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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:12
 Dans le Figaro
En Ukraine, les séparatistes gagnent le pari du faux référendum

par Adrien Jaulmes

Mis à jour le 12/05/2014 à 07:39 

VIDÉOS - La consultation illégale qui s'est tenue dimanche pourrait déboucher sur un nouveau démembrement du pays.

 

Envoyé spécial à Donetsk

Irina a dû ouvrir plus tôt que prévu. «Il y avait déjà des gens dans la rue à 7 heures du matin», dit-elle. Agent immobilier, elle s'était portée volontaire pour superviser le référendum organisé par les séparatistes prorusses à Donetsk. Son bureau de vote est installé au premier étage d'un ancien dispensaire dans le district de Léninskaïa. À l'étage, huit volontaires sont assises derrière des tables avec de grands cahiers. Les votants présentent leurs documents d'identité, généralement des passeports ukrainiens. On note leur nom. «Nos listes sont des listes ouvertes», dit Irina, «parce que le soviet de district a refusé de nous communiquer les listes électorales». Dans d'autres bureaux, les autorités locales ont donné des copies des listes. Les votants reçoivent un bulletin portant une question rédigée en russe et en ukrainien: «Soutenez-vous la déclaration d'autonomie de la République populaire de Donetsk?» et deux cases, oui et non. À la différence de beaucoup d'autres bureaux de vote, Irina a fait installer des isoloirs, qui ne sont pourtant pas indispensables puisque les bulletins n'ont pas d'enveloppes. Mais elle tient à ce que les règles soient respectées.

Les électeurs cochent généralement la case oui. «Ceux qui sont contre l'autonomie ne se sont pas déplacés», dit Irina. Les urnes sont en plastique transparent. Elles sont scellées d'un ruban tamponné par la République de Donetsk, l'entité séparatiste autoproclamée qui organisait cette consultation. «J'avais voté oui au référendum sur la création de l'Ukraine en 1991», dit Irina. «Mais à l'époque, la question n'était pas claire, et je voulais rester en URSS. Cette fois c'est sans ambiguïté. Et vous voyez, il n'y a pas de soldats russes, pas de petits hommes verts, et les gens venus voter sont les habitants du quartier.»

De Marioupol à Louhansk, en passant par Donetsk, Kramatorsk et Sloviansk, les villes et les agglomérations du sud-est de l'Ukraine contrôlées par les activistes séparatistes prorusses ont toutes tenu dimanche leur consultation. Dans la soirée, les insurgés pro-russes ont revendiqué un soutien à près de 90% à l'indépendance de la région ukrainienne de Donetsk (est). «89,07% ont voté pour et 10,19% contre. Cela peut être considéré comme le résultat définitif», a déclaré Roman Liaguine, chef de la commission électorale mise en place par les rebelles. Selon cette même source, le taux de participation aurait atteint 74,87%,

Décidé voici quelques semaines à peine par des poignées d'activistes entrés par la force dans les locaux administratifs, le scrutin était relativement bien organisé d'un point de vue matériel, compte tenu des contraintes et des délais impartis. La confidentialité du vote n'était pas respectée, mais les organisateurs ne semblaient pas considérer que ce soit un problème dans un vote avant tout de présence.

Juge et partie

Les écoles et les bâtiments utilisés d'habitude pour les élections ukrainiennes ont abrité les bureaux de vote, souvent avec la participation des autorités locales. Le contrôle de l'État a de toute façon complètement disparu ces dernières semaines dans les villes de la région. Dans la ville de Krasnoarmeysk (Armée rouge), des éléments de la garde nationale ukrainienne sont intervenus en milieu de journée et ont mis fin au scrutin en réoccupant la ville. Mais partout ailleurs, le scrutin s'est déroulé sans incident.

La participation, difficile à estimer dans un scrutin non officiel et dont les organisateurs sont à la fois juge et partie, était loin d'être négligeable. Certains soutiennent ouvertement le mouvement séparatiste, espérant être rattachés très vite à la Russie comme la Crimée, exemple cité par beaucoup de gens. D'autres disent voter plutôt en défiance aux autorités de Kiev, et reconnaissent qu'il s'agit d'un saut dans l'inconnu. «On ne sait pas très bien ce qui va se passer après», admet une dame, «mais ça ne peut pas être pire que le gouvernement actuel à Kiev». Des jeunes filles expliquent qu'elles hésitaient à se prononcer voici encore quinze jours. «Mais depuis les morts d'Odessa et de Marioupol nous avons compris que nous n'avions plus rien à faire en Ukraine.» Une autre motivation fréquemment exprimée est la volonté de ne plus être traités en «citoyens de seconde catégorie».

Les autorités ukrainiennes de Kiev ont dénoncé la consultation comme illégale. «Les organisateurs de cette farce criminelle ont violé la Constitution et les lois ukrainiennes», a déclaré le gouvernement. Reste que si les séparatistes prorusses ont organisé un faux référendum, ils ont réussi à obtenir un vrai résultat. Même si les chiffres de participation annoncés seront sans doute excessifs et, de toute façon, invérifiables, un nombre important d'habitants ont participé à ce scrutin. À l'origine une poignée d'activistes armés, les séparatistes prorusses, ont démontré qu'ils bénéficiaient du soutien d'une part non négligeable de la population. La tenue même de la consultation indique la perte totale de contrôle des régions de l'Est par le gouvernement ukrainien. Sans validité juridique, la consultation de dimanche est loin d'être dépourvue de signification politique.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:03

Source AFP 

 

Pour Schröder, l’UE est la principale responsable de la crise en Ukraine


L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder estime que l’Union Européenne est la principale responsable de la crise ukrainienne, en ayant obligé Kiev à choisir entre un avenir avec l’UE ou avec la Russie, dans le journal Welt am Sonntag, dimanche.
« L’erreur fondamentale vient de la politique de l’UE en faveur d’un traité d’association » que Bruxelles voulait signer avec l’Ukraine, a jugé Gerhard Schröder, ami de longue date du président russe Vladimir Poutine. « L’UE a ignoré le fait que l’Ukraine est un pays profondément divisé culturellement. Depuis toujours, les gens du sud et de l’est du pays sont plutôt tournés vers la Russie et ceux de l’ouest plutôt vers l’UE », a-t-il rappelé. « On pouvait parler d’un traité d’association, mais il aurait fallu le faire avec la Russie dans le même temps ».
Tout en assurant par ailleurs que « des erreurs ont été commises de toutes parts », Gerhard Schröder ne condamne pas le rattachement de la Crimée à la Russie, à la suite d’un référendum jugé illégal par la communauté international.
« Le rattachement de la Crimée est contesté sur le plan du droit international, mais c’est maintenant une réalité. La Crimée a décidé par référendum qu’elle voulait être une région russe. Et cela a été appliqué », a-t-il relevé.
Gerhard Schröder a également relativisé l’influence de Moscou sur les séparatistes pro-russes ukrainiens. « L’idée qu’il suffirait que le président russe ou le chef du gouvernement ou qui que ce soit d’autre n’aurait qu’à dire +basta+ pour que tout rentre dans l’ordre n’est certainement pas réaliste », a-t-il commenté.
Dans l’interview, Gerhard Schröder est également revenu sur la fête organisée pour ses 70 ans à Saint-Petersbourg, et à laquelle a participé le président russe, ce qui lui avait valu de vives critiques en Allemagne. L’accolade chaleureuse entre les deux hommes à l’arrivée du président russe avait été particulièrement commentée en Allemagne.
«  Depuis que je connais Vladimir Poutine, depuis plus de 14 ans, on se salue ainsi. Je ne vais pas changer cela, pas même dans les périodes difficiles », a rétorqué Gerhard Schröder.
Il a aussi rejeté les critiques de ceux qui le jugent de parti pris parce qu’il préside le groupe d’actionnaires de Nord Stream. Ce groupe, fondé pour la construction d’un gazoduc transportant du gaz russe vers l’Europe via la Baltique et donc en évitant l’Ukraine, est détenu à 51% par Gazprom, contrôlé par l’État russe.
« Nord Stream est une entreprise européenne, dont le siège est en Suisse » et dont sont également actionnaire les groupes allemands Eon et BASF, ainsi que Gaz de France, a rappelé M. Schröder.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:08

Repris sur le blog de Canaille Le Rouge

Le c@rnet de Canaille le Rouge

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes.

 

Pekin1989-Ukraine 2014,

là encore :

 

Publié le 11 Mai 2014

 

 

 

Pekin 1989, Slaviansk 2014 que dit le Parti socialiste

Pekin 1989, Slaviansk 2014 que dit le Parti socialiste

Pekin 1989, Slaviansk 2014 que dit le Parti socialiste

25 ans entre ces deux photos.

Les mêmes qui dénonçaient les chars en 1989

encouragent ceux d'aujourd'hui.

En 2014 ils foncent en ville sur la foule "retablissement de l'ordre" dit l'UE.

(Ce sont les commentaires avisés d'un canaillophile aussi discret que professionel de l'information, une grande plume de la presse communiste, qui m'a donné l'idée de ce comparatif- merci Robert)

 

Regardons les réactions officielle de façons comparées :

1989 : Le ministre socialiste des Affaires d'étrangères d'alors "se déclare consterné" par  'la répression sanglante' contre « une foule de manifestants désarmés » 

Interview au NewYorkTime :

The French Foreign Minister, Roland Dumas, said he was ''dismayed by the bloody repression'' of ''an unarmed crowd of demonstrators.'' The West German Foreign Ministry urged China ''to return to its universally welcomed policies of reform and openness.'' The Netherlands and Sweden also deplored the bloodshed.

2014 - Aujourd'hui, alors que les autorités de Kiev ont dépêché à Lougansk des unités de la garde nationale avec hélicoptères et blindés pour torpiller le référendum, selon la commission électorale du district de Krasny Loutch, Sarkollande en déplacement dans le Caucase (coïncidence ?) déclare pour mettre encore plus d'huile sur le feu :, "si l'élection du 25 mai ne pouvait pas se teniren raison de "provocations", d'"empêchementsou d'"intrusions", il "sera nécessaire de passer à un autre niveau de sanctions".

Pas un mot sur les chars qui chargent les populations civiles

Mais l'escalade vers un affrontement armé continue.

En attendant : 

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_11/Kiev-depeche-a-Lougansk-des-blindes-et-des-helicopteres-3481/"

11 mai 11h45 3h00 d'attente pour voter à mariopol

11 mai 11h45 :  3h00 d'attente pour voter à Mariupol

P-S notons le tant cela mérite de pouvoir être enfin signalé, un papier sur l'Huma.fr qui dit (que dira lundi l'édition papier ?) :

"Après des tirs nourris pendant une grande partie de la nuit, les combats ont repris notamment dans le village d'Andriïvka selon l’AFP, sur la "ligne de front". La ville de Slaviansk reste encerclée par les forces ukrainiennes, qui continue à qualifier les pro-russes de « terroristes ». Selon le journal allemand Bild am Sonntag, 400 mercenaires d'une entreprise privée américaine sont déployés autour de Slaviansk, aux côtés des soldats et de la police ukrainienne. Ces barbouzes sont des membres de feu Blackwater, maintenant renommée Academi, suite aux nombreuses bavures dont ce groupe est accusé en Irak et Afghanistan. Ils coordonneraient et dirigeraient des opérations de guérilla contre les séparatistes. Le Bild am Sonntag ne sait pas qui les a engagés, mais c’est ce même journal qui avait révélé la semaine dernière que des agents de la CIA et du FBI aidaient Kiev à mettre un terme à la rébellion et à mettre en place un dispositif de sécurité efficace. 

See more at: http://humanite.fr/ukraine-referendum-sous-haute-tension-527542#sthash.2VFbXy4b.dpuf"

 

Mais notons la persistance de la non-condamnation franche ni même voilée de la diplomatie française.

Rédigé par Canaille Lerouge

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 18:18
Des mercenaires en Ukraine

Le Monde.fr avec AFP | 11.05.2014 à 14h27


 

Des militaires ukrainiens face à un homme sur une route menant à Slaviansk, le 2 mai 2014.

Environ quatre cents mercenaires d'une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la police dans des opérations contre les séparatistes prorusses, affirme le journal allemand Bild am Sonntag, qui dès le mois de mars s'interrogeait à ce sujet.

Selon des informations fondées sur des communications radio entre des centres de commandement de l'armée russe, interceptées par l'agence de surveillance américaine NSA et transmises ensuite aux services secrets allemands (BND), les mercenaires américains coordonnent et dirigent des opérations de guérilla contre les séparatistes prorusses autour de Sloviansk.

Ces quatre cents mercenaires travaillent pour Academi, plus connu sous son ancien nom de Blackwater, une entreprise de sécurité qui avait été privée de contrat par l'armée américaine en Irak après des tirs sur des civils en 2007. Le journal précise toutefois ne pas savoir qui a passé le contrat avec Academi.

L'édition dominicale de Bild rappelle que Moscou avait dénoncé il y a quelques semaines la présence de mercenaires américains aux côtés des troupes gouvernementales ukrainiennes, ce que l'ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt, avait démenti à la mi-mars. Dimanche 4 mai, l'hebdomadaire indiquait que des agents de la CIA et du FBI aidaient Kiev à mettre un terme à la rébellion dans l'est de l'Ukraine et à installer un dispositif de sécurité efficace, sans toutefois s'engager directement dans les affrontements.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 09:57

Le Blog d'Olivier Berruyer

 

6
Mai
2014

 

 

Hier, vous avez pu lire l’interview du fabuleux Pierre Maillard, ancien conseiller diplomatique du général de Gaulle (il tient extraordinaires propos sur l’Europe, mais ce sera pour plus tard). On voit tout le génie de l’ancienne diplomatie française, celle de l’Indépendance et de la Grandeur, celle qui faisait que le Monde entier regardait la France (ça marchait et c’était pas la peine de se grouper à 28…).

Mais pas de bol, ça c’était avant.

L’avantage, avec la nouvelle, c’est qu’on rigole bien plus. Et qu’on est aussi plus en guerre – mais ça, c’est pour plus tard…

On a déjà bien ri avec Laurent Fabius le 11 mars :

 

Le parti Svoboda est un parti plus à droite que les autres, [mais il n'est pas] d’extrême droite” [Laurent Fabius, 11 mars 2014, France Inter]

Svoboda dont le nom original est “Parti National Social d’Ukraine”, dont le président  figure sur le Top 10 des Antisémites de l’années 2012 du centre Simon Wiesenthal, dont l’idéologue (député) a fondé le centre d’études politiques Joseph Goebbels, et dont la député Irina Farion, qui appelé il y a 2 semaines au meurtres des “séparatistes” s’est réjouie samedi et a félicité les nervis d’Odessa pour les morts, avec un charmant “Qu’ils brulent en enfer. Bravo“.

Laurent Fabius était donc de nouveau sur France Inter le 5 mai, et on n’est pas déçu.

 

Énorme…

“- Bonjour Laurent Fabius. C’est bien une guerre qui est en train de gagner une partie de l’Ukraine, une guerre civile ?

Pas encore, mais on n’en est pas loin… Parce-que quand on voit les affrontements, chaque jour, à l’est de l’Ukraine, ou au sud avec l’affaire dramatique d’Odessa, c’est évidemment le risque. Mais ! 

 Notre objectif doit être la désescalade, et non pas accepter la guerre civile

 [belle réussite jusqu'à présent !]

- Comment ?

- Et bien en ayant contact avec les deux parties, ça ne se fait pas toujours au grand jour, mais le contact est constant, à la fois avec la partie ukrainienne, de Kiev, et avec les Russes. Je suis par exemple en contact quasiment hebdomadairement avec mon collègue Lavrov, et il faut continuer en ce sens! 

Nous ne voulons pas la guerre avec la Russie, [sérieusement, il a pas dit ça ?] ça n’aurait aucun sens, et en même temps nous ne pouvons pas rester sans réagir lorsqu’il y a l’annexion, hier de la Crimée, [mais en quoi ça pose un problème ?] demain peut-être d’autre chose. Et donc entre les deux bornes extrêmes, qu’est-ce qu’il faut choisir ?

La désescalade, et les sanctions pour essayer de faire bouger les choses, c’est notre position…

- Mais l’Europe parait terriblement impuissante, Laurent Fabius. Le “Soft Power” comme disent les diplomates ne semble rien pouvoir face au fracas des armes! [on peut faire quoi quand un peuple se révolte ?]

- Mais monsieur Cohen, là encore, essayons de raisonner, pas simplement de se laisser emporter par des images au demeurant épouvantables. 

Personne ici ne va proposer qu’on déclare la guerre à la Russie.[Merci, surtout qu'il n'y a pas de preuve quelle ait fait quoi que ce soit... Super message apaisant en tous cas. Pourquoi ne pas dire aussi qu'on ne va pas faire la guerre aux États-Unis ?] Bien, donc c’est une borne qu’il faut éliminer. L’autre borne, c’est de rester sans réagir, les bras ballants. Donc entre les deux c’est la place de la diplomatie, et des sanctions lorsque les choses n’avancent pas suffisamment. Nous avons déjà pris deux degrés de sanctions, qui sont effectivessi jamais les élections du 25 mai n’ont pas lieu – les élections présidentielles en Ukraine, qui sont quand même la sortie normale d’une crise – à ce moment là nous passerons au stade 3.

OB :

1/ Ah, parce que le référendum ce n’est pas une sortie de crise normale ? Juste l’élection du favori de l’Occident Porochenko, quoi… Et par miracle, ça va calmer les gens ? Encore un qui doit penser qu’en Démocratie, 51 % des gens peuvent décider de brimer les autres 49 %]

2/ Sérieusement, notre ministre a donc déclaré à la radio que si le gouvernement ukrainien n’arrive pas organiser l’élection présidentielle chez lui car il ne contrôle plus des pans de son territoire (à sa décharge, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre que quand on est un gouvernement fasciste, c’est pas facile de contrôler tout le territoire – du moins pas tant que les SA et l’armée ne contrôlent pas tout...) on va sanctionner la RussieSérieusement ???? Sans aucune preuve contre la Russie (alors que les USA ont la NSA et 50 satellites militaires..). On devrait aussi bombarder l’Irak, l’Iran et la Syrie, au cas où….

Je remarque d’ailleurs, ce que peu de gens font, c’est que ce même jour il y a des élections paisibles, pacifiques dans l’Union Européenne, et que en Ukraine, aux portes de l’Union Européenne, la question de savoir si on peut organiser les élections est posée. Qu’est-ce que ça veut dire, en terme clair ? Ça veut dire que l’Union Européenne c’est la Paix. Il ne faut pas oublier, c’est la paix, c’est la garantie de la paix, alors qu’aux frontières de l’Union Européenne, il reste des risques graves d’affrontement.”

Je montrerai d’ici la fin de la semaine en quoi l’Europe, ça a été la guerre, en analysant ce qu’a fait l’UE en Ukraine en 2013…

“- Quelles sont les responsabilités du gouvernement de Kiev aujourd’hui, dans la situation actuelle ? On a beaucoup parlé de celle des Russes et de monsieur Poutine, mais l’Ukraine a-t-elle eu raison d’intervenir militairement comme elle l’a fait, dans les villes de l’est du pays ?

Les responsabilités sont diverses. Il y a incontestablement une responsabilité de la Russie !”

“Le gouvernement fasciste envoie l’armée contre son pays. MAIS c’est une responsabilité de la Russie !!! (sans une preuve convainquante contre la Russie) Pas un mot contre le gouvernement de Kiev, chapeau !”

C’est la Russie qui a annexé la Crimée! Et en droit international, c’est évidemment inacceptable ! Si on remet en cause les frontières, que ce soit en Europe, que ce soit en Afrique, en Asie etc, ça veut dire la génération de guerre partout. Donc il y a une responsabilité forte de la Russie.”

Brillant – alors que la guerre c’est en Ukraine où on n’a pas remis en cause les frontières, et que la Crimée est en paix… Alors qu’un enfant de 15 ans comprend que, si on touche aux frontières par des référendums sous contrôle international, ce sera la paix. C’est quand on refuse que c’est la guerre : Yougoslavie and co, et bien sûr, la pré-guerre actuelle en Ukraine où on refuse de faire voter les gens !!! (je rappelle que la revendication des personnes à l’Est n’est pas la scission du pays, ou le rattachement à la Russie, mais simplement l’autonomie dans un pays fédéral). Étrangement, ils n’apprécient pas le gouvernement avec le parti d’Irina Farion (qui n’a pas été élu par eux, ni par personne hors USA d’ailleurs)…

Et comme l’a rappelé l’Allemagne hier : “Un référendum séparatiste exacerberait les tensions, selon l’Allemagne. La chancelière allemande estime que le référendum organisé à Donetsk par les séparatistes pro-russes violerait la constitution du pays et ferait empirer la situation.”   => Le vote empire la situation… 

Maintenant en ce qui concerne le gouvernement ukrainien, il est dans une situation très difficile, vous l’avez d’ailleurs très bien rappelé! S’il ne fait rien, les habitants d’Ukraine vont lui dire “Pourquoi êtes-vous au pouvoir, puisque vous ne pouvez pas assurer l’unité de votre pays?”. S’il fait quelque chose, il risque l’engrenage. D’où la tactique qu’il a choisie, qui n’est pas facile, qui est d’envoyer des forces, mais parfois les forces sont insuffisantes, encore une fois l’objectif c’est la désescalade, et la préparation des élections du 25 mai.”

Oui, comme l’a fait la Libye, la Syrie, etc…

- Vous tenez à ces élections du 25 mai ?

- C’est fondamental ! Dans une..

- Vous partagez l’opinion du gouvernement de Kiev là-dessus ?

- Bien sûr! Mais pas que seulement celle du gouvernement de Kiev! Quand on a une situation si on veut s’en sortir par la démocratie, c’est les élections! D’ailleurs je remarque en passant une contradiction absolument insoutenable de nos partenaires russes : d’un côté il disent “Il ne faut pas d’élections en Ukraine” – alors que c’est la sortie, par la paix – et de l’autre ils disent, en Syrie – alors qu’il y a la guerre, qu’il y a 150 000 morts – “il faut voter pour monsieur Bachar Al Assad, au début du mois de juin”. En Syrie c’est une farce absolue, quand vous êtes en situation de guerre, c’est impossible. Mais en Ukraine si on veut s’en sortir pacifiquement il faut aller vers les élections! Et donc par rapport à votre question précise, quelles sont les responsabilités, c’est pas blanc ou noir je le sais bien, mais il y a une responsabilité forte des Russes, ça n’empêche pas qu’il faut dialoguer avec eux. Et je répète, nous sommes en contact avec les Russes et nous avons depuis le début…

- C’est un reproche qui vous a été fait, Laurent Fabius. Sur la Syrie, comme sur l’Ukraine, de ne pas avoir assez dialogué avec les Russes, de ne pas avoir envoyé assez de signaux ou de hauts responsables à Moscou pour parler avec monsieur Poutine.

- Écoutez, nous le faisons en permanence, ça ne veut pas dire que nous devons être à la télévision tous les matins et tous les soirs.. Ce qui compte c’est d’*essayer* d’être efficace, nous ne pouvons pas à nous seuls résoudre la crise, mais j’ai dit à beaucoup de reprises que en ce qui concerne l’Ukraine, l’Ukraine ça ne doit pas être ou bien l’Union Européenne ou bien la Russie, mais l’Ukraine doit avoir de bonnes relations à la fois avec la Russie et avec l’Union Européenne.”

MAIS elle en peut pas avoir un accord de libre-échange avec les deux à la fois !!! Or on veut qu’elle en signe un avec l’UE alors qu’elle en a un avec la Russie !

Et pour prendre des choses concrètes, je rappelle que le 21 février dernier nous avons signé avec mon collègue allemand et mon collègue polonais un accord à Kiev qui a empêché à Kiev la guerre civile, personne ne peut contester ça !

OUF, j’ai cru qu’il y avait une guerre civile là ! Il parle de l’accord du 21 février signé par toutes les parties et qu’il a paraphé, et qui était intéressant. Sauf qu’il n’a tenu que 8 heures avant d’être piétiné (il prévoyait de nouvelles élections, le maintien du président en attendant et un gouvernement d’Union nationale). Il est scandaleux qu’il n’ait pas exigé son application – et ça, ça a déclenché la guerre civile…

Et quel ridicule. Car quel plus beau cadeau à Svoboda et Secteur Droit : “Foutez bien la pagaille, et il n’y aura pas d’élections, vous resterez au pouvoir, et on sanctionnera la Russie en plus” ! Qu’ils doivent bien rigoler…

Et d’autre part que j’étais il y a deux semaines en Moldavie et en Géorgie avec mon collègue allemand, parce qu’il ne faut pas oublier (si on regarde la carte) que pas loin de l’Ukraine, il y a des risques! La Moldavie (chacun va se reporter sur la carte) c’est une région qui est limitrophe, où il y a une bande qui s’appelle la Transnistrie qui est sous contrôle russe, et si jamais la Transnistrie ce qui n’est pas impossible, décidait de se rattacher à la Russie, vous avez un couloir entre Transnistrie et Odessa au sud qui ferait que l’Ukraine n’aurait quasiment plus d’accès à la mer, en l’occurence la Mer Noire. Donc nous sommes allés avec mon collègue allemand pour dire aux Georgiens, aux Moldaves et au reste du monde

Attention, pas touche à la Moldavie et à la Géorgie”.

On est en plein délire… Comparez ne serait-ce que la qualité d’expression avec celle du ministre russe Lavrov, ça fait peur… “Pas touche à la Géorgie” – il doit penser qu’il n’y a que des handicapés mentaux qui l’écoutent… En revanche, les Russes doivent penser qu’il a un grain… Pas touche à Paris non plus les Ruskofs, hein !!!!”

On vous entend Laurent Fabius. On regarde l’actualité jour après jour et on se demande : Que reste -t-il de l’ordre international ? Du système ordonné et pacifié que l’est et l’ouest avaient installé il y a une quarantaine d’année ? Les accords d’Helsinki de 1975 qui garantissait le respect des frontières et la souveraineté des États, le mémorandum de Budapest qui protégeait l’intégrité de l’Ukraine , l’accord de Genève qui avait été signé il y a trois semaines seulement avec les américains et les russes. Tout ça a volé en éclat ? [Pourquoi, l'Ukraine, ça doit exister 1 000 ans ?]

-C’est ce que j’appelle l’ordre zéro polaire si on peut dire. En deux mots, qu’est ce qui se passe depuis des années : vous avez eu, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, jusqu’à une période relativement récente, un ordre qui était bipolaire. C’était l’URSS d’un coté, et les Etats-Unis de l’autre, qui faisaient la loi. Bien. C’était très contestable, mais ça fonctionnait comme ça. Ensuite, vous avez eu une période, courte, d’une dizaine d’année, où ce sont les Etats-Unis qui ont fait la loi. C’est ce qu’on appelle l’ordre unipolaire. On dit aujourd’hui, nous sommes dans un système multipolaire. Ce n’est pas vrai du tout. Nous sommes dans un système que j’appelle zéro polaire, où il n’y a pas de patron, et du coup des crises se développent sans qu’il y ait de capacité de résolution, parce que l’ONU est paralysé, etc. .

-Paralysé par le véto russe aussi.

-Voilà. Et dans ces circonstances, la Position de la France est de dire, euh, objectif paix et sécurité, objectif planète, objectif reconstruction de l’Europe, objectif redressement de la France. Nous essayons de le faire, nous mettons nos moyens là-dedans, nous sommes entendus dans certains continents, nous sommes entendus en Afrique, nous sommes entendus dans d’autres continents, mais nous ne sommes (qu’)un au sein de l’UE, même si nous sommes un des membres permanents du conseil de sécurité. Et notre effort permanent, je veux le redire ici à ce micro, est qu’au lieu de l’affrontement, il y ait le dialogue, même si c’est très difficile.

-Il faut changer l’ONU aussi ?

-Il faut réformer l’ONU bien sûr, et en particulier la pratique au conseil de sécurité. Nous avons fait une proposition, très difficile à faire accepter par nos partenaires, mais essentielle, disant que lorsqu’il y a des crimes de masse, il faudrait que les cinq membres permanents, ceux qui ont la possibilité de donner leur veto, ne puissent pas poser leur veto. Ça aurait évité un drame en Syrie, ça aurait peut-être évité d’autres drames.

Le canal de Suez en 1956 ? L’IndoChine ? L’Algérie ? La Palestine ?

-Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères avec nous jusqu’à 9 heures moins cinq, on vous retrouve après la revue de presse avec les questions des auditeurs et on parlera aussi de politique et des élections européennes qui auront lieu dans moins de 3 semaines.

La suite :

 

(MERCI A UN VOLONTAIRE DE RETRANSCRIRE LA FIN SVP !!! MERCI A JEAN ET LYANA QUI ONT FAIT LE DEBUT)

Mais j’adore la fin, quand professoral, il nous donne une leçon mimée sur la Transnistrie (province sécessionniste de la Moldavie, pro-russe). C’est mimé assez juste (verticalement, regardez). Mais quelle est la conclusion ?

 

J’étais il y a 2 semaines en Moldavie et en Géorgie, avec mon collègue allemand [sic]. Parce qu’il ne faut pas oublier, que si on regarde la carte [re-sic] pas loin de l’Ukraine, il y a des risques [re-sic] Moldavie –chacun va se reporter sur la carte – c’est une région qui est limitrophe, où il y a une bande qui s’appelle la Transnistrie  qui est sous contrôle russe [re-sic]. Et si jamais la Transnistrie, ce qui n’est pas impossible, décidait de rattacher à la Russie – vous avez un couloir entre Transnistrie et Odessa au Sud – qui ferait que l’Ukraine n’aurait plus – quasiment – de voie d’accès sur la Mer, en l’occurrence la Mer Noire.

Je répète au passage que je ne vois pas où est le problème si le peuple de Transnistrie décide par un vote démocratique de rejoindre la Russie – principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Quand bien même, je ne vois pas en quoi le fait que l’Ukraine n’ait plus d’accès à la Mer Noire serait un problème, la Pologne n’y a pas accès non plus, et la Slovaquie n’a accès à aucune mer – et ils survivent… En revanche, rappelons que Washington avait déclaré que c’était hors de question pour l’Iran..

Mais le plus beau, c’est si on regarde la carte dont il parle 2 fois :

L’Ukraine n’aurait plus d’accès sur la Mer Noire” si la Transnistrie devenait russe… Je crois que ça saute aux yeux en effet – particulièrement fortiche ce confetti de territoire [grand comme la Corse du Sud ou 2 fois l'ile de la Réunion...] sachant que la Transnistrie n’a elle-même aucun accès à la Mer Noire…

Eh il en revient en plus… Bref, il ferait mieux de s’occuper de l’Ukraine, je crois qu’il y a déjà suffisamment à faire…

P.S. : ENTRAIDE URGENTE : quelqu’un peut-il transcrire le délire du jour de Fourest svp ? http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-caroline-fourest-les-medias-ukrainiens-et-russes-a-des-fins-de-propagande-po   à faire dans les commentaires ou via la page contact svp. Merci

P.P.S : ENTRAIDE URGENTE merci de me traduire ça joliment en commentaire svp :

 

Цей день увійшов в історію. Одесити, попри зраду щонайменше частини міліції, відстояли Одесу і всім довели, що Одеса – це Україна. Ціною життів патріотів здобута видатна перемога. Колорадські скопища ліквідовані. Агресори, які перші напали, отримали більш ніж адекватну відповідь.

Як і на Майдані, дівчата і літні люди кололи бруківку. Одеса наламала Путіну всю картину. Йому ж треба не так Донбас зі збитковими шахтами (і свій газ і так скоро не буде кому продати), як порти.

По Донбасу молюся, щоб політична воля не випарувалася і сьогоднішні жертви не були даремними. Щоби справа встановлення миру і порядку була доведена до кінця. Нам ще Крим повертати.

Вічна пам.ять героям!

 

 

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:00

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Article de Phil McGarry, cadre syndicaliste écossais du RMT (Syndicat des cheminots britanniques)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le « livre blanc » du gouvernement écossais publié le 26 novembre suggère que les intérêts de l’Écosse seraient les mieux garantis par le maintien dans l'Union européenne, et que les négociations commenceraient immédiatement après un vote « Oui » et seraient achevés par la date proposé pour l'indépendance : mars 2016.



Arrêtons-nous un moment, et rappelons-nous que le gouvernement de John Major a privatisé la British Rail sur le modèle de la directive européenne 91/440/EC.



Son gouvernement a introduit les Réglementations sur les chemins de fer de 1992 qui a lancé le processus de privatisation sous la section 2 de l'Acte sur les Communautés européennes de 1972, afin de se mettre en conformité avec la directive européenne 91/440/EC.

 

Ce fut le premier schéma de privatisation dans l'Europe, et l'acte de 1972 consiste en quatre axes majeurs :

 

(a) – autonomie opérationnelle pour les opérateurs des chemins de fer, tels que les compagnies prêtant le matériel ou celles assurant les opérations de transport ;

(b) – séparation de l'infrastructure des opérations ;

(c) – accès ouvert aux investissements internationaux ;

(d) – introduction de péages pour assurer une base financière viable aux opérateurs ;

 

Ces critères ont ouvert la voie à sa Stratégie de libéralisation du rail au sein de tous les Etats-membres, en usant comme instrument les réglementations et directives de l'UE.



Pour agir dans cette voie, la Commission européenne devait aller plus loin, ce qu'elle fit avec les trois paquets ferroviaires en 2001, 2004 et 2007.

 

En mai 2008, la Commission européenne a lancé de sérieuses mises en garde aux gouvernements élus afin de mettre un terme aux aides publiques « dissimulées » aux chemins de fer, confirmant que les objectifs à long-terme de la Commission sont de transférer des ressources d'un chemin de fer public à un secteur du rail guidé par le profit, œuvrant pour le fret et le transport d'hommes d'affaires.

 

L'agenda de libéralisation du rail de la commission en 2010 vise à empêcher les Etats-membres de se servir des services de fret profitables pour subventionner les services de passagers déficitaires.

 

Nous apprenons désormais que la commission propose de nous rejouer le coup du 1 er paquet ferroviaire, appelé maintenant 4 ème paquet ferroviaire, pour déstructurer tout le secteur public, les chemins de fer contrôlés par l’État et d'utiliser le marché et les réglementations de l'UE sur la concurrence pour créer un transport international sous la coupe des grandes entreprises, des monopoles logistiques afin de créer un « marché unifié du chemin de fer européen » qui serait exploité par le secteur financier dans leur course aux « profits à tout prix ».

 

Le 4 ème paquet ferroviaire spécifie que tous les services devront être soumis à des appels d'offre concurrentiels obligatoires, s'accompagnant de la libéralisation de tous les services de passagers ferroviaires intérieurs.

 

Non content de cela, l'UE et les États-Unis sont actuellement en train de négocier un traité pour ouvrir tous les secteurs, y compris à la santé, à la « concurrence ».

 

Le Partenariat trans-atlantique pour le commerce et l'investissement actuellement en négociation pose une sérieuse menace à tous les services publics, en particulier la santé et l'éducation.

 

Ce projet ouvrira en réalité tous les services publics à la concurrence et ce sera la même chose pour le bâtiment, les transports et la collecte des déchets.

 

Ce traité secret s'appuie sur les droits des investisseurs, non sur les standards du service public, et donne aux entreprises le droit de poursuivre les gouvernements qui restreindraient l'accès à toute forme de prestation de service potentiellement marchandisable.

 

Sa clause sur le règlement des querelles entre investisseurs et États permettrait aux avocats d'imposer des amendes draconiennes permettant de compenser les pertes potentielles de l'entreprise sur le marché, lui permettant également de passer outre toutes les procédures démocratiques, au niveau national.

 

La levée de boucliers contre cela a contraint la commission européenne à annoncer « une consultation publique de 90 jours à la lumière de ces représentations erronées ».

 

En fait, la commission va juste revenir avec un nouveau texte disant la même chose en utilisant des mots différents. On se rappelle de l' « Europe sociale » promise par le commissaire européen Jacques Delors il y a 25 ans au Congrès du Trade Union Congress, à Bournemouth.

 

Ici, en Écosse, notre gouvernement continue de nous dire qu'il n'y a pas d'autre alternative si ce n'est d'obéir à la politique de l'UE, en cela il s'est déjà soumis à l'idée de diviser le réseau ferré écossais en services « de jour » avec une franchise séparée pour les « services de nuit », et de les soumettre à appel d'offres – cinq entreprises se sont engouffrées dans ce contrat lucratif.

 

De la même façon, il a séparé et privatisé le secteur du ferry, livrant le contrat à Serco pour gérer les services Northlink.

 

Un document de consultation ultérieur, dans le cadre de l' « analyse des ferry » propose de fragmenter les routes et de les vendre selon les réglementations sur la concurrence de l'UE.

 

Nous, au RMT, croyons que la privatisation ouvrira la porte à l'exploitation de travailleurs étrangers.

 

Actuellement, des compagnies maritimes utilisent des failles légales pour exploiter des travailleurs étrangers moins chers sur des navires britanniques.

 

Ces questions nous préoccupent grandement, tout comme la situation en Grèce, Espagne, Italie, Irlande et désormais Chypre. Des mesures d'austérité sont imposées à ces pays.

 

La privatisation généralisée, le haut niveau de chômage, les attaques contre les droits à la retraite des travailleurs, la réduction du salaire minimum – quand il existe – le gel des salaires du public, la suppression des conventions collectives, et les contrats zéro heure, tout cela au nom de la « FLEXSECURITE ».

 

Ces mesures vont dans le sens des arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), l'affaire Viking sur la liberté d'installation, et l'arrêt Laval sur la libre circulation des services.

 

La CJUE est un tribunal patronal qui garantit la mise en œuvre de directives européennes pour libéraliser et privatiser nos services publics.

 

Elle remet en cause les accords, les salaires, retraites et contrats de travail qui rentrent en contradiction avec les « quatre libertés de circulation » de l'UE – travail, capital, biens et services.

 

Les dernières informations laissent présager que le gouvernement grec imagine une « nouvelle législation » qui reviendra sur la capacité des syndicats à s'organiser et rendra plus difficile la possibilité de faire grève.

 

Premièrement, il y aura une réduction des détachements syndicaux dans le service public.

 

Deuxièmement, les règles sur les actions de grève seront durcies. A l'avenir, les grèves ne seront légales que si elles sont soutenues par une majorité de syndicalistes qui ont été appelés à l'action, alors que les syndicats devront poser un pré-avis précoce sur leurs intentions.

 

Troisièmement, les patrons auront à nouveau le droit de mettre les travailleurs en « lock out » en cas de luttes sociales.

 

Enfin, le gouvernement prévoit de revoir le financement des syndicats qui, en Grèce, comprend une partie importante de soutiens de la part de l'Etat, avec un système de cotisations obligatoires qui font partie du système de sécurité sociale.

 

Tout cela nous semble bien familier, et cela aura un impact majeur.

 

Ces exigences sont celles imposées par l'UE en échange des « plans de renflouement » orchestrés par la Troika : la BCE, le FMI et la Commission européenne.

 

Ces États-membres, au sein de la zone euro, avaient reçu l'injonction en des termes ne souffrant d'aucune équivoque qu' « ils ont besoin de contrôler les dépenses en s'assurant que leurs déficits annuels n'excéderont pas 0,3 % du PIB d'ici 2013 ».

 

Si c'est le cas, ils seront placés au sein du programme sur le dépassement du déficit et seront pénalisés en conséquence.

 

Les travailleurs à travers tout le continent on rejeté ces propositions. Des grèves générales répétées ont eu lieu au Portugal, en Grèce, en Espagne et en Irlande.

 

Les partis communistes et de gauche – d'Espagne, de France, du Portugal, de Chypre, d'Italie, d'Allemagne et de Grande-Bretagne – ont tous signé une déclaration affirmant que « la crise de l'Union européenne montre que l'UE n'est pas réformable et est, dans le fond, une structure néo-libérale et militariste ».

 

Au Portugal, en Grèce, en Italie et à Chypre, ces partis appellent à un retrait de la zone euro comme prélude à un démantèlement de l'Union européenne, et c'est pourquoi le RMT est fier de soutenir et parrainer notre mouvement « No2EU (Non à l'Union européenne) : oui aux candidats des droits des travailleurs pour les élections européennes du 22 mai ». Notre manifeste est simple et juste :



Oui aux droits des travailleurs

Sortie de l'UE sur la base de politiques socialistes.

Maintien de l'UE hors de la zone euro

Non à l'austérité d'où qu'elle vienne, de Bruxelles ou de Londres

Rejet des traités et des directives de l'UE qui remettent en cause la démocratie et encouragent le dumping social et la privatisation

Non aux accords commerciaux de l'UE, comme le Traité trans-atlantique avec les Etats-unis

Abandon des règlements de l'UE empêchant les Etats-membres de contrôler leurs politiques économiques

Développer une industrie, une agriculture et une pêche durables en Grande-Bretagne

Repousser les arrêts de l'UE contraires au monde du travail

Non au racisme et au fascisme, et oui à la solidarité internationale et aux travailleurs

Non à la militarisation de l'UE et à une armée européenne

Restaurer les pouvoirs démocratiques des Etats-membres de l'UE



Finalement, 4,1 millions d’Écossais pourront voter le 18 septembre, et nous aurons notre mot à dire sur notre sort futur.

 

Cependant, notre avenir réside-t-il dans l'Europe ou non ? Pouvons-nous vraiment avoir notre mot à dire sur notre propre sort ?

 

Les réponses à ces questions incombent à notre gouvernement en Écosse.

 

La motion 93 de mon syndicat au congrès cherche à obtenir du soutien pour un référendum sur l'Europe, si l’Écosse venait à voter pour l'indépendance.

 

Un référendum ultérieur sur l'Europe doit être vivement considéré pendant la période de transition. Laissons les Écossais avoir un mot à dire sur notre avenir, qu'il soit dans ou hors de l'Europe.

 

L'avenir est entre nos mains, et nous devons demander aux Écossais de tirer leurs propres conclusions raisonnables.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:31

armee-rouge-berlin45

Russie : quand le jour de la victoire éclaire le présent
Bernard Frédérick revient sur les 8 et 9 mai 1945

Comme chaque année, la Russie s’apprête à célébrer le 9 mai le Dien pobiédi – le jour de la Victoire. Chaque fois, c’est le même faste, la même passion, la même émotion : 26 ou 27 millions de morts dont 18 millions de civils, qui peut oublier ?

 

Mais cette année, ce sera différent. D’une part parce que planera sur ces festivités et la parade de la place Rouge, l’inquiétude des Russes pour leurs « frères » d’Ukraine en même temps que leur fierté du rattachement de la Crimée, de part la volonté des électeurs de la péninsule, et celle non moins grande de leur nouvelle résistance face à la russophobie de l’Occident. D’autre part, parce que l’an prochain ce sera le 70ème anniversaire de la reddition allemande, et que ce haut fait d’armes prend également un sens particulier alors que dans la partie occidentale de l’Ukraine des groupes néonazis paradent sous l’uniforme des SS et célèbrent leurs chefs d’autrefois qui combattirent les héros de la « Grande guerre patriotique » - Великая Отечественная война -, assassinèrent nombre de civiles ukrainiens, biélorusses, polonais et juifs.

 

Si l’on veut comprendre la position de la Russie et de son président face à la crise ouverte par l’ingérence des Occidentaux dans la crise ukrainienne et leur soutien à la coalition de droite et d’extrême droite anti-russe au pouvoir à Kiev depuis le 22 février, il faut se replonger, ou se plonger, dans ce que furent au quotidien les quatre années terribles qui séparent l’agression nazie du 22 juin 1941 de l’assaut soviétique contre le Reichstag, sur le toit duquel des soldats rouges, immortalisés par le photographe Evgueni Khaldeï, plantèrent sous les balles le 2 mai 1945, le drapeau soviétique.

 

De nombreux ouvrages peuvent aider à entreprendre ce voyage dans le temps. J’en retiens deux, directement liés aux événements d’avril-mai 1945 et ce fameux Dien pobiedi. Il s’agit d’histoires militaires, écrites par un spécialiste excellent connaisseur de la Seconde Guerre mondiale et de son front Est : Jean Lopez à qui l’on doit de forts volumes sur les batailles de Koursk, Stalingrad et Berlin [1] – qui nous occupe aujourd’hui – et, qui, en collaboration avec Lasha Otkhmezuri, d’origine géorgienne, conseiller de la rédaction de la revue Guerre et histoire, fondée par son complice, a publié l’an passé, une somme biographique sur la maréchal Joukov, le tombeur de Berlin [2].

" Quel que soit le jugement porté, il semble impossible de refuser une chose à l’Armée rouge : aucune autre armée au monde n’aurait pu, à résistance égale de l’adversaire, réaliser ce qu’elle a réalisé à Berlin "

 

Entre Berlin et Joukov, les filiations sont évidemment grandes lorsqu’il s’agit de la bataille finale proprement dite, même si, d’une part, la biographie du maréchal Joukov suit le fil de sa vie de sa naissance le 19 novembre 1896 (1er décembre de notre calendrier) jusqu’à sa mort le 18 juin 1974 - 40 ans en juin !- et d’autre part, Jean Lopez a continué de fouiner dans les archives durant les trois ans qui séparent les deux ouvrages. La conclusion que l’auteur tire s’agissant du dernier assaut de la guerre est cependant strictement la même au mot près. Lopez n’a aucun doute : « Quel que soit le jugement porté, il semble impossible de refuser une chose à l’Armée rouge : aucune autre armée au monde n’aurait pu, à résistance égale de l’adversaire, réaliser ce qu’elle a réalisé à Berlin » (Berlin) et il ajoute après « réalisé » : « en dix jours » ( Joukov).

 

Dix jours d’enfer, entre le 21 avril et le 2 mai, dans un Berlin en ruine où les nazis ont mobilisé des enfants remplis d’une haine totale et qui vont faire payer cher aux soviétiques leur victoire.

 

Lopez nous conduit par le détail au cœur de la fournaise tout en nous éclairant sur les affaires d’hommes – orgueil, préjugés, jalousie, doutes – et les déterminants politiques. Ces derniers sont ceux de Staline. Alors que la guerre s’achève, que les Alliés ont enfin ouvert ce second front que le Kremlin réclamait depuis près de deux ans, Staline craint qu’Allemands et Occidentaux – Anglais surtout – ne s’entendent sur le dos des Soviétiques. Malgré les dénégations de ses « alliés », il sait grâce à ses services ou aux fuites que des contactes ont eu lieu entre des militaires de la Wehrmacht et les forces britanniques voire américaines.« Pourquoi, note Lopez (Joukoven Italie, les services secrets américains d’Allen Dulles mènent-ils des conversations avec l’Obergruppenführer SS Karl Walff, conversations dont les Soviétiques sont écartés ? Que penser des tentatives de prises de contact de Göring, de celles de Ribbentrop ou de Himler, toutes adressées à l’Ouest ? ». Churchill de son côté, contrairement à Roosevelt, ne veut pas faire un croix sur la Pologne qu’il dispute à Staline pas seulement par des moyens diplomatiques. Fin mars 1945, Américains et Britanniques victimes pendant plusieurs semaines des contre-attaques allemandes, notamment dans les Ardennes, se dégagent. La route de Berlin leur est ouverte. L’Armée rouge est en plein nettoyage de ses flancs, notamment au nord le long de la Baltique. Ses forces sont dispersées. Staline veut à tous prix atteindre la capitale du Reich avant les Alliés. Le généralissime a d’autres préoccupations : Joukov ! La popularité de celui-ci est des plus grandes depuis qu’il a stoppé les Allemands devant Moscou et les a liquidés à Stalingrad. Staline joue avec lui au chat et à la souris : promotions - rétrogradations - promotions. En soldat, Joukov accepte mais n’en pense pas moins. Il sait aussi sinon désobéir, prendre des initiatives sans en parler. Que se passera-t-il après la guerre ? Staline choisit d’imposer à Joukov une double concurrence : celle des Alliés – il faut être à Berlin avant eux – et celle de ses collègues ou plutôt de son collègue le maréchal Koniev. Lequel des deux prendra Berlin ou plus précisément le Reichstag ? D’ordres en contre-ordres le Kremlin pousse l’un et l’autre, l’un contre l’autre avant de faire de Joukov le champion en même temps qu’il lui est ordonné de prendre à l’issue des derniers combats le commandement de la zone soviétique toute entière, ainsi, il ne rentrera pas à Moscou. Mais Staline lui confiera tout de même l’honneur de passer les troupes en revue lors de la parade de la victoire le 24 juin 1945 à 10 heures, sur la place Rouge, où Joukov arrive sur un cheval blanc.

 

Donc, Koniev et Joukov convergent à marche forcée vers le centre de Berlin, le premier par le sud, le second par l’Est et le Nord. Si ce sont bien les troupes de Joukov qui vont planter le drapeau rouge sur le Reichstag, qui a remporté la victoire ? Ni Koniev ni Joukov. Les soldats de l’Armée rouge, harassés, les yeux et l’âme emplis des images et des témoignages des atrocités commises par les nazis et leurs acolytes sur des milliers de kilomètres des faubourgs de Moscou aux rives de l’Oder.

 

Cinq jours après la prise de Berlin, les Allemands signent l’armistice avec les Alliés, Eisenhower en tête, et un représentant soviétique, le général soviétique Sousloparov à…Reims ! Staline est furieux. Il appelle Joukov : « C’est le peuple soviétique qui a porté sur ses épaules la plus grande partie du poids de la guerre. La capitulation doit donc être signée devant le commandement supérieur de tous les pays de la coalition antihitlérienne et non devant le seul commandement suprême des troupes alliées » Staline continue s’adressant à l’ancien chef d’Etat-major de l’Armée rouge : « Vous êtes nommé représentant du commandement suprême des troupes soviétiques » [3]. La capitulation définitive , présidée par Joukov, eu donc lieu dans la nuit du 8 au 9 mai à 0 h 16 heure russe (23 h 16 heure de l’Ouest), dans une villa de Karlshorst dans la banlieue Est de Berlin, en présence des représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis. Les représentants du Haut commandement allemand, dirigés par le maréchal Wilhelm Keitel, signèrent l’acte de reddition qui entra en vigueur à 23 h 01, heure locale, soit le 9 mai à 1 h 01, heure de Moscou. C’est pourquoi pour les Russes et les anciennes Républiques de l’URSS qui le commémorent encore le Dien pobiedi est le 9 mai.

Notes :

[1] Editions Economica, Paris 2008 et 2010.

[2] Joukov, l’homme qui a vaincu Hitler, Perrin, Paris 2013

[3] Cité par J. Lopez in Joukov

source: la faute à Diderot

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 18:01

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…C’est la date à de Gaulle !

En France, le 8 mai est un jour férié célébrant la capitulation allemande qui a mis fin à la seconde guerre mondiale en Europe (1939-1945). Pourtant, sans vouloir jouer les pointilleux, signalons que la signature de cette capitulation ne fut pas effectuée le 8, mais le 7 mai (vers 2 heures 40 du matin) à Reims par le général Jodl (pour l’Allemagne), en présence de Bedel-Smith (États-Unis), Susloparov (Russie) et du général Sevez (France).

 

Elle fut accomplie à nouveau le 9 mai par le général Keitel à Berlin, à la demande des Soviétiques qui avaient expressément exigé qu’une nouvelle signature de la reddition allemande ait lieu en présence du maréchal Joukov, du maréchal Tedder, envoyé par Eisenhower, du général Saatz et de Lattre de Tassigny dans la nuit du 8 au 9 mai (le 9 à 0h28 exactement).

 

La date du 7 mai a rapidement été éclipsée par celle du 8 mai, suite à la décision de l’annonce officielle de la fin des hostilités par le général de Gaulle ce jour-là à 15 heures, qui a ensuite été retenue comme date officielle.

 

La date retenue par l’URSS, l’actuelle Russie, pour fêter l’événement n’est d’ailleurs ni le 7 ni le 8, mais bien le 9 mai.

Source : « Tatoufaux.com »

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:47

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Fonction publique :
journée nationale d'action le 15 mai 2014
 
Les organisations syndicales CFDT - CFTC – CGT – FA-FP - FSU - SOLIDAIRES - UNSA, dénoncent une nouvelle fois, l'absence de négociations salariales dans la Fonction publique et la dégradation de la qualité de l'emploi public. 
La politique d’austérité salariale menée par le gouvernement à l’égard des agents publics aboutit à une baisse incessante de leur pouvoir d'achat. Pourtant son amélioration est un objectif affiché du nouveau gouvernement. 
 
Le contentieux salarial s’accumule et la poursuite du gel du point d’indice est inacceptable ! 
Les agents de la fonction publique jouent un rôle déterminant dans notre société. 
La qualité des services rendus aux usagers est leur préoccupation majeure. 
La reconnaissance de leur travail ne peut donc plus attendre. 
Le gouvernement doit ouvrir sans délai de réelles négociations sur les rémunérations et garantir des emplois publics de qualité correspondant aux besoins. 
Les organisations syndicales exigent une revalorisation immédiate du point d'indice, la refonte de la grille indiciaire permettant la revalorisation de tous les métiers et des mesures de rattrapage. 
Elles appellent les agents des trois versants de la Fonction publique à une journée nationale d'action et de mobilisation le 15 mai prochain, journée qui pourra prendre des formes diversifiées (rassemblements, manifestations, grèves, arrêts de travail...). 
 
Paris le 8 avril 2014
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:44

15 mai cgt

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