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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 10:16
Défense de la loi de 1905: La FERC CGT appelle à la manifestation du 5 décembre

Lu sur le site de l'UL CGT Dieppe 

14 nov. 2015

Défense de la loi de 1905: La FERC CGT appelle à la manifestation du 5 décembre
En direct avec Hervé Basire, Secrétaire général de la FERC-CGT.

Interview donnée par Hervé Basire pour la revue la Raison, magasine de la Libre Pensée

La FERC-CGT appelle à la manifestation du 5 décembre 2015 avec la Libre Pensée
La Raison : Vous êtes un responsable de la CGT. Quel est le champ d’activités de votre Fédération syndicale ?

Hervé Basire : La Fédération de l’Education, la Recherche et la Culture de la CGT rassemble les syndicats des personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement Privé sous contrat et « hors contrat », de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (universités et établissements publics comme le CNRS, l’INSERM, l’IFREMER….), les agents du ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, mais aussi la plupart des salariés de la formation professionnelle de droit public ou privé et ceux des associations d’Education Populaire ou de sport.

La Raison : Quelles sont les menaces, selon vous, qui pèsent aujourd’hui contre la laïcité de l’Ecole publique ?

Hervé Basire : Le combat pour la laïcité fait partie intégrante du combat pour l’émancipation, c’est un combat permanent dans une société marquée par des rapports de domination visant à préserver les privilèges des détenteurs du capital. Les menaces concernent tous les secteurs de la vie sociale. Ainsi les attaques contre le Statut général de la Fonction publique comme l’éclatement des services publics fragilisent l’indépendance des personnels vis-à-vis des pouvoirs. Cela vaut évidemment pour l’Ecole que de nombreux lobbies souhaitent instrumentaliser. Les contenus d’enseignement, sous la pression du patronat, font la part belle aux idéologies libérales. On assiste en parallèle à une sorte de révisionnisme mettant en cause les valeurs républicaines.

Les politiques d’austérité successives se traduisent en matière d’Education par une insuffisance de moyens et d’ambition. Les déstructurations comme les restructurations à marche forcée qui frappent le système éducatif, de la maternelle à l’université, à coups de contre-réformes dévastatrices ne permettent plus au service Public d’Education d’assurer ses missions et de répondre aux besoins. Une des premières conséquences significatives se caractérise par le développement dans tous les secteurs d’offres concurrentielles, en partie sous contrôle d’institutions religieuses. Les accords Kouchner/Vatican avaient déjà ouvert une brèche par la reconnaissance de diplômes canoniques dans une logique visant à affaiblir le rôle de l’Etat dans la certification des qualifications. Désormais, il existe des doctorats dans des disciplines "profanes" délivrés en vertu de cet accord, comme par exemple à la Faculté Libre d'Angers. Nous l'avons dénoncé, sans aucune réaction des pouvoirs publics.

La Raison : Que pensez-vous de la loi Debré qui finance à hauteur de 10 milliards d’euros chaque année l’enseignement privé ?

Hervé Basire : L’ensemble de nos syndicats, y compris celui des personnels des établissements privés, revendique la fin du système dual et l’intégration de tous les établissements dans un grand service public d’Education Nationale. L’Etat finançant les personnels sous contrat, et les collectivités prenant un part non négligeable à ce financement, cette revendication est la seule qui offre aux jeunes comme aux personnels des perspectives de progrès. Mettre l’ensemble des ressources dans un système éducatif modernisé et démocratique doit permettre de répondre aux besoins sociaux grandissants qui place l’Education au cœur de tout projet de transformation sociale.

Par ailleurs, la FERC-CGT est aux côtés des salariés des établissements privés qui luttent pour la défense de leurs libertés et leurs conditions de travail. Ces établissements sont parfois de véritables zones de non-droit ; or l’Etat, garant de la contractualisation, ne joue pas son rôle. Les atteintes aux libertés syndicales, à la liberté de conscience des salariés sont intolérables. L’Etat, par son désengagement, laisse ainsi les mains libres à ces employeurs, alors même que ceux-ci foulent aux pieds le droit du travail et négligent la protection de la santé des travailleurs. La Charte de la Laïcité doit dès à présent concerner tous les établissements, publics comme privés, dans l’attente d’une unification dans un grand service public laïque d’Education nationale.

La Raison : Votre Fédération syndicale de la CGT appelle à la manifestation du 5 décembre 2015 pour la défense de la loi de 1905 et pour l’abrogation de la loi Debré avec la Libre Pensée. Pourquoi ?

Hervé Basire : La CGT, née en 1895, fête cette année ses 120 ans. Elle a été de tous les combats pour la laïcité et l’émancipation. A l’heure où certains voudraient instrumentaliser ce combat à des fins de discrimination raciste, islamophobe et d’exclusion, il nous paraît important de rappeler les fondamentaux de la laïcité portés par la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat. La loi de 1905 a permis de libérer en grande partie l’espace public de l’emprise des religions. Elle consacre ainsi pour chacun la liberté de conscience, y compris religieuse. La République assure la liberté de conscience et garantit la libre expression des convictions de chacun.
La République garantit l’égalité en droits des citoyens. Personne ne peut être privilégié ou discriminé en fonction de ses appartenances politiques, philosophiques ou religieuses : « La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne vient pas dicter la loi ». Nous ne menons pas un combat contre les religions ou leurs institutions avec lesquelles par ailleurs nous pouvons dialoguer. La FERC-CGT, lors de son dernier congrès, déclarait qu’il était nécessaire que « soit réaffirmés les principes de la loi de 1905 et que le gouvernement revienne sur les dérives des gouvernements précédents… ». Nous constatons qu’il n’en a rien été au-delà de quelques effets de manche non suivi d’engagements.

La lutte pour le respect intégral des principes de la loi de 1905 est indissociable de la perspective de transformation sociale de progrès portée par la CGT.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:47

Le groupe terroriste Etat islamique ne dispose pas de fabrique d'armes. Quant à son pétrole, il doit bien le vendre à quelqu'un. Qu'attendons-nous pour couper l'oxygène à l'EI ? En fermant le robinet d'arrivée d'argent et d'armes, et en mettant fin aux liens avec l'Arabie saoudite. Tant que nous ne ferons pas cela, cette situation schizophrénique se poursuivra. Opinion de Peter Mertens, président du PTB, sur le vif.be.

Oui, vendredi soir, je regardais le football. Je regardais des talents comme Kevin De Bruyne et Radja Nainggolan, issu du quartier anversois du Luchtbal. Je regardais le magicien du ballon Yannick Ferreira-Carrasco et son assist à Michy Batshuayi. C'était la planète Diables rouges, diverse et colorée, à l'image de notre pays. Et puis, avec l'incroyable nouvelle de Paris, ce fut un retour brutal sur la planète Terre. D'abord, on n'arrive pas à y croire. Ensuite, peu à peu, l'épouvantable réalité s'impose.

Ne laissons pas la haine et le terrorisme nous diviser

Stéphane Albertini, Jorge Alonso de Celada, Élodie Breuil, Ciprian Calciu, Manuel Colaco Dias, Patricia San Martin Nunez, Asta Diakite, Elif Dogan, Fabrice Dubois, Mathias Dymarski, Djamila Houd, Milko Jozic, Kheireddine Sahbi, Halima Saadi, Estelle Rouat et 114 autres jeunes et moins jeunes ont eu la vie arrachée par des fous déchaînés. Ces victimes sont Paris. Comme l'indiquent leurs noms, ils sont originaires d'Algérie, de Belgique, du Brésil, du Chili, de France, de Grande-Bretagne, du Maroc, du Mexique, du Portugal, de Roumanie, d'Espagne, de Tunisie, de Suède, de Suisse... Tous victimes de la même folie.

C'est au Stade de France, durant le match amical France-Allemagne, qu'ont retenti les premières explosions. Au début, on a cru à des pétards. Puis, ce fut le doute. Sur le terrain, dans l'équipe française, il y avait Lassana Diarra, coéquipier de Michy Batshuayi à l'Olympique Marseille. Pendant qu'il jouait au sein des "Bleus", sa cousine, Asta Diakite, a été assassinée par des lâches. "Asta Diakite a été pour moi un repère, un soutien, une grande soeur. Dans ce climat de terreur, il est important (...) de rester unis face à une horreur qui n'a ni couleur ni religion" a twitté le lendemain le footballeur international. Oui, les victimes de Paris représentent toute l'humanité, dans sa diversité. Ne laissons pas la haine et le terrorisme nous diviser. Car c'est précisément ce que veulent obtenir les organisations terroristes.

La récupération des attentats par l'extrême droite ne profite qu'à l'Etat islamique

La veille de l'horreur à Paris, les fanatiques de l'Etat islamique (EI) commettaient un attentat tout près de l'hôpital de Bourj al-Barajneh à Beyrouth, la capitale du Liban, faisant 37 morts et 200 blessés. A Beyrouth et à Paris, en à peine deux jours, il y a eu 168 morts et 550 blessés. Non, l'EI n'est pas seulement en guerre contre "l'Occident". Les fanatiques déments de l'EI sont convaincus que le combat final pour leur Etat sacré est proche. Ils sont en guerre contre chaque personne qui ne se plie pas à leur absurde doctrine. Les premières victimes de leur barbarie ont été des citoyens irakiens. Des chiites, alévis, Kurdes et yézidis ont été massacrés sur l'autel des salafistes djihadistes, après la déstabilisation de toute la région par la guerre illégale menée par les Etats-Unis en Irak. Et après que les troupes américaines du général Petraeus ont attisé pendant des années une sale guerre entre escadrons de la mort sectaires afin de diviser et d'affaiblir la résistance irakienne.

Des dizaines de milliers de personnes fuient la violence de l'EI. Ils fuient une région qui a été entièrement déstabilisée par les interventions étrangères et par une violence sectaire extrême. A quel degré de cynisme en est arrivée l'extrême droite pour rejeter la responsabilité de la violence commise ici par l'EI sur des gens qui ont fui la même violence de l'EI dans leur pays ? Celui qui rejette aujourd'hui la responsabilité du terrorisme sur "les réfugiés", celui qui attise encore davantage le feu de la haine et de la division joue précisément le jeu voulu par les barbares. La récupération des attentats par l'extrême droite profite en effet uniquement à l'EI : plus de division, plus d'exclusion, plus de radicalisation, moins de vivre-ensemble.

Mettre l'EI financièrement à sec

Le succès de l'organisation terroriste EI tient en grande partie à sa force financière. L'EI contrôle un territoire qui peut produire chaque jour 350.000 tonnes de pétrole brut. On estime que sa capacité de production est de 20.000 à maximum 50.000 barils. Mais ce pétrole doit bien évidemment être vendu. Et l'EI ne le vend pas à la planète Mars. Déjà en 2014, Jana Hybá¨ková, l'ambassadrice de l'Union européenne en Irak, signalait que certains pays européens achetaient de manière indirecte du pétrole provenant des champs pétroliers occupés par l'EI. Ce pétrole arrivait en Europe clandestinement en passant entre autres par la frontière turque. Et l'argent du pétrole constitue l'artère vitale de l'EI pour se fournir en armes, financer des camps d'entraînement, acheter la "loyauté" et - ce n'est pas sans importance - payer de hauts salaires. Car, religion ou pas, l'argent reste bel et bien l'argent. Durant l'été 2014, une partie des combattants d'Al-Nosra est ainsi passée à l'EI en raison des "hauts salaires". La vente de pétrole rapporterait à l'Etat islamique 360.000 dollars à 2 millions de dollars par jour.

Via des pays du Golfe persique comme l'Arabie saoudite, le Qatar, Les Emirats Arabes Unis et le Koweït, tous des alliés proches de nos gouvernements, il y a toujours beaucoup d'argent qui va aux groupes terroristes. Depuis le Qatar - pays qui a en plus été gratifié de l'organisation de la Coupe du monde de football -, les milliardaires du pétrole versent des sommes énormes aux salafistes djihadistes. En juin dernier, le Wall Street Journal écrivait : "Il est difficile pour les fonctionnaires occidentaux de faire en sorte que le Koweït et d'autres alliés du Golfe arrêtent leurs dons privés aux groupes djihadistes. Ces dons ont souvent offert un capital de départ à des groupes comme l'Etat islamique, encore avant que ceux-ci soient devenus suffisamment grands pour pouvoir contrôler des morceaux de territoire." Il y a quelques mois, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, déclarait : "Si on coupe l'oxygène, c'est-à-dire l'approvisionnement en argent et en armes, les parties belligérantes devront bien s'asseoir autour d'une table." Que ceci ne se soit pas encore produit défie toute imagination. En son temps, c'est sans problème que l'Iran avait été exclu du réseau de traitement d'opérations bancaires internationales SWIFT, basé dans notre pays. Les banques contrôlées par l'EI ont cependant continué à fonctionner pendant des mois sans aucun problème; et, même aujourd'hui, les flux d'argent formels et informels ne sont toujours pas entièrement stoppés.

Couper les liens avec l'Arabie saoudite

En mai dernier, avec toute la direction de l'entreprise portuaire d'Anvers, le bourgmestre Bart De Wever ne se tenait plus de joie et saluait en termes presque lyriques l'arrivée des Saoudiens dans le port de la métropole. Les Saoudiens déclarent en effet vouloir construire une usine de déchets de 3,7 milliards d'euros sur le dock Delwaide. Ils enverront quotidiennement à Anvers quatre bateaux chargés de déchets industriels d'Arabie saoudite afin de les transformer en ammoniaque et en urée. C'est un sale boulot, mais quelqu'un doit bien le faire, n'est-ce pas ? Que précisément l'Arabie saoudite soit depuis des années le plus grand financeur du djihadisme salafiste, le bourgmestre et la direction du port s'en contrefichent. Par ailleurs, le roi Philippe s'est encore rendu en janvier dernier en Arabie saoudite pour rendre hommage au défunt souverain Abdullah et serrer la main au nouveau roi Salman. François Hollande y était également, tout comme David Cameron.

"L'Arabie saoudite a continué à soutenir, à payer, à propager les prêcheurs de haine les plus extrémistes. Qu'y a-t-on fait ? Et qu'y fait-on aujourd'hui ? Rien. Les Etats-Unis et presque tous les gouvernements européens ont continué à soutenir l'Arabie saoudite envers et contre tout. Le pétrole, vous savez bien... Pour le pétrole, tous les principes tombent", avais-je écrit en janvier dans un article d'opinion sur knack.be. C'est bien connu, l'argent n'a pas d'odeur. Officiellement, l'Arabie saoudite lutte contre l'EI et ce pays soutient le programme antiterroriste des Nation unies. Mais ce n'est rien de plus qu'une façade. Tous les rapports continuent à montrer que les salafistes les plus radicaux continuent à recevoir du soutien idéologique et matériel du royaume saoudien. D'après un mémo d'Hillary Clinton publié par Wikileaks, les donateurs saoudiens constituent "la source la plus importante de soutien financier pour les groupes terroristes sunnites dans le monde" (sic). Il est plus que jamais important que les Etats-Unis et les pays européens, le nôtre compris, cessent cette politique de deux poids deux mesures et coupent leurs liens financiers et militaires avec l'Arabie saoudite. Maintenant.

Arrêter les livraisons d'armes

Dernièrement, la Suède a décidé de ne plus livrer d'armes à l'Arabie saoudite. Dans notre pays, la situation est totalement différente. Pendant la période de 1998 à 2012, la Belgique a livré des armes au royaume saoudien pour plus de 2 milliards d'euros. C'est ce qui ressort de la liste des licences d'exportation européennes. L'Arabie saoudite achète en moyenne un sixième de tout l'armement belge et est ainsi, après les Etats-Unis, le plus gros client de la Belgique. Il s'agit des armes produites par la FN en Wallonie, mais aussi des composants de haute technologie pour de plus grands systèmes d'armement produits en Flandre. En février dernier, des entreprises belges ont encore participé à un salon de l'armement à Abu Dhabi, la capitale des Émirats Arabes Unis, pour y recommander leurs marchandises aux acteurs de la région. Ces armes trouvent souvent le chemin de l'EI et d'autres organisations terroristes.

Le groupe terroriste EI ne possède aucune fabrique d'armes, et il doit donc bien aller chercher ses armes quelque part. Les djihadistes salafistes ont pu s'approprier énormément d'armes américaines en Irak. Mais ce n'est pas tout. Déjà en 2012, le New York Times faisait remarquer que les armes fournies par l'Occident aux rebelles syriens se retrouvaient surtout dans les mains de terroristes. Depuis, la situation s'est aggravée. En septembre dernier, les "rebelles modérés" formés par les Américains remettaient tout simplement leurs armes à la branche syrienne d'Al-Qaïda. Le 9 octobre dernier, la vice-ministre américaine de La Défense, Christine Wormuth, déclarait que les Etats-Unis ne vérifiaient même plus si les groupements qu'ils équipent en armements comptent des terroristes dans leurs rangs. Ils ne contrôlent que l'arrière-plan des dirigeants de ces groupes... Cela suffit ! Il n'y a aucune raison de ne pas décréter immédiatement une interdiction d'exporter des armes vers la région.

Réunissons enfin toutes les forces anti-EI

La soi-disant "lutte contre le terrorisme" proclamée par Bush remonte déjà à 14 ans, mais quelle personne sensée oserait parler de succès ? Les droits civiques ont été bafoués, l'armée est dans les rues (aucun attentat à Paris n'a d'ailleurs pu être empêché), nous avons été abreuvés de généralisations sur les musulmans, l'extrême droite a de nouveau le vent en poupe partout en Europe, nous avons assisté à une intervention après l'autre et des dizaines de milliers de gens sont en errance à cause de la guerre et de la violence. Et le résultat de tout cela n'a pas rendu le monde plus sûr. Pourquoi alors s'obstiner à maintenir une politique étrangère qui ne fonctionne pas ?

"La seule solution durable pour cette crise en Syrie passe par un processus politique inclusif dirigé par et avec les Syriens" : tel était le constat du Conseil de sécurité de l'ONU du 17 août. Cette prise de conscience devrait aussi devenir le fil rouge de notre politique étrangère. Il n'existe évidemment pas de formule magique pour anéantir l'EI. Après plus de quatre ans de guerre en Syrie, toutes les parties combattantes ont énormément de sang sur les mains. Mais, pour vaincre les djihadistes salafistes de l'EI, il est nécessaire de dialoguer avec tous les acteurs locaux. Il est absurde de ne pas avoir invité de Syriens aux discussions sur la Syrie à Vienne. Les Nations unies travaillent depuis des mois à une conférence pour la paix incluant les acteurs régionaux. Notre pays peut soutenir activement ce processus.

Pas de solutions faciles

Je suis tout à fait conscient que la lutte contre le terrorisme doit être menée à différents niveaux, que c'est un processus complexe. Je l'écrivais déjà en janvier dans knack.be : "Il n'existe malheureusement pas "solutions faciles " dans la lutte contre le terrorisme, et celui qui prétend cela nous jette de la poudre aux yeux. Il faudra travailler sur plusieurs plans, mais il est clair que la politique étrangère devra faire partie de la stratégie contre la terreur." Il y a donc beaucoup de travail à effectuer.

"En Europe, nous parlons de fermer les frontières, de limiter l'asile, de renvoyer des gens. Mais nous rendons-nous compte que nous parlons seulement des symptômes du vrai problème ? Le vrai problème, c'est que nous avons fait trop peu de choses pour éviter le chaos dans le monde arabe, et que nous l'avons en partie attisé", écrivait la journaliste Caroline de Gruyter samedi sur le site néerlandais NRC. Nous pouvons cesser d'attiser ce feu en modifiant notre politique étrangère. D'une part, en adoptant une approche globale pour contrer la division et le racisme et en oeuvrant pour une conférence de paix avec les acteurs régionaux. D'autre part, en asphyxiant l'EI par la fermeture du robinet d'arrivée d'argent et d'armes, et en mettant fin aux liens avec l'Arabie saoudite. Qu'attendons-nous encore ?

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 23:54

La scandaleuse procédure de licenciement pour délit d'opinion anti-réchauffiste du journaliste de France 2 Philippe Verdier n'a pas fini d'altérer, en France, l'image de la COP 21. Celle-ci, déjà mise à mal par le cynisme de Laurent Fabius à l'égard des présentateurs météo, et plus généralement par l'aveuglement fanatique des zélateurs du réchauffement, ne se présente pas bien. Mais au-delà de cette médiocrité politique, se profilent des attitudes inquisitoriales que l'on croyait appartenir à l'histoire. Et, dans la grande tradition de la sensiblerie écologiste, nous voyons poindre l'éternel retour du Sacré.

 

 

LES TORQUEMADA DU RÉCHAUFFEMENT

 

Laurent Fabius aurait recommandé, au cours d'un petit-déjeuner de travail avec certains présentateurs météo du PAF, de parler de «chaos» climatique plutôt que de «déréglement». On se refuse à croire à tant de bêtise, ou bien c'est qu'il y a le feu à la maison réchauffiste ! Pourtant, quand on voit le déferlement de haine à l'encontre du présentateur de France 2, on s'interroge. Et plus particulièrement sur les raisons pour lesquelles les démocrates les plus exemplaires, vigilants depuis toujours, et jusqu'à l'extrême, à propos de la moindre atteinte à la liberté de pensée à l'Est ou à Cuba, ou à Caracas, justifient sans états d'âme ce qui est en train de se passer dans notre pays.

 

Questionner le changement climatique ? Un délit passible de licenciement !

 

J'ai été moi-même visé par l'un d'entre-eux pour un livre intitulé «Climat : un débat dévoyé ? » Le point d'interrogation était éloquent : je soulevais des questions car les pratiques du GIEC méritent effectivement qu'on porte sur elles un regard critique. C'était déjà mal vu des insulteurs et cela continue. J'en veux pour preuve un article haineux à l'égard de Philippe Verdier qui déshonore aujourd'hui le pourtant sympathique mensuel scientifique «Sciences et Avenir». Dès le chapô de l'article qui attaque son livre, je cite : «Voici 10 raisons pour lesquelles vous pouvez vous en épargner la lecture.» Les intertitres méritent qu'on s'y attarde : «Un amalgame entre météo et climat» (ce qui est faux). «Une légèreté insoutenable», «Des accusations éculées», «Des comparaisons tragi-comiques, un ton complotiste» (là, le gros mot est lâché, on connaît...). Mais si c'était vrai, croyez-vous que ça vaudrait le coup, du point de vue journalistique, de faire la critique d'un livre si nul ? Mais oui, semble-t-il, car la fin de l'article, particulièrement savoureuse par sa maladresse et sa bêtise, explique tout : «Alors, rien à rattraper vraiment ? Si, Philippe Verdier a raison quand il estime (p. 104) que Laurence Tubiana, représentante du Ministre Laurent Fabius sur le climat "est très compétente" (sic, et ce n'est pas moi qui souligne, PA).

Les réactions furieuses des lecteurs sur le blog du mensuel sont indignées, à juste titre.

Au-delà, cependant, de la vulgarité de pensée dont est porteur cet article sue-la-haine, il convient de réfléchir aux raisons du ton employé.

 

 

La profanation du Sacré

 

Il y a quelques années, je m'étais penché sur l'idéologie écologiste. Et j'y avais décelé, entre autres, un retour certain à la sacralisation de la Nature (dans ce cas, la majuscule s'impose). Voyons, par exemple, Joël de Rosnay à la fin de son utopie optimiste (Le macroscope, p. 283) : «Un sentiment religieux (une religion émergente et non pas seulement révélée) irrigue toutes les activités de l'écosociété». Voyons aussi Jean-Marie Pelt déclarant à propos de la nature, qu'elle «(...) est d'une essence qui nous dépasse infiniment, d'une essence proprement divine» et qu'il convient de jardiner la terre «(...) comme au temps d'Eden... » (Les plantes, leurs amours, leurs problèmes, leurs civilisations, p. 335-336). Ou encore René Dubos, pour qui il faut «(...) préserver les environnements naturels dans lesquels il est possible de percevoir intimement les mystères transcendant le quotidien» (Courtisons la terre, p. 238). Dans l'histoire de l'écologisme, la liste est longue de ce type d'élucubrations mystico-religieuses.

Leur sens est clair : la nature est la valeur suprême. Le plus souvent au-dessus même de l'humanité, dont les activités sont saisies comme corruptrices, destructrices, polluantes, ruineuses, gouvernées par la cupidité, etc., j'en passe et des pires encore.

Là est le fond du crime impardonnable idéologiquement commis par Philippe Verdier : il a osé discuter, quoique en affirmant n'être pas "climatosceptique", la culpabilité de l'espèce humaine dans le «changement» climatique. On n'accusera pas Laurent Fabius de ne pas supporter ce que le livre de Philippe Verdier pourrait faire de tort à la COP 21. Ce serait tellement ridicule de sa part, n'est-ce pas ?

On ne brûle plus les hérétiques de nos jours et d'ailleurs Philippe Verdier ne l'est pas. Mais notre pays ne manque pas d'inquisiteurs nantis : de Torquemada au petit pied et de Bernardo Gui empâtés dans leurs costumes gris pour le faire symboliquement en licenciant un journaliste qui faisait son métier.

 

Pascal Acot

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 11:22

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 15:43

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:56

Le communiste Kilinkarov (KPU) saisira la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)

Vendredi 16 Octobre 2015

Le responsable du Comité Régional de Lugansk (une partie de l'oblast est encore contrôlée par la junte fasciste de Kiev) du Parti Communiste d'Ukraine (KPU), Spiridon Kilinkarov, a annoncé qu'il saisirait la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) face aux blocages de la "justice" ukrainienne contre le Parti Communiste - article et traduction Nico Maury
 
Le communiste Kilinkarov (KPU) saisira la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)
 
Le Tribunal administratif du district de Kiev a refusé d'enregistrer la plainte posée par le Parti Communiste d'Ukraine (KPU) contre le Ministère de la justice. Les avocats du KPU a demandé que le Tribunal évalue la légalité de la soi-disant loi de "décommunisation" et vérifie sa conformité vis à vis des dispositions du droit international, en particulier, des exigences de la Convention sur les droits de l'homme.

"Je suis personnellement surpris par la décision prise par le Tribunal. Il règne un véritable chaos judiciaire" déclare le premier secrétaire du Comité régional de Lugansk du KPU, Spiridon Kilinkarov.

Aujourd'hui, le parti communiste en tant que tel n'est pas interdite, mais le Ministère de la Justice décide que le Parti devait être exclus du processus électoral. La base de cette décision vient de la loi sur la "décommunisation" votée par la Verkhovna Rada d'Ukraine. Pour Kilinkarov c'est la première fois dans l'histoire de l'Ukraine que le Ministère de la Justice interdit à un parti légalement enregistré de participer à des élections.

Pour Kilinkarova, cette technique politicienne vise à introduire certaines restrictions contre les forces politiques qui ne sont pas en accord avec le gouvernement. Selon le communiste, le tribunal administratif du district de Kiev n'est plus compétent en matière de justice, cette tâche est maintenant du ressort de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), "elle seule peut passer à travers toutes les instances judiciaires de l'Ukraine".

L'audience du 23 octobre 2015 fixera l'avenir du Parti communiste. L'interdiction du Parti communiste, si elle est prononcée, les communistes feront appel à la Cour d'appel, puis à la Cour suprême, et enfin à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
Nicolas Maury
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:17
ONU : promu au Conseil des droits de l'homme, l'ambassadeur d'Arabie Saoudite crée la polémique
Créé : 21-09-2015 sur Metronews.  Extraits.

POLEMIQUE - Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l'homme, a été officialisé ce lundi à la tête de son panel. Un poste stratégique qui, selon les ONG, ne devrait pas revenir à une monarchie qui bafoue régulièrement la liberté d'expression et où les exécutions sont fréquentes.

 

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève,  s’apprête à prendre la tête du panel du Conseil.

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève,  s’apprête à prendre la tête du panel du Conseil.

Capture écran Twitter @KenRoth

 

Entre janvier et mai 2015, l’Arabie Saoudite a exécuté 79 personnes. Quasiment autant que sur l’ensemble de l’année 2014. Cela n’a pas empêché l’ONU de promouvoir ce lundi la monarchie au sein du Conseil des droits de l'homme.

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève, s’apprête en effet à prendre la tête du panel du Conseil. Un poste pour lequel il était en concurrence avec ses homologues représentant la Grèce, l'Algérie, le Chili et la Lituanie. Nommé par ses pairs, Faisal Trad obtient un rôle loin d’être seulement honorifique : "En tant que chef d'un groupe de cinq diplomates puissants, le rôle influent donnera à Mr Trad le pouvoir de sélectionner les candidats du monde entier pour plusieurs missions d'experts", rapporte le quotidien britannique The Independent.

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 13:52

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:07
Sur le Parisien.fr.  Lire la totalité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

Si le programme satirique de Canal + a été sauvé, tous ses auteurs historiques sont virés ! Et d'autres têtes tombent au sein du groupe Canal.

CAROLINE BONACOSSA | 25 Juil. 2015, 07h05 | MAJ : 25 Juil. 2015, 12h05.

Les quatre auteurs des « Guignols», payés 35 000 € brut pour les plus anciens, n'auraient pas convaincu les nouveaux dirigeants de la chaîne cryptée. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.

Les quatre auteurs des « Guignols», payés 35 000 € brut pour les plus anciens, n'auraient pas convaincu les nouveaux dirigeants de la chaîne cryptée. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.
(LP/Jean-Baptiste Quentin.)

Depuis jeudi, les auteurs des «Guignols» vivent terrés derrière leur téléphone. Traumatisés. Refusant de répondre au moindre appel. Et même de confirmer notre information : ils sont virés.

Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis respectivement seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier. Le seul qui a répondu à notre appel s'est contenté de bafouiller un « sans commentaire » avant de raccrocher . Une décision assumée par Maxime Saada, le nouveau directeur général du roupe Canal +. Le même qui, dans « le Figaro » du 23 juillet, annonçait : « L'émission reste en format quotidien et conserve intacts ses 17 M€ de budget. »

Mais sans ses auteurs historiques, quel sens a encore le programme? Certes, les plumes des marionnettes sont très grassement payées : 35 000 € brut par mois pour les plus anciens. Pas difficile d'en trouver des moins chers, et plus dociles. Un dénouement qui intervient en plein mois de juillet, histoire de faire le moins de vagues possible. C'est le troisième acte. La pièce a débuté fin juin. Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Vivendi, qui possède Canal +, veut la tête des « Guignols ». Trop coûteux ou trop fielleux avec certains politiques ? Dépassés par « le Petit Journal » qui fait autant d'audience si ce n'est plus et dont le compte Twitter affiche 528 000 abonnés contre 111000 ?

[ ... ]

Renaud Le Van Kim aussi débarqué

Acte III : à défaut de supprimer « les Guignols », Bolloré les décapite. Une information que la chaîne et le groupe Vivendi refusent de confirmer.

Les têtes tombent beaucoup ces jours-ci dans le groupe Canal +. Après Rodolphe Belmer, le directeur général jugé trop indocile et soupçonné d'avoir fait fuiter l'arrêt des « Guignols », Thierry Langlois (directeur des antennes), Alice Holzman (patronne de CanalSat), c'est Renaud Le Van Kim qui saute. Ce producteur historique de la chaîne, mais dont la société appartient au groupe Zodiak, a donné hier sa démission de l'entreprise KM, au nom inspiré de son patronyme. [ ... ] Ejecté en quelques minutes, sans avoir le temps de faire ses cartons. Comme Rodolphe Belmer avant lui. A qui le tour ?

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 07:26

et sur le site de l'Union des étudiants communistes

Le communiqué de l'UEC toulousains du 14 juillet 2015:

Les faits récents, nous obligent, en tant qu'étudiants communistes, à réagir. Nous nous saisissons de cette date symbolique qu'est le 14 juillet jour de fête nationale pour le faire, car la réponse au référendum Grec nous montre qu'il reste encore bien des Bastilles à prendre.

Le 14 juillet 1789, nos pères prirent la Bastille des mains des monarchistes, cet « air de liberté » allait permettre la naissance de notre République. C'est ainsi que les opprimés de l'époque (paysans, artisans, bourgeois, militaires...) prirent les armes contre leurs oppresseurs (aristocrates, monarchistes et clercs). Or, même si nous savons que cette Révolution ne s'est pas toujours écrite à l'avantage des classes populaires; notamment après l'installation au pouvoir de la bourgeoisie la plus aisée, qui n'a pas hésité à assassiner les amis et défenseurs du peuple qu'étaient Marat, Robespierre ou encore Saint-Just, elle reste un des plus beaux exemples, de ce que le peuple peut réaliser : l'accomplissement de ce que certains ont considéré à l'époque comme une utopie.

Aujourd'hui, nous sommes donc le 14 Juillet 2015 et de tout cela, que reste t-il à célébrer ?

Cette année, ce 14 juillet marque l'anniversaire d'un des symboles de la Libération, puisqu'il qu'il y a 70 ans, après quatre ans d'occupation, c'est en nation libre et souveraine que la France célébrait sa fête nationale. Libéré des armées allemandes, le peuple français pouvait de nouveau scander sa devise révolutionnaire : «Liberté, Egalité, Fraternité » et pouvait porter fièrement le drapeau bleu,blanc,rouge, symbole du pouvoir du peuple sur le pays.

Cette période devait graver la nécessité pour les peuples de disposer de leur souveraineté nationale et populaire. C'est du reste aussi cette volonté portée par le Conseil National de la Résistance qui était au cœur des réclamations des Algériens massacrés à Sétif.

Au delà de ça, les acquis de la Révolution et de la Libération semblent bien loin. D'abord, l'aspect populaire de cette célébration en est aujourd'hui gommé, non pas par le défilé militaire comme certains pourrait le prétendre, mais bel et bien par la parade de nos
dirigeants et de leurs invités. Cette année, notre président a ainsi convié son homologue mexicain, le président Enrique Peña Nieto, celui-la même qui sous la tutelle des réseaux mafieux et du gouvernement États-uniens viole les droits de son peuple, à l'image de la tragique disparition de 43 de nos camarades étudiants mexicains.

Il en va de même pour les acquis de la Libération. Alors qu'il y a 70 ans le CNR proclamait la nécessité de rendre au peuple leur souveraineté, aujourd'hui, les choix du peuples sont rendus impossibles quant ils vont contre les dogmes de l'Union Européenne. "Europe de la paix"  qui exerce son pouvoir par le canon -pensons à l'Ukraine ou a la Lybie-, de manière autoritaire -n'oublions pas le NON de 2005- en prolongeant l'hégémonie intellectuelle du libéralisme.
Le dossier brûlant de la Grèce en est encore la preuve, outre le fait que le parti progressiste Syriza avait déjà cédé à l'austérité qu'on lui sommait d'imposer à son peuple, voici que certains membres de l'Eurogroupe voulaient faire payer les Grecs de leur affront, en ayant par la voie de la démocratie osé exercer leur souveraineté. Les dirigeants allemands en tête de file, ont-ils sans doute oublié bien vite que malgré leurs crimes de 1945, les Grecs avaient eux accepté d'annuler la dette allemande en 1953, moins de dix ans après la fin de la guerre.

Mais la situation grecque a aussi pour mérite de ne plus laisser aucune place aux doutes: l'Union européenne est bel et bien intrinsèquement capitaliste, et ne prévoit aucune place pour la démocratie. En son sein, une politique au profit du peuple, plutôt qu'à celui des entreprises, semble dès lors impossible. Cette Union Européenne et cet Euro sont et resteront, jusqu'à ce que les peuples souverains les abattent, comme jadis les privilèges et la monarchie, les armes du libéralisme financier.

Nous étudiants communistes engageons toutes nos forces dans la lutte contre le capitalisme, d'abord en  nous opposant aux mesures austéritaires imposées aux étudiants européens, ces mesures ne visant qu'à renforcer la lutte des classes ou seule  "l'élite" aurait accès au savoir.

Mais aussi, nous exigeons des droits pour les étudiants, comme un salaire étudiant, afin de faciliter l'accès à des formations de qualité pour ceux qui seront les travailleurs de demain.

Bonne fête nationale à tous !

 

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