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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 11:48
Lu sur El Diablo

planisphere-bleue.jpg

Les événements tragiques de la semaine dernière sont commentés à l'infini mais il manque presque toujours un élément crucial à l'analyse : le rôle de la politique étrangère de la France, notamment sa participation aux « guerres humanitaires » voulues par l'OTAN et les États-Unis. Tant que cette question et celle de notre adhésion à la dangereuse théorie du « Choc des civilisations » ne seront pas abordées, nous ne tirerons pas les enseignements pertinents de cette tuerie et bien du sang coulera encore.


 

S'il est nécessaire que les crimes abominables de la semaine dernière soient massivement condamnés – c'est le cas –, il est tout aussi souhaitable que nous réfléchissions collectivement à ce qui a pu contribuer à les faire advenir et réagissions en conséquence afin que cela ne se reproduise pas.

 

Penser (malgré) le sang

 

Or, ce qui – de façon très prévisible – est en train de passer à la trappe dans les réactions médiatiques et politiques c'est la question de la responsabilité des puissances occidentales dans la « fabrication » des trois tueurs. Il ne s'agit pas d'excuser mais de comprendre. Outre l'expression de notre compassion pour les victimes et leurs proches, chercher à expliquer est ce que nous avons de mieux à faire maintenant.

Si l'on s'efforce de faire preuve de sang-froid et de lucidité, ce travail de compréhension impose de se poser la (fausse) question suivante : Comment peut-on imaginer un seul instant que l'on va pouvoir agresser et humilier des pays majoritairement musulmans les uns après les autres (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie...), fermer les yeux sur les innombrables « bavures » de l'OTAN, soutenir inlassablement Israël dans son oppression du peuple palestinien, provoquer sans relâche l'Iran, financer et soutenir des « rebelles » (en fait, des djihadistes) pour déstabiliser les régimes qui nous gênent (Syrie) ; comment peut-on croire que commettre une telle abondance d'injustices et de crimes à l'étranger ne finisse par provoquer des répercussions sur le sol français ? Pour ma part je suis surpris que cela ne soit pas arrivé plus tôt ; les services anti-terroristes doivent travailler d'arrache-pied...

Face à ce genre d'événement tragique, il faut veiller à ce que l'émotion n'étouffe pas la réflexion. Inversons la phrase de Voltaire et disons : on doit des égards aux morts, on ne doit aux vivants que la vérité. C'est plus que jamais le moment de prêter attention à la critique de la politique étrangère de la France et de sa soumission aux États-Unis et à l'OTAN (c'est la même chose). Notre adhésion à la théorie néo-conservatrice du « Choc des civilisations » – tournée explicitement contre le monde arabo-musulman – et notre participation à des guerres illégitimes et immorales doivent cesser. L'apathie face aux conséquences lointaines du bellicisme occidental n'est pas tolérable. Le pacifisme, le respect du droit international et l'anti-impérialisme sont les meilleurs moyens d'empêcher de nouvelles tueries en France.

 

Qui sème la guerre et l'injustice...

 

Dans son bref échange avec un journaliste de BFMTV, Chérif Kouachi a dit explicitement qu'il était écœuré par les agissements des puissances occidentales en Irak, en Afghanistan et en Syrie. On entend Amedy Coulibaly mentionner les mêmes motivations dans l'enregistrement obtenu par RTL du dialogue avec un des otages de l'épicerie casher. Certains sont un peu trop pressés – y compris à gauche – de considérer qu'il s'agit de simples prétextes. Les paroles d'hommes qui savaient qu'ils allaient mourir dans quelques minutes sont-elles à prendre à la légère ? Nous prenant pour des enfants à qui il faudrait cacher la réalité, les autorités tentent de faire disparaître ces documents sonores des médias et d'Internet.

Remontons dix ans en arrière et lisons cet article de Libération de février 2005 dans lequel on apprend que Chérif Kouachi a été « choqué […] .

On aura beau qualifier les frères Kouachi et Amedy Coulibaly de fous, d'extrémistes, dire qu'ils sont endoctrinés et fanatiques – ils le sont assurément –, on ne pourra pas totalement effacer la part morale et politique de leurs motivations.

Ce sont des actes de personnes désespérées, rendues enragées par un sentiment d'injustice, de détresse existentielle. La religion n'est que le catalyseur irrationnel d'une indignation rationnelle, elle ajoute une exacerbation et des justifications métaphysiques à des réactions morales légitimes qui peuvent exister indépendamment de la pratique religieuse (celles-ci s'expriment d'une autre façon dans le militantisme politique, l'engagement humanitaire, l'écriture, etc.).

Des facteurs sociaux et personnels ont bien sûr également joué dans le parcours des trois hommes et le combat contre les inégalités économiques et sociales est plus que jamais nécessaire, mais ne passons pas à côté de la principale cause du terrorisme (sur le parcours des trois hommes, il faut lire cet excellent article du Guardian)[2].

Souhaitons qu'une petite voix dise à l'oreille des Français : « L'Occident, dans sa folle et criminelle ambition hégémonique, répand la mort et la misère dans une indifférence quasi générale et vous êtes révoltés que ce torrent d'injustices finisse par se manifester violemment en France ?... Réveillez-vous ! »

Qui sème la guerre et l'injustice... doit cesser.

 

En finir avec l'archaïsme moral : refuser l'inégale valeur des vies humaines

 

Ce que je trouve indécent et hypocrite dans cette grande communion nationale obligatoire, au-delà de l'évidente récupération politique, c'est la croyance implicite en l'inégale importance des vies humaines. Si l'on n'accorde pas la même valeur à toutes les victimes de la guerre et du terrorisme, quels que soient leur pays et leur religion (ou leur absence de religion), on affaiblit grandement sa position morale.

Or, les manifestations d'ampleur contre les « guerres humanitaires » des puissances occidentales se font toujours attendre en France. Ces interventions militaires et leurs conséquences (chaos, embargos, ouverture de la boîte de Pandore du terrorisme, règne des seigneurs de la guerre, etc.) ont pourtant fait des centaines de milliers de victimes. Et ce n'est évidemment pas fini si nous ne forçons pas nos gouvernements à cesser de participer en notre nom à cette folie.

Si on ne tire aucun enseignement politique de ce qui vient de se passer, 20 personnes seront mortes pour rien. Pire : elles seront mortes pour que le sang coule encore davantage.

Quand les guerres américaines provoquent d'immenses massacres en Irak et en Afghanistan ou quand l’Arabie Saoudite décapite à tour de bras (selon le magazine britannique The Economist, ce proche allié des États-Unis a procédé à 22 décapitations pour le seul mois d’août 2014, 79 au cours de l’année 2013), ces victimes arabes disparaissent dans l’indifférence médiatique.

Les indignations sélectives sont abjectes. La pratique du deux poids, deux mesures, très prisée par la prétendue « communauté internationale » et ses médias, est à proscrire si l'on veut être pris au sérieux dans ses réactions morales.

Il est urgent de sortir de l'archaïsme moral qui consiste à considérer que la vie des membres du groupe social auquel on s'identifie (nation, classe, ethnie, religion, etc.) a plus de valeur que celle des « autres ». La journaliste Nathalie Saint-Cricq a dit qu'il fallait « repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie » (voir la vidéo) [3], pourquoi n'ouvririons-nous pas plutôt des camps de rééducation morale pour ceux qui sont incapables de ressentir de l'empathie pour les « victimes lointaines » de l'impérialisme occidental ?...

L'axiome moral « une vie = une vie » doit être respecté en particulier dans notre réflexion politique et géopolitique. C'est en considérant que toute vie a la même importance, que l'on soit proche ou non géographiquement et culturellement, que l'humanité pourra progresser vers la paix et la coopération entre les peuples.

 

 

Bref rappel : liberté d'expression totale et pour tous

 

Quant à la liberté d'expression, il faut bien sûr la défendre vigoureusement. Mais la liberté d'exprimer toutes les idées et opinions, pas seulement celles qui nous plaisent ou nous indiffèrent. Allons-nous vraiment nous infliger une nouvelle « affaire Dieudonné » ?...

Marchant dans les pas lumineux de Voltaire, Robespierre, Russell, Chomsky et Bricmont, j'ai déjà dit l'essentiel de ce que j'avais à dire sur le sujet dans mon article « Pour une liberté d’expression totale... et une critique lucide de Dieudonné »[4].

 

 

Soyez Charlie si vous le voulez mais soyez aussi Irakien, Afghan, Libyen, Syrien...

 

Disons pour finir quelques mots de l’intervention militaire en cours contre l’État islamique : c’est l’Occident lui-même qui a permis l’émergence de cette force. En détruisant ou déstabilisant les États laïcs en Irak, Libye et Syrie, les États-Unis et leurs subordonnés européens ont ouvert un boulevard à des groupes djihadistes que les Occidentaux utilisent sans aucune gêne quand ceux-ci servent ses intérêts géostratégiques (en Syrie aujourd’hui pour renverser le régime de Bashar al-Assad, en Afghanistan autrefois pour combattre l’URSS).

Ce que la société doit aux vingt morts de la semaine dernière – oui, je compte les vies des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly – ce sont la pensée rationnelle et les actions justes qui permettront que le sang ne coule pas davantage.

Commençons par cesser de répandre la guerre, la misère et l'injustice à travers le monde. Nous verrons si le terrorisme trouve encore l'abondant carburant que les puissances occidentales lui fournissent en ce moment. Il ne s'agit pas de « céder aux terroristes » ou de « leur donner raison » mais simplement de faire ce qui est moralement et politiquement juste. 

Les partis et les médias installés voudraient aujourd'hui lancer une chasse aux sorcières contre les Français qui refusent l'injonction d'État « Je suis Charlie ». De la part de personnes qui soutiennent sans scrupules la politique criminelle des pompiers pyromanes de l'OTAN, c'est tristement ironique.

Qui représente la plus grande menace pour la paix dans le monde ? Qui agresse et humilie le monde arabo-musulman ? Ce n'est pas le terrorisme, c'est le bloc euro-atlantiste sous domination américaine.

 

 

Laurent Dauré,

journaliste au mensuel progressiste

radicalement eurocritique Bastille-République-Nations 

(BRN : Voir le site du journal : http://www.brn-presse.fr )

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 10:17

francetvinfo.fr

 

 

Les routiers mènent le 19 janvier 2015 une opération escargot sur le périphérique de la ville de Rennes

Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 21/01/2015

Toutes les fédérations patronales de transport routier ont refusé mercredi 21 janvier de participer à la séance de négociations salariales prévue jeudi matin avec les syndicats. Les négociations butent sur l'ampleur de l'augmentation salariale : les syndicats réclament 5%, le patronat ne veut pas aller au-delà de 2%. Mercredi soir, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a estimé, contrairement aux organisations patronales "que les conditions de la négociation [étaient] réunies" et"déploré" leur refus de renouer le dialogue, interrompu mardi.

Plus tôt, les quatres fédérations patronales du transport routier de marchandises avaient indiqué qu'elles ne se rendraient pas à la réunion convoquée jeudi à 8h30 à la Direction générale du travail, à Paris. "Aucun élément nouveau ne permet aujourd'hui de reprendre la négociation dans les meilleures conditions et d'espérer la signature d'un accord", a argué la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) - principale chambre patronale de la branche -, dans un communiqué commun avec TLF et l'Unostra. La quatrième fédération présente à ces négociations, l'OTRE, a ensuite aussi décliné la convocation. "Nous ne sommes pas en capacité de faire mieux : nos entreprises sont frappées de plein fouet par la crise économique et souffrent d'un grave déficit de compétitivité", expliquent la FNTR, TLF et l'Unostra, en rappelant que les propositions avancées mardi avaient"toutes été rejetées"

Stupeur des syndicats

Contactés par l'AFP, les syndicats ont fait part de leur stupeur, ce scénario n'ayant visiblement pas été envisagé. "Les ministères du Travail et du Transport nous avaient assuré qu'ils seraient là" jeudi matin, a réagi Jérôme Vérité pour la CGT Transports. Dénonçant l'attitude "jusqu'au-boutiste" du patronat, qui fait "pression sur le gouvernement (...) pour aller lui arracher du pognon", le leader cégétiste a demandé à l'exécutif d'intervenir. "A l'Etat de renverser la situation et d'annoncer la suspension de toutes les aides publiques pour ces entreprises-là", a-t-il lancé. Sans aller jusque là, le secrétaire d'Etat aux Transports a souligné que les entreprises du secteur "ont par ailleurs bénéficié d'importantes mesures de soutien à l'emploi". Avant d'enfoncer un peu plus le clou : "dans cette branche, les salaires conventionnels n'ont pas été augmentés depuis deux ans et certains taux horaires sont inférieurs au Smic".

Jeudi matin, les syndicats se rendront à la Direction générale du travail, en espérant que le patronat aura changé d'avis. "On a une convocation de l'Etat, on y va", a indiqué Patrice Clos (FO), imité par Thierry Cordier de la CFDT. "S'ils ne viennent pas, ils prendront leur responsabilité, et nous la nôtre", a précisé le secrétaire général de la CFDT Transport, premier syndicat de la profession.

La CGT appelle à des actions jeudi

Plus tôt dans la journée, la CFDT avait menacé d'"entrer dans un conflit majeur" si les organisations patronales ne revenaient pas à la table des négociations "dans les prochaines heures".

Des routiers bloquent les routes lors d'une opération escargot près du marché de gros de Corbas, près de Lyon, le 19 janvier 2015

La CGT Transports "appelle ses militants à maintenir les actions prévues demain [jeudi] pour que la négociation se passe sous la pression et le contrôle des salariés". L'intersyndicale, qui mène des opérations de blocage depuis dimanche soir, s'exprimera jeudi matin sur "les suites du mouvement qui prendrait nécessairement une autre tournure face à une telle déclaration de guerre", précise le texte.

Depuis dimanche soir, les grévistes ont multiplié les barrages filtrants sur les axes routiers et les blocages de zones d'activité, principalement dans l'ouest du pays (Caen, Rennes, Bordeaux).Jusqu'à présent, seuls les poids lourds étaient bloqués par les manifestants, les véhicules légers étant épargnés par les barrages.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:09

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

Dépèche AFP: Après 70 ans d’existence, les CE pourraient disparaître
Une dépêche AFP, reprise par Libération-Économie et Orange-Actu annonce que les CE sont menacés par le projet de la loi Macron

"Héritage de la Libération, les Comités d’entreprise (CE) vont fêter en février leurs 70 ans et probablement leur dernier anniversaire en cas d’accord jeudi sur le dialogue social pour les fusionner avec les autres instances du personnel, une simplification qui divise les juristes.

Si cette négociation difficile, visant à simplifier les relations entre employeurs et salariés, aboutit, la réforme consistera principalement à rassembler dans les entreprises de plus de 11 salariés les instances actuelles en un organe unique baptisé «Conseil d’entreprise».

Cette nouvelle instance regroupera outre le CE, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et les délégués du personnel. Y siègeront les délégués syndicaux (DS), qui négocieront en son nom les accords.

Pour Sylvain Niel, avocat en droit social chez Fidal, interrogé avant la fin de la négociation, la création d’une telle structure serait «une révolution sociale» qui «va changer radicalement les choses». En bien, selon cet avocat.

L’instance commune, qui «va rassembler toutes les prérogatives dispersées avant dans le mille-feuille de la représentation», sera «très influente», estime M. Niel.

A l’heure actuelle, CE, CHSCT et DS sont obligatoires à partir de 50 salariés, les délégués du personnel à partir du 11e. Jusqu’à 50 salariés, le futur «Conseil» n’assumera que les prérogatives des délégués du personnel. Au delà, il reprendra aussi les prérogatives des autres instances, prévoit le texte, au détail près que la commission reprenant les attributions du CHSCT sera facultative entre 50 et 300 salariés.

Cette évolution, les grandes entreprises [les patrons ! NDLR] «l’attendaient», dit M. Niel. Demandée par le patronat, la fusion devrait s’accompagner d’une rationalisation des consultations (regroupées en trois temps pour les grands sujets économiques et sociaux récurrents) et la fin de la double consultation lorsqu’un projet concerne plusieurs d’établissements.

Pour le Medef, tout ceci doit permettre de «lisser» les seuils de 11 et 50 salariés, qui freinent les embauches, a expliqué mardi Pierre Gattaz son président.

Mais les petites entreprises «ne sont pas forcément demandeuses», assure M. Niel. La CGPME n’est pas contre une instance unique mais seulement à partir du 50e salarié. Et elle s’oppose au dispositif de représentation extérieure par ailleurs proposé aux entreprises de moins de 11 salariés.

- Attaque au marteau-piqueur -

Pour Judith Krivine, avocate engagée dans la défense des salariés, ce projet d’instance unique, «c’est du marteau-piqueur». Jean Auroux, ancien ministre socialiste auteur des lois éponymes (1982) ayant renforcé les droits des salariés et les attributions des CE, «doit être fou de rage», imagine-t-elle.

Il revient à «une destruction pure et simple du code du travail et notamment du comité d’entreprise et du CHSCT car il «touche à tout»: seuils, nombre de représentants, heures de délégation, recours aux experts...

Autre problème selon elle, les accords d’entreprise vont «prédominer» sur les autres textes (accords de branche, contrat de travail...), même si ces accords sont moins favorables, «consacrant ainsi une mise à mal progressive ces dernières années d’un principe fondamental du droit du travail».

L’avocate craint «des accords catastrophiques» car «il y a un très fort risque» que les futures négociations soient menées par des gens soit «pas formés, qui auront peur ou au pire des cas, seraient intéressés à titre personnel».

S’il y a fusion, «il va nous falloir des super élus», anticipe Michel Hillebrand, du cabinet d’experts Secafi, qui conseille nombre de CE. «On oublie pourquoi au départ on voulait des instances différentes: pour ne pas mélanger les questions individuelles et collectives».

Si «les mêmes traitent tout», «je mets ma main au feu qu’avant de signer un accord d’entreprise, les délégués du personnel mettront sur la table des cas individuels», ajoute-t-il.

Pour Juliette Mascart, avocate, ce «chamboulement» est aussi une «source d’insécurité juridique». Elle assure que les seuils sont sans impact sur l’emploi et relève que la mise en place des instances actuelles était «simple»: «n’importe quel avocat spécialisé vous fait ça proprement pour le prix d’un iPhone».

AFP

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:07
Vu sur El Diablo

rencontres-venissieux-2015.jpg

Programme prévisionnel :

Vendredi 30 janvier 2015 : Paix et Liberté pour la Palestine : soirée de solidarité avec la ville de Jenine : avec une délégation de Jenine, un représentant de l'ambassadeur de Palestine en France

 

Samedi 31 janvier 2015 matin : Amérique latine, l'impérialisme ne supporte pas la démocratie et choisit la violence jusqu'aux fascistes. Quelle situation au Venezuela après les tentatives de contre-révolution "colorée" organisées par les USA ? Quel rapport de forces en Bolivie après la nouvelle victoire électorale éclatante de Morales ? Et quelle situation à Cuba après le coup de théâtre de fin décembre, la libération des cinq et l'annonce de normalisation diplomatique ?

 

Samedi 31 janvier 2015 à 12h : réception des ambassadeurs de Cuba, Venezuela, Bolivie et Palestine par le maire de Vénissieux, Michèle Picard.

 

Samedi 31 janvier 2015 à 14h : Lecture croisée de textes de mutins de 1914 et de mères de victimes d'Odessa en 2014...avec Thierry Renard, poète et éditeur.

 

Samedi 31 janvier 2015 après-midi : Avec la participation exceptionnelle d'un représentant du parti communiste d'Ukraine, d'une jeune communiste d'Ukraine, d'une militante communiste d'Odessa, organisée avec Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop.

Le Donbass, entre résistance au fascisme et invention du socialisme, symbole d'une histoire soviétique qui ressurgit, du choix de la guerre pour imposer la domination impérialiste, de l'affrontement de plus en plus systématique entre l'occident capitaliste et le reste du monde, mais aussi des possibilités de résistance.

 

Samedi 31 janvier 2015 à 19h : Fanfare internationaliste LeRéGrave !

 

Samedi 31 janvier 2015 en soirée : Bortsch de la solidarité en soutien aux victimes du Donbass et d'Urkaine

Et toujours, éditeurs, auteurs, revues et une nouvel espace proposé aux associations internationales Vénissianes

 

source: le venissian

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 23:22

 


plan emploi

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 22:31

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

20 janvier 2015
Deuxième jour de grève dans les transports: la mobilisation ne faiblit pas !

La mobilisation des conducteurs routiers en ce deuxième jour de grève reconductible ne faiblit pas, bien au contraire.

Victimes de notre succès, nous avons dû, en toute responsabilité, lever le blocage du port de Gennevilliers parce que la sécurité n'était plus complètement assurée au regard du nombre très conséquent de camions bloqués. La mobilisation en région parisienne reprendra de plus belle demain.

En province, la mobilisation s'étend et de nouveaux points de blocages ont vu le jour ce lundi. Plus de 760 kms de ralentissements liés à des files de camions bien plus importantes que prévues ont été enregistrés, ce qui montre l'ampleur du mouvement ! Les salariés du transport routier ont montré que leurs exigences en matière salariale n'étaient pas à prendre à la légère. Le patronat qui depuis le début des négociations joue au poker menteur en est pour ses frais ! Il sait qu'il a en face de lui des salariés motivés et déterminés.

La Fédération Nationale des Syndicats de Transport CGT salue l'ensemble des salariés qui se sont mobilisés dans le cadre de cette intersyndicale et appelle à amplifier le mouvement pour demain, jour du début des négociations. Il nous faut arriver devant le patronat le plus fort possible.

Nous tenons également à rappeler que le gouvernement qui donne des aides publiques à tours de bras ne peut rester neutre dans ce dossier. Il doit avoir des exigences particulièrement fermes vis-à-vis du patronat devant ce blocage des négociations, nous attendons une parole forte de sa part démontrant qu'il a pris l'ampleur de la colère qui s'exprime.

L'heure est à la continuité et à l'élargissement de la mobilisation. Dans un certain nombre d'endroits, les grévistes ont décidé de souffler cette nuit pour reprendre de plus belle demain matin, de bonne heure et d'amplifier le mouvement !

Gagner c'est possible, on ne lâche rien !

Montreuil, le 19 janvier 2015.

Transports routiers: Mobilisation pour le pouvoir d'achat à partir du 18 janvier - Cgt-dieppe

Transports routiers: Mobilisation pour le pouvoir d'achat à partir du 18 janvier - Cgt-dieppe

Publié le vendredi 16 janvier 2015, par Philippe Gelinaud, sur le site de la CGT L'intersyndicale CGT, FO, CFTC et SNATT CFE-CGC appelle l'ensemble des salariés du transport routier de marchandises

http://www.cgt-dieppe.fr/2015/01/transports-routiers-mobilisation-po

 

Sur Paris-Normandie.fr

A Rouen, le mouvement de grève des routiers se déplace jusqu’au terminal pétrolier Rubis. Ce mardi 20 janvier 2015, les routiers en grève manifestent du côté du terminal pétrolier Rubis au Grand-Quevilly.
Sur 76Actu
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Devant le dépôt Rubis, au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), mardi 20 janvier 2015. (Photo : Thierry Chion)
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 22:29

lundi 19 janvier 2015, par Frédéric Lordon

Ce dimanche 25 janvier ont lieu en Grèce des élections législatives qui pourraient s’avérer historiques : Syriza, la coalition de gauche d’Alexis Tsipras, est en tête des sondages. Mais pour Frédéric Lordon, l’étau allemand et les inconséquences de la formation grecque condamnent celle-ci à des acrobaties douloureuses…

Il y a maintenant longtemps que l’Europe s’est enfermée elle-même dans la nasse constitutionnelle des traités libéraux, d’où elle n’a plus laissé que deux voies de sortie, et deux seulement : 1) l’effondrement financier de la construction sous le poids de ses contradictions internes, ou bien 2) un accident politique qui renverse la table. La première issue ayant été – temporairement – enrayée par l’annonce du programme OMT de la Banque centrale européenne (BCE) [1], il ne reste que la seconde, raison qui conduit le grand parti institutionnel-européiste à regarder la démocratie, non comme un état normal de la vie politique, mais comme une source permanente de menaces, dont l’étouffement justifie tous les moyens.

De ce point de vue, il faut louer la persévérance dans l’être de la Corée du nord qui offre aux Européens l’inaltérable moyen de se rassurer quant à leurs créances démocratiques, et font passer pour telles que le président de la Commission déclare avoir une nette préférence pour « retrouver des visages connus » à l’issue du scrutin législatif grec, et que le commissaire Moscovici se fende d’une visite sur place pour encourager, à défaut du bien-vivre, le bien-voter, toutes ingérences qui disent assez la considération que les institutions européennes portent à la souveraineté des peuples.

Sans questionner davantage la solidité réelle du verrou tiré à la voie 1 (l’OMT), se peut-il que le degré de confiscation des institutions politiques dans à peu près tous les pays laisse la moindre chance à la voie 2 – hors bien sûr d’un soulèvement en bonne et due forme ? L’expérience Syriza, si tant est qu’elle ait lieu, nous donnera rapidement une réponse. On ne peut pas dire que les choses se présentent idéalement pour Tsipras. C’est que l’Allemagne, très consciente du danger, a par anticipation savonné la planche en déclarant que la sortie de la Grèce est une éventualité à laquelle la zone euro pouvait désormais très bien faire face, manière de fixer d’emblée les termes du rapport de force qui ne manquera pas de se former dès qu’un gouvernement Syriza en place fera connaître ses intentions de renégociation.

[...] Lire la suite sur le blog de Frédéric Lordon, "La pompe à phynance" dans "Les Blogs du Diplo" en cliquant sur le titre.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 20:37

 

Nous partageons entièrement le point de vue exprimé par le titre ci-dessous.  Le PS et ses alliés, les Verts avec tous les groupes de droite et le Front National ont voté pour l'intervention militaire française en Irak, sous égide de l'OTAN.   Un député de l'UMP s'est abstenu, un autre a voté contre.  Seuls les députés du Front de gauche, en tant que groupe, se sont opposés à cette politique de guerre qui ne résoudra pas, au contraire, le problème des attentats en France.  Mais pourquoi se sont-ils abstenus alors que toutela déclaration du PCF reproduite ci-dessous exprime leur opposition ?  Il est grand temps que se constitue un grand mouvement anti-guerre, un grand mouvement de la paix.  Il existe des forces pour cela en France et chez les autres peuples.  Réunissons-nous.

 

Lu sur El Diablo

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

IRAK: sortir du piège de la guerre sans fin (PCF)

 

Les parlementaires ont débattu [hier], mardi 13 janvier [2015], de la poursuite de l'intervention militaire française en Irak. Ce débat suivi d'un vote est intervenu dans le contexte douloureux que connaît le pays depuis les odieux massacres des 7 et 9 janvier 2015 à Charlie Hebdo et au supermarché casher de la Porte de Vincennes. La participation de la France à l'action de la coalition internationale sous commandement américain, lancée en septembre dernier, pose question. 

La détermination des communistes à stopper l'influence et la violence des groupes armés islamistes est sans équivoque. Le peuple de France dans toutes ses composantes et tous les habitants de notre pays doivent vivre en sécurité.

 

Dire aujourd'hui que désormais « la France est en guerre sur son propre sol » et que notre réponse doit être de prolonger l'intervention militaire en Irak est irresponsable et dangereux. Cette vision nous précipite dans le piège tendu par les intégristes. Eux veulent la guerre généralisée, le prétendu « choc des civilisations » ; nous, le peuple de France, voulons une société de libertés, de solidarité et justice sociale, laïque, fraternelle et un monde de paix. 

C'est ainsi qu'il faut entendre la mobilisation et l'union des citoyens dans tout le pays et rester « fidèles à l'esprit du 11 janvier 2015 ». C'est pour cela qu'aujourd'hui la France par sa voix officielle devait avoir le courage, comme elle l'eut en mars 2003 devant tous les États et nations du monde, de dire non à la poursuite de la stratégie de « guerre contre le terrorisme » telle qu'elle est menée sous l'égide des Etats-Unis depuis des années en Afghanistan, en Irak, en Libye.

Quels résultats ont été obtenus en 4 mois en Irak ? Quels sont les objectifs de cette intervention militaire ? Et surtout quelles sont les initiatives politiques envisagées par le gouvernement pour ramener la paix et la stabilité dans la région ? Questions qui sont demeurées sans réponse. 

La stratégie de « guerre au terrorisme », cette « guerre sans fin » lancée par la présidence américaine au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 à New York est en échec patent. Toute action militaire occidentale et étrangère répond à la tactique des « djihadistes » et les confortent : c'est la leçon qu'il faut tirer lucidement de ces dernières décennies.

 

 

La politique de l'OTAN a produit les résultats strictement inverses à ceux affichés. En réalité, elle alimente ce fléau. Depuis 2001, les foyers de « djihadistes » ont été multipliés par 13 dans le monde, elle renforce les réseaux intégristes sans s'attaquer à la racine du problème : les causes, les soutiens actifs et les facteurs qui nourrissent leur développement ; hier soutenus et aujourd'hui bombardés, les intégristes servent de sombres calculs parce qu'ils ne représentent aucune alternative, broient tout espoir et aident à maintenir l'oppression.

Cette politique aggrave la déstabilisation du Proche-Orient et de l'Afrique de l'Ouest ; en Europe, elle leur permet de capter une jeunesse en désespérance, en rupture sociale, qui passe allègrement de la violence de la délinquance à la violence du fanatisme sectaire. 

Nous devons changer de politique extérieure en contribuant au soutien – y compris matériel mais sans intervention extérieure – aux forces démocratiques kurdes et irakiennes qui combattent l'OEI, aussi bien qu'aux solutions politiques et diplomatiques sous égide des Nations unies et élaborées par l'ensemble des États de la région. Et dans ce cadre, la France doit soutenir sans plus tarder l'exigence de la sortie du PKK et du PYD des listes des organisations terroristes de l'Union européenne.

Dans un monde interdépendant, la sécurité des uns dépend de la sécurité de tous, et nous avons besoin d'une stratégie globale avec des réponses politiques, sociales, économiques, diplomatiques et pas seulement militaires. Il est temps de s'attaquer aux racines du fondamentalisme, au terreau de la pauvreté, des inégalités, des dominations et violences sur lequel grandit l'obscurantisme.

 

 

Parti communiste français,

Paris le 13 janvier 2015

 

source

 

Analyse du scrutin :Première séance du 13 janvier2015
Scrutin public sur la Déclaration du Gouvernement, en application de l'article 35, alinéa 3, de la Constitution, sur l'autorisation de la prolongation de l'intervention des forces armées en Irak.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:21
Il ne fait aucun doute que SYRIZA et la Nouvelle Démocratie (ND) arriveront en tête des élections législatives de dimanche. Mais une série de partis se battent pour la troisième place, parmi eux, les communistes grecs (KKE)
Législatives/Grèce : To Potami, KKE, Aube Dorée, la bataille pour la troisième place
On reviendra pas sur les scores annoncés pour SYRIZA (de 28,5% à 35,5%) avec 144 à 151 députés, ni ceux de la ND (27% à 30,5%) pour 81 à 85 députés.

Le dernier sondage (18 janvier) est intéressant pour les "petits" partis. On constate que le parti centriste "To potami" (La rivière) et les communistes du KKE parviendraient à réalisé le score de 7% des voix (entre 18 et 19 députés contre 3 pour les centristes et 12 pour les communistes). Les néo-nazis de l'Aube Dorée seraient en embuscade avec 6,5% des voix (17 députés, contre 18 actuellement).

To Potami et KKE comme troisième force ?
Dans ce sondage, la dynamique est clairement en faveur des communistes (KKE) qui progressent de 2 points par rapport au dernier sondage. Résumer le programme du KKE à de l'anti-SYRIZA serait réducteur, même si il s'agit d'un leit-motiv de campagne bien marqué. La ligne électorale du KKE est la suivante :

 

Législatives/Grèce : To Potami, KKE, Aube Dorée, la bataille pour la troisième place
- Quitter l'UE et l'OTAN.
- Lancer la socialisation des grands monopôles, créer les conditions du socialisme et d'un gouvernement populaire.
- Ne pas bercer les grecs dans de grandes illusions d'un changement possible avec SYRIZA. Le KKE entend agir dans et à l'extérieur du Parlement.
- Organiser la lutte, abolir les mémorandum de la troïka (UE/BCE/FMI) et organiser la solidarité dans la population.
- Vaincre l'Aube Dorée et le fascisme en Grèce.
- Pas de soutien à SYRIZA car ce parti refuse de quitter l'UE et ne remet pas en question le système capitaliste.

Lente agonie de la sociale démocratie grecque
Pour les autres partis, on note le déclin continue des sociaux démocrates, le PASOK n'est crédité que de 5% des voix (13 députés contre 28 actuellement) et la scission menée par le père de la politique d'austérité, George Papandréou (To Kinima), ne parviendrait pas à entrer à la Vouli avec 2% des voix (et perdrait donc ses 6 députés).
La Gauche démocratique (DIMAR - scission de droite de SYRIZA) sortirait aussi du parlement (1,5% des voix) et perdrait ses 9 députés.
Les Grecs indépendants (AN.EL.) avec 3% pourraient obtenir des députés. Mais ce score (limite pour obtenir des élus) devrait permettre à l'ANEL de conserver 8 de ses 13 députés.

 

Législatives/Grèce : To Potami, KKE, Aube Dorée, la bataille pour la troisième place
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:07

lu sur canempechepas nicolas

par Jean LEVY

 

Ces jours-ci, des collégiens, des citoyens sont poursuivis, voire mis en examen,  pour des propos échangés en public, ou placés sur la toile, qui mettent en cause la version officielle des tueries de Charlie Hebdo et de la Porte de Vincennes, ou qui doutent de la relation qu’en ont fait les médias.

 

Le gouvernement appelle ce « délit » : « la théorie du complot ».

Les exemples fourmillent dans le monde de fauteurs de désordre qui  ont prétendu ne pas croire aux déclarations de leur gouvernement et qui l’ont fait savoir.

 

Faut-il rappeler le cas des journalistes américains qui n’ont pas cru leur président, Richard Nixon, quand celui-ci niait l’espionnage du quartier général du parti Démocrate réalisé par ses services.

Et de pousser le vice jusqu’à prouver qu’ils disaient vrai !

Certains mauvais esprits n’ont-ils pas prétendu que Washington et la CIA ont été à la manœuvre au Chili contre le gouvernement légal de Salvador Allende…

Plus grave encore, la « théorie du complot » ne s’est-elle pas étalée sur la place publique accusant le gouvernement Bush d’avoir fourni de faux documents à l’ONU tendant à prouver que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, et cela, pour justifier l’intervention US en Irak…

Et ne parlons pas des tours jumelles de New York…

 

Quant à notre pays, il a son lot d’élément dangereux, toujours doutant de la vérité officielle du moment : le général de Gaulle, en 1940, stigmatisant l’Etat français l’accusant de trahison, renouvelant son audace en avril 1961, dénonçant le pouvoir installé à Alger dû à "la conjuration militaire"

 

Aujourd’hui, certains prétendent que la France n’est plus souveraine, que c’est Bruxelles qui décide, que la majorité de nos lois ne sont que des traductions des décisions de l’Union européenne, que notre budget doit d’abord être approuvé une instance étrangère avant d’être présenté à l’Assemblée nationale…

Ne va-t-on pas, dans certains milieux,  jusqu’à insinuer que la CIA et la NSA de nos grands alliés étasuniens espionnent les citoyens français et européens, jusqu’aux portables de leurs dirigeants !

 

Que va-t-on chercher pour troubler nos concitoyens et jeter le trouble sur leurs dirigeants… 

C’est vrai : mettre en doute les explications données par les autorités – et oser le dire -  c’est intolérable, en démocratie. Certains mauvais esprits rétorquent que la répression des idées est contraire au droit d’expression. C’est faux : il s’agit d’un détournement de vérité.

C’est ainsi que de mauvais Français prétendent qu’on peut tout dire. A la vérité derrière cette assertion, se dissimule la volonté de justifier l’injustifiable, la mise en cause de la parole officielle, c’est-à-dire la « théorie du complot ».

D’autres, plus dangereux encore, proclament qu’on ne peut pas tout dire ! Donc, ils insinuent que les sources d’information nous cachent quelque chose, et on en revient toujours à la « théorie du complot ».

 

Disons-le tout net : les quatre millions de Françaises et de Français qui ont battu le pavé de nos villes en clamant « Je suis un Charlie » se réclamant du droit d’expression, n’avaient-t-ils pas derrière la tête, l’idée que celle-ci n’était pas totalement acquise dans notre pays…

En clair, cela voudrait dire que notre peuple est massivement gangréné par cette maudite théorie…Alors, qu’il sache bien que le gouvernement Hollande-Valls n’hésitera pas à globalement le mettre en examen !

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