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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:30
Les pap Chap sont déterminés et en colère ... contre le plan de licenciements et l'arrêt de la MP3

Des négociations se sont tenues mercredi 28 janvier 2015, sur fond de menaces sur 196 emplois.

Le conflit social se poursuit, à la papeterie Chapelle Darblay à Grand-Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime), où 196 postes sont menacés (sur un effectif total de 365 salariés). Le groupe industriel finlandais UPM-Kymmene prévoit de fermer quatre machines à papier en Europe, dont une sur son site de La Chapelle-Darblay.


À l’appel de la CGT, des salariés protestent contre ce plan et demandent une prime de 2 000 euros par salariés pour préjudice moral.  Aux négociations avec la direction (NAO = négociations annuelles obligatoires), après avoir refusé en bloc les demandes des salariés, la direction est contrainte de revenir à la table des négociations.
Le mardi 27 janvier 2015, dans l’après-midi, les salariés se sont invités à la salle de réunion où se trouvaient les cadres et directeur. Ces derniers ont été “retenus” de manière symbolique jusqu’en début de soirée.
Sur son site, le syndicat CGT de la Chapelle-Darblay se félicite de cette action :
    « Suite à une très bonne action, ce mardi après midi, les salariés ont gagné une première bataille, les négociations reprennent demain matin, mercredi (Ndlr : mercredi 28 janvier 2015) à 10h. La direction a dit qu’elle venait avec des billes, tant pour les AGS ( régime de garantie des salaires ) que pour la prime de préjudice moral subi depuis l’annonce du 13 novembre. »

La lutte pour l’emploi se poursuit.
Les Pap chap sont décidés à se battre jusqu’au bout pour « soit faire revenir UPM sur sa décision d’arrêt », soit le laisser s’en aller à condition qu’il laisse la machine qu’il voulait vouer à la casse.
Sur le site de la FIL PAC CGT Chapelle Darblay, les papetiers posent des questions et font des propositions :
« De multiples contacts se prennent à l’initiative de notre fédération et de toutes ses branches, dont les imprimeries. »
Ils posent la question du produire en France et de l’indépendance de la presse française :
«  Si Chapelle Darblay située à 130 km de Paris ferme demain ou après-demain, qui approvisionnera  nos imprimeries parisiennes et aussi tout l’ouest de la France ? »
Ils posent la question de la transition énergétique et de la localisation des sites industriels près des acheteurs :
« Les bobines feront combien de kms, il sera brûlé combien de gasoil pour les transporter, et surtout à quel prix au bout ? »
Ils posent la question des investissements réalisés par les collectivités locales pour le tri sélectif, investissements réalisés avec l’argent des contribuables qui voudraient bien que ces efforts profitent aux industries locales, en l’occurrence à la papeterie Chapelle Darblay peut traiter les vieux papiers et qui a des machines performantes, des papetiers hautement qualifiés pour cela:
«  La filière d’approvisionnement vieux papiers ne va-t-elle pas être complètement chamboulée, la collecte sélective ne risque-t-elle pas d’être remplacée ou avalée uniquement par la loi du marché, ne va-t-elle pas comme les productions futures UPM ne finirent qu’en Allemagne ? »


Ils posent enfin la question de la responsabilité de l’Etat qui ne doit pas laisser démanteler la filière papetière en France.  Ce qui veut dire aujourd’hui, qu’il doit s’opposer à la destruction d’une machine qui peut produire le papier dont nous avons besoin pour la presse, pour les sacs d’emballage…
«  Ne serait-il pas plus intelligent, plus social, judicieux, lucratif ou beaucoup moins contraignant de garder notre bonne usine en totalité, avec sa matière première, son énergie et sa bonne production ? »

En effet, c’est l’Etat qui doit faire le point sur les besoins de papier, de papier journal en France, sur les capacités de production en France, sur le papier et la pâte à papier importée.  C’est l’Etat, en grande partie, qui finance la presse.  Il doit intervenir.  Car c’est de l’emploi qu’il s’agit et l’emploi est un problème national.
Bien sûr il faudrait pour cela affronter l’Union européenne et son dogme « concurrence libre et non faussée ».  Mais n’est-ce pas cela que devrait faire un gouvernement soucieux de l’emploi en France ?  
Mais ce gouvernement Hollande-Valls-Macron semble davantage vouloir plaire aux firmes multinationales comme UPM et mettre en œuvre les dogmes européens qu’ils ont eux-mêmes adopté, dans les conseils européens et dans les différents traités signés.  Et ces dogmes ne sont pas faits pour l’emploi en France, mais pour faciliter le redéploiement des firmes multinationales.   
Seule la lutte des salariés eux-mêmes peut faire fléchir le patronat UPM et le gouvernement.  C’est ce que font les papetiers.  Chaque jour et chaque semaine.

 

Le 30 janvier, ils sont à Paris pour le CCE à Paris.

Et le 17 Février ils s’apprêtent à défiler à Rouen avec les papetiers de France, à l’appel de la FiL PAC CGT et de l’UD-CGT de Seine-Maritime, pour une action nationale papetière et une action régionale pour l’emploi.


PS : On notera que le PSO – Plan de sauvegarde de l’emploi –désigne le plan de suppression des emplois.  Tout comme « dialogue social » désigne ces réunions où les patrons, appuyés par le gouvernement, souvent aussi par les médias, somment les salariés de renoncer à leurs acquis baptisés pour l’occasion « avantages ».


Dernière minute, vu sur le site des Pap Chap  : Sortie de conflit au PAP CHAP, la négociation annuelle obligatoire 2015, scellée après 56 heures de conflit.
La délégation CGT et la direction se sont rencontrées pour se mettre d’accord sur les propositions suivantes permettant d’établir un protocole de sortie de conflit.
Les salariés en lutte s’étaient prononcés « POUR » à l’unanimité quelques minutes avant.

 

Et pour en savoir davantage, allez sur le site de la FIL PAC CGT Chapelle Darblay.

 

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:19

 

Quand le nouvel Obs découvre l'existence d'une extrême-droite ukrainienne très active et belliciste, menée par Pravy Sector et Svoboda, mais ne prend pas position ... ( à propos de Bandera :" personnage controversé", "héros national", " alors que d'autres l'accusent d'avoir collaboré avec les nazis"...).  On attend les reportages sur les victimes des néo-nazis ukrainiens.

 

Des milliers de supporters de l'extrême droite ukrainienne défilent avec des flambeaux à Kiev le 1er janvier 2015 pour commémorer un chef de file des nationalistes Stepan Bandera (c) Afp Des milliers de supporters de l'extrême droite ukrainienne défilent avec des flambeaux à Kiev le 1er janvier 2015 pour commémorer un chef de file des nationalistes Stepan Bandera (c) Afp

 


 

Kiev (AFP) - Plusieurs milliers de supporters de l'extrême droite ukrainienne ont défilé avec des flambeaux jeudi soir à Kiev pour commémorer un chef de file des nationalistes ukrainiens Stepan Bandera, dénoncé comme collaborateur nazi par Moscou et les rebelles prorusses de l'est de l'Ukraine.

Les manifestants, réunis à l'appel des partis d'extrême droite Svoboda et Pravy Sektor, mais aussi des combattants du régiment Azov composé de volontaires nationalistes, ont marché dans le centre-ville jusqu'au Maïdan, la place centrale de Kiev et haut lieu des protestations qui ont conduit au renversement en février 2014 du président prorusse Viktor Ianoukovitch.

"Gloire à l'Ukraine! Gloire aux héros! Gloire à la Nation! Mort aux ennemis! La Russie est la prison des peuples", scandaient les manifestants brandissant des drapeaux nationaux bleu et jaune, nationalistes rouge et noir et un grand portrait de Stepan Bandera, né il y a 106 ans.

Bandera, un des dirigeants nationalistes ukrainiens dans les années 1930-1950, reste un personnage controversé en Ukraine où beaucoup le considèrent comme un héros national et symbole de la lutte pour l'indépendance de cette ex-république soviétique et partie de l'Empire russe alors que d'autres l'accusent d'avoir collaboré avec les nazis.

"Bandera a donné sa vie pour l'Ukraine (...) On essaie de dénigrer son nom en l'accusant d'avoir collaboré avec les nazis", a déclaré à l'AFP Kvazar, un des manifestants et combattant volontaire se présentant par son nom de guerre.

"Le Kremlin a peur de Bandera car il symbolise l'idée d'une indépendance totale de l'Ukraine" vis-à-vis de la Russie, a renchéri Lidia Ouchiï.

Stepan Bandera était le chef idéologique des combattants antisoviétiques, qui ont affronté l'Armée rouge et massacré des Polonais dans l'ouest de l'Ukraine. Une partie du mouvement nationaliste ukrainien avait collaboré avec les nazis avant de combattre contre eux.

Bandera, dont deux frères ont été tués à Auschwitz en 1942, avait lui-même été emprisonné de 1941 à 1944 dans un camp de concentration nazi après avoir tenté de mettre en place un gouvernement ukrainien indépendant lors de l'occupation nazie de l'Ukraine, alors partie de l'URSS.

Empoisonné par un agent du KGB en 1959 à Munich, il est abhorré en Russie. Le président Vladimir Poutine avait d'ailleurs désigné en mars le gouvernement ukrainien ayant succédé au régime de Ianoukovitch comme "des héritiers idéologiques de Bandera, le complice d'Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale".

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:05

L’histoire retiendra l’exclamation (sincère ou pas) de Barak Obama, le 17 décembre 2014, pour justifier le changement de politique sur la « question cubaine » : « Nous sommes tous Américains » ; mais il semble que pour la Maison Blanche le Venezuela le soit moins que les autres.

En effet, le lendemain de cette soudaine révélation et de l’annonce d’un processus de rétablissement (à terme) de relations normales avec Cuba, le même Obama signait la « Loi de défense des droits de l’homme et de la société civile au Venezuela 2014 », approuvée le 8 décembre par le Sénat et le 10 décembre par la Chambre des Représentants.

Il ne s’agit pas ici de bouder notre plaisir de voir le peuple cubain faire plier « l’Empire » après plus de cinquante ans d’un affrontement inégal ; Washington a dû se rendre à la raison : Cuba n’est pas un morceau de soviétisme importé, isolé, qui s’obstine à résister sous les tropiques, mais une révolution nationale souveraine (au bilan reconnu internationalement), très spécifique, très endogène, fruit d’une histoire ô combien prégnante et rebelle...

« Si ton voisin t’insupporte, déménage », chantait le vieux troubadour cubain Carlos Puebla. Les Etats-Unis auront tout tenté (sauf de déménager) avant d’admettre la simple réalité géopolitique et d’accepter enfin la cohabitation avec ce minuscule voisin cubain si encombrant... tout en continuant à vouloir abattre son système, comme l’a explicité Barack Obama lors de son discours de fin d’année.

Après Cuba : le Venezuela

Malgré l’échec patent de leur « politique cubaine », les « States » s’apprêtent à récidiver, à s’engager dans une colossale et dangereuse « erreur historique », en mettant en place les prémisses d’un blocus, d’un cordon sanitaire contre le Venezuela bolivarien, infligeant des souffrances à un peuple coupable, comme le cubain, de ne pas lâcher. Après Cuba : le Venezuela ! Le scénario se précise... Cela peut faire douter des « bonnes intentions » du président Obama par rapport à Cuba et devrait nous amener à nous interroger sur la part de calcul impérialiste.

La loi anti-vénézuélienne votée début décembre 2014 par le Congrès américain, s’apparente au début de l’escalade « anticastriste » de Washington, au dispositif du début des années 1960, d’ingérences, d’agressions. Cette loi inflige des sanctions (refus de visas, saisie de comptes) à une liste de vénézuéliens « chavistes » pour de prétendues violations des droits de l’homme ; elle attribue aux victimes la responsabilité du soulèvement sanglant du printemps 2014 contre le président élu, légitime, Nicolas Maduro. Terrible renversement de situation ! Ce sont les présidents américains qu’il faudrait juger pour crimes contre l’humanité en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Lybie, à Guantanamo, d’après notamment le rapport de la commission de renseignement du Sénat sur les méthodes de la CIA, la torture, dans des prisons clandestines et illégales, et cela au nom de la liberté du marché, donc de la défense de la liberté, de la concurrence libre et non faussée, etc.

Les fidèles toutous de l’Union Européenne n’ont pas tardé à se mettre au garde-à-vous et à voter, le 18 décembre, au parlement européen une résolution condamnant non les promoteurs de la violence, les « leaders » fascisants, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado, poursuivis ou emprisonnés pour avoir fomenté l’opération insurrectionnelle « Salida » (« sortie ») visant le président Maduro, mais la révolution bolivarienne.

Le scénario cubain

Cuba, mono-productrice et mono-exportatrice de sucre fut privée de son « quota sucrier », de son marché naturel... L’arme sucrière d’hier devient, mutatis mutandis, l’arme pétrolière d’aujourd’hui. Les Etats-Unis et leurs satellites à l’OPEP organisent la « guerre économique » sous toutes les formes : effondrement des cours du baril, pénuries d’aliments et de produits de première nécessité... Une stratégie déjà éprouvée également contre le Chili de Salvador Allende.

Peu à peu, un « blocus financier » se met en place. Il s’agit, dans un premier temps, de rendre difficile et cher l’accès du Venezuela aux financements en devises dont il a besoin, en décrétant le pays proche de l’insolvabilité, de la suspension de paiement, de la faillite. Les « agences de notation » (sic !) du marché mondial (comme l’agence Ficht, voir El Pais du 19 décembre) viennent de « baisser la qualification financière » du Venezuela de « B » à « CCC », le situant parmi les nations au « risque pays » le plus élevé au monde (7 sur 7). Ce classement, totalement subjectif, politique, suivant une méthodologie opaque, est destiné à inciter les organismes financiers à imposer des taux d’intérêt très élevés au « mauvais élève », voire même à dissuader les institutions et partenaires économiques face aux « risques du crédit ». Ces mêmes « agences » aux ordres essaient d’imposer au Venezuela le dollar « de la rue », spéculatif, comme étalon sur le marché national.

En bref

Si l’on résume, la guerre économique, idéologique, les tentatives de déstabilisation, d’isolement international, le « blocus financier », sont les premiers maillons d’une chaîne de plus en plus étouffante, destinée à étrangler et faire tomber une révolution bolivarienne devenue l’un des objectifs prioritaires de la politique internationale des Etats-Unis. Il semblerait que Cuba n’ait pas servi de leçon... Mais lorsque ses intérêts sont menacés, l’impérialisme ne recule devant rien. Devant rien. Comme à Cuba, la résistance sera longue, dure, douloureuse, coûteuse, et aura besoin de toute notre solidarité.

Source : Jean Ortiz, pour Le Grand Soir.

Pour soutenir Le Grand Soir

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 08:57

Lu sur El Diablo

grece-soldats.jpg

Communiqué d'ATTAC France  le 29 décembre 2014

Suite à l’échec de l’élection présidentielle grecque, des législatives anticipées se tiendront le 25 janvier. Au moment où la Belgique se rebelle et où la Grèce se rapproche d’une rupture avec les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne, cette dernière doit immédiatement cesser toute pression et toute intervention dans le débat politique grec. Les dirigeants français, allemands et européens doivent laisser le peuple grec libre de voter et de choisir d’autres voies.

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Alors que va s’ouvrir la campagne des élections législatives anticipées en Grèce, les marchés financiers et les dirigeants politiques européens, inquiets d’une possible victoire de Syriza, commencent à intensifier leur chantage sur le peuple grec.


Les taux d’intérêt sur la dette grecque grimpent à nouveau, manifestant la défiance des banquiers face au programme anti-austérité de Syriza. Jean-Claude Juncker, président de la Commission, a déclaré sa « préférence de voir des visages familiers » après les élections, soutenant ouvertement Antonis Samaras, actuel premier ministre, co-auteur avec la Troïka d’une politique de dévastation de la Grèce. Le commissaire européen Pierre Moscovici a lui aussi été dépêché à Athènes pour soutenir les « réformes structurelles » qui ont appauvri le peuple et détruit ses droits sociaux fondamentaux. Il s’est permis d’intervenir dans le débat électoral grec en avertissant que « l’idée d’envisager de ne pas rembourser une dette énorme est suicidaire ». Déjà lors des élections législatives grecques en 2012, François Hollande avait pesé en faveur de la droite par une intervention très remarquée à la télévision grecque.


Depuis 2010, le peuple grec a résisté aux cruelles politiques d’austérité en organisant des mobilisations sociales de très grande ampleur et en s’engageant dans des pratiques démocratiques nouvelles face à la crise d’un système politique corrompu. « Ne laisser personne seul face à la crise ! », tel est le slogan des mouvements de solidarité en Grèce.


MM. Juncker et Moscovici, vous ne pouvez pas continuer à imposer vos politiques qui détruisent la société. L’espoir d’une Europe sociale, solidaire et démocratique peut naître et se développer dans le pays qui a inventé la démocratie il y a vingt six siècles. Les Grecs ont le droit de décider eux-mêmes de leur avenir, sans menace ou pression de quiconque. Ils ont le droit de proposer de nouvelles expériences politiques aux autres peuples de l’Union européenne, pour enfin envisager une réelle union des peuples européens. Nous ne laisserons pas le peuple grec seul face au chantage de la finance et de ses serviteurs politiques, de la Commission européenne ou de notre gouvernement. Les mobilisations sociales qui se développent en Belgique, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Slovénie et ailleurs, montrent que le peuple grec n’est pas seul en Europe à vouloir prendre un autre chemin. Soyons tous et toutes solidaires du peuple grec !

 

source : FRANCE ATTAC

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 06:29
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 23:20

 

Les ridicules explications de ELLE, nous lançons un défi à cet hebdomadaire….

index

Voilà comment les charmantes néo-nazies que soutient l’hebdomadaire ELLE ont jeté des cocktails Molotov contre la maison des syndicats, brûlant des militants qui s’y étaient réfugiés, nous demandons à cet hebdomadaire qui prétend ne pas savoir, s’il est prêt à donner la parole à la mère de l’une des victimes pour qu’elle explique ce qui se passe réellement en Ukraine… Les explications de l’hebdomadaire sont en effet totalement risibles et témoignent de l’impunité dans laquelle se complait la presse française (note de Danielle Bleitrach)

Face à la polémique grandissante, le magazine a réagi par communiqué, confirmant que la jeune Sveta était en fait une « activiste d’extrême-droite" . « Suite à la publication le 14 novembre dernier dans notre magazine d’un reportage (…) traitant du rôle de femmes au parcours très divers dans le conflit à l’est de l’Ukraine, nous avons appris, fin décembre, qu’une des jeunes femmes, interviewée et photographiée, était une activiste d’extrême-droite, diffusant sur les réseaux sociaux des photographies faisant l’apologie du néo-nazisme » explique la rédaction de « Elle ».

L’hebdo féminin se justifie : « Lors du reportage, la jeune femme incriminée, combattante du Bataillon Aidar, rencontrée le 2 octobre dernier, sur la ligne de front près de la ville de Lougansk, aucun élément, aucun signe extérieur distinctif, aucune parole dans l’interview, ne laissait comprendre ce jour-là que cette jeune femme était néo-nazie« . Puis ajoute : « Le reportage s’est partiellement déroulé auprès d’une unité du Bataillon Aidar, une formation paramilitaire nationaliste d’environ 600 membres, rattachée au ministère de la Défense ukrainien, qui comprend dans ses rangs des combattants d’origine et d’obédience politique très diverses« .

« La rédaction de ELLE a été choquée », elle croyait que la bataillon Aïdar était lié au ministre de l’intérieur et qu’il était pluraliste…

Le communiqué conclut en condamnant « toute idéologie prônant la xénophobie, l’antisémitisme ou l’apologie du nazisme« . « La rédaction de ELLE ainsi que les deux journalistes ayant réalisé le reportage, ont été choqués d’apprendre, à posteriori, le véritable profil idéologique de cette jeune femme, et condamnent bien entendu toute idéologie prônant la xénophobie, l’antisémitisme ou l’apologie du nazisme« , rappelle ainsi la rédaction de l’hebdomadaire.

Ces excuses de l’hebdomadaire sont en elles-mêmes un aveu du bain de désinformation dans lequel patauge l’ensemble de la presse française et loin de faire machine arrière la rédaction en rajoute une couche, en expliquant que selon elle le bataillon Aïdar est célèbre pour ses exactions. En effet, dès le 10 septembre 2014 le bataillon Aïdar était condamné par Amnesty international

Les crimes de guerre du bataillon punitif Aïdar dans la région de Lougansk (Amnesty International)

Amnesty international à cette date a publié un rapport au sujet des exactions commises par le bataillon Aidar, rattaché au Ministère de l’Intérieur ukrainien. Amnesty ne souligne pas que le gouvernement de Kiev, reconnu et soutenu par l’Union européenne, n’émane d’aucun choix démocratique de la population ukrainienne. Qu’il n’est en tout cas pas reconnu par une partie de la population ukrainienne. Cette faible légitimité démocratique peut pourtant compter dans la manière dont les droits de l’homme et les lois de la guerre sont respectés, en particulier mener une guerre contre une partie de la population parce qu’elle refuse un coup d’Etat est le premier viol de la démocratie. Lors d’une rencontre avec le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk lundi 8 septembre, le secrétaire général d’Amnesty International Salil Shetty a exhorté le gouvernement ukrainien à mettre fin aux atteintes aux droits humains et aux crimes de guerre commis par les bataillons d’engagés volontaires agissant aux côtés des forces armées ukrainiennes régulières.

De qui se moque la rédaction de ELLE

A partir du 25 janvier, il y aura en France la mère d’une des victimes du massacre d’Odessa, 46 victimes brûlées vives, cette femme est menacée d’être renvoyée de son emploi à l’Université d’Odessa après que les néo-nazis dont ELLE a fait l’apologie aient brûlé dans la maison des syndicats son fils unique. Est-ce que ELLE lui donnera la parole? C’est un défi que nous lançons à cet hebdomadaire et à l’ensemble de la presse française.

Danielle Bleitrach

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 23:07

 Lu sur "Histoire et société"

ELLE, la revue française soutient les nazis à Kiev

La revue française  ELLE s’est lancée dans un reportage sur les  nazis.Dans son numéro du 14 au 20 novembre 2014 (N°3594), en page 150, les lecteurs peuvent découvrir Sveta (Vita Zaverukha), une jeune et charmante Ukrainienne de 19 ans, que l’hebdomadaire nous présente comme une « secrétaire, engagée volontaire dans un groupe d’autodéfense ».

Cette femme est Vita Zaviryuha, nazie ukrainienne qui appartient au bataillon punitif Aydar ; elle a fait un appel  public au génocide des habitants du Donbass. Elle a participé à la torture et à l’assassinat des prisonniers et des civils.

La rédaction de la revue ELLE devrait savoir que cet « individu »  confesse appartenir à un parti national socialiste et aux assassins de masse. Par conséquent la revue ELLE a choisi de faire la propagande du nazisme.

Cet acte n’est pas une simple erreur, est-il destiné à préparer la société occidentale (spécialement les français) à accepter les tentatives de réhabiliter le nazisme en Europe? [...] lire la suite en cliquant sur le titre.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 15:03

Publié le 29 Décembre 2014

Jeter un oeil

sur

le dessous des cartes

Grèce : à la fois respect de sa souveraineté et mise en garde sur les illusions

L’école d’Athènes, Raphaël, 1512

"SYRIZA ayant toutes les chances de les remporter, nous assisterons à la première victoire d'un parti de la Révolution citoyenne en Europe".

 

C'est une phrase comme celle-ci, qui se balade sur les réseaux sociaux, qui conduit Canaille le Rouge à avancer ce qui suit pour tenter de donner un point de vue communiste.

Depuis que ce dimanche le candidat de la BCE n'a pas réussi à tricher suffisamment pour se faire élire, tous les yeux se tournent vers Syriza et les déclarations d'Alexis Tsipras son premier responsable et président du groupe GUE dans les instances de l'UE.

Pas question de rejeter d'un revers de main les espoirs qui ici ou là peuvent tenter de se hisser au-dessus de la palissade pour voir ce qui se passe de l'autre côté, mais besoin de ne pas prendre les vessies pour des lanternes sinon on se brûle douloureusement et la cicatrisation est aussi aléatoire que porteuse de séquelles.

Ce n'est pas depuis Paris qu'il faut caler le débat mais bien depuis ce que le peuple grec peut attendre, espérer, construire et rejeter.

Il y a la droite grecque extrême comprise, qui commence au même point géodésique que chez nous; l'équivalent PS et ce qui se trouve hors champ : le peuple grec et ses doutes, certitudes recherches et rejets.

Il y a historiquement un débat rude entre Syriza qui accepte l'UE et les communistes grecs qui au nom de leur souveraineté nationale et populaire la rejette.

Si les militants du KKE sont taxés de rigueur idéologique excessive d'abord par ceux qui ici en la matière ont acquis une flexibilité qui les a conduit depuis longtemps à abandonner l'idée de faire respecter le vote souverain du peuple français en 2005, reconnaissons que les propos de Tsipras ont pour mérite de pointer les limites d'un anticapitalisme, limites qui sont au veau d'or ce que le ministre des Finances du Luxembourg est à la traque de la fraude fiscale.

Plutôt que des analyses ou des anathèmes, privilégions quelques propos de Tsipras qui montrent en quoi les marchés financiers qui jouent les vierges effarouchées n'auront pas d'état d'âme pour ouvrir leur couche au jeune premier du GUE.

Il y a quelques mois à l'occasion d'une tournée aux USA Tsipras rencontre Obama et lui déclare : "je pense que nous pouvons avoir un débat constructif avec Washington sur la question de la crise de la zone euro. C'est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici aujourd'hui ".

Ce n'est pas accident de parcours, mais plutôt une confirmation de ligne politique.

A l'occasion d'un hommage au social-démocrate autrichien Bruno Kreisky (c'est en soit, par choix, révélateur). Alexis Tsipras avance entre autre point de cadrage de ses choix « Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux d'Europe à la pensée libre ». Quand on tend la main aux libéraux, c'est qu'on accepte le libéralisme.

Le plan de SYRIZA propose « la stabilisation de la zone euro –première étape vers une Europe ouverte, démocratique et cohésive ».
Stabiliser la zone euro c'est admette son principe "stabilisé" et donc actuel.
Quant à l'Europe "cohésive", le dictionnaire des synonymes nous donne : "fédératif, intégrateur, rassembleur, unificateur". Faut-il détailler ?

Or ce dont souffrent les peuples c'est justement de la zone euro ses principes fondateurs et ses objectifs au service du capital.
Un tel gouvernement, précise SYRIZA poursuivra « un plan Marshall européen », qui comprendra « une union bancaire correcte, une dette publique gérée de manière centralisée par la BCE et un programme massif d'investissements publics »

Ces objectifs, affirme catégoriquement Tsipras, peuvent être achevés sans aucune « modification des traités » de l'UE. Ce quoi réjouir les Banksters en place à Bruxelles Strasbourg et Luxembourg, la BCE est gardée, on ne changera que le nom de la Troïka pour faire croire qu'on change. 
Lampedusa aura juste traversé l'Adriatique.

Alors finalement que faut-il penser de cette nouvelle donne possible en Grèce ?

Si comme le prévoie la presse de déférences Syriza arrive en tête, il devra composer une majorité. Il sera au pied du mur. Avec qui ?

Avec les ectoplasmes du Pasok qui est encore plus à droite que le PS de France ? 

Avec les autres formations de même nature que le Pasok seul des variantes infimes de dosage modifiant la nature de l'alliage ?

Pour autant L'Union Européenne n'a pas renoncé à faire pression sur le peuple grec :
C'est en son nom le commissaire français à l'économie, Pierre Moscovici, qui s'est chargé de réagir. « Avec ce processus démocratique [les élections législatives anticipées], le peuple grec va à nouveau décider de son futur. Un engagement fort pour l'Europe et un support large des électeurs et des leaders politiques grecs pour des réformes en faveur de la croissance sera essentiel pour prospérer à nouveau au sein de la zone euro », a-t-il dit dans un communiqué aussi bref que menaçant.

C'est un appel du cacique du PS à voter pour la droite grecque dont le Pasok fait partie.

Le Monde tente de brouiller les cartes :
"Ce que redoutent surtout les Européens, c'est qu'en cas de victoire, Syriza veuille sortir définitivement de la « tutelle » financière de Bruxelles, sans conclure « proprement » le deuxième plan d'aide financière de 130 milliards d'euros de la fameuse « troïka » (FMI, BCE, Union européenne), toujours en cours. Cette décision pourrait affoler les investisseurs et provoquer une onde de choc sur les marchés, notamment des emprunts souverains européens." On est loin de la prise en compte des intérêts d'un peuple que BCE et FMI assassinent à petit feu avec de violentes crises de fournaises imposées par la Troïka."

Le journal migrateur au gré des spéculations* précisant :

"Un premier plan d'aide, d'un montant total de 110 milliards d'euros, avait été accordé entre 2010 et 2012. Le prix pour casser le principe des lois sociales appelées réformes structurelles et privatisations, Pour le deuxième, accordé pour la période 2012-2014, les sommes étaient versées progressivement, en fonction de la mise en place des réformes structurelles exigées par les créanciers".

C'est dans ce cadre que Syriza veut maintenir la Grèce. On mesure combien le Capital est effarouché  de façade, ennamouré de fond..

Le Monde de préciser :

"Une dernière tranche de 1,8 milliard d'euros restait à verser, d'ici au 31 décembre. Mais voyant que les parties n'arrivaient pas à s'entendre sur le projet de budget 2015 de la Grèce –Bruxelles reprochant à Athènes son optimisme et exigeant d'autres coupes budgétaires – deux mois supplémentaires ont été accordés début décembre par les Européens", le temps de magouiller pour quand même garder la main sur la Grèce.

Vous seriez Grec, vous voteriez Syriza ?

La Canaille n'est pas certain que ces éléments de réflexions cavalent librement sur les réseaux sociaux. Si vous le pensez utile ils sont à votre dispositions.

 

*Il semblerait que le titre ait projet de s'installer face à Bercy les pieds entre seine et voies ferrés d'Austerlitz.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 14:55

 

Ainsi le veut la Constitution : il y aura des élections anticipées en Grèce, qui devraient se tenir le 25 janvier. L’incapacité du Premier-Ministre Samaras à faire élire son candidat à la Présidence de la République (qui se fait en Grèce à une majorité qualifiée de 180 députés au parlement) a sonné l’heure des comptes. Elle vient aussi solder une politique inhumaine imposé par ce même Samaras aux ordres de la « Troïka », soit, rappelons le la Banque Centrale européenne, la Commission Européenne et le FMI. Elle solde de plus une politique des faux-semblants de ce gouvernement aux ordres, qui n’a ni rétabli les finances publiques (une partie des ressources fiscales sont « fictives » car la population n’a plus les moyens de les payer) ni provoqué un retour de la croissance. Il annonçait un « glorieux » 0,7% alors que le pays a connu une récession de près de -25% depuis 2009.

Ces élections sont un cas d’école de l’ingérence toujours plus pesante de l’Union européenne dans la vie démocratique des peuples. Diverses voix autorisées ont déjà menacé les électeurs grecs des pires maux s’ils votaient « mal ». Et, on le sait, SYRIZA, le parti de la gauche radicale, est en tête à ces élections. On a même vu, oh honte faite à tous les français, Pierre Moscovici, qui fut un déplorable ministre des finances se muer en un exécrable représentant de la Commission Européenne et aller à Athènes pour expliquer aux Grecs comment ils devaient voter. Il est vrai que c’est une habitude chez ce triste sire que de mentir sur commande ; il nous en avait donné la preuve déjà en 2012. Le FMI, par ailleurs a immédiatement suspendu son programme d’aide à la Grèce. Que l’on ne vienne plus nous parler de « démocratie » de la part des grandes organisations, soit européennes, soit internationales.

La situation de la Grèce peut se résumer en deux graphiques. Le premier indique l’évolution du PIB, comparé à 2007. L’effondrement du PIB est réellement spectaculaire et implique un appauvrissement d’une grande part de la population.

Graphique 1

 A - PIB

Source : Base de données du FMI

Mais il y a pire. Si l’on regarde l’investissement, que ce soit calculé en pourcentage du PIB ou calculé en euros constants, on constate un effondrement spectaculaire. En valeur, nous sommes en 2014 à 64% de la valeur des investissements de 1999. Cet effondrement, qui va bien au-delà d’une correction par rapport aux années 2000, marquée par les dépenses liées aux Jeux Olympiques, a plusieurs implications. Tout d’abord une destruction du capital par non-renouvellement, qui va poser un problème redoutable à la Grèce dans les années à venir. Faute d’entretien les infrastructures, qu’elles soient privées ou publiques, vont se dégrader ce qui va entraîner une montée des coûts d’entretien d’ici la fin de la décennie. Par ailleurs, la productivité du travail, non soutenue par un investissement qui fait défaut, va continuer à baisser, rendant plus que problématique le retour à une compétitivité de l’économie grecque. Seule, une baisse des salaires ou une dévaluation permettrait de maintenir les gains de productivité qui ont été payés aux prix fort par la population grecque.

Graphique 2

 A - Invest

Source : banse de données du FMI

On voit qu’à l’évidence ce n’est pas d’un prolongement de la politique d’austérité meurtrière (ou, l’austérité tue, le taux de mortalité a fortement augmenté en Grèce ces dernières années) dont le pays a besoin. Il lui faut d’urgence une politique de relance par l’engagement massifs de dépenses publiques. Mais, c’est ici que se noue le conflit entre un possible gouvernement de SYRIZA et les autorités de la Troïka. Le programme de SYRIZA, que les sondages donnent actuellement largement en tête, prévoit entre autres les mesures suivantes :

  • Moratoire sur les dettes des ménages et des petits entrepreneurs aux banques ;
  • Hausse du salaire minimum ;
  • Annulation de près des deux tiers de la dette publique considérée comme « injuste ».
  • Instauration d'une « clause de développement » garantissant que les sommes dépensées pour une relance de l’économie ne seront pas comptabilisées dans le budget.
  • Recapitalisation des banques (dont la solvabilité est problématique), sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Ce programme est contradictoire avec les règles européennes. Il ne faut pas s’en étonner. Aujourd’hui, 52% des grecs interrogés considèrent qu’ils se sentent plutôt étrangers aux idéaux européens[1]. Dans ce sondage, réalisé par l’institut Gallup International, 52% des personnes interrogées considèrent qu’il serait préférable de retourner à la monnaie nationale (la Drachme) et seulement 32% considèrent qu’il faudrait conserver l’Euro. C’est un point important, et il est clair que les résultats de ce sondage sont intégrés par les diverses forces politiques grecques. Il entrainera une dynamique tant économique que politique mettant à mal les structures européennes qui imposent aux peuples cette politique d’austérité, et en premier lieu, l’Euro. Car, si l’on va à la crise entre la Grèce et les institutions européennes, les taux d’intérêts monteront immédiatement, provoquant une nouvelle crise en Italie. Or, dans ce pays, trois partis, le Movimente Cinque Stelle, Forza Italia et la Ligue du Nord ont pris leur distance, et parfois de très grandes distances, avec le dogme de l’Euro. SYRIZA le sait qui, tenant compte des pressions scandaleuses sur la vie politique grecque par les institutions européennes, ruse avec ce programme. Mais, si Tsypras est élu, fort de la légitimité d’une élection, seule légitimité qui compte et qui soit, il fera entendre sa voix.

Tous les européens qui sont aujourd’hui révoltés à juste titre, tant économiquement que politiquement, par les agissements anti-démocratiques de la Commission et par les politiques d’austérité doivent se réjouir de cette élection. La chouette, animal emblématique d’Athéna, la déesse de la ruse et de la sagesse, doit manger le serpent Euro. Mais ils doivent, en même temps, envoyer un message clair à Tsypras et à SYRIZA : vous devez appliquer votre programme si vous êtes élus. Une trahison de plus serait une trahison de trop. Nous comprenons que vous rusiez jusqu’à l’élection. Mais après, il faudra appliquer votre programme, et tout votre programme. Ce qui se joue en Grèce aura des répercussions dans toute l’Europe, et en France en particulier. Elles peuvent être positives, si la lutte s’engage entre les peuples et les institutions européennes. Elles peuvent être aussi négatives dans le cas d’une nouvelle trahison. Car, ce qui se profile derrière la Grèce, c’est le problème de l’Italie et de l’Espagne. Oui, l’avenir de l’Europe et de la démocratie se jouera à Athènes, ce qui sera hautement symbolique.


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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 14:39

Lu sur El Diablo

grece-carte

 

Dans un entretien du samedi 27 décembre 2014, accordé au quotidien Bild, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déclaré à propos de la Grèce « De nouvelles élections ne changeront rien à la dette grecque. Chaque nouveau gouvernement doit respecter les accords pris par ses prédécesseurs »

Cette déclaration à l'intention de Syriza, l’un des deux partis anti-austérité avec le KKE (PC), en passe de prendre le pouvoir, sonne comme une déclaration de guerre contre un peuple étouffé par une dette de 175% de son PIB et qui souhaite une annulation d’une partie de cette dette crée par l’Euro, l’Europe et la firme financière Goldman-Sachs.

De son côté, le ministre des Finances Guikas Hardouvelis a tenté de rassurer la Troïka (EU-BCE-FMI) chargée de faire rembourser aux grecs, les 240 milliards de dette, en s’adressant le dimanche 28 décembre aux petits épargnants « le gouvernement se prépare à affronter tous les remous, mais il est bien armé grâce à ses lois sauvegardant l'épargne des Grecs, ses relations constantes avec les autres états membres de l'UE, et sa manière de rester en alerte et vigilant ».

Ce lundi 29 décembre 2014 sera crucial quant à l’avenir de la Grèce dans la zone euro et des grecs fracassés par la misère et l’austérité. Les députés grecs vont aujourd’hui se prononcer sur le candidat à la présidence de la République, proposé par le gouvernement qui mène la politique d’austérité… s’ils refusent et c’est bien cette perspective qui inquiète les créanciers du pays, le parti anti-austérité Syriza et son allié le KKE seront à même de prendre le pouvoir lors des prochaines élections anticipées en janvier/février.

À midi, un à un, les 300 députés se lèveront à l'appel de leur nom, pour dire « Stavros Dimas » et ainsi accorder la confiance à un ancien commissaire européen pour accéder au poste de président de la République, ou « présent », c’est-à-dire qu’ils se prononceront pour la tenue de nouvelles élections qui mèneront inéluctablement au pouvoir les partis de la gauche anti-austérité et anti-européen… à moins d’un nouveau coup de théâtre qui peut être un coup d’Etat militaire pour ramener les « colonels » au pouvoir ou à la chilienne dans le cadre de la stratégie du choc inspirée par Friedman, Goldman-Sachs et JP-Morgan.

Chacun aura pu remarquer que la presse bourgeoise feint d’ignorer cette situation qui préoccupe les places financières et qui risque de plonger d’autres pays dans une nouvelle crise, comme la France et l’Allemagne, dont les grandes banques ont fait partie de ceux qui ont plongé la Grèce dans la pire des situations. Mais c’est aussi un grand risque pour le grand capital, car l’Europe et l’Euro sont menacés d’implosion dans une situation internationale confuse où les USA, le banquier du monde va perdre sa place de numéro 1 face à une Chine conquérante dans tous les domaines.

Imaginons que Syriza et le KKE prennent le pouvoir et prennent au mot la déclaration de Wolfgang Schäuble « Chaque nouveau gouvernement doit respecter les accords pris par ses prédécesseurs » pour rappeler aux allemands et au gouvernement fédéral allemand qu’ils ont une dette envers la Grèce de 81 milliards d’euros qui équivalent à un emprunt contracté auprès de la banque centrale grecque en 1941 par la banque centrale allemande et garanti par le gouvernement allemand dirigé par les nationaux-socialistes.

81 milliards d’euros, c’est un tiers de la dette grecque estimée à 240 milliards d’euro auxquels il faut ajouter les 180 milliards d’euros d’évasion fiscale… des milliards rapidement sortis du pays par les financiers et les milliardaires grecs, juste avant les révélations qui ont amené la Grèce dans la faillite et dans la pire des austérités qui se détaille dans la casse des services publics, la casse des retraites, la casse du droit du travail et la vente du patrimoine à des investisseurs peu scrupuleux.

Voilà donc quelques centaines de milliards qui peuvent faire tourner la roue de l’infortune pour les bandits qui ont tenté de sacrifier la Grèce, et redonner confiance à des grecs désabusés mais qui n’ont pas cédé dans la résistance.

C’est aussi la démonstration que cette Europe est un monstre contre les peuples, et l’Euro une arme contre la souveraineté des peuples : ils sont une négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

N’attendons pas que notre nation, notre peuple, nos droits et notre histoire… soient sacrifiés par l’Europe et ses voyous… manifestons notre hostilité en préparant un 30 mai 2015 massif et déterminé, pour en finir.
Le 29 décembre 2014 
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