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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 23:03
A Dieppe (Seine-Maritime), près de 350 manifestants ont exprimé leur mécontentement devant l’hôtel de ville face à un énième protocole sanitaire au sein des établissements scolaires, jeudi 13 janvier 2022. (©Les Informations Dieppoises) - Mobilisation à Rouen pour la grève du 13 janvier 2022. (©MN/76actu) - Le Havre (©VM/76actu) -
A Dieppe (Seine-Maritime), près de 350 manifestants ont exprimé leur mécontentement devant l’hôtel de ville face à un énième protocole sanitaire au sein des établissements scolaires, jeudi 13 janvier 2022. (©Les Informations Dieppoises) - Mobilisation à Rouen pour la grève du 13 janvier 2022. (©MN/76actu) - Le Havre (©VM/76actu) -
A Dieppe (Seine-Maritime), près de 350 manifestants ont exprimé leur mécontentement devant l’hôtel de ville face à un énième protocole sanitaire au sein des établissements scolaires, jeudi 13 janvier 2022. (©Les Informations Dieppoises) - Mobilisation à Rouen pour la grève du 13 janvier 2022. (©MN/76actu) - Le Havre (©VM/76actu) -

A Dieppe (Seine-Maritime), près de 350 manifestants ont exprimé leur mécontentement devant l’hôtel de ville face à un énième protocole sanitaire au sein des établissements scolaires, jeudi 13 janvier 2022. (©Les Informations Dieppoises) - Mobilisation à Rouen pour la grève du 13 janvier 2022. (©MN/76actu) - Le Havre (©VM/76actu) -

13 janvier… 2000 dans la rue à Rouen, 1000 au Havre, 400 à Dieppe, 400 à Evreux

CGT Educ'Action :

3300 emplois précaires, 5 millions de masques FFP2 ! Les miettes ne nous suffisent pas !
Après le 13 janvier, tous et toutes en grève et dans la rue le 27 janvier POUR UN PLAN D’URGENCE DANS L’EDUCATION NATIONALE

ROUEN : 10h00 Cours Clémenceau pour une manif jusqu’au rectorat
Le HAVRE : 10h00 Cercle Franklin
DIEPPE : 10h30 Gare SNCF (Place P. Semard)
EVREUX : 14h00 Pré du Bel Ebat

La CGT Éducation se félicite de la réussite exceptionnelle de la journée de grève du 13 janvier dans l’Éducation nationale. Les personnels se sont largement mis en grève pour dénoncer leur état de fatigue et la dégradation de leurs conditions de travail face à la faillite de la gestion sanitaire ministérielle, mais aussi le mépris de leur ministre et le fait qu’aucune de leurs revendications portées depuis de très nombreux mois ne soit écoutée.

Depuis de trop nombreuses années, ils subissent des politiques d’austérité qui suppriment des postes, génèrent des manques flagrants de personnels (remplaçants notamment), surchargent les classes, attaquent la liberté pédagogique et vident de sens leurs métiers, amplifient le tri social des élèves et accentuent le décrochage salarial en gelant la valeur du point d’indice et instaurent les rémunérations au mérite. C’est donc contre tout cela que les personnels, avec la CGT Éduc’action, se sont mobilisés ce jeudi 13 janvier et ce ne sont pas les quelques miettes consenties par le gouvernement qui pourront calmer la contestation et les revendications.

[...]

Le communiqué intégral en cliquant ci-dessous :

 

 

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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 14:52

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 15:23
En 2013, Pierre Gattaz, alors président du MEDEF, promet un million d’emplois en contrepartie d’allègements de cotisations sociales. Hollande offre le CICE, mais les emplois promis ne voient jamais le jour. © Aymeric Chouquet pour LVSL

En 2013, Pierre Gattaz, alors président du MEDEF, promet un million d’emplois en contrepartie d’allègements de cotisations sociales. Hollande offre le CICE, mais les emplois promis ne voient jamais le jour. © Aymeric Chouquet pour LVSL

Les premières exonérations de cotisations sur les bas salaires sont apparues il y a près de trente ans. Destinées à soutenir l’emploi, celles-ci se sont généralisées au point où une entreprise ne paye presque plus de cotisations patronales sur un salaire au niveau du Smic, ce qui coûte la bagatelle de 66 milliards d’euros pour les finances publiques ( et pour la sécurité sociale ). Est-ce à l’État de payer cette facture ? Ne serait-il pas temps de revenir sur ces exonérations en exigeant que les entreprises garantissent collectivement l’ensemble des cotisations et ce, sans effet négatif sur l’emploi ? C’est possible en établissant une Sécurité économique, complémentaire de la Sécurité sociale, qui mettrait hors-marché une partie de la production privée pour garantir un socle de revenus, cotisations sociales inclues, à celles et ceux qui la réalisent.

Depuis l’établissement de la Sécurité sociale en 1946, les cotisations sociales ont toujours été considérées par le syndicalisme comme une partie intégrante du salaire destinée, entre autres, à assurer des revenus hors emploi. Pourtant, depuis presque trente ans, des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires ont été instaurées au nom de la protection de l’emploi. Si une partie de la gauche a toujours dénoncé ces exonérations, leur remise en cause ne fait cependant pas partie des programmes. [...]

La suite ci-dessous :

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 11:43

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 04:20
Augmentation du SMIC

Augmentation du SMIC

Croissance des salaires

Croissance des salaires

Des rayons de supermarchés en berne, des stations essence en rupture de stock, et, pire que tout, la perspective d’une pénurie de dindes à Noël… Les médias dominants de l’Union européenne feignent de s’apitoyer sur ces pauvres Britanniques, mais jubilent : là voilà enfin, la catastrophe du Brexit mille fois annoncée !

Évidemment, ces médias ne font pas toujours dans la nuance (quitte, parfois, à propager des images truquées). Dans la réalité, le carburant est distribué sans problème dans les trois quarts des stations du Royaume ; les sujets de sa Gracieuse Majesté ont toujours accès à plus de 95% des produits antérieurement distribués ; et nul n’a encore vu des Anglais en haillons se disputer les ultimes quignons de pain délaissés par les moineaux.

Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’il y a bien, non un manque de matières ou de marchandises, mais des perturbations dans la transformation et, plus encore, le transport et la distribution de celles-ci. Précisément les secteurs dont les conditions de travail sont peu enviables, et les salaires à pleurer.

Autant d’emplois qui étaient tenus, jusqu’à présent, par des travailleurs étrangers, issus pour une très large part de l’Est de l’UE. En 2004, lors de l’élargissement de cette dernière, le premier ministre d’alors, Anthony Blair, avait fait le choix radical de ne même pas mettre en œuvre les garde-fous temporaires qui ont (un peu) limité l’arrivée de Polonais, de Lettons ou d’Estoniens sur le Continent. Des centaines de milliers d’entre eux sont venus chercher l’eldorado en Grande-Bretagne, à la grande joie du patronat britannique, avide d’une main d’œuvre prête à accepter des jobs au rabais, faute de pouvoir trouver chez eux – après la « transition post-communiste » – de quoi vivre.[...]

Lire la suite sur le site de Ruptures :

Il n'y a pas que Ruptures qui le dit :

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 14:14
Banderole de tête à Rouen lors de la manifestation du 5 octobre

Banderole de tête à Rouen lors de la manifestation du 5 octobre

Sous la pluie et le vent - 5 Octobre, manifestation - La banderole des retraités et montée vers l'Hôtel de ville
Sous la pluie et le vent - 5 Octobre, manifestation - La banderole des retraités et montée vers l'Hôtel de ville

Sous la pluie et le vent - 5 Octobre, manifestation - La banderole des retraités et montée vers l'Hôtel de ville

la FSU, des gilets jaunes, beaucoup de banderoles CGT, Sanofi-Sanofric, l'UL-CGT d'Elbeuf et la lutte des Ehpads.  Etaient aussi présents quelques troupes de FO et SUD.
la FSU, des gilets jaunes, beaucoup de banderoles CGT, Sanofi-Sanofric, l'UL-CGT d'Elbeuf et la lutte des Ehpads.  Etaient aussi présents quelques troupes de FO et SUD.
la FSU, des gilets jaunes, beaucoup de banderoles CGT, Sanofi-Sanofric, l'UL-CGT d'Elbeuf et la lutte des Ehpads.  Etaient aussi présents quelques troupes de FO et SUD.
la FSU, des gilets jaunes, beaucoup de banderoles CGT, Sanofi-Sanofric, l'UL-CGT d'Elbeuf et la lutte des Ehpads.  Etaient aussi présents quelques troupes de FO et SUD.
la FSU, des gilets jaunes, beaucoup de banderoles CGT, Sanofi-Sanofric, l'UL-CGT d'Elbeuf et la lutte des Ehpads.  Etaient aussi présents quelques troupes de FO et SUD.

la FSU, des gilets jaunes, beaucoup de banderoles CGT, Sanofi-Sanofric, l'UL-CGT d'Elbeuf et la lutte des Ehpads. Etaient aussi présents quelques troupes de FO et SUD.

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 14:05
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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 09:45

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Importance des cotisations sociales . Un rappel avec cet article à propos des allocations familiales :

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 09:29

Augmentation des salaires proposée par le républicain Guillaume Peltier ? Ceci est une fausse nouvelle !  Et une grosse arnaque.  Si nous ne payons plus, si les patrons ne paient plus de cotisations sociales, nous n'aurons plus ni de sécurité sociale, ni de retraites !  Les économies réalisées par les patrons seront énormes et les dividendes exploseront !

Voir l'article d'Acrimed ainsi que les explications ci-dessous :

Guillaume Peltier (LR) et « l’augmentation des salaires de 20% » : désinformation à l’AFP
Guillaume Peltier (LR) et « l’augmentation des salaires de 20% » : désinformation à l’AFP
      Pauline Perrenot,

Coup de comm’ et suivisme à l’AFP : la désinformation, ça ruisselle !

Le 18 avril, le JDD est en interview programmatique avec Guillaume Peltier, le vice-président délégué des Républicains : « "En cent jours, nous romprons avec le macronisme" ». Illico presto, l’AFP en reproduit une partie du contenu et joue la carte du choc en titrant sa dépêche « 2022 : Peltier (LR) propose une augmentation de 20% des salaires ». Même le JDD n’avait pas osé.

« Choc » donc… et désinformation. Car comme le précise Guillaume Peltier lui-même – cité dans la suite de la dépêche – ce « choc de pouvoir d’achat » prend tout bonnement la forme d’une suppression de « toutes les cotisations sociales, pour les salariés comme pour les employeurs » [1]. Les salaires nets augmenteraient, mais ce ne serait donc pas du tout le cas des salaires tout court.

Et ce serait rien de moins que… la mort du salaire socialisé. Ce qui n’empêche pas l’AFP, dans un bel élan de suivisme et sans aucun recul vis-à-vis de la communication de député, d’affirmer que « Guillaume Peltier propose […] d’augmenter les salaires de 20% dans son "programme de rupture radicale avec le macronisme" ».

Pointant en outre de lourdes erreurs de calculs, L’Humanité (23/04) traduit plus justement : la proposition revient à « s’attaquer au salaire socialisé et différé, et à couper tout lien entre le travail et la protection sociale ». [...]

Lire la suite :

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:47
La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le MelFemmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel
Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel
Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le MelFemmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel

Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel

Compte-rendu de l'intervention de Françoise Bazire, Secrétaire de l’association des Amies et amis de la Commune sur le site "Les Clionautes"

Rendez-vous de L'Histoire, n°21, Blois, 2018

L’action des femmes a été très importante durant La Commune

Extraits

Le 18 mars au soir, le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville.  Pendant une semaine, il assumera toute la responsabilité de la gestion politique, sociale et économique de la ville de Paris. Il assure la sécurité en occupant les fortifications et les forts de la périphérie. Il remet les rouages de l’état en route en occupant les ministères et les bâtiments publics.

→ Pour répondre à une volonté de démocratie très forte, il organise des élections. Elles ont lieu le 26 mars.  Mais les femmes n'y participent pas.

[...]

Louise Michel a déclaré : « Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine ».

[...]

Début avril, les femmes lancent un appel à aller à Versailles.

→ Le 3 avril, elles se retrouvent à 1200 femmes au pont de Grenelle. Les dirigeants de la Commune leur enjoignent de ne pas sortir de Paris. Ils rappellent la brutalité des répressions versaillaises. En fait, ils sont hésitants sur cette action.

La sortie n’a pas eu lieu mais devant une telle volonté féminine la nécessité de s’organiser s’impose.

11 avril, c’est la Création de « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ».

Dès le 11 avril, l’Union publie par voie d’affiches, sur les murs de Paris, un texte disant que : la lutte pour la défense de la Commune, c’est la lutte pour le droit des femmes.

Elles écrivent :

– «nos ennemis, ce sont les privilèges de l’ordre social actuel, tous ceux qui ont vécu de nos sueurs, qui toujours se sont engraissés de nos misères»

– «nous voulons le travail pour en garder le produit, plus d’exploiteurs, plus de maîtres».

– «toute inégalité et tout antagonisme entre les sexes, constituent une des bases du pouvoir des classes gouvernantes».

→   l’Union des Femmes et ses comités siégeaient dans les mairies d’arrondissements sauf dans les IIe et XVe. Ces femmes s’organisent remarquablement, ce qui est méritoire dans cette période très tourmentée.

Les statuts de l’association sont publiés dans le journal « La Sociale » le 12 avril, par André Léo. Les nouvelles seront très souvent relayées dans ce journal.

→ Les deux principales dirigeantes de l’Union sont Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff. Il y a aussi Marceline Leloup, Aline Jacquier, Thérèse Collin, Aglaé Jarry et Blanche Lefevre.

→ Si elles ne sont ni électrices, ni éligibles aux élections du 26 mars, la Commune les associe à des fonctions politiques et sociales importantes.

→ La participation des femmes dans les clubs et sections de l’Internationale marque l’histoire de la Commune. Elles président les séances et n’hésitent pas à intervenir. Elles obtiennent la mixité des clubs. Elles écrivent dans les journaux.

→ Les femmes sont associées, dans quelques quartiers à la gestion municipale.

ce que veulent les femmes ?

 → Le droit au travail pour elles et l’égalité des salaires.

→ L’école laïque gratuite pour les filles et les garçons.

→ La pleine participation au combat de la Commune, y compris dans la Garde nationale : le club de la rue d’Arras recueillera 300 inscriptions pour « les légions des femmes ».

→ des Pensions pour les veuves de fédérés tués au combat qu’elles soient mariées ou non mais également pour les enfants légitimes ou naturels.

→Les femmes vont œuvrer auprès des différentes commissions la Commune pour obtenir ces changements profonds et participer activement à leur mise en place.

La laïcité

→ Elles sont en pointe dans la lutte pour la laïcisation des écoles et des hôpitaux.

Elles assument souvent dans les mairies la nouvelle mission d’assistance laïque. Ainsi dans le XIIe arrondissement, le 26 avril, « il est fait appel aux Citoyennes de bonne volonté » pour former :

« Un comité de républicaines du XIIe dont la mission sera de rechercher toutes les misères cachées et d’en faire immédiatement rapport aux membres de la Commune » .

Les femmes agissent pour l’éducation et la culture

La Commune adopte comme base de son programme scolaire, le manifeste de la société « L’éducation nouvelle » qui veut :

«- que l’instruction soit gratuite et complète pour tous les enfants des deux sexes ;

– que l’instruction religieuse ou dogmatique soit immédiatement et radicalement supprimée pour les deux sexes » dans les écoles publiques.

La commune met en pratique ce programme. Dans le VIIIe arrondissement, l’école des filles de la rue de la Bienfaisance est la première des écoles nouvelles où l’admission se fait dès l’âge de 3 ans.

[...]

Elles mettent en place des écoles professionnelles pour les filles.

Elles agissent pour la création de crèches populaires.

Marie Laverdure qui participe au mouvement de l’Éducation nouvelle présente un mémoire pour la création de crèches. Celui-ci débute par cette affirmation :

« L’éducation commence le jour de la naissance. Elle demande des jardins, des fleurs et des jouets pour les enfants ».

Victoire Tynaire, a obtenu son brevet de capacité pour être institutrice, elle organise des écoles libres et protestantes. Elle se met au service de la Commune. Édouard Vaillant lui confia le rôle d’inspectrice des écoles du XIIe. Elle assumera cette tâche de façon remarquable.

→ Les femmes sont aussi associées au travail de la commission de l’enseignement qui crée le 22 mai :

« une commission pour organiser et surveiller l’enseignement dans les écoles de filles. Elle est composée des citoyennes André Léo, Jaclard, Périer, Reclus, Sapia »

→ elles mènent la lutte contre la prostitution qu’elles considèrent « comme une forme d’exploitation commerciale de l’être humain par d’autres êtres humains ».

→ les femmes sont à l’origine de l’organisation d’ateliers coopératifs.

[...]

La Commune multiplie les mesures pour assurer du travail aux femmes. Outre l’application du programme général de l’Union des femmes pour la réouverture des ateliers, d’autres instances communardes proposent des emplois, comme la Délégation scientifique ou des municipalités d’arrondissement qui affectent des salles en ateliers de travail pour les femmes.

La Commune prend des mesures audacieuses qui consacrent de profonds changements, d’une grande modernité, dans les rapports familiaux.

* Par décret du 10 avril, la pension accordée aux enfants des Gardes nationaux tués est désormais versée à « chacun des enfants, reconnus ou non ».

Le décret de la Commune du 13 mai stipule :

« En matière de séparation de corps, le président du tribunal pourra allouer à la femme demandant la séparation une pension alimentaire, qui lui sera servie jusqu’à ce qu’il en ait été décidé par le tribunal ».

* Par décret du 17 mai, l’indemnité aux femmes des Gardes nationaux qui remplissent leurs devoirs de citoyens est accordées aux « femmes légitimes ou non »  Le Cri du peuple, 21 mai 1871

Édouard Vaillant, à la commission de l’enseignement décide l’égalité des salaires :

* La Commune de Paris (…) Considérant que les exigences de vie sont nombreuses et impérieuses pour la femme autant que pour l’homme décide que le salaire des institutrices sera la même que celui des instituteurs.  Le cri du peuple, 22 mai 1871

Les femmes continuent leur action pour aider à la défense de Paris

Créer des syndicats

Le 18 mai, le Comité central avec l’aide de Léo Fränkel, délégué de la commission du travail et d’échange, lance un appel aux ouvrières afin de nommer des déléguées de chaque corporation pour qu’elles se réunissent le 21 mai afin de constituer leurs chambres syndicales.

Pendant cette période qui voit naître toutes ces mesures, les communards doivent faire face à la lutte armée qui s’accentue.

L’armée versaillaise veut se venger de sa défaite contre les Prussiens, elle bombarde régulièrement Paris dès le mois d’avril.                                                                                                                

Durant cette semaine, les femmes continuent à tenir la rue face aux versaillais, elles vont défendre les barricades.

De la Commune, on ne retient que le nom de Louise Michel, mais les femmes sont nombreuses à lutter. Elles sont tombées dans l’oubli.

Article intégral ci-dessous :

 

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