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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 14:04
Petrograd 1917, Nazim Hikmet

PETROGRAD 1917 - Poème de Nazim Hikmet,

écrit en 1935, traduction du turc extraite du recueil "Il neige dans la nuit et autre poèmes", Gallimard 1999

 

Au Palais d'Hiver, Kerenski.
A Smolni, les Soviets et Lénine, Dans la rue, les ténèbres,
la neige,
le vent,
et eux.

Et eux, ils savent que Lénine a dit :
« Hier trop tôt, demain trop tard,
le seul moment c'est aujourd'hui. »
Et eux ont dit : Compris, nous savons.
Et eux jamais
ne surent rien d'un savoir aussi implacable et parfait.
Sur la neige, la nuit,
sur la neige, le vent,
et eux,
retour du front, avec leurs baïonnettes,
leurs camions, leurs mitrailleuses,
leurs nostalgies, leurs espoirs, leurs appétits sacrés,
et leurs yeux grands ouverts dans les ténèbres, ils marchent.
Ils marchent sur le Palais d'Hiver.

Le bolchevik Kirov, de Poutilovski-zavod, dit :
« Aujourd'hui, c'est un grand jour, camarades,
un grand jour,
Et je rappelle, à qui voudrait piller,
que désormais le Palais d'Hiver et toute la Russie
sont le bien de l'ouvrier et du paysan. »

Le vent,
la neige,
et les ténèbres.
Eux, silencieux comme les ténèbres,
intrépides comme le vent, ils marchent.
Ils marchent sur le Palais d'Hiver.

Sergueï-le-Boiteux, ajusteur,
dit : « Ah, chienne de vie !
En 1905 - j'avais dix ans - je suis passé par ici.
Venaient en tête les icônes avec leurs grands yeux innocents,
les gosses nu-pieds, les vieilles,
et le pope Gapone aux longs cheveux.
Nous avions les hommes et le vent en poupe.

Et en face, à la fenêtre rouge, le Tzar de toutes les Russies
nous regardait, blême en ses habits noirs.
Les femmes en pleurant mirent genou à terre,
moi j'avais levé la main pour me signer,
quand soudain au galop surgirent les Cosaques,
les Cosaques,
ces chevaux cabrés, ces kalpaks noirs.
Nous, les gosses, en piaillant tombâmes comme des moineaux.
Un coup de sabot me broya la rotule. »
Et Sergueï-le-Boiteux, traînant la jambe,
marche avec eux sur le Palais d'Hiver.
Le vent,
la neige,
et les ténèbres sont maîtres du paysage.

Il vient du front de Pologne,
le paysan Ivan Petrovitch, et ses yeux
comme ceux d'un chat voient dans la nuit
Il crachote en sa barbe rousse, et dit : « Eh, Matouchka
A nous la terre,
comme canard à tête verte en gibecière ! »

Le vent,
la neige,
et les ténèbres emplissent tout le paysage.
Sur la place, le Palais d'Hiver, et eux.

Et dans le port, l'Avrora aux trois cheminées.
Il ouvrit le feu, le Palais d'Hiver,
Ils ouvrirent le feu, derrière les colonnes,
les jolis hobereaux et les grosses putains blondes.
Sergueï-le-Boiteux, ajusteur, dit : « Ah chienne de vie !
Entre quelles mains est resté Kerenski... »
Et, sur sa jambe infirme, il tomba à terre.

Retour du front de Pologne,
le paysan Ivan Petrovitch,
dans les lointains distingue de ses yeux de chat
la terre grasse et nourrie,
et, crachotant en sa barbe rousse,
en extase fait marcher sa mitrailleuse.

Sous le vent,
sous la neige blanche,
les briques rouges du Palais d'Hiver.

Le bolchevik Kirov
Dit : « Camarades, l'histoire,
C’est-à-dire les classes ouvrières et paysannes,
C’est-à-dire le soldat rouge,
C’est-à-dire nous, nous allumons le flambeau ! »

« Camarade, dit-il, nous passons à l’attaque ! »
et comme sur la Néva les glaces rougeoyaient,
avec l’appétit d’un enfant,
avec le courage du vent,
ils entrèrent au Palais d’Hiver.
Fer, charbon, et sucre,
Et cuivre rouge,
Et textiles,

Et amour, et violence, et vie,
Et toutes les branches de l’industrie,
Et la Petite et la Grande et la Blanche Russies,
Et le Caucase, la Sibérie, le Turkestan,
Et le cours mélancolique de la Volga,
Et les villes eurent leur sort
Changé, en un moment d’aube
En un moment d’aube où, surgis des rives de la nuit,
De leurs bottes neigeuses
Ils foulèrent les escaliers de marbre.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 14:01
 

Avec l’approche de l’anniversaire du centenaire de la Révolution d’Octobre en Russie, on va assister à une multiplication des textes et des débats sur cet évènement. Certains vont mettre en avant la notion de « coup d’Etat », d’autres vont écrire sur l’immense espoir déçu que représenta Octobre 1917. Je veux ici faire autre chose et, dans la lignée de l’article (en anglais) que j’avais publié sur RussEurope, me consacrer bien plus à l’analyse des circonstances qui ont rendu possible, voire inévitable, cette révolution.

Une forte croissance

Il est connu que le modèle de développement mis en œuvre en Russie de 1880 à 1914[1] a abouti à une forte croissance. Cette dernière a permis à la Russie d’avoir une PIB égal à celui de la France en 1913, et un PIB largement supérieur à celui de l’Empire Austro-Hongrois[2]. Ainsi, la production de charbon quintupla de 1880 à 1900, la production de pétrole démarra à Bakou (avec l’aide de l’étranger et de nombreux ingénieurs allemands). Près de 30 000 km de voies ferrées furent installées entre 1880 et 1904. La production industrielle augmenta à un rythme très élevé, environ 8% par an. Dans la décomposition du revenu national par origine, on constate cependant que l’agriculture représente toujours 51%, l’industrie 21%, la construction 17%, les transports 6% et le commerce 5%. Par ailleurs, l’autoconsommation reste importante, ce qui tend à minorer les chiffres qui ne mesurent que ce qui est vendu[3]. L’importance relative du développement des activités industrielles est ici à remarquer. Il y avait environ 700 000 ouvriers dans les années 1860 ; ils seront plus de 1,4 millions en 1890 et près de 3 millions en 1913. L’usine Poutilov de Saint-Pétersbourg emploie ainsi plus de 15 000 travailleurs sur un même site[4]. Mais, à l’autre extrémité de l’échelle, on compte aussi de nombreuses entreprises de moins de 50 ouvriers, sans oublier les travailleurs semi-artisans, qui travaillent en sous-traitants pour une entreprise « donneur d’ordres », les Koustarii. Une des caractéristiques de ce modèle de développement est d’avoir poussé les antagonismes aux extrêmes. Par ailleurs cette croissance n’a pas empêché des famines de se produire, comme en 1892, en 1898 ou en 1901.[...]

Lire la suite en cliquant ci-dessous

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 15:02

 

Vu sur La Voix du Nord
Quelques repères

Mai 2015 : le candidat du PiS Andrzej Duda est élu présidence de la République de Pologne.

Octobre 2015 : le PiS (parti ultraconservateur appelé aussi Droit et justice) obtient la majorité absolue au Parlement. Dans la foulée, il vote une loi visant à renforcer le contrôle du gouvernement sur les médias publics.

Octobre 2016 : une loi de décommunisation impose aux communes de débaptiser les rues et monuments portant le nom de militants communistes.

Février 2017 : le président de la Maison de Bretagne à Walbrzych, Bogdan Krol, tire la sonnette d’alarme : sa ville menace de débaptiser la rue Burczykowski, du nom d’une famille de Résistants communistes décimée par les nazis. L’association Les Amis d’Edward Gierek et le maire de Sallaumines, Christian Pedowski, montent au créneau. Ils adressent à la ville de Walbrzych un courrier signé par 133 membres du Parti communiste et de la CGT du bassin minier.

8 juillet : des élus et militants de gauche rebaptisent l’A21 « Autoroute de la liberté Kania-Rabiega », du nom de deux militants du bassin minier dont la mémoire est elle aussi menacée de censure.

13 juillet : c’est officiel, la ville de Walbrzych renonce à débaptiser les rues Burczykowski, Bronislaw Kania, Aleksy Czeredziak et Roman Piotrowski (toutes des figures de la Résistance).

24 juillet  : après plusieurs jours de manifestations, le président Duda met son veto au projet de réforme de la justice, très controversé. Une claque pour la majorité conservatrice du PiS.

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:11

Sur Investig'action

Photo parue sur Investig'action

En 1932, la IIIe République déchoit de sa nationalité française le syndicaliste unitaire et ancien mineur de charbon Tomasz (Thomas) Olszanski. Son tort ? Avoir stigmatisé l’attitude des magnats des Mines qu’il accuse de « bafouer les droits des Polonais », mais aussi l’État français « complice de leurs exactions ».

Fuyant la Galicie polonaise sous occupation autrichienne, et sa misère, Thomas Olszanski s’installe dans le Bassin minier du Pas-de-Calais en 1909 pour y exercer comme mineur. Formé à l’école du syndicalisme révolutionnaire cher à la CGT d’avant-guerre, ce fils de paysan fait le choix en 1921 du Parti communiste français et entreprend d’organiser, au sein de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU), la main-d’œuvre polonaise qui contribue à la relance de l’activité charbonnière dans une région sinistrée.

Permanent à la CGTU

En 1922, il acquiert la nationalité française. Elle lui offre de s’affranchir de la menace d’expulsion qui pèse sur les activistes étrangers d’extrême gauche. Mieux, ce sésame lui permet d’accéder à un poste de dirigeant syndical ; ce que la loi du 21 mars 1884 « relative à la création des syndicats professionnels » interdit aux étrangers… En 1923, sa connaissance des langues française, allemande et surtout polonaise le propulse à la tête du secteur « main-d’œuvre étrangère » de la Fédération unitaire des mineurs de France (CGTU) dont il devient un secrétaire. Et aussi un permanent national. La renommée de cet « agitateur volant » aux indéniables talents d’orateur, assure le succès des meetings qu’il anime dans les bassins miniers de charbon, de fer ou de potasse. [...]

La suite ci-dessous :

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 13:27

Lecture Théatralisée à Petit-Quevilly- le 30 septembre- à 15 heures à l’ Astrolabe.

MAIS AUSSI, LE:

Le 6 octobre à DIEPPE - Au Drakar,

Le 1er décembre au TRÉPORT - SALLE REGIANI à 20 H 30,

Le 20 Janvier 2018 - à GONFREVILLE-L’ORCHER - Espace culturel de la

pointe de caux à 20 H 30

En collaboration avec les comédiens

« des mots à dire »

et du « Théâtre de la Bataille »

 

VOYAGE EN TERRES D’ESPOIR – La Seine-Maritime- Lecture Théatralisée à Petit-Quevilly- le 30 septembre- à 15 heures à l’ Astrolabe.
EDWY PLENEL, auteur et directeur de MÉDIAPART, a écrit un livre paru en octobre 2016 aux Éditions de l’ Atelier  << VOYAGE EN TERRES D’ESPOIR >>  ou il reprend des biographies parues dans le Dictionnaire du mouvement ouvrier et social, plus connu sous le terme générique du MAITRON, et nous emmène dans ce voyage en terres d’ espoir.
 
Vu sur le site de l'IHS CGT de Seine-Maritime.  Lire la suite ci-dessous
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:50

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

Il y a 60 ans, le 17 août 1956, l’Allemagne capitaliste interdisait le Parti communiste allemande (KPD).

A peine 11 ans après la victoire sur le nazisme, le gouvernement de l’Allemagne capitaliste, la RFA, faisait interdire le Parti communiste allemand, le KPD, parti des 150.000 déportés et des 30.000 fusillés dirions-nous en France. C’était il y a 60 ans, le 17 août 1956.

L’impérialisme allemand, déjà remis en selle à l’ouest du pays, vassal de l’impérialisme américain et en passe de retrouver sa prépondérance sur ses partenaires d’Europe de l’ouest, affichait sa conception de la démocratie.

La plupart des cadres ayant officié sous le 3ème Reich, avait gardé ou repris leur poste. De nombreux nazis avaient été recyclés, y compris dans la vie politique et les partis bourgeois et dans l’armée en reconstitution.

A l’inverse, la répression anticommuniste s’accentue. Dans le contexte de guerre froide, elle atteint un sommet, avec l’élimination du KPD légal. Elle continuera les décennies suivantes avec, notamment, les interdictions professionnelles frappant les communistes, jusqu’aux années 80. En 1968, le Parti communiste allemand DKP a pu être créé, mais avec des statuts différents du KPD qui demeurera interdit.

Le combat pour la réhabilitation et l’indemnisation des communistes lésés, mené notamment par le DKP, montre aujourd’hui, combien, malgré la fin de la guerre froide, l’Allemagne capitaliste a moins que jamais tourné la page.

Nous reprenons l’article de Markus Bernhardt, publié dans le quotidien progressiste allemand Junge Welt, le 10 août 2016. Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF ».

Lire la suite ci-dessous sur le site Solidarité Internationale PCF

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 13:23

Renzi couvre les tortionnaires du G8 de Gênes - Humanité, 15 janvier 2016

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 21:54
  • 14/07/2017
LE GEANT DE ROYAL DE LUXE AU HAVRE: QUAND LA POESIE REJOINT L’HISTOIRE SOCIALE.

A deux pas d’où le Géant, scaphandrier de Royal de luxe nous est arrivé le 6 juillet dernier au Havre, un autre scaphandrier, mais bien réel celui là à donner son nom à une rue: Pierre GUINARD, dans le quartier de l’ Eure, près des anciens établissements CAILLARD Levage.

Qui était Pierre GUINARD ? (1)

Né le 25 mai 1907 à Ploubalay (Côtes-du-Nord), mort au Havre le 27 juillet 1961 ; marin, scaphandrier ; syndicaliste CGT de Seine-Inférieure, Seine-Maritime ; Résistant membre du Front national et des Front Tireurs Partisans Français ; communiste ; membre du Comité de Libération de la ville du Havre ; conseiller général de Seine-inférieure (1945-1955).

C’est à l’école des apprentis mécaniciens de la Marine nationale à Lorient qu’il apprit son métier de marin, et, après sept années passées dans la marine nationale, il navigua au commerce comme ouvrier mécanicien sous les pavillons de la « Nochap », de « la Transat », puis de « Delmas ». C’est sur les navires de ces compagnies qu’il se syndiqua et commença son activité militante. Pierre Guinard fut élu secrétaire au Syndicat des Marins Cgt du Havre en1935, puis secrétaire général en 1938. En 1937 il fut élu secrétaire de la section communiste des marins du Havre.
Mobilisé à la déclaration de guerre, il fut fait prisonnier, puis libéré. Il entra alors dans la Résistance. Membre du Front national, il fut arrêté fin octobre 1941 comme 203 autres communistes de Seine-Inférieure. Il fut libéré, début novembre, avec 42 autres, après un interrogatoire.
A la Libération il devint scaphandrier jusqu’en 1950, et mena cette activité parallèlement à son engagement politique. Sa santé fut une première fois durement affectée. Il fut membre du 1er Comité local de libération de la ville du Havre , au titre de la section communiste locale dont il était le secrétaire. [...]

Lire la suite ci-dessous sur le site de l'IHS-CGT 76

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 13:26
« C’est au nom du salut public que nous voulons exproprier les trusts et les réduire au néant » - Discours d’André MARTY, ancien secrétaire du P.C.F., lors du Xe congrès du P.C.F. en juin 1945 - Sur le site de Rouges Vifs Ile de France

« À la Bastille ! Abattons la Bastille des trusts ! »

« C’est au nom du salut public que nous voulons exproprier les trusts et les réduire au néant. »

Après l’épisode des élections présidentielles et celui des législatives, il pourrait sembler que le monde du Travail soit dans une période de flottement, d’incompréhension, de désespoir… En regardant ce spectacle uniquement sous l’angle orienté par la classe dominante, il y a de quoi ; par contre, en prenant un peu de recul et de réflexion, en ne nous laissant pas confisquer par des imposteurs l’espace politique qui est le nôtre, nous nous trouvons dans une situation on ne peut plus claire où tous les mécanismes institutionnels sont dévoilés et délégitimés par une abstention massive et historique, et où la mise en scène vulgaire de la part du Capital ne fait plus illusion.

C’est dans ce contexte, que Rouges Vifs IDF ressort un discours d’André MARTY, ancien secrétaire du P.C.F., lors du Xe congrès du P.C.F. en juin 1945. Ce texte officiel et les réflexions élaborées par le P.C.F. de l’époque rentrent dans une curieuse résonance avec la situation politique d’aujourd’hui.

Plus de soixante-dix ans après, la pertinence et la clairvoyance des camarades révolutionnaires de l’époque restent d’actualité ; pire, cela montre qu’alors que « les trusts sans Patrie » ont su continuer à manœuvrer et à améliorer leur domination (on parlait déjà de « véritable super-gouvernement international »), il semblerait qu’aujourd’hui les réflexions révolutionnaires et visionnaires de l’époque aient été abandonnées depuis bien longtemps maintenant. Cela donne non seulement l’explication de la situation actuelle, mais aussi des pistes pour nous en sortir.

Alors qu’en 2017 le Capital vient de “s’offrir” un banquier comme Président de la République et une assemblée à sa botte, revenir sur la débâcle de 1940 et surtout sur la manière dont les pleins pouvoirs ont été donnés à Pétain est troublant. [...]

La suite ci-dessous :

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 12:14

Les salariés de Simply market Amiens ripostent

Les salariés se sont déplacés dans les Yvelines.

Les salariés se sont déplacés dans les Yvelines.
 

Après l’annonce de la suppression de 462 postes en France au sein des services administratifs de Simply Market, détenu par Auchan Retail France, filiale du groupe Auchan, les salariés du site d’Amiens organisent la riposte. Une cinquantaine d’entre eux se sont rendus ce jeudi dans les Yvelines, devant le siège social de leur direction, afin de réaffirmer leur volonté de combattre ce plan social dont les salariés ne veulent pas. «  Nous sommes également venus voir nos collègues pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls et leur dire que nous mènerons ensemble cette lutte partout en France. Si nos camarades du site de Strasbourg n’ont pas pu se joindre à nous aujourd’hui, ils ont en revanche rejoint le mouvement de grève lancé ce jeudi à Amiens dans les services concernés. Ce plan social n’est pas une fatalité, et aucun chèque ne remplacera jamais les emplois des salariés de l’entreprise. On se battra jusqu’au bout  », martèle Claude Leclercq, délégué syndical CGT qui évoque le petit village gaulois d’Amiens, prêt à mener la lutte au niveau national.[...]

La suite ci-dessous

http://www.courrier-picard.fr/35886/article/2017-06-08/les-salaries-de-simply-market-amiens-ripostent#

La première question écrite de François Ruffin : Simply Market

Ma première question : quand la famille Mulliez s'enrichit et licencie

Voici ma première question écrite adressée au gouvernement, à la ministre du Travail en l'occurrence. Il est possible que les services de l'Assemblée modifient, rectifient, y mettent des formes. Ca fait suite à nos rencontres avec les élus CGT-FO du site Simply-Market d'Amiens.

Monsieur François Ruffin alerte Madame la ministre d'Etat, ministre du travail, sur les licenciements en cours dans le groupe Mulliez.

Suite à une "réorganisation", à la fusion de Auchan et Atac, 70 postes vont être supprimés à Amiens, 870 au niveau français. Pour tous ces licenciements, pour l'instant, aucune prime supra-légale n'est prévue. (Sources FO et CGT.)

Le groupe de la famille Mulliez ne crie pourtant pas famine: "Auchan Holding a vu son bénéfice net progresser de 14% l'an dernier... " (L'Express, 10 mars 2017). Les dividendes ont augmenté de 75 % en ce printemps 2017, à hauteur de 350 millions d'euros. Avec 26 milliards d'euros, Gérard Mulliez est aujourd'hui la troisième fortune de "France". Entre guillemets, car la famille s'applique à déposer ses économies en Belgique: la Justice les a d'ailleurs perquisitionnés, les soupçonnant de fraude fiscale et de blanchiment. (Le Parisien, 10 mai 2016.)

Mais c'est un autre souci qu'on voudrait pointer: avec 84 millions d'€ (source entreprise), Auchan est, semble-t-il, le troisième plus gros bénéficiaire privé du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (après Casino et Carrefour). L'année où ces aides étaient perçues pour la première fois, l'effectif a diminué de 1400 personnes... Mais les dividendes des actionnaires familiaux étaient triplés.

Ces aides ont été octroyées sans la moindre conditionnalité et, ajoutera-t-on, sans ciblage: la grande distribution n'est nullement soumise à la concurrence internationale.

Compte tenu de ces éléments, M. François Ruffin apprécierait que Madame la ministre fasse connaître les mesures qu'entend prendre le Gouvernement dans ce dossier, mais au-delà souhaite l'interroger sur ce que contiendrait la loi travail n°2 qui empêcherait les multinationales de licencier alors que leurs bénéfices grossissent.

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