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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:23


CGT : L'Institut d'Histoire Sociale de la Seine-Maritime vient de publier
un livre
qui retrace un siècle de luttes (1913-2013).

histoirecgt
SAVOIR D'OÙ L'ON VIENT POUR SAVOIR OÙ ALLER



Nous vivons une période politiquement et syndicalement difficile. Ce n'est pas manquer de détermination que d'en être conscient.  Mais c'est aussi pourquoi ce livre est particulièrement bienvenu : les luttes syndicales n'ont jamais été faciles où que ce soit et, au fond, il est bon de s'en souvenir, ou simplement de l'apprendre.  C'est le premier mérite* de ce livre présenté dans un élégant format à l'italienne : les luttes d'aujourd'hui ne viennent pas de nulle part. Les centaines de documents photographiques et les textes qui les accompagnent nous l'enseignent (le document le plus ancien date, semble-t-il, de 1869 !).  Des « premiers pas vers le syndicalisme » aux relations entre travail, loisirs et culture et à la constante modernisation de l'UD-CGT, en passsant par l'affaire Jules Durand, les grèves de 36, la CGT dans la Résistance, la radio CGT-76, la bataille du France, les Renault en lutte, ce livre nous présente l'extraordinaire foisonnement des luttes syndicales en Normandie, des débuts en « Seine-Inférieure » aux dernières grandes manifestations en date, dont celles des lycéens en 2010.
Ce livre est évidemment collectif. Beaucoup de ses auteurs en furent aussi les acteurs. Ainsi, la coordination générale a été assurée par Serge Laloyer, qui fut longtemps membre du secrétariat de l'UD et aujourd'hui président de l'Institut d'Histoire Sociale de la Seine-Maritime, et Jacques Defortescu, secrétaire de ce même Institut. Pierre Largesse, militant syndical et docteur en histoire de l'Université de Rouen – ce qui n'est pas fréquent - a également participé à la réalisation de l'ouvrage.
La richesse et la diversité des photographies jouent un rôle essentiel dans le plaisir de lire ce livre. Beaucoup d'acteurs des combats syndicaux des dernières décennies s'y retrouveront. Belle occasion de méditer le passé,tant syndical que politique ou simplement personnel. Occasion aussi de saluer la mémoire de ceux qui ne sont plus là, mais sont quand même toujours présents. Tout dans cet ouvrage invite le lecteur à ne rien lâcher !
Décidément, la mémoire des luttes est à la fois un instrument de connaissance et une arme de combat.

 

* IHS CGT 76, Un siècle de luttes pour le progrès social en Seine-Maritime, 1913-2003 10 euros.

 

Pascal Acot


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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 22:42

billets-euros.jpg

Selon une enquête de la Direction française de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), un Français isolé a besoin de 1490 euros par mois pour vivre.


Une enquête réalisée par l'institut BVA pour le compte de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) relève que les Français estiment qu'une personne seule a besoin d'au moins 1490 euros par mois pour vivre. 

L’estimation de ce montant varie cependant en fonction des revenus : les cadres et professions libérales citant 1.560 euros en moyenne, les ménages les moins riches évoquant 1.410 euros. 
 
Les chiffres de L'Institut national de la statistique (Insee) indiquent que le niveau de vie médian en France s'élevait en 2011 à 1.630 euros par mois (après impôts). Le Smic, lui, est actuellement à 1445,38 euros bruts par mois (environ 1.128 euros nets). 

L’ enquête montre également que "les Français perçoivent de plus en plus la montée des inégalités sociales": ainsi, neuf sur dix estiment que les inégalités ont augmenté au cours des cinq dernières années. Seuls sept Français sur dix partageaient ce constat dans les années 2000. S’ils considèrent, à 42 %, les inégalités de revenus comme les plus répandues, ils jugent les inégalités d’accès aux soins comme les moins acceptables (22% des réponses), devant les inégalités de revenus (19%) et de logement (16%). » 

Enfin, près de la moitié d’entre eux craignent une situation de chômage dans les mois à venir, pour eux ou leurs proches. Ils sont aussi plus pessimistes pour les générations futures.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 14:27

Nous reprenons ci-dessous un article paru dans l'Humanité.

 

Document l'Humanité: la manipulation médiatique de Mory Ducros pour contraindre les syndicats à signer.

 

mory fotor


L'Humanité dévoile un document interne à Mory Ducros qui trahit un vaste plan d'intox pour faire pression sur les médias et obliger les syndicats, notamment la CFDT, à accepter le plan de reprise de l'actionnaire principal du transporteur, Arcole industries.

L'opération a fonctionné à merveille. Ce mardi après-midi, la CFDT Transport a fini par signer l'accord de reprise de Mory Ducros proposé par son actionnaire principal Arcole industries, après avoir dessaisi le négociateur délégué syndical du groupe transporteur. Le syndicat majoritaire a été mis sous pression par la direction du transporteur afin qu'il accepte ce plan de reprise dans lequel 2210 salariés seront repris et les 3000 autres licenciés.

Avec une prime supralégale de 9000 euros pour les licenciés et une convention collective au rabais pour les 2210 repris.

Manipulation des médias

Pour ce faire et comme le révèle le document que nous publions, la direction d’Arcole Industries, repreneur annoncé, a constitué un groupement de «Mory», dit «Collectif 2.210», du nombre des salariés théoriquement repris à l’issue de ces négociations imposées. Ce collectif serait né spontanément d’une volonté majoritaire dans l’entreprise d’arriver à une signature rapide de l’accord. Le document que s’est procuré L’Humanité montre, bien au contraire, une véritable manipulation de l’information.

Un cadre supérieur de l’entreprise édicte, dans un mail envoyé à d’autres collègues, les règles à suivre face aux médias: «Dans les agences où vous le pouvez, vous devez nommer un interlocuteur », conseille-t-il. « Son rôle sera (…) d’être disponible pour les journalistes qui pourraient et voudraient relayer notre message. Ce correspondant devra être ferme sur le fait qu’il n’y a aucune instrumentalisation de la part des directeurs régionaux et que ce sont des âmes de bonne volonté qui se sont concertés pour rédiger le document » (sic). Ces gentils cadres sup, qui eux vont garder leur emploi, poussent jusqu’à indiquer des expressions à utiliser, comme l’éculée «nous en avons assez d’être pris en otage». Et, naturellement, «cette communication doit arroser l’ensemble des médias locaux de vos régions et agences». Imparable.

...

_______________

Notre commentaire 

Pour parvenir à cet « accord » la fédération CFDT des transports a donc dessaisi le délégué syndical négociateur, opposé à la signature de  l'accord, Rudy Parent et a validé l'accord sans tenir compte de ses représentants locaux et des travailleurs de l'entreprise.  Un accord arraché aux travailleurs par les actions jumelées de la fédération CFDT, d'Arnaud Montebourg et de la direction d'Arcole Industries qui a orchestré une manipulation médiatique.

C'est ce que le patronat, le gouvernement et la CFDT appelle "dialogue social".  Méfions-nous.  Quand le patronat brandit le "dialogue social" c'est qu'il exige des travailleurs de nouveaux reculs sociaux.  Là il s'agit de plus de 3000 licenciements !!!

Et quand c'est un syndicat - la CFDT - qui le prône et le pratique ça s'appelle "compromission" et "collaboration de classe".

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 21:41

Nous reproduisons ci-dessous le tract de la CGT informant les salariés du suicide de leur collègue et les appelant à un arrêt de travail pour se rassembler en sa mémoire.  C'est le deuxième suicide en     9 mois.  D'emblée la direction nie qu'il y ait un quelconque rapport avec le travail.  Mais après le premier suicide et suite aux rapports du CHSCT, de l'inspecteur du travail, et du cabinet Technologia, elle  n'a encore mis en place aucune mesure de précaution. Ce qui est certain c'est que l'organisation du travail est une question très sensible dans l'entreprise. 

 

suicide fev 2014

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 14:02
C'était il y a six ans, le 4 février 2008, à Versailles.

Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès, à Versailles, pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

Si les députés et les sénateurs avaient voté "contre", un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.

Si les députés et les sénateurs avaient voté "pour", il n'y aurait pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

Résultat :

Les députés et les sénateurs français se sont rendus complices d'un coup d'Etat : ils ont voté "pour" (560 voix).

Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d'Etat : ils ont voté "contre".

Conséquence : il n'y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français.

Le peuple français a donc vu son vote au référendum du 29 mai 2005 bafoué.

La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique.
versailles-peuple.JPG
Séance du : 04/02/2008

Scrutin public à la tribune sur
le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

Nombre de votants : 893
Nombre de suffrages exprimés : 741
Majorité absolue : 445
Pour l'adoption : 560
Contre : 181
Le Congrès du Parlement a adopté

I - ASSEMBLÉE NATIONALE

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (318)

Pour: 306

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, MM. Jean‑Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre‑Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mme Brigitte Barèges, M. François Baroin, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean‑Claude Beaulieu, Jacques Alain Bénisti, Jean‑Louis Bernard, Marc Bernier, Jean‑Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean‑Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean‑Yves Bony, Jean‑Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi‑Raynaud, MM. Hervé de Charette, Jean‑Paul Charié, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean‑François Chossy, Jean‑Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean‑François Copé, François Cornut‑Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Jean‑Yves Cousin, Alain Cousin, Jean‑Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie‑Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc‑Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean‑Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Jean‑Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean‑Pierre Door, Dominique Dord, Jean‑Pierre Dupont, Renaud Dutreil, Mme Marie‑Hélène des Esgaulx, MM. Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Georges Fenech, Jean‑Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean‑Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie‑Louise Fort, MM. Jean‑Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi‑Scheit, Jean‑Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean‑Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles‑Ange Ginesy, Jean‑Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, François‑Michel Gonnot, Didier Gonzales, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Jean‑Pierre Grand, Mme Claude Greff, MM. Jean Grenet, François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean‑Claude Guibal, Jean‑Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains‑Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Mme Fabienne Labrette‑Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Jean‑François Lamour, Mmes Marguerite Lamour, Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Frédéric Lefebvre, Jean‑Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean‑Claude Lenoir, Jean‑Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean‑François Mancel, Alain Marc, Jean‑Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland‑Militello, MM. Jean Marsaudon, Philippe‑Armand Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin‑Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu‑Arus, Jean‑Claude Mathis, Jean‑Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Damien Meslot, Jean‑Claude Mignon, Mme Marie‑Anne Montchamp, M. Pierre Morange, Mme Nadine Morano, MM. Pierre Morel‑A‑L'Huissier, Jean‑Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne‑Bressand, Renaud Muselier, Jean‑Marc Nesme, Jean‑Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean‑Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Camille de Rocca Serra, Mme Marie‑Josée Roig, M. Jean‑Marie Rolland, Mme Valérie Rosso‑Debord, MM. Jean‑Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint‑Léger, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean‑Marie Sermier, Jean‑Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean‑Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean‑Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy‑Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean‑Sébastien Vialatte, René‑Paul Victoria, Philippe Vitel, Michel Voisin, Gérard Voisin, Jean‑Luc Warsmann, André Wojciechowski, Gaël Yanno, Mme Marie‑Jo Zimmermann et M. Michel Zumkeller.

Contre: 3

MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard.

Abstention: 3

MM. Lionnel Luca, Philippe Meunier et Jean‑Frédéric Poisson.

Non-votant: 6

MM. Bernard Accoyer(Président du Congrès), Pierre Bédier, Yves Censi, Mme Gabrielle Louis‑Carabin, MM. Didier Robert et Joël Sarlot.

GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204)

Pour: 17

MM. Dominique Baert, Christophe Caresche, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Michel Lefait, Mme Annick Lepetit, MM. Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel, MM. Philippe Tourtelier, Manuel Valls, André Vézinhet et Jean‑Claude Viollet.

Contre: 91

Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean‑Paul Bacquet, Jean‑Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean‑Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean‑Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean‑Pierre Dufau, William Dumas, Jean‑Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean‑Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean‑Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean‑Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean‑Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean‑Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières‑Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie‑Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean‑Luc Pérat, Jean‑Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie‑Line Reynaud, Chantal Robin‑Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean‑Michel Villaumé.

Abstention: 93

Mme Patricia Adam, M. Jean‑Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean‑Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean‑Michel Boucheron, Mmes Marie‑Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean‑Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon‑Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie‑Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean‑Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean‑Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman‑Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean‑Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean‑Yves Le Déaut, Jean‑Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis‑Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean‑René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre‑Alain Muet, Mmes Marie‑Renée Oget, Françoise Olivier‑Coupeau, George Pau‑Langevin, Marie‑Françoise Pérol‑Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean‑Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte‑Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean‑Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini et Philippe Vuilque.

Non-votant: 3

MM. Jean Glavany, Patrick Lemasle et Bernard Roman.

GROUPE : GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (24)

Contre: 21

Mme Marie‑Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean‑Pierre Brard, Mme Marie‑George Buffet, MM. Jean‑Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean‑Paul Lecoq, Alfred Marie‑Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean‑Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Abstention: 3

MM. Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy.

GROUPE : NOUVEAU CENTRE (22)
Pour: 20

MM. Jean‑Pierre Abelin, Christian Blanc, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Pierre Lang, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Nicolas Perruchot, Jean‑Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, François Sauvadet, Marc Vampa, Francis Vercamer et Philippe Vigier.

Contre: 2

MM. Philippe Folliot et Jean‑Christophe Lagarde.

DEPUTES: NON INSCRITS (9)
Pour: 4

MM. Abdoulatifou Aly, François Bayrou, Thierry Benoit et Jean‑Pierre Schosteck.

Contre: 4

Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont‑Aignan, Jean Lassalle et François‑Xavier Villain.

Abstention: 1
Mme Françoise Vallet.
II - SÉNAT

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE. (159)

Pour: 149

MM. Jean‑Paul Alduy, Pierre André, Gérard Bailly, José Balarello, Bernard Barraux, René Beaumont, Michel Bécot, Claude Belot, Pierre Bernard‑Reymond, Roger Besse, Laurent Béteille, Joël Billard, Jean Bizet, Paul Blanc, Jacques Blanc, Pierre Bordier, Joël Bourdin, Mme Brigitte Bout, MM. Jean‑Guy Branger, Dominique Braye, Mme Paulette Brisepierre, MM. Louis de Broissia, François‑Noël Buffet, Christian Cambon, Jean‑Pierre Cantegrit, Jean‑Claude Carle, Auguste Cazalet, Gérard César, Jean‑Pierre Chauveau, Marcel‑Pierre Cléach, Christian Cointat, Gérard Cornu, Raymond Couderc, Jean‑Patrick Courtois, Philippe Dallier, Serge Dassault, Mme Isabelle Debré, MM. Robert Del Picchia, Christian Demuynck, Gérard Dériot, Mme Béatrice Descamps, MM. Denis Detcheverry, Eric Doligé, Philippe Dominati, Michel Doublet, Alain Dufaut, André Dulait, Mme Catherine Dumas, M. Ambroise Dupont, Mme Bernadette Dupont, MM. Louis Duvernois, Jean‑Paul Émin, Jean‑Paul Emorine, Michel Esneu, Jean‑Claude Etienne, Hubert Falco, Jean Faure, André Ferrand, Gaston Flosse, Alain Fouché, Jean‑Pierre Fourcade, Jean François‑Poncet, Yves Fréville, Yann Gaillard, René Garrec, Mme Joëlle Garriaud‑Maylam, M. Jean‑Claude Gaudin, Mme Gisèle Gautier, MM. Jacques Gautier, Patrice Gélard, Alain Gérard, François Gerbaud, Charles Ginésy, Francis Giraud, Paul Girod, Alain Gournac, Adrien Gouteyron, Francis Grignon, Louis Grillot, Georges Gruillot, Charles Guené, Michel Guerry, Hubert Haenel, Mme Françoise Henneron, M. Pierre Hérisson, Mme Marie‑Thérèse Hermange, MM. Michel Houel, Jean‑François Humbert, Mme Christiane Hummel, MM. Benoît Huré, Jean‑Jacques Hyest, Soibahaddine Ibrahim Ramadani, Pierre Jarlier, Jean‑Marc Juilhard, Mmes Christiane Kammermann, Fabienne Keller, MM. Alain Lambert, Marc Laménie, Mme Elisabeth Lamure, MM. Robert Laufoaulu, Jean‑René Lecerf, Dominique Leclerc, Jacques Legendre, Jean‑François Le Grand, Philippe Leroy, Gérard Longuet, Simon Loueckhote, Mme Lucienne Malovry, M. Pierre Martin, Mme Colette Mélot, MM. Alain Milon, Jean‑Luc Miraux, Dominique Mortemousque, Bernard Murat, Philippe Nachbar, Mmes Jacqueline Panis, Monique Papon, MM. Jean Pépin, Jackie Pierre, François Pillet, Xavier Pintat, Louis Pinton, Rémy Pointereau, Christian Poncelet, Ladislas Poniatowski, Hugues Portelli, Mme Catherine Procaccia, MM. Jean Puech, Jean‑Pierre Raffarin, Henri de Raincourt, Charles Revet, Philippe Richert, Yves Rispat, Josselin de Rohan, Roger Romani, Mme Janine Rozier, MM. Bernard Saugey, Bruno Sido, Mme Esther Sittler, MM. Louis Souvet, Yannick Texier, Henri Torre, André Trillard, Mme Catherine Troendle, MM. François Trucy, Jacques Valade, Alain Vasselle, Jean‑Pierre Vial et Jean‑Paul Virapoullé.

Contre: 4

MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux‑Chevry et M. Charles Pasqua.

Abstention: 3

MM. Gérard Larcher, Philippe Marini et Jacques Peyrat.

Non-votant: 3

MM. Bernard Fournier, Henri Revol et Henri de Richemont.

GROUPE : SOCIALISTE. (96)
Pour: 15

MM. Robert Badinter, Jean Besson, Mmes Nicole Bricq, Monique Cerisier‑Ben Guiga, MM. Charles Josselin, Alain Journet, Gérard Miquel, Bernard Piras, Jean‑Pierre Plancade, Daniel Raoul, André Rouvière, Mme Patricia Schillinger, M. Jean‑Pierre Sueur, Mme Catherine Tasca et M. Richard Yung.

Contre: 30

MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé‑Lavigne, Alima Boumediene‑Thiery, MM. Jean‑Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre‑Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus‑Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean‑Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud‑Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean‑Pierre Masseret, Marc Massion, Jean‑Luc Mélenchon, Jean‑Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean‑Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.

Abstention: 49

Mmes Jacqueline Alquier, Michèle André, MM. Bertrand Auban, Jean‑Pierre Bel, Mme Marie‑Christine Blandin, MM. Yannick Bodin, Didier Boulaud, Mme Yolande Boyer, M. Jean‑Pierre Caffet, Mme Claire‑Lise Campion, MM. Bernard Cazeau, Gérard Collomb, Yves Dauge, Jean‑Pierre Demerliat, Mme Christiane Demontès, MM. Claude Domeizel, Bernard Dussaut, Jean‑Claude Frécon, Bernard Frimat, Jacques Gillot, Jean‑Noël Guérini, Yves Krattinger, Philippe Labeyrie, Serge Lagauche, Serge Larcher, Louis Le Pensec, Mme Raymonde Le Texier, MM. Claude Lise, Roger Madec, Philippe Madrelle, Jacques Mahéas, François Marc, Pierre Mauroy, Louis Mermaz, Jacques Muller, Jean‑Marc Pastor, Jean‑Claude Peyronnet, Jean‑François Picheral, Mme Gisèle Printz, MM. Daniel Reiner, Thierry Repentin, Roland Ries, Mme Michèle San Vicente‑Baudrin, MM. Michel Sergent, Jacques Siffre, René‑Pierre Signé, Simon Sutour, Michel Teston et Mme Dominique Voynet.

Non-votant: 2

Mme Odette Herviaux et M. Paul Raoult.

GROUPE : UNION CENTRISTE-UDF. (30)
Pour: 30

MM. Nicolas About, Jean‑Paul Amoudry, Philippe Arnaud, Jean Arthuis, Denis Badré, Claude Biwer, Didier Borotra, Jean Boyer, Marcel Deneux, Yves Détraigne, Mme Muguette Dini, MM. Daniel Dubois, Jean‑Léonce Dupont, Pierre Fauchon, Mme Françoise Férat, MM. Christian Gaudin, Adrien Giraud, Mme Jacqueline Gourault, MM. Jean‑Jacques Jégou, Joseph Kerguéris, Jean‑Claude Merceron, Michel Mercier, Mme Catherine Morin‑Desailly, M. Philippe Nogrix, Mme Anne‑Marie Payet, MM. Yves Pozzo di Borgo, Daniel Soulage, André Vallet, Jean‑Marie Vanlerenberghe et François Zocchetto.

GROUPE : COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN. (23)

Contre: 23

Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie‑France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen‑Seat, MM. Robert Bret, Jean‑Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier‑Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon‑Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean‑François Voguet.

GROUPE : R.D.S.E. (16)
Pour: 15

MM. Nicolas Alfonsi, Gilbert Barbier, Jean‑Michel Baylet, André Boyer, Yvon Collin, Gérard Delfau, François Fortassin, Mme Nathalie Goulet, MM. Pierre Laffitte, Daniel Marsin, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Georges Othily, Michel Thiollière et François Vendasi.

Contre: 1
M. Bernard Seillier.
SENATEURS: NON INSCRITS. (6)
Pour: 3

M. Philippe Adnot, Mme Sylvie Desmarescaux et M. Alex Türk.

Contre: 2

MM. Philippe Darniche et Bruno Retailleau.

Abstention: 1
M. Jean‑Louis Masson.
MISES AU POINT AU SUJET DU PRESENT SCRUTIN
 

(Sous réserve des dispositions de l'article 19, alinéa 2, du Règlement du Congrès), M. Pierre Bédier, M. Gérard Larcher, M. Roland du Luart, Mme Lucette Michaux‑Chevry, qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu voter "pour"

 

 

Notre commentaire

 

713 parlementaires ont trempé dans un coup  d'Etat en ne respectant pas le "NON" au référendum de 2005.  Certains se sont abstenus.  D'autres ont voté pour.  Parmi eux, Manuel Valls... Cela fait froid dans le dos d'avoir pour ministre de l'Intérieur un homme qui bafoue ainsi le suffrage universel et la légalité républicaine.  Mais aussi Nicole Bricq, notre actuelle ministre socialiste du commerce extérieur ...  Une ardente adepte de la "concurrence libre et non faussée" donc.  Malheur à nos productions industrielles ! Malheur à notre droit du travail !  Malheur aux salariés concurrencés par le travail détaché !  D'autres furent plus prudents.  Jean-Marc Ayrault et François Hollande se sont abstenus.  Saluons leur courage politique.  Prémonitoire ?  Et puis deux votes surprenants au regard de leur approbation de la politique européenne du chef de l'Etat aujourd'hui : Le vote contre de Laurent Fabius et Valérie Fourneyron.  Que se cachait-il derrière ce vote ? Opposition politicienne ?  Volonté de ne pas se laisser dépasser par leur électorat opposé à ce traité ?  Ils sont pourtant tous les deux bel et bien en train de trahir leurs électeurs qui vont payer plus pour la TVA, qui travaillent davantage avec l'ANI pour le même salaire, qui vont payer plus pour les patrons avec le pacte de responsabilité, le CICE et qui sont plus nombreux à être chômeurs grâce à la "concurrence libre et non faussée".


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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 10:55

Lu sur le blog d'Aurélien Bernier

la-gauche-radicale-et-ses-tabous


Le 18 janvier 2014, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français et président du Parti de la gauche européenne (PGE), était l'invité de l'animateur Laurent Ruquier dans l'émission « On n'est pas couché », sur France 2 (http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche/diffusions/18-01-2014_166212).


Interrogé sur différents sujets d'actualité, Pierre Laurent a été interpellé par la journaliste Natacha Polony à propos de mon dernier livre, "La gauche radicale et ses tabous", ce qui a donné lieu à l'échange suivant :



Natacha Polony - Il y a un livre qui vient de paraître, d'Aurélien Bernier, qui est membre du Front de gauche, enfin qui est proche du Front de gauche, qui analyse les différents tabous qui, selon lui, empêchent la gauche radicale, la gauche de la gauche, de percer. Et ce qu'il explique est assez intéressant : pour lui, il y a un basculement en 1997, au moment où, dit-il, le Parti communiste accepte d'entrer dans la majorité plurielle en échange de, on va dire, de son basculement sur la question européenne. C'est à dire qu'avant cette période-là, le Parti communiste était très critique sur la construction européenne, parce qu'elle était ultralibérale, parce qu'elle était en train de démanteler tout le modèle social français, et en 97 Lionel Jospin met un marché : en gros, vous serez morts si le PS ne vous aide pas dans les élections locales, ne vous aide pas aux législatives, mais il faut mettre un peu d'eau dans votre vin sur la question européenne.


Alors je vous vois secouer de la tête, vous vous dites que ce n'est pas vrai, pourtant on est quand même très très frappé, pourtant, quand on voit les discours du Parti communiste sur cette question-là, on est frappé par le fait que vous avez acquis cette idée que, finalement... pouvoir réformer de l'intérieur... que, sur l'euro, vous pouvez aussi réformer de l'intérieur, qu'il y aurait cette Europe sociale qu'on pourrait un jour construire... Est-ce que vous vous êtes reniés ? Est-ce que vous vous êtes faits avoir par le Parti socialiste ?



Laurent Ruquier – C'est la real-politik !


Pierre Laurent – Le Parti socialiste vous obsède beaucoup, voyez. On ne se détermine pas par rapport au Parti socialiste sur toutes ces questions. On se détermine par rapport à ce qu'on pense.


Natacha Polony – Sauf que vous avez changé de discours. Le Parti communiste a changé de discours.


Pierre Laurent – Sur l'Europe, je secoue la tête, pourquoi... Moi je préside le Parti de la gauche européenne. C'est toutes les forces politiques qui ressemblent à notre famille politique, qui sont très diverses au plan européen. Celui qui travaille au Parti de la gauche européenne à mes côtés, Alexis Tsipras, qui est le leader de la gauche grecque, qui résiste aux plans d'austérité, on vient de décider qu'il serait notre candidat, à l'échelle de toute l'Europe. 


Or, le combat qu'on mène ensemble, que je mène avec Syriza, avec Die Linke, avec beaucoup d'autres partis européens, c'est justement un combat de critique radicale de l'Union européenne actuelle, parce que nous, nous pensons que cette construction européenne ultralibérale est la responsable de la crise dans laquelle nous nous trouvons, qui enfonce l'Europe dans le chômage, dans la précarité, qu'il faut radicalement refonder cette Europe, mais effectivement, nous pensons qu'il faut construire un autre espace européen. Nous ne renonçons pas pour autant à l'idée européenne. On peut la faire de manière démocratique, en donnant davantage de pouvoir aux peuples, en mettant la coopération à la place de la mise en concurrence systématique et du dumping.


Cette réponse du dirigeant communiste, et surtout 

son évitement face à certaines questions, méritent une analyse.


Le tournant « euroconstructif » et ses conséquences

Sans surprise, Pierre Laurent ne s'exprime pas sur le tournant idéologique opéré par Robert Hue en 1997 et défend la stratégie du PCF et du PGE : celle d'une réforme « de l'intérieur » des institutions européennes. Les images montrent un certain embarras du dirigeant de la gauche radicale, sans doute lié au format globalement accusatoire de l'entretien, mais sans doute également au sujet traité dans mon livre et résumé sur le plateau par Natacha Polony. L'embarras est compréhensible, car le tournant stratégique du PCF, sous la pression du Parti socialiste est une réalité incontestable.

 


Début 1997, le PCF lance une pétition pour refuser le passage à la monnaie unique. En meeting à Paris, Robert Hue déclare le 19 février que la monnaie unique est « un véritable carcan, assurant la soumission des peuples aux conditions fixées par les marchés financiers et annulant par la même toute velléité d'indépendance, tout libre choix des français et des élus qu'ils se donneraient, notamment en matière de politiques économiques et sociales ». La ligne du PCF est encore celle de 1992, et de la campagne contre Maastricht. A cette époque, on lisait dans les Cahiers du communisme que « Maastricht prolonge et focalise ce choix majeur que la grande bourgeoisie a effectué dès le milieu des années 1970, qui consiste à rapetisser la France aux normes communautaires pour gonfler les profits des possédants. » (1) Le PCF défendait l'idée d'une « Europe des Nations ». Il était fermement opposé à la monnaie unique et proposait une monnaie commune, qui permette la coopération sans remettre en cause la souveraineté des peuples.


La tournant a lieu en mars-avril 1997. Les négociations pour les législatives (prévues à l'époque pour juin 1998) se déroulent entre les directions du PS et du PCF et par médias interposés. Chacun défend ses positions et le PCF attend des socialistes une « vraie politique de gauche ». Mais le 3 mars 1997, Lionel Jospin déclare : « La direction du PC ne peut pas à la fois dire qu'elle veut gouverner, critiquer le partenaire principal et refuser tout mouvement sur des points essentiels qui assureraient la cohérence d'un futur gouvernement. Qu'il s'agisse de l'euro ou d'un certain nombre de mesures de politique intérieure » (2) . Même si la diplomatie est de mise, tout le monde comprend qu'il s'agit d'un ultimatum auquel, dans un premier temps, le PCF ne réagit pas. Mais le 21 avril 1997, Jacques Chirac annonce officiellement la dissolution de l'Assemblée nationale et la convocation d'élections anticipées le 25 mai et le 1er juin 1997. Le tempo s'accélère d'un coup. Dès le 29 avril, un accord entre le PCF et le Parti socialiste est trouvé pour une « déclaration commune » sur les grandes orientations politiques. Le compromis obtenu sur l'Europe évoque, de façon très floue, un « dépassement de Maastricht » et un engagement dans des « discussions pour réorienter la construction européenne ». Dans L'Humanité, à la question « Comment dépasser Maastricht ? », Robert Hue répond : « Il reste un an pour un grand débat national, une renégociation » (3)  .


Le PS gagne les élections du 1er juin, le PCF entre au gouvernement... mais cette renégociation n'aura jamais lieu. Le tout premier acte de Lionel Jospin vis-à-vis de l'Union européenne sera de signer, dès le 17 juin 1997, le traité d'Amsterdam qui confirme le passage à l'euro au prix de mesures d'austérité que l'on appelle pudiquement « critères de convergence ». Malgré l'absence d' « Europe sociale », malgré le libéralisme assumé des sociaux-démocrates européens qui accéderont au pouvoir au Royaume-Uni puis en Allemagne, Robert Hue continue à défendre l'idée d'une transformation de la construction européenne. Le 6 novembre 1997, il déclarait « Nous avons besoin d'Europe pour réussir le changement en France » (4). Le 3 décembre 1997, il se qualifiait pour la première fois d'« euroconstructif » (5) . Le27 mai 1998, il affirmait : « Je ne peux imaginer l'avenir de notre pays en dehors d'un ensemble européen. Et j'ajoute : pour le meilleur et pour le pire. » (6) Enfin, le 15 mars 1999, la liste « Bouge l'Europe! » formée par le PCF pour les élections européennes de juin publiait son manifeste, qui débutait par « La France, le monde ont aujourd'hui besoin d'Europe ». Durant toute la campagne, le PCF s'efforçait de montrer qu'on peut changer l'Union européenne et l'euro « de l'intérieur ».


Il y a donc bien eu un tournant du PCF sur les questions européennes en 1997, qui explique aujourd'hui encore la position « euro-réformiste » du PCF et du Front de gauche. Ainsi, en mars 2011, Pierre Laurent affirmait, comme Robert Hue en son temps, qu'aucune politique de gauche en France ne serait possible sans refonte des institutions européennes : « il n'y aura pas de politique de gauche dans ce pays si la France ne reprend pas l'initiative pour changer l'Union Européenne » (7). Cette analyse est terrible. Elle signifie que le PCF n'a que deux options : soit réussir le projet titanesque (et totalement irréaliste à court terme) de « refonder la construction européenne », soit renoncer à toute transformation sociale.

 


Aussi regrettable soit-il, ce changement de stratégie est un fait, et nous ne referons pas l'histoire. Il est même inutile de chercher à savoir quelle est la part de calcul et la part de naïveté dans le comportement des dirigeants communistes de l'époque, Robert Hue en tête. Aujourd'hui, la seule question qui ait du sens est : comment sortir de cette stratégie à laquelle plus personne ne croit ?

 


Entre la souveraineté et l'Union européenne, le PCF doit choisir


En janvier 2014, une enquête Ipsos/Steria intitulée « Nouvelles fractures françaises » (http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2014-01-21-nouvelles-fractures-francaises-resultats-et-analyse-l-enquete-ipsos-steria) donnait, sur les questions européennes, des résultats spectaculaires. 70 % des sondés considèrent qu'« il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays même si cela doit conduire à limiter ceux de l'Europe », contre seulement 17 % qui pensent qu' « il faut renforcer les pouvoirs de décision de l'Europe même si cela doit conduire à limiter ceux de notre pays ». Jamais le désaveu des politiques européennes n'a été aussi flagrant. Cette demande de renationalisation des pouvoirs atteint 81 % chez les sympathisants du Front de gauche et 78 % chez les ouvriers. Alors qu'une propagande incroyable est menée en faveur de l'euro, 33 % des sondés sont pour la sortie de la France de la zone euro et un retour à une monnaie nationale. Ils n'étaient que 28 % en 2013, lors de la première édition de l'enquête.

 

Les citoyens ont visiblement mieux compris que les directions des partis politiques le besoin de désobéir à l'Union européenne – c'est à dire de restaurer la primauté du droit national sur le droit communautaire – et de sortir de la monnaie unique pour mettre fin à la crise. Il est dommage que la gauche radicale n'admette pas encore qu'il s'agit de mesures incontournable pour mener des politiques de gauche, et qu'elle n'en tire pas la conclusion qui s'impose : tant qu'elle ne clarifiera pas son discours, elle ne sera pas suffisamment crédible et sera battue dans les urnes. Rappelons que le programme du Front de gauche, l'Humain d'abord, propose de mettre en place un « protectionnisme européen » qui nécessiterait un accord des vingt-huit États membres de l'Union européenne, de changer les statuts de la Banque centrale européenne, ce qui nécessiterait un accord des dix-huit États membres de la zone euro, et que, s'il évoque la désobéissance européenne, il le fait sans dire que restaurer la primauté du droit national sur le droit communautaire est un préalable juridique incontournable.


A la veille des élections européennes de 2014, la question est de savoir si le Front de gauche radicalisera ou non son programme. En novembre 2013, le Comité du Projet du PCF, chargé de proposer des orientations pour le programme politique, publiait un document intitulé « Refonder l'Europe » (http://www.pcf.fr/43018), dans lequel on peut mesurer l'embarras des communistes sur la question.

 


Dans un court paragraphe, le Comité du Projet du PCF donne sa vision de la construction européenne : « Le type d’« Union » répondant le mieux, selon nous, à ces buts communs [de solidarité et de coopération entre États] est une construction qui ne cherche pas à reproduire au niveau européen la structure d’un État national quelle qu’elle soit. Il s’agit, à nos yeux, d’une union de nations et de peuples souverains et associés, donc d’un cadre très spécifique à créer d’un commun accord. » Ce positionnement est très important, puisqu'il affirme le besoin de préserver et de reconquérir la souveraineté nationale et populaire, dans une perspective de coopération. Or, depuis le tournant « euroconstructif » de Robert Hue, le PCF restait extrêmement timide, voire silencieux, sur le sujet. Il s'agit donc d'une évolution positive.

Pour autant, le Comité du Projet est loin de revenir aux positions du PCF du début des années 1990. Dès les premières pages de son document, il « récuse le qualificatif d’eurosceptiques ». Les auteurs considèrent que « la grande majorité [des citoyens] se rendent compte du besoin impérieux d’un cadre européen dans la mondialisation » et que la sortie de l'euro, concertée ou non « n'est pas une solution ». Ils ne proposent finalement que de mettre en place un nouveau traité en remplacement de celui de Lisbonne. Ils ne formulent aucune mesure de rupture en cas d'échec de cette stratégie : pas de désobéissance européenne, pas de retour à la monnaie nationale, même comme deuxième choix. Dès lors, l'Europe des nations souveraines et solidaires que le PCF appelle de ses vœux n'est qu'un rêve lointain. Et puisque la quasi-totalité des mesures proposées par le Front de gauche sont conditionnées à ce changement « de l'intérieur » de l'Union européenne, tout son programme est bâti sur du sable.

 

Dans ces conditions, on voit mal comment la personnalité d'Alexis Tsipras suffirait à convaincre les électeurs français de voter pour le Front de gauche aux élections européennes de mai 2014. Par contre, on voit très bien comment le rejet des politiques européennes pourra mener à une abstention massive et à un score élevé, voire très élevé, pour le Front national. S'il veut éviter la catastrophe, le Front de gauche doit impérativement changer de ligne et revenir au discours radical qui était celui du PCF en 1992. Or, le Front de gauche ne changera pas de ligne si le PCF n'y est pas prêt. Les communistes doivent relire leur propre histoire et retrouver, sur l'Europe, leur cohérence et leur radicalité d'avant les « années Robert Hue ». Il leur reste moins de quatre mois pour le faire.

 

Aurélien Bernier

30/01/2014


(1) Gérard Streiff, « Maastricht-Elysée . L'impossible quête d'un référendum apolitique », cahiers du communisme, septembre 1992.

(2) L'Humanité, 4 mars 1997.

(3) « Une dynamique à gauche pour répondre aux exigences citoyennes », L'Humanité, 29/04/1997.

(4) « Robert Hue : redonner du sens à l'Europe », L'Humanité, 6 novembre 1997.

(5) « Robert Hue : un esprit euroconstructif », L'Humanité, 3 décembre 1997.

(6) « Robert Hue : un nouvel élan est nécessaire », L'Humanité, 27 mai 1998.

(7) « Le Front de gauche rejoue les airs du « non » européen », Libération, 2 mars 2011.


 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 21:28

 Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

Désert postal = désert territorial

La-Poste-s-en-va.jpg Le nouveau contrat de présence postale territoriale pour 2014-2016 confirme le désengagement financier de l’État.

Déjà la moitié des bureaux de Poste n’en sont plus et les partenariats représentent 42% du réseau.

La règle sur l’accessibilité fixée par la loi n’est plus respectée.

Alors que l’ARCEP a chiffré le coût réel annuel de la contri-bution de La Poste à l’aménagement du territoire à 252 Millions €, le montant prévisionnel des ressources se limitent à 170 millions qui proviennent des abattements de fiscalité locale dont bénéficie La Poste.

Tous ces éléments ont conduit les administrateurs CGT (Ndlr: élus par les salariés de la Poste), à voter contre la signature de ce contrat.

Pour la CGT, La Poste a, au contraire, besoin d’un renforcement de la présence territoriale, mais la rentabilité financière prime désormais sur les besoins humains

La CGT propose, au contraire, d’améliorer le service public postal en développant la complémentarité de ses activités principales. Mais seules les mobilisations des usagers-citoyens, avec les salariés, feront bouger les choses.

La CGT a appelé les salariés de la Poste à être dans l'action le 6 février 2014, avec les autres salariés


Notre commentaire :

A la poste les usagers sont devenus des clients.  Les clients paient beaucoup plus et sont beaucoup plus mal servis que les usagers d'il y a vingt ans.  Ainsi à Doudeville, la mairie - suppléant ainsi aux carences de l'Etat - a financé en 2004 un tout nouveau centre de distribution. La direction départementale  décide aujourd'hui de le fermer.  Qui va rembourser la mairie et les contribuables qui ont payé 675000 euros pour ce nouveau centre ?   Cette politique contribue à désertifier un peu plus les zones rurales.  Les salariés pauvres qui fuient les banlieues urbaines trop difficiles à vivre ou les centres-villes trop coûteux seront encore les victimes de la suppression d'un service public.     
Jeudi 6 Février les usagers, salariés ou travailleurs indépendants, ont tout intérêt à manifester avec les salariés du public et du privé contre l'austérité et la destruction du service public, organisée à Bruxelles par tous les chefs d’Etat européens.  Cette politique  est un  grand danger pour la société.  C'est elle qui détruit les jeunes, les vies et les famillesMais la droite et l'extrême-droite préfèrent combattre des dangers imaginaires pour occuper la rue, les télés et les journalistes  car ils sont d'accord sur les pactes de compétitivité et de responsabilité de François Hollande et du Medef !
Les salariés ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour résister avec énergie aux politiques austéritaires mises en oeuvre aujourd'hui par le PS et hier par la droite.
 
En Seine-Maritime voici les lieux et heures de manifestations le Jeudi 6 Février :

  •     Rouen  : 10h30, cours Clémenceau.
  •     Le Havre10h, Franklin.
  •     Dieppe10h30, place Louis Vitet.

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 15:28

Une polémique s'est ouverte à propos d'une rencontre de Thierry Le Paon avec le CRIF.  Nous publions le texte trouvé sur le site du CRIF et la mise au point faite par le dirigeant de la CGT.  Nous nous demandons si il était opportun que le secrétaire de la CGT qui s'est battue contre le colonialisme français rencontre le représentant d'une organisation qui soutient la politique de colonisation de l'Etat d'Israël.  Par ailleurs certaines organisations de la CGT, confrontées à ces questions de partenariat avec des entreprises israëliennes participant à la colonisation, ont pris position contre ces accords.  Nous avons d'ailleurs mis en ligne il y a quelque temps une intervention de la CGT d'Orange demandant à l'entreprise de rompre son partenariat avec Partner, une entreprise israëlienne participant à la colonisation. 

 

Ci-dessous le communiqué du CRIF

" La CGT condamne le BDS

Au cours de l’entretien avec le Président du CRIF, les responsables de la CGT Thierry Lepaon, Secrétaire Général et Éric Laffont, secrétaire confédéral, ont démenti tout soutien au BDS (Boycott Désinvestissement Sanction), contre Israël ; ils ont affirmé que si des militants de la CGT ont pu, ici ou là, afficher un tel soutien, ils n’avaient aucun mandat pour le faire."


La réponse de Thierry Le Paon

 

Thierry Lepaon écrit à Roger Cukierman

"vendredi 31 janvier 2014

Suite à la rencontre entre le CRIF et la CGT du 28 janvier dernier et la référence qui en est faite sur leur site, voici le courrier que Thierry Lepaon a adressé ce jour à Roger Cukierman, Président du CRIF.

Monsieur le Président,

Je suis très étonné de découvrir un compte-rendu à la fois partiel et erroné de la rencontre que nous avons eue avec vous-même et des représentants de votre association. Rappelons que cette rencontre faisait suite à une invitation de votre part afin d’évoquer les questions d’actualité et notamment la question de la montée de l’extrême droite et notre inquiétude commune face aux relents d’antisémitisme, d’islamophobie et plus globalement de racisme dans notre pays.

Sur la méthode d’abord, lorsqu’une rencontre de ce type est prévue avec des dirigeants de la CGT et notamment le Secrétaire général, il est d’usage de nous faire part au préalable de l’intention de rendre compte publiquement de l’échange et d’en faire vérifier le contenu par les participants. Ce manque de rigueur de la part d’une organisation comme le CRIF est de nature à entacher une relation de confiance entre nos organisations.

Cette démarche aurait permis de corriger une grave inexactitude dans les propos que vous me prêtez concernant la position de la CGT vis-à-vis de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanction). En l’occurrence, je n’ai fait que confirmer que la CGT ne s’inscrivait pas dans la campagne BDS. En revanche, la CGT n’a jamais condamné ni ce mouvement ni ses acteurs dont certains sont d’ailleurs des adhérents de la CGT.

Le titre de l’article « La CGT condamne le BDS » posté sur votre site sous la rubrique « Le CRIF en action » me paraît relever d’une intention qui n’est pas respectueuse à l’égard de la CGT et de ses prises de positions.

Je vous demande donc de le supprimer. Afin qu’il ne subsiste aucune ambiguïté sur ce sujet, je me permets de vous rappeler brièvement la position de la CGT et les actions qu’elle mène, aussi bien en faveur de la paix entre les peuples israéliens et palestiniens que de la liberté d’expression des militants du BDS en France.

Ces actions s’inscrivent dans la solidarité de la CGT à l’égard des travailleurs de tous les pays et en faveur de la paix dans le monde. Elles partent du constat de la situation dramatique de la Palestine qui s’enracine dans l’occupation illégale des territoires conquis par Israël et le renchérissement de sa politique de colonisation. La CGT a toujours œuvré aux côtés de celles et de ceux qui se mobilisent pour la paix, en Israël comme en Palestine. Elle entretient des contacts syndicaux avec les travailleurs de cette région et c’est en lien avec ces organisations syndicales qu’elle recherche les moyens les plus efficaces et participe aux campagnes en faveur d’une paix juste et durable au proche-orient.

C’est le sens de la délégation conduite par Bernard THIBAULT en février 2013 en Palestine, à Gaza et en Israël. Forts de cette approche, nous considérons que le boycott global d’Israël ne favorise pas cette stratégie de paix et la coexistence de deux Etats, l’Etat Palestinien et l’Etat d’Israël. Par contre, la CGT s’inscrit totalement dans la campagne d’interdiction des produits fabriqués dans les colonies et dans l’obligation de transparence sur l’origine des produits israéliens destinés à l’exportation afin que l’Etat d’Israël soit contraint de respecter le droit international.

Enfin, je vous rappelle que la CGT, par la voix de Bernard THIBAULT, alors Secrétaire général, est signataire de l’appel initié par Stéphane HESSEL pour la relaxe des militants poursuivis pour leur participation à des actions de boycott. Ce soutien a été renouvelé le 17 décembre dernier, par une délégation de la CGT, de la LDH, de l’AFPS et de parlementaires auprès de la Ministre Christiane TAUBIRA demandant le retrait des circulaires Alliot-Marie et Mercier. Je tiens à vous préciser que je rendrai ce courrier public et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

Thierry Lepaon
Secrétaire général de la CGT

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:58

Nous publions ci-dessous un extrait d'une analyse du projet de traité transatlantique ( Traité Etats-Unis-Europe) parue sur Agoravox.  Vous trouverez d'ailleurs beaucoup d'articles à ce sujet sur ce site.  Eclairant. 

 

Et pour imaginer ce que seraient les conséquences de ce traité, nous joignons le communiqué de la CGT (Métallurgie)  protestant contre l'interdiction faite aux salariés de l'entreprise Vallourec aux Etats-Unis ( Youngstown) de créer un syndicat sur le site.  Le patron de Titan n'est pas une exception aux Etats-Unis.  Et les patrons français de Vallourec sont ravis de pouvoir interdire un syndicat aux Etats-Unis puisque la loi et le rapport de forces le leur permettent.  On n'ose imaginer ce qu'ils feraient si le traité transatlantique était signé ...


 

    Extraits de "Comment le traité transatlantique menace l’emploi et les droits sociaux   (AGORAVOX)"

« - La course au moins-disant social : moins de droits, plus d’obligations pour les travailleurs

A travers l’harmonisation des normes et règles entre les deux puissances transatlantiques, il se pourrait que le droit du travail soit lui aussi remis en cause. Les Etats-Unis ont catégoriquement refusé de ratifier certaines des normes les plus élémentaires en matière de droit du travail, dans le cadre de l’organisation internationale du travail (OIT), y compris les conventions sur la liberté d’association et de pratiques syndicales. Dans le même temps, les récentes attaques de la commission européenne sur les salaires, dans le cadre de la crise de l’euro, démontrent les dispositions particulièrement menaçantes de l’UE à l’égard des normes en matière de travail [20]. Le PTCI pourrait servir d’instrument pour réformer la législation du travail en Europe, et l’« harmoniser » avec celle des Etats-Unis. Celle-ci comprend par exemple une disposition anti-syndicale tristement célèbre, sous une dénomination trompeuse (The Right To Work), qui restreint systématiquement la liberté des employés de s’associer – avec des conséquences désastreuses pour leurs droits [21].

Selon la fédération syndicale AFL-CIO, la législation étatsunienne a contribué à une course au moins-disant social en termes de salaires, de normes de santé et de sécurité, à mesure que les états étaient mis en compétition pour attirer les capitaux [22]. Lorsque la commission européenne annonce qu’elle souhaite faire l’inventaire de la législation du travail de sorte à « réduire le risque de voir l’investissement étatsunien diminuer en Europe au bénéfice d’autres régions du monde [23] », il y a fort à craindre que la compétition entre les Etats membres de l’Union européenne soit exacerbée par la signature d’un accord transatlantique. Après tout, la législation du travail européenne n’a-t-elle pas été identifiée comme « mesure non-tarifaire » qui ferait obstacle au commerce transatlantique [24] ?

Ainsi, ce ne sont pas seulement des centaines de milliers d’emplois qui sont menacés dans les nombreux secteurs qui seront affectés par la baisse des tarifs douaniers entre l’Union européenne et les Etats-Unis ; mais aussi le droit des européens à travailler dans des conditions dignes, à s’organiser et à se défendre dans une Europe frappée de plein fouet par l’austérité et le chômage.
Traduit par Frédéric Lemaire pour les Dessous de Bruxelles »

 

Ci-dessous un communiqué de presse de la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT : éclairant sur l'absence de  libertés syndicales aux Etats-Unis

 

vallourec

 

 

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:54
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