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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 17:21

Un Etat n’a jamais existé en Libye ?

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 24 février 2015
Georges Napolitano

Photo : Georges Napolitano

Il n’est pas vrai que la guerre de 2011 ait désagrégé l’Etat libyen. C’est le président émérite de la République, Georges Napolitano, qui nous l’a expliqué, dans son intervention au Sénat : « Je considère que, au sens moderne de l’expression, un Etat n’a jamais existé en Libye ». Il y a quelques mois seulement, il avait qualifié la Libye d’ « Etat failli » (catégorie créée par le « Fond pour la paix » étasunien). Mais à présent il y a repensé : « Qu’on puisse parler aujourd’hui d’Etat failli suscite en moi quelque perplexité : l’exercice du pouvoir autocratique et personnel du président Kadhafi sur la base d’un système d’équilibres avec la multitude des tribus, n’était pas un Etat ». Sur la rive sud de la Méditerranée il n’y avait donc pas un Etat, la République arabe de Libye, née en 1969 après plus de 30 années de domination coloniale italienne et presque 20 d’une monarchie succube de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Un Etat qui, une fois abolie la monarchie, avait fermé en 1970 les bases militaires étasuniennes et britanniques, et nationalisé les propriétés de British Petroleum. Un Etat qui -d’après la Banque Mondiale en 2010- conservait « de hauts niveaux de croissance économique », assurant ainsi (malgré les disparités) le plus haut niveau de vie en Afrique et donnant du travail à environ deux millions d’immigrés africains ; qui enregistrait « de forts indicateurs de développement humain » parmi lesquels l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et, pour 46%, à celle de niveau universitaire.  Un Etat qui avait rendu possible par ses investissements la naissance d’organismes qui auraient pu réaliser l’autonomie financière de l’Afrique : la Banque  africaine d’investissement (en Libye), la Banque centrale africaine (au Nigéria), le Fond Monétaire africain (au Cameroun).

Dans une réécriture de l’histoire, tout ceci est effacé et la Libye de 1969-2011 se trouve représentée comme un non-Etat, une « multitude de tribus » (définition d’estampille coloniale) maintenues ensemble par le pouvoir de Kadhafi. Pouvoir qui existait indubitablement, fruit des phases historiques traversées par la Libye, mais qui s’était relâché et décentré en ouvrant la perspective d’une évolution ultérieure de la société libyenne. La Libye, après que les USA et l’Ue avaient révoqué l’embargo en 2004, s’était reconstruit une place au niveau international.

En avril 2009, à Washington, la secrétaire d’état Hillary Clinton serrait chaleureusement la main à un des fils de Kadhafi, en déclarant vouloir « approfondir et élargir notre coopération ». Moins de deux ans après, cette même Clinton lançait la campagne internationale contre Kadhafi, en préparant la guerre.

Maintenant par contre, dans le cadre de la compétition pour les prochaines présidentielles, les squelettes sortent du placard : des preuves documentées (publiées par le Washington Times et examinées par la commission d’enquête du Congrès sur l’assassinat de l’ambassadeur des USA à Benghazi en 2012) démontrent que c’est Hillary Clinton qui a poussé l’administration Obama à la guerre contre la Libye « avec de faux prétextes et en ignorant les conseils des commandants militaires ». Pendant que Clinton accusait Kadhafi  de génocide, les services de renseignements étasuniens indiquaient à travers leurs rapports internes  que « Kadhafi avait donné l’ordre de ne pas attaquer les civils mais de se concentrer sur les rebelles armés ». On découvre aussi un rapport, envoyé en 2011 par les autorités libyennes à des membres du Congrès des USA, documentant les fournitures d’armes aux djihadistes libyens de la part du Qatar avec l’ « autorisation de l’Otan ».

A cette époque le président Napolitano déclarait que, « ne pouvant pas rester indifférents à la réaction sanguinaire de Kadhafi », l’Italie adhérait au « plan d’interventions de la coalition sous conduite Otan ».

 Manlio Dinucci

 

Edition de mardi 24 février 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/mai-esistito-uno-stato-in-libia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:50

Lu sur le site du "Canard républicain"

le 23 février 2015
par   John Groleau

La Fondation Ford et l’Université libre de Berlin (Freie Universität Berlin)

En 2008, Ludovic Tournès publia un article intitulé « La fondation Rockefeller et la construction d'une politique des sciences sociales en France (1918-1940) » dans la revue Annales. Histoire, Sciences Sociales, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) [1]. Cette dernière avait été financée justement par la Fondation Rockefeller [2]. Cet historien dirigea un ouvrage collectif, L’argent de l’influence. Les fondations américaines et leurs réseaux européens, publié en 2010 dans la collection Mémoires/Culture, Éditions Autrement. Ce livre ne manque pas d’intérêt…

Ainsi, dans la conclusion p. 191, Ludovic Tournès admit que « s’agissant de la construction européenne, il est frappant de constater que, dès le début du XXe siècle, une fraction non négligeable des interlocuteurs des fondations sont aussi des partisans de l’unification de l’Europe : c’est le cas de Paul Henri Benjamin d’Estournelles de Constant avant 1914, mais aussi, après 1945, d’Altiero Spinelli, de Denis de Rougemont (président du Congrès pour la liberté de la culture de 1952 à 1966), de Robert Marjolin, ou encore de Willy Brandt. »

L’illustration de couverture de l’ouvrage est une photo de Paul G. Hoffman, président de la Fondation Ford entre 1950 et 1953 [3], remettant au recteur de l’Université libre de Berlin (Freie Universität Berlin), le professeur Hans Freiherr von Kreß, la première livraison des 20 000 livres dont les Américains vont doter l’Université. Dans le chapitre 6. « Allemagne, année zéro » ? Dénazifier et démocratiser (1945-1955) écrit par Helke Rausch, il est question de cette université p. 135 : « Les fondations vont rapidement s’intéresser à la nouvelle université. Dès 1950, la Rockefeller lui accorde 20 000 dollars. Mais c’est surtout la Fondation Ford qui va mettre la main au portefeuille, puisqu’elle accorde 1,3 million de dollars en 1951 pour construire un bâtiment d’enseignement (achevé en 1954 et baptisé “Henry Ford”), mais aussi pour financer des échanges de professeurs. En accordant ce financement, elle entend faire d’une pierre deux coups : contribuer à la lutte contre le communisme en soutenant la liberté d’expression ; favoriser la dénazification de la société allemande en favorisant un établissement dont le mode de fonctionnement rompt avec la tradition autoritaire et hiérarchique de l’université traditionnelle allemande. »

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Copie d'écran. « Construit à partir d'un don de la Fondation Ford New York dans les années 1952-1954 selon le plan des architectes berlinois F.H. Sobotka et G.Müller ».

Copie d'écran. L'une des façades du bâtiment Henry Ford de l'Université libre de Berlin.

 

Source des deux images ci-dessus : voir le film présent sur http://www.fu-berlin.de/en/sites/hfb/geschichte/wiedereroeffnung/index.html.
Visionnage en ouvrant le lien rtsp ://stream01.cedis.fu-berlin.de/pr/HFB_wiedereroeffnung.rm dans un lecteur vidéo.

L’auteur n’a pas précisé que, selon le site internet de la Freie Universität Berlin [4], le bâtiment Henry Ford a été nommé d'après Henry Ford II, fils aîné de Edsel Ford et président de la Fondation Ford entre 1943 et 1950 [5]. Il est vrai que sur l’une (toutes ?) des façades (voir l'image ci-dessus) du bâtiment, le « II » est absent. Il s’agit pourtant de ne pas le confondre avec son grand-père, Henry Ford, qui avait reçu le 30 juillet 1938 la Grand-Croix de l'Aigle allemand, la plus haute distinction nazie donnée à un étranger !

Le 30 juillet 1938, Henry Ford, à l'occasion de son 75ème anniversaire, recevant la Grand-Croix de l'Aigle allemand, la plus haute distinction nazie donnée à un étranger. Karl Kapp, consul allemand à Cleveland, lui remet le prix , tandis que Fritz Heiler , consul allemand à Détroit , serre la main d'Henry Ford.

New York Times du 1er août 1938. Henry Ford recevant la Grand-Croix de l'Aigle allemand.

Cette photo d'Associated Press a été reprise par le Washington Post dans l'article de Michael Dobbs intitulé « Ford and GM Scrutinized for Alleged Nazi Collaboration » du 30 novembre 1998 : http://www.washingtonpost.com/wp-srv/national/daily/nov98/nazicars30.htm

Source de cette image : http://www.fu-berlin.de/en/sites/kennedy/index.html

Le 26 juin 1963, J.F. Kennedy prononça un discours à l’Université libre de Berlin. Dans l'ouvrage déjà cité, p. 159, la porosité entre les fondations et le gouvernement américain est signalée avec « deux cas particulièrement éloquents : Dean Rusk a été président de la Rockefeller de 1952 à 1961 avant de devenir secrétaire d’État sous la présidence de Kennedy, une trajectoire qui croise en quelque sorte celle de McGeorge Bundy, conseiller de Kennedy pour les affaires étrangères, puis, à partir de 1966, président de la Fondation Ford. Des agents des services secrets américains (OSS et CIA) ont servi comme officers des fondations qui utilisaient ainsi leur très bonne connaissance de l’Europe, à l’image de Childbourne Gilpatrick passé de la CIA à la Fondation Rockefeller et que l’on retrouve fréquemment comme référent sur l’Italie. »

J.G., Septidi 7 Ventôse an CCXXIII

Article également publié par Agoravox.

Ci-dessus la quatrième de couverture du livre "L’argent de l’influence. Les fondations américaines et leurs réseaux européens" :

Du début du XXe siècle à la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philanthropiques américaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n’ont pas cessé d’être présentes en Europe et d’y tisser de multiples réseaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques.
Fondées par de grands industriels symboles du capitalisme américain, ces fondations sont à la fois porteuses d’un projet de société libérale et partisanes d’une régulation des excès du capitalisme. Du fait de ces objectifs contradictoires, la nature de leurs actions en Europe dépend du contexte géopolitique : avant 1914 et pendant l’entre-deux-guerres, elles jouent le rôle de ciment entre les milieux pacifistes européens et américains ; avec la guerre froide, elles embrassent la bannière de la lutte contre le communisme. Présentes là où l’État américain ne l’est pas encore, ne l’est plus ou ne veut pas l’être officiellement, elles occupent une place à part dans la diplomatie américaine, dont elles ne contredisent jamais formellement les orientations, mais par rapport à laquelle elles s’accordent un degré d’indépendance plus ou moins important selon le contexte international.
Rassemblant les meilleurs spécialistes, l’ouvrage met en scène la diversité des actions des fondations américaines en Europe tout au long du XXe siècle. Alors que leur fonctionnement et leurs objectifs restent souvent objet de fantasmes, on les verra opérer sur le terrain et constituer des réseaux denses et durables.

Dirigé par Ludovic Tournès, professeur d’histoire des relations internationales à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS).
Avec les contributions de Frédéric Attal, Kenneth Bertrams, Diane Dosso, Nicolas Guilhot, Helke Rausch, Pierre-Yves Saunier, Marie Scot.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 15:26
Merci à La Canaille qui a écrit ce texte
Réchauffement climatique et...

Or blanc,

avec à la clé,

la mise en place

des saisonniers

du tableau noir

 

Réchauffement climatique et...

 

Les classes de neige (comme celles de mer d'ailleurs), c'était avant.

Et même avant l'avant. 

C'était du temps des 10 ans des grands parents.

Du temps de l'éducation populaire, d'un budget de la jeunesse et des sports qui n'avait pas été siphonné par le sport bizness et les trafiquants d'or blanc.

 

 

Aujourd'hui, la montagne, c'est ça: 

 

"Courchevel attire les plus belles marques de luxe :

-Valentino, Hermès, Dior, Fendi, Eric Bompard, Prada…

-Horlogerie et joaillerie : Rolex, Chopard, Doux, Piaget, Boucheron, Jaeger-LeCoultre…

-Pop-up stores : Chanel, Louis Vuitton, et autres créateurs de sacs mythiques

-Spa Guerlain au Cheval Blanc, spa Valmont à l’hôtel Les Grandes Alpes…

Notez que la plupart sont situées Rue du Rocher, l’équivalent de l’Avenue Montaigne à Paris.

Après le ski et le shopping, sachez que vous pourrez vous détendre en vous adonnant à d’autres activités, par exemple :

-golf (9 trous)

-dans les nombreux night-clubs chics

-aviation, hélicoptère, montgolfière, deltaplane…"

Interdit aux graines de Racailles, de Canailles, pas de marmaille avec ou sans gouaille.

Réservé à ceux qu'ont la joncaille.

La neige, c'est comme les champignons il y a des années avec et des années sans.

Contrairement aux poussées de mycélium, la neige parfois est trop abondante (au point de faire prendre quelques vacanciers trop aventureux pour des victimes d'improbables tsunamis d'altitude) mais parfois, il en manque, cela même quand les canons débitent à fond la caisse.

Et cela a de graves, très graves conséquences pour ...la trésorerie des grandes chaînes hôtelières et leurs activités connexes.

Il n'en fallait pas plus pour mobiliser le gouvernement.

C'est ainsi que Laurent Fabius ministre des affaires étrangères du commerce et du chocolat gauffre et des après-ski a pris les affaires en main : il faut booster les coefficients d'occupation des chambres et régler les conflits par un lissage harmonieux.

Pour cela travailler sur toutes les variables d'ajustement.

Comme il est difficile de réguler la nivosité, c'est du ressort de forces extra temporelles, comme il est hors de question d'augmenter les salaires et retraites pour permettre à plus de monde de profiter des joies de la montagne , môssieur gattaz ne voudrait pas, les Nestor et Bécassine gouvernementaux, gens de maison du Medef se sont mis en colloque et ont trouvé LA variable sur laquelle peser :

L'organisation des vacances scolaires. C'est souple les gosses, profitons-en.

Déjà que le découpage en zones avait été organisé pour cela sans se soucier des rythmes scolaires et du besoin de repos pour les enfants au bout de séquences longues de travail scolaire, maintenant on resserre le calendrier pour que les vacances de printemps... restent en hiver.

Les gamins dont les parents ne peuvent partir ou ne peuvent les faire partir (c'est que hors boboland et étage social au dessus, qui peut espérer voir la neige autrement que sur le parking de la supérette de la ZUP ? (8% de la population peut accéder aux vacances d'hiver, un gosse sur deux ne part jamais en vacances entre le 1er janvier et le 31 décembre). 

Sondage grandeur nature fait dans le parking de la cité de Canaille le Rouge, pourtant dans Paris, cette semaine : les seuls véhicules absents durablement sont les 4x4 et hautres grosses cylindrées. Ne restent que les petites voitures pour beaucoup immatriculées sous l'ancien système. Preuve manifeste du lien entre pouvoir d'achat et accès aux pistes.

Mais Fabius Impérator, comme avec l'ouverture des grands magasins le dimanche et les nuits  que son pote Macron lui a offert comme gracieux tribut, va s'en occuper. Il va lé-gi-fé-rer. 

A partir de dorénavent, c'est la chambre syndicale des professions hôtelières qui va fixer le calendrier scolaire, un peu comme c'est le tracé du Tour de France qui fixe le cadre de l'entretien du réseau routiers ou la visite du premier ministre qui décide du coup de peinture sur la façade du lycée.

Ce ne sera plus le Bulletin Officiel de l'Education Nationale qui fera foi en matière de calendrier et rythmes scolaires mais la Gazette Officielle du Tourisme. Gageons qu'au passage il sera loisible d'y recruter des enseignants en CDD voire intermittants saisonniers de la pédagogie.

Sûr que Gattaz va apprécier. les gamins moins mais à leur âge ils n'ont qu'à obéir et à répéter qu'ils sont Charlie. Sinon, au poste et rappel à la loi. 

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 14:38
Les nouveaux missionnaires français de l'Occident

Les nouveaux missionnaires français de l'Occident

Voici la lettre adressée hier à Laurent Fabius… vous pouvez vous en inspirer…

 

A Monsieur Laurent Fabius,

Ministre des Affaires étrangères

37 Quai d’Orsay

75351 Paris

 

Aix-en-Provence le 25 février 2015

 

 

 

 

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,

 

Veuillez me permettre une suggestion dans l’intérêt de la France et de son rayonnement dans le monde. Je propose que vous nommiez en urgence Bernard Henry Levy en tant qu’Ambassadeur en Libye. Certes il pourrait également être envoyé dans le Donbass où il serait certainement accueilli avec reconnaissance et l’amitié dont cette population frustre mais au grand coeur est capable. Vous m’objecterez que la France n’a pas reconnu ces républiques autoproclamées après avoir pourtant accepté le gouvernement ukrainien issu d’un coup d’Etat et qu’il n’est donc pas question de leur envoyer un ambassadeur.

 

En ce qui concerne la Libye que la France a libéré de la dictature, il reste à parfaire le travail et nul n’est plus apte à le mener à son terme que ce grand intellectuel qui dans son célèbre ouvrage Eloge des intellectuels (Paris, 1987) a déclaré: « Je crois que la présence d’intellectuels dans une cité moderne est une clef de la démocratie. »

 

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à ma proposition, veuillez agréer monsieur le Ministre des Affaires étrangères mes respectueuses salutations

 

Danielle Bleitrach

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 14:11

Appel du PC d'Ukraine : « non à l'interdiction du Parti communiste, non à la guerre, non au fascisme ! »


 

Traduction pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La nomination du nouveau Procureur général Viktor Chokine a conduit à une pression patente et sans précédent sur le Tribunal administratif du district de Kiev pour forcer les juges à consciemment livrer un verdict illégal – qui violerait la Constitution, la Loi ukrainienne, le Droit international – et à interdire le Parti communiste d'Ukraine. Le caractère impudemment arbitraire du procureur se reflète clairement dans la décision du Tribunal administratif du district de Kiev de refuser de continuer à examiner l'affaire à cause des pressions venant du Bureau du Procureur.

 

Il est clairement apparu que le principal objectif du Procureur général nouvellement nommé n'est pas de combattre la corruption et le crime, ni d'établir la vérité sur les réels assassins des activistes de Maidan, ceux qui sont morts dans l'incendie de la Maison des Syndicats d'Odessa en mai 2014 et ceux qui ont été tués à Mariupol et Krasnoarmeisk, mais de mener des représailles politiques contre le Parti communiste – la seule force politique qui lutte en réalité contre le pouvoir absolu des oligarques et qui protège les droits des travailleurs. Le seul parti qui appelle à la paix et la préservation de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le seul parti qui résiste à la diffusion du fascisme et du nationalisme obscurantiste.

 

Ces représailles devaient être calées sur l'anniversaire du Coup d’État de février (2014), et vues comme une « victoire » du régime qui détournerait l'attention de l'échec complet de ce pouvoir, l'absolue pauvreté régnant dans la société et la faillite du pays.

 

Tout en menant la persécution du Parti communiste, le nouveau Procureur général accélère personnellement le processus visant à monter des allégations contre les membres de la faction communiste au Parlement qui a voté pour la loi du 16 janvier 2014.
 

A ce sujet, le présidium du Comité central du Parti communiste d'Ukraine affirme que le 16 janvier 2014 les députés communistes ont voté pour la préservation de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, le désarmement des gangs militaires, la mise en échec du fascisme et du nazisme, la protection des tombes, mémoriels et obélisques en hommage aux héros de la Grande guerre patriotique contre les vandales.

 

Le présidium du Parti communiste d'Ukraine attire l'attention du monde entier sur le fait que la persécution des communistes et des dissidents, la destruction voulue de l'Ukraine et de son peuple par la junte oligarchique, repose sur les mêmes slogans qui ont été utilisés par les complices d'Hitler durant la Grande guerre patriotique, ceux qui ont réalisé des atrocités comme les massacres de Babi yar et Volyn.

 

Dites non à la guerre en Ukraine ! Non au fascisme !

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 20:33
Photo : Un char percute son égo : BHL indemne.

Le 17 février 2015, décrivant devant le Conseil de sécurité des Nations unies un pays qui pourrait devenir une menace pour l’Europe comme pour l’Afrique, le ministre libyen des affaires étrangères Mohammed Al-Dairi a appelé « à ne pas rester silencieux face au terrorisme en Libye ». Comme en écho, et évoquant le même pays lors d’une réunion de dirigeants sociaux-libéraux européens tenue à Madrid le 21 février, le Premier ministre français Manuel « 49-3 » Valls a estimé que le « djihadisme terroriste » était aux portes de l’Europe.

De fait, depuis la fin de 2011 et l’élimination de Mouammar Kadhafi au terme de ce que l’OTAN présenta en 2012 « comme un modèle d’intervention », la « Libye libre » a quelque peu sombré dans le chaos. Partition, « somalisation », seigneurs de la guerre, clans mafieux… Livré aux milices, le pays est dirigé par deux Parlements et deux gouvernements rivaux. A la multitudes de groupes sanguinaires aux alliances changeantes – Ansar Al-Charia, Majlis Shura Shabab al-Islam, Fajr Libya (Aube de la Libye), etc. –, regroupés pour certains dans le Conseil consultatif de la jeunesse islamique (MCCI), s’est ajouté depuis peu l’Etat islamique (EI), qui s’est récemment distingué par la décapitation de vingt et un travailleurs – il est vrai égyptiens et coptes de surcroît. C’est également dans cet arsenal à ciel ouvert, qu’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) a pu faire son marché, ce qui lui a permis de porter la bonne parole entre autres au Mali. Pays d’où, depuis l’intervention française, le mouvement djihadiste Mujao s’est replié … dans le Sud libyen – tout étant dans tout et vice-versa.

Nul n’a oublié l’éblouissant rôle de la France, de son aviation et de ses forces spéciales dans cette spectaculaire démocratisation de la Libye. En stratège semi-intégral – son expérience militaire se limitant jusque-là à un service national effectué en 1978 à la « Base aérienne 117 Paris », où il appartenait au Groupe rapide d’intervention (GRI), chargé tous les matins, de 6 à 9 heures, du nettoyage des locaux – le président Nicolas Sarkozy a par chance bénéficié en 2011 de l’expérience de son ministre des affaires étrangères par interim, Bernard-Henri Lévy, un familier de la Control Room, l’état-major de la Libye libre. On n’en est malheureusement plus là…

Dans cette nouvelle terre de Jihad, devenue sans qu’on sache trop pourquoi incontrôlable et incontrôlée, toutes les chancelleries occidentales ont fermé leurs ambassades et ont lâchement abandonné le terrain – la France le 30 juillet 2014 ; les Etats-Unis treize jours plus tard, le 27, lorsque leurs quelque soixante-dix diplomates, dont l’ambassadrice Deborah Jones, ont quitté Tripoli par la route, en direction de la frontière tunisienne, escortés par quatre-vingts « marines », sous la protection de 2 F-16 survolant le parcours et de plusieurs Osprey M22 (des avions capables de se poser au sol comme des hélicoptères). Une attitude interprétée comme un signe de faiblesse, et que les djihadistes ont tournée en dérision.

Alors que les combats ne connaissent aucune trêve et que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, multipliant le nombre des victimes au sein de la « société civile », peut-on se satisfaire d’un tel « OTAN en emporte le vent » ? La réponse est évidemment non. Paris doit donner l’exemple. Paris doit s’honorer en montrant aux Libyens qu’ils ne sont pas abandonnés aux égorgeurs. Et comment incarner mieux cet esprit de résistance qu’en rouvrant l’ambassade de France, en se tenant campés, solidaires, lucides, courageux, déterminés, comme lors de la glorieuse expédition de 2011, au milieu d’eux ?

Un nom s’impose pour une telle mission. Celui du Schwarzenegger de la philosophie : Bernard-Henri Lévy. L’homme est particulièrement doué pour traiter les questions délicates. C’est quelqu’un avec qui il faut compter. Il a le profil nécessaire à une telle fonction : s’il prône le droit d’ingérence, il croit aussi au « devoir de suivi ». Par ailleurs, bien peu bénéficient de son exceptionnelle lucidité. Qu’on se souvienne de cette pensée percutante, publiée le 3 mars 2011, dans son « Bloc-notes » du Point : « Je ne suis pas naïf, évidemment. A Benghazi comme ailleurs, j’ai passé l’âge de l’idéalisme et de l’angélisme. Et je ne vois pas Mustafa Abdeljalil, ancien ministre devenu patron du Conseil national de transition, s’imprégner, d’ici la victoire, des œuvres complètes de Tocqueville. Mais il y a les faits, tout de même ! On sait par exemple que, parmi les onze membres du Conseil dont les noms ont été rendus publics, il n’y a pas un islamiste. On sait que, parmi les vingt autres, tenus pour le moment secrets pour raison de sécurité, figurent des représentants de toutes les régions du pays et que le danger tribal a été – à dessein ? – surestimé. Et je pense enfin que, même si le Conseil n’instaure pas, du jour au lendemain, un parlementarisme churchillien, il injectera dans ce pays cassé, ravagé par la dictature, ruiné par la corruption et le gangstérisme d’Etat, un peu plus de démocratie – et que cet “un peu plus” sera, déjà, une bénédiction. » Le genre d’analyse qui distingue les Clausewitz efficaces des bateleurs de Café du commerce.

Bernard Henri Levy, avec des rebelles syriens, pour la présentation de son film "Le serment de Tobrouk", au Festival de Cannes en 2012

Bernard Henri Levy, avec des rebelles syriens, pour la présentation de son film "Le serment de Tobrouk", au Festival de Cannes en 2012

Bien sûr, le risque existe. Quatre Américains, dont l’ambassadeur Chris Stevens, ont été tués le 12 septembre 2012 dans une attaque contre leur consulat à Benghazi. Le 23 avril 2013, une voiture piégée a frappé l’ambassade de France, faisant deux blessés – mais à vingt minutes près, elle aurait pu provoquer un carnage – et amenant le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à inventer une formule particulièrement pertinente pour dénoncer non pas « une action courageuse et sympathique », mais « un attentat lâche et odieux ». Le 17 janvier 2015, des assaillants ont attaqué à l’explosif l’ambassade d’Algérie à Tripoli – trois blessés dont un policier. Jusqu’à la résidence de l’ambassadeur iranien a été visée, le 22 février, par un double attentat qu’a revendiqué la branche libyenne de l’Etat islamique (EI). Mais, enfin, quoi… Si nous cédons maintenant, il faudra céder constamment, Munich nous l’a appris.

Restera, évidemment, à assurer la protection de la légation. On hésitera ici à préconiser l’envoi de militaires, gendarmes ou policiers. Les politiciens héroïques et les philosophes en chemise blanche de campagne leur demandent déjà beaucoup, qui les ont expédiés du Mali à l’Irak en passant par la Centrafrique, le Niger et le Tchad – sans parler du territoire national depuis les attentats du 7 janvier. Ne serait-il pas plus judicieux d’utiliser des groupes « alliés » aguerris, en transférant par exemple de Syrie en Libye, pour défendre notre ambassade, des combattants de Jabhat Al-Nosra qui, d’après Laurent Fabius, « font du bon boulot sur le terrain [1] » ? Après tout, il y aurait peut-être ou sans doute entre les uns et les autres – défenseurs et assaillants – matière à arrangement…

BHL a toujours offert sa poitrine nue aux offenses du totalitarisme. On l’a vu arpenter courageusement, photographes en bandoulière, les lignes arrière de tous les combats de notre temps. On l’imagine mal se contenter d’un morne va-et-vient entre sa villa de Saint-Paul-de-Vence, son palais de Marrakech et la place Maïdan à Kiev quand le fier drapeau tricolore ne flotte plus sur la Libye et que ses habitants, qu’il a héroïquement contribué à « libérer », se retrouvent seuls, piégés, face aux tueurs et aux drapeaux noirs. Sa place est là-bas, debout, au milieu d’eux ! Comme on peut le lire sur un média on ne peut plus objectif, son propre site Internet, « on connaît trop peu sa fidélité à lui-même et aux autres, son entêtement à défendre ce qui lui semble juste et vrai, sa façon de ne jamais “lâcher”, malgré les années, les batailles auxquelles il s’est trouvé mêlé ; cette vertu, aussi, est rare ; c’est de contraire de l’esprit du temps et de sa frivolité ; c’est Bernard-Henri Lévy [2]. »

MAURICE LEMOINE

Pour demander la nomination de Bernard-Henri Lévy au poste d’ambassadeur de France en Libye, envoyer de toute urgence un courrier (courtois et affranchi) à M. Laurent Fabius, Quai d’Orsay, Paris. Pour convaincre (s’il en était besoin) le ministre du bien fondé de votre supplique, mentionner cette citation de BHL lui-même, dans son ouvrage Eloge des intellectuels (Paris, 1987) : « Je crois que la présence d’intellectuels dans une cité moderne est une clef de la démocratie. »

[1Le Monde, 14 décembre 2012.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 15:20

Publié par Michel El Diablo

Après janvier 2015, l’Autre gauche dans l’impasse ! (ReSPUBLICA)

Les trois événements de janvier 2015 (les assassinats des 7, 8 et 9 janvier, la victoire électorale de Syriza du 25 janvier, la démonstration de force de Podemos du 31 janvier) n’ont pas appris grand-chose aux gauches françaises. Quant aux dirigeants politiques néolibéraux (François Hollande, le gouvernement Valls et la direction du PS), non contents d’avoir tué, dans le temps présent, l’idée de « gauche » en France, ils ont réagi en rajoutant un « catéchisme républicain » à une école des compétences largement dévouée aux désirs du patronat. À aucun moment, la direction néolibérale autour de François Hollande n’a voulu travailler sur les causes du séisme des 7, 8 et 9 janvier, dont Copenhague a eu droit à une réplique de même nature un mois plus tard. Son appel à des intervenants extérieurs à l’école pour prodiguer le nouveau « catéchisme républicain » n’est pas de bon augure pour la suite de l’histoire.

Quand à l’Autre gauche, elle se réduit de plus en plus à la fraction idéologique de la petite et moyenne bourgeoisie, qui ne possède plus aucune force propulsive pour s’allier avec la classe populaire ouvrière et employée, majoritaire en France, mais dont la plus grande partie s’abstient aux élections en partie par défiance envers elle. Pire, n’ayant rien appris de l’histoire des années 30, cette gauche observe, stupéfaite, que les couches déclassées tant de la classe populaire ouvrière et employée que des couches moyennes intermédiaires, lorgnent de plus en plus vers le FN. Les résultats de la 4e circonscription législative du Doubs sonnent le désastre imminent. Dans une circonscription populaire, le Front de gauche allié au NPA et aux chevènementistes du MRC font 3,6 % ! La voie royale vers la marginalité.

Tirer les enseignements stratégiques

Au lieu de s’inspirer des exemples de Syriza et de Podemos sur les questions stratégiques, l’Autre gauche française se contente de meetings de soutien aux luttes, d’ailleurs sans jamais faire ici et maintenant ce que font ceux qui ont progressé aux élections en Espagne ou en Grèce : pas d’alliances avec les partis austéritaires (en France, alliances de larges secteurs du PCF avec les socialistes notamment), priorité à l’éducation populaire contre l’austérité (refus de l’éducation populaire de l’ensemble de l’Autre gauche française au profit de campagnes dans l’entre soi), agir dans le temps court pour répondre aux besoins du peuple comme dans l’exemple grec : dispensaires gratuits, crèches autogérées, etc. (alors qu’en France, on préfère la méthode du « votez pour moi et ça ira »).

Le communautarisme, maladie infantile de l’Autre gauche

La cerise sur le gâteau revient à la plupart des partis de l’Autre gauche qui viennent de se mettre à la remorque des ultra communautaristes des « Indigènes de la République » (seule la direction du Parti de gauche n’a pas signé cette mascarade politique (1) . Après la mobilisation des communautaristes catho-empathiques de la « Manif pour tous » contre le mariage pour tous et la « cathophobie », voici l’opération des communautaristes islamo-empathiques pour rassembler en meeting à Saint-Denis contre « l’islamophobie ». Commençons par noter la confusion de ce pseudo concept qui met dans le même pot les actions de haine contre les musulmans (qui doivent être combattues) et les critiques de la religion (qui doivent être libres dans toute démocratie laïque). Réunis d’abord en collectif le 13 décembre dernier (2) ,les communautaristes des « Indigènes de la république » et leurs amis anti-laïques primaires ont décidé le 8 février de faire un meeting le 6 mars. Ensemble, ils fêteront à l’avance la déroute de l’Autre gauche aux élections des 22 et 29 mars 2015, qui montrera le fossé qui la sépare du peuple. Il n’y aura pas de transformation sociale et politique en France autour de ceux qui préfèrent la démocratie anglo-saxonne, pivot du néolibéralisme, à la République sociale et laïque, seul modèle alternatif au « mouvement réformateur néolibéral ». Regrouper tous les opposants aux quelques lois laïques qui restent dans notre pays constitue l’impasse définitive. Voilà où se sont enfermées les directions du PCF, d’EELV, d’ATTAC, du NPA, associées à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) proche des l’organisation internationale islamiste des Frères musulmans qui utilisent des conférenciers du type Hani Ramadan ou Hassan Iquioussen dont l’obscurantisme est patent.

Face au néolibéralisme, tout est à reconstruire !

Tirer les enseignements en termes de ligne politique

L’accord intervenu entre les dirigeants de l’Union européenne et Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis, respectivement premier ministre et ministre des finances de la Grèce, pour continuer à recevoir les « aides » européennes, pose les questions suivantes :

– « Est-il possible de sortir des politiques austéritaires sans rupture avec les politiques ordolibérales de la zone euro et de l’Union européenne ? » Toutes les Chroniques d’Évariste ont montré que non. Il n’y aura pas d’euro social. L’euro est construit uniquement pour et par les politiques néolibérales européennes.

– « Si rupture il faut, la question devient : quand doit-elle intervenir ? »

Selon nous, cette rupture ne peut pas se faire à froid de façon harmonieuse et idéaliste mais bien à chaud (3) effectué sur ce sujet et donc du soutien populaire qu’il est nécessaire de garder jusqu’au moment de cette rupture. L’accord accepté par Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis entraîne en fait le renvoi à plus tard des promesses électorales sur les politiques de temps court.

Si le gouvernement grec a remis la feuille de route exigée, il a en effet capitulé en rase campagne : il pourra toujours arguer qu’il n’y a plus de Troïka, mais il accepte que les « institutions » (celles de la Troïka !) évaluent les réformes promises avant de donner le feu vert à l’Eurogroupe du jeudi 26 février pour étendre jusqu’à fin juin le plan d’aide, rebaptisé « accord » (l’honneur est sauf), en cours. Selon Reuters, « l’ignoble Schäuble » (qui a finalement eu le dernier mot, contrairement à ce qu’annonçait triomphalement un tweet de Jean-Luc Mélenchon) aurait jugé le plan grec « cohérent et crédible » et aurait déjà demandé au Bundestag d’accepter cette prolongation en cas de feu vert des « institutions ». Et plus question de salaire minimum ni de retour sur l’essentiel des mesures d’austérité qu’avait mises en route le précédent gouvernement. Ça va tousser à Syriza ! Mais au moins, ceux qui s’interrogeaient sur le devenir de l’expérience Syriza, savent maintenant que le gouvernement grec n’a pas renversé la table, contrairement à ce qu’ils espéraient, mais qu’il est bel et bien passé dessous.

Il ne s’agit pas de tirer sur Alexis Tsipras, qui n’avait pas d’autre choix, il s’agit de tirer sur ceux qui ont propagé l’illusion qu’il pouvait en avoir un autre, les « intellos » pour briller, les politiques pour tenter de récupérer la dynamique Syriza-Podemos sans même en tirer les enseignements stratégiques. (Voir « L’euro : les six positions en présence » dans la note 3.)

Que faire ?

Devant ce désastre annoncé, nous ne voyons pas d’autres chemins que celui qui consiste à engager aujourd’hui un rassemblement de la gauche laïque anti-libérale et anti-capitaliste pour soutenir les initiatives d’éducation populaire existantes (4) et créer les conditions d’une large campagne d’éducation populaire pour la transformation sociale et politique.

Hasta la victoria siempre (Jusqu’à la victoire finale) !

Évariste

  1. http://indigenes-republique.fr/meeting-contre-lislamophobie-et-le-climat-de-guerre-securitaire/
  2. Collectif initié autour des ultra communautaristes anti-laïques et anti-républicains : Alain Gresh, les « Indigènes de la république », la LDH, le Collectif contre l’islamophobie en France, le Centre de recherches pour l’information et le développement, le Centre d’Etudes et d’initiatives de solidarité internationale, Islam et laïcité, le Front de gauche thématique contre l’islamophobie et contre le racisme, les « Mamans toutes égales » (favorables aux signes religieux dans des activités scolaires), du collectif des musulmans de France, de Présence et spiritualité musulmane, Jean Baubérot, etc.
  3. Deux articles prémonitoires l’un de Michel Zerbato, économiste émérite de l’université de Bordeaux http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/lallemagne-ne-paiera-pas-2-limpossible-sortie-de-crise-dans-le-cadre-de-leuro-de-maastricht/4784 puis la chronique d’Evariste http://www.gaucherepublicaine.org/chroniquedevariste/leuro-les-six-positions-en-presence/6863. Lire aussi Néolibéralisme et crise de la dette, de Michel Zerbato et Bernard Teper, publié chez 2ème édition.). Le moment doit être dicté par la tactique. Mais encore faut-il qu’elle se fasse. Et le choix du moment tactique est lié au niveau du travail d’éducation populaire ((Si Syriza fait de l’éducation populaire, elle n’est réalisée que sur la dynamique anti-austérité et non sur les processus pour en sortir.
  4. Réseau Education Populaire http://www.reseaueducationpopulaire.info

 

SOURCE:

Après janvier 2015, l'Autre gauche dans l'impasse !

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/apres-janvier-20

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 15:15

Publié par Michel El Diablo

Les métallos allemands arrachent 3,4% d’augmentation

IG Metall, le principal syndicat d’Allemagne vient d’obtenir

3,4% d’augmentation.

 

Le 19 janvier 2015, IG Metall a déclaré que le patronat devait réagir rapidement à sa revendication d’une hausse des salaires de 5,5% sous peine de risquer une grève nationale à partir de fin janvier. Acceptant les négociations il avait décidé de ne pas déclencher de grève avant la fin du deuxième cycle de négociations le 28 janvier. Trois grèves isolées d’avertissement ont tout de même eu lieu dans le Land de Thuringe.

 

C’est à l’issue de la quatrième séance de négociations rapidement menées avec l’organisation patronale régionale que le Syndicat IG  Metall du Bade-Wutemberg a obtenu 3,4 %  d’ augmentation des salaires à partir du 1er avril 2015 et une prime unique de 150  euros pour les 800 000 métallurgistes de ce Land. Augmentations qui devraient être étendues aux 3 500 000 salariés de cette branche et servir de références pour les négociations à venir sur tout le territoire. En particulier dans l’industrie, le commerce et les services publics.

 

« Pour de nombreuses entreprises, l’accord est douloureux et à la limite du supportable », estime l’organisation patronale du Bade-Wutemberg, ajoutant: «Avec une inflation attendue de 0,3 % sur l’année, les salariés vont bénéficier d’une augmentation réelle de plus de 3 %, soit plus de 2 000 euros pour une rémunération annuelle moyenne de 57 000 euros. C’est l’augmentation de salaire réelle la plus élevée depuis des décennies dans notre industrie »

 

Le patronat n’est pourtant pas à plaindre, commente Les Echos : « Sur les onze premiers mois de l’année 2014, l’excédent commercial de l’Allemagne s’établit, en valeur absolue, à 199 milliards d’euros, contre 181,3 milliards sur la même période de 2013 soit +9,76 % ».

 

SOURCE:

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 14:17

Publié par Jean Lévy

Trois banques françaises spéculent sur la faim...Cela ne semble pas émouvoir le ministre de l'Economie !Trois banques françaises spéculent sur la faim...Cela ne semble pas émouvoir le ministre de l'Economie !

« La parole n'est pas faite pour couvrir la vérité, mais pour la dire. » José Marti

 

 

Trois banques françaises "spéculent sur la faim"

Crédit agricole 

Société générale

BNP Paribas 

23 Fevrier 2015

L'association Oxfam France dénonce, lundi 23 février, la persistance des spéculations menées par plusieurs banques françaises sur le marché des matières premières agricoles, via des fonds de placement, malgré l'engagement pris par certaines en 2013 de réduire ces activités.
 
Il y a deux ans, Oxfam avait dénoncé le fait que des banques françaises contrôlaient 18 fonds aux performances totalement ou en partie liées à l'évolution du prix des matières premières agricoles : étaient visées BNP Paribas (avec 10 fonds), Société Générale et Crédit Agricole via leur filiale commune Amundi (7 fonds) ainsi que Natixis.
Au total, ces fonds géraient 2,58 milliards d'euros, selon l'association.
A la suite de cette étude, certains de ces établissements bancaires avaient pris "des engagements forts pour réduire ou stopper leurs activités spéculatives sur les matières premières agricoles. Dans le même temps, les parlementaires votaient dans le cadre de la réforme bancaire des mesures de régulation de ces activités toxiques", rappelle l'organisation.
 

Le droit à l'alimentation en péril

Mais dans un nouveau rapport , l'ONG affirme que "trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles : BNP Paribas, Société Générale et BPCE via Natixis"
Oxfam dénonce le fait que ces "activités toxiques mettent en péril le droit à l'alimentation de centaines de millions de personnes" et que "la spéculation galopante aggrave la volatilité des prix alimentaires".
 
L'association tient à souligner que le Crédit Agricole "semble bien avoir respecté ses engagements et cessé toute activité spéculative sur les marchés agricoles, mais refuse toujours de prendre des engagements fermes dans la durée". Mais selon ses calculs, "le montant total des fonds gérés par les (trois autres) banques françaises et exposés aux matières premières agricoles s'élève aujourd'hui à au moins 3,561 milliards d'euros".
 
"La Société Générale a certes fait un important effort de transparence et a globalement tenu ses promesses [en termes de non-ouverture de nouveau fonds, NDLR] mais c'est aujourd'hui la banque française qui spécule le plus sur la faim" avec un montant total de fonds actifs estimé à 1,359 milliard, rapporte Clara Jamart, une responsables de l'association.
 

DES MESURES MAIS PAS DE MISE EN OEUVRE

BNP Paribas totaliserait de son côté 11 fonds pour un montant de 1,318 milliard d'euros, et elle "n'a tout simplement pas respecté ses engagements", déclare Oxfam.
Quant au groupe BPCE - dont le montant de l'unique fonds s'élèverait à 884 millions - "il était le seul à n'avoir pas fait de promesses en 2013 ; il est largement temps qu'il assume enfin ses responsabilités", juge l'ONG.
Côté gouvernement, l'ONG déplore aussi que les mesures législatives sur la transparence et la régulation des marchés dérivés de matières premières agricoles ne sont toujours pas mises en oeuvre, plus d'un an et demi après le vote de la réforme bancaire à l'Assemblée nationale.
 
 
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:16

Publié par Michel El Diablo

Déclaration du Bureau politique  du Comité Central du Parti communiste de Grèce KKE (DOCUMENT)

Grèce

Déclaration du Bureau politique

du CC du Parti communiste de Grèce

· Aucune tolérance pour le nouvel accord gouvernemental avec l’UE prorogeant le Mémorandum.

· Abrogation immédiate des décrets d’application des Memoranda

· Récupération des pertes

· Rupture avec l’Union européenne, le capital et leur pouvoir

· Tous au rassemblement à la place de la Constitution [Syntagma]

 

Vendredi, 27 février à 19 heures où interviendra le SG du CC Dimitris Koutsoumbas

Le nouvel accord, signé par la coalition SYRIZA-ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, dans son essence et sa forme est la prorogation du Mémorandum et des engagements qu’il prévoyait ; c’est la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de la Nouvelle Démocratie (ND) et du PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» englobent toutes les mesures négatives contre les travailleurs prises par le capital et son gouvernement avec l'UE dans des conditions de crise économique, des mesures qui contribuent à la reprise de la profitabilité capitaliste. Tout ce pour quoi le peuple grec a au cours des années précédentes saigné et combattu: la stricte surveillance, l'évaluation par la Troïka - que l’on appelle maintenant « les trois institutions » - le maintien et l'extension des orientations anti-ouvrières et antipopulaires.

Cet accord confirme que les négociations, même soi-disant « dures », menées dans les murs de l'UE visent le redressement capitaliste, et ont un résultat fermement antipopulaire. La dite « fière » négociation n’est que de la publicité mensongère.

Toute révision du programme précédent, comme par exemple la diminution des excédents primaires, ne se fera non pour soulager le peuple, augmenter les salaires, les retraites, les avantages sociaux, mais pour économiser les ressources gouvernementales de manière à soutenir le capital et les investissements pour sa profitabilité, ainsi que celle les prêteurs. Les salariés, les chômeurs, les artisans, les agriculteurs pauvres, les retraités, continueront à payer la « note » de tout redressement par la continuation de l'austérité, que le gouvernement nomme « vie frugale ».

Même les miettes, en direction particulièrement de l'extrême pauvreté, promises par le gouvernement dans son programme « flottent en l’air » et dépendront de l'accord avec les « Partenaires », et à condition que ne soit pas compromise la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la profitabilité des grandes entreprises.

C’est pour cela que la ND, le PASOK et les autres partis, centres du système, tels que la SEV [Association des entreprises et industries - NdT], qui les années précédentes avaient soutenu la politique impopulaire, accueillent positivement l'accord du gouvernement.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à sa politique. Il cherche à tromper et à charger le peuple des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, de transformer le peuple en claque gouvernementale, le convaincre qu'il doit poursuivre ses sacrifices et se suffire de miettes.

Aucun soutien ni tolérance pour le gouvernement qui poursuit le même chemin des engagements envers l’UE et la profitabilité des monopoles. C’est pour cela qu’elle nomme « nationale » la question des besoins du capital, pour servir cette orientation, qui n’est pas de l'intérêt du peuple. Par ailleurs le peuple a de l'expérience et doit s’en servir et reconnaitre qu’à chaque fois les «objectifs nationaux» du gouvernement et du capital aboutissent à de grands sacrifices pour les droits ouvriers-populaires.

Tous ceux qui avaient un l’espoir d’amélioration, ne devraient pas être déçus, mais doivent réagir. De plus ils ne doivent pas abandonner l’objectif qu’est l’abolition effective des Memoranda, de leurs décrets d'application, des restructurations antipopulaires et le recouvrement des pertes.

La volonté du peuple de se débarrasser de la politique antipopulaire des Memoranda, des mesures et des leurs surveillants, peut acquérir un réel contenu quand le peuple exigera par la lutte ce qu’il a perdu, là et maintenant:

• La prise de mesures immédiates pour secourir les familles populaires et la protection des chômeurs.

• Le rétablissement du 13ème et 14ème mois de salaire, l'application obligatoire des conventions collectives et de l'élimination des mesures anti-ouvrières qui frappent le droit du travail

• Le rétablissement réel, maintenant et par une loi, du salaire minimum à 751 euros pour tous, sans exception, ni astérisques, comme base pour les augmentations de salaire.

• Rétablissement de la 13ème et 14ème mois de retraite et l'abolition des mesures antipopulaires, qui ont réduit les retraites et repoussé l'âge de départ à la retraite, tout en exigeant le retour des sommes qui ont été «volées» des réserves des fonds de pension et le règlement des obligations de la ploutocratie et de l'État.

• Décharger les familles populaires des impôts et l'abrogation de ENFIA [Impôt unifié sur la propriété foncière - NdT], de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur la consommation populaire, TVA et de ΕΦΚ [impôt spécial à la consommation] sur le mazout de chauffage et le gaz naturel, augmentation de franchise d'impôt à 40,000€ pour chaque la famille, tout en augmentant la taxation du capital.

• Aucune vente par adjudication de la première ou de la seconde résidence des familles populaires. Suppression des intérêts sur les dettes, et la réduction drastique des dettes des ménages populaires.

• Augmentation des dépenses pour l'éducation, la santé et prestations sociales exclusivement gratuites.

La classe ouvrière, le peuple, peuvent réussir, en s’organisant et en s’alliant, dans la lutte pour une autre voie de développement qui servira les besoins populaires modernes en se détachant de l'UE, en annulant unilatéralement la dette, en socialisant les monopoles et par l’accession du peuple au pouvoir.

Voilà le cheminement fier et une attitude vraiment digne pour le peuple grec.

Le KKE appelle le peuple d'Athènes et du Pirée, de la région d’Attique à un rassemblement vendredi 27 février à 19 heures place de la Constitution [Syntagma], avec comme intervenant le Secrétaire général du CC du KKE Dimitris Koutsoumbas.

Le Bureau politique

du CC du KKE

24 février 2015

 

 

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