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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 21:31

Publié par Michel El Diablo

GROUPE RENAULT 2 milliards de bénéfices : combien pour les salariés ? [CGT]

Le groupe Renault vient de publier ses résultats 2014 : 2 milliards d’euros de bénéfices, près de 15 milliards d’euros de trésorerie. Pour faire quoi ? Pour verser 560 millions d’euros de dividendes aux actionnaires et, probablement, pour augmenter le PDG. Et pour les salariés ?

 

La direction parle de l’embauche de 1 000 CDI, alors qu’elle a supprimé 3 860 emplois depuis 2013 et qu’elle a recours à 4 000 intérimaires. La CGT Renault appelle donc les salariés à débrayer, vendredi 13 février 2015, jour des négociations annuelles sur les salaires, « pour une plus juste répartition des richesses ».

 

Dans un communiqué publié le 12 février 2015, la CGT Renault explique que « la baisse colossale des effectifs de Renault France, couplée à une baisse drastique du pouvoir d’achat imposée aux salariés par l’accord de compétitivité du 13 mars 2013 » s’est traduite par une dégradation des conditions de travail et de vie des salariés.

 

Le syndicat dénonce une « baisse abyssale des effectifs » en France alors que le chiffre d’affaire et les volumes vendus sur le territoire national sont croissants. Le PDG ayant été augmenté de 17% l’année dernière et les dividendes versés aux actionnaires augmentant de 10%, la CGT Renault réclame une juste revalorisation généralisée des salaires, ainsi que l’embauche des salariés intérimaires.

 

jeudi 12 février 2015 , par Philippe Gelinaud

SOURCE:

 

Communiqué CGT : résultats financiers Groupe Renault 

 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 15:07

 

Europe - USA : SYRIZA veut faire échouer le traité de libre-échange

 

Depuis lundi (2 février 2015) s'est ouvert à Bruxelles le huitième round des négociations du traité transatlantique de libre-échange (TTIP) entre l'Union européenne et les États-Unis. En gestation dès 2011 mais réellement débattu que depuis l'été 2013, ce projet d'accord vise à faciliter davantage les échanges économiques entre les deux continents qui pèsent à eux deux 45 % des échanges mondiaux. Une délégation de Washington est donc arrivée à Bruxelles pour tenter d'avancer sur cet épineux dossier qui se heurte à l'hostilité d'une partie de la classe politique européenne, notamment d'extrême gauche. Cette semaine de négociations s'annonce vitale pour le devenir du TTIP, censé amener 0,5 % de croissance supplémentaire au continent européen grâce à une harmonisation des normes entre les deux continents.

 

Mais depuis le précédent round de négociations qui s'étaient tenu à Chevy Chase dans le Maryland en septembre dernier, un séisme politique est venu secouer la Grèce avec la victoire de Syriza. Le nouveau gouvernement à Athènes a déclaré hier qu'il comptait utiliser son droit de veto pour faire sombrer ce traité économique s'il était signé. «Je peux vous assurer qu'un parlement où Syriza détient la majorité ne ratifiera jamais l'accord de libre-échange» a déclaré Georgios Katrougkalos, ministre adjoint pour la réforme administrative.

 

En effet, actuellement c'est la Commission européenne de Jean-Claude Juncker qui mène les négociations avec l'administration Obama pour le compte de l'Europe. Mais en cas d'accord (qui n'interviendrait que fin 2015, début 2016), le traité devrait être validé par le conseil des chefs d'états européens puis encore ratifié par les 28 parlements nationaux. C'est durant cette étape que le gouvernement grec veut utiliser son veto pour bloquer le TTIP.

Le gouvernement grec rejoint la position de plusieurs mouvements politiques d'extrême gauche en Europe qui ne souhaitent pas ajouter une dose supplémentaire de libéralisme sur le Vieux continent. En cause notamment, l'harmonisation des normes, notamment en matière agricole qui cristallise des crispations parfois infondées.

Ces négociations seront suivies de près par les industriels européens (automobile, aéronautique…) qui voient dans le TTIP un levier pour intensifier le commerce, baisser les coûts, améliorer la compétitivité et donc créer des emplois. Le nerf de la guerre actuellement…


Que négocie-t-on dans le TTIP ?

Ce nom barbare de TTIP signifie «Transatlantic Trade and Investment Partnership». Le but de l'accord de libre-échange est d'abaisser les barrières douanières là où elles existent encore mais surtout de lever les barrières non tarifaires ou du moins les harmoniser entre l'Europe et les USA. Il s'agit de toutes les normes de sécurité, environnementales, les obstacles réglementaires… qui pénalisent les échanges entre les entreprises américaines et européennes. Un sujet qui a fait polémique dans la première phase des échanges (la création d'un tribunal arbitral permettant à une entreprise d'attaquer un état en cas d'entrave au commerce) a été mis de côté. Au menu donc des échanges cette semaine : la reconnaissance des appellations d'origine contrôlée, l'ouverture des marchés publics américains, l'harmonisation des normes dans l'industrie.

 

Europe-États-Unis : Syriza veut faire échouer le traité de libre-échange

http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/04/2042808-europ

 

Lu sur El Diablo

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 17:09
Accord au Donbass
12 février 2015

Par

La réunion de Minsk s’est donc soldée par un accord, certes fragile, mais qui ouvre pour la première fois une perspective d’espoir pour les populations du Donbass. Ce accord devrait donc donner lieu à un cesser le feu qui s’appliquera le dimanche 15 février à 00h00. Il est clair que des combats importants risquent de survenir jusqu’à cette date. Néanmoins, les conditions politiques marquent une victoire significative pour les Insurgés, mais aussi – plus subtilement – pour la Russie.

Les termes de l’accord.

L’accord prévoit le retrait des armes lourdes dans un rayon de 50 à 150 km suivant la portée et la nature de ces armes, à partir de la ligne de feu actuelle pour les troupes de Kiev et de la ligne de cessez-le-feu du 19 septembre 2014 pour les insurgés. Ceci ne concerne QUE les armes lourdes. Cela signifie que la ligne de séparation réelle sera donc bien la ligne de feu actuelle. C’est une victoire pour les Insurgés. En organisant un repli des lance-roquettes multiples (LRM) et de l’artillerie, cet accord empêchera les forces ukrainiennes de bombarder les zones insurgées, garantissant le retour à la paix pour es populations de Donetsk, Lougansk et des régions environnantes. Ceci constitue une seconde victoire pour les Insurgés. Ceci sera fait dans un délai de 14 jours après e cessez-le-feu, sous la supervision de l’OSCE.

Une large amnistie est prévue pour l’ensemble des crimes et délits commis en relation avec la situation et tous les prisonniers devront être échangés (points 5 et 6). Les forces étrangères, et les mercenaires devront quitter le territoire et être désarmés sous le contrôle de l’OSCE (point 10).

Des élections sont prévues « en accordance avec les lois de l’Ukraine » dans les régions insurgées, mais le parlement ukrainien (la Rada) doit voter dans les trente jours après la mise en œuvre de l’accord un texte sur le statut spécial de ces régions. La nature précise de ce statut n’est pas précisée. Mais, il est clair que l’on s’achemine vers un régime de grande autonomie. Il est précisé qu’une nouvelle constitution devra être introduite en Ukraine avant la fin de 2015 devant incorporer le principe de la décentralisation comme un élément clé de cette constitution (points 9 et 11). Les discussions devront se faire avec les représentants des Insurgés. La « note 1 » annexée au document prévoit notamment :

  • Droits linguistiques
  • Doits des autorités locales de nommer les procureurs locaux.
  • Droit du gouvernement central de passer des accords spécifiques avec ces régions concernant leur développement socio-culturel et économique.
  • Reconnaissance par le gouvernement central de la coopération trans-frontière entre ces régions et la Russie.
  • Etablissement d’une milice dépendante des autorités de ces régions.
  • L’autorité des élus ne pourra pas être remise en cause par le parlement ukrainien.

Une fois les élections passées, et la nouvelle Constitution votée (point 11), l’autorité du gouvernement sera restaurée sur la frontière avec la Russie. Ce point pourrait donner lieu à de sérieux accrochages avec les autorités des insurgés.

Globalement, cet accord accorde beaucoup aux Insurgés, tout en maintenant l’apparence d’une autorité ukrainienne sur l’ensemble du territoire. On peut penser que, s’il est appliqué et respecté, il aboutira à la constitution d’une région autonome avec sa propre police, ses propres forces armées, et des relations particulières avec la Russie. C’est un statut proche de celui de la région autonome du Kurdistan en Irak.

Les avantages de la Russie.

La Russie a obtenu que l’Ukraine n’entre pas dans l’OTAN ni dans l’Union européenne. Qui plus est, dans le texte préliminaire à l’accord, elle obtient :

 A-1 accord

Ce point est important. Il revient à prendre en compte les objections de la Russie quant à l’accord de libre échange entre l’Ukraine et l’UE, et il met fin aux prétentions des Etats-Unis « d’isoler la Russie ». La France et l’Allemagne s’engagent à reconstruire les infrastructures des systèmes de paiements, et l’Ukraine s’engage à reprendre le paiement des prestations sociales qui étaient suspendues aux habitants du Donbass. C’est incontestablement une victoire de la Russie.

Texte complet du préambule de l’accord:

A - 2Accord

 

La question qui reste en suspens est de savoir donc si cet accord sera appliqué et sera respecté. Ceci dépend dans une large mesure de ce que sera l’attitude des Etats-Unis. Le fait que ces derniers ne soient pas partie-prenante à l’accord laisse planer un doute sur leur volonté d’aboutir à une paix durable en Ukraine. Cet accord est certainement imparfait. Il est de plus notoirement fragile sur certains points, et – à cet égard – l’absence d’observateurs impartiaux (si ce n’est l’OSCE) du cessez-le-feu est une source de craintes. Mais il existe, et c’est cela l’essentiel. Lire le texte de l'accord en russe sur le blog de Jacques Sapir.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 15:07

Intervention liminaire pour le Collectif Communiste Polex Au Débat organisé le 27 janvier 2015 à l'assemblée nationale à Paris, sur la politique internationale de la France

publié le : 9 février, 2015

 

Les nouveaux Faucons de l'Occident

Lors du débat que nous avons organisé ici le 4 décembre 2013, nous avons dû constater, en le regrettant, une continuité absolue entre la politique internationale menée au nom de la France par le Président Sarkozy, et celle du Président Hollande et de son ministre Fabius. Nous ne pouvons que faire le même constat, un an plus tard, avec les mêmes dirigeants, plus Valls et Le Drian. Quelle que soit la zone géographique, le même interventionnisme belliciste, à l’ombre de l’OTAN, et des Etats-Unis d’Amérique, et au détriment des intérêts à long terme de la France.

Plus encore qu’auparavant, notre diplomatie est avant tout vécue par le reste du monde comme celle d’un pays amoindri, qui s’est vidé d’une bonne partie de ses industries nationales, tentant de compenser cela par de la communication, accompagnée de ventes d’armes et d’opérations extérieures aptes à mettre ses productions militaires en valeur. Ce poids de la production d’armes dans la politique française ne relève pas du fantasme : le ministre Le Drian a annoncé en décembre 2014 que les exportations françaises d’armes ont augmenté de 42 % en 2013.


Un survol rapide des régions du monde où interviennent la diplomatie française, et parfois son armée, est révélateur de cette continuité:
- L’Afrique saharienne et sahélienne a été complètement déstabilisée par l’agression française organisée en 2011 par le Président Sarkozy, qui a détruit l’Etat national libyen au profit de groupes armés concurrents, ethnicistes, tribalistes et intégristes. Le chaos sanglant qui en a résulté a fait de ce pays le siège de tous les trafics, d’armes, de drogue, entre Méditerranée et Nigeria.
Les interventions armées ultérieures n’ont pas été plus positives pour les peuples de la région. Certes, la présence des sociétés minières occidentales est à moyen terme assurée, et les concurrents chinois potentiels repoussés du Niger à la Mauritanie. Mais l’insécurité, la prolifération des groupes armés délinquants, islamistes ou ethnicistes, sont toujours là, et justifient la présence de nouvelles bases militaires occidentales, soldats ou drones, au Burkina, Niger, etc… La Centrafrique est, de fait, partagée sur des bases religieuses, en deux moitiés. Quant au Mali, il me suffira de vous lire le message que m’a adressé avec ses vœux un vieil ami, militant progressiste et libraire à Bamako :

« Ici au Mali, nous traversons une des phases les plus tristes de notre histoire : un pouvoir incompétent, une occupation à la fois de jihadistes et d’armées occidentales, une classe politique mafieuse préoccupée des seuls intérêts égoïstes de ses leaders, loin des préoccupations réelles du peuple, une armée en pleine déliquescence, une jeunesse précocement corrompue et sans repères, etc…
Nous sommes quelques uns à affronter la situation avec nos faibles moyens, mais puissamment armés de notre conviction et de l’expérience historique du peuple qui sait que seule la lutte paie et libère. Nous marchons difficilement mais ayant choisi le bon cap, nous sommes convaincus que la victoire sera au bout des efforts. Nous vaincrons. »

Les interventions armées menées par la France pour prétendument éradiquer le jihadisme, n’ont aucun effet sur ses causes : ce phénomène naît et se développe à cause du sous-développement économique et de l’absence d’Etats capables de réguler les sociétés africaines. Au contraire, ce début du XXIème siècle démontre que chacune des bombes larguées par les Rafale fait surgir de nouveaux jihadistes. Et pourtant le ministre Le Drian vient d’envisager froidement une nouvelle aventure militaire en Libye.

- On peut faire le même constat d’aventurisme incohérent de la politique française au Moyen Orient. Alors que le gouvernement de Jacques Chirac avait à juste titre refusé de se joindre à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003, ceux des Présidents Sarkozy et Hollande n’ont cessé de participer au soutien diplomatique et militaire des insurgés contre l’Etat national syrien : les plus actifs sont pourtant depuis des années les intégristes, recruteurs de milliers de jihadistes étrangers, venus du Maghreb ou de France, avec l’assentiment et l’appui de puissances alliées de l’Occident, Arabie Saoudite, Qatar ou Turquie. Aujourd’hui que ces mouvements islamistes armés, développés longtemps avec l’assentiment de l’Occident, comme Ben Laden le fut autrefois en Afghanistan, se sont répandus entre Irak et Syrie sous le nom de DAECH, au détriment des peuples Kurdes et Arabes, le gouvernement français se pose en aile marchante de la coalition anti-intégriste, en toute incohérence.

- Cela nous amène aux dix-sept assassinats commis il y a vingt jours à Paris par un commando de fanatiques islamistes. Nous combattons depuis longtemps ces meurtres politiques, dont l’objectif est de réduire au silence, par la terreur, les démocrates et partisans des libertés : c’est la définition même du fascisme, dont l’islamisme est une variété. Il a tué depuis des décennies des milliers de personnes dans les pays musulmans, d’Algérie au Pakistan, avant d’ensanglanter la France cet hiver. Mais il faut une belle dose d’hypocrisie ou d’incohérence pour prôner l’union sacrée des citoyens français révulsés à juste titre par ces actes, derrière les dirigeants de l’OTAN ou des gouvernants qui ont si longtemps soutenu les jihadistes-islamistes, en Libye, en Syrie et ailleurs. Le massacre odieux de dix-sept Français très divers par des intégristes entraînés au Moyen Orient, est aussi le fruit vénéneux des errements de la politique internationale de la France, dans le cadre de l’OTAN.

- L’autre théâtre d’intervention diplomatique de la France est à l’Est de l’Europe. Après la Géorgie il y a près de dix ans, l’Ukraine est devenue depuis quelques années un enjeu majeur pour les dirigeants occidentaux, USA, OTAN et Union Européenne, dans l’offensive de refoulement (containment) qu’ils mènent contre la puissance russe, dans le cadre de la stratégie impérialiste annoncée il y a déjà vingt ans par l’idéologue US Brzezinski. Pour ce faire, ils soutiennent financièrement et militairement le régime du milliardaire pro-occidental Porochenko, installé à Kiev par une insurrection armée, validée par des élections contraintes, qui guerroie contre ses concitoyens grâce aux milices armées de partis nostalgiques du nazisme. Alors que le seul moyen d’éteindre ce foyer de guerre est la négociation entre les protagonistes, les autorités françaises n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu en multipliant les déclarations de soutien aux nationalistes pro-OTAN, quels que soient leurs actes, et contre la Russie.

- Cette attitude irresponsable est un nouvel exemple de l’alignement enthousiaste de la politique française actuelle sur celle de l’impérialisme nord-américain. Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer cette servilité belliciste. Le 15 septembre 2014, le quotidien de la droite US, Washington Post, publiait un article titré : «  Les Français, nouveaux faucons de l’Europe ». Citant Côte d’Ivoire, Mali, Libye, Syrie, il se félicite des surenchères françaises, avec l’Arabie saoudite. Je cite :

« Fini le temps où les Américains réduisaient les Français à de lâches cohortes de mangeurs de fromage à cause de leur refus de participer à la guerre contre Saddam Hussein. François Hollande semble aujourd’hui le meilleur allié d’Obama, surtout quand on sait que le dirigeant français a eu la magnanimité de ne pas insister sur une affaire qui aurait pu empoisonner leurs relations, à savoir l’espionnage de citoyens français par l’agence nationale de sécurité américaine (NSA) ».

Certains journalistes se gargarisaient l’autre jour d’une France redevenue pour quelques heures « la capitale du monde » : elle est en fait devenue pour les USA l’alliée de seconde zone, prête à accomplir toutes les basses besognes décidées par le maître de Washington, et légèrement méprisée pour cela, autant que les émirs pétroliers de Ryiad et Doha. La politique internationale française est en fait déconsidérée dans le monde, parce qu’elle est en rupture avec les héritages du passé, liberté et droits de l’homme, qui ne sont plus que prétextes à ingérences.

 

 Les dirigeants français pourraient cependant, avec l’assentiment de la majorité des citoyens, retrouver le prestige perdu de notre pays, les occasions ne manquent pas :
+ Après le vote à L’ONU pour la reconnaissance d’un Etat de Palestine, qu’attendent-ils pour condamner clairement la colonisation israélienne, au lieu de fournir une tribune officielle à Netanyahou, tout fier des milliers de Palestiniens massacrés à Gaza ?
+ Les USA ont dû enfin reconnaître l’existence de Cuba, mais n’ont en rien supprimé le blocus qui étrangle l’île, malgré les condamnations du monde. Qu’attend la France pour user de son influence dans ce sens ?
+ Avec ses partenaires de l’UE, la France continue de négocier en secret les accords de libre échange avec les USA, dits TAFTA, dont tout le monde sait le désastre que cela représentera pour ce qui reste de productions nationales françaises en matière de produits agricoles, industriels ou de services culturels. Qu’attendent nos dirigeants pour arrêter cette marche au suicide, et en dénoncer publiquement les conséquences ?
+ Autre exemple qui permettrait à la France de démentir cette servilité qu’on lui reproche, et de ne plus faire sourire quand elle se pose en donneur de leçons de démocratie aux yeux du monde : en Corée du Sud, allié de l’Occident, le Parti Progressiste Unifié, qui se bat pour la démocratie et la réunification, a été interdit, ses militants incarcérés, et menacés de lourdes condamnations pour un complot imaginaire, sur la base de témoignages de complaisance. Le gouvernement français s’honorerait en protestant contre cette dérive autoritaire, et en exigeant l’annulation de cette interdiction et la libération de tous les emprisonnés politiques.

Mais ces simples demandes citoyennes ne deviendront réalités que si la pression de l’opinion les impose en se renforçant ; notamment en exigeant la sortie de l’OTAN, et la fin des aventures bellicistes, qui ne peuvent aboutir qu’au désastre.

Le Collectif Polex publiera des que possible l'intégralité des interventions à la rencontre du 27 janvier 2015.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:59

Ceux sont eux

 

qui le disent...

 

20minutes.fr

Economie

ENTREPRISES Les entreprises du CAC 40 ont versé autant de dividendes et actions à leurs actionnaires qu'en 2007, soit avant la crise...

En 2014, les actionnaires du CAC 40
ont reçu 56 milliards,
soit   +30% en un an

20 Minutes avec AFP

Les sommes versées par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires, sous forme de dividendes et de rachats d'actions, ont grimpé de 30% l'an dernier à 56 milliards d'euros, selon une étude publiée par la lettre spécialisée Vernimmen.net.

Le même record qu'en 2007, avant la crise

Ce total égale presque le record atteint en 2007 par les grands groupes français cotés en Bourse, avant la crise financière qui avait éclaté l'année suivante, selon les données de l'étude. Dans le détail, les rachats d'actions ont bondi de 55% à plus de 10 milliards d'euros, et les dividendes de 25% à 46 milliards, d'après cette étude citée dans le quotidien Les Echos à paraître lundi.

Six groupes concentrent 50% des dividendes

 

Dans un environnement encore incertain, certaines entreprises françaises préférent récompenser leurs actionnaires, via des dividendes exceptionnels ou des rachats d'actions, un moyen d'utiliser des liquidités abondantes et de revaloriser leur titre en Bourse.

«Comme les années précédentes, le trio de tête des versements de dividendes (hors LVMH) représente de l'ordre du tiers des dividendes versés, il est à l'identique de l'an dernier composé de Total, Sanofi et GDF Suez. Si on ajoute EDF, Orange et BNP Paribas, on atteint avec 6 groupes presque 50% des dividendes», précise Vernimmen.net.

Ces chiffres pourraient relancer la polémique sur la propension des grands groupes français à récompenser leurs actionnaires plutôt qu'à embaucher et à investir, alors que le gouvernement a pris des mesures importantes en leur faveur avec le CICE puis le pacte de responsabilité. L'été dernier, des chiffres montrant une forte hausse des dividendes versés au premier semestre avaient déjà nourri ce débat.

La maison de luxe Hermès va verser à ses actionnaires 7 euros par action, soit un dividende de 2 euros auquel s'ajoute un dividende exceptionnel de 5 euros. Le groupe publicitaire français Havas a annoncé quant à lui un programme de rachat d'actions pouvant aller jusqu'à 12% de son capital, pour un montant maximum d'environ 253 millions d'euros.

Vivendi a lui préféré abaisser son dividende, mais offre une action gratuite par paquet de 30 actions détenues. De son côté, Wendel a décidé de proposer une action Legrand, groupe dans lequel il détient une part, pour 50 actions Wendel détenues à ses actionnaires. «On est dans une phase où les entreprises qui ont des liquidités préfèrent en rendre une partie à leurs actionnaires, dans un contexte économique incertain», observe Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC.

Au total, «il y a un besoin de récompenser et de rassurer les actionnaires», 
  

"Ca n'empêche pas, Nicolas" :

Et le gouvernement Hollande-Valls-Macron pleure "sur les entreprises qu'il faut aider" en fracassant le code du Travail, en imposant toujours plus de sacrifice aux salariés, aux privés d'emploi et aux retraités en faisant voter par les élus PS des lois scélérates CICE et autres lois Macron,

alors que la France comte 3,5 millions de mal-logés dont 141.500 Sans Domicile Fixe,

alors que le nombre des privés d'emplois atteint des sommets

C'est l'INSEE qui le dit :

En moyenne sur le troisième trimestre 2014, le taux de chômage au sens du BIT s’élève à 10,4 % de la population active en France, après 10,1 % au deuxième trimestre. En France métropolitaine, avec 2,8 millions de personnes au chômage, le taux de chômage atteint 9,9 % et augmente de 0,2 point par rapport au trimestre précédent. Il retrouve son niveau du troisième trimestre 2013.

Taux de chômage au sens du BIT

Taux de chômage au sens du BIT

 

Car, nous répète le gouvernement et ses hommes-sandwich des médias, "les caisses de l'Etat sont vides", et de faire payer par le peuple français les centaines milliards d'euros de dividendes accumulées ces dix dernières années versées aux actionnaires. !

Rien d'étonnant à cela : ceux qui nous gouvernent sont, de droite comme de "gauche", sont les fondés de pouvoir de l'oligarchie financière, qui amasse profit et dividendes, qui détiennent les médias. 

Rien ne changera tant que financiers et grands patrons détiendront le pouvoir, celui d'exploiter les salariés,  du fait qu'une caste possède les moyens de production et d'échange !

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 01:11
Distribution de tracts rive gauche à Rouen : trafic ralenti sur le pont Flaubert
Publié le 10/02/2015 á 07H12
Distribution de tracts rive gauche à Rouen : trafic ralenti sur le pont Flaubert
Trafic ralenti sur le pont Flaubert ce mardi 10 février (photo archives)

ROUEN (Seine-Maritime). Opposés au plan de restructuration proposé par leur actionnaire et qui prévoit la suppression d’une centaine de poste, des salariés de la Chapelle Darblay distribuent des tracts ce mardi 10 février au niveau du rond-point de Madagascar, sur la rive gauche de Rouen, à la sortie Sud du pont Flaubert.

Cette opération provoque déjà de gros ralentissement sur le sixième franchissement de la Seine à Rouen.

Les automobilistes sont ralentis dès leur sortie de l’A150 en provenance de Barentin.

 
Manifestation près du pont Flaubert, à Rouen : la circulation entièrement bloquée
 
 
 
 
 
Pour avoir le point de vue des salariés, rendez-vous sur le site de la FILPAC CGT Chapelle Darblay
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 10:37
OTAN : la course aux armements reprend son souffle.  Dissolution !

Vu sur le site du Mouvement de la paix ce communiqué pour réclamer la dissolution de l'OTAN. Il est plus que jamais d'actualité. Merkel et Hollande semblent incapables de rien faire sans l'aval de cet organisme étasunien, dirigé en réalité par Obama. L'OTAN est le bras armé des Etats-Unis en Europe. Et il s'arme chaque jour davantage, augmentant ainsi chaque jour les risques de guerre. Il est urgent que ressurgisse ce mot d'ordre : "US go home !". Bas les pattes en Ukraine!

lien pour lire le communiqué : mvtpaix.org/wordpress

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 17:18

vendredi 6 février 2015, par Frédéric Lordon

On savait que l’expérience Syriza serait une leçon de choses en politique, la mise à nu, toutes technicités juridico-financières envolées, des ressorts fondamentaux de la puissance et de la souveraineté. De ses confiscations dans des institutions aussi. Nous y sommes – et encore plus vite que prévu.

Comme on pouvait s’y attendre également, le lieu névralgique du rapport de force se trouve à Francfort, à la Banque centrale européenne (BCE). Ce qu’aucun article des traités européens ne permet juridiquement – mettre à la porte un Etat-membre – c’est la BCE, hors de toute procédure, par une opération entièrement discrétionnaire sans aucun contrôle démocratique, qui le peut. Et qui vient d’en donner l’avant-goût, dix jours à peine après l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement malséant, porté par un mouvement populaire ayant le front de réclamer la fin de l’absurde tourment auquel le pays a été soumis par notre chère Europe, un pays en situation de crise humanitaire [1] – au cœur de l’Union européenne (UE) et, plus encore, par l’Union ! –, un pays pour lequel, après quelques autres, il faudrait maintenant songer à formaliser juridiquement l’idée de persécution économique – et nommer les persécuteurs. Là contre, le peuple grec s’est donné un gouvernement légitime, mandaté pour faire cesser cet état de persécution. Un gouvernement souverain. [...]

La suite sur le blog Pompe à phynances.  Cliquez sur les sous-titres ci-dessus.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 15:15

 

 

 

ÉLECTION LÉGISLATIVE PARTIELLE dans le DOUBS : Victoire à la Pyrrhus du candidat PS -- Le FN « seul contre tous » renforce son implantation dans les campagnes et les communes ouvrières

Résultats de l’élection législative partielle de la 4ème circonscription du Doubs - Dimanche 8 février 2015 – second tour :

Inscrits: 66 926

Abstention: 34 087 (50,93 %)

Votants : 32 839 (49,07 %)

Blancs : 1748 (5,32 %)

Nuls : 946 (2,88 %)

Exprimés : 30 145 (91,80 %)

 

M. Frédéric BARBIER [PS] = 15 504 (51,43 %) 23,16 % des inscrits

En 2012 : 19311 voix et 28,65 % des inscrits

 

Mme Sophie MONTEL [FN] = 14 641 (48,57 %) 22,15 % des inscrits

En 2012 : 9581 voix et 14,21 % des inscrits

 

En 2012, le candidat UMP rassemblait 10260 voix et 15,22 % des inscrits  

 

RAPPEL DU 1er TOUR le 1er février 2015 :

Inscrits: 66825

Abstention: 40 389 soit 60,44% des exprimés

Votants: 26436 soit 39,56 % des exprimés

Blancs: 446 soit 1,69 % des votants

Nuls: 281 soit 1,06 % des votants

Exprimés: 25709 soit 97,25 % des votants

Les résultats officiels : 1er tour dimanche 1er février 2015 :

Sophie MONTEL (FN): 8382 voix, 32,60% (12,54 % des inscrits)

Frédéric BARBIER (PS): 7416 voix, 28,85 % (11,09% des inscrits)

Charles DEMOUGE (UMP): 6824 voix, 26,54 % (10,21 % des inscrits)

Vincent ADAMI (Front de Gauche-PCF-PG-NPA-MRC): 941 voix, 3,66 % (1,41 % des inscrits)

Bernard LACHAMBRE (EELV): 799 voix, 3,11% (1,19 % des inscrits)

Michel TREPPO (LO): 404 voix, 1,57%

Alde VINCI (PF): 315 voix, 1,23 %

Jean-Claude BONNOT (Fédéraliste): 152 voix, 0,59%

Yannick HERVÉ (UPR): 147 voix, 0,57 %

Ismaël BOUDJEKADA (Indépendant): 137 voix, 0,53 %

Antonio SANCHEZ (Communistes): 127 voix, 0,49 %

Marc O (Indépendant): 40 voix, 0,16 %

Nicolas ROUSSEAUX (Indépendant): 26 voix, 0,10 %

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 15:12

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