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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 15:40

Depuis que l’on connait les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, depuis donc dimanche soir dernier, Jean-Luc Mélenchon doit faire face à une pluie de critiques aussi indécentes qu’injustifiées. La cause en est sa décision de ne pas prendre position par rapport au duel entre Mme Marine le Pen et M. Emmanuel Macron. On l’accuse alors de tous les maux dans un emballement hystérique ou l’on manipule les faits de manière honteuse. Encore une fois la meute des journalistes à gages se déchaîne. Elle se déchaîne avec une rare impudence et révèle en cela son choix politique en faveur des options rétrogrades défendues par Emmanuel Macron. Ce « jappellisme », pour user d’un néologisme inventé par certains journalistes démontre la transformation massive, mais certes pas totale, des journalistes en propagandistes. Nous en avions eu un avant goût lors de la campagne pour le référendum de 2005.

J’ai souvent critiqué Jean-Luc Mélenchon, par voie de presse ou à travers ce carnet. Je continue et je continuerai à le faire sur une série de points. Mais, je tiens à dire aussi que je le soutiens ici face à cette meute qui hurle à la mort, qui jappe et qui cherche à mordre. Je le soutiens parce que je défends son droit à refuser ce choix qui lui est présenté. On peut critiquer politiquement sa position et l’on peut en débattre. Rien cependant ne justifie les attaques odieuses dont il est l’objet ni la campagne sauvage de dénigrement dont lui et son mouvement, la « France Insoumise » sont aujourd’hui la cible.

Car, quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN. A prétendre que le FN est « antirépublicain » on s’expose de plus à une contradiction évidente : si ce mouvement fait courir un danger à la République, il devrait être interdit et ses responsables emprisonnés. Si tel n’est pas le cas, c’est que ce parti n’est pas un danger pour la République.

A vouloir se draper dans l’Histoire, cette meute journalistique et écrivassière se prend les pieds dans le tapis. Le programme défendu par Mme Marine le Pen est un programme populiste, avec ses bons mais aussi ses mauvais côtés. C’est un programme souverainiste, même s’il n’est pas exempt de dérapages, comme sur la question du droit du sol et de la protection sociale. On peut le contester, on peut même le réprouver. Mais, en faire un épouvantail est d’un ridicule achevé. Non, nous ne sommes pas dans l’Allemagne de 1933. Nous ne sommes même plus dans la France de 2002. Les choses ont profondément changé, sauf peut-être l’inconscience crasse de cette meute bavante qui nous rejoue la même partition qu’elle nous avait jouée lors du référendum de 2005. Et, il faut le souligner, elle avait été battue à l’époque !

La suite sur le blog de Jacques Sapir "Russeurope"

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 21:59
Courrier international - Paris

Publié le

Manifestation pour le droit à l’avortement devant la Diète, le 22 septembre à Varsovie. PHOTO : KACPER PEMPEL/REUTERS

Elles sont déjà des dizaines de milliers à avoir répondu en ligne à l’appel à la grève du lundi 3 octobre pour protester contre le projet de loi interdisant l’avortement, sur lequel se penche le Parlement de Varsovie.

Pour manifester leur opposition au projet de loi interdisant l’avortement, les Polonaises feront grève lundi prochain, annonce ce mercredi 28 septembre le grand journal d’opposition Gazeta Wyborcza. Selon ce projet, actuellement étudié par le Parlement polonais, dominé par le parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir, toute femme qui avortera, et les personnes qui l’y aideront, sera passible d’une peine de cinq ans de prison.

Actuellement, l’accès à l’IVG est déjà très limité en Pologne. Selon la loi en vigueur, il n’est permis d’y avoir recours qu’en cas de risque pour la vie ou la santé de la mère, d’une grave pathologie irréversible chez l’embryon, et dans les cas de grossesses résultant d’un viol ou d’un inceste. Seuls les médecins qui pratiquent les IVG illégales sont punis. 


C’est pour protester contre ce projet qu’un appel a été lancé sur Facebook.  

Nous annonçons une grève préventive d’une journée. Nous l’avons nommée ‘Grève générale des femmes’. N’allez pas au travail ou à l’université. Prenez une journée libre, prenez une journée pour vous occuper de votre enfant (garantie par la loi sur le travail). Fermez votre commerce”.

L’appel a aussitôt été soutenu par des milliers d’internautes : le 28 septembre, 53 000 personnes avaient déjà indiqué qu’elles participeraient à la mobilisation. Elle a été lancée la semaine dernière par l’actrice Krystyna Janda, notamment connue pour ses rôles dans les films d’Andrzej Wajda. Le 28 septembre, elle a annoncé qu’elle-même ne se produirait pas le 3 octobre, dans son théâtre, et que les tickets seraient remboursés. La maire de Varsovie, Hanna Gronkiewiecz, issue du parti chrétien démocrate Plateforme civique, a pour sa part décrété que les femmes travaillant pour la mairie étaient libres de prendre leur journée. 

Lire la suite ici sur le site du Courrier international :http://www.courrierinternational.com/article/pologne-les-femmes-se-mettent-en-greve-pour-defendre-livg

En complément

 

 

 

 

 

 

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Published by Action communiste - dans Libertés Europe social
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 20:50

L’avortement en Pologne

Monika Karbowska , qui vit en France depuis un certain temps est restée en contact avec les militantes et les militants de son pays. Ici, elle fait partie d’un groupe de jeunes altermondialistes intitulé : " alternatives féministes" qui a animé une rencontre de jeunes femmes altermondialistes au point G lors du contre-G8 a Annemmasse en 2003.

L’avortement était légal en Pologne entre 1955 et 1993, gratuit dans les hôpitaux publics et payant dans les cliniques privées.

En avril 1989, au moment de la fin du régime communiste, un petit parti chrétien-démocrate allié jusqu’à présent au régime, a sorti un projet de loi « pour la protection de l’enfant conçu » interdisant l’avortement sous peine de prison pour le médecin pratiquant. Ce projet de loi semblait tellement aberrant aux yeux de la société polonaise, en pleine ébullition sociale et et aspirant à une véritable liberté et un système démocratique, que certains pensèrent à une provocation du régime destinée à diviser l’opposition avant les premières élections libres le 4 juin 1989. La résistance s’organisa rapidement autour d’un mouvement contre le projet de loi réunissant diverses tendances, certains militants étant issus des mouvements anticommunistes, d’autres d’associations ayant été soutenues par l’Etat, comme par exemple la Ligue des Femmes Polonaises. Grâce aux manifestations et à une pétition, le projet ne fut pas examiné au Parlement.

Dans les années 1989-1992, alors que se mettait en place un système politique parlementaire, les partis d’extrême droite fondamentaliste catholique ressortirent ce projet et tentèrent de le faire voter. Les associations luttant contre la criminalisation de l’avortement unirent leur force dans la Fédération pour la Promotion des Femmes et pour le Planning Familial en 1991 et organisèrent des manifestations avec le soutien notamment du Planning Familial Français. Malheureusement, la dégradation des conditions économiques due aux transformations ultralibérales entraîna une baisse générale de la mobilisation sociale. Ainsi l’Eglise put continuer sa propagande pour la criminalisation de l’avortement via ses partis ou directement dans les lieux de cultes.[...]

Lire la suite de l'article ici : http://www.genreenaction.net/L-avortement-en-Pologne.html

 

Lire aussi cet aticle de Wikipédia

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 20:36
Vendredi, 23 Septembre, 2016

AFP

Les parlementaires polonais planchent sur une loi visant l’interdiction totale de l’avortement, accompagnée de peines de prisons lourdes pour les femmes et les médecins qui le pratiqueraient. Le pays a déjà pourtant l'une des lois sur l'IVG les plus restrictives d'Europe.

L'avortement est déjà interdit en Pologne, sauf dans les toutes premières semaines de grossesse lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger, en cas de handicap permanent du nourrisson ou dans les cas de viol ou d'inceste. « Si j’ai une patiente enceinte de 32 semaines et atteinte de prééclampsie, je dois attendre qu’elle-même ou son bébé commence à mourir avant d’agir a expliqué le professeur Romuald Dębski au cours d’un débat au Parlement en avril dernier et cité par le Times. En cas de grossesse extra-utérine et d’hémorragie, je peux pratiquer un avortement. Mais s’il n’y a pas d’hémorragie, et donc pas de risque immédiat pour la vie, je dois attendre qu’elle commence à mourir. »

Mais la proposition présentée par une association intégriste est une offensive de l'Eglise catholique, qui profite de la nette victoire aux législatives d'octobre 2015 du parti conservateur Droit et Justice (PiS), pour interdire purement et simplement l’IVG. La loi prévoit aussi des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour les personnes pratiquant l'IVG et pour les femmes y ayant recours. Le projet de loi va même plus loin : causer accidentellement la mort de l’« enfant conçu » est passible d’une peine de trois ans de prison pour les professionnels de santé.
Le PiS, qui a déjà supprimé les aides publiques en faveur de la fécondation in vitro et rétabli la prescription sur ordonnance de la pilule contraceptive dite du "lendemain", est cependant divisé sur l'opportunité de voter ou non l'intégralité de ce texte.
Le chef de file du PiS, Jaroslaw Kaczynski, fervent opposant au droit à l'interruption volontaire de grossesse, s'est ainsi prononcé pour une possibilité d'IVG en cas de danger mortel pour la mère. "Nous devons interdire que des enfants soient tués parce qu'ils présente des problèmes de développement. C'est inhumain. En revanche, l'Etat ne peut contraindre une femme à mourir si elle veut sauver sa propre vie", a-t-il dit dans une interview.

Comme lors des rassemblements du printemps dernier contre cette proposition de loi, des manifestants se sont rassemblés jeudi devant le Parlement en brandissant des cintres, symbole des IVG pratiquées dans la clandestinité. Seules quelques centaines d'avortements sont officiellement pratiquées chaque année dans le pays même si les associations de défense de l'IVG dénoncent la multitude d'avortements clandestins. D'après des militants du droit à l'IVG, plusieurs dizaines de milliers de femmes avorteraient illégalement, nombre d'entre elles se rendant en Allemagne ou en Slovaquie.
« Aujourd’hui, les médecins ont peur de pratiquer des avortements légaux, a déclaré Krystyna Kacpura citée par Amnesty International,  directrice de la Fédération pour les femmes et le planning familial. Ils ont peur d’être stigmatisés, peur des répercussions pour leurs hôpitaux. Peur également de la criminalisation. ».

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 15:46
 Le Journal de l’Afrique 24 : le vaudeville de Libreville - [Investigaction]
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 08:37

"L'OPIUM DU PEUPLE" EST IL ENCORE DE SAISON ? par Francis Azarlier

mis à jour le : 1 Septembre, 2016 sur Collectif Communiste Polex

 

On connaît plus ou moins la définition que donnait le vieux Marx des religions: un " opium " permettant aux puissants de faire accepter l'exploitation par des peuples anesthésies, mais aussi, on l'oublie trop souvent, l'expression de la souffrance des plus faibles, meurtris par la vie et les inégalités sociales.

Car il est vrai, depuis des millénaires, que les hiérarchies cléricales sont très généralement au service des exploiteurs, et enseignent la soumission aux exploités. C'est encore le cas aujourd'hui dans une grande partie du monde: des "Intégristes" ou "fondamentalistes" utilisent en Orient et en Afrique un Islam qui se prétend de retour aux origines, et qui n'est finalement qu'une variété contemporaine de fascisme, justifiant par la caution divine leur pouvoir absolu et leurs régressions sociales. D'autres, en Asie, font le même usage d'un Hindouisme dévoyé, et nos Extrêmes-Droites n'hésitent pas à se référer aux " racines chrétiennes de l'Europe " pour soutenir l'ordre capitaliste et l'inégalité entre les peuples. Ainsi pour la Pologne ou la Droite gouvernementale professe un Catholicisme tout aussi réactionnaire que le Salafisme islamiste d'Arabie Saoudite. Rien d'étonnant: le fascisme franquiste ensanglanta l'Espagne autrefois au nom du Christ-Roi, et celui des Oustachis fit pire en Croatie.

Mais la planète catholique est diverse, et le Pape François le sait bien, qui vient de récuser publiquement tout amalgame entre Islam et terrorisme soit- disant islamique, et qui a dénoncé sans ambages " le Dieu argent qui est au centre de l'économie mondiale, et non la personne, homme ou femme". " voilà, affirme t'il, le premier terrorisme ". Ces mots ne font pas du Pape un marxiste, mais il est clair que son catholicisme exprime la dimension humaniste présente en toute foi religieuse, a côté de celles au service des pouvoirs politiciens et financiers. Quelles que soient leurs identités cultuelles assumées, les intégrismes-terroristes sont essentiellement des manipulations politiciennes du fait religieux, voire l'expression de pathologies délinquantes dans le cas du " djihadisme " actuel. Mais, dans tous les cas de figure, ces dérives ne sont pas inhérentes à une religion: le discours implicite courant dans la France d'aujourd'hui qui réduit l'Islam au terrorisme est à la fois inepte et dangereux. Dans cette atmosphère malsaine de suspicion haineuse à l'encontre des Musulmans et des Arabes, l'été 2016 a ajoute le ridicule à l'odieux: la Bardot, ex-égérie sexuelle des Sixties, a prôné l'interdiction de l'Aid, et le Premier Ministre de la France a encouragé des imbéciles élus locaux à dresser des contraventions aux baigneuses trop habillées au nom des " valeurs de la République ". Les gendarmes de cinéma populaire se sont évertués sans succès il y a 40 ans a verbaliser les seins nus sur les plages; vont ils pourchasser aujourd'hui la pudibonderie vestimentaire parce qu'elle se prétend islamique? De tout cela, la religion n'est guère responsable, mais la bêtise l'est, qu'on ne fait pas disparaître par décret, et qu'il ne faut surtout pas encourager par opportunisme politicien.

Et nous savons bien par ailleurs que certains qui se proclament athées irréductibles sont de fieffés réactionnaires dans notre pays et ailleurs... Rien ne condamne les " croyants " à se laisser glisser vers des manipulations criminelles. Rien ne leur interdit de concilier leur foi en un Dieu et leurs impératifs moraux avec un idéal de progrès social, voire de révolution politique et sociale. Robespierre, inventeur du suffrage universel à Paris, farouchement convaincu de l'existence d'un Être Suprême et de l'immortalité de l'âme, fut il y a plus de deux siècles l'un des plus purs révolutionnaires de France. Et, plus proche de nous dans le temps, le vénézuélien Hugo Chavez se voulait à la fois chrétien et initiateur du socialisme du XXIeme siècle.

En France, dont le peuple a conquis la laïcité de l'état depuis plus d'un siècle, largement decatholicisée depuis ( à peine 10 pour cent de pratiquants assidus du culte Romain ),le christianisme, pas plus que l'Islam, n'ont plus qu'une efficacité marginale en tant qu' " opium ". Cela n'empêche pas nos dirigeants socialistes et leurs épigones médiatiques, en quête d'une popularité défunte, de clamer leur amour d'un catholicisme qui n'en demande pas tant; en oubliant à cet effet que la laïcité, conquête politique essentielle du peuple français, fut depuis 1900 l'une des valeurs fondatrices de leur parti.

En fait, bien d'autres réalités contemporaines jouent ce rôle d'opium, à la satisfaction de nos " élites " politiciennes, financières et médiatiques. Elles organisent plus que jamais le détournement des fureurs sociales justifiées vers des boucs émissaires, ou l'anesthésie. On sait le rôle à ce sujet des racismes et xénophobies, héritées du passé colonial et du présent impérialiste, dérivant la quête naturelle d'identité en haines irrationnelles et apeurées contre les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Musulmans ou les Chrétiens; contre l'Autre, en un mot, suspect de toutes les turpitudes. Tout fait culturel de quelque ampleur peut de même être détourné de ses objectifs initiaux, transformé par la déferlante médiatique au service des puissances d'argent en drogues sociales. Il en fut ainsi au printemps 2016 avec les compétitions de l'Euro-foot: rien à voir avec l'engouement naturel de millions de Français pour des spectacles sportifs de qualité, même entachés de salaires excessifs des joueurs. Mais ce goût du football-mis en scène à été délibérément transformé en une véritable hystérie médiatique pour servir d'éteignoir à l'issue de quatre mois de luttes sociales. Le Ministre de l'Intérieur français a naïvement vendu la mèche en déclarant: " les Bleus n'ont pas gagné; mais ils ont rempli leur mission: à l'issue de l'Euro, on ne parlait plus en France d'autre chose que de leurs exploits....": c'est bien d'un opium du peuple dont Mr Cazeneuve se félicite, même s'il prend ses désirs pour la réalité.

Après les clameurs de l'Euro-foot, ce sont d'autres événements qui ont servi d'anesthésiant délibéré,avec plus ou moins d'efficacité: Mr Valls et ses fidèles ont cultivé avec assiduité la peur du terrorisme, pour transformer les citoyens en troupeau paniqué et irrationnel, en supprimant sans raison valable des réjouissances populaires millénaires comme la Braderie de Lille, et en quadrillant de policiers en armes les malades en pèlerinage à Lourdes. S'en est suivi un discours estival radiotélévisé réduisant les Français à une lutte sur la route entre " Juilletistes " et " Aoûtiens ", allant jusqu'a les infantiliser en " chasseurs de Pokemons ", pour se conclure en hurlements dithyrambiques à propos des médailles olympiques aux JO de Rio.. Dans tous ces cas, le fait de départ n'est pas en cause, pas plus la nécessité de vacances chèrement conquises par les travailleurs en 1936,qu'internet ou les Jeux Olympiques, mais l'utilisation qui en est faite pour étouffer cette réalité que nos dirigeants et leur armée de mercenaires ne supportent pas, la lutte de classes.

Multiforme, protéiforme, l'opium du peuple est plus que jamais présent parmi nous en 2016, avec des moyens bien plus efficaces et divers qu'autrefois.

Francis Arzalier

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Published by Action communiste - dans Libertés Luttes de classe Idéologie
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 11:54

Un rapport paru des heures avant le massacre de Nice: Ce ‘terrorisme’ n’est en rien ce qu’on croit !!

 publié le Samedi 16 Juillet à 00:33

Bien sûr, il faut toujours se méfier de ces pseudos révélations d’experts, et j’ignore tout de celui-ci. Pourtant ses interrogations rejoignent celles que je ne cesse de me poser sur la nature de ce à quoi nous sommes confrontés. D’abord la conviction qu’il s’agit avec Daech d’un fascisme et que celui-ci comme tous les fascismes a d’abord une nature de classe. Une manière pour un système qui depuis plus d’un siècle désormais est entré dans une phase de crise profonde, le capitalisme, multipliant les conflits inter-impérialistes et devenu de plus en plus destructeur (guerres mondiales, massacres de masse de la première guerre mondiale à la shoah en passant pas Hiroshima. Il ne s’agit plus d’opposer la folie manifeste de ceux qui combinent vocation suicidaire à pulsion homicide et qui rencontrent des réseaux sociaux de ce fascisme, mais de bien comprendre que nous avons là une situation qui manifeste la nature de la crise et contre lesquelles les réponses sécuritaires et militaires habituelles ne font qu’étendre le phénomène. La logique voudrait que la jeunesse soit elle même fragilisée en priorité. Ce que je tente de mettre en évidence c’est le fort lien existant entre la multiplication de certains déséquilibres individuels et la logique d’un système qui est en train de nous mener vers un suicide de l’espèce en envisageant y compris le recours à une guerre nucléaire (note de Danielle Bleitrach).

 

Londres: Un haut expert sécuritaire britannique a publié, hier 14 juillet, quelque heures avant le massacre de Nice, un rapport inédit dans lequel il alerte le monde que le terrorisme n’est pas ce que l’on croit.

 

Paul Rogers - Montage Lemag.ma

Paul Rogers – Montage Lemag.ma

‘’daech, al Qaida, Boko Haram, Al Shabab ou les talibans, sont tous des exemples d’une nouvelle dynamique post-étatique, qui sera la face apparente des conflits internationaux.  Mais leur signification réelle est beaucoup plus fondamentale.’’

Ainsi a écrit, Paul Rogers, grand expert britannique des affaires sécuritaires, professeur des études sur la paix à l’Université de Bradford, consultant à l’Oxford Research Group et conseiller aux ministères britanniques de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense, au service secret intérieur, le MI5 et auprès du cabinet du premier ministre du Royaume-Uni.

Paul Rogers a publié, hier 14 juillet à Londres, aux éditions IB – Tauris, un rapport intitulé ‘Irregular War: ISIS and the New Threats from the Margins’ – traduction libre: (Guerre asymétrique: daech et les nouvelles menaces des marges).

Dans ce rapport, Prof Paul Rogers défend la thèse suivante: Le terrorisme commis, ces dernières 15 années, par des groupes dits islamistes extrémistes, n’est au fait que l’expression apparente d’un malaise mondial beaucoup plus profond et qui ne manquerait pas d’embraser le monde, à l’avenir, si rien de crédible, n’est fait pour le solutionner.

Paul Rogers en a dit:

‘‘Le vrai problème du monde ne sera en rien, un prétendu choc des civilisations, mais un risque de plus en plus rapide, de révoltes des marginaux.’’

Pour le grand expert britannique,

‘‘daech est certainement un proto-mouvement pour les types de guerres qui deviendront dominantes dans un monde, de plus en plus divisé et sous différentes contraintes. Mais les facteurs sous-jacents de ces futurs conflits sont bien plus dangereux que la croissance des mouvements islamistes extrémistes.’’

Pour Paul Rogers, le danger émane d’un système de gouvernance mondiale profondément vicié:

‘‘Le monde économique produit plus d’inégalités et engendre de la marginalisation de masse, du ressentiment et de l’amertume. Ces souffrances combinées à l’apparition des limites environnementales mondiales persistantes, en particulier la perturbation climatique, sont le vrai cocktail explosif’’.

 

L’EXTRÉMISME N’A PAS DE RELIGION !!

Paul Rogers a expliqué dans son rapport que l’extrémisme se colore. Il emprunte des thématiques religieuses, nationalistes, ethniques ou idéologiques. Donc, croit-il,

‘‘L’idée que les mouvements islamistes radicaux sont le seul problème, est fondamentalement trompeuse et masque l’ampleur du problème auquel le monde est  confronté’’.

L’expert anglais a ajouté que face au terrorisme, le monde perd sa guerre, car les vrais facteurs de ce conflit ne sont jamais abordés, ni reconnus. Aveuglés les occidentaux refusent de reconnaitre que les vraies raisons de cette flambée extrémiste, sont autres que religieuses ou islamiques et qu’elles ne peuvent être dominées par la force militaire.

En fin, Prof Paul Rogers conclut que ce qui est nécessaire, est,

‘’une approche fondamentalement nouvelle de la sécurité mondiale,  si nous voulons éviter un monde très instable et violent, avec un âge d’insurrections qui pourraient impliquer des armes de destruction massive.’’

 »Nous devons », plaide-t-il,

‘‘changer radicalement notre compréhension de la sécurité, un changement qui est possible mais qui nécessite une vision globale et de l’engagement sincère.’’

Source : http://www.lemag.ma/Un-rapport-paru-des-heures-avant-le-massacre-de-Nice-Ce-terrorisme-n-est-en-rien-ce-qu-on-croit-_a103634.html

Qui est Paul Rogers ?

Paul Roger a travaillé dans le domaine de la sécurité internationale, le contrôle des armements et la violence politique pendant plus de 30 ans.

Il est Professeur de Recherche sur la paix à l'Université de Bradford. Il a écrit ou a édité 26 livres, notamment ' Pourquoi Nous Perdons la Guerre contre le terrorisme ' ( 2008).

Paul Rogers poursuit son travail sur les tendances en conflit international avec un accent particulier sur les interactions entre les divisions socio-économiques et des contraintes environnementales. Dans ce domaine d'étude, il travaille sur des questions telles que la politique de l'énergie, l'utilisation des ressources et de l'impact du changement climatique sur la sécurité internationale. Ses recherches portent notamment sur la radicalisation et la violence politique. Ses études et travaux portent principalement sur le Moyen-Orient et sur l'Asie du Sud et sur les liens de sécurité durables avec Oxford Research Group. Il est également impliqué dans un nouveau projet pilote pour le Réseau pour le changement social sur "Remote Control" - l'utilisation de drones armés, forces spéciales, les sociétés militaires privatisées et d'autres forces pour maintenir le contrôle, soulevant des questions de comportement éthique, la responsabilité, un précédent réglage et et risque de prolifération.

Source : Le site de l'Université de Bradford.

Compléments

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:48
Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

 

AFP
Jean Ortiz
Dimanche, 17 Juillet, 2016 - 10:39

On a souvent écrit dans notre blog que l’Espagne n’avait pas rompu avec le franquisme et qu’il s’était recyclé, en quelque sorte, durant la mal nommée « transition » : la période dite de « récupération de la démocratie » après la mort du dictateur, en novembre 1975. Franco gouverna l’Espagne dans l’esprit de la « croisade », de la revanche de classe, comme un pays occupé, fusillant et garrotant jusqu’en septembre 1975...

L’incomplète défranquisation, l’oubli, la dépolitisation, l’impunité, négociés, et la démocratie séquestrée, bancale, ont permis au révisionnisme historique de travailler en profondeur ... l’Espagne profonde, celle qui vote PP par peur des « rouges » et surtout du changement, sous le poids des conservatismes, de l’oligarchie, de l’Eglise, de la finance, celle-là même qui prit part au « golpe » militaire et l’arrosa généreusement...
Le richissime banquier mafieux Juan March, l’Allemagne nazie, ses banques, le Portugal de Salazar, l’Italie fasciste, les autorités navarraises, quelques synarques français, tendirent immédiatement un pont d’or aux putschistes. La multinationale nord-américaine Texaco livra le pétrole nécessaire... La « caste » d’aujourd’hui, beaucoup de grandes familles de l’oligarchie financière actuelle, sont héritières de l’époque.

D’où le refus de la droite néo-franquiste, organisée dans le parti populaire, de condamner publiquement le franquisme, 80 ans après.

UN EXEMPLE

Le 14 juillet 2016, le groupe du PP, majoritaire au « gouvernement autonome » de la Communauté de Madrid, a refusé que soit discutée et votée une « Déclaration institutionnelle » de condamnation du franquisme, présentée par le groupe « Podemos ». L’Assemblée, présidée par un « poids lourd » du PP, la « pépéra » rajoïste Cristina Cifuentes, a repoussé brutalement l’initiative.
Le texte de « Podemos » exigeait simplement la « reconnaissance de tous ceux qui furent réprimés par le franquisme, de tous ceux qui durent s’exiler, des emprisonnés, des persécutés ». A plusieurs reprises, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a mis en demeure le gouvernement et les institutions espagnoles d’appliquer les législations, dispositions, traités, textes internationaux... que l’Espagne officielle a ratifiés, mais dont elle se contrefiche, en matière notamment de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme... Amnesty International parle d’ « exception macabre ». Il faut à la droite espagnole faire oublier encore et toujours les origines sanglantes de la monarchie parlementaire et son illégitimité.

PS. A quand l’annulation des procès militaires expéditifs et la réhabilitation de Julian Grimau, de Cristino Garcia, des « 13 roses », de Salvador Puig Antich, des suppliciés du FRAP, de l’ETA (1975), etc. ? A quand la transformation du fasciste « Valle de los Caídos », d’hommage aux « vainqueurs de la Croisade », tombeau monumental de Franco, en Musée de la mémoire des crimes du franquisme ? A quand la réparation des spoliations de toute sorte, de la répression économique dont furent victimes des dizaines de milliers de familles républicaines ? A quand un mea culpa de cette Eglise, complice et actrice de ce que l’historien Paul Preston appelle « l’holocauste espagnol » ? A quand une vraie « loi de mémoire » (justice, vérité, réparation), et des moyens pour l’appliquer ? A quand la fin de l’impunité ? 1936-2016 : 80 ans déjà.

Source : http://www.humanite.fr/blogs/18-juillet-1936-18-juillet-2016-le-franquisme-nen-finit-pas-de-mourir-611958

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 15:09

Le Mouvement kurde publie une déclaration sur la Tentative de Coup d’Etat en Turquie

16 Juil sur le blog "Histoire et société"
16/07/2016 – 11:16 0 1
 

L’organisation à la tête du mouvement kurde, La  Communautés Union du Kurdistan (KCK), lea Co – présidence du Conseil exécutif  a publié une déclaration au sujet de la tentative de coup d’ état hier soir en Turquie.

La déclaration dit;

« Il y a eu une tentative de coup d’Etat par des personnes dont l’identité et le but n’est pas encore  clair. Cette tentative vient juste avant la réunion du conseil militaire, où Recep Tayyip Erdoğan aurait dû désigner  des généraux proches de lui-même pour le haut niveau de l’armée. Une autre dimension frappante de la tentative de coup d’Etat est qu’il intervient à un moment où les discussions sur la politique étrangère du gouvernement de l’AKP fasciste, avaient lieu " .

La tentative de coup est la preuve de l’absence de démocratie

La déclaration faite par KCK dit;

« Peu importe quels  facteurs et  quels  axes politiques internes et externes, et pour quelles raisons une lutte pour le  pouvoir est menée, cette affaire ne relève pas de la défense pour ou contre   la démocratie. Au contraire, cette situation est la preuve d’un manque de démocratie en Turquie. Ces luttes de pouvoir et les tentatives de prise de pouvoir existent  dans les pays non démocratiques où un pouvoir autoritaire fait des tentatives de coup d’Etat pour renverser un pouvoir autoritaire lorsque les conditions se présentent . C’ est ce qui est arrivé en Turquie."

Un coup d’Etat a été organisée le 7 Juin

Il y a un an, Erdoğan et le Palais Gladio (force secrète de Erdoğan), aux côtés du Parti du Mouvement Nationaliste (MHP), tous les milieux fascistes, puissances nationalistes militaires (Ergenekon) et une partie de l’armée, ont organisé un coup d’Etat. Ce fut un coup d’Eat de palais (Erdoğan)  contre la volonté démocratique du peuple [qui ont voté pour le HDP et fait perdre à l'AKP la majorité absolue . Le parti fasciste AKP a fomenté une alliance avec toutes les puissances fascistes et une partie de l’armée dont le chef d’état-major en vue de réprimer le mouvement de libération kurde et les forces démocratiques. Le fascisme de l’AKP a conduit l’armée dans les villes et les villes kurdes, a fait brûler les villes au sol et massacrer des centaines de civils. Récemment, il a adopté de nouvelles lois qui ont donner l’immunité aux forces de l’État, ce qui empêche procès pour les crimes qu’ils ont commis. De cette façon, l’AKP est devenu un gouvernement qui a légitimé et légalisé la tutelle de l’armée sur la politique et  la société démocratique.

Coup d’Etat : tentative d’une faction militaire contre un autre

Il y avait déjà la tutelle militaire en Turquie avant la tentative de coup d’Etat d’hier; ce qui est à la base de la tentative d’un coup d’Etat par une faction militaire contre une autre . Ceci est la raison pour laquelle une section de l’armée a pris parti pour Erdoğan, parce qu’il y a déjà la tutelle militaire en Turquie.

Le fait que le MHP et les cercles nationalistes chauvins ont pris parti avec le palais Gladio (Erdogan) et ses alliés fascistes révèle très clairement que ce n’est pas un incident de lutte entre ceux qui revendiquent  la démocratie et ceux qui l’empêchent..

Faire d’ Erdoğan un démocrate est dangereux

En décrivant Erdoğan et la dictature fasciste AKP comme si elles étaient démocratique après cette tentative de coup d’Etat est une approche encore plus dangereuse que le coup d’Etat lui-même. Décrire la lutte pour le pouvoir entre des forces autoritaires, despotiques et anti-démocratiques comme une lutte entre les partisans et les ennemis de la démocratie ne servira qu’à légitimer le gouvernement fasciste et despotique au pouvoir..

Les forces de la démocratie ne sont pas d’un côté ou de l’autre

La Turquie ne dispose pas d’un groupe civil au pouvoir, ce n’est pas une lutte entre les forces existanteset les putschistes démocrates. La lutte actuelle est de savoir qui devrait diriger le système politique actuel, qui est l’ennemi de la démocratie et du peuple kurde. Par conséquent, les forces de la démocratie ne soit pas d’un côté ou de l’autre. .

Le coup d’Etat contre la démocratie est celle menée par l’AKP fasciste

S’il y a un coup d’Etat contre la démocratie, il est celui réalisé par le gouvernement de l’AKP fasciste. Le contrôle du pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire, la mise en œuvre des lois et politiques fascistes par une majorité parlementaire, la suppression des immunités parlementaires, l’arrestation de co-maires, la suppression des co-maires de leurs positions, et l’emprisonnement de milliers de militants politiques du HDP et DBP ont constitué plus qu’un coup d’Etat réel. Le peuple kurde subit les attaques génocidaires, fascistes et colonialistes sans précédent dans le Kurdistan.

L’AKP faitt glisser la Turquie dans des affrontements

Ce qui a amené la Turquie à ce stade est le gouvernement de l’AKP, qui s'est transformé en un gouvernement de guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie. Avec son caractère moniste, hégémonique et anti-démocratique, il a placé la Turquie dans le chaos et les conflits. Avec sa guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie, il a gardé la Turquie dans un état de guerre civile. La dernière tentative de coup d’État montre que la Turquie a besoin de se débarrasser du gouvernement AKP fasciste et besoin d'un gouvernement démocratique. Les développements récents rendent urgent  pour la Turquie de démocratiser et de se débarrasser de son  gouvernement hégémonique et fasciste.

Pour résumer, les forces de la démocratie doivent faire face à la légitimation des politiques du gouvernement AKP fasciste sous le déguisement de la démocratie, et de créer une alliance démocratique qui serait vraiment démocratiser la Turquie. Cette tentative de coup d’Etat, montre qu’il est  nécessaire pour nous de ne pas ralentir la lutte contre le fascisme de l’AKP mais de l’améliorer afin que le chaos et les affrontements en Turquie aient une fin et qu'une nouvelle Turquie démocratique  émerge " .

Quelques liens en complément d'information

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 07:59

Ils ont réagi vite. Trop vite ? Pour Hollande, Valls, le procureur de Paris, les dirigeants de la droite, du PS, les médias à la botte, il ne pouvait s’agir que d’un acte « terroriste islamiste ». Sans aucun début de preuve, le couperet est tombé. Sans hésitation. Sans recul. Sans réflexion. Fallait bien faire entrer dans les têtes qu’une fois encore l’assassin était un terroriste, que la boucherie était le résultat d’un attentat. Un boulevard pour surfer sur l’émotion et prendre une fois de plus des mesures liberticides.

Et si le monstre responsable du carnage de jeudi soir à Nice était un « simple » misérable individu contaminé ou pas, influencé ou pas. Toutes les informations sur ce personnage vont dans le même sens : un fou, un déséquilibré en rupture avec sa famille, avec ses proches. Même le ministre de l’Intérieur semble avoir pris quelques distances avec les affirmations catégoriques de Valls hier soir sur France2. Dans ce contexte de manipulation de l’opinion, il ne serait pas étonnant qu’on découvre des éléments de dernière minute (sur un ordinateur visité où sous un lit, par exemple) permettant aux autorités de ne pas à avoir à rectifier leurs premières déclarations.

L’effroyable nuit vécue sur la Promenade des Anglais méritait compassion, respect et retenue. Elle a déchaîné les pires calculs et comportements de la caste politico-médiatique, aujourd’hui ou hier au pouvoir.

José Fort ( sur son blog)

Source : http://josefort.over-blog.com/2016/07/et-si-ce-n-etait-pas-un-attentat.html

Quelques liens sur les déclarations de Valls et Hollande.

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