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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:18

Près du Havre, émotion à l'hôpital après le suicide d'une infirmière. Son mari témoigne

Une infirmière du groupe hospitalier du Havre a mis fin à ses jours, vendredi 24 juin 2016. Son mari, lettre à l'appui, met en cause les conditions de travail de son épouse.

Mise à jour : 29/06/2016 à 18:34 par Karine Lebrun

 

L'infirmière était en poste de nuit au service pédiatrie du Havre depuis 2012 (©Guillaume Satre).

L'infirmière était en poste de nuit au service pédiatrie du Havre depuis 2012. (©Guillaume Satre)

Drame au GHH (Groupe hospitalier du Havre) (Seine-Maritime). Vendredi 24 juin 2016, une infirmière, diplômée d’État, en poste depuis une vingtaine d’années dans l’établissement, a mis fin à ses jours, en laissant une lettre à son mari. Un homme dévasté qui s’est invité à la minute de silence organisée à la mémoire de sa femme, par l’intersyndicale Sud, CGT et CFDT, mardi 28 juin 2016, à midi, pour exprimer sa tristesse et sa colère.
Dans la lettre, son épouse âgée de 44 ans, met en lien son geste désespéré avec ses conditions de travail « en dégradation constante ». Les services de l’hôpital sont en réorganisation depuis des mois.

Vidéo. Découvrez le reportage de France 3 Haute-Normandie (06:00) :

Plus de polyvalence demandée en pédiatrie

"Toute l’équipe est dévastée. Depuis des mois, on alerte sur la dégradation de la prise en charge de l’usager et sur les conditions de travail de plus en plus inconfortables des agents », déplore Françoise Gosset, représentante du syndicat Sud.

L’hôpital public, au regard de la loi santé 2017, doit au niveau national réduire de 22 000 postes son effectif global. Au niveau local, cette politique d’économie se traduit par des suppressions de postes et des réorganisations de services. L’infirmière du GHH, était, elle, en poste en pédiatrie, attachée au service de néonatalogie, dédiée à la prise en charge des nouveaux nés, notamment pour les prématurés. Ce service de pédiatrie, comme le spécifie l’intersyndicale, est en cours de réorganisation depuis novembre 2015.

"Il a été demandé aux agents plus de polyvalence. En clair, tous les salariés en poste en pédiatrie devaient se montrer aptes à agir dans les différents services de cette spécialité, notamment en réanimation pédiatrique. L’infirmière avait signalé qu’elle ne se sentait pas à la hauteur pour assumer autant de responsabilités. Elle n’a pas été entendue », dénonce Françoise Gosset.

L’agent hospitalier, mère de deux enfants, travaillait de nuit à mi-temps,depuis 2012 en pédiatrie.

« J’en veux à cette pression qu’on colle à ces petites mains »

Le mari de la défunte partage cette colère. Dans le courrier qu’il a retrouvé près de sa femme, la professionnelle se serait alarmée du cas d’un enfant qu’elle avait pris en charge, dix jours plus tôt, en réanimation et aurait mis en doute ses qualités professionnelles :

"J’en veux à cette pression qu’on colle à ces infirmières, ces petits mains, totalement indispensables au fonctionnement de l’hôpital », a déclaré son mari, qui n’exclut pas d’alerter la justice.

Un CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a été réuni en urgence à l’hôpital Jacques Monod, lundi 27 juin 2016 :

"Nous avons demandé que la direction classe ce drame en accident du travail et nous avons défendu l’arrêt de la réorganisation du service, telle qu’elle se déroule actuellement », détaille Françoise Gosset, au nom de l’intersyndicale.

Un soutien psychologique mis en place à l’hôpital

Un renforcement de l’équipe en réanimation a également été sollicité ainsi que l’ouverture d’une enquête. « Au besoin, nous irons jusqu’à l’expertise », préviennent les syndicats qui dénoncent les effets dévastateurs de la tarification à l’activité imposée à l’hôpital public.
Contactée par Normandie-actu, la direction se refuse à tout commentaire sur le contenu de la lettre. Mais dans un communiqué, elle salue les qualités professionnelles de l’infirmière :

"Sa conscience professionnelle et sa rigueur étaient appréciées. Ses responsables soulignent sa bonne humeur et sa bienveillance à l’égard de ses collègues (…) La direction du groupe hospitalier, les équipes du Pôle pédiatrie et l’ensemble de la communauté hospitalière sont bouleversés par ce drame et souhaitent témoigner de leur émotion et totale empathie à sa famille. »

Un soutien psychologique a été immédiatement mis en place auprès des personnels du service pédiatrie du GHH. Une rencontre entre la direction de l’établissement hospitalier et le mari de la défunte pourrait être envisagée.

Pour comprendre pourquoi les personnels des hôpitaux publics sont à bout, voici plusieurs liens vers des sites syndicaux ou des journaux locaux qui mettent en évidence l'accélération de la dégradation des conditions d'accueil pour les patients et la dégradation des conditions de travail pour les personnels de santé.  Les suppressions de postes pour des exigences de "rentabilité", la mobilité imposée d'un service à l'autre, l'impossibilité de dynamiser des équipes efficaces et investies avec une telle mobilité entraînent un mal-vivre au travail pour des personnels de santé pourtant très attachés au service public de santé.

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