Publié par Michel El Diablo
Le M’PEP a accueilli la création du Front de gauche avec espoir. Il a répondu favorablement à l’appel que ce dernier avait lancé pour le rejoindre. Malgré une activité persévérante pour intégrer le Front de gauche, le M’PEP a été interdit d’entrée au motif que ses positions sur l’Union européenne étaient « incompatibles avec le programme du Front de gauche ». Le Front de gauche a refusé avec persistance de rompre avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Il reste dépendant du Parti socialiste tandis que ses résultats électoraux sont décevants. Le M’PEP ne souhaite plus, aujourd’hui, entrer au Front de gauche dont l’évolution politique et organisationnelle montre combien il continue de s’éloigner des intérêts des classes dominées.
Le Front de gauche a pour stratégie de penser que l’on peut faire pression sur le PS pour le faire pencher « vraiment à gauche ». Dans cette démarche, le Front de gauche pense que l’appui de la « gauche » du PS est indispensable. C’est pour cette raison, pour ne pas se couper du PS, qu’il refuse avec obstination de rompre avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Au-delà de déclarations parfois tonitruantes, il reste fondamentalement dépendant du Parti socialiste. Les dirigeants du PCF et du PG ont fait ce choix, rien ne les fera changer hormis une révolte des adhérents de leurs partis. C’est aussi pourquoi les résultats électoraux du Front de gauche sont tellement décevants. Il ne parvient pas à susciter une dynamique populaire autour de lui et n’y parviendra pas tant qu’il ne rompra pas avec le PS et ne remettra pas en cause la participation de la France à l’Union européenne et à l’euro. [ Lire la suite ici :
