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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 13:28

Quand le PCF n'est plus le PCF, il se crée un vide politique.  25 ans que ça dure.  Le temps pour le FN de chausser les souliers des batailles passées des communistes pour l'indépendance de la France.  A sa manière raciste et xénophobe.  Et en plagiant pour le social le PCF des années 60.

Heureusement que JL Mélenchon a su mettre dans sa campagne des présidentielles une opposition tenace à l'UE, à la mondialisation capitaliste, pour la paix.  Insuffisant ?  Certes.  Mais ceux qui, à gauche,  se sont battus depuis des dizaines d'années, souvent seuls, contre les politiques européennes ne sont plus isolés.  Le vent a changé.  Il souffle majoritairement contre la commission de Bruxelles.  Et ce n'est pas grâce au PCF. 

Et ça continue.  Pierre Laurent appelle à voter Macron sans retenue.  C'était déjà très tardivement que le PS fut dénoncé.  Avant ça les élus communistes voulaient "faire réussir la gauche" ... Et c'est très timidement que le PCF s'est mis à critiquer l'Union Européenne.  Que représente-t-il après ça ?  Encore un peu.  Chez les salariés.  Dans certaines municipalités dirigées par un maire communiste de terrain.  Les militants communistes, malgré la politique désastreuse de leur parti et souvent en s'en désolant, continuent à essayer de le faire vivre.  Les camarades qui tentent de le faire revenir à une politique de classe, sans compromission, et à une politique d'indépendance nationale et de rapports fraternels, égalitaires, avec les autres peuples sont toujours minoritaires.

C'est dans ce contexte qu'il faut replacer les débats sur les candidatures aux législatives.  Bien sûr les Insoumis sont tentés de fondre sur les bastions communistes où ils ont fait de bons scores.  Ils arguent de leurs scores à la présidentielle.  Mais il serait cocasse que les insoumis exigent des militants communistes, très attachés à leur parti quoiqu'il soit, une soumission totale.  En Seine-Maritime les communistes ont décidé depuis longtemps de soutenir JL Mélenchon.  Pas forcément tout son programme.  Si on veut battre les politiques de droite sous toutes leurs formes, il faudra bien accepter de ne pas se battre les uns contre les autres.  Sinon, les salariés perdront la bataille des législatives, mais aussi les bénéfices idéologiques des résultats des présidentielles.  Et les batailles électorales, les batailles menées dans l'hémicycle peuvent aussi être des luttes de classes, si l'on s'en donne les moyens.

Les salariés, les militants politiques et syndicalistes à gauche ne pardonneraient pas un échec et un recul sur le rassemblement contre les politiques européennes et patronales, pour la paix.  Un rassemblement, pas une tractation de couloir.

Yvette Genestal

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 21:17

Tribune de François Ruffin parue dans Le Monde et reprise sur Médiapart

Lettre ouverte à un Président déjà haï [par François Ruffin]

« Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de “faire barrage”, mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage », affirme le journaliste et réalisateur, François Ruffin, dans une tribune du Monde : « Lettre ouverte à un président déjà haï ».
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Tribune, publiée le 4 mai sur lemonde.fr (accès restreint) par François Ruffin, journaliste fondateur et rédacteur en chef du journal « Fakir » (ICI), réalisateur du film documentaire « Merci Patron ! » (ICI), animateur de Nuit Debout, à présent candidat de rassemblement à gauche du PS (le Parti communiste, Europe Écologie – Les Verts, France insoumise et Ensemble) dans la première circonscription de la Somme (Amiens – Flixecourt – Abbeville). 

 

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« Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous », et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur. »

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 20:55
UL CGT d'ELBEUF - Exposition "Les Docks assassinés - L'affaire Jules Durand " - Conférence débat Vendredi 5 Mai - 18 heures 30
UL CGT d'ELBEUF - Exposition "Les Docks assassinés - L'affaire Jules Durand " - Conférence débat Vendredi 5 Mai - 18 heures 30
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 18:19

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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Published by Jean Lévy
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 13:04

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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Published by anonyme
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:55

par Raoul Marc Jennar

Extrait :

" Ce que Macron transformera demeurera.

Rappeler les dangers d’un parti qui plonge ses racines dans Vichy, c’est indispensable. Passer sous silence la révolution conservatrice qui se prépare, c’est irresponsable.

Il faut résolument s’opposer à Le Pen. Mais cela ne peut en aucune façon conduire à relativiser et à minimiser le danger majeur que représente aussi l’élection de Macron."

La suite ci-dessous:

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:32

PROPOSITION DE RÉSOLUTION N° 4620 tendant à la création d’une commission d’enquête visant à étudier la possibilité de mettre en place une « immunité ouvrière »,

 
Jean-Jacques Candelier (PCF) propose d'étudier la mise en place d'une «immunité ouvrière»
 

«Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.» Suite au buzz provoqué par la réplique de Philippe Poutou à Marine Le Pen lors du débat à 11 du 4 avril dernier, le député Jean-Jacques Candelier a pris le candidat au mot. Il a déposé une proposition de résolution pour créer une commission d'enquête chargée d'étudier la création d'une «immunité ouvrière» [...]

Le cas le plus emblématique de la répression policière et judiciaire des salariés est celui des employés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord qui avaient séquestré leur directeur des ressources humaines et le directeur de la production afin de préserver leur outil de travail.

Le tribunal correctionnel d’Amiens les a condamnés en première instance à neuf mois de prison ferme et quinze avec sursis. Cette délibération transforme les syndicalistes en criminels, pendant que les vrais délinquants qui fraudent le fisc ou détournent l’argent public ont les mains libres.

Cette décision de justice, bien qu’amoindrie en appel, a un caractère politique clair. Après le cas d’Air France où des policiers sont venus chercher des salariés chez eux aux aurores, c’est une nouvelle tentative pour intimider les salariés qui seraient tentés de relever la tête pour défendre leurs emplois face à des dirigeants qui privilégient le plus souvent la rentabilité à court terme, au détriment de l’intérêt général et de l’emploi.

Goodyear qui a fermé pour délocaliser, c’est pourtant 2,5 milliards de profit après impôt, 800 millions de dividendes aux actionnaires, et 12 suicides de travailleurs depuis la fermeture de l’usine.

[...]

Protéger les syndicalistes, c’est protéger l’intérêt général.

Au-delà du caractère symbolique de la mise en place d’une « immunité ouvrière » qui serait apte à remettre chacun sur un pied d’égalité devant la loi, cette disposition revêt un caractère nécessaire pour protéger les fonctions importantes des syndicalistes dans les entreprises.

Face à la criminalisation de l’action syndicale, il devient compliqué pour les représentants des salariés de jouer leur rôle de défense des intérêts majoritaires et de lanceurs d’alertes face aux accidents du travail et aux négligences patronales. Combien de salariés se taisent par peur des pressions ou des sanctions patronales ? Combien se taisent suite au risque de poursuite judiciaire en cas d’action revendicative ? Cela ne peut plus durer.


La mise en place de cette mesure permettrait donc de protéger les syndicalistes en leur permettent d’assurer pleinement leurs pouvoirs de représentation, y compris d’action revendicative au service de l’intérêt général. [...]

L'article intégral ci-dessous :

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 12:09
BCE-BANQUES-LIQUIDITES
Le siège de la BCE à Francfort

Le saviez-vous, la zone euro comporte 19 pays membres… mais 5 d’entre eux détiennent 90% des liquidités injectées par la Banque centrale européenne (BCE) !

La Grèce est en faillite.
L’Italie est en faillite.
Le Portugal est en faillite.
L’Espagne est en faillite.

La BCE a donc eu une idée géniale ( ! ) : depuis 2015, la BCE a prêté à taux zéro 1500 milliards d’euros aux banques privées européennes !

Résultat : échec total.

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 11:51

Michel Onfray exaspère souvent.  Mais sur ce soutien unanime à Macron sur les médias, il a raison.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 11:49

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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Published by El Diablo
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