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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 08:43

Sur le blog "Greek crisis"

lundi 11 septembre 2017

 
 

Temps de l’hybris. Sur un mur d’Athènes, le dit “Parlement” caricaturé est... aspiré (et inspiré) par un imposant OVNI. C’est là bien une caractéristique imagée des disjonctions actuelles. Les supposées structures de représentation parlementaire acclimatées au totalitarisme des vanités européistes et financiéristes ne peuvent alors plus être considérées autrement. Entre-temps, la “fusée” Macron est passée par Athènes, visite officielle et poussière cosmique !
Visite officielle d'Emmanuel Macron à Athènes. Athènes, septembre 2017


D’abord, la frénésie marketing a largement préparé et accompagné cette visite d’Emmanuel Macron à Athènes. Aux yeux des Grecs, à part la... sympathie certaine et au-delà de la causerie impériale européiste du type: “Ce soir je veux que collectivement nous retrouvions la force de refonder notre Europe, en commençant par l'examen critique sans concession de ces dernières années” (le Président français aux côtés du Premier ministre grec Alexis Tsipras sur le Pnyx), l’essentiel dans cette visite tient du dépeçage économique, symbolique et structurel du pays faisant exactement suite à sa vassalisation néocoloniale accélérée et très actuelle.

“La Grèce est ainsi bradée à travers les accords de type colonial imposés par la Troïka et ce n’est pas de la sorte que l’Europe deviendra démocratique”, fait remarquer dans son communiqué commentant la visite Macron, le mouvement de Yanis Varoufákis “DiEM25” .

Ainsi, les 39 hauts représentants des très grandes entreprises françaises qui ont accompagné Emmanuel Macron à Athènes, procèdent non pas dans un cadre de coopération économique avec un minimum d’équité, mais dans celui des accords néocoloniaux imposés à la Grèce par l’Eurogroupe. Je dois rappeler que l’Eurogroupe n’a pas d’existence formellement légale quant au droit international (et européen), c’est un club informel des ministres de zone euro, où c’est d’abord la loi du plus fort qui s’impose à tous les autres, c’est-à-dire la loi de l’Allemagne.

Lire la suite en cliquant ci-dessous :

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 08:36
Par Pierre Lévy 
Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy dirige la rédaction du mensuel Ruptures. Précédemment, il a été journaliste au sein du quotidien L’Humanité, ingénieur et syndicaliste. Il est l’auteur de deux essais et un roman.
Sur la colline du Pnyx, Emmanuel Macron se livre à une escroquerie majeure© Alkis Konstantinidis Source: Reuters
Athènes, le 7 septembre : Emmanuel Macron après son discours sur la colline du Pnyx
 

Lors de son discours d’Athènes, le président français a voulu s’inscrire dans l’histoire millénaire en détournant le concept de souveraineté, analyse Pierre Lévy, rédacteur en chef du mensuel Ruptures

Il s’est posé en successeur de Périclès – l’un des hommes d’Etat les plus illustres de l’antique Athènes. C’est donc du haut de la colline du Pnyx qu’Emmanuel Macron a prononcé son appel à «refonder l’Europe», le 7 septembre, en ouverture de sa visite d’Etat en Grèce. Et il est reparti du pays décoré de la Grand-Croix de l’ordre du Sauveur, ce qui a dû constituer un affront effroyable à sa modestie naturelle.

Le président français n’a pas manqué de s’indigner du sort réservé au peuple grec lors de la crise de l’euro : «Nous avons […] commis des erreurs multiples, qui ont reposé sur des mensonges […]. Mais qui a-t-on fait payer ? Les responsables politiques qui avaient menti ? Non, le peuple qui avait cru des mensonges.» L’ancien ministre français de l’Economie n’a pas précisé qui était ce «nous», ce «on», mais on devine qu’il ne plaide pas coupable à titre personnel.

Il s’exprimait devant un parterre trié sur le volet. On ne sait jamais, des fois qu’un ouvrier du port privatisé du Pirée ou un chômeur ait modérément apprécié cet accès de compassion. En fait, son public de cœur, c’était la jeunesse (au sein de laquelle il se situe volontiers) : «Notre génération, a-t-il déclamé, peut choisir de refonder l'Europe aujourd'hui.» Angela Merkel, 63 ans et en passe de gagner un quatrième mandat à la tête de l’Allemagne, appréciera la galanterie.

L’humilité n’est pas seulement une qualité personnelle de l’ancien banquier de chez Rothschild. A de nombreuses reprises, il n’a pas manqué de souligner que son Europe était «le sel» du monde (une expression qu’il utilisera pas moins d’une demi-douzaine de fois : «le sel de [notre] goût pour la cohésion sociale», «retrouver le sel de cette zone euro», «retrouver le sel de cette démocratie européenne»…).

  Lire la suite sur le site de RT ci-dessous :

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 06:57

* Μanolis Glezos est connu pour son acte de faire descendre le drapeau de l’ Allemagne nazi de l’ Acropole en Mai 1941 sous l’ occupation nazi du pays. Leader de la gauche grecque après la guerre, il a été condamné trois fois à la peine de mort pour ses activités politiques. Il a été sauvé, entre autres, grâce à la mobilisation des plusieurs personnalités européennes, dont le General de Gaulle qui l’ a appelé le “premier résistant de l’ Europe”.

 

La France, son peuple, les luttes du peuple et ses représentants ont toujours été les bienvenus pour le peuple grec. Je me souviendrai toujours de l’énorme contribution de la France officielle, sous le Général De Gaulle, et du peuple français, qui ont empêché l’exécution des peines de mort qui nous avaient été infligées par le régime grec qui a suivi la guerre civile. Mais, la visite d’aujourd’hui présente une différence majeure. Aujourd’hui, c’est le droit du plus fort qui s’impose…

 

La Grèce impuissante, grâce aux mémorandums, accueille en tant qu’investisseurs l’invasion financière la plus cynique, en la personne d’un groupe  qui accompagne le président français.

Les infrastructures qui n’ont pas encore été cédées, sont dans la file d’attente.

Nous ne vendons pas, nous bradons.

Ils n’investissent pas, ils augmentent leur propre richesse en suçant toute trace de vie du peuple grec.

Simple bilan, simples mathématiques.

Et tout cela sous le régime d’un chantage inédit du point de vue historique.

Avec l’épée du maître-chanteur sur la table, qu’accompagne un cynique “Vae Victis” (Malheur aux vaincus).

Rien ne peut modifier l’estime que nous nourrissons pour le peuple français.

Mais, nous n’accepterons pas comme faits accomplis ce qui sera convenu entre les groupes d’entrepreneurs qui accompagnent le Président de la République Française et le Premier ministre de Grèce.

C’est pourquoi je n’accepte pas l’invitation à être présent aujourd’hui à la profanation de la Pnyx.

Manolis Glezos

Athènes, le 7 septembre 2017

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 11:31
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:13

[ Vers le Grexit ? 1/3 ] - Grèce : l'impasse économique

Sur le site "l'arène nue"
par Olivier Delorme
 
 
 
 
Olivier Delorme est écrivain et historien. Passionné par la Grèce, il est l'auteur de La Grèce et les Balkans: du Ve siècle à nos jours (en Folio Gallimard, 2013, trois tomes), qui fait aujourd'hui référence. Alors que la crise grecque semble sur le point de refaire surface en raison de la mésentente entre les différents créanciers du pays, et que l'idée d'un « Grexit » est récemment devenue, pour la toute première fois, majoritaire dans un sondage grec, Olivier Delorme a accepté de revenir pour L'arène nue sur la situation de la Grèce. 
Cette analyse est en trois partie et traitera successivement de l'impasse économique, de l'impasse géopolitique et de l'impasse politique dans lesquelles se trouve Athènes. Ci-dessous, le premier volet. 
 
***
 
Aujourd’hui, la Grèce se trouve dans une triple impasse. La première est économique : depuis 2009, elle a connu plus de dix plans de rigueur assortis de coupes budgétaires, de mesures de démantèlement du droit du travail, de centaines de réformes dites structurelles (notamment lors de l’imposition à ses gouvernements des trois mémorandums de 2010, 2012 et 2015), des baisses de salaires et de pensions ainsi que des dizaines de hausses ou créations d’impôts. Car depuis sept ans, la Grèce s’est vu imposer par l’UE et le FMI un véritable délire fiscal dont la dernière manifestation consiste à taxer les contribuables sur la différence entre la montant minimal que, eu égard à leurs revenus, ils « doivent » avoir réglé par carte bancaire et le montant dont ils peuvent justifier qu’ils l’ont dépensé, si le second est inférieur au premier – mesure destinée, en réalité, à réduire la circulation d’argent liquide et à faire passer toutes les transactions par les banques.
[...]
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 14:23

par François Leclerc

Divisés, les créanciers de la Grèce sont finalement parvenus à se mettre d’accord sur son dos. L’accord qui va encore devoir être mis en musique peut se résumer ainsi :

1/ L’excédent budgétaire qui déclenchera des mesures d’austérité automatique s’il n’est pas atteint reste fixé à 3,5% [...]. Ces mesures toucheront les retraites, le seuil d’imposition et la législation du travail, et seront identifiées par anticipation.

2/ En cas de dépassement de cet excédent budgétaire, le gouvernement sera autorisé à adopter au cas par cas des mesures sociales comprenant des réductions de la TVA, de la taxe foncière, des cotisations à la sécurité sociale et des augmentations des programmes d’aides…

3/ Les modalités d’une restructuration de la dette grecque devront être adoptées avant la fin du programme en cours, à la mi 2018. Après sa rencontre avec Angela Merkel, Christine Lagarde a confirmé que le FMI se contenterait de nouvelles baisses du taux d’intérêt des prêts du MES, de l’accroissement de leur maturité et d’un calendrier de remboursement repoussé. Une réduction du montant de la dette, qui était l’enjeu, ne sera pas engagée.

Insensibles aux épreuves des Grecs, qu’ils vont encore amplifier, les plus hautes autorités ne pouvaient pas se déjuger. Et le gouvernement grec, qui disposait d’une marge de manœuvre très restreinte, a obtenu à peine de quoi sauver les apparences. Envers et contre tout, la Grèce doit rembourser des prêts qui ont à l’origine permis de renflouer les banques allemandes et françaises, le reste de l’histoire est destinée à endormir les petits enfants

Source :  Billet invité sur http://www.pauljorion.com/blog/2017/02/22/le-protectorat-grec-reconduit-par-francois-leclerc/#more-93130

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 22:37

Grèce : le FMI savait que le programme échouerait dès 2010

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Le FMI avait anticipé l'échec du programme grec dès 2010.

Le FMI avait anticipé l'échec du programme grec dès 2010. (Crédits : © Yuri Gripas / Reuters)

Nouvelle pierre dans le jardin des créanciers européens sur la Grèce : le FMI avait mis en garde sur les risques de la stratégie mise en place en 2010. Des avertissements ignorés à l'origine du désastre actuel.

Alors que la crise grecque pourrait, le 20 février, connaître un nouvel épisode lors de la réunion de l'Eurogroupe sur la deuxième revue du troisième programme de financement de l'Etat grec, de récentes révélations viennent à nouveau éclairer les débuts de cette crise en 2010. Un éclairage qui explique largement les échecs et les aveuglements, même sept ans plus tard...

Ces révélations étaient, pour tout dire, passées relativement inaperçues en Europe lorsqu'elles ont été publiées dans le dernier ouvrage du journaliste étasunien Paul Blustein, Laid Low, paru en octobre dernier aux Etats-Unis aux éditions du Centre international de l'innovation de la gouvernance (CIGI). L'ouvrage s'intéresse particulièrement au rôle du FMI dans la préhistoire du premier mémorandum imposé à la Grèce en mai 2010. Ce récit détaillé confirme ce que d'autres sources avaient déjà établies, notamment la Commission sur la Vérité de la dette grecque, établie au premier semestre 2015 par Zoé Kostantopoulou, alors présidente de la Vouli, le parlement grec, mais aussi par d'autres journalistes étasuniens et par l'instance de surveillance interne du FMI. Mais cet ouvrage donne une vision plus claire des négociations du printemps 2010 et apporte davantage de précisions.

Les réserves du FMI sur le plan de 2010

Paul Blustein confirme ainsi que le FMI a bien participé au premier programme grec contre ses propres règles édictées après la crise argentine qui obligeaient le Fonds à ne pas aider un pays dont la dette n'était pas tenable sur le long terme. Or, les experts du FMI ne se faisaient aucune illusion sur la capacité du programme à sortir la Grèce de l'ornière. C'est la grande information de ce livre qui cite un « mémo interne » du chef économiste du FMI d'alors, Olivier Blanchard, transmis le 4 mai 2010, soit six jours avant l'annonce du plan « d'aide » à Athènes.

Ce mémo est d'une grande sévérité pour le mémorandum qui sera finalement signé avec la Grèce. Ce plan prévoyait, rappelons-le, officiellement, une dette maximale de 149 % du PIB en 2013 pour la Grèce et une légère récession en 2010 de 0,4 %, puis une reprise vigoureuse dans le cas où le pays réaliserait toutes les réformes structurelles imposées. Dans la version officielle qui a toujours cours et qui est encore largement acceptée par les décideurs et observateurs européens, c'est le manque d'implication de la Grèce dans le programme de réformes qui a fait échouer ces plans.

Des réformes vaines ?

Mais Olivier Blanchard, qui, depuis, a quitté le FMI avait déjà mis en garde dès le 4 mai 2010 : « même en remplissant entièrement toutes les conditions posées, rien ne peut soutenir la croissance contre la contribution négative du secteur public ». Et d'ajouter : « la reprise aura plus vraisemblablement la forme d'un « L » avec une récession plus profonde et plus longue que celle projetée ». Et de conclure : « le schéma de croissance en « V » projetée est beaucoup trop optimiste, il est improbable que les forts gains de productivité puisse jouer un rôle significatif ». Ce mémo prouve que le FMI savait donc parfaitement ce qui allait se passer en Grèce. Les informations de Paul Blustein ont été confirmées par Olivier Blanchard lui-même qui, dans un tweet du mercredi 15 février, a indiqué qu'il « n'a pas fait fuité lui-même » ce document, mais qu'il n'est finalement « pas mécontent qu'il ait fuité ». [...]

La suite ci-dessous

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:08

Les mobilisations des agriculteurs s'intensifient dans tout le pays

Des milliers d'agriculteurs, pour une année de plus, ont mis en place des barrages routiers sur de nombreuses routes principales dans tout le pays. Les petits et moyens agriculteurs luttent contre la ligne politique antipopulaire du gouvernement et la Politique agricole commune (PAC) de l'UE, qui entraînent l'accélération de la concentration de la terre, de la production et du commerce de détail de produits agricoles dans les mains d'un petit nombre de grands agriculteurs-capitalistes.

L'épicentre et le point de référence de la lutte, coordonnée par le Comité national des barrages routiers, est encore une fois cette année le puissant barrage routier de Nikaia, installé par les agriculteurs de Thessalie avec des centaines de tracteurs sur la route nationale centrale juste à la sortie de la ville de Larisa.

Des dizaines d'organisations syndicales et d'organisations de masse en Grèce ont exprimé leur solidarité et leur soutien à la lutte des petits et moyens agriculteurs. Le Secrétariat Exécutif du PAME appelle les travailleurs à soutenir massivement les barrages routiers et les mobilisations des agriculteurs.

Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumpas, le matin du samedi 28/1 a rencontré les petits et moyens agriculteurs d'Arta, qui ont mis en place un barrage routier sur la route ionienne, et a discuté avec eux, en exprimant la solidarité du KKE avec leur lutte.

Voir d'autres photos et la vidéo sur le site du KKE

Et aussi cet article de La Tribune.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 12:55

Sur le site du CADTM - Commission pour l'abolition des dettes illégitimes.

5 janvier par Eric Toussaint

 

Nous mettons à la disposition du public francophone des documents tenus secrets par le FMI. Il s’agit de documents authentiques qui ont été mis à la disposition de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque par Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec en fonction entre le 6 février et le 3 octobre 2015. Le contenu de ces 2 documents qui datent de mars et de mai 2010 est accablant pour le FMI.

Afin de convaincre le FMI, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti

Le compte-rendu officiel de la réunion du 9 mai 2010 au cours de laquelle la direction du FMI approuvé un crédit de 30 milliards € à la Grèce montre très clairement qu’un nombre élevé de membres de la direction ont exprimé de très fortes critiques à l’égard du programme que l’institution s’apprêtait à mettre en œuvre. Certains d’entre eux ont dénoncé le fait que le programme visait à sauver les banques privées européennes qui étaient créancières de la dette publique et privée grecque, principalement quelques grandes banques françaises et allemandes. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé une politique qui reproduisait ce qui avait conduit à la crise argentine de 2001 et à la crise asiatique de 1996-1997 (voir encadré avec la citation du directeur exécutif argentin). Plusieurs dirigeants ont dénoncé le fait que le noyau dirigeant du FMI avait modifié à l’insu des autres membres du conseil d’administration une des règles fondamentales qui conditionnent les crédits alloués par le FMI à ses membres. En effet, pour qu’un crédit puisse être octroyé par le FMI, il faut démontrer que ce crédit et le programme qui l’accompagne rendront soutenable le remboursement de la dette. Vu que cette condition ne pouvait pas être satisfaite dans le cas de la Grèce étant donné que la direction du FMI et les autorités européennes refusaient de réduire la dette grecque et d’y faire participer les banques privées, la condition mentionnée plus haut a été supprimée en catimini. Elle a été remplacée par un nouveau critère : la nécessité d’éviter un risque élevé de déstabilisation financière systémique internationale. La direction du FMI a justifié par l’urgence ce changement de critère non respectueux des règles de fonctionnement. Afin de convaincre ceux des dirigeants du FMI qui émettaient de très fortes réserves, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti en assurant que les banques de leur pays ne se débarrasseraient pas des titres grecs. Selon eux, les banques françaises, allemandes et hollandaises allaient conserver les titres grecs en leur possession afin de permettre la réussite du programme qui allait commencer. Or il est prouvé que les banques françaises, allemandes et hollandaises ont vendu massivement les titres qu’elles détenaient sur le marché secondaire en provoquant une aggravation de la crise grecque et en reportant sur le dos des contribuables européens, et en premier lieu sur le peuple de la Grèce, les risques qu’elles avaient pris et la crise qu’elles avaient très largement contribué à provoquer.[...]

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:41

8 décembre 2016 : les travailleurs grecs en grève générale contre l'austérité et la dictature de l'union européenne!

Publié le 9 décembre 2016 par FSC

Les travailleurs grecs ne se laissent pas faire :le 8 décembre ils ont déclenchés dans le public et dans le privé une énorme grève générale : les ferries sont ainsi resté à quai pour le 7e jours consécutifs

greve-marins-athenes-6-decembre-2016

Grève des martins – port d’Athènes 6 décembre 2016 – photo PAME HELLAS

Des manifestations massives ont eu lieu dans tous le pays. Rassemblant 15 000 personnes à Athènes et plus de 5 000 à Thessalonique à l’appel du syndicat PAME (syndicat de lutte de classe proche du parti communiste grec KKE).

le PAME avait organisé plus de 550 manifestations, meetings et mobilisations sur les lieux de travail dans toute la Grèce, le 6 décembre pour préparer les plus de 60 manifestations géantes du 8 décembre dans toutes la Grèce

Dans la nuit de samedi à dimanche, Syriza veut faire voter le budget 2017 qui prévoit une augmentation de plus de 1 milliards des impots frappant les classes populaires avec des taxes de tous types sur les voitures, les téléphone, la télévision, le carburant, le tabac le café ou la bière. Tout en réduisant de près de 6 milliards les dépenses publiques et en lançant de nouvelles privatisations en 2017.

Chacun pourra observer qu’après près de 10 ans d’euro austérité la dette grecque n’a cessé de croître, de même que les profits des multinationales qui grâce au chantage à l’euro étrangle la Grèce pour mieux mettre ses richesse et son appareil productif et ses infrastructures en coupe réglés et faire sauter les droits des travailleurs.

 

D'autres sources sur la grève du 8 décembre en Grèce

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