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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 15:06

Lu sur le site de La Canaille.  Plusieurs excellentes raisons pour les cheminots de faire grève jeudi 12 décembre

Rail et SNCF : autres tontons flingueurs

Rail et SNCF : autres tontons flingueurs

 

Les patrons du ferroviaire veulent bien d'une convention collective...si c'est eux qui l'écrivent et entreprise par entreprise. Si possible sans que la CGT s'en mêle.

 

Même l'ultralibéralisme badigeonné de rose du sinistre des transport leur est trop dur pour leurs dividendes parce que risquant d'être trop doux pour les salariés.


C'est qu'ils ont des craintes et donc des exigences :


- Que l'intervention réglementaire de l'Etat via le décret socle s'en tienne strictement aux aspects garantissant la "sécurité ferroviaire" et la "continuité du service sur le réseau ferré national" (lisez pas de contrainte trop forte et l"l'encadrement du droit de grève").


-C'est que sinon "Et elles craignent de devoir aligner le statut de "leurs" cheminots sur celui de l'opérateur historique".


Sera-ce donc que la raison d'être de ces nouveaux entrants serait de proposer des tarifs interéssants pour les chargeurs parce qu'il paient moins chers leurs personnels avec une durée du travail plus longue et moins de garanties sociales ?


Mais alors, l'Europe, le plein emploi, les hauts salaires et la prospérité que la concurence libre et non faussée devait offrir à tous et à chacun, ce que droite et le PS promettent depuis des lustres...


Ils nous auraient menti ?


Regardez ce qu'en dit le très officiel portail des transports publics et de la mobilité :


L'UTP ne veut pas se laisser dicter les conditions sociales de la réforme ferroviaire


En première ligne pour négocier avec les syndicats cheminots la future convention collective du transport de voyageurs, l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) ne veut pas l'écrire sous la dictée de l'Etat. C'est l'une des positions de l'organisme professionnel qui réunit la SNCF et des opérateurs privés, concernant le projet de loi de réforme ferroviaire.

 

Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, lors de la présentation du projet de loi de réforme ferroviaire le 11 octobre 2013, au Technicentre Est-européen de la SNCF, à Pantin (93). © N.A.

Si "l'UTP approuve la création d'une véritable branche du secteur ferroviaire, pour la mise en place d'un cadre social commun (...),  elle demande que l'intervention réglementaire de l'Etat via le décret socle (inscrit dans le projet de loi de réforme, NDLR) s'en tienne strictement aux aspects garantissant la sécurité ferroviaire et la continuité du service sur le réseau ferré national". 

Glissé entre sept paragraphes donnant chacun la position de la fédération patronale sur le projet de loi ferroviaire qui doit être examiné au Parlement au printemps 2014, la pique sur le décret socle marque une crainte de voir l'Etat décréter, au préalable, les règles communes qui régiront les relations sociales dans le monde ferroviaire. L'UTP aurait préféré qu'il laisse d'abord les partenaires discuter ensemble.

Car l'Etat se limitera t-il à édicter quelques règles de sécurité, ou voudra t-il détailler tout le dispositif sur les horaires et conditions de travail des 150 000 cheminots sous statut SNCF, des 15 000 contactuels de RFF et de la SNCF, et des 4 000 salariés du privé ? Quatre mille salariés, c'est peu comparé aux effectifs cheminots... Mais ils sont employés par les entreprises ferroviaires privées adhérentes de l'UTP, aux cotés de la SNCF et de RFF. Et elles craignent de devoir aligner le statut de leurs cheminots sur celui de l’opérateur historique.

Autre demande : que ces entreprises ferroviaires et que les autorités organisatrices (les régions et l'Etat) puissent vraiment participer à la gestion du nouveau système ferroviaire imaginé dans la réforme qui crée un Epic de tête chapeautant le gestionnaire d'infrastructures unifié (appelé "SNCF Réseau") et l'entreprise commerciale ("SNCF Mobilités). 
"Les missions de l'EPIC de tête doivent être précisées, il ne doit pas assurer vis-à-vis des entreprises privées n'appartenant pas au groupe public ni missions opérationnelles, ni production de règles opposables", lit-on dans la position de l'UTP adoptée mi-novembre. 
Bref, il faut se prémunir contre la toute puissance de l'Epic de tête surtout s'il est présidé par le dirigeant de la SNCF.


Les gares chez SNCF Réseau

Indépendant et impartial, SNCF Réseau devrait, selon l'UTP, se voir transférer les gares de fret et pourquoi pas les gares de voyageurs (qui dans le projet de loi, reste dans le giron de la SNCF via sa branche Gares & Connexions) dans la perspective de l'ouverture à la concurrence des transports de voyageurs ?

A la fois "stratège, actionnaire de la SNCF et autorité organisatrice des trains d'équilibre du territoire", la distinction entre ces trois rôles de l'Etat dans le futur système ferroviaire doit être affirmée, juge aussi l'organisme professionnel qui s'inquiète de l'avenir du fret "au vu de l'annulation par l'Etat de l'aide de 135 millions d'euros qu'il s'était engagé à apporter à RFF au titre des péages fret 2013"

Concernant ces péages que RFF fait payer aux entreprises ferroviaires pour faire rouler leurs trains, et dont le montant a augmenté pour financer en partie la rénovation du réseau ferré, l'UTP soutient le régulateur ferroviaire - l'Araf - qui milite pour décrocher l'avis conforme sur cette tarification. C'est-à-dire le droit de dire oui ou non aux tarifs imposés par RFF. 
Si Pierre Cardo, patron de l'Araf, a obtenu l'assurance d'un amendement gouvernemental en ce sens, il fait maintenant du lobbying auprès des parlementaires pour le voir adopter.

Déposé en conseil des ministres mi-octobre 2013, le projet de loi de réforme du rail ne sera pas examiné au Parlement avant le printemps 2014, pour laisser passer l'échéance électorale des municipales, les 23 et 30 mars.

Nathalie Arensonas
 
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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:53
Reprise d'une info publiée en Septembre : Publié dans : Les déclarations du FSC

 

Une réaction du Front Syndical de classe

 

"Enrayer la spirale de la dette sociale par un effort nettement accru de maîtrise des dépenses"

"Réorganiser le système hospitalier"

"Réaliser les économies possibles dans certaines dépenses de soins"

"Accentuer les efforts de certains régimes de retraite"

Et,

 

"Les dépenses d’analyses médicales ont pour leur part connu une très vive croissance au cours de la décennie écoulée et représentent globalement une charge de près de 6 Md€ pour l’assurance maladie, dont 2,9 Md€ pour le régime général au titre des seules analyses effectuées en laboratoires de ville. Les considérables gains de productivité de ce secteur n’ont que très partiellement bénéficié à l’assurance maladie. Au total, la Cour estime possible de dégager rapidement 500 M€ d’économies dans ce domaine. "


Telles sont les remarques et les orientations définies par un récent rapport de la Cour des Comptes.

Les "sages" de la Cour des Comptes sous les vocables technocratiques et hypocrites dont ils couvrent leurs choix politiques interpellent l’état socialiste pour un nouveau tour de vis dans la rigueur !

Dans la lancée, l’Hôpital Pompidou relayé par la grande presse (Huffingtonpost, BFM-TV , Metronews, Direct Matin, santé le Figaro etc, etc) service public compris (France Info …) dénoncent alors la "surconsommation" Oh scandale !des plus de 80 ans : 10 médicaments par jour !

Plutôt que de s’en prendre aux profits de l’industrie pharmaceutique, aux dépenses de luxe exorbitantes des classes dirigeantes, à leur fraude fiscale (80 milliards d’euros par an) ils préfèrent s’en prendre aux anciens!

Alors messieurs de la grande presse et "sages" de la Cour des Comptes pour ménager les profits qui ne cessent de croître des plus riches qui ne cessent de se multiplier si on arrêtait de soigner les plus de 80 ans ça ça serait un sacré progrès social et de civilisation !

Et si en fait ils poussaient à l’euthanasie des plus anciens ?

__________________________________

Information complémentaire :

L’actuel premier président de la Cour des comptes est Didier MIGAUD.

Député socialiste à l’époque il a été nommé à ce poste par Nicolas Sarkozy le 23 février 2010.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:39

Une analyse pertinente sur le vote FN trouvée sur le blog d'El Diablo "Communcommune".

 

Un sondage IFOP pour JOL Press sur le climat politique à Argenteuil à cinq mois des élections municipales révélait cette semaine qu’avec 15% des intentions de voix, le Front national ne semblait pas se diriger vers une percée comparable à ce qui devrait se produire dans certaines communes du Sud de la France, mais aussi du Nord ou de l'Est. Ce résultat est-il surprenant ? Eléments de réponse avec Erwan Lecœur, sociologue et politologue spécialiste de l’extrême droite. Entretien.


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Assisterons-nous, dans la banlieue parisienne – l’ex-ceinture rouge – à cette poussée du Front national que, sur la base des scrutins partiels de ces derniers mois, nous promettent certains observateurs ? Lors de la présidentielle 2012, Marine Le Pen avait recueilli 14,8% des voix à Argenteuil et selon un sondage IFOP pour JOL Press, publié cette semaine, sur le climat politique à Argenteuil à cinq mois des élections municipales, le FN ne recueillerait que 15% des intentions de vote. Surprenant ? Pas vraiment, selon Erwan Lecœur, sociologue et politologue spécialiste de l’extrême droite. Entretien.

JOL Press : Selon un sondage que nous avons réalisé avec l'Ifop, cette semaine, le FN recueillerait 15% des voix, à Argenteuil. Cela vous surprend-il ?

Erwan Lecœur : Non pas vraiment. Le Front national a beaucoup varié dans l’ensemble des « banlieues française » mais le grand mouvement général c’est que le FN baisse plutôt dans les villes et dans les banlieues proches – Argenteuil peut être considérée comme une banlieue proche de Paris – mais commence à augmenter dans les banlieues très éloignées des villes, à plus de 30 kms, dans les zones qu’on appelle péri-urbaines.


Le FN croît dans les zones qui se sentent à l’écart, dans une France qui se sent abandonnée par les centre-ville, des villes où les habitants se perçoivent comme ce qu’on appelle des « petits blancs » en sociologie, des gens qui veulent rénover leur honneur ethnique ou retrouver une place dans l’échelle sociale et qui ont l’impression de ne plus avoir accès aux services publics. C’est cette France-là qui constitue le cœur de cible du FN mais aussi son électorat grandissant. Que les banlieues ne votent pas massivement pour le FN n’a donc rien d’étonnant.

JOL Press : Le FN n’a-t-il donc aucune ambition vis-à-vis des banlieues ? La précarité de ses habitants n’est-elle pas une cible idéale ?

Erwan Lecœur : On s’est beaucoup trompé sur le vote FN. Les électeurs du Front national ne sont pas des gens qui manquent d’argent, contrairement à ce que l’on pense. Le vote FN est le vote de ceux qui ont peur de manquer. La majorité de l’électorat FN n’est pas très riche, c’est vrai,  mais manque surtout d’éléments d’analyse de ce qu’est la mondialisation et a peur de l’avenir.


Le vote que le FN veut conquérir c’est le vote des classes moyennes qui ont peur de perdre leur statut de classe moyenne. Et ce n’est pas dans les banlieues que se recrutent ces gens-là. C’était peut-être le cas il y a encore 20 ans quand on trouvait dans les banlieues de très beaux appartements. Mais ces habitants-là ont quitté la banlieue et se retrouvent, aujourd’hui, très éloignés des centre-ville, dans des villes pavillonnaires, où il n’y a pas de services publics et pas de transport. Ce sont ces classes moyennes, écartées des centres, qui sont les plus à même de voter FN.


Ce ne sont donc pas les banlieues, en tant que telles, qui sont les « terrains de jeux » pour le Front national. Les banlieues ont d’autres problèmes à régler que les problèmes d’identité. Le risque des banlieues c’est plutôt qu’elles ne votent pas.


JOL Press : Une grande partie des banlieues nord ont été, pendant de nombreuses années, dirigées par des communistes. Cet électorat, anciennement communiste, pourrait-il se tourner vers Marine Le Pen ?

Erwan Lecœur : Sur ce phénomène, il y a eu beaucoup de raccourcis. Qu’un grand nombre d’électeurs anciennement communistes vote désormais Front national n’a jamais été démontré, sauf à la marge. En termes politologiques, ce n’est pas un phénomène massif. On a constaté, par contre, sociologiquement, que certains électeurs de gauche ont pu se tourner vers le FN. Mais c’est un vote logique, étant donné que les parents votaient à gauche et les enfants n’ont jamais voté, sauf une fois où ils ont choisi le FN. On prend des lieux, des espaces, et on en tire la conclusion que des gens ont changé de vote. Ce n’est pas vrai.


Les anciennes villes rouges ne sont plus rouges car ce ne sont plus les mêmes personnes qui y habitent. Les jeunes employés qui ont remplacé les ouvriers n’ont pas du tout la même trajectoire sociologique que les ouvriers. Ils n’ont jamais voté communistes. Mais c’est le même territoire. Il y a des endroits où, anciennement, le communisme municipal était fort et où, aujourd’hui, le vote Front national est fort. C’est aussi le passage d’une génération à une autre, ce ne sont pas que des anciens communistes qui votent Front national, c’est très rarement le cas. Les anciens communistes soit votent encore communiste ou Front de gauche, soit s’abstiennent.


Là où votre question est assez juste c’est que le FN essaie de faire croire qu’il va remplacer le communisme municipal. C’est leur stratégie. Le FN est le seul parti en France qui est construit exactement sur le modèle du Parti communiste des années 20. L’organisation extrêmement autoritaire du PC est une source d’inspiration pour le FN, alors que – faut-il le rappeler ? – le Front national était, dans les années 70 et 80 anti-communiste avant tout. Il y a dans cette haine du PC, une forme d’attirance phénoménale pour la réussite du communisme dans les années 50, en terme politique. Le rêve de Marine Le Pen c’est de réussir à s’implanter comme l’ont fait, à l’époque, les communistes, dans certaines municipalités.


JOL Press : Dans les banlieues, le FN va-t-il donc servir de variable d’ajustement ? Qui vote FN en banlieue aujourd’hui ?

Erwan Lecœur : Tout dépend de ce que l’on appelle les banlieues.  Le terme générique ne convient pas parce qu’il existe différentes sortes d’espaces sociologiques et donc politiques. Ce que l’on peut voir, quand même, c’est que le Front national ne pourra absolument pas espérer emporter des villes de banlieue. Il est extrêmement minoritaire dans presque toutes les banlieues, sauf dans certains espaces péri-urbains.


Dans les banlieues plus traditionnelles, autour des grandes villes de France,  ce que le FN peut espérer c’est non pas de jouer à la variable d’ajustement, mais de jouer un rôle de petit arbitre. En fonction des soutiens qu’il choisira de faire, au second tour, il pourra faire basculer certaines villes de banlieues à droite. Son principal objectif sera de peser de 10 à 15% dans les banlieues afin de pouvoir, après négociation, faire basculer la ville de la gauche vers la droite.


Enfin, il ne faut jamais oublier que le Front national peut bénéficier, au moment des municipales, de tous les troubles qui pourraient exister dans ces banlieues. Depuis quelques mois courent des rumeurs extrêmement préoccupantes, rumeurs selon lesquelles des maires auraient accueilli des populations noires venues de Seine-Saint-Denis en échange d'argent. Je n’ai aucun doute sur le fait que ces rumeurs aient été lancées par des proches ou des membres du FN, dans une stratégie de tensions extrêmes, pour faire monter le sentiment d’insécurité dans beaucoup de villes de France. S’il y avait des troubles dans les banlieues ces prochains mois, il ne faudrait pas oublier de regarder à qui profite le crime.



Propos recueillis par Marine Tertrais pour JOL Press

Erwan Lecœur est sociologue et politologue spécialiste de l’extrême-droite, notamment du Front national. Il est l’auteur d'une thèse et de nombreux ouvrages. Parmi eux : Face au FN (Le Passager Clandestin - 2013), Dictionnaire de l'extrême droite (Larousse – 2007) ou encore Un néo-populisme à la française : Trente ans de Front National (La Découverte - 2003).



source : http://www.jolpress.com/

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 14:23

Une mise au point historique à propos de l'Ukraine sur le blog de Jean Lévy "canempechepasnicolas"

 

 

FACE A LA CAMPAGNE MENSONGERE

DES MEDIAS OCCIDENTAUX,

CEUX DE FRANCE ETANT EN PREMIERE LIGNE,

PRETENDANT A UNE "SOIF D'INDEPENDANCE"

DE L'UKRAINE "ASSUJETTIE A LA RUSSIE"... 

 

"canempechepasnicolas"

rétablit la vérité historique

par Jean LEVY: 

 

Depuis quelques jours, les médias français se déchainent : selon cette propagande orchestrée, le "peuple ukrainien" se battrait pour son "indépendance". Et pour réintégrer l'espace européen (en fait adhérer à l'Union européenne...), dont "historiquement", cette nation ferait partie politiquement et culturellement, laissant croire qu'elle fut abusivement annexée par la Russie (hier, soviétique).

Et que celle-ci veut aujourd'hui, brutalement ré-inclure dans son sein.

Comment peut-on travestir l'histoire, la caricaturer d'une telle façon ?

Tout semble indiquer que la mise en scène occidentale s'inscrit dans une stratégie d'affrontement avec la Russie, qui a l'audace de s'opposer à l'expansionnisme du capital européen à la conquête de nouveaux marchés à l'Est...

L'intensité, en France, de la propagande médiatique anti-russe nous conduit à rappeler quelques vérités fondamentales.

Non, jamais la Russie qu'elle fut tzariste, soviétique ou gouvernée par Vladimir Poutine n'a conquis l'Ukraine : pour la bonne raison que celle-ci fut dès le Moyen-Age, le berceau du futur Etat russe.

Dans l'Atlas historique de Geoges Duby,

réédité en 2007, on peut lire page 95 :

"La principauté de Kiev.

La tribus des slaves orientaux qui ont donné naissance au peuple russe s'individualisaient, au VIIIème et IX ème siècle dans une immense zone dont l'axe nord-sud est marqué par le Volkhov et le Dniepr (...)

Autour des villes de Novgorod et Kiev se sont constitués les premières principautés russes sous l'autorité de deux princes qui seraient d'origine varègue : Riourik dont le nom déformé aurait servi nà baptiser le peuple sous lequel il régnait (Rous : russe) et bson fils Oleg.

Ce dernier fait de Kiev vers 882 la capitale du premier Etat russe unifié".

 

 

Certes la vissicitude des guerres a modifié au cours des siècles suivants les frontières instables des Etats, à l'ouest comme à l'Est de l'Europe. Au XVIIème siècle, avec Pierre le Grand, puis un siècle plus tard avec Catherine II la Russie inclut tous les territoires  de la mer de Barents, à l'extrême-nord jusqu'à la mer Noire au sud, avec les villes de Kiev et de Kharkov dans la province ukrainienne, à une époque où Lille, en France, n'était pas encore française...

 


C'est dire si la propagande mensongère de nos médias ainsi répandue à longueur d'antenne ne correspond en rien à la vérité historique.

Non, ce n'est ni Staline, ni Poutine qui ont "annexé" l'Ukraine à la Russie.

L'Ukraine en est plutôt le berceau.

 

Si des tentatives de sécession ont eu lieu, elles furent le fait des kollaborateurs nazis ukrainiens qui se firent les auxiliaires zélés des SS de 1941 à 1944, participant à de nombreux massacres de masses de communistes et de juifs


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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:56

Lu sur le site CGT-76


Le 5 décembre, grève contre les rythmes scolaires.

Pour une suspension du décret Peillon. Pour une autre réforme des rythmes scolaires.

En Seine-Maritime, les signataires se félicitent du succès de la grève et des mobilisations du 14 novembre sur la question des rythmes scolaires.


Jeudi 5 décembre, grève nationale dans l’unité Après la grève massive du 14 novembre, pour l’unité d’action de l’ensemble des personnels concernés, les fédérations CGT, FO et SUD de l’éducation et des agents territoriaux appellent l’ensemble des personnels à faire grève le jeudi 5 décembre 2013 pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme, l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, et pour une autre réforme.


Les Unions Départementales CGT, FO et SOLIDAIRES, le SNUipp-FSU, le SNUacte appellent tous les parents/salariés à soutenir l’action

 des personnels enseignants et territoriaux par une participation massive aux différents rassemblements organisés dans le département.

Les signataires appellent les personnels à se réunir en assemblées générales d’écoles, de secteurs pour décider dans le cadre le plus unitaire possible des actions à mener ensemble et des suites à donner à cette nouvelle journée mobilisation.

MANIFESTATIONS

ROUEN :
10h30
Cours Clémenceau.
LE HAVRE :

10h30
Franklin.
DIEPPE :

10h30
Sous-préfecture.

Les organisations syndicales et les unions départementales se retrouveront à la suite du 5 décembre dans l’unité la plus large possible pour faire le point sur la poursuite du mouvement pour faire aboutir les revendications.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:27

Lu sur le site du M'Pep.  A l'heure où le pouvoir socialiste remet en cause, dans la lignée de son prédécesseur, le nombre et les missions des inspecteurs du travail, voici un ouvrage, daté de 2006 et édité par l'Institut d'histoire sociale.  Il est recommandé par le M'Pep qui souligne combien c'est un enjeu de classe.

 

 


 

Mon métier n’était pas neutre - Mémoires d’un inspecteur du travail

Auteur : Bruno Guérard
Editeur : Institut d’histoire sociale, 2006

Résumé :

A la fin des années soixante et dans les années soixante-dix, une forte impulsion, une grande attente, dynamisent le mouvement social, développent le droit du travail. Au coeur de ce phénomène, l’inspection du travail modifie ses pratiques et sa théorie. Ces mémoires font revivre la vie quotidienne dans les sections d’inspection et dans les services du ministère du Travail de 1965 à 2000. Ils permettent de s’interroger sur l’évolution d’un système social qui bouleverse l’histoire politique et économique. En ces étapes de la fin des Trente glorieuses et de la crise trentenaire qui suit, le lecteur observe les effets de la désindustrialisation, les licenciements économiques sollicitant l’action des services. Au fil des pages, il pénètre sur les accidents du travail, observe la vie et la mort des entreprises, la vie syndicale, l’action des comités d’entreprise, suit le prolongement des affaires devant la justice, leur répercussion dans la hiérarchie ministérielle.

A propos de l’auteur :

Bruno Guérard a été contrôleur et inspecteur du travail, puis directeur adjoint chargé d’une Cotorep, avant d’achever sa carrière au Comité d’histoire du ministère.

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 23:20

br12131lh-Une32

 

Au menu du n°32, notamment

Editorial : transferts de souveraineté et transferts de fonds, L'UE ne chôme pas


Infos : le sommet de Vilnius est assombri par la décision de l'Ukraine de ne pas souscrire au "Partenariat ortiental" 


Analyse : croissance toujours en panne, menace de déflation, nouveaux renflouements en vue, l'économie de l'UE ne se redresse pas

 

Focus : l'Union bancaire suscite toujours la discorde


Entretien : Jacques Sapir analyse les rapports entre l'UE, les pays d'Europe centrale, et la Russie


Et les brèves...

 

Document BRN paru dans le n°25 :
une contribution à la réflexion et au débat sur l'intégration européenne

 

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:51

Nous reproduisons ici un tract de la CGT-Sanofi.  Rappelons que Sanofi a reversé à ses actionnaires 3,6 milliards de dividendes en 2012 et est une des trois entreprises du CAC 40 réalisant le plus de chiffres d'affaires et de bénéfices.  Grâce en grande partie à la vente des  médicamments remboursés par les mutuelles et la sécurité sociale.  Grâce aussi aux subventions versées par l'Etat.  

 

 

Réduire le coût du capital : Indispensable !
Valoriser l’emploi et les salaires : Incontournable !

Ce 28 novembre se tenait la première réunion de négociation sur les salaires.

La Direction a osé :

Augmentation collective (ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise ou cadres) :  0%
 

Enveloppe globale de 1,6% pour financer les augmentations individuelles, les primes d’ancienneté, les changements automatiques de coef.

C’est une véritable provocation, un véritable mépris pour les salariés !

La Cgt a rappelé que la Direction allait toucher le crédit d’impôt compétitivité emploi (c’est-à-dire une économie de 4% sur tous les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC, pris sur nos impôts) et a demandé comment la direction allait utiliser cet argent, en emplois et en salaires. Pour info, la somme atteindrait les 13 à 20 millions €, soit l’équivalent d’au moins 500 emplois, dès 2014.

La Direction a répondu que cela irait dans le compte d’exploitation refusant de s’engager sur une quelconque utilisation pour l’emploi.  De fait, la Direction fait coup double :
- Elle encaisse le montant qui vient s’ajouter au 130 M€ du crédit d’impôt recherche et refuse le moindre engagement sur l’emploi,
- Mais par contre saisit l’effet d’aubaine et décide de ne pas augmenter les salaires, même les plus faibles pour maintenir le maximum de salariés sous les 2,5 SMIC soit 41500 € annuels bruts (primes incluses), qui lui permet d’obtenir le maximum de subventions.
Cette mesure contre-productive sans aucun engagement de créer des emplois est utilisée par la direction pour limiter les salaires.

La Cgt a précisé que la direction pouvait utiliser les 162 millions € provisionnés pour payer les retraites chapeaux de nos « chers » dirigeants, les utiliser pour l’emploi et les salaires et mettre fin définitivement à ce privilège exorbitant. Pas de réponse de la Direction.
Le 28 matin, la Cgt des industries chimiques a organisé un rassemblement devant Bercy.
Une délégation de militants d’entreprise qui se battent contre les plans de restructuration et pour sauver leur entreprise a été reçue par les conseillers de Montebourg dont celui en charge de la pharma . Les militants ont rappelé leur exigence d’une intervention de l’Etat sur tous les dossiers.

Pour Sanofi, il a été rappelé la situation dramatique actuelle :
- Arrêt de production de vaccins vitaux, suppressions massive d’emplois chez Pasteur, nécessité de travaille aux vaccins de deuxième génération
- Refus de la direction de mettre par écrit tout engagement de maintien des sites entre autres des sites industriels
- Stratégie suivie de désengagement total de la recherche interne avec des conséquences dramatiques pour les sites de Toulouse et Montpellier.
- Utilisation de l’argent public utilisée à d’autres fins que l’emploi.

Pour conclure, il a été rappelé que le gouvernement doit assumer ses responsabilités et défendre le potentiel industriel du pays, agir conformément aux attentes de la population. Le gouvernement portera une lourde responsabilité s’il refuse de s’engager pour sauvegarder le potentiel de recherche pharmaceutique dans notre pays et la production industrielle qui l’accompagne.
 
L’enjeu majeur pour les salariés est d’en finir avec ce coût du capital qui affaiblit chaque jour les activités de notre entreprise, les emplois et la masse salariale.
Cette stratégie induit une spirale de régression au détriment de l’investissement interne, de l’emploi et des salaires.


sanofi

 

Proposition Cgt

- Diminuer le coût du capital de 50% (pour le ramener à 2006)
- Les 2,5 milliards reconquis permettraient de valoriser le travail, l’investissement interne et les salaires.

C’est pourquoi la Cgt revendique une autre utilisation des richesses !

Pour la défense de nos emplois et de nos salaires,

La mobilisation des salari

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:00

Logo KSCM na vysku 410x307

Le Parti communiste de Bohême-Moravie tient ses promesses

 

Les élections législatives du 27 octobre ont marqué une progression substantielle du Parti communiste, passant de 11 à 15 %, de 27 à 33 sièges. Pour la classe dominante, c'est une épine dans le pied, un casse-tête au moment de la formation d'un gouvernement.

Pour la social-démocratie, les vagues promesses hypocrites de la campagne sur une alliance gouvernementale de « gauche » sont loin, au moment où elle s'arrange vers une coalition avec la droite.

Cette promesse apparaît désormais plutôt comme un moyen de diviser le Parti communiste de Bohême-Moravie, tiraillé entre une aile plus « réformiste » - favorable à un accord avec la social-démocratie - et une autre plus « révolutionnaire » - partisan d'une ligne indépendante.

Le dernier communiqué du KSCM montre que les tenants de l'aile « révolutionnaire » sortent renforcés de cette énième volte-face de la social-démocratie tchèque, après la 18 ème session du Comité exécutif du KSCM.

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les négociations post-électorales suivant les élections législatives anticipées entre le mouvement ANO 2011 [NdT : mouvement ultra-libéral, européiste et populiste dirigé par Andej Babis, deuxième fortune du pays] et les sociaux-démocrates pouvant conduire à une possible coalition tri-partite (avec la participation des chrétiens-démocrates) sont révélatrices d'une décision discutable des sociaux-démocrates, celle d'avoir entamé ce type de négociations. En outre, on constate de fortes divergences dans les programmes des deux partis ; en particulier sur la question des taxes, des restitutions des biens de l'Eglise [NdT : restitution des biens confisqués par le régime communiste à partir de 1948], du second pilier de la réforme des retraites (la capitalisation) qu'ils voulaient annuler ou de la mise en place obligatoire de registres bancaires à des fins fiscales.

 

Clairement, on note une tendance à un repli par rapport aux promesses pré-électorales. Et on peut le voir avant tout du côté des sociaux-démocrates. Ils n'insistent plus sur l'annulation ou le report de la Loi sur la restitution des biens de l'Eglise ; ils ne sont pas capables de la mettre en place face au fort lobby patronal représenté par Andrej Babis et son mouvement ANO 2011, tout comme ils ne mettront pas en place une fiscalité progressive ou une taxation plus lourde des grandes entreprises.

 

Pour ce qui est des restitutions des biens de l'Eglise, les sociaux-démocrates adoptent une position négative face à l'idée d'un référendum général sur cette question ; ils acceptent que toute révision possible de cette question ne dépende que de négociations avec les Eglises, refusant qu'elle soit soutenue par la prise de position négative, décisive, des citoyens sur la question. Les Chrétiens-démocrates sont fondamentalement contre cette révision ; ANO 2011 reste assez flou, essayant de ne pas s'engager.

 

Toutes les promesses fondamentales peuvent être ainsi abandonnées sur l'autel d'un possible accord de coalition.Et il y aussi un clair effort pour mettre de côté les questions fondamentales qui se posent actuellement, les laissant tomber dans l'oubli.

 

En agissant ainsi, les sociaux-démocrates lancent un défi aux autres partis parlementaires, dont les objectifs devraient être de répondre aux attentes de la majorité des électeurs, qui désiraient que l'on mette fin à l'ancienne manière de diriger. La promesse donnée à l'électorat devrait être supérieure à tout accord politicien pour la conquête de positions de pouvoir.

 

Le Parti communiste de Bohême-Moravie est prêt à mettre sur la table des questions comme la révision de la Loi sur la restitution des biens de l'Eglise, la mise en place d'une taxation à la fois sur les personnes physiques et morales, ou l'annulation du second pilier de capitalisation de la réforme des retraites.

 

Nous avons émis une proposition pour retarder l'entrée en vigueur du nouveau Code Civil. Nous allons demander le patrimoine non seulement des politiciens, mais aussi de tout citoyen qui dispose d'un certain patrimoine.

 

Nous voulons réaliser les changements que tout le monde attend avec volonté politique et respect envers les promesses que nous avons faites à nos électeurs.

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:22

Lu sur Rouge-Midi

Qui paye vraiment ses impôts ?

Monsieur Ayrault, des impôts oui, mais pourquoi faire ?
dimanche 1er décembre 2013
par  la péniche

Tous les responsables politiques semblent aujourd’hui d’accord : il faut baisser les impôts.


Et pourtant, sauf à accroître encore les déficits publics, et donc la dette, diminuer l’impôt suppose de réduire les missions de l’Etat et de la protection sociale (voir plus haut).

Et si les responsables politiques de tout bord promettent de tailler dans les 900 milliards de d’euros de prélèvements (chiffre 2010), ils se gardent bien d’indiquer dans quels domaines ils proposent de réduire les crédits. Car la schizophrénie est générale : chacun veut payer moins, tout en ayant plus d’enseignants, plus de policiers ou plus d’infirmières. Ce cercle vicieux dans lequel nous entraine le pouvoir socialiste et son « austérité » n’est que le résultat des obligations européennes. Mais qui a décidé de ces obligations ? Nous ? Non, la France dit non au traité de Maastricht !


Le « ras-le-bol fiscal » apparu au cours de ces dernières années, et en particulier à l’automne 2013, résulte d’un cocktail singulier : de réelles difficultés financières pour une partie non négligeable des ménages, dans un contexte d’austérité prolongée ; une hausse de l’impôt sur le revenu et du nombre de foyers imposables en 2012 et 2013 ; enfin et surtout, le sentiment de plus en plus partagé d’une injustice et d’une inégalité de traitement au bénéfice d’une petite minorité.

Le 15 octobre 2013, le quotidien Le Monde publie un sondage choc. Sous le titre « Impôts : le désaveu des Français » , on découvre que 72 % des personnes interrogées jugent le montant de l’impôt « excessif ». Mais « excessif » par rapport à quoi ? La question aurait mérité d’être approfondie, puisque, dans le même sondage, 57 % des répondants estimaient que le paiement de l’impôt relevait d’un geste citoyen et 75 % à 80 % jugeaient justifiés, voire très justifiés, les impôts les plus progressifs : impôt de solidarité sur la fortune (ISF), impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés.

De tels chiffres correspondent-ils vraiment à l’idée que l’on se fait d’un « désaveu » ?

 

Sur quoi faut-il interroger le gouvernement :

  1. - Quelle est la justification, la justesse et le bien fondé des dépenses, à quoi ça sert ?
  2. - Pourquoi le prélèvement de l’impôt n’est-il pas équitable ? (qui met-on à contribution et dans quelles proportions ?)
  3. - Pourquoi, la dette continue-t-elle de progresser en dépit de plusieurs années d’austérité ?
  4. - Pourquoi le nombre de personnes imposables a t-il augmenté de plus d’un million en 2013 ?
  5. - Pourquoi le premier geste de François Hollande a t-il consisté en un énorme cadeau fiscal aux entreprises sans aucune contre partie : le « pacte dit de compétitivité » ?  [1]

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Ainsi la colère des citoyens vis à vis de l’impôt trouve t-elle en partie sa raison d’être dans les cadeaux fiscaux accordés aux entreprises [2].

D’après les travaux menés par l’économiste Thomas Piketty, [3] les très riches paient proportionnellement moins d’impôts que les catégories populaires et les classes moyennes, en raison du nombre (et de l’énormité) des niches dont ils bénéficient. Comme les grandes entreprises, ils pratiquent massivement la fraude et l’évasion fiscales. Cela correspond au bas mot à un montant de 60 à 80 milliards d’euros de pertes par an.

De plus, entre 1980 et 2009 les recettes publiques ont économisé 60 milliards d’euros !

Le total des impôts a donc baissé et pourtant cela ne se traduit pas sur notre feuille d’impôt !

Explication : les baisses les plus fortes, celles de la période 2000-2009, ont pour l’essentiel profité aux 10 % les plus riches. Il est donc pas étonnant que la majorité d’entre nous n’aient pas constater de baisse… Et si vous ajoutez à cela une progressivité de l’impôt [4] qui « patine » dès qu’elle aborde les très hauts revenus et qui devient pratiquement inexistante pour les grosses entreprises, on comprend beaucoup mieux à qui profite la baisse d’impôt dont on se gargarise.

Le meilleur moyen de lutter contre cette situation ce n’est pas de coiffer un « bonnet rouge » et de prendre des vessies pour des lanternes (en l’occurrence une taxe qui ne s’applique qu’aux patrons des entreprises de transport routier qui profitent gratuitement des routes entretenues uniquement par nos impôts justement) c’est encore de se battre pour l’augmentation de nos salaires, pour un revenu minimum décent couplé avec un revenu « maximum » acceptable, pour la reprise en main du secteur financier et la mise sous tutelle de la rente des actionnaires (ceux qui ne font rien, gagnent beaucoup et déclarent peu ).

Une autre politique fiscale est possible ! Elle nécessite une véritable révolution des esprits car la France ne peut inverser sa politique économique sans reconquérir son indépendance monétaire et commerciale, aujourd’hui abandonnée entre les mains de la banque européenne, incarnation de l’Europe supranationale, tout entière au service du « grand marché » des capitaux, des emplois, et des hommes.

Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault a donc annoncé que son gouvernement allait engager une « remise à plat » de la fiscalité. Chiche ! Promise par M. François Hollande pendant sa campagne électorale, cette réforme avait été oubliée à mesure que le gouvernement cédait à la pression de divers lobbys patronaux. L’efficacité de cette réforme dépendra de notre capacité à nous mobiliser sur ces questions. On ne doit rien attendre de ce gouvernement.

La_peniche

Avec l’aide de Jean Gadrey (dans le Monde Diplomatique de décembre 2013).


[1] Avec son crédit d’impôt « pour la compétitivité et l’emploi », d’un montant de 10 milliards d’euros en 2014 et de 20 milliards en 2015 et les années suivantes. Un cadeau en partie financé par… des hausses de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt injuste s’il en est.

[2] Les grandes entreprises disposent désormais d’une formidable boîte à outils pour se prémunir contre les « charges » : les sociétés du CAC 40 s’acquittent d’un taux d’imposition réel de 8 %, alors que les petites entreprises versent 28 %

[3] Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle, Seuil, Paris, 2011.

[4] La progressivité de l’impôt consiste à prélever proportionnellement davantage sur les hauts revenus que sur les plus bas.


 

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