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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 15:02

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Ci-dessous l'émission concernée

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 16:37

Cet article est reposté depuis MS21.

Histoire - Quand Mitterrand parlait de rupture avec le système capitaliste ... - Le Programme commun de la gauche (1ère partie)
Histoire - Quand Mitterrand parlait de rupture avec le système capitaliste ... - Le Programme commun de la gauche (1ère partie)

Extraits

« Violente ou pacifique, la révolution c’est d’abord une rupture… Celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi… avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. » (François Mitterrand au Congrès d'Epinay en 1971)

« le capitalisme borne notre horizon historique » (déclaration finale du Congrès du PS en 1991 )

« Notre objectif fondamental, c’est de construire un grand PS sur le terrain occupé par le PC afin de faire la démonstration que, sur les 5 millions d’électeurs communistes, 3 millions peuvent voter socialiste. » F. Mitterrand

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 00:02

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 00:44
 Démythifier la gauche 2/2  [Pardem]

Le 3 mars 2021

Quarante ans de politiques néolibérales, de droite et de gauche…

Après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le 10 mai 1981, une politique favorable au monde du travail, bien que modeste, est mise en œuvre : nationalisations, hausse du pouvoir d’achat, 5e semaine de congés payés… Mais dès 1982-1983, à l’occasion de la deuxième puis de la troisième dévaluation, le « virage libéral de la gauche » est engagé par la direction du Parti socialiste. Depuis cette époque, la vie politique française reste enfermée dans ce schéma intellectuel. Après la révolution néolibérale en cours aux États-Unis et en Grande-Bretagne, le PS adapte la société française à ce nouveau stade du capitalisme : celui de la mondialisation néolibérale.
Le PS va donc rétablir le taux de profit des grandes entreprises, les réhabiliter ainsi que les « capitaines d’industrie », valoriser la France « qui gagne » (de l’argent), neutraliser les syndicats, marginaliser le PCF…
Deux types de politiques néolibérales sont alors proposés : celui de la droite classique, obtus, conservateur, frileux sur les questions de société, réactionnaire ; et celui de la gauche « moderne » – le Parti socialiste – ouvert, moderniste, progressiste, sociétal… Et surtout plus efficace pour concevoir et mettre en place sans résistances ce néolibéralisme changeant radicalement le mode d’accumulation capitaliste. La gauche moderne incarnée par le PS va mettre toutes les institutions au service exclusif des classes dominantes en supprimant sans bruit, un par un, tous les processus démocratiques institutionnels. C’est même le caractère politique des pays européens qui sera anéanti par le biais de la mal nommée « construction européenne ».

La gauche plurielle : la meilleure formule pour permettre la plus grande adaptation du capitalisme depuis un siècle.

De 1997 à 2002, la « Majorité plurielle » (ou « Gauche plurielle ») rassemble au gouvernement le Parti socialiste (PS), le Parti radical de gauche (PRG), le Mouvement des citoyens (MDC), les Verts et le Parti communiste français (PCF). Le Premier ministre est Lionel Jospin, le président de la République est Jacques Chirac. Jean-Luc Mélenchon est ministre de l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002. Cette cohabitation s’est mise en place en quelques semaines après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac. Cette situation est la suite des puissantes grèves et manifestations de décembre 1995 pour la défense des retraites sous le gouvernement Juppé. On peut lire dans la déclaration faite par la gauche plurielle pour sceller son accord : « la droite les brade [les services publics]. Elle privatise et dérèglemente […] Ainsi par exemple, pour France Télécom, Thomson, Air France, nous proposons l’arrêt des processus de privatisation. » Le gouvernement fera le contraire. Le PCF approuvera et accélèrera son déclin.

La suite ci-dessous :

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 00:36

Par le Parti de la démondialisation

Le 27 février 2021

Les grandes manœuvres pré-électorales ont commencé, pour les élections régionales d’abord mais surtout pour 2022 avec l’élection présidentielle et les législatives.
Et partis et mouvements s’agitent, dans un mouvement brownien, pour trouver les « bonnes alliances » et reconstruire la gauche pour vaincre Macron, sous l’épée de Damoclès du Rassemblement national.
Dans ce texte en deux épisodes, nous revenons sur quelques vérités que ceux qui se réclament de la gauche devraient savoir.
Au XIXe siècle, la gauche institutionnelle (celle des parlementaires) défend la République, mais pas les ouvriers.
A la fin du XXe, la gauche au pouvoir a montré qu’elle était l’instrument le plus efficace au service des classes dominantes.
Dès lors, que peut bien signifier le concept de « gauche » aujourd’hui pour les classes populaires ? Rien, puisque les mêmes politiques au service de la mondialisation néolibérales ont été menées par la gauche et par la droite !
Il ne sert à rien de se perdre dans la question pseudo cornélienne de savoir si le PS est à gauche ou pas, butant sur l’impossible définition de la gauche, ou de la « vraie gauche ». C’est une question dont on a tout intérêt à se dispenser. Non pas que le clivage opposant les classes dominantes aux classes dominées ait le moins du monde disparu, puisqu’au contraire il s’avive d’année en année. Mais il n’est plus représenté par le très flou clivage gauche-droite.

 

La faillite de la gauche remonte à loin dans l’histoire

Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un retour en arrière pour comprendre ce qu’est la gauche, non pas comme nous la rêvons ou comme nous la voudrions, mais telle qu’elle fut et telle qu’elle est vraiment aujourd’hui. Il faut saisir le mécanisme idéologique et politique qui a produit ce grand retournement.
La principale raison qui nous empêche d’y voir clair c’est que les mentalités collectives (donc la nôtre !), ont gardé une image de la gauche identifiée au visage qu’elle présenta publiquement lors de rares moments historiques très spécifiques.

La gauche a été assimilée au rassemblement des forces politiques – d’abord PCF et PS qui luttaient contre les injustices et les désordres causés par le capitalisme, et qui a amélioré le sort des classes dominées quand elle gouvernait. Pendant ces rares périodes unitaires, qu’on le regrette ou que l’on s’en félicite, c’était le PCF qui donnait le « la » à cette gauche, et, au-delà, c’était surtout le mouvement populaire. Soit la gauche soutenait le PCF de manière plus ou moins critique, soit elle le concurrençait, mais sur des bases partageant un fonds commun. Si tel n’avait pas été le cas, la gauche prenait le risque de se priver du soutien des classes populaires qui, elles, se retrouvaient majoritairement sur les fondamentaux défendus par le PCF, quand bien même elles n’étaient pas encartées.

La suite ci-dessous :

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 06:04

Cet article est reposté depuis Blog des Militants Communistes d'Arras.

France-Navigation – Une épopée rouge (2/5)
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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 16:42
Devant chez Pfizer et au siège de l'OMS, le PCF mobilise pour la levée en urgence des brevets sur les vaccins

« Les vaccins découverts peuvent et doivent tomber dans le domaine public, c’est la demande que nous faisons ici à Pfizer », résume d’emblée, lors d’une prise de parole, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

 

Le PCF relaie ainsi une campagne européenne.

"Le PCF a lancé le 30 novembre dernier, avec des associations, ONG's, syndicats et une quinzaine de forces politiques au niveau européen l'initiative citoyenne européenne #PasdeProfitSurLaPandemie #Right2Cure", lit-on sur le site du Parti communiste français.

A l'heure où ça bloque partout en France sur les vaccins, cette revendication semble de bon sens.  Les personnes de plus de 75 ans, avec des facteurs de comorbidité, sont nombreuses à ne pas avoir pu prendre rendez-vous.  Manque de vaccins, gestion calamiteuse des rendez-vous confiée à des organismes privés, tout semble être fait par ce gouvernement pour mettre les Français en rage.  Jusqu'aux vaccins russe et chinois dont les médias bien-pensants nous ont seriné depuis des mois l'efficacité douteuse ... Avant d'effectuer depuis le début de la semaine un revirement spectaculaire.

L'idéologie occidentale ( impérialisme étatsunien ) et libéralo-capitaliste ( concurrence libre et non faussée) nous fait décidément grand tort.  Un certain nombre d'entre nous en mourront. 

L'initiative du PCF est ici la bienvenue.  Il s'agit d'une campagne européenne.  Mais les initiatives nationales seront beaucoup plus visibles et plus efficaces. L'UE est beaucoup trop opaque et lointaine.  On espère que d'autres forces se joindront, en France, aux militants et élus communistes.

Dommage que Maud Vergnol, codirectrice de la rédaction de l’Humanité, n'ait pas rappelé cette campagne à France TV Info le 3 Février dernier.  Sans doute est-ce parce que le quotidien dont elle est journaliste, n'est plus, depuis bien longtemps, le journal du PCF. (Après le XXVIIIe congrès du Parti communiste français (1994), la mention « organe central du PCF » est remplacée par « journal du PCF ». À l'occasion d'une nouvelle formule en 1999, la mention du lien avec le parti est supprimée). 

YG

Plus d'infos sur cette campagne en cliquant sur les liens ci-dessous :

Organisations qui, en France, soutiennent l'initiative

Association des médecins urgentistes de France (AMUF)
Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité
Confédération de la CGT
CGT Fédération de la santé et de l’action sociale
CGT Fédération nationale des industries chimiques
CGT Syndicat Sanofi
Convergence des services publics
Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité
Économistes atterrés
Fédération des mutuelles de France
Fédération nationale des centres de santé
Fédération SUD Santé-Sociaux
FSU – Fédération Syndicale Unitaire
Fondation Gabriel Péri
La France Insoumise
Oxfam France
PCF
People’s Health Movement France
République & Socialisme
Solidaires
Solimut Mutuelle
Union syndicale de la psychiatrie
Union Sante Départementale du Val de Marne
Union syndicale Solidaires
Union syndicale des médecins de centres de santé

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 16:24
L’histoire du PCF: “la vie est à nous” de Renoir

L’histoire du PCF: “la vie est à nous” de Renoir

https://www.cinearchives.org/Films-447-16-0-0.html

La vie est à nous est un film français réalisé par Jean Renoir en 1936 et sorti en 1969. Le film a été tourné à l’initiative du Parti communiste français pour la campagne électorale du Front populaire avec des fonds recueillis à la suite de collectes effectuées au cours de meetings, et avec la participation bénévole des techniciens et artistes. Il illustre admirablement ce que proclame alors le parti communiste: la classe capitaliste sacrifie la nation comme les travailleurs et conduit le pays vers le fascisme. Le parti communiste issu de la classe ouvrière réconcilie la nation.

Lors de sa sortie, il s’est vu refuser le visa permettant sa projection publique et il n’a alors été diffusé que dans les cellules et meetings communistes. Il ne reçoit son visa d’exploitation des autorités françaises qu’en 1969.

Outre sa portée politique puisqu’il se veut clairement un film de propagande, le film innove en matière cinématographique. Renoir avec des techniciens, des acteurs, la plupart bénévoles, trouve un langage approprié à son contenu : par exemple, on peut considérer comme un morceau d’anthologie d’une grande efficacité le montage sonore d’aboiements sur les images d’un discours d’Hitler. Cela dépasse le réalisme que défend la majeure partie du film pour atteindre le fantastique et ce montage est en quelque sorte la traduction sonore des montages photographiques de John Heartfield pour AIZ (je pense en particulier à Hitler avalant de l’or et crachant des saloperies).

Mais il n’y a pas que l’attaque, Renoir arrive réellement à restituer la force du collectif politique d’une manière différente de celles de l’école russe tout en l’ayant étudiée, là encore c’est le réalisme mais théâtralisé… Les foules qui arrivent, surgissent du fond de l’image, les foules sont montrées avec des visages de combattants en gros plan. C’est tout le film qui est conçu comme une pédagogie entre individu et collectif avec les idées chères à Renoir aussi, celle d’une France divisée qui se réunifie et si c’est de l’usine d’où part la lutte, les solidarités, les analyses politiques, le propos prend de l’ampleur et débouche sur l’apothéose des paysages français. [...]

L'intégralité de l'article de Danielle Bleitrach ci-dessous :

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 18:26
Mélenchon change de ton que faut-il en déduire ? par Danielle Bleitrach
  • 16 décembre 2020

J’ai pris mes distances avec la politique française et ses jeux politiciens… mais ce blog je l’ai encore découvert récemment est un lieu de réflexion, de dialogue apaisé et ou chacun de nous apporte ce qu’il croit juste. Poursuivons donc…

Aujourd’hui je voudrais que les communistes, encartés ou non, se sachant ou non communistes, bref nos lecteurs, réfléchissent au changement de ton de Mélenchon… Je parle de l’article paru hier dans l’Humanité avec ses propositions. L’article lui-même a un sens, celui d’une Humanité qui a choisi son camp. Celui du ralliement à Mélenchon que ce soit par affinité comme Marie-Georges Buffet, ou que ce soit comme les amis de Pierre Laurent, en faisant référence à l’épuisement du potentiel militant à l’idée de mener une campagne électorale. La logique est alors qu’avec d’autres ce serait plus facile. donc plus réaliste. C’est une vision du monde. Le choix d’une mort douce pour un parti sans utilité, qui ne combat plus, n’a plus de stratégie, ni de but, sinon celui de “dégager” une fois de plus le président pour lequel il a fini par voter au coup d’avant, pour éviter l’épouvantail de l’extrême-droite. Celui-ci étant conçu pour nous faire voter pour une chèvre et en tous les cas un soutien du capitalisme, un tenant de la même politique..

Ce n’est pas le choix du 38e congrès, mais ce n’est un secret pour personne que l’Humanité et une partie de la direction bicéphale n’ont jamais réellement porté le 38e congrès. Pourquoi s’obstinent-ils dans leur épuisement ?

Même si l’on veut voir là rien d’autre que de l’inertie et un manque de foi en l’avenir, cet article de l’humanité revient à appuyer ceux qui comme Marie Georges Buffet ont décidé de faire campagne pour Mélenchon en violation de la démocratie collective, celle du Congrès, celle de la décision des militants. Ils poursuivent ce qui a été mis en oeuvre depuis plus de vingt ans et dont il est miraculeux que le parti y ait survécu.

Réfléchissons, sans procès, quelle force politique aurait survécu à de telles directions, l’une Robert Hue, qui a littéralemnt détruit avec la mutation toute l’organisation du parti et qui est désormais un soutien officiel de Macron, la seconde Marie-Georges Buffet qui préfère Mélenchon à son parti et lui a imposé déjà cette candidature au nom de regroupements gauchisants qui ont fourni la base du mouvement de Mélenchon. Enfin, le troisième, Pierre Laurent qui joue l’épuisement, l’incapacité à faire face à une campagne appuyée par le directeur de l’Humanité et toute la presse communiste. Le tout dans un contexte où tout ce qui faisait l’originalité et la richesse de ce parti a été remis en cause.

Parlons franchement: il y a plusieurs interprétations possibles à cette brochette -disons de rois fainéants à la direction du PCF. Comment désigner poliment ceux qui tous ont suivi une ligne d’abandon et au plan international se sont conformés à la social démocratie et à son soutien aux bonnes œuvres de l’OTAN - sont-ils de simples produits de l’échec de l’URSS, de rapports de force défavorables? Ils seraient le produit du découragement d’une époque… Une manière de réalisme et le sauve qui peut autour des élus, quitte à voir se rétrécir à chaque élection leur nombre, cela permet une survie de ceux qui sont en place jusqu’à la retraite. Il y a ça et la vente location du patrimoine accumulé par le PCF. Il était énorme, rien que Draveil et Bazainville, le manoir XVIIIe siècle où Maurice Thorez a fini ses jours représentent des sommes fabuleuses.

Il y a une autre interprétation, la CIA qui a accompli avec l’aide de Gorbatchev et Eltsine, la fin de l’URSS, ne pouvait pas laisser en l’état les plus grands partis de l’ouest de l’Europe. C’est mon interprétation. Pourquoi le cacherais-je? L’histoire et les archives trancheront. Avant cette “révélation”, je pense que cela devrait donner simplement matière à réflexion sur les forces et faiblesses des partis “léninistes”. S’ils représentent à ce jour le meilleur outil de combat contre le capital, ils ont incontestablement un talon d’Achille: comment un parti composé de militants d’un haut niveau politique peut-il laisser s’installer à sa tête des gens qui n’ont plus rien de communiste et par “esprit de parti” se montrer incapables de les déloger? En ce sens le 38e congrès a été une agréable surprise, mais l’appel à l’unité a freiné l’élan et créé les conditions d’une direction bicéphale aujourd’hui à l’oeuvre pour poursuivre la destruction.

Ce qui est extraordinaire c’est que ce parti survive à de telles directions et une telle auto-destruction dans une période aussi peu favorable, mais que le souvenir de ses mérites, de ce qu’il a représenté de conquêtes sociales soit si fort dans notre peuple, que l’image du militant soit si respectée que partout où les communistes se battent ils obtiennent des résultats. Comme je l’ai dit un jour et l’image a fait flores, chaque français a dans sa poche une carte du PCF, celle de la sécurité sociale. Aujourd’hui tout ce qui résiste en matière de service public est plus ou mois lié à ce qui grâce au programme de la résistance et aux ministres communistes a été mis en place à la libération.

Partout où des communistes agissent encore, avec leur solidarité, leur dimension de classe ils arrivent à rassembler. Ils sont le visage du désintéressement. Ils sont affaiblis, effacés mais ils ne sont pas méprisés comme les autres. Regardez malgré la dérive de l’Humanité les titres de presse des communistes d’antan sont encore un patrimoine collectif dont la droite veut s’emparer. Arnal, le créateur de Pif le chien, de la guerre d’Espagne au camp de concentration de Matauhausen, est encore une valeur. Une marque qui a survécu à trois directions de liquidateurs.

Mieux, au moment où il va fêter son centenaire, le PCF est le seul parti qui n’a pas eu à changer de nom. Mais là aussi ce n’est pas faute d’avoir été sollicité par les dites directions: en finir avec la marque tout en l’utilisant pour ses propres intérêts et sournoisement disqualifiant ce passé comme le font les capitalistes… et le PCF a survécu à tout cela…

C’est de ce constat qu’il nous faut partir, ne sous estimons pas ce parti et ce qu’il représente.

Revenons donc aux propositions de Melenchon… Là encore il faut regarder le fond et ce qu’elles signifient.


Personnellement croyez-le bien je n’ai aucune antipathie pour Melenchon, ce n’est pas lui que je blâme, lui il n’a jamais caché qui il était, ni son passé de lambertiste, le courant du trotskisme le plus anticommuniste, le plus sectaire, ni sa fidélité à Mitterrand le liquidateur du PCF et par la même occasion du parti socialiste. Il a des qualités intellectuelles indéniables, et témoigne parfois au plan international d’un courage dont n’ont plus la moindre idée nos “rois fainéants”. Et j’ai considéré comme un signe de faiblesse la haine que lui manifestaient ceux qui s’estimaient dupés par lui alors qu’ils ne l’avaient été que par eux-mêmes. J’ai apprécié que Fabien Roussel ne joue pas ce petit jeu là, qu’il soit correct avec le monde politique et singulièrement avec les autres forces de gauche en tenant compte des nécessaires combats communs.

Si pourtant j’ai toujours choisi le PCF, même flanqué de ses directions de rois-fainéants, c’est parce que le PCF ne se limite pas ni à Robert Hue, ni à Marie Georges Buffet, ni Pierre Laurent et qu’il existe aujourd’hui un Fabien Roussel, avec lequel je n’ai aucune accointance personnelle mais qui représente néanmoins ce qui rend ce parti différent des autres. En lui demeure ce lien privilégié avec les couches populaires, la classe ouvrière, mais aussi la nation qui ne se comprend que dans l’internationalisme.

[...]

La suite sur le blog de Danielle Bleitrach :

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 07:05
Le congrès de Tours, décembre 1920 © Agence de presse Meurisse.

Le congrès de Tours, décembre 1920 © Agence de presse Meurisse.

Le Parti communiste français célèbre ses 100 ans d’existence. Adhérant à la IIIe Internationale lors du congrès de Tours de 1920, quelques années après la Révolution russe, la Section française de l’Internationale communiste fait alors scission avec la SFIO et devient le PCF. Julian Mischi, sociologue spécialiste des classes populaires et du militantisme, publie une riche synthèse de cette histoire centenaire, au plus près du renouveau historiographique. À l’heure où les classes populaires s’abstiennent massivement de voter et où les partis politiques traversent une véritable crise de confiance, l’histoire du PCF pourrait permettre de remettre au goût du jour l’idéal d’émancipation collective. Entretien réalisé par Maxime Coumes.

 

Le Vent Se Lève Dès l’introduction du livre, vous écrivez que « le fait de chercher à comprendre l’histoire du mouvement communiste […] résonne fortement avec les préoccupations politiques et théoriques de celles et ceux qui ne se satisfont pas aujourd’hui de l’ordre des choses néolibéral. » Selon vous, en quoi l’histoire du Parti communiste français peut-elle alimenter une force et une énergie, alors même que l’importance des partis, dans la vie politique française, semble se désagréger ?

Julian Mischi – Ce livre a beau être un livre d’histoire, il traite en effet d’enjeux politiques actuels, tout particulièrement concernant la place des classes populaires dans notre société. Le PCF a été, il faut le rappeler, un parti de masse très puissant qui a dominé le paysage politique à gauche, de la Libération aux années 1970. Dès les années 1930, il a su développer des réseaux militants au sein du monde ouvrier urbain mais aussi dans les campagnes et parmi les fractions intellectuelles de la population. Or la capacité à prendre en compte et à relayer les intérêts des couches sociales dominées est l’un des principaux défis auquel doit faire face une gauche radicale et écologique largement dépourvue de liens solides avec les milieux populaires. [...]

La suite sur le site "Le Vent Se Lève":

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