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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 14:58
Manifestation du 18 octobre 2022 à Rouen

Manifestation du 18 octobre 2022 à Rouen

LUTTES

Quelques exemples.  Extraits

 Géodis Calberson de Gennevilliers (Hauts de Seine) : Les salarié-e-s en lutte entament leur 4ème semaine de grève pour les salaires. C'est la 4ème semaine de grève menée par 80 % des employés de la plate-forme logistique Géodis, à Gennevilliers. Les temps sont durs pour le leader européen de la livraison express dont les activités (300 tonnes de colis jour) sont à l'arrêt depuis le17 octobre. Plus durs encore pour les 87 salariés en grève qui mènent la bataille pour les salaires, jour et nuit, sans encore parvenir à se faire entendre. « La direction joue la montre, en pariant sur le fait qu'on ne pourra pas tenir éternellement avec de telles pertes de salaire », déclare le secrétaire général du syndicat CGT-Géodis qui lance un appel à la solidarité financière pour soutenir les grévistes et tenir la grève jusqu'à la victoire. [...]

Arc-en-Ciel : Sixième semaine de grève du nettoyage en gare de Lyon-Perrache !

[...]

Manifestation au CHU de Nantes : Vendredi 18 novembre devant l'Hôtel Dieu, les salarié-e-s ont continués leur lutte pour exiger plus de moyens pour les services de santé. Psychiatres, infirmières, aide-soignantes… Plus de 500 agents du CHU de Nantes soutenus par plus d'une centaine d'usagés ont manifesté vendredi pour exprimer leur ras-le-bol. [...]

La Seita : Salaires, revendications et acquis ! [...]

Ducros (Var) : La CGT revendique le SMIC à 2 000 € ... [...]

Fleury Michon (Vendée) : Les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 20 % en un an. Les revendications de la CGT ont recueilli le soutien de plus de 1 000 salariés pour une augmentation de salaire de 150 €, le paiement des pauses dans leur intégralité, le remplacement de chaque départ par l’embauche de CDI…

Chez Arrivé (Vendée) : [...]

Laiterie Triballat (Cher) : La mobilisation se poursuit, les salariés considèrent que pour vivre décemment c’est 350 € par mois qu’il manque.

Refresco : Dans le groupe, les dividendes explosent de 60 % par rapport à l’année passée. La CGT revendique une progression de 20 % des salaires, portant le salaire d’embauche à 2 100 €, l’augmentation de la prime d’ancienneté…

Coca Cola : Tous les sites sont en grève pour une augmentation des salaires de 10 %, des primes de transport, d’ancienneté, d’astreinte, de découchage et de repas.

Norfrigo (Pas-de-Calais) : En janvier 2022, une augmentation de 3 % a été actée. En juin, au vu de l’inflation galopante, la CGT a revendiqué une réouverture des négociations. [...]

Au Parc des Oiseaux (Ain) : La lutte a permis d’arracher 200 € d’augmentation du salaire de base soit de 10 à 12,5 % pour l’immense majorité des salariés compris entre 1 600 et 2 200€, 8 % pour ceux de 2 500 à 2 700 €, 6,7 % jusqu’à 3 200 €.

Artisanat alimentaire : Les grilles de salaires conventionnelles ont été revalorisées de 7,2 % en boulangerie et de 6,8 % en chocolaterie. [...]

LIDL près de Guingamp (Côtes-d'Armor) : La CGT lance un appel à la grève ! La CGT Lidl de la DR 15 (direction régionale), basée à Ploumagoar, près de Guingamp ont appelé les salariés à la grève, samedi 12 novembre 2022. Une mobilisation qui fait suite à celle lancée jeudi 10 novembre 2022, par la CGT Lidl France.[...]

Amiante dans des services de l'État à Rouen (Seine-Maritime) : 80 personnels évacués et mis en télétravail ! Fin octobre 2022, 80 personnels de l'inspection du travail et la DDETS ont été évacués. Une entreprise mandatée pour retirer des dalles amiantées n'avait pas mis de protection. La CGT dénonce une exposition à l’amiante des agents de l’inspection du travail et de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de la Seine-Maritime, dans le bâtiment d’Hastings, situé 27 rue du 74e régiment d’infanterie, à Rouen. 80 fonctionnaires ont dû être évacués et mis en télétravail. Des dalles amiantées dégradées dans un escalier Ce n’est pas la première fois que le syndicat CGT alerte sur une présence d’amiante dans le bâtiment d’Hastings. Le 30 novembre 2021,  le secrétaire du Comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) CGT, opérait un signalement de danger grave et imminent après avoir constaté « la présence de dalles amiantées dégradées dans l’escalier utilisé quotidiennement par les agents comme le public, les exposant à un risque d’inhalation de poussières d’amiante ». À noter que l’inspection du travail est provisoirement relogée au sein du bâtiment d’Hastings, dans le cadre de la rénovation en cours de la cité administrative de Rouen. 

Constellium (Puy-de-Dôme) : Les salariés qui se sont mobilisés durant l’année 2022 avec un appel permanent à la lutte pour faire évoluer la première proposition de la direction du 27 octobre (5% d’AG), ils ont fait le choix de prendre les dernières propositions de la direction. [...]

Adrexo à Saint-Quentin (Aisne) : Manifestation le 25 novembre devant l'établissement ! Les salarié-es avec leur syndicat CGT-Adrexo organise une journée d’action le vendredi 25 novembre [...]

Compin (Evreux): Perdre son emploi et son salaire, c’est non et ça reste non ! De la dernière réunion avec la direction le début novembre, rien n’est sorti pour nous, travailleurs et travailleuses de Compin. La direction a annoncé une nouvelle réunion pour la mi-novembre. Ce qui est en jeu pour nous, c’est notre salaire et notre travail. Ce qui se joue pour Compin, et pour Equistone, le principal investisseur dont un des dirigeants est Édouard Fillon, fils de Pénélope et François Fillon (connus pour l’affaire dite du « Pénélopegate » qui a donné lieu en appel à une condamnation à des peines de prison notamment pour des détournements de fonds publics) qui nous licencie sans raison économique tout comme Alstom le principal donneur d’ordres, c’est le profit, c’est de faire du fric sur notre dos en licenciant et en allant exploiter de la main-d’œuvre moins chère ailleurs. La direction maintient les licenciements. Avec les trois jours de grève, elle les a ramenés à 51 salarié-es, et c’est une annonce qu’elle gardait en réserve pour apaiser nos inquiétudes et notre colère. Elle se prépare à annoncer 51 noms de collègues pour les jeter dehors. Il ne faut se faire aucune illusion : ceux qui resteront sont menacés à terme, [...]

Travail Intérimaire : Prism’emploi confirme son «principe» de discrimination envers ses employé-e-s intérimaires. Le 4 novembre dernier, une délégation d’une quarantaine de militantes et militants de la CGT Intérim s’est invitée à la réunion de la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) de la branche du travail temporaire pour demander à Prism’Emploi, l’organisation patronale des entreprises de travail temporaire, l’ouverture de NAO incluant l’ensemble des salarié-e-s intérimaires en CDI ou en contrat classique (intéressement, participation et PPV), demandes formulées dans un courrier resté sans réponse. Après deux heures de discussions, les représentants du patronat de l’intérim, qui n’ont pas manqué d’afficher leur habituel mépris pour leurs employé-e-s intérimaires, sont restés bloqués sur leur «principe » discriminatoire de refuser d’inclure les salarié-e-s intérimaires dans le cadre des NAO. Les trois millions de salarié-e-s intérimaires, qui auront été en mission en 2022, se voient ainsi dépossédés, par un patronat intransigeant et cynique, de leur droit fondamental d’être représentés par les organisations syndicales de salarié-e-s et de pouvoir défendre, dans le cadre légal de la négociation collective, leurs revendications en matière de rémunérations, de déroulement de carrière et de conditions de travail.  [...].

Monoprix : Encore une victoire des salarié-e-s avec leur syndicat CGT contre le travail de nuit et de fin de journée chez Monoprix ! Alors que Monoprix s’acharne à vouloir imposer, sans aucune justification valable, le travail de nuit dans l’entreprise, la CGT Monoprix en lien avec la Fédération CGT Commerce et Services, vient de faire annuler pour la quatrième fois un accord portant sur ce sujet. La direction de Monoprix et quelques organisations syndicales ont conclu un « accord expérimental relatif au travail en fin de journée » déplaçant la période de travail de nuit de 22h à 7h.[...] Une fois de plus, le tribunal a considéré que l’accord ne « comporte aucune justification précise ni même explicite s’agissant des justifications du recours au travail de nuit et, notamment, aucun élément de nature à établir la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou de services d’utilité sociale » [...]

RATP : Bilan de la grève massive pour les salaires et des recrutements du 10 novembre ! Une action qui converge donc totalement avec l'intérêt des usagers : les médias auront donc du mal à opposer les uns aux autres comme ils en ont l'habitude ! Alors que l’ancien Premier ministre Jean Castex s’apprête à prendre les commandes de la régie - 450.000 €uros comme « salaire annuel » !!! -  les syndicats ont appelé à faire grève pour des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail. Un mouvement qui a été très suivi. L’automne est agité à la RATP. Après une rentrée marquée par de grosses difficultés sur le réseau de bus, en raison de la pénurie de conducteurs, ainsi que des temps d’attente rallongés dans le métro, où les rames sont à nouveau bondées, cette grève a été particulièrement suivie par les salarié-e-s. Le mot d’ordre de la CGT, FO, Unsa, Solidaires et La Base est clair : « Zéro métro et zéro RER ». [...]

« Nous n’avons reçu que 2,2 % d’augmentation, à partir de juillet… cela fait donc seulement 1,1 % pour toute l’année, regrette un militant, de la CGT. C’est très insuffisant, surtout en Île-de-France, où le coût de la vie est 9 % plus élevé que la moyenne nationale. » Ces six derniers mois, l’inflation n’a fait que grimper. « Avec le coût du logement en région parisienne, nous vivons de plus en plus loin des terminus. Pour prendre son service à 5 heures du matin, il faut une voiture. Moi j’en ai pour 200 € de carburant par mois »[...]

Plan de sauvegarde à « Place du Marché » (Civrieux-d'Azergues dans le Rhône) : Les salariés ne doivent pas payer ! La Société Place du Marché a annoncé en CSE extraordinaire se déclarer en procédure de Plan de Sauvegarde, au regard de ses résultats financiers catastrophiques depuis la reprise de la Société TOUPARGEL fin 2019.[...]

Jeux Olympiques 2024 : Empêchons le ministre de l'intérieur de baisser le rideau ! [...]

Soutien à la grève à BFM et RMC : Le Groupe a les moyens d'augmenter les salaires ! A l'appel de la CGT (le Syndicat national de la radiodiffusion, de la télévision et de l’audiovisuel SNRT AV CGT et le Syndicat National des journalistes SNJ-CGT) et du Syndicat national des journalistes (SNJ), le mouvement de grève des salarié·es du groupe Nextradiotv, dont BFM et RMC, se poursuit. [...]  Nous constatons et dénonçons l’attitude de la direction qui, surprise par l’ampleur du mouvement, exerce des pressions sur les salarié-es en grève. [...]

Arkéma à Pierre Bénite (Métropole de Lyon) : 650 salariés ont fait grève pour une augmentation de salaire de 200 euros et une prime de 6.000 euros, dans le contexte de l’inflation. Arkéma en 2021, c’est un bénéfice de 821 millions d’euros. Pour les six premiers mois de 2022, c’est + 31,4 % de chiffre d’affaire par rapport à 2021. [...]

Intégral sur le site "Communistes"

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 20:35
Entre 1300 et 1500 personnes ont manifesté dimanche 1er mai 2022 à Rouen (Seine-Maritime). (©MN/76actu)

Entre 1300 et 1500 personnes ont manifesté dimanche 1er mai 2022 à Rouen (Seine-Maritime). (©MN/76actu)

Sur actu.fr par Matthieu Normand
Entre 1300 et 1500 personnes dans les rues de Rouen

Une manifestation a eu lieu à Rouen (Seine-Maritime) ce 1er mai 2022. Les syndicats ont notamment appelé à plus de justice sociale et de redistribution des richesses.

Ce dimanche a été marqué par la traditionnelle mobilisation du 1er-Mai. A Rouen (Seine-Maritime) entre 1300 – selon la police – et 1500 personnes – selon les syndicats et notre comptage – ont manifesté dans les rues sous un beau soleil. Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle 2022, il s’agissait du premier grand rendez-vous revendicatif du deuxième mandat d’Emmanuel Macron.

D’autres manifestations en Seine-Maritime

Avant les prises de paroles, les salariés d’un sous-traitant d’Amazon en grève depuis jeudi ont été mis à l’honneur. Puis ils ont défilé en tête de cortège. [...]

L'intégral ci-dessous :

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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 20:59
 Emmanuel Macron réélu : heureuse, Barbara Pompili se déhanche devant la Tour Eiffel - © C à vous, 13/04/2022
 Emmanuel Macron réélu : heureuse, Barbara Pompili se déhanche devant la Tour Eiffel - © C à vous, 13/04/2022

Emmanuel Macron réélu : heureuse, Barbara Pompili se déhanche devant la Tour Eiffel - © C à vous, 13/04/2022

L’hymne à la joie, les sourires radieux d’Emmanuel Macron, les pas de danse de la ministre Barbara Pompili : l’heure était à la réjouissance hier soir. Le ton, léger, tranchait avec l’atmosphère de plomb qui avait caractérisé l’entre-deux-tours. Le péril écarté, la France des gagnants de la mondialisation recommençait à afficher son bonheur d’exister et de régner. Certains n’avaient pas attendu la victoire d’Emmanuel Macron pour le faire. C’est le cas de Raphaël Enthoven, qui exposait candidement son incompréhension face au vote populiste le 13 avril : « Je m’étonne qu’un pays qui est en bonne santé, qui fonctionne, qui repart, qui a de l’influence, qui est en pointe de la lutte contre l’islamisme, dont la bouffe est sublime et dont l’équipe est championne du monde au football, je m’étonne que ce pays-là joue au con à ce point avec son bulletin dans l’urne. »

Entreprendre une critique de fond de la « pensée » de Raphaël Enthoven n’est pas évident. Si l’on peut critiquer une philosophie, la tâche se complique lorsqu’on se trouve en face de fragments de réflexion, de bribes de morale dispensées au hasard des matinales et aussitôt approuvées par un présentateur ravi. La pensée d’Enthoven est contenue dans son personnage et, pour tout dire, s’y résume.

Un cogito errant dans l’ouate 

Si certains penseurs ont à cœur de se dresser contre leur époque, ce n’est pas le cas de Raphaël Enthoven, qui en est le produit chimiquement pur, pour ne pas dire l’incarnation même. Enthoven, qui a l’humilité de se revendiquer simple « professeur de philosophie » – portons cela à son crédit – prodigue à qui veut l’entendre sa « morale de l’info » dans laquelle reviennent systématiquement les mêmes thèmes : de l’emballement des réseaux sociaux à la critique sans nuances des populismes.

Quelques auditeurs, trop pressés sans doute, s’en contentent pour convoquer Nizan et le qualifier de chien de garde. Mais le professeur Enthoven est plus que ça. On a connu bien des défenseurs acharnés de l’ordre établi, idéologues forcenés qui avaient, sinon le mérite de croire en quelque cause, au moins celui de vouer une détestation profonde à une autre.

[...]

La suite ci-dessous :

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 14:29
Lutte contre le Covid et lutte des classes

Pendant ce premier week-end de reconfinement général, la polémique a fait rage. Le sujet diffusé par M6 à propos des présumés « restaurants clandestins » devenus secret de polichinelle, a provoqué de très vives réactions sur les réseaux derrière un mot dièse devenu viral : #OnVeutLesNoms. En réponse, la France d’en haut a fait bloc dans les médias en criant au « populisme », à la « délation », voire en justifiant les transgressions et le refus d’appliquer les règles communes. Dans le même temps circulaient sur les réseaux témoignages et photos de la répression bornée infligée aux couches populaires.

Depuis deux jours, polémique sur l’existence de restaurants de luxe clandestins aux menus à 500 balles fréquentés par des gens de « la haute » y compris par des ministres. Sur la participation ministérielle, nous ne savons pas encore si c’est vrai, mais l’existence de ces agapes réservées aux « élites », est notoire, avérée et jusqu’à présent ceux qui transgressent allègrement les règles communes d’enfermement imposées à tous les citoyens sont tranquillement passés entre les gouttes.

En revanche, pour les couches populaires c’est le grand jeu. [...]

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:47
La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le MelFemmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel
Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel
Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le MelFemmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel

Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel

Compte-rendu de l'intervention de Françoise Bazire, Secrétaire de l’association des Amies et amis de la Commune sur le site "Les Clionautes"

Rendez-vous de L'Histoire, n°21, Blois, 2018

L’action des femmes a été très importante durant La Commune

Extraits

Le 18 mars au soir, le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville.  Pendant une semaine, il assumera toute la responsabilité de la gestion politique, sociale et économique de la ville de Paris. Il assure la sécurité en occupant les fortifications et les forts de la périphérie. Il remet les rouages de l’état en route en occupant les ministères et les bâtiments publics.

→ Pour répondre à une volonté de démocratie très forte, il organise des élections. Elles ont lieu le 26 mars.  Mais les femmes n'y participent pas.

[...]

Louise Michel a déclaré : « Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine ».

[...]

Début avril, les femmes lancent un appel à aller à Versailles.

→ Le 3 avril, elles se retrouvent à 1200 femmes au pont de Grenelle. Les dirigeants de la Commune leur enjoignent de ne pas sortir de Paris. Ils rappellent la brutalité des répressions versaillaises. En fait, ils sont hésitants sur cette action.

La sortie n’a pas eu lieu mais devant une telle volonté féminine la nécessité de s’organiser s’impose.

11 avril, c’est la Création de « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ».

Dès le 11 avril, l’Union publie par voie d’affiches, sur les murs de Paris, un texte disant que : la lutte pour la défense de la Commune, c’est la lutte pour le droit des femmes.

Elles écrivent :

– «nos ennemis, ce sont les privilèges de l’ordre social actuel, tous ceux qui ont vécu de nos sueurs, qui toujours se sont engraissés de nos misères»

– «nous voulons le travail pour en garder le produit, plus d’exploiteurs, plus de maîtres».

– «toute inégalité et tout antagonisme entre les sexes, constituent une des bases du pouvoir des classes gouvernantes».

→   l’Union des Femmes et ses comités siégeaient dans les mairies d’arrondissements sauf dans les IIe et XVe. Ces femmes s’organisent remarquablement, ce qui est méritoire dans cette période très tourmentée.

Les statuts de l’association sont publiés dans le journal « La Sociale » le 12 avril, par André Léo. Les nouvelles seront très souvent relayées dans ce journal.

→ Les deux principales dirigeantes de l’Union sont Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff. Il y a aussi Marceline Leloup, Aline Jacquier, Thérèse Collin, Aglaé Jarry et Blanche Lefevre.

→ Si elles ne sont ni électrices, ni éligibles aux élections du 26 mars, la Commune les associe à des fonctions politiques et sociales importantes.

→ La participation des femmes dans les clubs et sections de l’Internationale marque l’histoire de la Commune. Elles président les séances et n’hésitent pas à intervenir. Elles obtiennent la mixité des clubs. Elles écrivent dans les journaux.

→ Les femmes sont associées, dans quelques quartiers à la gestion municipale.

ce que veulent les femmes ?

 → Le droit au travail pour elles et l’égalité des salaires.

→ L’école laïque gratuite pour les filles et les garçons.

→ La pleine participation au combat de la Commune, y compris dans la Garde nationale : le club de la rue d’Arras recueillera 300 inscriptions pour « les légions des femmes ».

→ des Pensions pour les veuves de fédérés tués au combat qu’elles soient mariées ou non mais également pour les enfants légitimes ou naturels.

→Les femmes vont œuvrer auprès des différentes commissions la Commune pour obtenir ces changements profonds et participer activement à leur mise en place.

La laïcité

→ Elles sont en pointe dans la lutte pour la laïcisation des écoles et des hôpitaux.

Elles assument souvent dans les mairies la nouvelle mission d’assistance laïque. Ainsi dans le XIIe arrondissement, le 26 avril, « il est fait appel aux Citoyennes de bonne volonté » pour former :

« Un comité de républicaines du XIIe dont la mission sera de rechercher toutes les misères cachées et d’en faire immédiatement rapport aux membres de la Commune » .

Les femmes agissent pour l’éducation et la culture

La Commune adopte comme base de son programme scolaire, le manifeste de la société « L’éducation nouvelle » qui veut :

«- que l’instruction soit gratuite et complète pour tous les enfants des deux sexes ;

– que l’instruction religieuse ou dogmatique soit immédiatement et radicalement supprimée pour les deux sexes » dans les écoles publiques.

La commune met en pratique ce programme. Dans le VIIIe arrondissement, l’école des filles de la rue de la Bienfaisance est la première des écoles nouvelles où l’admission se fait dès l’âge de 3 ans.

[...]

Elles mettent en place des écoles professionnelles pour les filles.

Elles agissent pour la création de crèches populaires.

Marie Laverdure qui participe au mouvement de l’Éducation nouvelle présente un mémoire pour la création de crèches. Celui-ci débute par cette affirmation :

« L’éducation commence le jour de la naissance. Elle demande des jardins, des fleurs et des jouets pour les enfants ».

Victoire Tynaire, a obtenu son brevet de capacité pour être institutrice, elle organise des écoles libres et protestantes. Elle se met au service de la Commune. Édouard Vaillant lui confia le rôle d’inspectrice des écoles du XIIe. Elle assumera cette tâche de façon remarquable.

→ Les femmes sont aussi associées au travail de la commission de l’enseignement qui crée le 22 mai :

« une commission pour organiser et surveiller l’enseignement dans les écoles de filles. Elle est composée des citoyennes André Léo, Jaclard, Périer, Reclus, Sapia »

→ elles mènent la lutte contre la prostitution qu’elles considèrent « comme une forme d’exploitation commerciale de l’être humain par d’autres êtres humains ».

→ les femmes sont à l’origine de l’organisation d’ateliers coopératifs.

[...]

La Commune multiplie les mesures pour assurer du travail aux femmes. Outre l’application du programme général de l’Union des femmes pour la réouverture des ateliers, d’autres instances communardes proposent des emplois, comme la Délégation scientifique ou des municipalités d’arrondissement qui affectent des salles en ateliers de travail pour les femmes.

La Commune prend des mesures audacieuses qui consacrent de profonds changements, d’une grande modernité, dans les rapports familiaux.

* Par décret du 10 avril, la pension accordée aux enfants des Gardes nationaux tués est désormais versée à « chacun des enfants, reconnus ou non ».

Le décret de la Commune du 13 mai stipule :

« En matière de séparation de corps, le président du tribunal pourra allouer à la femme demandant la séparation une pension alimentaire, qui lui sera servie jusqu’à ce qu’il en ait été décidé par le tribunal ».

* Par décret du 17 mai, l’indemnité aux femmes des Gardes nationaux qui remplissent leurs devoirs de citoyens est accordées aux « femmes légitimes ou non »  Le Cri du peuple, 21 mai 1871

Édouard Vaillant, à la commission de l’enseignement décide l’égalité des salaires :

* La Commune de Paris (…) Considérant que les exigences de vie sont nombreuses et impérieuses pour la femme autant que pour l’homme décide que le salaire des institutrices sera la même que celui des instituteurs.  Le cri du peuple, 22 mai 1871

Les femmes continuent leur action pour aider à la défense de Paris

Créer des syndicats

Le 18 mai, le Comité central avec l’aide de Léo Fränkel, délégué de la commission du travail et d’échange, lance un appel aux ouvrières afin de nommer des déléguées de chaque corporation pour qu’elles se réunissent le 21 mai afin de constituer leurs chambres syndicales.

Pendant cette période qui voit naître toutes ces mesures, les communards doivent faire face à la lutte armée qui s’accentue.

L’armée versaillaise veut se venger de sa défaite contre les Prussiens, elle bombarde régulièrement Paris dès le mois d’avril.                                                                                                                

Durant cette semaine, les femmes continuent à tenir la rue face aux versaillais, elles vont défendre les barricades.

De la Commune, on ne retient que le nom de Louise Michel, mais les femmes sont nombreuses à lutter. Elles sont tombées dans l’oubli.

Article intégral ci-dessous :

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 17:47
 Publié 4 janvier 2021-Mis à jour 4 janvier 2021  Extrait du sondage Ipsos pour l’Humanité, novembre 2020

Publié 4 janvier 2021-Mis à jour 4 janvier 2021 Extrait du sondage Ipsos pour l’Humanité, novembre 2020

On lit et on entend souvent, sur les réseaux sociaux comme ailleurs, que « Les Français » seraient des « moutons », qui s’entassent dans les hypermarchés et n’auraient aucun sens de la révolte. Nous serions majoritairement soumis à la pensée capitaliste et néolibérale, séduits par ses atouts supposés. En réalité, si l’on regarde les grands sondages sur la question depuis une décennie, rien n’est plus faux ! Les français sont au contraire de plus en plus anticapitalistes. C’est d’ailleurs pour cela que l’on n’en entend pas plus parler. [...]

La suite ci-dessous :

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 07:05
Le congrès de Tours, décembre 1920 © Agence de presse Meurisse.

Le congrès de Tours, décembre 1920 © Agence de presse Meurisse.

Le Parti communiste français célèbre ses 100 ans d’existence. Adhérant à la IIIe Internationale lors du congrès de Tours de 1920, quelques années après la Révolution russe, la Section française de l’Internationale communiste fait alors scission avec la SFIO et devient le PCF. Julian Mischi, sociologue spécialiste des classes populaires et du militantisme, publie une riche synthèse de cette histoire centenaire, au plus près du renouveau historiographique. À l’heure où les classes populaires s’abstiennent massivement de voter et où les partis politiques traversent une véritable crise de confiance, l’histoire du PCF pourrait permettre de remettre au goût du jour l’idéal d’émancipation collective. Entretien réalisé par Maxime Coumes.

 

Le Vent Se Lève Dès l’introduction du livre, vous écrivez que « le fait de chercher à comprendre l’histoire du mouvement communiste […] résonne fortement avec les préoccupations politiques et théoriques de celles et ceux qui ne se satisfont pas aujourd’hui de l’ordre des choses néolibéral. » Selon vous, en quoi l’histoire du Parti communiste français peut-elle alimenter une force et une énergie, alors même que l’importance des partis, dans la vie politique française, semble se désagréger ?

Julian Mischi – Ce livre a beau être un livre d’histoire, il traite en effet d’enjeux politiques actuels, tout particulièrement concernant la place des classes populaires dans notre société. Le PCF a été, il faut le rappeler, un parti de masse très puissant qui a dominé le paysage politique à gauche, de la Libération aux années 1970. Dès les années 1930, il a su développer des réseaux militants au sein du monde ouvrier urbain mais aussi dans les campagnes et parmi les fractions intellectuelles de la population. Or la capacité à prendre en compte et à relayer les intérêts des couches sociales dominées est l’un des principaux défis auquel doit faire face une gauche radicale et écologique largement dépourvue de liens solides avec les milieux populaires. [...]

La suite sur le site "Le Vent Se Lève":

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 15:05

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 12:02

Avec le début d’un nouveau confinement, depuis le vendredi 30 octobre, les universités ne donnent plus de cours en présentiel aux étudiants. Seuls les bibliothèques universitaires et les bâtiments restent ouverts. Dans ce décor quasi vide, les agents d’entretien de ces lieux continuent de travailler. Pour majorité employés via des sociétés sous-traitantes, ils ont le sentiment d’être laissés sur le carreau. Contraints d’exercer avec la peur d’une contamination depuis la rentrée, leur travail n’a pourtant pas été revalorisé et leur situation reste invisibilisée.

Sur le site de LVSL :

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 15:07

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Les PAUVRES sont de plus en plus nombreux à le rester longtemps
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