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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:53

Lu sur "canempechepasnicolas"

Quand les peuples d'Europe se réveillent...Et en France ?

 MEurope

L’onde de choc grecque frappe l’Irlande,  le bon élève de la « troïka »

LE MONDE | Par 

Lors d'une précédente manifestation à Dublin, en octobre 2014, contre la facturation de  l'eau potable  à usage domestique. Lors d'une précédente manifestation à Dublin, en octobre 2014, contre la facturation de l'eau potable à usage domestique. | 

L’onde de choc provoquée par la victoire de Syriza en Grèce ne s’est pas arrêtée à Madrid, à Berlin ou à Paris. La secousse a atteint Dublin, la « bonne élève » des politiques d’austérité dans la zone euro.  Comment les électeurs irlandais, appelés aux urnes dans un an, jugeraient-ils le gouvernement sortant du premier ministre, Enda Kenny, qui leur a administré une purge budgétaire sévère mais efficace, si les Grecs obtenaient, eux, un rééchelonnement, voir une remise partielle de leur dette ?

« Peu de responsables politiques ont davantage à craindre de l’élection grecque qu’Enda Kenny, répond le chroniqueur politique Thomas Molloy dans l’Irish Independant, journal pourtant favorable à la politique l’austérité. La victoire d’Alexis Tsipras peut faire passer le premier ministre pour le caniche de la troïka à un an des élections. »  A vrai dire, le succès de Syriza a déjà suscité une certaine jubilation au sein des partis irlandais d’opposition, hostiles à l’austérité, qui ne voient pas pourquoi les Irlandais ne bénéficieraient pas des largesses qui pourraient être octroyées aux Grecs.  Le Sinn Fein de Gerry Adams, ancienne aile politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), a salué l’« éblouissante victoire » de M. Tsipras qui rend possible, selon lui, un « changement de gauche » en Europe. La conférence européenne sur la dette revendiquée par Syriza « serait aussi d’un grand intérêt pour l’Irlande », a déclaré un porte-parole de ce parti, dont le discours antiaustérité attire 21 % des électeurs, selon les derniers sondages.

Alliance antiaustérité

Les manifestations qui sont organisées, samedi 31 janvier, contre la facturation de l’eau potable, sujet d’une intense mobilisation en Irlande depuis plusieurs mois, pourraient d’ailleurs prendre une connotation inédite de solidarité avec les Grecs. « Au lieu de se solidariser avec les autres élèves humiliés de la classe troïka, le gouvernement s’en est moqué », a tancé la députée Ruth Coppinger (Parti socialiste, trotskiste), figure de l’Alliance antiaustérité (AAA).  Gêné par la rhétorique vindicative du nouveau gouvernement grec, Enda Kenny (parti Fine Gael, centre droit) répète que « l’Irlande n’est pas la Grèce ». A Gerry Adams qui, au Parlement, lui demandait s’il soutiendrait la demande d’une conférence sur la dette, il a abruptement répondu par un simple « non ! ». Selon le premier ministre, le seul endroit où des discussions de ce type peuvent se tenir est le Conseil européen à Bruxelles.

Avant même le vote grec, M. Kenny avait publiquement mis en garde contre « une dérive populiste » qui pourrait compromettre la reprise économique irlandaise.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:45

Front électoral anti-sioniste historique entre communistes et partis arabes en Israël pour battre l'extrême-droite

Semel Maki

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Ce 22 janvier, le Parti communiste moteur du rassemblement Hadash et les partis arabes ont signé un accord historique: il y aura une liste unitaire anti-sioniste, elle aura pour mission de réaliser le score maximal pour marginaliser l'extrême-droite israélienne.

 

L'heure est grave pour les citoyens arabo-palestiniens en Israël. L'aile la plus dure du sionisme, accueillie en pilier de l'anti-terrorisme à Paris il y a 3 semaines, tente un coup de force pour les exclure de la vie politique.

Cela passe symboliquement par l'affirmation officielle d'Israel comme « Etat juif » - posant la question d'une citoyenneté de seconde zone pour les non-juifs –, et électoralement aussi par le relèvement du seuil de représentativité électoral de 2 à 3,5 %, soit l'obtention de 4 sièges.

L'extrême-droite israélienne menée par Israel Beitenou et son leader Avigdor Liberman, ainsi que le parti néo-libéral de Yair Lapid espérait ainsi exclure du Parlement les partis arabes et le Parti communiste qui, tous deux sur des listes séparés, seraient à la limite du seuil exigé.

 

Devant cette situation périlleuse, les deux camps des forces de progrès opposées au sionisme ont dépassé leurs désaccords programmatiques, leurs divergences idéologiques et ont décidé de former une liste unie qui se présentera aux élections générales de mars 2015.

Les parti arabes Ta'al et Ra'am ainsi que le Parti communiste avec son front unitaire Hadash porteront donc une liste unitaire, les négociations pour la composition de la liste ayant connu une issue heureuse.

 

Mais Aymen Odeh du Hadash, qui sera numéro un sur la liste, précise les intentions : « La droite se qualifie de « camp national », Herzog et Livni forme le « camp sioniste » et nous avons mis en place le camp démocratique.

Les Arabes constituent une grande partie de la population du pays et nous allons peser de tout notre poids dans les prochaines élections pour s'assurer que la droite ne reviendra pas au pouvoir ».

La tête de liste communiste précise : « Nous nous opposons à l'approche qui veut mettre les Arabes contre les Juifs ou les Juifs contre les arabes. Notre liste, qui est composée à la fois de Juifs et d'Arabes, n'est pas contre la société israélienne, elle se bat pour la société israélienne ».

 

Et cette liste unitaire juive-arabe, communiste-nationaliste pourrait bien créer la surprise. Alors que le taux de participation des Arabo-palestiniens était de 56 % en 2013, il pourrait approcher les 70 % cette fois-ci.

Plus concrètement, une chute de l'extrême-droite raciste de Liberman – trempée dans des affaires de corruption – est attendue, puisque les sondages lui donnent 6 sièges, la moitié de ce qu'elle a maintenant.

Par contre, la liste communiste-arabe obtiendrait entre 12 et 17 sièges, dépassant les 10 % d'intentions de vote. Ce serait une première historique.

 

Tout notre soutien et tous nos espoirs vont évidemment à nos camarades juifs et arabes en Israël qui mènent un combat difficile dans une société de plus en plus pénétrée d'esprit et de pratiques coloniales.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:39

Lu sur "canempechepasnicolas"

Il y a 72 ans, le 30 janvier 1943 victoire de STALINGRAD

La bataille de Stalingrad

URSS

La ville de Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) était le premier centre industriel soviétique et comptait 600 000 habitants. Elle s'étendait sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite de la Volga. De nombreuses usines d'armements s'y situaient (notamment des fabriques de chars). C'était un centre de communication important entre les réserves de pétrole du Caucase et le reste de l'Union soviétique. Mais cette ville était bien plus que ça : C'était la ville de Staline, le symbole de la puissance de l'Union soviétique. S'en emparer, c'était contrôler le verrou de la porte des champs pétrolifères caucasiens, mais c'était surtout porter un rude coup au moral de l'ennemi.

L'objectif d'Hitler était la prise de la ville pour assurer la progression de la Wehrmacht vers le Caucase. La défense russe était assurée par le général Andrei Ieremenko (responsable du front sud-est), le général Vatoutine (du front de Briansk), le général Malinovski (du front sud), le général Timochenko (du front sud-ouest), le général Rokossovski (du front du Don), le général Vassilievski (chef de l'état-major général) et le général Joukov (membre du comité d'État à la Défense).

Infanterie soviétique

Timochenko, Malinovski et Golikov disposaient de 1 715 000 hommes, 2 300 chars, 16 500 canons et 758 avions. De leur côté, les Allemands avaient envoyé à l'attaque le maréchal von List (commandant du groupe d'armées A, d'abord dirigé par von Bock) et le maréchal von Weichs (commandant du groupe d'armées B). Ils avaient mobilisé la VIe armée du général Paulus, soit 270 000 hommes. Le 28 juin 1942, les troupes allemandes partirent pour Stalingrad. Les forces du maréchal von Bock étaient composées de 84 DI et 10 Panzer-divisionen, soit 900 000 hommes, 1 200 blindés, 17 000 canons et 1 640 avions.

Pour ralentir les Allemands, les Russes provoquèrent des incendies de forêts et détruisirent des barrages, appliquant la politique de la "terre brûlée". Mais le 12 juillet, le groupe d'armées B atteignit les abords de la ville. À partir du 13, une partie de la population fut évacuée et des groupes de partisans formés. Une quatrième ligne de défense fut construite le 15 juillet (la ville en comptait déjà trois) par plus de 180 000 civils.

Le 17 juillet, les LVIIe et LVIIIe armées soviétiques furent attaquées par la VIe armée de Paulus. Staline envoya des divisions vers Stalingrad commandées par deux de ses meilleurs généraux : Andrei Ieremenko et Alexandre Vassilievski, il leur associa le commissaire politique Nikita S. Khrouchtchev. Le 23 juillet, les troupes allemandes reçurent l'ordre d'attaquer la ville elle-même. Les bombardements massifs de la Wehrmacht détruisirent les voies de chemin de fer qu'empruntaient les trains de ravitaillement. En août, la VIe armée allemande et la IVe armée blindée (dirigée par von Bock) lancèrent une offensive contre Stalingrad, alors défendue par le général Tchouïkov. Le 5 septembre, les divisions de Paulus entrèrent dans les faubourgs de la ville, c'est alors que s'engagèrent les premiers combats de rue de Stalingrad.

En pilonnant la ville, les Allemands l'avait réduite à l'état de ruines, la transformant ainsi en une vaste forteresse que les Russes eurent tôt fait de connaître. Les Russes devinrent des experts dans l'art de tendre des embuscades (ils parvenaient même à dissimuler des chars entier, ce qui leur permettait de faire feu à courte portée sur les Allemands). La ville était truffée de Snaypersky russes (tireurs d'élite) qui semaient la terreur parmi les soldats allemands (ils craignaient d'être tués même dans leur bivouac). Les soldats allemands qui furent rappelés du front russe réutilisèrent ces techniques de défense de ruines en Italie en 1943-1944.

Soldats soviétiques montant à l'assaut

Du 13 septembre au 18 novembre 1942, la VIe armée allemande, la VIIIe armée italienne du général Gariboldi et les IIIe et IVe armées roumaines des généraux Dumitrescu et Constantinescu attaquèrent la ville à maintes reprises. Le 21 septembre, 4 DI et 100 chars traversèrent la ville et atteignirent la Volga le 26. Le 28, de violents combats eurent lieu autour des usines Barricades et Octobre Rouge. Grâce à une contre-attaque soviétique, l'usine Barricade put continuer à produire ses chars d'assaut. Le 5 octobre, les Soviétiques réussirent à envoyer 200 000 soldats à Stalingrad, dont une division d'élite de la garde. Ce tour de force fut possible grâce à la flottille de la Volga et à l'aviation russe. Il s'en fallut de peu, car la LXIIe armée était sur le point de flancher.

Le 15 octobre, les Allemands prirent l'usine Barricade et une bande de 2,5 km sur la Volga. Le 11, ils prirent la partie sud de l'usine Octobre Rouge et une autre partie du fleuve. La LXIIe armée soviétique se retrouva alors coupées en trois morceaux, et les communications entre eux s'avérèrent très difficiles. À la mi-novembre, les premières glaces apparurent sur la Volga. À la fin du mois, la plus grande partie de la ville était aux mains des Allemands et les Russes se retrouvèrent coincés entre les canons allemands et les eaux glacées de la Volga. Malgré d'énormes pertes, les Russes réussirent à contenir les Allemands le temps que des renforts arrivent (de nouvelles divisions, des T-34, de la DCA et de l'artillerie). À la mi-novembre toujours, les Allemands atteignirent le fleuve, c'est alors que les Russes mirent au point une contre-offensive.

 

Canon soviétique en action dans Stalingrad

Le 12 novembre, les troupes roumaines chargées de protéger la route qu'empruntait les camions de ravitaillement furent attaquées par deux DB de l'Armée rouge. Les troupes roumaines durent battre en retraite. Les 200 000 hommes de Paulus étaient maintenant coincés dans la ville sans possibilité de ravitaillement. Joukov organisa une contre-offensive en tenaille pour encercler les Allemands et, finalement, reprendre la ville. Cette opération fut baptisée "Uranus". Elle fut déclenchée le 19 novembre 1942 et devait se dérouler comme suit : les Soviétiques utiliseraient le front sud-ouest (groupe d'armées de Vatoutine), le front du Don (groupe d'armées du général Rokossovski) et le front de Stalingrad (groupe d'armées du général Ieremenko), soit 15 armées dont une blindée et une aérienne.

Soldats soviétiques dans les ruines de Stalingrad

À Kremenskaïa (au nord-ouest de la ville), Rokossovski réussit à percer les lignes allemandes. Le lendemain, Ieremenko franchit la Volga à 10 km au sud de Stalingrad. La IIIe armée roumaine, la VIIIearmée italienne et la IIe armée hongroise furent anéanties par les troupes de Vatoutine à la hauteur de Serafimovitch. La contre-attaque du corps blindé H de la IVe armée blindée allemande fut repoussée à Kalatch. Ensuite, la IVe armée roumaine fut anéantie par Ieremenko, faisant 65 000 prisonniers. Les fronts soviétiques effectuèrent leur jonction à Kalatch le 23 novembre. Ce faisant, les Soviétiques venaient d'encercler la VIe armée de Paulus et un corps d'armée de la IVearmée de Panzers, soit 22 divisions et 160 unités autonomes, pour un total de plus de 300 000 hommes.

À ce stade de la bataille, les Allemands avaient encore une échappatoire, mais lorsque le Reichsmarschall Göring annonça qu'il pouvait fournir 500 tonnes de vivres et de munitions par jour aux assiégés, Hitler ordonna à Paulus de tenir ses positions. Avec 57 000 hommes et 130 chars, Paulus savait bien que cela lui était impossible. Il reçut alors un ordre personnel du Führer lui ordonnant de "vaincre sur place ou mourir". Le même jour, von Manstein se retrouva à la tête du groupe d'armées du Don.

Contre-offensive soviétique à Stalingrad

Von Manstein fut chargé de porter secours aux troupes encerclées de Paulus. Pendant ce temps, la Luftwaffe ne fournissait que 300 tonnes de matériel par jour aux troupes allemandes. Göring avait encore une fois menti à Hitler. Du 12 au 23 décembre, l'opération "Wintergewitter" (en allemand "Orage d'hiver") fut lancée, celle-ci avait pour but de briser les lignes soviétiques au sud-ouest de la ville. Mais les Allemands furent arrêtés à 55 km de l'enclave. Du 24 au 30 décembre 1942 eut lieu l'opération russe "Petite Saturne" durant laquelle une contre-attaque eut lieu contre le groupe d'armées Hoth. Durant le mois de janvier, Stalingrad, mère de tous les enjeux, fut presque entièrement reprise par les Soviétiques.

Soldats soviétiques

Une offensive fut lancée en direction de Rostov et von Manstein dut battre en retraite (pour protéger ses flancs) et abandonner sa tentative de dégagement de la VIe armée. Le groupe d'armées A dut se retirer du Caucase après avoir subit de lourde pertes. À ce moment de la bataille, la Luftwaffe ne pouvait plus parachuter que 20 à 50 tonnes de matériel et de vivres par jour. De plus, les soldats allemands n'avaient pas de vêtements adaptés à l'hiver russe. Ils étaient donc en train de geler, sans nourriture, matériels ni munitions. Les chevaux furent mangés et les rations de pains fixées à 100 grammes par jour, puis 60 grammes.

Le 8 janvier 1943, Paulus refusa un ultimatum qui offrait une capitulation honorable. Le 24 janvier, après de lourdes pertes, il changea d'état d'esprit et demanda à Hitler l'autorisation de capituler. Ce dernier la lui refusa. Le 25 janvier, les Allemands ne tenaient plus qu'une zone de 100 kms carrés.

Le 26, une attaque de Rokossovski coupa la VIe armée en deux, soit un groupement sud (au centre de la ville) directement sous les ordres de Paulus et un groupement nord (dans le secteur de l'usine Barricade) sous les ordres du général Strecker

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Le général Vassily Tchouïkov, commandant de la 62ème armée soviétique

C'est alors que fut déclenché l'opération "Cercle". Le 27 janvier, les Soviétiques commencèrent à nettoyer les poches de résistances allemandes qui se trouvaient alors dans l'incapacité de résister à un assaut en règle. Le 31 janvier, le groupement sud capitula.

Le 2 février, Paulus (qui avait été capturé le 31 janvier) se rendit au Haut Commandement soviétique et signa la capitulation de ses troupes.

C'était la première fois qu'un maréchal allemand capitulait et était fait prisonnier (il avait été promu maréchal par Hitler peu de temps avant). La bataille de Stalingrad venait de prendre fin. Les Russes prirent 60 000 véhicules, 1 500 chars et 6 000 canons. 94 500 allemands furent fait prisonniers (seulement 5 000 reviendront vivants), dont 2 500 officiers, 24 généraux et le maréchal Paulus lui-même. 140 000 Allemands furent tués, blessés ou gelés. Les Soviétiques avaient, quant à eux, perdu 200 000 hommes.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:11

Minuit moins trois minutes. Alarme lancée par de réputés scientifique US sur la possibilité d’une guerre nucléaire

doomsday-clock

L’aiguille de l’ « Horloge de l’apocalypse », le pointeur symbolique qui sur le « Bulletin of the Atomic Scientists » indique à combien de minutes nous sommes du minuit de la guerre nucléaire, a été déplacée vers l’avant : de minuit moins 5 en 2012 à minuit moins 3 en 2015,  même niveau qu’en 1984 en pleine guerre froide. Sur les grands médias, la nouvelle est passée presque totalement sous silence. Et pourtant l’alarme est lancée par de réputés scientifiques de l’Université de Chicago qui, après consultation d’autres collègues (dont 17 Prix Nobel), évaluent la possibilité d’une catastrophe provoquée par des armes nucléaires en concomitance avec le changement climatique dû à l’impact humain sur l’environnement.

L’optimisme prudent sur la possibilité de garder sous contrôle la course aux armements nucléaires s’est évanoui face à deux tendances : l’impétueux développement de programmes pour la modernisation des armes nucléaires et le blocage substantiel du mécanisme de désarmement. A la première place, parmi les causes de la relance de la course aux armements nucléaires, les scientifiques étasuniens mettent le programme de « modernisation » des forces nucléaires USA, qui a un « coût astronomique ». Ils confirment ainsi ce qui a déjà été documenté sur il manifesto (24 septembre 2014[1]) : le président Obama -à qui a été remis en 2009 le Prix Nobel de la paix pour « sa vision d’un monde libéré des armes nucléaires, qui a puissamment stimulé le désarmement »- a présenté 57 projets d’upgrade (modernisation, mise à jour) de sites nucléaires militaires, pour un coût estimé à 355 milliards de dollars en dix ans. Le programme prévoit aussi la construction de 12 nouveaux sous-marins d’attaque nucléaire (avec chacun 24 missiles en mesure de lancer jusqu’à 200 ogives nucléaires), 100 autres bombardiers stratégiques (chacun armé d’environ 20 missiles ou bombes nucléaires) et 400 missiles balistiques intercontinentaux avec base à terre (chacun avec une puissante ogive nucléaire). On estime que le programme complet coûtera environ 1000 milliards de dollars.

La Russie aussi, indiquent les scientifiques étasuniens, est en train de procéder à la modernisation de ses forces nucléaires. Moscou confirme qu’elles feront en 2015 plus de 100 manoeuvres. Selon la Fédération des scientifiques américains, les USA entretiennent 1920 ogives nucléaires stratégiques prêtes au lancement (sur un total de 7300), en comparaison des 1600 russes (sur 8000). Celles de la France et de la Grande-Bretagne comprises, les forces nucléaires de l’Otan disposent d’environ 8000 ogives nucléaires, dont 2370 prêtes au lancement. En ajoutant celles chinoises, pakistanaises, indiennes, israéliennes et nord-coréennes, le nombre total des ogives nucléaires est estimé à 16300, dont 4350 prêtes au lancement.

Ce sont des estimations approximatives par défaut, puisque personne ne sait exactement combien il y a d’ogives nucléaires dans chaque arsenal.  Ce qu’on sait scientifiquement c’est que, si elles étaient utilisées, elles effaceraient l’espèce humaine de la surface de la Terre. Ce qui rend la situation de plus en plus dangereuse est la militarisation croissante de l’espace.

Une résolution contre le déploiement d’armes dans l’espace extérieur, présentée par la Russie aux Nations Unies, a reçu un vote négatif de la part des Etats-Unis, Israël, Ukraine et Géorgie, et l’abstention de tous les pays de l’Union européenne. Y compris l’Italie où, en violation du Traité de non-prolifération, se trouvent 70-90 bombes nucléaires étasuniennes en phase de « modernisation », et où pour la seconde année consécutive s’est déroulée la manoeuvre Otan de guerre nucléaire.

Où les grands médias, qui semblent nous illuminer sur tout, éteignent les projecteurs pendant que l’aiguille de l’Horloge s’approche de minuit.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 27 janvier 2015 de il manifestotre-minuti-a-mezzanotte/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


[1] « USA, le réarmement nucléaire du Prix Nobel de la paix »

 

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 19:12
 

holocauste-hitchkock_1.jpg

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Un document exceptionnel, sur l'horreur des camps de la mort nazis. Et pourtant il faut attendre 2015 pour le voir exhumer, 70 ans après son montage par un certain Alfred Hitchcock. Un film victime de la censure « démocratique » de la Grande-Bretagne.

 

La commémoration des 70 ans de la libération du camp d'Auschwitz par les troupes soviétiques est l'occasion de remémorer l'horreur absolue, surtout de comprendre comment le racisme, le fascisme, peuvent s'imposer dans les pays dits avancés pour justifier l'extermination en masse.

 

En ce début d'année, la presse internationale salue le projet « Night will fall » (La nuit tombera), un film britannique inédit de 1945 sur la réalité de la libération de 11 camps de concentration. Un travail exhumé par l'Imperial war museum, chaperonné par le groupe médiatique américain HBO.

L'histoire remonte au printemps 1945 : le gouvernement britannique commissionne le magnat médiatique Sidney Bernstein, qui travaillait pour le Ministère de l'Information, pour réaliser un film intitulé « Enquête factuelle sur les Camps de concentration allemands ».

Bernstein sollicite alors l'aide de deux personnages pour monter les films réalisés par les équipes sur place après la découverte de Bergen-Belsen par les Britanniques, Buchenwald par les Américains ou Auschwitz par les Soviétiques, en tout 11 camps sont intégrés à cette « enquête filmique ».

 

Le premier était le futur Ministre travailliste – anti-communiste – Richard Crossman chargé du script du film. Le second est un certain Alfred Hitchcock, qui débarque d'Hollywood pour aider au montage des rushs accumulés.

Hitchcock aurait été horrifié par les images confiant aux commanditaires que cela « lui donnait la nausée » et ne désirait pas aller plus loin, en voir plus : les corps émaciés de survivants cadavériques voisinant les ossements, les piles de dents, de lunettes, de cheveux.

Il a néanmoins donné des conseils décisifs au réalisateur : la multiplication des plans fixes pour marquer les consciences mais surtout l'usage didactique de cartes et de plans englobant la campagne environnante, pour situer historiquement les camps et ne pas rester dans l'émotion.

 

Le projet était quasiment abouti au printemps 1945. Les images ont même été utilisées au Tribunal de Nuremberg et à Lüneburg pour identifier, juger et condamner des commandants de camp comme le terrifiant Josef Kramer, dit la « Bête de Belsen ».

5 bobines achevées, et 100 bobines compilant des séquences filmées ont pourtant croupi dans les archives britanniques 70 années durant, empêchant ce qui est considéré comme un chef d’œuvre de sortir et connaître le sort d'un Nuit et Brouillard par exemple. Pourquoi un tel gâchis ?

En s'appuyant sur un mémorandum du Foreign office signifiant notamment que « diffuser un film sur ces atrocités n'étaient pas une bonne idée », les historiens pointent le changement de contexte au cours de l'année 1945 et l'installation d'une logique de Guerre froide anti-communiste.

Pour les Britanniques, il devenait dangereux de montrer les Soviétiques comme force de libération, alliée des anglo-américains, et surtout d'accabler l'Allemagne qu'il s'agit de relever – y compris dans son appareil militaire – pour construire une Europe occidentale unie face au monde communiste.

 

Les bobines de Hithcock sont donc remisées dans les cartons. Elles ressortiront sous une forme très incomplète au Festival du film de Berlin en 1984. Avant de connaître une seconde vie en 2015. Il était temps.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 18:44

Lu sur El Diablo.  Un article du PRCF suivi de trois communiqués, l'un de FO et les deux autres de la CGT.

RÉFORME TERRITORIALE: « Éclatement de la République : de 22 régions à 13 baronnies autonomes et omnipotentes » [Syndicats]

PRCF-republique.jpg

Alors que la loi n°2015-29 du 16 janvier 2015 « relative à la délimitation des Régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral » plus connue sous le nom de réforme territoriale vient d’être publiée au JO ce 17 janvier 2015, sa dangerosité doit plus que jamais être combattue.

De longue date, les militants du PRCF dénoncent la balkanisation de la République par les lois de décentralisation successives, dont la loi métropole de l’année dernière, la réforme territoriale en cours, ne sont que les derniers avatars. Ces « réformes » ne visent qu’à faire exploser ses structures républicaines (communes, départements, Etat) pour diviser et opposer les travailleurs, le tout en éloignant le pouvoir politique encore plus des travailleurs.

Réforme territoriale, les syndicats disent comme nous 

En mettant en place de nouvelles féodalités (euro-métropoles, euro-régions) et alors que le peuple souverain est privé de tout pouvoir, écrasé par ces institutions de l’Union Européenne construite par et pour la classe capitaliste pour régner sans partage, il s’agit bien de renforcer la dictature de la classe capitaliste contre le 99%, contre la classe des travailleurs. Au passage, eurométropolisation, fusions des régions et saccage des départements s’accompagnent d’une nouvelle liquidation des services publics. Les syndicalistes de la fonction publique, au premières loges pour constater la dangerosité de ces projets en témoignent, et

« Couplées à la métropolisation et à l’intercommunalité à marche forcée, la réduction du nombre de régions et la suppression des conseils généraux, si elles deviennent effectives, affaibliront la démocratie et le service public de proximité. Se poursuivrait ainsi le dessein si cher aux sociaux-libéraux, visant la construction d’une Europe fédérale, structurée en fonction des impératifs de la guerre économique mondialisée » CGT

« Affaiblissement des missions de l’Etat, fusions des régions, suppressions des départements, regroupements forcés des communes en intercommunalités à plus de 20 000 habitants, métropolisation imposée : cette contre-réforme conduit à l’éloignement de la puissance publique ouvrant la porte à tous les communautarismes.

Force Ouvrière s’oppose à cette transformation de la République en « fédération de régions » autonomes et omnipotentes conduisant à l’instauration de droits différents selon les régions ou les métropoles. Cette réforme remet en cause l’indivisibilité, la cohérence, la lisibilité, l’unicité et, du coup, l’égalité républicaine, c’est-à-dire l’égalité de droit ». FO

 

www.initiative-communiste.fr publie ci-après deux communiqués de la CGT et de FO qui appelle à combattre cette dangereuse euro-balkanisation de notre pays.

 

Communiqués des syndicats FO et CGT:

Éclatement de la République : de 22 régions à 13 baronnies autonomes et omnipotentes

lundi 19 janvier 2015

La loi n°2015-29 du 16 janvier 2015 « relative à la délimitation des Régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral » a été publiée au JO le 17 janvier 2015.

Elle forme le deuxième volet de la réforme territoriale après la loi du 27 janvier 2014 qui instaure les métropoles. Si le passage imposé de 22 à 13 régions retient l’attention, il n’est, en fait, qu’un élément de la réforme territoriale de décentralisation-régionalisation.

Dans le même temps, l’examen de la troisième loi (loi « NOTRe » répartissant notamment les compétences entre l’Etat et les différents niveaux de collectivités qui survivront à la réforme) a débuté au Sénat.

A ce stade des débats, les sénateurs ont accordé aux Régions le pilotage local des politiques de l’emploi, dans un cadre leur confiant des pouvoirs d’adaptation normative et règlementaire (article 3 bis). Force Ouvrière s’oppose fermement à ce transfert supplémentaire qui fragiliserait Pôle Emploi et la politique publique nationale de lutte contre le chômage.

En matière d’emploi comme sur les autres politiques publiques, ces textes législatifs menacent clairement l’égalité de droit républicaine et la présence de proximité des services publics.

Affaiblissement des missions de l’Etat, fusions des régions, suppressions des départements, regroupements forcés des communes en intercommunalités à plus de 20 000 habitants, métropolisation imposée : cette contre-réforme conduit à l’éloignement de la puissance publique ouvrant la porte à tous les communautarismes.

Force Ouvrière s’oppose à cette transformation de la République en « fédération de régions » autonomes et omnipotentes conduisant à l’instauration de droits différents selon les régions ou les métropoles. Cette réforme remet en cause l’indivisibilité, la cohérence, la lisibilité, l’unicité et, du coup, l’égalité républicaine, c’est-à-dire l’égalité de droit.

Force Ouvrière s’oppose à une République XXS, balkanisée en une fédération de régions XXL.

 

Réforme territoriale : Après le vote de l’Assemblée, la bataille continue !

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif notamment au nouveau découpage des régions avec 261 voix pour, 205 contre et 85 abstentions.

Depuis les annonces présidentielles du 3 juin dernier, le débat public sur l’organisation territoriale de notre République s’est résumé à une pathétique parodie de la conférence de Yalta. La carte régionale s’est construite au gré des rapports de force en territoire, du poids politique national de certains élus locaux voire de leur proximité personnelle avec les cercles gouvernementaux. Une fois de plus, les citoyens usagers et les personnels sont placés autoritairement devant le fait accompli.

Cette situation scandaleuse met en lumière toute la pertinence de l’exigence grandissante d’une consultation de la population sur le projet de réforme territoriale.

La Fédération CGT des Services publics, première organisation syndicale dans la Fonction publique territoriale, est déterminée à continuer d’apporter sa contribution au combat d’intérêt général contre la réforme portée par le gouvernement.

En parfaite cohérence avec le Pacte dit de responsabilité, ce projet a pour objectif de réduire les dépenses publiques, et ainsi de baisser le niveau de la participation des entreprises et du capital au financement de notre modèle social, de nos services publics, de notre système de protection sociale.

Le gouvernement Valls reprend ainsi les vieilles recettes austéritaires de ses prédécesseurs Ayrault et Fillon. Déjà utilisées par Margaret Thatcher et plus récemment en Grèce, en Espagne et au Portugal, elles ont fait la preuve de leur inefficacité économique, de leurs effets dévastateurs pour la cohésion sociale et l’emploi.

Couplées à la métropolisation et à l’intercommunalité à marche forcée, la réduction du nombre de régions et la suppression des conseils généraux, si elles deviennent effectives, affaibliront la démocratie et le service public de proximité. Se poursuivrait ainsi le dessein si cher aux sociaux-libéraux, visant la construction d’une Europe fédérale, structurée en fonction des impératifs de la guerre économique mondialisée.

La Fédération CGT des Services publics rejette cette conception de l’organisation territoriale qui porte atteinte aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, et aux principes fondateurs de la République décentralisée : proximité, libre administration, autonomie financière, solidarité, cohérence nationale, égalité de traitement.

D’autres choix sont possibles pour l’emploi, les salaires et le service public, notamment si l’on mobilise ne serait-ce qu’une partie des 200 milliards d’aides et d’exonérations fiscales et sociales dont bénéficie le patronat.

L’heure est donc à l’intervention la plus large possible de toutes celles et ceux qui refusent cette régression en termes de démocratie, de service public, de vivre ensemble.

La Fédération CGT des Services publics appelle ses syndicats à poursuivre et amplifier les luttes engagées dans les collectivités. Elle met en perspective une étape nationale d’action dans le cadre de la construction interprofessionnelle de la rentrée sociale. Notre organisation continuera d’œuvrer à l’abrogation de la loi de métropolisation et à l’abandon des projets de loi Lebranchu de réforme territoriale. Avec les personnels, elle poursuivra le combat pour la défense et le développement des services publics territoriaux et des emplois qui les font vivre.

Montreuil, le 24 juillet 2014

 

Déclaration prononcée par la CGT le 20 novembre lors de l’audition de la CGT au Sénat sur « le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République »

L’Assemblée nationale a voté, mercredi 19 novembre, en seconde lecture, l’article 1 du projet de loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, dont le vote final aura lieu le 25 novembre.
Avec ce vote, après de longs débats, les députés découpent la France métropolitaine en 13 régions par fusion de régions.

Les nombreuses cartes des nouvelles régions proposées, votées, supprimées, revotées, les débats vifs entre élus sur les périmètres régionaux confirment, si besoin était, l’absence de projets de territoire, donnant du sens au quotidien des citoyens, permettant d’assurer un avenir individuel, donnant une identité collective ; l’absence de perspectives de développement équilibré.
Ce nouveau puzzle institutionnel va au contraire accroître la perte de repères, de sens, accroître les inégalités dans notre société qui se délite déjà fortement.

Ce découpage, centré sur les métropoles et pôles d’excellence, appuyé sur des raisons économiques et financières visant à placer la France et les régions dans la compétition européenne dans le cadre d’une politique d’austérité – politique de l’offre et réduction des dépenses publiques – n’apporte pas de solutions à la crise actuelle. Il ne répond pas aux besoins de la population. Il met les territoires en concurrence quand il faudrait plus de coopération. Il ne vise au final qu’à servir les intérêts des grandes entreprises et du capital.

L’impact concret de ce remodelage institutionnel – fusion des régions, affaiblissement ou/et disparition des départements, regroupement des intercommunalités, métropoles – couplé avec une nouvelle répartition des compétences des collectivités territoriales et la réforme de l’Etat, reste à mesurer pour les territoires et pour la vie quotidienne des citoyens. Contrairement à la politique gouvernementale, cela demande la mise en œuvre de nombreuses politiques publiques, le développement des services publics et une vraie politique de réindustrialisation de notre pays, pour un aménagement du territoire répondant aux besoins sociaux et économiques.

L’absence de tout débat public citoyen marque cette réforme, touchant pourtant la vie quotidienne des populations. Nous condamnons ce déni de démocratie.

La CGT confirme que cette réforme ne répond aucunement aux urgences de la situation de notre pays, qu’elle n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond.

Montreuil, le 20 novembre 2014

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 17:40

Victoire ! La France se ressaisit. Nous venons d'entrer dans l'ère moderne de l'antiterrorisme. Comme naguère Nicolas Sarkozy le préconisait,
il s'agit désormais de débusquer les barbares dès leur plus jeune âge.

 

Il était temps ! Ils ont serré un petit salopard de huit ans ! Heureusement qu'un instituteur clairvoyant n'est pas tombé dans le panneau de ce petit djihadiste en culotte courte. Car ils sont très forts pour recruter chez Daesh. Mais le pédagogue a sû déceler, sous les apparences innocentes d'une provocation de môme, le tueur sanguinaire qui aurait bientôt décapité un humanitaire, un pilote de chasseur-bombardier, ou (pire) un journaliste, voire un dessinateur – profession désormais sacrée au nom de la liberté d'expression. Les dessinateurs en ont d'ailleurs usé avec finesse et courage : on se souvient de cette remarquable représentation du pape enculant un petit garçon. Le mot vous choque ?  Il est dans le phylactère du dessin. Ce flamboyant et délicat usage de la liberté de s'exprimer est paru dans Charlie-Hebdo. C'est quand même autre chose que les élucubrations coincées des Rousseau, Diderot, Marx, Engels, Lénine, Gramsci, Sartre, Henri Alleg, Franz Fanon ou Chris Marker, ces coincés de la liberté d'expression, non ?  J'oubliais le drôlatique hommage à sœur Emmanuelle, qui, jadis « se masturbait », mais qui désormais « va sucer des queues » au Paradis. Tiré à 7 millions d'exemplaires.
Pauvre Wolinski.
Cela dit, en France, on a de la ressource. L'Ecole est aujourd'hui sommée de régler les effets sociaux du chômage, de la misère, du racisme, de l'intégration européenne, des contrôles au faciès et de la montée du Front National. Mais si  c'est possible ! Car il y a encore des enseignants dignes de ce nom, dans une grande tradition française : la dénonciation par l'instituteur, et l'information de « la hiérarchie » par le directeur de l'école. Certes, le « terrorisme » d'il y a 70 ans et l'actuel terrorisme n'ont en commun que le mot injustement  unique qui désigne des actes et des pensées radicalement opposées. L'humanisme en actes de la Résistance contre la barbarie nazie.
On ne fera donc pas le procès de cet instit et de son zélé directeur. Il ont bien vu, derrière le babil dérisoire du morpion, que c'était peut-être le père, le coupable. Mais la « hiérarchie » n'a pas hésité : quelle importance, une demi-heure d'interrogatoire chez les flics, pour un gosse de  huit ans ?  Il faut protéger les enfants de l'influence des parents, n'est-ce pas ?  Seulement l'enfant aurait pu être porté à dénoncer son père sans même le vouloir. C'est cela  « l’État de droit ? ». Mais dans quel monde vivons-nous ?  D'ailleurs, c'est peut-être trop tard : il se pourrait bien que ce pauvre môme devienne un jour le djihadiste qu'il est pas aujourdhui. La France aura fait ce qu'il fallait. N'en a -t-elle pas formé de nombreux autres, par le mépris, l'exclusion, la haine raciale, la promotion du Front National et le désespoir des chômeurs diplômés ou « sortis du système éducatif » ?  
Pendant ce temps-là, et cela doit faire plaisir à tous les ennemis du terrorisme, la Lettonie a enfin identifié les vrais criminels de guerre : ce sont les résistants communistes aux Nazis ; et à Auschwitz, récemment, la mémoire de l'Armée Rouge qui libéra le camp a été écartée des cérémonies du 70e anniversaire, au bénéfice du descendant politique ukrainien de ceux qui ont contribué à le remplir avec le zèle que l'on sait.

Pascal Acot

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 23:56
Tous à Paris le  29 janvier !

Aujourd'hui 29 janvier 2015, les cheminots montent en masse à Paris, avec leurs organisations CGT, FO et SUD.

Ils rejoindront — pour former un cortège commun — leurs collègues de l’Énergie, qui manifestent à l'appel de la CGT et de FO.

Les cheminots montent en masse, parce qu’ils sont d’ores et déjà confrontés aux conséquences de la mise en œuvre de la loi du 4 août 2014 portant la réforme ferroviaire.

La mise en œuvre de cette loi, c’est, pour le budget 2015, 2 000 suppressions d’emplois annoncées. Ce sont, dans les gares, la fermeture de guichets, dont font les frais les voyageurs, la suppression de contrôleurs dans les trains, de nouvelles fermetures de lignes envisagées, etc.

Oui, les conséquences de la réforme ferroviaire, les cheminots les subissent tous les jours. La réforme ferroviaire qui, rappelons-le, divise la SNCF en trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), prélude à l’éclatement total de la SNCF, remet en cause la réglementation du travail (RH007), avec, comme conséquence, la suppression progressive du statut.

A cela s’ajoute aujourd’hui le projet de loi Macron et son cortège de déréglementation, avec, entre autres, la libéralisation du transport "en autocar longue distance", pour concurrencer le transport ferroviaire de voyageurs. (La planète ne lui dit pas merci !)

De leurs cotés, la fédération nationale CGT mines et énergie (FNME CGT), et la fédération nationale FO de l’énergie et des mines (FNEM FO), ont lancé un appel unitaire et national à la grève et à manifester, jeudi 29 janvier 2015, contre la loi relative à la transition énergétique.

Des membres du bureau de l'Union locale seront présents à Paris dans la manifestation, avec leurs camarades de l'énergie et les cheminots.

Signez la pétition mis en place dans le cadre de l'action unitaire par les deux syndicats de l'énergie: « Oui à un service public ».

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 12:04
Le message d'espoir de SYRIZA
26 janvier 2015

Par

Syriza a donc vaincu et obtient 149 sièges. Alexis Tsipras, son charismatique dirigeant, est le grand triomphateur des élections de ce dimanche 25 janvier. Beaucoup de gens se sont réjouis, dont chez certains avec une impudeur outrancière. On a vu ainsi des dirigeants du PS français, n’est-ce pas MM. Cambadélis et Désir, qui il y a deux ans encore établissaient un véritable blocus à l’égard de Syriza voler au secours de la victoire. Il y a des gens « sans vergogne » comme l’on dit dans le midi de la France… Il est vrai que la défaite des « socialistes » grecs du PASOK est exemplaire (moins de 5% des suffrages) tout comme est clair la gifle donné à la droite libérale de la Nouvelle Démocratie (deux mensonges pour un seul titre). Mais, cette victoire ouvre surtout une nouvelle séquence politique pour la zone Euro.

A - Tsypras

Que fera Syriza ?

Le programme de Syriza n’est nullement révolutionnaire. Mais dans le contexte de la Grèce aujourd’hui il marque une véritable rupture. Dans le domaine social, il prévoit, une hausse du salaire minimum à 750 euros (contre moins de 600 actuellement), un 13e mois pour les retraites de moins de 700 euros et un relèvement du seuil annuel de revenus imposables pour les particuliers, abaissé à 5 000 euros, et qui s’établirait désormais à 12 000 euros. Le coût de cet ensemble de mesures est estimé par Syriza à un peu moins de 12 milliards d’euros. Mais, le point essentiel est que Syriza se déclare opposé à payer environ les deux tiers de la dette publique grecque. C’est là que le conflit potentiel avec les institutions européennes pourrait se concentrer. Car, les autorités européennes sont en fait plus sensibles à la question de la dette grecque qu’à celle de mesures macroéconomiques, mesures qui apparaissent largement inévitable.

Il est évident que la Grèce ne peut porter sa dette publique, qui ne cesse de s’accroître non pas en raison du déficit budgétaire (hors dette) mais du fait du poids des intérêts. Ceci est connu des économistes depuis la fin de 2009. Il convient donc d’annuler une large partie de cette dette, ce que de nombreux économistes disent. Mais, cette annulation va poser problème par rapport aux institutions européennes qui détiennent de fait (via la BCE, le Fond Européen de Stabilité Financière ou FESF et le Mécanisme Européen de Stabilité ou MES) une large partie de cette dette. Si la Grèce faisait défaut (ou répudiait tout ou partie de sa dette) cela imposerait une contribution financière aux contribuables de la zone Euro, sauf si la BCE acceptait de reprendre ces titre, et devenait dans les faits ce que l’on appelle une « bad bank » ou une structure chargée de porter des titres qui n’ont plus aucune valeur (ce que l’on appelle une « structure de défaisance »). Mais, une telle solution compromettrait gravement l’existence de la zone Euro. On comprend alors pourquoi les différents gouvernements, et les gouvernements allemand et français, sont contre une telle solution. Ils proposeront sans doute au gouvernement grec de surseoir aux paiements, tant du principal que des intérêts, pour une période pouvant aller de 5 ans à 20 ans. Mais le gouvernement grec n’a aucun intérêt à accepter ce « moratoire » pour une période de moins de trente ans.

Le conflit entre la Grèce et les pays de la zone Euro apparaît inévitable. La volonté du gouvernement Grec de refuser le plan « d’aide » (qui porte mal son nom puisqu’une grande part des sommes – 77% - est allée aux banques européennes) ainsi que la tutelle de la « Troïka » (la BCE, le Fond Monétaire International et la Commission Européenne) constituent ici une position de principe pour Athènes. On voit mal Alexis Tsipras transiger sur cette question.

De la discorde chez l’adversaire.

Dans ce conflit, il est clair que l’ennemi (ici les pays de la zone Euro) est divisé. Les français veulent éviter un choc budgétaire (par la matérialisation des procédures fédérales sur le FESF et le MES) et seraient partisans de transformer la BCE en une structure de défaisance. L’Allemagne s’y oppose absolument. La France et l’Italie pourraient soutenir une certaine expansion de la politique budgétaire grecque, ce qui est une autre pomme de discorde avec l’Allemagne. Sur le fond, l’Allemagne, mais on l’oublie souvent, la Finlande et l’Autriche, campe sur la position qu’un accord ne peut être renégocié, même si des arrangements sont possibles sur les conditions de cet accord. En réalité, le problème dépasse la Grèce. Si cette dernière obtient de nouvelles conditions, cela validera la stratégie de Podemos en Espagne, parti nouvellement crée qui est en pleine ascension, mais aussi celle du Movimente 5 Stelle de Beppe Grillo, en Italie. C’est surtout cela qui effraie les dirigeants allemands.

La politique qui sera adoptée en définitive tiendra plus compte des effets induits par le succès de Syriza (sur l’Espagne et l’Italie) que des mesures concrètes qui pourraient être prises à Athènes. Or, si l’Allemagne (et ses alliés) veulent stopper la contagion, elle doit faire preuve de fermeté. Mais, cette fermeté peut justement précipiter la crise entre la Grèce et la zone Euro.

Le choix de Tsipras

Tout ceci se résume en réalité au choix d’Alexis Tsipras. Il peut décider d’aller à l’affrontement avec les institutions européennes, fort de sa légitimité, comme il peut décider de commencer dès à présent à transiger. Cette seconde hypothèse le condamne à mort politiquement. C’est pourquoi, en dépit des espoirs de nombre d’européistes, elle n’apparaît pas très réaliste. On a dit, dans ce blog, qu’une trahison de plus serait une trahison de trop. Alexis Tsipras le sait parfaitement. Il a choisi le lundi 26 de s’allier avec les « Grecs Indépendants », et non avec « To Potami », petit parti centriste né de la décomposition du PASOK. Les « Grecs Indépendants » sont un parti souverainiste de droite, correspondant peu ou prou aux positions exprimées en France par Nicolas Dupont-Aignan. Il a donc une majorité au Parlement grec et surtout il affiche un choix très clair d’une politique de fermeté dans ses relations futures avec les institutions européennes.

C’est un choix important. En acceptant de transiger sur des réformes sociétales pour mettre au premier plan la question de l’affrontement avec les institutions européennes, Alexis Tsipras montre quelles sont ses priorités, prouve son absence de sectarisme, et envoie un message clair aux peuples européens. La question fondamentale est donc bien celle de la souveraineté et cela conditionne les alliances qui peuvent être passées.

Ce message est un message d’espoir.

Un message digne d’émulation.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 11:27

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

Le chômage a augmenté de 6,4% en 2014, pour atteindre le chiffre officiel de 5 218 200 demandeurs d'emploi en décembre

Du travail pour les jeunes, et la retraite à 60 ans !

Du travail pour les jeunes, et la retraite à 60 ans !

Tout le monde l'a compris: la France compte évidemment nettement plus de 3,5 millions de chômeurs sur lequel les médias font leurs commentaires, à la suite des annonces du ministre : ce chiffre ne représente qu’une partie des chômeurs, celui des demandeurs d’emploi en "catégorie A" inscrits à Pôle emploi, c'est-à-dire n'ayant exercé aucune activité pendant toute l’année en France métropolitaine.

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C s’établit à 5 218 200, fin décembre 2014 (5 521 200, en comptant les départements d'outre-mer). Ce nombre augmente de +6,4% sur un an (+ 0,8 % en décembre, soit +41 900).

C'est le chiffre le plus élevé depuis l'année 2000 !

Le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A (aucune activité pendant toute l’année 2014) a subi la même pente, en augmentant de 5,7%.

Évolution par catégorie pour le mois de décembre :

  • > Chez les jeunes de moins de 25 ans : - 0,2% (+ 1,7% sur un an) ;
  • > Chez les seniors : + 0,6% (+10 ,4 sur un an) ;
  • > Chez les chômeurs de longue durée : + 1,3% (+ 9,7 sur un an).
Nous ne voyons pas le bout du tunnel, et les annonces d'inversion de la courbe du chômage pour la fin 2013 sont oubliées depuis longtemps.

Les prévisions de l’UNEDIC qui annoncent 104 000 chômeurs de plus d’ici à fin 2015 nous laissent penser que ce ne sera pas pour tout de suite. Pas plus que la loi MACRON, qui vise à dérèglementer le travail, à libéraliser le travail du dimanche, à remettre en cause la prud’homie, à privatiser et à diminuer les protections et les garanties collectives des salariés au profit du patronat.

Peut-on inverser cette courbe du chômage ? Oui si l'on change de politique !

Il faut rompre avec les recettes qui ne cessent d'échouer années après années, depuis 30 ans.

Les périodes de reculs temporaires de chômage, que l'on a connu à certaines périodes — comme au début des années 2000, marquées par une baisse du chômage jusqu'en 2007, suite aux 35 heures— ont toutes été marquées par des tentatives en ce sens: c'est lorque les salaire ont été  augmentés (ex: les "coups de pousse" au Smic) et que le temps de travail a été réduit (RTT, congés supplémentaires, etc.) que le chômage a reculé.

Dès qu'on a fait le contraire — par exemple arrêté "les coups de pouce" au Smic et assoupli les 35 heures — il a augmenté.

La CGT propose, par exemple, de
  • > stopper les aides aux entreprises, sans conditions,
  • > moduler les cotisations patronales en fonction de critères objectifs (part de la masse salariale dans la valeur ajoutée),
  • > développer des politique d’emploi dans les entreprises comme l’égalité salariale femme/homme, le niveau de précarité, le taux d’emploi des jeunes, etc..)
  • > mettre à contribution les revenus financiers des entreprises pour contribuer au financement de la protection sociale.
C’est ce type de mesures qui permettrait de se sortir de cette spirale infernale qui coûte excessivement cher aux salariés et aux demandeurs d’emploi.
Après les mobilisations de ce 26 janvier, les salariés, retraités et privés d’emploi doivent rester mobilisés pour que nos propositions soient entendues.
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