Boris Nemtsov, un homme au service de l'oligarchie russe
Lundi 2 Mars 2015
Ayant fermement soutenu Boris Eltsine durant les événements de 1991, il obtient son soutien et devient gouverneur de l'Oblast de Nijni-Novgorod. Cette région gagne alors le surnom de "laboratoire des réformes libérales" (qui entraînent en effet un boom de la croissance économique). Margaret Thatcher en fera l’éloge lorsqu’elle ira visiter Nijni Novgorod en 1993.
Boris Nemtsov fut vice-Premier ministre chargé de l'Économie dans les cabinets de Viktor Tchernomyrdine de mars 1997 à août 1998, ses réformes libérales lui valurent le soutien de Margaret Thatcher lors de sa visite en 1993 alors qu'il était gouverneur de l'Oblast de Nijni-Novgorod.
Boris Nemtsov était ministre de l'Énergie sous Boris Eltsine, ce qui lui valait d'être régulièrement dénoncé comme un homme politique lié aux oligarques qui ont profité de la vague de privatisations des années 1990.
Le premier président de la Russie post soviétique, dont il était très proche, avait envisagé un temps d'en faire son dauphin, avant de lui préférer le chef du FSB (ex-KGB), Vladimir Poutine. Limogé en août 1998, Boris Nemtsov, vexé, bascule dans l'opposition lorsque son rival prend les rênes du pays.
En août 1999, il fut un des cofondateurs du parti de l’Union des Forces de Droite (SPS), coalition ultralibérale qui obtient près de 9 % des voix aux législatives de 1999, où il redevint député. Aux législatives de 2004, le SPS s’écroula, et obtient seulement 4 % des voix, perdant tous ses députés. Nemstov démissionne et endosse la responsabilité de l’échec.
Après la révolution orange de 2004 en Ukraine, il devint conseiller économique du président ukrainien pro-occidental Viktor Iouchtchenko. Il fut révoqué en 2006. Fin 2008, Nemtsov cofonde le parti Solidarnosc avec Gary Gasparov, l'opposition ultralibérale et pro-occidentale reste malgré tout cantonnée à une opposition de façade.
Cette opposition "libérale" dispose de peu de soutien populaire, à l’exception de Moscou, les libéraux n'existent pas dans le reste du pays. Car depuis la mort de Boris Elstine, le choc économique imposé à des millions de russes reste bien vivant dans les mémoires. Fin 1991-début 1992 a été extrêmement violente pour le peuple. Les souffrances qui ont été imposées aux Russes, au nom de la "liberté" ont causé de très lourds dégâts économiques, sociaux et environnementaux. Boris Nemtsov était l'un de ces bourreaux du peuple russe.

