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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 16:00
Ruptures - Attention : l’édition d’octobre est parue…

L’édition de Ruptures n°119 est sortie des presses le 27 octobre

Au sommaire :

– l’éditorial qui revient sur la soudaine fortune du terme « sobriété », synonyme post-moderne d’austérité, au moment où le chef de la diplomatie de l’UE décrit cette dernière comme un jardin merveilleux, menacé d’invasion par le reste du monde

– un éclairage sur la flambée des prix de l’énergie, qui pourrait provoquer une désindustrialisation en Europe, et qui résulte des sanctions anti-russes et contre-sanctions, des taxes climatiques, mais aussi de la libéralisation qui prend désormais Bruxelles à son propre piège

– une analyse des contradictions d’intérêts entre les Vingt-sept, dont les divisions sont apparues au grand jour lors du Conseil des 20 et 21 octobre, notamment à propos du plafonnement du prix du gaz, ainsi que d’un nouveau fonds de solidarité – même Paris et Berlin s’écharpent

– un point sur la réunion inaugurale, le 6 octobre, de la « Communauté politique européenne » qui rassemble membres et non-membres de l’UE, le sommet de Prague s’étant transformé en forum anti-Poutine

– une analyse détaillée des élections du 25 septembre en Italie, à l’issue desquelles la « post-fasciste » Giorgia Meloni a pris la tête d’un gouvernement qui a immédiatement donné des gages à Bruxelles et à l’OTAN – pas vraiment ce qu’espéraient les électeurs

– une analyse du scrutin bulgare du 2 octobre, le quatrième en dix-huit mois ; mais cette fois, la question vitale de l’énergie a dominé la campagne, ce qui a permis aux forces pro-russes de progresser dans un pays de plus en plus polarisé

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves

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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 15:52
 Les cheminots sont venir dire non à l'ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires normandes devant le Conseil Régional ce lundi 17 octobre 2022 au matin • © Maxime Fourrier - France 3 Normandie

Les cheminots sont venir dire non à l'ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires normandes devant le Conseil Régional ce lundi 17 octobre 2022 au matin • © Maxime Fourrier - France 3 Normandie

La loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire transcrit en droit français une directive européenne qui dit que tout nouveau contrat établi à compter du 25 décembre 2023 devra être soumis à appel d'offre.

A partir d'un article paru sur FR3 Normandie :

Publié le

Plusieurs organisations syndicales ont appelé à la grève dès ce lundi 17 octobre 2022, un jour avant le mouvement de grève national. Une cinquantaine de syndicalistes ont manifesté devant le Conseil Régional de Normandie à Rouen dès 8h3O ce matin. Mais cela n'a pas suffit. Le Conseil Régional de Normandie a voté ce matin, à la majorité, en faveur de l’ouverture à la concurrence de dessertes ferroviaires sur son territoire.

Et ceci malgré l'avis du CESER :

Le CESER (organe de Conseil pluraliste du Conseil Régional) a voté un avis à l'unanimité jeudi denier (13 octobre), s'exprimant avec circonspection et fortes craintes sur cette ouverture à la concurrence dans le ferroviaire en Normandie, pointant une baisse de qualité, une hausse des tarifs pour les usagers et une hausse de la facture pour les contribuables, partout où cette concurrence a été mise en place.

Christophe Callay, dans un communiqué de la CGT

Pourtant, selon les syndicats, cette ouverture n'est pas obligatoire, "ni pour un pays, ni pour une région."

L'article 5 paragraphe 4 du règlement européen OSP est clair : l'ouverture du marché du transport prévoit que "les autorités compétentes peuvent décider d'attribuer directement des contrats de service public de transport par chemin de fer", en l'occurrence ici la SNCF.

Communiqué de l'intersyndicale CGT/UNSA/Sud Rail/CFDT/FO
 

Des essais ailleurs pas vraiment concluants selon les syndicats

La concurrence, partout où elle a été mise en place dans n'importe quel service public, a au final fait augmenter les tarifs pour les usagers, fait augmenter les tarifs pour les contribuables, avec une dégradation du service public . Donc on ne peut être que contre. Et en plus ça joue forcément sur les conditions sociales des salariés.

Christophe Callay, secrétaire de la CGT Cheminots Normandie

La Grande-Bretagne est le premier pays à avoir ouvert massivement ses lignes à la concurrence en 1997 en privatisant British Rail. S'en sont suivis des prix élevés, un service devenu mauvais, et des retards trop fréquents. Depuis 2018, la Grande-Bretagne renationalise ses lignes les unes après les autres.

C'est ce lundi 17 octobre que tout s'est joué. Le Conseil Régional de Normandie devait délibérer ce jour en assemblée plénière sur l'avenir du réseau ferré normand.

L'ouverture à la concurrence pour les TER (Transport Express Régional) est mise en place depuis décembre 2019 en France.

La loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire transcrit en droit français une directive européenne qui dit que tout nouveau contrat établi à compter du 25 décembre 2023 devra être soumis à appel d'offre.

Un rassemblement devant le conseil régional ce lundi matin

Les organisations syndicales cheminotes de Normandie s'étaient données rendez-vous devant le Conseil Régional à partir de 8h30 ce lundi matin pour faire état de leur opposition à l'ouverture à la concurrence.

[...]

Un peu avant 10h ce matin, les syndicats ont été reçus par Jean-Baptiste Gastinne, vice-président de la Région Normandie, en charge des transports.

 

Séance plénière du Conseil Régional de Normandie du 17 octobre 2022 © Maxime Fourrier - France 3 Normandie

 

Mais cela n'a pas suffi à faire changer d'avis la majorité régionale.

La droite, la seconde droite d'E Macron et Edouard Philippe a voté la mise en concurrence des chemins de fer normands

L'article originel et complet :

FR3 Normandie

 

 

 

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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 14:41
Raffinerie à Gonfreville l'Orcher

Raffinerie à Gonfreville l'Orcher

Editorial paru dans l’édition du 27/09/22

 

 

 

Y aura-t-il du courant à Noël ? Pour peu que les centrales nucléaires en maintenance reviennent vite en service et que la météo soit clémente (vive le réchauffement…), les interruptions de service sont peu probables, rassure le Réseau de transport d’électricité. A condition toutefois de se plier aux consignes de « sobriété » – autrement dit d’austérité – qu’édicte le gouvernement. Ainsi, un des pays les plus avancés de la planète en est réduit, au vingt-et-unième siècle, à évoquer le black-out, et à ordonner de baisser le chauffage… Il fallait bien un président « progressiste » pour accompagner cette régression d’échelle historique. Avec la sombre désinvolture qui fait son charme, Emmanuel Macron a ainsi prophétisé « la fin de l’abondance »…

Difficultés d’accès aux hydrocarbures, hausse vertigineuse des cours : une crise énergétique d’ampleur sans précédent s’accélère en Europe, dont les conséquences économiques et sociales pourraient bien faire figure de tsunami. Trois facteurs notamment sont à l’œuvre. Le premier d’entre eux est « systémique », diraient les linguistes bruxellois : l’avènement de la loi du marché. Celle-ci n’a pas toujours régi le commerce du gaz en particulier. Naguère, des contrats à long terme assuraient aux Etats producteurs des revenus stables, et aux acheteurs des prix bas. C’était avant que la fourniture de l’or bleu ne soit libéralisée, parallèlement à la déréglementation des ex-monopoles publics – une des réalisations phares de l’Union européenne.

Le deuxième facteur a trait au mot d’ordre désormais commun aux élites mondialisées : la réduction des émissions de CO2. Ainsi, le système d’échange européen des quotas carbone vise à renchérir délibérément l’utilisation, mais aussi la production, d’énergie carbonée. Au point que le gouvernement socialiste espagnol – qu’on ne peut soupçonner d’être « climatosceptique » – plaide pour que cette écotaxe, elle aussi régie par les mécanismes de marché et qui a bondi, soit gelée. Sans succès.

Enfin, le troisième facteur est celui qui a mis le feu aux poudres : les sanctions édictées par les dirigeants européens contre Moscou. L’UE a fait le choix politique de boycotter le charbon puis le pétrole russe, et menaçait de faire de même pour le gaz, avant que le Kremlin ne prenne les devants à titre de contre-sanction, en restreignant drastiquement les flux livrés par gazoduc. Résultat : le cours de l’or bleu – pour lequel les Vingt-sept cherchent désespérément des fournisseurs alternatifs – a été multiplié par douze en moins d’un an, entraînant une hausse faramineuse du prix de l’électricité. [...]

La suite sur le site de "Ruptures" :

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 16:11

La prochaine édition de Ruptures sortira des presses le 21 septembre

Au sommaire :

l’éditorial qui pointe la triple responsabilité de l’UE dans la flambée des prix de l’énergie – déréglementation, taxation du carbone, sanctions anti-russes – alors que les élites européennes s’inquiètent de la « lassitude » des peuples dont certains commencent à rejeter la « sobriété » imposée

un tour d’Europe des dégâts de la crise de l’énergie, et de la contestation populaire des sanctions qui alimentent massivement cette crise

– un point sur le resserrement des liens entre Bruxelles et Kiev : tandis que l’UE projette de chapeauter la formation des militaires ukrainiens, les « réformes » battent leur plein dans le pays en guerre, parmi lesquelles la quasi-abolition du code du travail

une analyse des « remèdes » que Bruxelles prévoit face à l’envolée des prix du gaz et de l’électricité au sein de l’UE, notamment la réduction de la consommation, tandis que d’innombrables PME sont menacées de faillite, et que les exportations de gaz US explosent

– un point sur la situation politique au Royaume-Uni avec l’arrivée d’Elizabeth Truss à la place de Boris Johnson après que celui-ci eut été éjecté par ses adversaires internes, notamment les ultra-libéraux qui combattaient la perspective d’investissements publics

– une analyse des élections du 11 septembre en Suède où le bloc de droite va tenter de former un gouvernement qui succède au cabinet social-démocrate, en espérant l’appui du grand gagnant du scrutin, les sulfureux Démocrates de Suède

Voir sur le site de Ruptures :

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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 22:59

par Manlio Dinucci

Josep Borell, Haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, non seulement annonce la suspension des visas aux touristes russes, assénant un nouveau coup dur au secteur touristique italienne européen, mais, dans une réunion des ministres UE de la Défense, a déclaré : “Les pays de l’Union Européenne ont discuté de l’hypothèse d’une mission d’entraînement pour les forces ukrainiennes dès avant la guerre : maintenant c’est le moment d’agir”.

Avec l’envoi d’armes et l’entraînement des forces de Kiev l’UE devient un pays belligérant contre la Russie aux côtés de l’OTAN.
En même temps Ursula Von der Leyen, Présidente de la Commission Européenne, réaffirme qu’il faut : “mettre fin à notre dépendance aux sales combustibles fossiles russes”. Elle annonce ainsi la décision de l’UE de poursuivre sur la voie qui est en train de provoquer en Europe une crise économique dévastatrice, due au prix du gaz qui a grimpé de 15 à plus de 300 euros le mégawatt/heure.

[...]

La suite en cliquant ci-dessous :

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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 10:15
L’UE et le gouvernement font flamber les prix de l’énergie !

Tant qu’il y a du profit et du super profit à engranger, y’a de la vie ! Pour les bénéficiaires bien sûr ! Ils ne sont qu’une poignée dans le monde mais leur pouvoir a été propulsé et démultiplié grâce à des alliés de poids, en premier desquels figure l’Union européenne. Cet organisme supranational tient d’une main de fer les rênes du règne néolibéral sur les 27 pays qu’elle soumet sans vergogne. Une Union européenne qui manie avec succès (jusqu’alors) le chaud et le froid, le double discours. Une Union européenne qui agit cependant au nom d’une seule foi, avec ardeur : la mise en concurrence des activités de tous les secteurs, la mise sur le marché de toutes les activités. La production et la distribution de l’électricité ne lui ont pas échappées. Au nom de la rupture avec les « monopoles » (publics), l’Union européenne a brisé, entre autres, le service public de l’énergie français. Bien sûr cela ne s’est pas fait en un jour. L’UE maîtrise aussi le temps à moyen terme. Ainsi, après des années de déclarations, de pilonnage médiatique, de directives, de traités de libre-échange, l’UE a sacrifié EDF. Ses arguments ? Les mêmes que pour France Télécom ou La Poste : la concurrence est une « valeur » de l’UE, l’européanisation engendrera une baisse des prix pour les consommateurs… Plouf ! Le bec dans l’eau ! La vérité des prix est là, désormais bien nette, bien claire, dramatique et mortifère : les marchés dictent les prix, investissent, spéculent, se font un pognon de dingue, quitte à mettre en péril les conditions de vie de millions de personnes et déstabiliser les activités des entreprises de production. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi les gouvernements successifs français ont-ils accepté de tuer EDF, un grand service public de l’énergie profitable et efficace ? N’ont-ils qu’un petit pois dans le cerveau ? Sont-ils à ce point frappés de débilité, de cécité ? Ou sont-ils complices, responsables et coupables ?

[...]

La suite sur le site du Pardem :

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2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 15:28
Déclaration de l’UE au Conseil de sécurité des Nations unies : "l’UE réaffirme que les colonies sont illégales au regard du droit international et demande l’arrêt de toutes les activités de colonisation"

Le 26 juillet 2022, Thibault Camelli, Chargé d’affaires à la Délégation de l’Union européenne auprès des Nations unies au nom de l’Union européenne et de ses États membres au Conseil de sécurité, a rappelé lors du débat public du Conseil que l’UE était opposée à la politique de colonisation d’Israël et préoccupée par l’expansion des colonies illégales et les violences contre les civils ; que l’UE condamnait la violence des colons et demandait une nouvelle fois une enquête approfondie sur le meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, que l’UE réaffirmait l’impératif d’un cessez-le-feu à Gaza.

[...]

Lire la déclaration intégrale sur le site de l'AFPS :

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 03:55
Ukraine - Le point de vue de Régis de Castelnau : Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

 Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

L'intervention russe en Ukraine a constitué une grande surprise en Occident. Y compris chez ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, considéraient que la responsabilité de l’OTAN et de l’Union européenne était lourdement engagée. Cette surprise est finalement le symptôme de ce sentiment de supériorité occidentale si présent dans les têtes, y compris chez ceux qui tentent de ne pas trop s’éloigner du réel et assistent, consternés, au basculement des élites dirigeantes dans un délire inepte. À base de refus d’évidences, de décisions absurdes, de propagande imbécile, de racisme sommaire, de pulsions suicidaires, et pour tout dire d’aveuglement assez terrifiant.

Nous avions dit dans ces colonnes qu’il était possible que l’intervention militaire du 24 février 2022 enclenche un processus pouvant mettre fin à la domination multiséculaire de l’Occident sur le monde. Les événements qui se déroulent depuis quatre mois semblent confirmer cette hypothèse, et en tout cas c’est manifestement la voie que la Russie et les pays « du Sud » ont décidé d’emprunter.

L’Histoire change par bonds, et c’est irréversible

L’aspect militaire de la guerre en Ukraine, sans être secondaire, apparaît comme un élément parmi d’autres de cette soudaine accélération de l’Histoire. Nous assistons en parallèle de la conduite méthodique par la Russie de son « opération spéciale », à la recomposition géostratégique de la planète où l’Occident, isolé, affronte le reste du monde. Ce qui est impressionnant, c’est que l’enjeu de cet affrontement est très clair. Nous avons d’une part une puissance, les États-Unis, qui se considère exceptionnelle et destinée à conduire le monde en organisant sa globalisation comme forme moderne de sa domination. Son système économique est celui du néolibéralisme financier assis sur sa monnaie, son système politique celui de la démocratie représentative abâtardie en oligarchie voire ploutocratie aujourd’hui, son outil juridique le fameux « ordre international fondé sur les règles » qu’il est le seul à connaître et produit en fonction de ses besoins, et son moyen principal la violence militaire. En face, les pays qui représentent l’énorme majorité de la population mondiale, ne veulent plus de cette hégémonie, aspirent à une organisation multipolaire d’États-nations territoriaux, régulée par le droit international issu du dispositif juridique mis en place à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Et dont les économies rejettent le néolibéralisme au profit de schémas où l’État garde sa place. [...]

Lire la suite ci-dessous :

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 23:18
Des trains plus chers, des lignes fermées, des milliers d’emplois en moins : le sombre avenir du ferroviaire français

Malgré le défi climatique et la hausse des carburants, l’État abandonne le train en sous-investissant dans l’entretien du réseau ferré. Contrer ce démantèlement programmé sera l’une des batailles politiques majeure au sein de la nouvelle Assemblée.

Nouveau record ! Avec une hausse des fréquentations de 10 % par rapport à l’été 2019, la SNCF prévoit un afflux historique de voyageurs. C’est l’heureux présage d’un changement d’habitudes des Français qui rend atteignable l’objectif que s’est fixé la France de doubler la part du train dans la moyenne des transports d’ici à 2030. Un obstacle demeure : l’absence de volonté politique de la part du gouvernement pour investir dans le train.

En dépit des ambitions affichées, le gouvernement a renoncé à donner à la SNCF les moyens d’affronter le mur d’investissement qui se dresse face à elle. La chasse aux coûts devra s’intensifier, avec des suppressions massives d’emplois et la fermeture des dessertes non rentables. Cette spirale infernale menace de faire péricliter le réseau et fait courir un risque nouveau d’accident, alertent les syndicats de cheminots.

L’ambiance est donc à la consternation dans le milieu ferroviaire, de l’Agence de régulation des transports aux syndicats de cheminots en passant par des parlementaires de gauche comme de droite et les cadres de la SNCF. L’État Français vient en effet d’entériner un véritable abandon du ferroviaire, par le biais du contrat de performance qui le lie pour dix ans à la SNCF, signé en catimini le 6 avril, en pleine période de réserve pré-présidentielle. « Ça ne pouvait pas être pire, on est dans une situation catastrophique », tranche Thierry Marty, ancien responsable de l’Unsa ferroviaire, tout juste retraité.

L’avenir des trains quotidiens gravement menacé

Il manque au moins un milliard d’euros par an, soit un tiers de l’enveloppe allouée par l’État, pour contrer le vieillissement du réseau, qui accuse une moyenne d’âge de 29 ans, soit 12 ans plus vieux que les voies ferrées allemandes [1].

 

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 12:52

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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