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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 13:26
Comment nous avons vendu l’Union soviétique et la Tchécoslovaquie pour des sacs de courses en plastique

Andre Vltchek vient de nous quitter à l’âge de 57 ans. Nous partagions avec lui la lutte anti-impérialiste et la volonté de faire entendre la voix des sans-voix, trop souvent noyée par la propagande de guerre de l’Otan qui se déverse dans les médias mainstream. Nous avions eu le plaisir d’accueillir Andre dans nos bureaux il y a quelques années et proposions régulièrement la traduction de ses textes. Voici l’un de ses derniers articles, traduit par nos amis du Grand Soir, qui en apprenait un peu plus sur la vie d’Andre et ce qui avait pu motiver son combat. (IGA)

Ca fait des mois que j’ai envie de partager une histoire avec les jeunes lecteurs de Hong Kong. Aujourd’hui, il semble que ce soit le moment le plus approprié alors que la bataille idéologique entre l’Occident et la Chine fait rage et que, par conséquent, Hong Kong et le monde entier en souffrent.

Je tiens à dire que rien de tout cela n’est nouveau, que l’Occident a déjà déstabilisé tant de pays et de territoires, a fait subir un lavage de cerveau à des dizaines de millions de jeunes.

Je le sais, parce que dans le passé, j’étais l’un d’entre eux. Si je ne l’étais pas, il serait impossible de comprendre ce qui se passe actuellement à Hong Kong.

Je suis né à Leningrad, une belle ville de l’Union soviétique. Aujourd’hui, elle s’appelle Saint-Pétersbourg, et le pays est la Russie. Maman est moitié russe, moitié chinoise, artiste et architecte. Mon enfance a été partagée entre Leningrad et Pilsen, une ville industrielle connue pour sa bière, à l’extrémité occidentale de ce qui était autrefois la Tchécoslovaquie. Mon père était un scientifique nucléaire.[...]

La suite ci-dessous :

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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 16:35

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 15:56

Lettre à Mme Michelle Bachelet, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

Madame la Haut Commissaire,

 

En cette période difficile pour les peuples et les nations du monde, nous nous tournons vers vous en tant que prisonniers politiques, en relation avec vos déclarations du 25 mars 2020, dans lesquelles vous avez appelé les gouvernements à prendre des mesures urgentes pour protéger la santé et la sécurité des personnes en prison ou dans d’autres établissements, dans le cadre des efforts visant à endiguer la pandémie de Covid-19.

 

Comme vous l’avez prédit dans vos déclarations, la pandémie touche déjà les prisons, les centres de détention pour migrants et autres lieux de détention. En ce qui concerne cette situation, vos recommandations en tant que Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ont été très claires, invitant les gouvernements à procéder d’urgence à une réduction drastique de la population carcérale. Les personnes âgées, les malades, "toute personne emprisonnée sans base légale suffisante, y compris les prisonniers politiques et autres détenus pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes", ainsi que les prisonniers moins dangereux, sont la population privée de liberté que vous avez invité à libérer en priorité afin d’éviter des conséquences catastrophiques. [...]

Lire la suite ici : https://www.legrandsoir.info/assange-militants-sahraouis-leaders-sociaux-colombiens-des-prisonniers-politiques-ecrivent-a-michelle-bachelet.html

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 15:40

Dessin de Henry Meyer, « En Chine », Le Petit Journal, 16/1/1898 (Supplément illustré).

Le gâteau des Rois et... des Empereurs

Face aux critiques concernant leur gestion de la crise du Covid-19, les dirigeants occidentaux, Trump en tête, ont trouvé le bouc émissaire idéal. Ils n’ont pas tardé à lâcher leurs chiens de garde idéologiques, médiatiques et « scientifiques » pour conspuer la Chine, l’accusant d’être responsable du malheur qui frappe leurs sociétés gangrenées par des décennies de réformes néolibérales et mises en danger par leurs dirigeants incompétents et irresponsables. C’est dans ce contexte que des « parlementaires, universitaires, avocats et responsables politiques » (2) viennent d’affirmer dans une lettre ouverte que le Parti communiste Chinois « met en danger les citoyens chinois et le monde ».(3) Qui sont ces gens ? Peut-on se fier à leur jugement et à leurs paroles ?

Une petite recherche montre que sur la base d’un anticommunisme primaire et d’une haine implacable envers la Chine moderne se sont retrouvés des extrémistes de droite, des néo-conservateurs partisans de Trump et de Netanyahou, des chrétiens intégristes et fondamentalistes, des adeptes et des lobbyistes de sectes, des partisans du séparatisme ouïghour et tibétain ainsi que des politiciens géorgiens, ukrainiens, baltes et polonais au cerveau obnubilé par une russophobie devenue pathologique.

 

L’épidémie du Covid-19 met à nu les carences des systèmes capitalistes néolibéraux

Voici ce que le New York Times écrit sur son site le 17 avril 2020. Faisant le point sur l’épidémie du covid-19 qui a fini par toucher les États-Unis de plein fouet, il constate : « L’épidémie dans ce pays, qui compte désormais le plus grand nombre de cas connus dans le monde, a explosé au cours des six dernières semaines. Au début du mois de mars, les tests disponibles étant extrêmement limités, seuls 70 cas avaient été signalés aux États-Unis, la plupart liés à des voyages à l’étranger. Plus de 1 000 décès sont désormais annoncés chaque jour dans tout le pays, certains jours dépassant même les 2 000 ». (4)

Dans un article de fond pour The Atlantic, le journaliste George Packer, constate que son pays « a réagi à la pandémie de coronavirus comme un pays en développement, ‘avec des infrastructures de mauvaise qualité et un gouvernement dysfonctionnel dont les dirigeants étaient trop corrompus ou stupides pour éviter des souffrances massives’. Et il pense que les Américains vivent dans un État en déliquescence (‘failed state’). » (5)

[...]

La suite ci-dessous :

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:17
Faire preuve de “résilience” : s’en prendre à soi plutôt qu’aux bourgeois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première image ( en français ) :

Serait-ce avoir mauvais esprit que de voir dans l'affirmation de gauche un éloge du "dialogue social" et dans celle de droite la critique de ceux qui refusent de s'accommoder du système en place et de ses "solutions" ?

 

Deuxième image ( en anglais ): "La capacité de redevenir fort, en bonne santé ou de réussir à nouveau après un événement malheureux".

 

Troisième image ( en anglais ) :

"Seuls les gens forts savent organiser leur souffrance pour ne supporter que la douleur la plus nécessaire."

 

Les illustrations proposées par Google sur le thème de "résilience" sont souvent anglo-saxonnes ... 

Dans quasi toutes les images trouvées, ce sont les "strongs", les forts, qui s'en sortent.  Malheur aux faibles.  Il y a  là une sorte de regard moralisateur sur ce qu'on appelle la "résilience".  Une injonction à être "résilient" et donc à être fort.  Loin de ce que dit Boris Cyrulnik de la résilience.

L'article qui suit montre bien l'utilisation idéologique qui est faite de ce concept.

Résilience, n.f : Attitude d’un individu ou d’un groupe à prendre acte d’un traumatisme infligé par le système capitaliste et à se reconstruire de façon socialement acceptable – du point de vue des bourgeois. Concept qui a été théorisé en psychologie et qui a pris une grande place dans les entreprises privées contemporaines ainsi que dans la rhétorique politique néolibérale. Face à la violence des choix politiques et managériaux, les salariés et citoyens sont sommés, individuellement, de se blinder, de prendre sur eux et de réguler leurs émotions pour ne pas faire chier le monde (bourgeois) et remettre en cause ce qui leur arrive. La résilience est donc l’inverse de la rébellion. [...]

La suite ici : https://www.frustrationmagazine.fr/faire-preuve-de-resilience-sen-prendre-a-soi-plutot-quaux-bourgeois/

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 14:29

Cet article est reposté depuis Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges..

Il partit bien seul, mais par un prompt effort

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 14:32
Une raison de plus de quitter cette UE supranationale qui décide à la place de la France et des Français - L’UE « soutient » officiellement le plan américain visant à éliminer le président vénézuélien

Washington a demandé a son poulain vénézuélien, Juan Guaido, de se retirer provisoirement, pour mieux écarter Nicolas Maduro – une stratégie sur laquelle Bruxelles vient de s’aligner

Les deux sont espagnols, les deux sont socialistes, les deux ont été ministre des Affaires étrangères de leur pays. Surtout, le premier fut Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère (1999-2009), responsabilité qu’occupe le second aujourd’hui.

Seule différence : Javier Solana fut également Secrétaire général de l’OTAN (1995-1999), alors que son successeur à Bruxelles, Josep Borrell, n’a pas eu cet honneur. Mais ses chances restent intactes, ne serait-ce qu’au regard de sa dernière prise de position, particulièrement appréciée à Washington.

A l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept du 3 avril (par vidéoconférence), M. Borrell a annoncé que l’Union européenne « soutient » le plan américain visant à faire partir le président du Venezuela, Nicolas Maduro. Celui-ci avait été réélu en mai 2018, au grand dam de l’opposition inspirée par Washington. [...]

Suite sur le site de Ruptures ici : https://ruptures-presse.fr/actu/venezuela-maduro-guaido-washington-ue/

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 23:25

"Ce que l'on ne voit pas sur la séquence diffusée, c'est l'invective d'une soignante. Syndiquée CGT, c'est elle qui enjoint ses collègues à applaudir tous les soignants engagés sur le front de la lutte contre le coronavirus après avoir pris à partie le président de la République. Le Parisien "

Les journalistes n'avaient pas été conviés à suivre ce déplacement.  C'est l'Elysée qui en a rendu compte et les chaînes de télé ont repris la communication élyséenne ...

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 16:05
La Vie Ouvrière clandestine en Novembre 1941

La Vie Ouvrière clandestine en Novembre 1941

Le 28 janvier, la NVO (Nouvelle vie ouvrière), mensuel des militants de la CGT également présent sur le web, fêtait ses 110 ans. L’occasion d’instruire un procès parodique des grands médias, intitulé « Le mouvement social face à la presse » [1]. Avec l’accord de la NVO, que nous remercions, nous donnons à voir ici quelques interventions de témoins appelés à la barre, le réquisitoire du procureur, sans oublier la plaidoirie de la défense ! [...]

La vidéo de présentation du procès et un lien vers l'article d'Acrimed

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 23:16

Nous reprenons un article de Pascal Acot initialement paru sur le site de RT Deutsch : https://deutsch.rt.com/meinung/91175-politisierung-klimatologie-beenden/.  Cet article a été actualisé par l'auteur le 27 Août 2019.

Paru  le 15 Août 2019

La climatologie est une discipline scientifique qu'il est urgent de traiter à nouveau comme telle : en respectant les normes de la rigueur scientifique et en prenant en compte le large spectre de tous les avis critiques. Pascal Acot, historien de l'écologie scientifique et du climat, chargé de recherche honoraire au CNRS, fait le point sur le niveau navrant du débat.

 

L'hystérie climatomaniaque ne cesse de battre des records : voici maintenant « la fin du monde » souvent évoquée dans la presse, qui se veut désormais capable d'assigner une date à la catastrophe. En ce moment, c'est le XXIIe siècle qui tient la corde. On a même inventé une « science de l'effondrement du monde » : la « collapsologie ». Mais c'est avec la jeune Greta Thunberg (16 ans) que l'on atteint des sommets. Enfant chérie des médias, cette jeune fille inspire dans certains pays avancés la grève « climatique » de nombreux lycéens, dont le niveau de rigueur scientifique laisse pantois. Ainsi, ils fondent leurs certitudes sur une prétendue « unanimité » des climatologues. Or même si cette unanimité était avérée, ce qui est loin d'être le cas, l'argument serait irrecevable car l'unanimité n'a rien à voir avec la vérité. N'est-ce pas Charles Darwin (1809-1882), grand scientifique s'il en fut, qui fit quasiment l'unanimité en affirmant qu'il convenait de placer dans l'échelle des êtres certains « peuples inférieurs » entre les singes anthropomorphes et les êtres humains « civilisés » ?

 

Greta Thunberg sur le voilier à destination de New-York, mardi 13 août Crédit : Ben STANSALL / AFP

 

Greta Thunberg devrait retourner à l'école

Notons que le discours habituel de Greta Thunberg est stupéfiant de naïveté. En voici la structure :

1. La science, c'est la vérité.

2. Le discours climatologique du GIEC est le seul à être scientifique donc vrai.

3. Il s'ensuit que les critiques formulées à l'égard du GIEC ne doivent pas être prises en compte puisqu'elles ne sont pas vraies.

Difficile de descendre si bas. Quand tu auras passé ton bac, Greta, tu n'oseras peut-être plus confondre une pétition de principe avec un raisonnement valide.

Jadis en 1425, en Lorraine, Jeanne d'Arc qui avait à peu près le même âge que Greta Thunberg, entendait « des voix ». L'adolescente suédoise, c'est l'invisible qu'elle voit (comme naguère Bernadette Soubirous) : ses capacités hors du commun lui permettraient de percevoir visuellement le CO2 dans l'atmosphère, écrivait fièrement sa mère. Il est sans importance que ces visions soient souvent ravalées au rang de simples métaphores : il suffit de savoir que la voyante extra-lucide a été faite Docteur honoris causa de l'Université de Mons (en Belgique), que son nom est fréquemment cité comme possible Prix Nobel de la Paix et qu'elle navigue en ce moment vers le siège des Nations-Unies sur un bateau « zéro-carbone »... Quelle farce ! Quant aux députés de la République française qui ont récemment assisté à la prestation de l'adolescente, ils ont une fois de plus ridiculisé leur écharpe en reculant dans le spectacle une question qui aurait mérité infiniment mieux.

 

Pourquoi GIEC ne tient pas compte des climatologues critiques ?

Cela dit, après plus de quinze années de stabilité de la température moyenne sur la Terre (chiffre du GIEC) et après plusieurs scandales qui ont affaibli la crédibilité de cette agence des Nations-Unies, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent désormais contre les thèses dominantes sur le réchauffement climatique. Il existe une méthode simple pour tester la validité des arguments qui annoncent un réchauffement dramatique causé par les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine humaine. Il s’agit de poser des questions précises et d'attendre des réponses qui se départiraient des insultes habituelles : les « climato-réalistes » ou « climato-critiques » étant fréquemment traités de « climatosceptiques », de « soutiens de Donald Trump et de Jair Bolsonaro », de « populistes » et même de « négationnistes ».

La première question est celle de la cause des réchauffements climatiques pré-industriels rapides. Ainsi, entre 1550 et 1850, le climat est détérioré par rapport à l’optimum médiéval graduellement installé à partir du XIe siècle. L'expression « Petit âge glaciaire » est souvent utilisée pour qualifier cette période moins clémente que la précédente. Emmanuel Le Roy Ladurie, fondateur majeur de la climatologie historique, a montré que deux réchauffements pré-industriels rapides et provisoires ont marqué le petit âge glaciaire.

Dès lors, pour quelles raisons scientifiques le réchauffement actuel est-il désormais exclusivement attribué aux activités humaines ? Les causes « pré-industrielles » auraient-elles cessé d'agir, et pourquoi ? L'activité solaire a été évoquée, mais la vérification rigoureuse de cette hypothèse est impossible en raison du caractère primitif des technologies d'observations solaires au XVIe siècle. Le volcanisme a également été considéré comme cause de ces réchauffements. Or, en règle générale, les éruptions majeures entraînent un refroidissement (et non un réchauffement) du globe pouvant atteindre plusieurs degrés centigrades. L'hypothèse d'un effet de serrre augmenté par les poussières volcaniques dans la haute atmosphère, phénomène qui serait strictement « naturel », est à ma connaissance ignorée dans les rapports du GIEC.

La seconde question qu'il convient de poser en matière de changement climatique, porte sur le recul spectaculaire des glaciers. Pourtant, les glaciologues considèrent que ce recul est principalement lié au manque de neige hivernal lié à un déficit de pluviosité plutôt qu'à l'augmentation des chaleurs estivales. Dans ce cas, pourquoi avancer exclusivement l'augmentation de la température « moyenne » du globe ? Surtout que le GIEC a retenu le chiffre de 0,7°C en cent-vingt ans (1860-1980), ce qui revient à se tirer une balle dans le pied : ce chiffre dérisoire (puisque l'augmentation est mesurée à partir de la fin du petit âge glaciaire), suffirait-il à expliquer les reculs actuellement constatés ? D'autant que ces reculs sont un simple retour aux langues glaciaires de l'optimum médiéval antérieur.

Pour ce qui concerne les conséquences sur la faune du recul des glaces de l'arctique, il convient de s'abreuver à des sources sérieuses : ainsi, entre 1950 et aujourd'hui, la population des ours blancs est passée de 6 000 à plus de 20 000 individus. On se prend à souhaiter que toutes les espèces en voie de disparition de la planète connaissent une telle réussite populationnelle. On aimerait aussi que les vidéos de vêlages spectaculaires comme celui du glacier d'Illulisat au Groënland cessent de laisser entendre qu'il s'agirait de conséquences inhabituelles du réchauffement : ces extraordinaires vêlages sont observés tous les ans depuis le XVIIIe siècle. J'ai ainsi eu l'occasion d'observer plusieurs effondrements en mer de la langue terminale de ce même glacier, à une époque où le réchauffement climatique était loin d'être à l'ordre du jour médiatique.

 

Réchauffement d'origine anthropique : pourquoi Le GIEC fuit-il le débat ?

Passons sur le fait qu'un rapport du GIEC (4e rapport, Groupe II, résumé technique, 2007) indiquait que les glaciers de l'Himalaya « pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant ». Cette estimation ahurissante pour les glaciologues sérieux fut reprise à la fin de l'année 2009 dans le cadre de la préparation de la Conférence de Copenhague et de sa médiatisation alarmiste du réchauffement climatique. Il fallut attendre janvier 2010 pour que le GIEC reconnaisse son « erreur », liée au fait que les règles de validation des travaux scientifiques n'auraient pas été observées. Quant à l'estimation de la superficie des glaciers himalayens, les chiffres les plus fantaisistes continuent de circuler. Il convient également de noter que le GIEC est maintenant dirigé par le sud-coréen Hoesung Lee, qui n'est pas du tout climatologue, mais économiste et qui a commencé sa carrière en 1975 dans le développement stratégique et la planification des affaires de la compagnie pétrolière Exxon. Rappelons que son prédécesseur, Rajendra Pachauri, était ingénieur des chemins de fer.

La troisième question porte sur la préférence accordée, par les défenseurs de la thèse officielle, au CO2 d'origine humaine (3,6 % seulement des émissions totales de CO2). Ces émissions se répartissent ainsi : 40 % proviennent des océans et 56 % des forêts. A noter que la vapeur d'eau représente 95 % de tous les GES. Enfin, le taux de CO2 dans l'atmosphère existe seulement à l'état de « traces » (0,037 %). Source : Météo-France. Certes, des causes apparemment dérisoires peuvent produire de grands effets mais encore faudrait-il montrer sur quelles bases scientifiquement rigoureuses sont estimés les rejets dûs aux seules activités humaines.

Les questions qui précèdent en soulèvent une autre, qui pèse lourd : comment l'idée d'un réchauffement cataclysmique d'origine anthropique peut-elle avoir tant de succès alors qu'aucune preuve n'a jamais été présentée pour l'étayer, et que les « experts » du GIEC ont depuis toujours balayé d'un revers de main les nombreuses analyses critiques de ce qui pourrait bien devenir un jour un dogme sans fondement ?

Un point pourrait avoir de l'importance : il est impossible d'incriminer les êtres humains dans le processus « naturel » de changements climatiques qui a été mis en évidence pendant les 420 000 dernières années par les carottages du forage de Vostok (1999) en Antarctique (avec, pendant cette longue période, des moments de forte concentration de GES). Si ce processus multimillénaire est encore à l'oeuvre, on ne peut lever la moindre taxe supplémentaire puisqu'on ne taxe pas « la nature ». En revanche, c'est possible dans un cadre climatologique où les activités humaines fortement carbonées sont retenues comme cause majeure du réchauffement actuel, ce qui est aujourd'hui (comme par hasard) le dogme dominant. Demandons-nous pourquoi ?

 

L'économie verte contre la climatologie critique ?

Un retour sur l'idée d'« d'économie verte » permet de répondre à cette question. Cette idée a été développée par la banque Goldman Sachs qui, a partir de 2002, a investi des milliards de dollars dans les investissements « écologiques ». Cinq ans plus tard, Barack Obama s'en est emparé pour l'intégrer à sa campagne pour la présidence des Etats-Unis, lui donnant ainsi un puissant essor idéologique. Les géants du bâtiment et des Travaux Publics, également champions de l'isolation, se sont alors lancés dans l'aventure afin de profiter de la manne. Le juteux marché des éoliennes, grosses machines à produire peu d'électricité et seulement quand il y a du vent, a également séduit quelques financiers. Et les panneaux photovoltaïques ont été tenus pour prometteurs en matière d'économie verte… jusqu'à ce que la Chine s'empare de 95 % du marché européen. Or l'idée d'économie verte continue à servir de catalyseur idéologique pour « sauver la planète » en laissant espérer au plus grand nombre qu'elle représente la solution miracle aux maux dont souffre la Terre.

L'hystérie médiatique actuelle est donc en train de précipiter le rationalisme dans l'abîme. L'argument des réchauffistes, décliné sous toutes les formes, est toujours le même : « La climatologie, c'est-à-dire le GIEC, a prouvé que le réchauffement climatique actuel est causé par les activités humaines. » Or cette affirmation est un mensonge : le GIEC est loin d'être La Science. Pour mieux servir la cause du réchauffement climatique d'origine humaine, le GIEC a écarté de ses rangs les milliers de climatologues qui s'interrogent sur le bien-fondé du discours climatologique devenu dominant. Ainsi, après que le GIEC eut prédit la fonte imminente des glaciers himalayens sans aucune preuve scientifique sérieuse, il fut accusé non seulement de sensationnalisme par les scientifiques mais aussi par les médias. En février 2010, le Secrétaire général de l'ONU de l'époque, Ban Ki-moon qui, d’après mes connaissances, n’avait aucune compétence scientifique, a envoyé un message au Forum ministériel mondial sur l'environnement à Bali, exhortant ministres et experts de l'environnement présents à ignorer les thèses de ceux qui doutent des dangers du changement climatique : « Dites au monde que vous considérez unanimement que le changement climatique est un danger évident et actuel. »

 

Le réchauffisme anthropique met la science aux oubliettes

Où est la science dans tout cela ? Aux oubliettes. Ainsi, par exemple, sans remettre en cause le rapport existant entre GES et réchauffement, beaucoup suggèrent que l'augmentation de la température moyenne de l'atmosphère ne serait pas la conséquence de l'augmentation des rejets de GES mais sa cause. Cela mériterait au moins d'être débattu. Mais il est plus facile de psalmodier les mantras de la pensée dominante : d'où le psittacisme actuellement triomphant, avec son cortège d'excommunications et d'insultes.

Comment ne pas voir que ces niaiseries pérennisent l'impérialisme capitaliste actuel qu'on appelle « mondialisation » ? En effet, la charge de la neutralité-carbone des activités humaines incombe principalement à des personnes qui n'ont aucune responsabilité en cette matière : ainsi, « l'empreinte carbone » peut être rigoureusement la même pour un agriculteur bio que pour un membre du conseil d'administration de BP – il suffit de faire le test sur n'importe quel calculateur d'empreinte écologique.

Pendant ce temps, les habitants les plus humbles de l'Europe occidentale paient des taxes « écologiques » supplémentaires, des impôts nouveaux ou de nouvelles taxes à la consommation. Cela permet d'augmenter les cadeaux fiscaux et financiers aux entreprises responsables du chômage de masse qui infeste la vie publique de cette partie du continent européen depuis plus de quatre décennies.

Pascal Acot

Historien du climat

Chargé de recherche honoraire

IHPST-CNRS

 

Hausse des prix de l'électricité entre 2008 et 2019 - Source : La Marseillaise

 

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