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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

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Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 14:30

Brésil : marchés et milieux d’affaires misent sur la chute de Rousseff

Lu sur Libération

Par

 

«Destitution, maintenant», l’immense banderole recouvrant le siège de la puissante Fédération des industries de Sao Paulo (Fiesp), annonce la couleur : au Brésil, milieux d’affaires et marchés voient d’un bon œil une chute de la présidente de gauche Dilma Rousseff, accusée de maquillage des comptes.

Jeudi, la Bourse de Sao Paulo a grimpé de 6,6%, sa plus forte hausse quotidienne en sept ans avant de fléchir le lendemain.

«Le marché célèbre la fin de ce gouvernement», commentait alors à l’AFP l’analyste André Leite, de TAG Investimentos, une fête paradoxale compte tenu de son aversion supposée de l’instabilité.

Le même jour, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva avait vu sa nomination comme ministre, controversée en raison d’accusations de corruption, suspendue par un juge de Brasilia (elle a depuis été suspendue également par un juge du Tribunal suprême fédéral).

Une nouvelle interprétée comme fragilisant un peu plus le gouvernement de Dilma Rousseff, déjà menacée au Parlement par une procédure de destitution.

Dans la première économie d’Amérique latine, plongée dans une récession historique pendant que s’envolent l’inflation, les déficits publics et la dette, les occasions pour les milieux financiers de se réjouir n’ont pas été nombreuses ces dernières années.

Désormais, «les investisseurs ont l’air de miser sur le fait que le Parti des travailleurs (PT, gauche, ndlr) et Dilma vont perdre le pouvoir, laissant la place à des temps plus heureux», explique David Rees, économiste pour Capital Economics et spécialiste de l’Amérique latine, qui souligne aussi la hausse du cours du minerai de fer comme motif d’euphorie boursière.

La politique économique de Dilma Rousseff a souvent été critiquée par les analystes, qui dénoncent un manque de contrôle budgétaire et de mesures fortes face à la crise.

«Chaque fois que Dilma paraît proche de tomber, la Bourse monte et le risque pays (l’indice mesurant la possibilité que le Brésil soit mauvais payeur, ndlr) chute», observe Margarida Gutierrez, professeur de macroéconomie à l’université fédérale de Rio de Janeiro.

- Un peu tôt pour rêver -

Les milieux économiques brésiliens semblent sur la même longueur d’onde.

Jeudi, la puissante FIESP, qui regroupe près de 130.000 entreprises, a pris publiquement position en faveur de la procédure de destitution de la présidente, étudiée actuellement par une commission de députés.

«La société veut un changement, elle veut la destitution de la présidente», a plaidé devant la presse Paulo Skaf, président de la fédération, rêvant à voix haute d’un Brésil où l’on pourra «renouer avec l’investissement, la création d’emploi, l’entrepreneuriat, le renforcement des entreprises, de tous les secteurs brésiliens, des services».

Mais il est peut-être un peu tôt pour rêver, prévient David Rees : «je ne suis pas convaincu qu’il faille s’attendre à de meilleures politiques» si la présidente est écartée.

«Même s’il y a un changement de gouvernement, il n’est pas évident que quiconque ait la possibilité de faire passer de dures réformes, donc les problèmes structurels de l’économie (brésilienne) pourraient persister encore quelque temps», estime-t-il.

D’autant que la procédure pour destituer la chef d’Etat est longue et complexe, nécessitant le vote d’au moins deux tiers des députés puis des sénateurs sur une période pouvant dépasser six mois.

Mais, dans un climat d’animosité croissante vis-à-vis du pouvoir en place, le calendrier pourrait s’accélérer, prédit Joao Augusto de Castro Neves, directeur Amérique latine au cabinet de consultants Eurasia Group : «la probabilité d’un changement de gouvernement augmente vraiment», à 75% selon ses calculs, et «cela pourrait arriver dès début mai».

En cas de destitution de Dilma Rousseff, c’est son vice-président Michel Temer, chef du parti centriste PMDB, qui assumerait le pouvoir jusqu’aux élections générales de 2018.

«C’est certain que l’administration Temer bénéficierait d’une lune de miel, mais la question est: combien de temps va-t-elle durer?», se demande Joao Augusto de Castro Neves.

«Même si Temer devrait amener des changements positifs dans l’économie, il n’aura pas le capital politique pour mettre en oeuvre des réformes ambitieuses», souligne-t-il.

Dernier danger, enfin : l’analyste met en garde sur le risque que Michel Temer se retrouve à son tour fragilisé s’il est impliqué, de près ou de loin, dans les deux scandales en cours, autour du géant pétrolier d’Etat Petrobras et du financement de la campagne présidentielle de 2014.

AFP

 

 

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