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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 17:29
Le 19 juin 1960, 350 000 personnes manifestent à Vincennes pour demander l’abrogation de la loi Debré, qui donne à l’enseignement privé confessionnel le statut de « service public d’enseignement ».

Le 19 juin 1960, 350 000 personnes manifestent à Vincennes pour demander l’abrogation de la loi Debré, qui donne à l’enseignement privé confessionnel le statut de « service public d’enseignement ».

9 DECEMBRE 2021, anniversaire de la loi laïque de séparation de la République et des églises – COMBATTONS CEUX QUI DETRUISENT LA LAÏCITE AUX CRIS DE : « VIVE LA LAÏCITE! ».

Par Georges Gastaud, ancien militant et élu syndical de l’Education nationale

QUE DIT REELLEMENT LA LOI LAÏQUE DE 1905?

Le 9 décembre 1905, à l’issue d’une confrontation politico-idéologique intense avec la réaction néo-monarchique, le camp laïco-républicain, que soutenait Jaurès et que dopait la récente victoire des Dreyfusards, faisait voter la loi de séparation de l’Etat et des Eglises qui définit depuis lors la « laïcité à la française ». Son article I dispose que la République garantit la liberté de conscience et de culte. Il ne s’agit donc nullement d’une loi « antireligieuse » ou d’un « athéisme d’Etat », comme le ressassent mensongèrement les réacs de tous poils. Il est vrai cependant, –  et c’est là que le bât blesse les cléricaux affichés que sont Sarkozy, Valls ou Macron -, que l’article II de cette loi, désormais intégrée au « bloc de constitutionnalité » français, dispose que « LA REPUBLIQUE NE RECONNAÎT, NE SALARIE, NI NE SUBVENTIONNE AUCUN CULTE ». Bref, comme l’avait déjà proclamé Victor Hugo, alors chef du parti républicain, « il faut l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle » : tel est l’anticléricalisme bien conçu, dont notre pays est encore fort éloigné sur le plan pratique! 
 

TARTUFFE AU POUVOIR A PARIS ET A BRUXELLES

Rappeler tout cela, que l’on n’enseigne plus guère à l’école « laïque » (où les affiches imposées aux lycées par Blanquer réduisent la laïcité au « vivre ensemble »), c’est cingler au visage les présidents pro-Maastricht qui se sont succédé depuis 1992. N’oublions pas en effet que, contre l’esprit et la lettre de la loi de 1905, la constitution européenne retoquée par le peuple français (2005) faisait référence aux « racines chrétiennes de l’Europe ». Elle faisait également obligation aux Etats-membres de l’UE de dialoguer avec les Eglises constituées; quant aux athées, aux agnostiques, aux déistes et aux personnes qui se disent « sans religion », et qui sont majoritaires en France chez les moins de trente ans ! – , ils n’auront qu’à dialoguer avec eux-mêmes puisque, par définition, aucun appareil religieux ne les représente!
 

UNE « CONSTRUCTION » EUROPEENNE DE PART EN PART CLERICALE

Tel est en effet, depuis le Traité de Rome, l’essence profondément cléricale de la « construction » européenne: une construction rétrograde qu’ont conduite sur les fonds baptismaux, avec la constante complicité de la social-démocratie (SFIO et SPD allemand), les chrétiens-« démocrates » inféodés au Vatican que furent Saint Schuman et Saint-Monnet en France, Sankt Adenauer en Allemagne et Santo De Gasperi en Italie. D’où le prétendu « hymne européen », dont les paroles, empruntées à Schiller, sont dédiées à Dieu, et le « drapeau européen », illégalement officialisé par Macron, dont le concepteur a avoué qu’il faisait allusion au manteau de la Vierge et aux douze étoiles apostoliques. [...]
La suite ci-dessous :
 
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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:47
La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

La barricade de la place Blanche tenue par des femmes, mai 1871.

Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le MelFemmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel
Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel
Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le MelFemmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel

Femmes de la Commune de Paris - Paule Minck - Andre Leo - Louise Michel -Elisabeth Dimitrieff - Nathalie Le Mel

Compte-rendu de l'intervention de Françoise Bazire, Secrétaire de l’association des Amies et amis de la Commune sur le site "Les Clionautes"

Rendez-vous de L'Histoire, n°21, Blois, 2018

L’action des femmes a été très importante durant La Commune

Extraits

Le 18 mars au soir, le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville.  Pendant une semaine, il assumera toute la responsabilité de la gestion politique, sociale et économique de la ville de Paris. Il assure la sécurité en occupant les fortifications et les forts de la périphérie. Il remet les rouages de l’état en route en occupant les ministères et les bâtiments publics.

→ Pour répondre à une volonté de démocratie très forte, il organise des élections. Elles ont lieu le 26 mars.  Mais les femmes n'y participent pas.

[...]

Louise Michel a déclaré : « Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine ».

[...]

Début avril, les femmes lancent un appel à aller à Versailles.

→ Le 3 avril, elles se retrouvent à 1200 femmes au pont de Grenelle. Les dirigeants de la Commune leur enjoignent de ne pas sortir de Paris. Ils rappellent la brutalité des répressions versaillaises. En fait, ils sont hésitants sur cette action.

La sortie n’a pas eu lieu mais devant une telle volonté féminine la nécessité de s’organiser s’impose.

11 avril, c’est la Création de « l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ».

Dès le 11 avril, l’Union publie par voie d’affiches, sur les murs de Paris, un texte disant que : la lutte pour la défense de la Commune, c’est la lutte pour le droit des femmes.

Elles écrivent :

– «nos ennemis, ce sont les privilèges de l’ordre social actuel, tous ceux qui ont vécu de nos sueurs, qui toujours se sont engraissés de nos misères»

– «nous voulons le travail pour en garder le produit, plus d’exploiteurs, plus de maîtres».

– «toute inégalité et tout antagonisme entre les sexes, constituent une des bases du pouvoir des classes gouvernantes».

→   l’Union des Femmes et ses comités siégeaient dans les mairies d’arrondissements sauf dans les IIe et XVe. Ces femmes s’organisent remarquablement, ce qui est méritoire dans cette période très tourmentée.

Les statuts de l’association sont publiés dans le journal « La Sociale » le 12 avril, par André Léo. Les nouvelles seront très souvent relayées dans ce journal.

→ Les deux principales dirigeantes de l’Union sont Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff. Il y a aussi Marceline Leloup, Aline Jacquier, Thérèse Collin, Aglaé Jarry et Blanche Lefevre.

→ Si elles ne sont ni électrices, ni éligibles aux élections du 26 mars, la Commune les associe à des fonctions politiques et sociales importantes.

→ La participation des femmes dans les clubs et sections de l’Internationale marque l’histoire de la Commune. Elles président les séances et n’hésitent pas à intervenir. Elles obtiennent la mixité des clubs. Elles écrivent dans les journaux.

→ Les femmes sont associées, dans quelques quartiers à la gestion municipale.

ce que veulent les femmes ?

 → Le droit au travail pour elles et l’égalité des salaires.

→ L’école laïque gratuite pour les filles et les garçons.

→ La pleine participation au combat de la Commune, y compris dans la Garde nationale : le club de la rue d’Arras recueillera 300 inscriptions pour « les légions des femmes ».

→ des Pensions pour les veuves de fédérés tués au combat qu’elles soient mariées ou non mais également pour les enfants légitimes ou naturels.

→Les femmes vont œuvrer auprès des différentes commissions la Commune pour obtenir ces changements profonds et participer activement à leur mise en place.

La laïcité

→ Elles sont en pointe dans la lutte pour la laïcisation des écoles et des hôpitaux.

Elles assument souvent dans les mairies la nouvelle mission d’assistance laïque. Ainsi dans le XIIe arrondissement, le 26 avril, « il est fait appel aux Citoyennes de bonne volonté » pour former :

« Un comité de républicaines du XIIe dont la mission sera de rechercher toutes les misères cachées et d’en faire immédiatement rapport aux membres de la Commune » .

Les femmes agissent pour l’éducation et la culture

La Commune adopte comme base de son programme scolaire, le manifeste de la société « L’éducation nouvelle » qui veut :

«- que l’instruction soit gratuite et complète pour tous les enfants des deux sexes ;

– que l’instruction religieuse ou dogmatique soit immédiatement et radicalement supprimée pour les deux sexes » dans les écoles publiques.

La commune met en pratique ce programme. Dans le VIIIe arrondissement, l’école des filles de la rue de la Bienfaisance est la première des écoles nouvelles où l’admission se fait dès l’âge de 3 ans.

[...]

Elles mettent en place des écoles professionnelles pour les filles.

Elles agissent pour la création de crèches populaires.

Marie Laverdure qui participe au mouvement de l’Éducation nouvelle présente un mémoire pour la création de crèches. Celui-ci débute par cette affirmation :

« L’éducation commence le jour de la naissance. Elle demande des jardins, des fleurs et des jouets pour les enfants ».

Victoire Tynaire, a obtenu son brevet de capacité pour être institutrice, elle organise des écoles libres et protestantes. Elle se met au service de la Commune. Édouard Vaillant lui confia le rôle d’inspectrice des écoles du XIIe. Elle assumera cette tâche de façon remarquable.

→ Les femmes sont aussi associées au travail de la commission de l’enseignement qui crée le 22 mai :

« une commission pour organiser et surveiller l’enseignement dans les écoles de filles. Elle est composée des citoyennes André Léo, Jaclard, Périer, Reclus, Sapia »

→ elles mènent la lutte contre la prostitution qu’elles considèrent « comme une forme d’exploitation commerciale de l’être humain par d’autres êtres humains ».

→ les femmes sont à l’origine de l’organisation d’ateliers coopératifs.

[...]

La Commune multiplie les mesures pour assurer du travail aux femmes. Outre l’application du programme général de l’Union des femmes pour la réouverture des ateliers, d’autres instances communardes proposent des emplois, comme la Délégation scientifique ou des municipalités d’arrondissement qui affectent des salles en ateliers de travail pour les femmes.

La Commune prend des mesures audacieuses qui consacrent de profonds changements, d’une grande modernité, dans les rapports familiaux.

* Par décret du 10 avril, la pension accordée aux enfants des Gardes nationaux tués est désormais versée à « chacun des enfants, reconnus ou non ».

Le décret de la Commune du 13 mai stipule :

« En matière de séparation de corps, le président du tribunal pourra allouer à la femme demandant la séparation une pension alimentaire, qui lui sera servie jusqu’à ce qu’il en ait été décidé par le tribunal ».

* Par décret du 17 mai, l’indemnité aux femmes des Gardes nationaux qui remplissent leurs devoirs de citoyens est accordées aux « femmes légitimes ou non »  Le Cri du peuple, 21 mai 1871

Édouard Vaillant, à la commission de l’enseignement décide l’égalité des salaires :

* La Commune de Paris (…) Considérant que les exigences de vie sont nombreuses et impérieuses pour la femme autant que pour l’homme décide que le salaire des institutrices sera la même que celui des instituteurs.  Le cri du peuple, 22 mai 1871

Les femmes continuent leur action pour aider à la défense de Paris

Créer des syndicats

Le 18 mai, le Comité central avec l’aide de Léo Fränkel, délégué de la commission du travail et d’échange, lance un appel aux ouvrières afin de nommer des déléguées de chaque corporation pour qu’elles se réunissent le 21 mai afin de constituer leurs chambres syndicales.

Pendant cette période qui voit naître toutes ces mesures, les communards doivent faire face à la lutte armée qui s’accentue.

L’armée versaillaise veut se venger de sa défaite contre les Prussiens, elle bombarde régulièrement Paris dès le mois d’avril.                                                                                                                

Durant cette semaine, les femmes continuent à tenir la rue face aux versaillais, elles vont défendre les barricades.

De la Commune, on ne retient que le nom de Louise Michel, mais les femmes sont nombreuses à lutter. Elles sont tombées dans l’oubli.

Article intégral ci-dessous :

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 16:50

Les élections municipales brésiliennes ont signé un net recul du parti de Jair Bolsnaro. Elles ont été marquées par la montée en puissance du PSOL (Parti socialisme et liberté), mouvement anti-libéral critique de l’héritage de Lula. Amauri Chamorro, professeur à l’Université de Sorocaba (Brésil) et conseiller de plusieurs mouvements politiques, revient sur les circonstances dans lesquelles se sont déroulées ces élections. Il analyse les réseaux de pouvoir qui s’y sont affrontés – marqués par une prégnance des églises évangéliques – ainsi que les perspectives pour l’opposition. Entretien réalisé par Denis Rogatyuk, traduit par Nubia Rodríguez, Maïlys Baron, Lauréana Thévenet et Marie M-B.

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 09:55
A l'intention des amnésiques, les portrait des enfants tués par les terroristes islamistes tchétchènes à Beslan en Russie en 2004

A l'intention des amnésiques, les portrait des enfants tués par les terroristes islamistes tchétchènes à Beslan en Russie en 2004

Les opinions définitives sur la laïcité se sont multipliées sur les médias, émises par ceux qui monopolisent la parole, politiques dominants, journalistes vedettes ... Certains pyromanes, jusqu'à des ministres, ont même réclamé que les enseignants montrent les caricatures à leurs élèves.  La laïcité, ils connaissent, un certain nombre d'entre eux ont fréquenté les écoles privées ou/et y ont mis leurs enfants ...

Les profs eux se retrouvent face à des adolescents qu'ils doivent armer sur ces questions difficiles.  Sans aucune préparation, ni aide.

Nous republions ce texte de Gilles Questiaux qui a exercé le métier de professeur dans des quartiers dits "difficiles" et qui appuie sa réflexion sur son expérience.

YG.

Sur l'assassinat d'un prof d'histoire à Conflans

Publié le soir même  (16 octobre 2020), republié sans modification, avec un postscriptum.

par Gilles Questiaux

Un professeur d'histoire a été assassiné et décapité vendredi 16 octobre à Conflans en région parisienne pour avoir montré à ses élèves collégiens des caricatures de Mahomet, dans le but de leur enseigner la tolérance. Ce crime est un de ces faits divers horribles qui se multiplient et qui montrent la déliquescence générale de notre société, à l'instar, par exemple du meurtre d'un chauffeur de bus à Bayonne l'été dernier.

Mais on voudra très certainement lui faire signifier autre chose. On se précipitait déjà le soir même à Conflans pour refaire le coup éculé de l'Union Sacrée.

Si la présentation des faits est exacte, cet enseignant est une victime de plus du terrorisme propagé dans le monde par les pétro-monarchies protégées de l'Occident et que caresse Emmanuel Macron.

Mais il s'agit aussi d'une victime de cette idéologie moralisatrice qui oblige les enseignants à entrer dans les polémiques hystériques orchestrées par les médias, au lieu de faire leur métier, qui consiste à enseigner des concepts et des savoir-faire dans une ambiance sereine.

Il est à noter que l'assassin est "né à Moscou", il s'agit donc d'un musulman de Russie fanatisé qui a trouvé refuge en France grâce à notre ostentatoire tolérance qui fait honte aux méchants Poutine et Xi Jinping ! (C'est un Tchétchène, cela aurait aussi bien pu être un Ouïghour).

J'ai exercé précisément ce métier trente ans dans des quartiers présumés difficiles en banlieue parisienne, et j'ai été confronté assez souvent aux effets de la propagande des groupes intégristes pour savoir de quoi je parle. Il était jusqu'à ce jour vraiment exceptionnel que le ressentiment idéologique des élèves les pousse à la violence, mais il était contre-productif d'un point de vue éducatif de les provoquer en leur mettant sous le nez précisément ce qu'ils n'ont pas envie de voir. En ce sens, cet enseignant est aussi la victime du rôle de porte-parole du discours consensuel - et rigide - des médias et des politiques "mainstream" sur l'actualité et sur l'histoire qu'on impose en douce aux professeurs d'histoire et géographie.

La suite ici : http://www.reveilcommuniste.fr/2020/10/sur-l-assassinat-d-un-prof-d-histoire-a-conflans.html

 

 

 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 10:26
Comment enseigner la liberté d’expression? Par son histoire, propose François Héran, moins républicaine qu’on ne croit et plus respectueuse des croyances. Au lieu d’en faire un absolu, il est temps d’observer que ses conditions d’exercice se déploient dans un temps et un espace déterminés.

par François Héran , le 30 octobre

Des professeurs d’histoire-géographie m’ont consulté au sujet du cours d’éducation civique et morale qu’ils devront dispenser à l’issue des vacances de la Toussaint. Comment rendre hommage à Samuel Paty, odieusement assassiné le 16 octobre par un jeune djihadiste tchétchène parce qu’il avait commenté en classe des caricatures de Mahomet? Quel sens donner à la liberté d’expression? Comment défendre les valeurs républicaines sans nous isoler du reste du monde? Certes, les enseignants bénéficieront du «cadrage» préparé par l’Éducation nationale. Certes, ils pourront s’inspirer du fervent hommage rendu par le président Macron dans la cour de la Sorbonne. Et, s’ils le souhaitent, ils pourront revenir sur la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs. Mais, si la liberté d’expression nous est chère, nous devons pouvoir lui appliquer aussi notre libre réflexion, à condition de l’appuyer sur des données avérées. C’est le sens des conseils que je me permets de donner ici.

Retour aux textes

Premier conseil : faire découvrir aux élèves des textes «républicains» restés un peu dans l’ombre ces derniers temps. Plus souvent citée que lue, la lettre de Jules Ferry aux instituteurs posait des limites à l’enseignement de la morale : «Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire; sinon, parlez hardiment» (17 novembre 1883). En pleine discussion de la loi sur l’obligation scolaire et la laïcité de l’école primaire publique, Ferry était allé plus loin encore : «Si un instituteur public s’oubliait assez pour instituer dans son école un enseignement hostile, outrageant pour les croyances religieuses de n’importe qui, il serait aussi sévèrement et rapidement réprimé que s’il avait commis cet autre méfait de battre ses élèves ou de se livrer contre eux à des sévices coupables.» (11 mars 1882). Vous avez bien lu : outrager les croyances religieuses des élèves, c’est aussi grave que de leur infliger des châtiments corporels ou abuser d’eux.

Faut-il en conclure que toutes les religions méritent le respect? Oui, répond l’article 1er de la Constitution de 1958 : «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances».[...]

La suite sur le site de Danielle Bleitrach :https://histoireetsociete.com/2020/11/01/lettre-aux-professeurs-dhistoire-geographieou-comment-reflechir-en-toute-liberte-sur-la-liberte-dexpression/

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 23:06
A PROPOS DU CRIME CONTRE L’ENSEIGNANT : NE PAS TOUT MELANGER

Face à l’horreur, la stupéfaction que nous éprouvons tous devant ce qui s’est passé, il me semble nécessaire de ne pas en profiter pour faire un paquet cadeau. Dans ce domaine comme dans d’autres, je pense qu’un retour aux fondamentaux du marxisme léninisme, plus un peu de bon sens face aux réalités de la vie aiderait à retrouver le chemin le plus efficace et le plus juste… Ces derniers temps et ce n’est pas le seul domaine, tout le sociétal est la proie d’une hystérisation invivable, je me suis retrouvée totalement en porte à faux avec tous les “idéologues” de la gauche et du parti (1). Alors je vais essayer de vous dire comment je vois les choses. C’est une simple contribution à un débat qu’il faudra bien avoir.

Bon voilà, on est tous horrifiés, stupéfaits.. et maintenant qu’est-ce qu’on fait, quelle leçon politique sur le long terme, pas dans l’événement, on en tire?

[...]

La suite sur le site de Danielle Bleitrach

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