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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 13:58
Mécontent d’une affiche, le milliardaire Gérard Mulliez débarque dans une réunion des Jeunes communistes

C'est une scène surréaliste à laquelle ont participé les jeunes militants communistes de Lille. Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, s'est invité samedi 22 février à une réunion des Jeunes communistes dans la ville du Nord.

Ce n'est pas pour prendre sa carte d'adhérent au parti mais plutôt pour dénoncer une affiche le qualifiant de "milliardaire, profiteur de la crise" que l'homme d'affaires a fait le déplacement. La Voix du Nord raconte qu'au départ, personne ne reconnaît la troisième fortune, âgée de 83 ans. "J’ai vu un monsieur pousser la porte, témoigne un militant dans le quotidien. Je l’accueille, il me regarde et il me dit : « Vous n’êtes vraiment pas gentil avec moi »."

 

 

L'intrus enlève sa casquette et pointe ensuite le doigt sur l'affiche placardé sur un mur et le mettant en scène. Sur celle-ci on peut lire "Gérard Mulliez, actionnaire milliardaire, profiteur de la crise / Ils empochent, nous produisons / Justice fiscale!".

M. Mulliez tente alors de se défendre face aux jeunes militants : "Je crée des emplois avec mes magasins."  Un échange de cinq minutes s'engage, le dialogue reste "ferme mais courtois" selon le quotidien régional.

Le milliardaire n'en démord pas, il explique qu'il crée des emplois avec ses supermarchés, et même qu'à leur âge il avait déjà lancé ses premiers magasins. Il n'hésite pas à qualifier de "charabia idéologique" les discours des jeunes militants de gauche.

Le fondateur du groupe de grande distribution aura fait le déplacement pour rien, la section du Nord-Pas-de-Calais du PCF a indiqué qu'elle ne comptait pas mettre un terme à la campagne d'affichage.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 11:01
Reçu un communiqué de l'AFPS
Gaza : que fait la France face au scandale du blocus ?

http://www.france-palestine.org/Gaza-que-fait-la-France-face-au-scandale-du-blocus

 

AFPS, vendredi 20 février 2015

Gaza a quitté la une des médias mais survit avec une situation humanitaire catastrophique. L’aide promise pour la reconstruction n’est pas arrivée et la population survit dans la boue et le froid. 6 mois après les massacres et destructions de l’été des dizaines de milliers de personnes sont encore hébergées dans des écoles de l’UNRWA ou vivent dans des abris de fortune. Les conditions de vie sont extrêmement précaires : électricité coupée 12 à 18 heures par jour, pénurie de gaz, eau impropre à la consommation, assainissement quasi inexistant. Plusieurs bébés sont morts de froid. L’économie est à terre et le chômage atteint des chiffres vertigineux : la population ne peut survivre que par l’aide alimentaire d’urgence. C’est dans ce contexte qu’il a fallu que 6 membres d’une association humanitaire de Nice mènent une grève de la faim du 10 au 20 février pour sauver 30 tonnes d’aide d’urgence d’une valeur de 120 000 euros collectées par eux, bloquées depuis décembre dans le port d’Ashdod, qui étaient menacées d’être détruites par les autorités israéliennes.

Pourtant, les Hautes Parties Contractantes aux Conventions de Genève ont, avec la participation et le vote favorable de la France, solennellement rappelé le 17 décembre dernier « l’obligation première de la Puissance occupante d’assurer l’approvisionnement adéquat de la population du territoire occupé, et que lorsqu’elle n’est pas en mesure de le faire, elle a l’obligation d’autoriser et de faciliter les actions de secours ». Et que tous les Etats engagés par ces conventions « doivent permettre le libre passage de secours humanitaires et garantir leur protection ». La responsabilité de la France, comme de tous les pays engagés par les Conventions de Genève, est donc directement engagée.

De même la résolution 1860 du Conseil de sécurité adoptée en janvier 2009, votée par la France et à laquelle les Etats-Unis n’avaient pas osé mettre leur véto demandait déjà que « l’aide humanitaire, y compris les vivres, le carburant et les traitements médicaux, puisse être distribuée sans entrave dans tout Gaza ». Elle soulignait « la nécessité de faire en sorte que les biens et les personnes puissent emprunter régulièrement et durablement les points de passage de Gaza » et se félicitait « des initiatives visant à créer et ouvrir des couloirs humanitaires et autres mécanismes permettant un acheminement ininterrompu de l’aide humanitaire ». Cette résolution est alors restée lettre morte et n’a pas mis fin à l’opération « Plomb durci ». Son application et la levée du blocus auraient seules pu empêcher les nouvelles agressions de novembre 2012 et de l’été 2014. Elle nécessitait une intervention ferme des pays signataires de la résolution et de l’UE qui s’est contentée d’un rôle de bailleur de fonds sans jamais formuler d’exigences politiques. Persévérer dans cette attitude de démission face à une situation qu’on sait illégale et dramatique ne peut mener qu’à une nouvelle catastrophe et à cette « quatrième guerre » appelée de ses vœux par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

Il est de la responsabilité de la France d’agir sans délai pour que soit imposée la levée d’un blocus mortifère. Cela passe par l’exigence de l’ouverture des points de passage, la reconstruction et l’ouverture du port de Gaza, la reconstruction de Gaza en demandant des comptes au gouvernement israélien qui porte la responsabilité des destructions.

Il n’est tout simplement plus possible de laisser ainsi 1,8 million de Palestiniens de Gaza à la merci des forces d’occupation israéliennes qui en organisent le blocus et l’asphyxie.

Le Bureau national

 

Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

 
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:49

 

Les hauts fonctionnaires de l'hôtel Sébroko juraient, il y a trois ans, la main sur le cœur, qu'ils disposaient d'éléments inattaquables contre le président Gbagbo, notamment à propos du prétendu bombardement du « marché d'Abobo » par les FDS. Aujourd'hui qu'il est question de remettre ces « preuves » à Fatou Bensouda, elles disparaissent de la circulation. Et si les hauts fonctionnaires avaient tout simplement menti à l'opinion internationale ? Explications.

Désormais aux abonnés absents, et pourtant ! Durant toute la guerre postélectorale, l’ONUCI, résolument rangée aux côtés du camp Ouattara, et le soutenant à la fois politiquement, médiatiquement et militairement, a fait un certain nombre de déclarations et émis des accusations claires contre le président Gbagbo et les Forces de défense et de sécurité. L’ONUCI a prétendu disposer de preuves matérielles accablantes contre celui qu’elle voulait voir tomber.

C’est tout naturellement que les observateurs s’attendaient à voir ces éléments dans le dossier de la procureure Fatou Bensouda, d’autant plus que la Cour pénale internationale (CPI) est une émanation de l’ONU, et particulièrement du Conseil de sécurité, à qui le statut de Rome donne quasiment le statut de « grand patron ».

Au final, quasiment aucun élément solide provenant de l’ONUCI ne figure dans le dossier de Fatou Bensouda, qui a pourtant été remanié après avoir été retoqué par les juges de la Chambre préliminaire I pour preuves insuffisantes. « Concernant l’ONUCI, [le procureur] n’aura semble-t-il interrogé pendant ses trois ans d’enquête que trois fonctionnaires de rang subalterne. Toujours concernant l’ONUCI, ses contingents étaient sur le terrain, ses représentants participaient aux manœuvres diplomatiques lancées dès avant les élections et les rapports, certainement très intéressants, que le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies transmettait régulièrement à New York auraient permis, si le Procureur les avait présentés, de mieux comprendre la réalité », s’étonne Maître Emmanuel Altit.

 

Grand enfumage

Les représentants de la Maison de Verre à Abidjan n’ont-ils pas été sollicités ? Impossible. N’ont-ils pas voulu donner certains des éléments dont ils disposent ? Peut-être. Ont-ils, par le passé, procédé à un « grand enfumage » et proclamé avoir des preuves qui n’existaient pas pour mieux obtenir des résolutions de plus en plus musclées et faire tomber Gbagbo ? Certaines archives qu’il est aujourd’hui bon d’exhumer accréditent cette thèse.

La première d’entre elles est un communiqué produit par l’ONUCI le 17 mars 2011, jour du prétendu bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo. Un communiqué affirmant ceci : « L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a dépêché jeudi après-midi, une patrouille robuste accompagnée d’experts des droits l’homme pour s’enquérir de la situation à Abobo où il avait été fait état de tirs à l’arme lourde sur le marché local. L’équipe sur place a pu observer que des forces armées du camp du président Gbagbo ont tiré au moins six projectiles sur le marché et ses environs causant la mort de 25 à 30 personnes et faisant entre 40 et 60 blessés. L’ONUCI exprime son indignation devant de telles atrocités contre des civils innocents. Les auteurs de ces exactions, qui constituent des violations flagrantes des droits de l’homme, ne sauraient rester impunis. L’ONUCI se réserve le droit de prendre les mesures appropriées pour prévenir, à l’avenir, de tels actes inacceptables, conformément à son mandat de protection des populations civiles ».

Le lendemain, l’ONUCI récidive et écrit : « L’examen par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) des projectiles tirés jeudi après-midi au marché d’Abobo et dans ses environs lui permet de confirmer qu’il s’agissait d’obus de mortiers de 81 mm. Les forces de sécurité du camp du Président Gbagbo ont tiré les obus à partir d’un camp militaire faisant une centaine de victimes (tués et blessés confondus). Un tel acte contre des civils pourrait constituer un crime contre l’humanité. L’ONUCI réitère qu’elle se réserve le droit de prendre des mesures appropriées en vue d’assurer la protection des civils, conformément à son mandat ».

 

Où sont passés les rapports des experts ?

Trois ans plus tard, le président Gbagbo se trouve à la CPI. Mais ni le rapport des experts des droits de l’homme prétendument envoyés, ni les photos qu’ils ont pu prendre, ni l’étude balistique qui avait soi-disant conclu que des obus de mortiers de 81 mm avaient été tirés, ni les projectiles en eux-mêmes, ne se trouvent dans le dossier de Fatou Bensouda. L’ONUCI serait-elle « pro-Gbagbo » ? Ces éléments mystérieux se trouvent-ils, comme la boîte noire de l’avion de l’ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, dans le tiroir d’un bureau de la Maison de Verre ? Ou alors n’existent-ils tout simplement pas ? On est en face d’un véritable scandale international !

Ce qui en rajoute à la confusion – ou à la comédie de mauvais goût -, c’est que la procureure Fatou Bensouda et les « experts » désormais invisibles de l’ONUCI ne sont même pas d’accord sur la nature des obus qui seraient tombés sur le marché d’Abobo. Si ce que l’on déduit des interrogatoires de Fatou Bensouda est qu’il s’agissait d’obus de mortiers de 120 mm, les « expertises » d’il y a trois ans évoquaient des obus de mortiers de 81 mm. Il y a un hic ! D’autant plus que selon la déposition à la CPI de l’ancien ministre de la Défense Alain Dogou et celle d’un témoin dont l’identité a été « expurgée », il n’y avait pas d’obus de mortiers de 81 mm au camp commando d’Abobo ! Pour se donner de la contenance, Fatou Bensouda a fait appel à un expert non inscrit sur la liste officielle des experts de la CPI, et qui se contente, dans ses conclusions suite à une analyse de probables impacts de projectiles (plus de deux ans plus tard en effet) qu’il est « possible » ou « probable » que la thèse avancée par la procureure soit vraie. Aucune affirmation, aucune certitude scientifique ! La rétention d’informations – ou le refus de Bensouda de solliciter des informations qui pourraient contredire sa thèse et mettre la pression sur ses amis du camp Ouattara – ne s’arrête pas là. Les rapports de l’ONUCI ne sont livrés qu’au compte-gouttes. Les très importants rapports du « call center » qui centralisait les appels au secours (et qui auraient pu constituer une photographie assez intéressante des mouvements de panique et des accusations émises par les populations) ne figurent pas dans le dossier.

 

La France n’a pas donné de preuve contre Gbagbo à Fatou Bensouda

En novembre 2013, le périodique La Lettre du Continent écrivait que Fatou Bensouda, procureure auprès de la CPI, « aurait, entre autres, approché le ministre français de la Défense pour muscler son dossier » et faire rendre gorge à Gbagbo. Les documents qui viennent d’être rendus publics par la CPI indiquent en tout cas qu’elle n’a rien obtenu de concluant dans cette quête. « Concernant les Autorités françaises, rien ne semble avoir été fait. Un tel manque est d’autant plus stupéfiant que les forces françaises étaient présentes le long de la zone de confiance délimitant le Nord – sous contrôle rebelle –, du Sud – sous contrôle gouvernemental – et à Abidjan 19, qu’elles semblent avoir joué un rôle important dans l’organisation et la mise en œuvre de l’offensive rebelle vers le Sud en mars 2011, que ce sont les forces françaises qui ont réduit les points de défense des forces gouvernementales à Abidjan, que l’assaut de la résidence présidentielle a été lancé par les commandos français, etc. Pendant toute la crise postélectorale, les diplomates français étaient à la manœuvre pour soutenir Alassane Ouattara et convaincre les représentants de la communauté internationale d’abandonner le Président Gbagbo. Dans ces conditions, il est incompréhensible que le Procureur n’ait pas demandé aux autorités françaises les informations dont elles disposent qui auraient permis d’éclairer les Juges et de révéler la vérité sur ces évènements. (…) Le Procureur a tellement craint de montrer le rôle des Autorités françaises qu’il s’est interdit de leur demander des informations, pourtant essentielles, dont elles seules disposent. Passer sous silence le rôle des autorités françaises dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire et lors de la crise post-électorale, c’est exactement comme passer sous silence le rôle de la Chine et des Etats-Unis lors de la guerre de Corée », fait ainsi remarquer Maître Emmanuel Altit, avocat de la Défense, dans ses observations.

Source : Le Nouveau Courrier

Lu sur Investig'action

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:26

Publié par Michel El Diablo

« Transition Energétique pour une croissance verte »: LE 3 MARS 2015, L’ÉNERGIE EN ACTION pour peser sur le SÉNAT [CGT - FO ]

LE 3 MARS 2015, L’ÉNERGIE EN ACTION

POUR PESER SUR LE SÉNAT

 

A l’issue du débat au Sénat, les Fédérations CGT et FO font le constat que le texte sur la loi de « Transition Energétique pour une croissance verte » ne répond ni aux aspirations des salariés ni aux besoins des usagers3 en matière d’énergie et encore moins aux enjeux pour la planète en matière de CO2.

Les 17 000 énergéticiens présents à la manifestation de Paris organisée par la CGT et FO le 29 janvier dernier ont dénoncé cette loi de « transition électrique » et  fait bouger le curseur, mais à l’issue de ce débat ils n’ont pas encore été suffisamment entendus.
Si cela a légèrement bougé sur la place du nucléaire dans le mix énergétique, il reste des sujets qui fâchent :

  • la privatisation des barrages hydro-électriques,
  • les incertitudes qui pèsent sur l’application du statut aux salariés des entreprises font et feront de l’ENR,
  • l’avenir de la distribution avec sa possible reprise en main par les collectivités locales par la création de « sociétés publiques locales » où le capital public irait de 34 à 66%,
  • l’absence du gaz et de ses usages dans la loi,
  • la place du thermique à flamme
  • la question de l’arrêt de la sous-traitance,
  • les incertitudes sur les gestionnaires de réseaux,…

A côté de cela, la facture de l’usager va flamber pour assurer un maximum de profits, au travers de la CSPE1 et la CSPG2, qui vont encore plus subventionner le renouvelable sans bénéfice pour l’usager.

Fortes des interrogations et attentes des salariés du secteur de l’énergie et des milliers de signatures de pétitions d’usagers, La FNME CGT et la FNEM FO appellent à faire le 3 mars partout en France des rassemblements auprès des Préfectures pour porter nos revendications de salariés, notre vision de professionnels du secteur de l’énergie et les attentes des usagers marquées par la signature de la pétition.

Les Fédérations CGT et FO soutiennent les initiatives organisées par leurs bases qui pourront avoir lieu dans les secteurs de : la production, du transport et de la distribution.

En Ile-de-France les Fédérations CGT et FO appellent à un rassemblement au Sénat à 11h00.

 

Le 3 mars, l'énergie en action pour peser sur le Sénat :: Site officiel de la FNME - Fédération Nationale des Mines et de l'Energie - CGT

http://www.fnme-cgt.fr/index.php/actualites/le-3-mars-l-energie

 

1- La contribution au service public de l'électricité (CSPE) est un prélèvement de nature fiscale sur les consommateurs d'électricité.

2- CSPG : Contribution biométhane (appelée également Contribution au service public du gaz - CSPG) : Cette taxe qui pèse sur les consommateurs finance l’achat de biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel.

3- La CSPE et la CSPG s'ajoutent aux autres taxes qui grèvent le budget des usagers.  Pour les ménages, les taxes représentent 34% de la facture d’électricité et 21% de la facture de gaz naturel, selon l’Observatoire du 3ème trimestre 2014 de la Commission de régulation de l’énergie.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 15:30
Désaccord au sein de l’Otan sur la question ukrainienne
Des milliers d’Allemands ont manifesté contre la conférence de sécurité à Munich, contre la confrontation avec la Russie et contre la livraison d’armes au gouvernement de Kiev. (Photo Sven Hoppe/dpa-Bildfunk)

Des milliers d’Allemands ont manifesté contre la conférence de sécurité à Munich, contre la confrontation avec la Russie et contre la livraison d’armes au gouvernement de Kiev. (Photo Sven Hoppe/dpa-Bildfunk)

Reinhard Lauterbach (article repris de Junge Welt)

Comment traiter la situation en Ukraine ? La question sème la discorde parmi les alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Les Européens veulent des négociations, mais les Etats-Unis, eux, veulent livrer des armes à Kiev. Par ailleurs, selon certaines sources à l’Otan, il serait impossible de battre les rebelles…

Durant le sommet qui se tiendra ce mercredi 11 février à Minsk, la Russie, l’Ukraine, la France et l’Allemagne vont poursuivre la discussion pour tenter de trouver une solution politique au conflit ukrainien. C’est ce qu’ont annoncé les quatre pays concernés ce dimanche 8 février. Cette nouvelle manche de négociations est le seul résultat visible de la visite du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel à Moscou.

Lors de la conférence de sécurité qui vient d’avoir lieu à Munich (du 6 au 8 février inclus), il est toutefois devenu évident que non seulement le fossé est très profond entre l’Otan et la Russie, mais qu’il existe aussi une importante division au sein même de l’alliance occidentale.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov reproche aux Etats-Unis et à leurs alliés de s’être comportés pendant 25 ans en vainqueurs de la Guerre froide et d’avoir sans cesse abusé la Russie. Lavrov a fait état des plans américains pour les bases de missiles en Pologne, la construction de drones qui peuvent être munis d’armes atomiques, l’élargissement de l’Otan vers l’Est et l’ingérence en Ukraine. Pour Lavrov, l’Occident se doit maintenant de décider si il veut une architecture de sécurité, sans ou contre la Russie.

 

Le point de vue « fou » de Merkel

C’est précisément sur cette dernière question que les membres prééminents de l’Otan se disputent. Durant la conférence à Munich, Merkel s’est exprimée contre la livraison d’armes par les Etats-Unis à l’Ukraine, argumentant que ce n’est pas cela qui amènerait le président russe à modifier sa politique en Ukraine. Telle est l’amère réalité, a déclaré Merkel. Dans une interview à la télévision allemande, l’Américain John McCain, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis et actuel sénateur républicain, a carrément qualifié le point de vue de Merkel de « fou ».

Dans son édition online, le journal allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung cite des fonctionnaires de l’Otan qui affirment qu’une victoire militaire du gouvernement de Kiev sur les rebelles du Donbass (dans l’Est de l’Ukraine) serait impossible pour un « coût acceptable ». Les « républiques populaires » de Donetsk en Lougansk disposent entre-temps d’une des forces de combat des plus modernes de la région : avec leurs missiles de défense russes du type S-400, ils ne sont plus vulnérables aux attaques aériennes. A cela vient s’ajouter le fait que leurs troupes sont bien plus fortement motivées que les troupes de l’armée ukrainienne. Ce que confirme le think-tank américain Stratfor, qui évoque un mauvais moral et un médiocre degré de recrutement des troupes ukrainiennes. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung cite des sources des services de renseignement allemands qui estiment que le nombre de victimes des combats dans la région du Donbass tournerait en réalité autour de 50.000 personnes, un chiffre dix fois plus élevé que celui des Nations unies. A la conférence à Munich, le président ukrainien Petro Porochenko a déclaré avoir jusqu’à présent perdu jusqu’à 1.400 soldats dans ces combats.

 

Porochenko fait rire

Une autre intervention de Porochenko a fait rire même dans les médias occidentaux. Le président ukrainien a en effet brandi une poignée de cartes d’identité russes qui, selon ses dires, avaient été prises à des soldats russes. Or on peut se procurer de tels documents à peu près partout. En outre, des experts font même remarquer que, si ces papiers étaient authentiques, cela ne voudrait encore rien dire, puisque les soldats russes doivent remettre tous leurs papiers d’identité civils lors de leur entrée dans l’armée. Celui qui se trouve donc avec de tels papiers en Ukraine n’est donc pas en service dans l’armée russe.

 

Lu sur Solidarité, le site du PTB

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 15:30

Publié par Jean Lévy

Solidarité & Progrès
Le Plan B de la Grèce : rejoindre les BRICS
 
 

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  • Le gouvernement grec a annulé la privatisation du port de Pirée tout en maintenant son partenariat avec la Chine pour y développer les activités.

Pourquoi le gouvernement de Tsipras ne recule-t-il pas face à la Troïka ? Parce qu’il sait qu’il existe une alternative à l’austérité et au règne des financiers !

Peu de gens en France comprennent pourquoi la dynamique lancée par des pays situés à des milliers de kilomètres, décriés pour leur corruption et encore pauvres naguère, est la porte de sortie à la crise de civilisation que nous vivons ici.

Pourtant, Nikos Chountis, le ministre aux Affaires européennes grec, l’a clairement annoncé : si l’UE demeure sourde aux besoins de son pays, il se tournera vers d’autres horizons, notamment la Chine et la Russie, qui auraient fait des offres de coopération et d’aide financière à Athènes. Le 11 février, le ministre des Affaires étrangères grec s’est rendu en Russie, tandis que Panagiotis Lafazanis, ministre de la Reconstruction productive, de l’environnement et de l’énergie, était invité en Chine par le Premier ministre Li Keqiang.

Bien entendu, nos experts et journalistes français, réduisant le monde à une histoire de rapports de force, nous diront que les « empires » chinois et russes cherchent en fait à avancer leurs pions en Europe...

Remarquons simplement que depuis leur sommet historique à Fortaleza, en juillet dernier, l’approche « gagnant-gagnant » prônée par les BRICS s’est traduite par des dizaines d’accords de coopération, alors que la concrétisation de la solidarité prétendument portée par l’UE se fait toujours attendre.

Sans ce type de partenariat et sans le soutien financier de la Chine, l’Argentine n’aurait sans doute pas pu résister à l’attaque des fonds vautours en 2013, ces fonds spéculatifs qui, avec l’aval de la justice américaine et d’Obama, exigent le remboursement à 100 % de sa dette, alors qu’ils l’avaient achetée à quelques pourcents de sa valeur initiale.

Mais surtout, les idées que nous portons ici et dans le monde avec nos alliés de l’Institut Schiller sont au cœur de cette bataille internationale.

Reconnaissant le risque de guerre mondiale, Panos Kammenos (le président du parti des Grecs indépendants, désormais ministre de la Défense) fait partie des personnalités ayant endossé l’appel lancé par l’Institut Schiller, exigeant que l’Europe et les États-Unis abandonnent leur logique d’affrontement géopolitique pour coopérer avec les BRICS.

Lors de la conférence organisée par l’IS en octobre dernier à Francfort, où S&P avait emmené une délégation d’une centaine de Français, M. Kammenos avait présenté sa vision d’une Grèce intégrée dans le projet de développement mutuel des « Nouvelles routes de la Soie ».

Il avait pu y rencontrer de nombreuses autres personnalités d’Europe, Chine, Inde, États-Unis, etc., qui, chacune à sa manière, se bat pour la paix par le développement.

En 2013, il rendit visite à notre parti frère aux États-Unis, le Comité d’action politique de Lyndon Larouche (LPAC), ce qui lui donna l’occasion de rencontrer plusieurs congressistes américains pour les enjoindre à mettre Wall Street en cage, notamment par un retour au Glass-Steagall (la loi de séparation des banques promulguée par Roosevelt). (Voir vidéo)

Alors qu’il était encore député au Parlement grec, il avait d’ailleurs clairement exposé comment, en pariant sur la dette grecque, des spéculateurs s’étaient honteusement enrichis (y compris certains élus), alors que le peuple était mis au pain sec. Peut-être comprenez-vous mieux pourquoi la presse française s’est empressée de l’étiqueter comme extrémiste dès son élection ?

Le gouvernement grec sait donc qu’il existe une alternative, et il sait aussi que cette alternative ne peut être que collective. C’est ce qu’a exprimé le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, à la TV italienne RAI3 le 8 février, en soulignant que le problème de la dette grecque ne pourrait être résolu qu’en mettant fin aux politiques d’austérité dans l’ensemble de la zone euro.

C’est pourquoi il propose une conférence sur la dette pour tous les pays européens, ainsi qu’un New Deal pour l’Europe, financé par la Banque d’investissement européenne en décuplant ses fonds.

Selon le site greekreporter.com, Varoufakis estime qu’« il s’agit d’idées et de propositions qui concernent toute l’Europe, car nous, les Grecs, ne pensons pas avoir le droit de demander pour nous-mêmes une chose qui ne soit pas valable aussi pour les Portugais, les Italiens ou encore les Irlandais ».

Comme les BRICS, la Grèce a compris que servir l’intérêt de l’autre, c’est la voie qui permet aux faibles de se libérer du plus fort 

 
 
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 11:32

Nous reprenons ce texte très argumenté lu sur Mediapart.  A lire pour ceux qui veulent des arguments sur la criminalité fiscale. Nous ne partageons cependant pas l'illusion selon laquelle l'UE pourrait avoir la volonté de réglementer et punir les criminels fortunés.  C'est la logique capitaliste des multinationales que de rechercher sans cesse tous les artifices juridiques pour couvrir ses actes frauduleux.  L'UE a été créée pour accompagner et fournir les cadres institutionnels nécessaires à cette logique de "concurrence libre et non faussée" qui laisse le renard libre dans le poulailler.  C'est s'aveugler que de croire que l'UE peut aider les peuples et les écouter.  La preuve avec son attitude contre le peuple grec. AC

La Grèce est bénéficiaire nette de l'Union européenne et du FMI

 

L'Union européenne doit 43 260 788 000 euros à la Grèce pour la seule année 2014. Le FMI lui doit aussi de l'argent. En effet, l'Union européenne gère très mal l'argent public et ne protège pas du tout le citoyen contre la criminalité en col blanc que constitue, entre autre, " l'évasion fiscale ", au mépris des obligations posées par le droit de l'Union.

Tout d'abord, l'expression " évasion fiscale " est impropre. Il faut l'abandonner.

Il est plus pertinent de parler de criminalité fiscale. Un braqueur de banque ne fait pas de l'évasion bancaire. Un escroc ne fait pas de l'évasion intelligente. La criminalité fiscale doit donc être ramenée à ce qu'elle est, un phénomène criminel, en commencement par l'appeler conformément à ce que caractérise toutes les autres formes d'atteintes à la société.

" Evasion fiscale " est un abus de langage dans le sens où l'évasion a une connotation positive, celle de la liberté. Il est contradictoire d'associer une connotation positive à un acte, qui par sa nature, traduit un comportement criminel.

Il est d'autant plus incohérent de parler d' " Evasion fiscale " qu'elle correspond plus, dans les faits, à une désertion. En l'espèce, dans ce phénomène, ce sont les maréchaux du capital et non ses soldats qui désertent. Et ils désertent en temps de paix. Sans excuse.

L'appellation " évasion fiscale " est  libérale en faisant prévaloir la liberté de tricher sur le respect de la collectivité. Le sucès de cet abus de langage traduit aussi la sympathie du pouvoir à l'égard de ceux qui la pratiquent. Parler d'évasion fiscale est une façon d'euphémiser un phénomène criminel dont la nocuité ne connaît aucun équivalent. Aucune oragnisation criminelle n'a réussi à détourner, si la criminalité fiscale, 30 000 milliards de dollars.

Un tel hold-up témoigne du niveau de mansuétude des institutions pour ces criminels, à la différence des autres formes de criminalité, alors que rien ne démontre que les canaux de financement de la criminalité fiscale diffèrent de ceux de la criminalité organisée, du blanchiment d'argent sale, de la corruption, du terrorisme, du trafic d'armes, de drogue ou d'êtres humains.

En empruntant les mêmes voies, il s'en déduit que la mansuétude des Etats à l'égard de la criminalité fiscale profite donc à toutes les autres formes de criminalité.

Une telle sympathie institutionnelle pour la criminalité fiscale et son incidence peuvent porter à se dire qu'il n'est peut être pas fortuit que les Etats aient décidé d'intégrer les activités criminelles au calcul de leur PIB.

Si la prostitution n'est pas interdite ni n'est un crime, le proxénétisme l'est (Article 225-7-1 du code pénal).

Il est incohérent que l'Union européenne méprise ainsi la " Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui " quand l'article 6 du traité de l'Union européenne pose le principe que l'Union repose sur le respect des droits de l'Homme.

La même incohérence peut être soulevée dans la gestion de la crise grecque ; en considération de la mansuétude de l'UE pour ce phénomène criminel et la rigueur étonnante appliquée au peuple grec, qui est la victime de l'incidence de la mansuétude de l'UE pour la criminalité fiscale. La dette grecque est 100 fois inférieure au butin de la criminalité fiscale. Il y a une certaine incohérence à accabler un peuple ruiné tout en ménageant des tricheurs autrement plus redoutables pour l'économie et pour la paix.

" Evasion fiscale " est également impropre dans le sens où elle traduit et confond l'acte et son résultat.

" Evasion fiscale " est indifféremment employé pour désigner la criminalité fiscale et son butin, qui est du recel de criminalité fiscale pour les banques, sur les comptes desquels est déposé le butin, produisant intérêts, sur lesquels se paient les banques. Les banques ne sont jamais mises en cause pour recel, alors qu'il s'agit de  milliards (30 000 milliards), quant un petit délinquant le sera pour des sommes ridicules. Placés à 1%, 30 000 milliards assurent un revenu de 300 milliards, soit le budget de la France.

Les traités de l'Union confèrent à l'Union l'obligation de garantir un espace de justice et de sécurité.

C'est sur la base de ces obligations contenues dans les Traités que l'UE a créé, notamment, EuropolEurojust et Frontex.

Les textes montrent que l'Union européenne est compétente en matière de lutte contre la criminalité économique et financière, la criminalité organisée.

Il n'en faut pas plus.

La criminalité fiscale est une criminalité économique et financière. Elle est une criminalité organisée. Elle ne saurait pas se réaliser sans réseau pour atteindre le résultat considérable de 2.000 milliards d'euros par an, pour la seule Union européenne (150 milliards pour la France, 50% du budget). Pratiquement vingt fois plus que la corruption,  qui coûte 120 milliards par an.

Un tel montant de criminalité fiscale permet d'imaginer l'importance des montants des autres criminalités bénéficiant de l'inefficacité des autorités (Gilles Devers : " Europe : Criminalité organisée, corruption et blanchiment de capitaux "). Un tel niveau de négligence est de nature à s'interroger sur l'origine d'une telle mansuétude et la bonne foi de ceux qui y participent.

Les cabinets d'optimisation fiscale ne peuvent pas s'abriter de bonne foi derrière les termes de textes permettant de faire de la criminalité fiscale. L'optimisation fiscale est aussi une euphémisation.

C'est une escroquerie intellectuelle dans le sens où une loi ne sert qu'à quelques personnes seulement au préjudice de la collectivité, cette loi n'en est pas une parce qu'elle ne répond pas aux caractères de la loi, qui sont d'être générale, abstraite et impersonnelle.

Une loi, pour quelques privilégiés, n'est donc pas conforme à ce que doit être une loi. La loi étant l'expression de la volonté générale, il y a une incompatibilité fondamentale à appeler "loi", et le faire prendre pour telle, un texte ne servant que l'intérêt d'un tout petit nombre seulement au dépends de l'intérêt général. Peu importe la procédure présidant à son adoption, une loi ne peut pas se réduire à un formalisme.

Accepter que la "loi" puisse être réduite à un instrument susceptible de faire échec à l'intérêt général, conduit à accepter l'idée qu'elle puisse se limiter à un argument d'autorité, destiné à légitimer formellement le ressort d'un modèle de société reposant, comme la criminalité, sur le rapport de force. C'est réduire le droit à une fonction cosmétique, travestir la brutalité, lui donner le vernis de la respectabilité. Cette confusion entre l'apparence et la conscience a une incidence. Elle conduit à faire disparaitre ce qui distingue l'économie, dans laquelle la monnaie n'est qu'un outil, de la criminalité, dans laquelle l'argent est le moteur.

Le résultat annuel de la criminalité fiscale donne la mesure de la faute de l'Union européenne et des Etats membres à respecter leurs obligations du droit des Traités de l'Union européenne et leur abdication législative à maintenir des limites visibles entre les activités légales de celles qui ne le sont plus. Ce manque de rigueur participe à la défiance de l'opinion dans ses institutions.

L'Union européenne manquant donc à ses obligations au point de permettre une criminalité fiscale à hauteur de 2000 milliards d'euros par an, pour une population de 500 millions d'habitants ; il s'ensuit que la négligence du politique coûte à chaque citoyen européen  4000 euros par an (2000 milliards/500 millions). Ainsi, la France, comptant 65 millions d'habitants, supporte une perte de 260 milliards d'euros par an.

Contrairement au promoteur du discours sur la dette, l'inaction des gouvernements et de l'Union fait qu'un ménage avec deux enfants ne supportent pas une dette qui s'accroit tous les ans, mais qu'il a un crédit qui augmente de 16.000 euros par an. 

Le gouvernement français est coresponsable de cette situation, puisqu'il siège au Conseil de l'Union, qui est l'exécutif de l'Union européenne, et qu'il en tire avantage pour imposer une politique libérale qui, sans l'artificialité des déficits, qui n'est que la conséquence de l'inexécution de ses obligations posées par le droit de l'Union, serait impossible à justifier.

Le gouvernement français viole ainsi ses engagements internationaux puisque la régression sociale est prohibée par le droit international contraignant (Observation générale n° 3 du Comité des droits économiques sociaux des Nations-unies, voir aussi page 29 du manuel annexé et téléchargeable en fin d'article).

Il y a aussi une faute de la Commission européenne.

En effet, la Commission européenne est gardienne des Traités et elle veille à ce titre au respect du droit de l'Union par les Etats membres, les poursuivant éventuellement en cas de manquement. La Commission européenne n'a jamais poursuivi les Etats pour leur manquement en matière de criminalité fiscale.

Cette faute est aggravée en sachant que le droit de l'Union promeut le progrès social et qu'en manquant de rappeler ou poursuivre les Etats inéxécutant leurs obligations en matière de sécurité et de justice relatives à la criminalité fiscale, la Commission a laissé se développer une situation qui fait obstacle aux buts de l'Union européenne. Le principe de concurrence libre et non faussée n'est pas inscrit dans le droit des Traités. Ce n'est qu'une invention née de la pratique. Ce n'est qu'un principe général du droit, de valeur normative inférieure au progrès social.

Il s'ensuit que l'Union européenne ne peut pas réclamer de bonne foi un remboursement quelconque à la Grèce sans s'expliquer sur sa propre impéritie et l'inversion normative à laquelle elle procède en faisant prévaloir une norme inférieure, issue de la pratique, "la concurrence libre et non faussée ", sur une norme fondamentale, inscrite dans le droit des traités de l'Union, le progrès social. L'état actuel de la Grèce montre manifestement que la politique de la Troïka viole le droit de l'Union.

2000 milliards de criminalité fiscale par an établit manifestement et également l'inexécution de son obligation d'assurer un espace de justice et de sécurité.

Sans cette fraude fiscale, il n'y aurait pas de crise de la dette.

Sans cette crise de la dette, il n'y aurait pas de politique d'austérité.

Sans cette politique d'austérité, il n'y aurait pas de régression sociale.

Sans cette régression sociale, il n'y aurait pas d'augmentation de la misère et des inégalités.

Sans ce déclin, il n'y aurait pas de terreau favorable à la criminalité et donc au terrorisme.

2000 milliards de recel de criminalité fiscale par an, signifient que l'Union européenne a laissé s'échapper, tous les ans, 2000 milliards de ressources normalement affectées au fonctionnement de la société. Il y a donc une certaine mauvaise foi de l'UE à reprocher à la Grèce un manque de rigueur et à en exiger.

Une règle de trois montre que l'Union européenne doit à la Grèce, depuis le début de sa crise financière en 2007, 302 milliards d'euros, sans compter ceux que la Grèce peut réclamer au titre des années antérieures et de la capitalisation des intérêts, que les criminels fiscaux ont touché pendant toutes ces années.

La Grèce est donc bénéficiaire nette de l'Union européenne si on considère qu'elle est membre de l'Union européenne depuis 1981.

Le passé témoigne de la mansuétude dont ont bénéficié les censeurs d'aujourd'hui à propos de dettes effacées, que les Grecs peuvent légitiment invoquer pour bénéficier des mêmes conditions. Les commentateurs oublient le coût consenti par les pays membres de l'UE à une politique de taux élevés pour permettre à l'Allemagne de financer sa réunification.

Le FMI a également manqué à ses obligations internationales en laissant l'Union européenne conduire une politique économique aussi désordonnée comme l'établit manifestement un montant d'évasion fiscale annuel de 2000 milliards d'euros.

Il existe une responsabilité internationale des organisations internationales que peut invoquer la Grèce contre le FMI comme le FMI invoque la responsabilité de la Grèce dans sa dette pour conditionner son aide. C'est le principe de réciprocité des responsabilités. On ne peut pas invoquer la responsabilité d'un tiers sans qu'il soit possible à ce tiers de l'invoquer en retour.

La destruction économique de la Grèce est équivalente à celle d'un conflit. L'ampleur des dégats renvoie plus à l'idée de crime d'agression en droit international que de solidarité internationale. Les Nations-Unies ont adopté une Charte des droits et des devoirs économiques des Etats. Ce soft law n'a pas de valeur contraignante en droit international mais les principes qu'elle énonce peuvent en avoir une en droit de l'Union européenne, qui intègre le droit de la Convention européenne des droits de l'Homme dans l'article 6 § 3 du Traité de l'Union européenne, et la Cour de Strasbourg interprète le respect de la Convention par les Etats à la lumière de tous les instruments juridiques internationaux, mêmes ceux qui ne sont pas contraignants ou qui n'ont pas été ratifié par les Etats défendeurs.  Un Etat, comme la Grèce, peut très bien agir contre d'autres Etats de l'Union devant la Cour européenne des droits de l'Homme. La Convention prévoit la possibilité d'introduire des requêtes interétatiques. La Cour a reconnu un droit à indemnisation d'un Etat contre un autre.

L'évaluation du dommage dont le FMI est responsable dans la crise grecque est plus difficile à calculer. Le gouvernement grec a un ministre de l'économie qui est un économiste de réputation mondiale dont les compétences lui permettront de le faire mieux que je ne saurai y prétendre.

Il est donc normal que le FMI et l'UE, en considération de leur grave manquement, et de l'incompétence durable de leurs dirigeants, soient appelés à combler le passif de la Grèce et lui rembourser le solde, en considération de la politique incohérente qu'ils ont couvert pendant des années.

 

Ceux qui pensent que ce raisonnement est idiot doivent s'interroger et dire en quoi il le serait plus que celui de l'UE et du FMI à l'égard de la Grèce. Il présente en plus l'avantage, à la différence de celui de l'UE et du FMI, de ne pas être méprisant à l'égard de la souffrance des gens et de la dignité humaine, dont le respect est affirmé et consacré par l'article premier de la Charte européenne des droits fondamentaux, qui a valeur de traité.

 

Le Conseil d'Etat a réceptionné le droit de l'Union et il a consacré le respect de la dignité humaine comme la norme fondamentale de l'ordre public français (9-1-2014 N°374508).

En soumettant l'exercice de la liberté d'expression au respect de la dignité, qui, selon la Doctrine, est la matrice des droits de l'Homme, le Conseil d'Etat a posé la limite infranchissable de toutes les libertés et de tous les droits. Par sa décision, le Conseil d'Etat a clairement énoncé que la liberté d'entreprendre, de commercer, de contracter, au même titre que la liberté d'expression, ne sont pas absolues et qu'elles n'existent pas ou ne peuvent plus être invoquées dès lors qu'elles s'exercent au préjudice du respect de la dignité humaine.

Bernard Stirn a élevé l'article premier de la Déclaration universelle des droits de l'Homme au sommet de l'ordre public français.

La criminalité fiscale, compte tenu de son importance en France (140 milliards selon Charles Prats), faisant obstacle à l'effectivité des droits fondamentaux que l'Etat a l'obligation positive de garantir, fait nécessairement grief à l'ordre public.

Le gouvernement manque à ses obligations à l'égard des citoyens comme l'UE a manqué aux siennes à l'égard, notamment, de la Grèce. Il est légitime que la Grèce fasse valoir la responsabilité issue de l'impéritie des institutions qui l'accablent dans les années passées quand cette impéritie a permis de détourner des sommes cent fois supérieures à celles qui font débat aujourd'hui, au mépris des engagements internationaux.

Le droit est un outil.

C'est au respect que l'ouvrier porte à ses outils qu'on reconnaît le bon ouvrier. La politique manque peut-être de bons ouvriers.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 11:20

 

Daniel TEURQUETY, un militant CGT de conviction.

Daniel TEURQUETY nous a quitté vendredi 13 février dernier. Adhérant dès 1948 à la CGT, il fut un des militants historique du syndicat CGT Renault Cléon. Il avait été embauché en 1959 à Renault Cléon comme affûteur. Depuis l’ouverture de l’entreprise en 1958, la CFTC et FO avec la complicité de la Régie, régnaient en maîtres. Tout était fait pour exclure de l’usine la CGT. Daniel TEURQUETY, à la demande de Jean Malvasio, alors Secrétaire Général de l’Union Départemental, lui propose d’implanter la CGT dans l’entreprise. C’est le début d’un long combat. Dès la 1 ère élection avec André Boucher, René Delamare et Maurice Khun, la CGT obtient 60 % des voix. C’est le début d’un longue histoire sociale dont Daniel TEURQUETY, avec ces camarades seront les acteurs.Provocations de la Direction, luttes contre les cadences infernales, occupation de l’usine en mai 1968 etc… Daniel TEURQUETY sera de tous les coups jusqu’en 1982 ou il partira en retraite. Membre de la direction de l’ UD de Seine-Maritime de 1960 à 1962. Atteint par de graves problèmes de santé, il sera envoyé en 1964 dans un château- maison de repos de la fédération CGT de la métallurgie.
En 2009, à l’occasion de l’interview qu’il donna à Antoine FISZLEWICZ afin de paraitre dans notre livre « HAUTE-NORMANDIE PAGES D’HISTOIRE SOCIALE » * Il déclara notamment:  » Je pense que j’ai bien rempli ma vie….J’ai commencé à travailler à 14 ans. C’était la guerre. J’avais été envoyé pour travailler à la campagne à ILLIER, un petit bourg de la région d’Aumale. A la libération, je me suis engagé dans l’aviation. J’y suis resté trois ans avant de rejoindre Francolor…sur un plan intellectuel, militer m’a beaucoup aidé. Je voudrais dire aux jeunes, qui veulent arriver, qu’ils aient beaucoup de cran et qu’ils suivent leurs idées » . Outre ses responsabilités syndicales chez Renault, Daniel TEURQUETY fut aussi représentant de la CGT à la Caisse d’Allocations familiales et à la caisse de retraite. Militant communiste convaincu, il siégea comme conseiller municipal à Saint-Aubin-les-elbeuf. Adhérant à notre Institut, Daniel TEURQUETY, jusqu’à la fin de sa vie resta fidèle à ses convictions.


* Haute-Normandie Pages d’ Histoire Sociale- Témoignages de syndicalistes- édité par l’IHS CGT 76 et le Comité Régional de Normandie- 25 € édité en 2009.

Lu sur le site de l'Institut d'histoire sociale de la CGT de Seine-Maritime

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:10

Les juges du Tribunal administratif de Kiev refusent en bloc de traiter l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine

cp ukr

 

Article pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Huit mois que le nouveau gouvernement ukrainien illégitime a lancé une procédure d'interdiction du Parti communiste d'Ukraine. Tous les moyens étaient permis. Cette fois, les juges du TA de Kiev ont décidé de ne pas céder au chantage de l'exécutif.

Le Parti communiste d'Ukraine subit depuis près d'un anune offensive sans précédent visant à le détruire comme seule force d'opposition nationale, dévouée à la défense des travailleurs d'Ukraine, sans distinction aucune ni allégeance à quelque clan dirigeant, oligarque, puissance étrangère.

 

Un an de chasse contre le Parti communiste : tous les coups sont permis

Les projets de loi visant à interdire le Parti communiste et son idéologie ont été portés en 2014 par des députés populistes d'extrême-droite comme Oleg Liachko, ils ont trouvé un relais chez le Ministre de la Justice Pavlo Petrenko qui a porté l'affaire devant le Tribunal administratif de Kiev.

Entre-temps, pendant l'été, la faction parlementaire du KPU – qui était après 2012 un parti majeur, la principale force d'opposition populaire, avec près de 14 % des voix et 32 députés – était dissoute. Dans l'hostilité la plus totale, avec des millions d'électeurs empêchés de voter dans l'est du pays, il a tout de même obtenu près de 4 % des voix en octobre 2014. Pas suffisant pour rester au Parlement.

Les charges alléguées contre le Parti communiste se centrent sur « l'atteinte à la souveraineté et l'intégrité territoriale », autrement dit un soutien direct à la rébellion séparatiste dans l'est du pays. Une charge qui permet au gouvernement d'y joindre l'intention de renverser le gouvernement par la force, l'atteinte aux libertés fondamentales et incitation à la haine raciale.

Depuis des mois, la police ukrainienne, le Ministère de la Justice ainsi que les services de renseignement mènent une enquête, aux méthodes douteuses, tentant de monter un dossier à charge pour l'interdiction du KPU.

Tous les moyens ont été utilisés, y compris l'enlèvement de militants et cadres communistes soumis à des interrogatoires musclés. Jusqu'à présent, le Tribunal administratif (TA) de Kiev a jugé qu'aucune preuve tangible n'avait été apportée, reportant à plusieurs reprises l'audition du cas.

 

Des pressions intolérables de l'exécutif : les juges se dessaisissent

Le 24 décembre 2014, la Cour d'appel de Kiev avait néanmoins enjoint le TA de Kiev de reconsidérer l'affaire, qui devait être relancée, après les travaux préparatoires, au cours du mois de février.

Ce 18 février 2015, coup de théâtre, les 10 juges du Tribunal administratif de Kiev décident en bloc de ne pas traiter la procédure portant sur l'interdiction du KPU, s'appuyant sur les pressions et méthodes intolérables dont ils ont été victimes de la part de l'exécutif.

Cette décision collégiale a été prise après la révélation que la maison du juge qui devait présider le cas, Valeri Kouzmenko, a été perquisitionnée par la police, son ordinateur saisi, contenant le matériel de travail sur l'affaire de l'interdiction du Parti communiste.

Selon Kouzmenko, il s'agit d'une tentative désespérée de faire pression sur le Tribunal et d'intimider les juges. Pour le gouvernement ukrainien, il s'agissait d'une mesure qui s'imposait alors que les juges étaient soupçonnés d' « abus de pouvoir » et de « faux ».

 

Pour le Ministère de la Justice, les juges sont de mèche avec les communistes !

La réaction du Ministre de la Justice, Pavlo Petrenko, qui avait lancé en juin 2014 la procédure d'interdiction contre le Parti communiste, ne s'est pas faite attendre.

Outre le fait que l'affaire pourrait être portée devant un autre Tribunal administratif, il a annoncé le lancement d'une procédure visant à imposer des mesures disciplinaires contre les 10 juges du TA qui pourraient conduire à leur radiation.

Selon le Ministre, les juges du TA de Kiev ne sont pas neutres et font le jeu du Parti communiste :

« Toutes les preuves ajoutées au dossier nous laissent croire que derrière le refus des juges de traiter l'affaire, et a vu de la composition du Tribunal administratif de Kiev, il y a un élément : ce tribunal, hélas, fait le jeu ou est sous l'emprise du Parti communiste d'Ukraine ».

 

La résistance continue pour défendre les droits démocratiques et sociaux

Il ne fait aucun doute que ce nouveau rebondissement jette un discrédit total sur la légalité de la procédure d'interdiction du Parti communiste, confirment les dénonciations par le KPU de l'emploi de méthodes illégales, de la fabrication de preuves pour appuyer des accusations sans fondement.

Pourtant, la réaction du pouvoir montre qu'il n'est pas prêt à reculer, quitte à brûler les ponts avec ce qu'il pourrait rester d'Etat de droit en Ukraine. Le gouvernement est prêt à lancer une épuration de l'appareil d'Etat, jusque dans sa branche judiciaire.

Dans cette lutte, la seule force nationale de masse qui refuse la main-mise des oligarques sur le pays, les plans d'austérité imposés par le FMI et la logique d'intégration européenne, les ingérences des grandes puissances capitalistes, les discriminations contre des millions d'Ukrainiens : c'est le Parti communiste.

 

C'est pourquoi il subit depuis un an cette vague de répression inédite, chaque militant endure intimidations verbales, violences physiques, poursuites devant les tribunaux, arrestations sans fondement. Et pourtant, il résiste, et ce dernier rebondissement judiciaire prouve encore une fois que la justice et la vérité sont de son côté.

Solidarité avec nos camarades !

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:53

Publié par Michel El Diablo

Notre camarade Henri MARTIN est mort [Communiqué du Collectif communiste Polex]

Communiqué du Collectif communiste Polex

 

Notre camarade Henri Martin est mort

 

Né en 1927 dans le Cher, Henry fut Résistant FTP à 17 ans. Dès la France libérée des Nazis, il est quartier-maître dans la Marine Nationale mais continue à être un militant. Il dénonce avec le PCF la guerre coloniale que les autorités issues de la Résistance (Gaullistes, SFIO, MRP) imposent au peuple du Vietnam. À l'Arsenal de Toulon, il distribue des tracts qui le disent, et ses chefs, avec l'aval du gouvernement, le font condamner à 5 ans de prison sans preuves pour sabotage. Le PCF, qui organisait alors les luttes populaires contre « la sale guerre coloniale d'Indochine », fait alors de lui un symbole de cette lutte, et les murs de France se couvrent d'inscriptions : « Libérez Henri Martin ! » Après 3 ans d'incarcération, Henri redevient un militant modeste, respecté, presque anonyme, un exemple pour les communistes. Fidèle à son Parti tout au long de sa vie, même s'il souffrait d'y voir se répandre les dérives opportunistes et électoralistes, il est d'abord membre du Comité Central, puis Directeur de l'École Centrale du Parti, et enfin dirigeant des « Vétérans ».

 

Il nous fit l'honneur de participer au Collectif Polex tant que sa santé le lui permit : il y retrouvait l'engagement contre les guerres coloniales et impérialistes qui fut le sien depuis sa jeunesse.

 

Son regard de Communiste lucide et désintéressé nous manque déjà. Nous essaierons de continuer son idéal anti-impérialiste.

 

 

Paris, le 20 février 2015

 

 
 
SOURCE:

 

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