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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 21:25

Publié par Michel El Diablo

Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats

Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats
Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats

Communiqué de la CGT sur le site confédéral

Cette année, à nouveau « le groupe d’experts » recommande de « s’en tenir à l’indexation légale du SMIC » et, de nouveau, il a été entendu par le gouvernement.

Le SMIC ne sera augmenté que de 6 centimes par heure soit de 9 euros bruts par mois. Cette décision est affligeante et au lendemain d’une séquence électorale lourde elle est une véritable faute politique.

LE MONTANT DU SMIC N’A PAS FAIT L’OBJET D’UN COUP DE POUCE, DEPUIS JUILLET 2012 !

Or le pouvoir d’achat de la majorité des salariés en particulier les 11% (soit 1,7 million de salariés) rémunérés au SMIC se dégrade.

EN REVANCHE, LES MARGES DES ENTREPRISES SE PORTENT BIEN.

Selon l’Insee, leur taux de marge moyen est ainsi remonté à 31,1% de leur valeur ajoutée sur les trois premiers mois de l’année, soit son plus haut niveau depuis quatre ans.

L’Insee précise même qu’« au premier trimestre 2015, la valeur ajoutée des sociétés non financières accélère plus fortement que les rémunérations qu’elles versent (y compris cotisations, impôts et subventions sur la main-d’œuvre) ».

LE MONTANT DU C.I.C.E., QUANT À LUI, EST REVU À LA HAUSSE.

L’État compte verser 13 milliards d’euros au titre du CICE l’an prochain, après 12,5 milliards cette année. Or, les entreprises n’investissement pour autant.

Les baisses de cotisations et autres aides au profit des entreprises, sans contreparties de surcroit et l’austérité pour la population, ne donnent aucun résultat probant en termes d’emploi.

Une fois de plus, les conclusions du rapport du groupe d’experts visent à permettre au gouvernement de justifier la politique d’austérité salariale qu’il poursuit, en ligne avec les demandes patronales et les recommandations libérales de la Commission Européenne.

IL EST AUSSI IMPORTANT DE NOTRE POINT DE VUE DE METTRE EN RELATION:

  • l’actualité électorale, et
  • la précarité sociale que subissent de nombreux salariés.

Le reniement des promesses de l’actuel gouvernement, sa politique libérale et d’austérité qui constitue une impasse, produisent du désarroi et offrent un boulevard au repli nationaliste.

La CGT fera en sorte en consultant les salariés, en continuant à faire signer notre pétition pour une hausse des salaires que la situation se traduise en mouvements revendicatifs gagnants pour les salariés!

PLUS QUE JAMAIS, LA CGT APPELLE LES SALARIÉS À S’ORGANISER ET À SE MOBILISER ENSEMBLE DANS DES SYNDICATS CGT.

LA RÉÉVALUATION DU SMIC À HAUTEUR DE 1700 EUROS BRUTS EST PLUS QUE JAMAIS À L’ORDRE DU JOUR ET REVÊT MÊME UN CARACTÈRE D’URGENCE SOCIALE !

Montreuil le 14 décembre 2015

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 21:19
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Published by Jean Lévy - dans Lutte de classes
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 16:43

Publié par Jean Lévy

En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE

 En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE
 En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE

Motion émise par 

la Agrupacion Local   du PCE de Grenade

 

Nous soumettons la présente résolution au Comité provincial du PCE de Grenade et nous exprimons notre préoccupation face à la direction prise par notre Parti. 

    Le moment est venu de réorienter le Parti et la seule façon de le faire est de le réunir en congrès extraordinaire. 

    Nous avons besoin d'un Parti de classe qui n'ait pas honte d'être l'avant garde de la classe laborieuse, qui lutte pour le socialisme sur tous les fronts, dans la rue, dans l'entreprise, dans le syndicat, dans l'institution si nécessaire. 

    Nous avons besoin d'un Parti inspiré par l'esprit de José Díaz et de Dolores Ibárruri. Ce Parti doit se refonder sur le plan idéologique - le marxisme-léninisme- et sur le plan organisationnel - le centralisme démocratique.

    Il doit s'éloigner des structures social-démocrates et eurocommunistes et progresser afin d'avoir une capacité de mobilisation comparable à celle du PCP portugais et du KKE de Grèce. Des organisations pour lesquelles la lutte de classes passe avant la quête de quelques voix.  
 
    Nous demandons au Comité Provincial du PCE de Grenade de discuter et de voter la présente résolution qui réclame la convocation d'un congrès extraordinaire au cours du premier trimestre de 2016 afin de reconstruire le Parti communiste d'Espagne par et pour la classe ouvrière, pour la construction d'un État socialiste. 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 11:08

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [El Diablo].

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 11:08

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 09:54
Régionales : "Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement."

Résultats des élections régionales : la nature a horreur du vide

Sur le site de Ruptures.

Lors du second tour des élections régionales françaises, le Front national (FN) a progressé de 800 000 voix par rapport au premier tour. Avec 6,8 millions de suffrages, il dépasse légèrement le score obtenu par Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012.

Cependant, son pourcentage impressionnant dès le premier tour (27,8% des votants) s’explique d’abord par le niveau particulièrement élevé d’abstention (50,1%). Pour le dire autrement : le FN a largement mobilisé dans un contexte où les anciens électeurs de tous les autres partis désertaient massivement les urnes. Pris ensemble, Les Républicains (LR, droite), l’UDI (« centre »), le PS, les Verts et le PCF ont rassemblé le 6 décembre un électeur inscrit sur trois. Ce total était en moyenne d’un sur deux depuis 1997.

Toutes ces formations ont, depuis cette date, dirigé ou participé à un gouvernement. Et aucun citoyen n’est désormais capable de repérer une différence entre les politiques successives menées. Plus précisément : les orientations mises en œuvre par François Hollande vont encore bien plus loin, dans l’austérité, la désindustrialisation, le démontage des services publics et de la protection sociale, que celles mises en œuvre par son prédécesseur. Fin novembre, le chiffre officiel des chômeurs a fait un bond spectaculaire.

Le président du patronat s’était engagé ardemment contre le vote FN en indiquant que « le retour à la retraite à 60 ans, la hausse des salaires, la sortie de l’euro » mèneraient le pays à la ruine. Il a été immédiatement et chaleureusement remercié par le Premier ministre « socialiste ». Même si ces mesures (en particulier la dernière) ne figurent pas clairement dans le programme du Front national, ce que les électeurs ont remarqué, c’est qu’aucun autre parti ne les défend.

Car aucun des partis « traditionnels » ne remet en cause l’appartenance de la France à l’Union européenne et à la zone euro. Tous sont donc mécaniquement conduits à poursuivre une austérité sans cesse renforcée (la preuve par la Grèce), tout en répétant : si vous êtes contre l’Europe, c’est que vous êtes du côté du FN.

Des millions d’électeurs en ont tiré les conclusions – tout particulièrement dans l’électorat populaire. D’autant qu’en deux décennies, les partis de gauche sont devenus dans les faits – par leurs dirigeants et leurs adhérents – des partis de la classe moyenne supérieure ayant perdu le contact avec le monde ouvrier.

La nature a horreur du vide. Le prolétariat moderne a été laissé orphelin, sociologiquement et politiquement. Dans l’horizon « socialiste », le mariage gay a remplacé les nationalisations. Dès lors, Marine Le Pen s’est vu offrir un boulevard. Et si partis de « gauche » et de droite continuent à promouvoir à chaque scrutin « l’Union sacrée » pour « faire barrage au Front national », celui-ci poursuivra son ascension. Inexorablement.

(Article de Pierre Lévy pour le quotidien allemand junge Welt, édition du 15/12/2015)

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 09:40
Après la victoire de la contre-révolution aux élections, le Parti communiste du Venezuela en appelle à de profondes rectifications

 

PCV, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF, 12 décembre 2015 (source Tribuna Popular, journal du PCV)

L’ensemble du peuple du Venezuela, en particulier les couches populaires, doit bien prendre conscience que la contre-révolution a gagné les élections du 6 décembre et que son but est de revenir sur nombre des acquis politiques et sociaux gagnés en presque dix-sept ans de processus de transformation bolivarien. Voilà ce qu’a expliqué le secrétaire général du Parti communiste du Venezuela (PCV) Oscar Figuera, lui-même réélu député au Parlement.

« Le 29ème plenum du Comité central émettra, en commun avec les secrétaires provinciaux du Parti et la direction de la Jeunesse communiste, une appréciation approfondie du résultat, de ses causes et de la tactique à suivre maintenant » a annoncé Figuera. Le PCV se reconnaît dans la déclaration du président Nicolas Maduro sur la nécessité d’une évaluation collective du résultat électoral. Mais celle-ci devra comprendre aussi « une évaluation de la gestion du gouvernement et du rôle que doit tenir le « Grand pôle patriotique Simon Bolivar » pour constituer une direction collective et unitaire du processus.

« Il y eu une grande carence dans le processus de changement : l’absence d’un espace organique destiné à l’évaluation critique, et autocritique, et à la définition des politiques publiques, qui aurait fait avancer, en même temps, l’unité à la base du processus » a estimé Figuera. Pour le député : « nous n’avons pas réussi à ce que les masses prennent conscience de la confrontation avec l’impérialisme et l’oligarchie. L’incompréhension reste grande du fait qu’il existe une agression permanente, aux facettes multiples, contre le processus transformateur vénézuélien. Nous n’avons pas réussi à la démasquer aux yeux du peuple ».

C’est pourquoi il est maintenant décisif de comprendre le message que les masses ont adressé à travers ces élections et « d’obliger toutes les forces engagées dans le processus bolivarien à réviser et à corriger tout ce qui doit l’être. Le PCV va y travailler ; nos députés s’exprimeront dans ce sens à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Assemblée » a annoncé Figuera.

Figuera a salué la mobilisation extraordinaire et la combativité démontrée par les membres du PCV et de la Jeunesse communiste, ainsi que par les organisations de masse des ouvriers, paysans, étudiants, femmes, par les groupes locaux qui ont milité pour le vote communiste [pour le « Coq rouge » - symbole du PCV, NdT] sachant que c’est un vote de classe révolutionnaire, critique et constructif et que nous allons remplir les engagements pris. »

Le dirigeant a indiqué que, dans l’immédiat, tous les candidats du PCV, élus ou non, allaient parcourir leur circonscription pour affirmer qu’ils continuent le combat et pour entamer avec les électeurs l’évaluation collective des résultats électoraux.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:30

 

Le président de la COP 21, Laurent Fabius, a présenté l'accord final sur le changement climatique comme « Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ». Le consensus obtenu est effectivement une prouesse diplomatique sans précédent dans la longue liste des conférences internationales sur l'environnement depuis la conférence de Stockholm en 1972.

Toutefois, ce triomphe aura été payé très cher du point de vue éco-climatique.

 

COP 21: VICTOIRE DIPLOMATIQUE, RECULS SUR LE CLIMAT

 

L'expression incrédule du visage de Laurent Fabius devant l'enthousiasme des participants à la séance de clôture montrait éloquemment qu'il était politiquement ravi mais perplexe devant l'accueil d'un accord en tel recul devant les ambitions affichées lors de la séance d'ouverture.

Un détail aurait dû alerter les observateurs dès le commencement : la presse audio-visuelle française aura vu la disparition de la plupart des climatologues – dont Jean Jouzel vice-président du GIEC et Hervé Le Treut, de l'Académie des sciences. Ils ont été abondamment remplacés par les politiciens habituels ou les aventuriers professionnels, familiers des hautes latitudes et des studios de télévision.

 

Leadership des Etats-Unis ? Oui, mais pour les gaz de schiste !

 

Un moment assez comique a semble-t-il échappé à beaucoup d'enthousiastes de la COP 21 : le 12 décembre Barack Obama a fait l'éloge, depuis Washington, du résultat acquis sous «le leadership des Etats-Unis», présenté comme à la pointe du combat écologique. Ceci dit sans rire, au moment où l'extraction des gaz de schiste (combustible fossile s'il en fut) provoque dans ce pays des désastres environnementaux sans précédent...

L'accord final affiche des intentions plus ambitieuses que l'objectif initial qui visait à limiter le réchauffement sous le seuil des 2°C. Il s'agirait de le maintenir «largement» en-dessous, par rapport aux niveaux pré-industriels, et de tenter de le baisser encore pour tendre vers les 1,5°C. L'expression «Par rapport aux niveaux pré-industriels» est dérisoire puisque à l'époque du «petit âge glaciaire» le réchauffement n'était pas à l'ordre du jour. La grande crainte des «savants» et du public était alors le refroidissement par «mort thermique de l'univers».

Toutefois, la faiblesse de l'objectif de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) est évidente puisqu'il est seulement question d'établir un «pic» des émissions de GES «dès que possible» ce qui est loin d'être contraignant, on en conviendra. Les ambitions antérieures, qui visaient à diminuer de 70 à 95 % des émissions de GES, ont été abandonnées, et c'est précisément ce genre de recul qui a rendu l'accord «historique» possible. Les «parties» sont même parvenues à fixer comme objectif, non plus une réduction des émissions, mais simplement de les équilibrer par des «puits» de carbone. On sait en effet que les plantes en croissance ainsi que le plankton des océans, sont des «puits» qui réduisent le taux de carbone atmosphérique. On observe aussi que cet objectif fort modeste n'est envisagé que pour la seconde moitié du XXIe siècle...

Quant à la Commission européenne, un document interne rendu public par des organisations de la société civile révèle les instructions données par Bruxelles à ses négociateurs de refuser que le futur accord climatique puisse imposer des limites au commerce. Il s'agit d'une note présentée par la DG Climat au Comité de la politique commerciale du Conseil, le 20 novembre dernier en amont du sommet de Paris de la COP21.

 

L'accord de Paris est loin des recommandations du GIEC

 

Nous sommes très en-deçà des recommendations des experts du GIEC qui établissent la nécessité d'une baisse des émissions mondiales des GES située entre 40 et 70% d'ici à 2050, si l'on veut éviter un dérèglement du climat selon eux incontrôlable.

Le texte de l'accord final reconnaît «la différentiation», c'est-à-dire le fait que les pays du Sud, qui polluent moins que ceux du Nord, doivent recevoir des aides de ceux-ci. Et par conséquent qu'« un soutien doit être apporté aux pays en développement » par les nations les plus avancées au plan économique. C'est juste, mais l'idée avait déjà été formulée dans la Convention-cadre de la conférence de Rio de Janeiro, en 1992, sans être suivie de résultats notables. La promesse avait été renouvelée en 2009. Aujourd'hui, l'annonce d'une aide annuelle de 100 milliards de dollars (jusqu'en 2020) aux pays en développement prétend faire l'effet d'un coup de tonnerre.

Il s'agit pourtant d'un somme dérisoire, équivalente à quelques heures seulement de spéculation financière dans le monde. Sans compter qu'il n'est aucunement précisé ce que seront les sources de cette aide présumée : des dons ? Ou des prêts bancaires qui alimenteraient encore les dettes de pays pauvres ? L'accord de Paris ne le précise pas, tout en laissant entendre que cette «aide» doit être envisagée comme un «plancher», et qu'elle pourrait être augmentée. Nous verrons si cela se produit, et surtout à quelles conditions les emprunts devront être remboursés.

 

L'accord de Paris n'est pas contraignant

 

Aujourd'hui, 190 Etats sur 195 se sont engagés à des réductions d'émissions de GES qui inscriraient le réchauffement dans une trajectoire atteignant les 3°C. Une concession qui situe la planète dans des perpective qualifiées il y a peu de «catastrophiques». D'autant que ces «engagements» n'ont aucun caractère contraignant, ce qu'il y a peu représentait une ligne rouge entre l'acceptable et un désastre climatique annoncé. Il est désormais clair que les participants à la COP 21 ont renoncé à beaucoup des ambitions dont ils étaient porteurs en arrivant à Paris. N'oublions pas que l'accord dont il est question n'entrera en vigueur qu'en 2020 et qu'à «tout moment après un délai de trois ans à partir de l'entrée envigueur de l'accord pour un pays», celui-ci pourra s'en retirer. Sachant que pour le seul protocole de Kyoto (1997), auquel personne ne croit plus sauf quelques fonctionnaires internationaux administrativement concernés, les émissions anthropiques de GES ont augmenté de 40 % (alors qu'elle auraient dû être réduites de 5,2 % en 2012), on craint le pire pour l'accord «historique» de Paris...

 

Pascal Acot

 

P. Acot a notamment publié :

Histoire du Climat, Perrin, 2003, traduit en espagnol, italien, chinois, tchèque.

Catastrophes climatiques, désastres sociaux, 2006, Presses Universitaires de France, traduit en italien.

Climat, un débat dévoyé ? (postface de Pierre Lévy), 2010, Armand Colin.

 

 

 

 

 

 

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:08

Deux défaites, mais la résistance continue. Venezuela, un premier bilan
Sur le site Investig'action par Michel Collon

13 décembre 2015

Michel Collon analyse les résultats des dernières élections au Venezuela et l'avenir de ce pays révolutionnaire



La gauche radicale française a-t-elle soutenu comme il faut la révolution chaviste au Venezuela ? Malheureusement, non, à quelques exceptions près : Maurice Lemoine, Jean Ortiz, Romain Migus, Rémy Herrera, Ignacio Ramonet et quelques autres. Mais globalement, il y a eu peu d’intérêt, peu de compréhension de ce qui se jouait là. Et guère de solidarité concrète alors que ce peuple en avait grand besoin, soumis aux attaques incessantes de l’Empire US.

C’est donc aussi l’heure des bilans et examens de conscience : laisserons-nous cet Empire US (et notre Europe complice) saboter et détruire un par un tous les pays qui résistent ? A qui le tour ? Bolivie, Equateur et Nicaragua recevront-ils davantage de soutien ?

La première solidarité sera d’essayer de comprendre cette révolution, ses formidables espoirs et ses points faibles. Sans jouer les prétentieux : le véritable bilan ne peut être établi que par les militants vénézuéliens. Et pour avoir beaucoup visité ce pays, je peux attester que le débat politique y est très vivant.

D’un côté, la révolution a apporté des résultats spectaculaires : éliminant l’analphabétisme, apportant des soins de santé et une éducation à chaque Vénézuélien, qu’il habite dans les quartiers pauvres de Caracas, au fin fond de l’Amazonie ou tout en haut de la Cordillère des Andes. Des progrès impressionnants pour l’alimentation des enfants, l’espérance de vie, la distribution d’eau potable, la connexion à l’égout, la réduction du chômage (hommes et femmes). Quiconque a visité le pays a pu le constater. L’Etat avait récupéré le contrôle du pétrole et ces revenus servaient non plus à enrichir les riches mais à réduire l’extrême pauvreté : de plus de moitié en dix ans. N’oublions jamais que l’élite qui aujourd’hui jubile à Caracas, c’est elle qui avait maintenu cette extrême pauvreté pendant que le pétrole alimentait ses comptes en banque.

De l’autre côté, la récente victoire électorale de l’opposition montre des points faibles tout aussi importants qui ont bloqué la révolution et provoqué le découragement d’une partie du peuple. Dans mon livre Les 7 Péchés d’Hugo Chavez, j’avais pointé trois faiblesses : 1. Le poids économique toujours décisif de la grande bourgeoisie liée aux USA. 2. Le poids médiatique toujours décisif de cette même grande bourgeoisie. 3. Une nouvelle corruption au sein de la révolution. Une étude toute récente d’André Crespin, Où en est le Venezuela après dix-sept ans de « socialisme du 21e siècle ? » actualise l’analyse de façon remarquable (Etudes marxistes, Bruxelles, décembre 2015, p. 77).

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Published by Action communiste - dans Internationalisme Impérialisme
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 14:48
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