éloigné des préoccupations des Français et se montre incapable de toute remise en question.

Que pensent les Français, qui doivent se serrer la ceinture et sont assaillis de taxes et d’impôts, du soutien d’Emmanuel Macron, ministre socialiste de l’Economie, à Jean-Claude Juncker, protecteur d’un système qui permet à Pepsi, Apple, Amazon, FedEx, LVMH, AXA, la Banque Populaire, la BNP, le Crédit Agricole, etc, d’éluder l’impôt.

340 entreprises, dont 230 américaines et 58 françaises, ont ainsi trouvé un refuge fiscal au Luxembourg grâce à Jean-Claude Juncker et ses petits camarades.

Comment les milieux populaires, les travailleurs, les artisans, les agriculteurs, les commerçants, les indépendants, les petits entrepreneurs, pourraient-ils faire confiance à un gouvernement socialiste qui a confié l’Economie à un banquier d’affaires formé chez Rothschild et qui défend un système qui bénéficie exclusivement aux multinationales ?

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:35

 

Démosphère

samedi 15 novembre 2014 

à 14h

 

Manifestation
pour une alternative

à la politique gouvernementale

Contre le budget d'austérité de Valls-Hollande
Contre les cadeaux au Medef

carte

 

Trajet / parcours:

Manifestation

de

Denfert-Rochereau

à l'Assemblée nationale

 

Syndicalistes - politiques - associatifs - citoyen-ne-s

ensemble pour une alternative à l'austérité

La coupe est pleine ! Le pays s'enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l'Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques le tout adossé à une politique productiviste qui aggrave la crise environnementale. Ces politiques ont échoué partout en Europe comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Aujourd'hui, ils veulent aller toujours plus loin. Après les milliards de cadeaux au patronat dans le cadre des « pactes » de compétitivité et de responsabilité, le gouvernement annonce des mesures qui s'en prennent gravement encore aux salarié-e-s, aux retraité-e-s , aux jeunes, aux chômeurse-s, et d'abord aux femmes.

Pour financer les cadeaux faits aux actionnaires, il faut en effet bien prendre l'argent quelque part ! C'est sur la majorité de la population que pèseront les 21 milliards d'économies annoncés dans le budget 2015 : 9,6 milliards pour la Sécurité sociale, 7,7 milliards pour la réduction des services publics et 3,7 pour réduire l'action des collectivités locales.

Il faut stopper cet engrenage ! A l'assemblé nationale, le gouvernement ne dispose plus que d'une majorité fragile.

Les députés qui ont été élus pour faire une politique inverse de celle de Nicolas Sarkozy doivent respecter le mandat que le peuple leur a confié. Ils ne doivent pas adopter dans les jours qui viennent un budget libéral qui répond aux exigences du MEDEF et de la Commission Européenne pas aux besoins de la population et à l'intérêt général.

Nous disons que d'autres choix sont possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l'austérité permanente et à l'insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s'attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d'ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s'inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d'achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut créer les moyens d'une véritable reconquête industrielle. Il est nécessaire de financer les besoins en matière de recherche, d'éducation, de santé ou encore de logement. Pour cela, il faut s'attaquer au capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Des résistances, des luttes se mènent déjà contre les conséquences de cette politique. Il faut élever la mobilisation des salarié-es, l'intervention des citoyens et citoyennes pour mettre un coup d'arrêt aux politiques en cours, imposer d'autres choix.

Pour dire non au budget d'austérité du gouvernement Valls

et appeler à ce qu'il soit rejeté !
 

Pour dire non aux exigences du Medef !
Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !


 Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/35729
Source : http://www.cgteduc93.fr/spip.php?article6204
Source : http://www.rezocitoyen.org/Mettre-un-coup-d-a...


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La CGT 93

Pour une alternative

à la politique gouvernementale

Contre le budget d'austerité de Valls-Hollande
Contre les cadeaux au Medef

Nous n'en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, dé- membrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s'occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du com- battant.

Partout, nous ne rencontrons que du mépris.

Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu'ils doivent accepter à moins d'être radiés.

Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu'il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service.

Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c'est la coupure de l'électricité ou du gaz.

Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent.

Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu'une retraite de misère.

Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu'il faut faire toujours plus avec moins de moyens.

Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants pa- tronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.

Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les su- bissent ou qui les voient sévir autour d'eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.

Vite, très vite !

Car l'exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu'eux, dont se nourrit le Front National. Les galères ne viennent pas de nulle part.

C'est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies.

Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd'hui à l'illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux.

Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale. Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe.

Et se poursuit l'alignement sur la politique étrangère américaine.

L'austérité n'est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu'ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de di- videndes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu'en 2012.

Cette politique n'est faite ni pour le peuple, ni par le peuple :

Il n'a pas voté cela !

Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l'Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au dessus de la loi.

*Cette politique, nous n'en voulons plus.

Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.

Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses.

Nos combats doivent converger.

Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d'emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.

Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires.

Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l'éducation, à la santé.

Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression.

Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l'œuvre aussi dans les entreprises et les administrations.

Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement. Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes. Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l'austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.

Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d'actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes. Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local.

Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l'éducation, la culture ?

Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu'on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l'austérité.

Nous nous proposons de d'élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d'urgence.

Il est plus qu'urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, ur- gent d'empêcher qu'on nous les vole, urgent d'imposer d'autres choix. C'est le but de notre collectif, qui s'est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l'austérité dans le débat politique et dans la rue.

Manifestons ! le 15 novembre à Paris

14 h pour une alternative sociale, écologique et politique

 Source : http://www.cgteduc93.fr/spip.php?article6204

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:31
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:36
 

6 novembre 2014

Rien n'a changé sur le terrain, sauf que les choses ont encore empiré avec les premières pluies, et la fermeture totale de la frontière de Rafah. Beaucoup de Palestiniens de Gaza vivent dans des conditions horribles, sans espoir que les choses vont s'améliorer bientôt. L'aide ne semble pas vraiment arrivée, et reste insuffisante. Les matériaux de construction font défaut, ou sont plutôt complètement absents. Beaucoup de familles vivent dans des maisons à moitié détruites qui sont dangereuses et peuvent s'effondrer à tout moment. Des morceaux de bois, des bouts de plastique, des draps sont utilisés pour couvrir les trous béants ou les fenêtres. L'eau se déverse des plafonds et des fenêtres brisées. Tout, dans certaines parties de la bande de Gaza est recouvert par les décombres, et tout le monde semble être sur le point d'exploser. Qui ne le serait pas dans de telles conditions ? C'est un désastre, fait par des hommes, et déjà oublié par les médias.

Les rues inondées de Gaza avec les premières pluies

Chauffage central à Gaza

Beaucoup de maisons à moitié détruites sont complètement insalubres et risques de s’écrouler, mais les familles n’ont nulle part où aller

Des moyens dérisoires face au désastre

Regarder la galerie photo sur le site de l’auteur

Source : http://www.activestills.org/

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:06

traitement image.php

 

Repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Cette déclaration datée du 2 novembre a d’abord été publiée dans Alger Républicain, puis la même semaine dans l’hebdomadaire Liberté du jeudi 4 novembre 1954 puis El Djazaïr al Djadida (mensuel en arabe).


« Le Bureau politique du Parti communiste algérien, après avoir analysé les informations au sujet des différentes actions armées qui ont eu lieu dans plusieurs points du territoire algérien et en particulier dans les Aurès, estime qu’à l’origine de ces événements il y a la politique colonialiste d’oppression nationale, d’étouffement des libertés et d’exploitation, avec son cortège de racisme, de misère et de chômage, dont les sphères officielles sont obligées de reconnaître aujourd’hui l’existence.


« Le Bureau politique estime par conséquent que les responsabilités fondamentales dans ces événements incombent entièrement aux colonialistes qui, malgré les expériences du Vietnam, du Maroc et de la Tunisie, s’obstinent dans une politique d’opposition et de force, face aux aspirations légitimes du peuple algérien, pour maintenir les privilèges d’une poignée de gros propriétaires fonciers, de banquiers et de trusts coloniaux.


« Il rappelle que la répression n’a jamais réglé et ne réglera pas les problèmes politiques, économiques et sociaux que pose devant le monde contemporain l’essor irrésistible des mouvements nationaux de libération.


« Il estime que la meilleure façon d’éviter les effusions de sang, d’instaurer un climat d’entente et de paix, consiste à faire droit aux revendications algériennes par la recherche d’une solution démocratique qui respecterait les intérêts de tous les habitants de l’Algérie, sans distinction de race ni de religion, et qui tiendrait compte des intérêts de la France.


« Le Bureau politique dénonce la violente campagne de panique, de haine raciale et de diversion de la presse réactionnaire et colonialiste, dont le but est de dresser les uns contre les autres Musulmans et Européens, appelés à vivre ensemble en Algérie, leur patrimoine commun à tous.


« Il dénonce les appels à la répression bestiale de cette presse aux ordres des gros seigneurs de la colonisation dont la richesse est faite de l’immense détresse de millions d’Algériens.


« Le Bureau politique invite les Algériens, sans distinction d’origine, et plus particulièrement les travailleurs européens, à ne pas se laisser influencer par la propagande mensongère des milieux colonialistes, à réfléchir à ces événements, à rejeter toute arrière-pensée raciale, pour les juger sainement. Il leur demande de se souvenir que cette même propagande et ces mêmes menaces proférées et appliquées au début de la crise en Tunisie ont dû faire place –parce qu’elles ont fait faillite- après une douloureuse expérience, à une ère nouvelle pour le règlement du problème tunisien.

« Il souligne les contradictions entre la thèse officielle suivant laquelle le calme règne actuellement en Algérie et les véritables mesures de guerre prises par le gouvernement général en accord avec le gouvernement français.


« Le Bureau politique proteste contre ces mesures de terreur qui tendent, en créant un climat d’insécurité générale à ouvrir la voie à une répression généralisée frappant tous les patriotes, tous les hommes épris de liberté et de démocratie.


« Le Bureau politique appelle tous les patriotes, tous les démocrates musulmans et européens, à s’unir et à agir pour obtenir que soient rapportées les mesures répressives de l’administration, pour demander la libération de tous les progressistes, démocrates et militants syndicaux, arbitrairement arrêtés, et pour qu’enfin soit amorcée une politique nouvelle qui, rompant avec les solutions de force, fera droit aux justes et légitimes aspirations du peuple algérien. »


Alger, le 2 novembre 1954 Le Bureau politique du parti communiste algérien

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 09:30
Lu sur Le Grand Soir
Ce projet de loi fera voler en éclats la souveraineté des parlements
Traité Transatlantique : Une conspiration explosive contre la démocratie
George MONBIOT

Journaliste
George Joshua Richard Monbiot est un journaliste, éditorialiste, auteur, universitaire et activiste environnemental et politique au Royaume-Uni, qui écrit chaque semaine dans le quotidien The Guardian. Wikipédia

Il y a un an, jour pour jour, j’étais désespéré. Un nuage sombre se levait sur l’Atlantique, menaçant d’effacer certaines libertés arrachées par nos ancêtres au prix de leur vie. La capacité des parlements des deux côtés de l’océan de légiférer au nom de leur peuple était mise en danger par un traité étonnant, qui accorderait aux sociétés des pouvoirs spéciaux pour poursuivre les gouvernements. Je ne voyais pas comment l’arrêter.

Presque personne n’avait entendu parler du Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement (Transatlantic Trade and Investment Partnership - TTIP) entre l’UE et les Etats-Unis, à l’exception de ceux qui étaient tranquillement en train de le négocier. Et je pensait que pratiquement personne n’en entendrait parler. Même le nom semblait parfaitement conçu pour repousser l’intérêt du public. J’ai écrit à ce sujet (1) pour une simple raison : pour pouvoir dire à mes enfants que j’ai essayé.

À mon grand étonnement, l’article a été largement diffusé. À la suite de la réaction massive du public et l’engagement de certains militants remarquables, la Commission européenne (2) et le gouvernement Britannique (3) ont été obligés de réagir. La pétition Stop TTIP compte à présent 780 000 signatures (4) ; la pétition 38 Degrees en compte 910 000 (5). Le mois dernier, il y a eu 450 actions de protestation dans 24 États membres (6). La Commission européenne a été contraint d’organiser une consultation publique sur l’aspect le plus controversé (7), et 150 000 personnes ont répondu (8). Ne laissez jamais dire que les gens sont incapables de s’engager sur des problèmes complexes.

Rien n’est encore gagné. Les entreprises et les gouvernements - avec le Royaume-Uni à leur tête - se mobilisent pour contrecarrer ce soulèvement. Mais chaque mois ils perdent un peu plus pied. Lorsque le ministre britannique responsable à l’époque, Kenneth Clarke, a répondu à mes premiers articles (9), il a insisté que « rien ne serait plus absurde » que de rendre public la position de négociation européenne, comme je l’avais proposé (10). Mais le mois dernier, c’est justement ce que la Commission européenne a été obligée de faire (11). On dirait que la lutte contre le TTIP pourrait devenir une victoire historique contre le pouvoir des entreprises.

Le problème central est ce que les négociateurs appellent le règlement des différends entre Etats et investisseurs (ISDS). Le traité permet aux entreprises de poursuivre les gouvernements devant un comité d’arbitrage composé de juristes d’entreprise, les seuls et uniques à être représentés, et qui ne fait l’objet d’aucun contrôle judiciaire (12).

Déjà, grâce à l’insertion de l’ISDS dans de nombreux traités de commerce de moindre importance, les grandes entreprises se livrent à une orgie de litiges, dont le but est d’attaquer toute loi qui pourrait porter atteinte à leurs profits futurs. La firme de tabac Philip Morris poursuit à la fois l’Uruguay et l’Australie qui tentent de décourager les gens de fumer (13). La compagnie pétrolière Occidental a reçu 2,3 milliards de dollars en compensation de l’Equateur, qui a rompu la concession de forage en Amazonie accordée à la société, lorsqu’il a été découvert qu’Occidental avait violé la loi équatorienne (14). La société suédoise Vattenfall poursuit le gouvernement allemand pour avoir arrêté son programme nucléaire (15). Une société australienne poursuit Le Salvador pour 300 millions de dollars pour avoir refusé l’autorisation d’une mine d’or qui aurait empoisonné l’eau potable (16).

Sous le TTIP, le même mécanisme pourrait être utilisée pour empêcher le gouvernement du Royaume-Uni de revenir sur la privatisation des chemins de fer et le Service national de santé, ou de défendre la santé publique et l’environnement contre la cupidité des entreprises. Son effet global est d’empêcher l’émergence d’une politique qui placerait les gens avant les profits.

Les juristes d’entreprise qui siègent dans ces organismes n’ont de comptes à rendre qu’aux sociétés dont ils jugent les affaires, sociétés qui par ailleurs sont aussi parfois leurs employeurs (17). Comme a commenté l’un d’entre eux (18), « Quand je me réveille la nuit en pensant à l’arbitrage, je suis toujours surpris que les États souverains aient accepté l’idée même de l’arbitrage d’investissement... Trois individus se voient confiés le pouvoir d’examiner, sans aucune procédure de restriction ou d’appel, toutes les actions du gouvernement, toutes les décisions des tribunaux, et toutes les lois et règlements émanant du Parlement ».

Cette mesure est si scandaleuse que même The Economist, d’habitude le champion des entreprises et des traités commerciaux, a pris position contre (19). Il qualifie le règlement des différends entre Etats et investisseurs de « moyen pour permettre aux multinationales de devenir riches au détriment des gens ordinaires ».

Lorsque David Cameron et la grande presse ont lancé leur campagne contre la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, ils ont fait valoir qu’il menaçait la souveraineté britannique. Ce fut une inversion parfaite de la réalité. Juncker, constatant la tournure que prenait le débat public, avait promis dans son manifeste que « je ne sacrifierai pas la sécurité, la santé, les normes de protection sociale et de protection de données en Europe... sur l’autel du libre-échange... Je n’accepterai pas non plus que la compétence des tribunaux des États membres de l’UE soit limitée par des régimes spéciaux pour les litiges avec les investisseurs. » (20) Le crime de Juncker était qu’il promettait de ne pas abandonner notre souveraineté à des avocats d’entreprise comme le demandaient Cameron et les barons de la presse.

Juncker est maintenant sous forte pression. Le mois dernier, 14 Etats lui ont écrit (21), en privé et sans consulter leurs parlements, pour exiger l’inclusion du règlement des différends entre Etats et investisseurs (la lettre a été divulguée il y a quelques jours). Et qui est à la tête de cette campagne ? Le gouvernement britannique. Tant de duplicité laisse rêveur. Tout en prétendant être tellement attaché à notre souveraineté qu’il est prêt à sortir de l’UE, notre gouvernement insiste secrètement pour que la Commission européenne abandonne notre souveraineté au nom des profits des entreprises. David Cameron est à la tête d’une conspiration explosive contre la démocratie.

Lui et ses ministres n’ont pas répondu à la question qui brûle les lèvres : quel est le problème avec les tribunaux ? Si les entreprises veulent poursuivre des gouvernements, elles peuvent déjà le faire, devant les tribunaux, comme tout le monde. Ce n’est pas comme si, avec leurs vastes budgets, elles étaient désavantagées dans ce domaine. Pourquoi seraient-elles autorisées à utiliser un système juridique distinct, auquel le reste d’entre nous n’a pas accès ? Qu’est-il arrivé au principe de l’égalité devant la loi ? (22) Si nos tribunaux sont qualifiés pour priver les citoyens de leur liberté, pourquoi ne le seraient-ils pas pour priver les sociétés de profits futurs anticipés ? Il ne faut pas lâcher la pression sur les défenseurs du TTIP avant qu’ils n’aient répondu à cette question.

Cette question ne peut pas être esquivée beaucoup plus longtemps. Contrairement aux traités précédents, celui-ci a été exposé à la lumière par des militants, lumière sous laquelle ses justifications se ratatinent. Le combat sera difficile, et le résultat est loin d’être certain, mais mon sentiment est que nous allons gagner.

George Monbiot

Traduction « le problème avec la Justice, c’est sûrement le mot justice » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

»» http://www.monbiot.com/2014/11/04/a-gunpowder-plot-against-democracy/

1. http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/nov/04/us-trade-deal-ful...

2. http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/dec/18/wrong-george-monb...

3. http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/nov/11/eu-us-trade-deal-...

4. https://stop-ttip.org/

5. https://secure.38degrees.org.uk/page/s/eu-ttip-petition#petition

6. http://ttip2014.eu/blog-detail/blog/Highlights%20Oct%2011.html

7. http://trade.ec.europa.eu/consultations/index.cfm?consul_id=179

8. http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2014/july/tradoc_152693.pdf

9. http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/13/eu-us-trade-deal-...

10. http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/10/eu-us-trade-deal-...

11. http://bit.ly/1xYr3L6

12. http://blog.oup.com/2014/01/van-harten-q-a-investor-state-arbitration/

13. http://www.wdm.org.uk/multinational-corporations/cameron%E2%80%99s-tra...

14. http://kluwerarbitrationblog.com/blog/2012/12/19/icsids-largest-award-...

15. http://www.economist.com/news/finance-and-economics/21623756-governmen...

16. http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/oct/03/australian-mining...

17. http://blog.oup.com/2014/01/van-harten-q-a-investor-state-arbitration/

18. http://corporateeurope.org/trade/2012/11/chapter-4-who-guards-guardian...

19. http://www.economist.com/news/finance-and-economics/21623756-governmen...

20. http://t.co/fQkoZWsZJX

21. http://blogs.ft.com/brusselsblog/files/2014/10/ISDSLetter.pdf

22. http://eu-secretdeals.info/upload/2014/07/Van-Harten_Comments-id2466688.pdf

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:01
« Le monde est au bord d'une nouvelle guerre froide », estime Gorbatchev

Le Monde.fr avec AFP | 09.11.2014

 
"Le dernier dirigeant de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a déclaré samedi 8 novembre que le monde était « au bord d'une nouvelle guerre froide », en marge des célébrations marquant le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, selon l'agence de presse allemande Deutsche Presse-Agentur (DPA)."

 (Notre commentaire sur l'usage du mot "selon" : difficile de taire la déclaration de Gorbatchev.  Le Monde a dû s'en faire l'écho mais n'a pu s'empêcher de laisser sous-entendre que ce n'est pas sûr qu'il l'ait dit.  Le rédacteur, sans doute conseillé par son chef de rédaction a donc écrit "selon", histoire de jeter le doute sur la déclaration de Gorbatchev, un des premiers acteurs de la "chute du mur" et à qui les Occidentaux et les Américains avaient fait moult promesses qu'ils n'ont pas respectées.  Pour ceux qui parlent allemand, sans doute peuvent-ils aller à la source).

 

Dans une allusion manifeste à la crise en Ukraine, l'ancien chef d'Etat, âgé de 83 ans, a ajouté : « Certains disent qu'elle a déjà commencé. » « Souvenons-nous qu'il ne peut y avoir de sécurité en Europe sans le partenariat germano-russe », a-t-il encore insisté au cours d'une manifestation organisée par la Fondation Cinema for Peace, à laquelle il participe.

Dans un entretien à la Radio télévision suisse (RTS), qui doit être diffusé dimanche 9 novembre, Mikhaïl Gorbatchev a également dit que l'on « voit de nouveaux murs. En Ukraine, c'est un fossé énorme qu'ils veulent creuser ». A ses yeux, « le danger est toujours là ».


 DÉFENDRE LA POSITION RUSSE EN UKRAINE

« Eux, ils croient qu'ils ont gagné la guerre froide. Il n'y a pas eu de vainqueur, tout le monde a gagné », a-t-il jugé. « Mais aujourd'hui, ils veulent commencer une nouvelle course aux armements. » A la question de savoir s'il utilisait le pronom « eux » pour désigner les pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, l'ancien dirigeant s'est contenté de répondre : « L'OTAN est un instrument qui est utilisé. »

Présent à Berlin tout au long d'un week-end de festivités marquant le 25e anniversaire de la chute du Mur, l'ancien leader soviétique doit s'entretenir lundi avec Angela Merkel. Mikhaïl Gorbatchev, largement crédité d'avoir permis la réunification allemande, avait déclaré avant son départ pour la capitale allemande qu'il entendait défendre la position du président russe, Vladimir Poutine, auprès de la chancelière.

« Je suis absolument convaincu que Poutine défend aujourd'hui mieux que quiconque les intérêts de la Russie. Il y a bien sûr dans sa politique de quoi attirer les critiques. Mais je ne souhaite pas le faire et je ne veux pas que quelqu'un d'autre le fasse. »

Sur le site de l'AFP aussi :

Pour Gorbatchev, le monde est "au bord d'une nouvelle Guerre froide"

08 Nov 2014

Le dernier dirigeant de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a estimé samedi que le monde était "au bord d'une nouvelle Guerre froide", en marge des célébrations marquant le 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, selon des propos rapportés par l'agence allemande dpa.

"Le monde est au bord d'une nouvelle Guerre froide", a affirmé l'ancien responsable de 83 ans, dans une allusion manifeste à la crise ukrainienne. "Certains disent qu'elle a déjà commencé", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés en allemand par DPA.(L'AFP aussi: "selon")

Au cours des derniers mois, "la confiance s'est rompue", selon lui.

"Souvenons-nous qu'il ne peut y avoir de sécurité en Europe sans le partenariat germano-russe", a-t-il encore insisté au cours d'une manifestation organisée par la Fondation "Cinema for peace" à laquelle il appartient.

Dans un entretien à la Radio Télévision suisse (RTS) qui doit être diffusé dimanche, Gorbatchev a également estimé: "On essaie de nous attirer dans une nouvelle Guerre froide. On voit de nouveaux murs. En Ukraine c'est un fossé énorme qu'ils veulent creuser".

"Le danger est toujours là", selon lui. "Eux, ils croient qu'ils ont gagné la Guerre froide. Il n'y a pas eu de vainqueur, tout le monde a gagné", a-t-il jugé. "Mais aujourd'hui, ils veulent commencer une nouvelle course aux armements".

Interrogé ensuite pour savoir si par "eux", il entendait les pays de l'Otan, il a répondu: "L'Otan est un instrument qui est utilisé".

Présent à Berlin tout au long d'un week-end de festivités marquant le 25e anniversaire de la chute du Mur, l'ancien leader soviétique doit s'entretenir lundi avec la chancelière Angela Merkel.

Mikhaïl Gorbatchev, largement crédité d'avoir permis la Réunification allemande, avait déclaré avant son départ pour Berlin qu'il entendait défendre la position du président russe Vladimir Poutine auprès de la chancelière Angela Merkel.

"Je suis absolument convaincu que Poutine défend aujourd'hui mieux que quiconque les intérêts de la Russie. Il y a bien sûr dans sa politique de quoi attirer les critiques. Mais je ne souhaite pas le faire et je ne veux pas que quelqu'un d'autre le fasse", a-t-il indiqué avant son départ pour la capitale allemande.

yap/pjl


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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:44

Lu sur Boursorama.com

Le monde au bord d'une nouvelle Guerre froide, dit Gorbatchev


Reuters le 08/11/2014 à 20:26


BERLIN, 8 novembre (Reuters) - Le monde est au bord d'une nouvelle Guerre froide en raison de la crise ukrainienne, a déclaré samedi l'ancien numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev, en visite à Berlin pour les fêtes du 25e anniversaire de la chute du Mur. Lors d'un discours prononcé près de la porte de Brandebourg, au coeur de la capitale allemande, l'homme de la "perestroïka" a reproché à l'Occident de ne pas avoir respecté ses promesses après les bouleversements de 1989 qui ont conduit à l'effondrement de l'URSS. "Le monde est au bord d'une nouvelle Guerre froide", a dit Gorbatchev, âgé de 83 ans. "Pour certains, elle a même déjà commencé. Pourtant, dans cette situation dramatique, nous voyons que le principal organisme international, le Conseil de sécurité des Nations unies, ne joue aucun rôle et ne prend aucune mesure concrète." Mikhaïl Gorbatchev a ajouté que l'Onu aurait dû agir avec détermination pour mettre fin aux combats dans l'est de l'Ukraine et il a également critiqué l'Europe, devenue "un champ clos d'agitation politique, de compétition entre les sphères d'influence et, en fin de compte, de conflit militaire." "La conséquence inévitable, c'est l'affaiblissement de l'Europe alors que d'autres centres de pouvoir et d'influence montent en puissance. Si cela continue, peu à peu l'Europe n'aura plus voix au chapitre sur les questions internationales et ne comptera plus." L'ancien président soviétique a accusé l'Ouest, "cédant au triomphalisme et à l'euphorie", d'avoir profité de la faiblesse de la Russie après la chute du communisme. Les Occidentaux, a-t-il poursuivi, "ont revendiqué le monopole de la direction du monde, sa domination, en ignorant les appels à la prudence lancés par certaines personnes, dont beaucoup sont présentes ici." Il a notamment cité, parmi les "erreurs" de l'Occident, l'élargissement de l'Otan à des pays de l'Est européen, la politique menée dans l'ex-Yougoslavie, notamment au Kosovo, ainsi qu'en Irak, en Libye et en Syrie. Il a aussi évoqué le "bouclier antimissile" américain. "Qui souffre le plus de ce qui se passe ? Je pense que la réponse est très claire: c'est l'Europe..." (Bettina Borgfeld et Erik Kirschbaum, Guy Kerivel pour le service français)

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 16:19

 

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Discours du représentant du DKP (Parti communiste allemand), Olaf Harms à l’occasion de la cérémonie pour le 65ème anniversaire de la RDA (République Démocratique Allemande) au Cabinet d’histoire de la RDA à Bochum

Paru sur le site du DKP - Parti communiste allemand

Traduction AL (revu par AC), transmis par GH pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 


Chères amies et chers amis,


Chers camarades,


D’abord, je vous remercie cordialement pour l’invitation à cette cérémonie au nom du DKP. Je viens de Hambourg, la ville natale d’une personnalité exceptionnelle : Ernst Thälmann. C’est en outre le seul lieu en RFA, entretenu de façon militante, où il y a encore un mémorial en l'honneur de ce communiste extraordinaire, de ce leader ouvrier et de ses camarades en lutte.

C'est pour cela que je souhaiterais commencer mon discours de bienvenue en citant Thälmann : « Une journée commémorative n’a pas de sens, si elle n’a pas d'impact sur le présent et l'avenir. »


L’objectif des socialistes et communistes soviétiques et allemands était, à l’origine, de maintenir une Allemagne unie, un nouveau départ pour une transformation de toute l’Allemagne libérée des fascistes, des profiteurs de la guerre et des capitalistes.

Une nouvelle Allemagne, démocratique et pacifique devait être construite. C’est ce que prévoyait le Traité de Potsdam conclu par les quatre puissances victorieuses en 1945.


Mais les choses se sont passées autrement : « Plutôt l’entière moitié de l’Allemagne, que la moitié de l’Allemagne entière» - telle était la devise d’Adenauer, l’Allemagne fut divisée.  

La proposition soviétique de conclure un traité de paix avec une Allemagne démocratique et antifasciste fut rejetée en faveur d’une « intégration » dans l’Occident capitaliste (avec la fondation de la RFA, le 23/05/1949) et son alliance militaire agressive, l’Otan.


La RDA fut fondée le 7 octobre 1949. C’est ainsi que la construction d’une alternative antifasciste et socialiste a commencé à l’Est, un effort énorme.

La plupart de ceux qui ont fait partie de l'aventure de la construction de la RDA n’étaient pas des gens issus de l’élite bourgeoise, mais des fils et filles d'ouvriers et paysans, souvent peu expérimentés politiquement. Ils construisirent un projet antagoniste, antifasciste face à l’Ouest capitaliste.

Ils ont fait de la partie la plus petite, faible de l’Allemagne un des dix plus grands Etats industriels du monde. Ils ont dressé une alternative socialiste durable face au capitalisme. Ils ont construit un Etat reconnu dans le monde entier, dont la politique extérieure était guidée par l'internationalisme et la lutte pour la paix.

Dans beaucoup de pays du monde, cet Etat était respecté pour sa solidarité avec les peuples qui luttaient pour leur liberté nationale et politique. En RDA, beaucoup de réfugiés persécutés par le fascisme ou l’impérialisme ont trouvé une nouvelle patrie.

 

Dans l’industrie, il n’existait plus de propriété privée capitaliste des grands moyens de production. Les anciens propriétaires fonciers, à l’est de l’Elbe, avec leurs grandes terres n'étaient plus.

Les usines étaient passées aux mains du peuple ; c'étaient des entreprises socialisées [en all. VEB]. Les terrains appartenaient à ceux qui les cultivaient – aux coopérateurs agricoles. Le droit au travail était fixé dans la constitution.

 

Le pouvoir d’Etat n’était plus du côté des millionnaires et milliardaires, mais était exercé par la Chambre du peuple en alliance avec le Front national [Ndt : rien à voir avec ce parti de l’extrême droite en France] constitué par les partis, le syndicat et les associations démocratiques.

Les Krupp, Siemens, les Henkel, les Porsche, Quandt et Piech ne régnaient plus. C’étaient les Monsieur-tout-le monde qui avaient le pouvoir : les Müller et Krause, les Schulz et Schmidt. L’image que donnait d'elle-même la RDA, c’était un pays où les travailleurs, et non les plus riches, devaient gouverner.


Ceci explique la colère du capital. Cette colère s'est manifesté contre un Etat inspiré par les idées de Marx et Engels et les expériences de la lutte du mouvement ouvrier et communiste international.

C’était un Etat qui était fidèle à l’objectif de construire une alternative anticapitaliste et antifasciste face au pouvoir des monopoles et banques, des marchands de canon, donc face à ceux qui avaient déjà financé le parti de Hitler en 1933.


Ces représentants de l’ancien ordre capitaliste et impérialiste ont essayé de saboter et de supprimer cet Etat de la carte. Ils ont essayé de le bloquer économiquement, d’isoler politiquement et enfin d’étrangler cette Allemagne antifasciste et socialiste, économiquement plus faible.

Pendant 40 ans, ils ne réussirent pas. 40 ans où l’existence de la RDA et des Etats socialistes a mis un frein au capitalisme : 40 ans où nous avons eu la paix en Europe.


Des limites ont été posées aux éléments les plus agressifs du grand capital et du capital monopoliste et à leurs tendances expansionnistes, notamment par des moyens économiques importants que le socialisme a dû trouver pour sa défense.

Pendant 40 ans, la RDA a pris place comme partenaire invisible à la table des négociations syndicales, point d'appui pour l'organisation de la classe ouvrière, les syndicats en RFA. Pendant 40 ans, l’ouest a dû répondre au défi de la RDA, quand il s’agit de la politique de l’éducation, de la santé et sociale.

Pendant 40 ans, la RDA a été l'épine dans le pied du capitalisme et de l'impérialisme allemand. Quand le 3 octobre 1990, la RDA a formellement fini d’exister, le capital, refréné jusqu’à ce moment, a été libéré avec des conséquences désastreuses.


La guerre en Ukraine, où il s’agit de partage du monde pour leurs profits, témoigne encore de l'oeuvre de plus en plus agressive de l’impérialisme et de ses larbins. La raison d’Etat, c’est aujourd’hui « la défense de la RFA » à l’Hindu Kuch [en Afghanistan].


Les impôts sur les entreprises ont baissé, et en même temps Hartz IV et les mini-jobs à 1 € ont été introduits. La pauvreté est devenue la norme.

35 % des actifs ne peuvent pas vivre avec leurs revenus. Ils occupent un emploi dit atypique, c. à. d. qu’ils travaillent en temps partiel, en intérim ou en mini-job. Les femmes sont pénalisées : les femmes âgées se paupérisent, comme les masses en général.

Il manque de plus en plus une perspective pour la jeunesse ouvrière. Aujourd’hui, à seulement quelques kilomètres d’ici à Cologne, 20.000 jeunes syndicalistes de l’IG Metall manifestent pour leur formation, leur formation continue et le passage à un contrat de travail stable.

En disant que les caisses sont vides, on va privatiser et soumettre à la logique du profit du capital les aides sociales, les services publics et la protection sociale ainsi que l'approvisionnement énergétique, le ramassage des déchets ou les hôpitaux.

Et avec les prétendus accords sur les libres échanges, comme TTIP ou CETA, les grands monopoles auraient le droit de poursuivre les Etats pour obtenir des dommages et intérêts, si les investissements ou l’attente du profit ne pouvaient pas être réalisé à la suite d’un amendement législatif ou des mesures politiques.


C'est seulement par un mouvement de masses comme la Journée européenne d’action Stop TAFTA - CETA -TISA le 11 octobre qu'on peut l'empêcher.


Ces quelques exemple suffisent : non, le capitalisme ne peut pas être la fin de l’histoire.


Il suffit de voir la campagne médiatique qui se déroule de nouveau à l’occasion de « la chute de mur », pour constater que la RDA est vivante comme il y a 25 ans.

Malgré toutes les tentatives visant à « délégitimer la RDA» (comme ce fut le cas pour le ministre de la justice Kinkel, du FDP, après la dite réunification), on n’a pas réussi à rayer de la mémoire les 40 ans du socialisme sur le sol allemand.

On pourrait demander : « Qui parle encore du FDP ? – Personne. De la RDA, tout le monde en parle ! »


Et je pense qu'ils sont encore trop peu. Le moment est venu, par exemple dans les syndicats, de relancer une discussion sur la société, sur ce que serait une alternative au capitalisme.


« Le socialisme garantit le droit au travail, acte une protection sociale durable et rend possible l’égalité des droits et la libération de la femme. Il garantit que les syndicats et les autres organisations des travailleurs, ainsi que chaque personne, aient le droit et la possibilité réelle d'organiser ensemble leur vie en société. Il garantit l’égalité des chances dans l’éducation et l’accès à la culture humaniste pour tous. Le socialisme encourage l’éducation et la formation, la littérature, les théâtres, les arts plastiques et la musique,  le sport et d’autres activités créatives. Il crée les conditions pour que l’être humain puisse avoir une éducation générale, devienne politiquement majeur et s'épanouisse librement, pour qu’il puisse mener une vie autonome dans la paix, la liberté, la justice et la solidarité et la protection sociale et dans le bien-vivre de tous. Le socialisme signifie une nouvelle, et en même temps plus haute, conception de la démocratie. » (Programme du DKP)


La RDA peut être un exemple pour cette discussion, celui d’une autre société qui est fondamentalement différente, qui dépasse le capitalisme, qui est une société socialiste.

Nous devrons bien sûr répondre à certaines interrogations pour savoir comment est arrivé la défaite et le démantèlement de la RDA. Et nous constaterons que ce n'est pas un seul facteur qui est responsable, qu’il s’agit de causes internes et externes, mais aussi de dérives par rapport aux normes socialistes. Nous devons apprendre.

 

Mais le plus important, c’est que :

Cet Etat, la RDA, a signifié une option socialiste sur le sol allemand contre l’impérialisme allemand.

La RDA, son antifascisme conséquent, sa défense de la paix, de la détente et du désarmement ainsi que la réalisation des droits fondamentaux sociaux appartiennent aux plus grands acquis du mouvement ouvrier allemand et ils font partie de l’héritage humaniste en Allemagne. En conséquence, nous admettons aujourd’hui :

Tous les citoyens de la RDA, qui subissent et subissaient, à cause de leur « proximité particulière avec le parti et l’Etat », des ennuis professionnels, juridiques et politiques, l’emprisonnement et d’autres préjudices matériels ou financiers (par ex. des prestations vieillesses), doivent être réhabilités et mis sur un pied d’égalité avec tous les autres citoyens.

 

Le souvenir de 40 ans de la RDA et son 65ème anniversaire sont pour nous, face à la situation périlleuse en Europe de l’Est et au Proche et Moyen Orient, une raison en plus d’entretenir le modèle et l’héritage antimilitariste et antifasciste de la RDA.

Il ne faut plus que l'Allemagne représente une menace militaire pour d’autres peuples. La République fédérale d’Allemagne doit quitter l’Otan, ce pacte militaire impérialiste.


Le 65ème anniversaire de la fondation de la RDA nous rappelle à notre devoir :

« Plus jamais le fascisme, plus jamais la guerre ! »

Et il nous rappelle : « L’avenir, c’est le socialisme ! »

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