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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:31
Paru le 26 février 2015

Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Plus dure sera la chute. La colère grande à SYRIZA, où certains dénoncent une trahison, une capitulation face à la Troïka. Qu'en est-il ? Le projet de réformes structurelles envoyé par le Ministre de l'Economie grec donne une réponse : les Grecs vont encore souffrir

Répondre à d'immenses aspirations populaires, satisfaire de maigres promesses sociales se chiffrant néanmoins en milliards, le tout sans toucher aux privilèges des armateurs, du clergé, de l'armée, en respectant les engagements européens et en payant toute la dette. Comment faire ?

La réponse : en s'engageant non seulement à continuer les plans d'austérité précédents mais à aller plus loin dans les « réformes structurelles » exigées par l'UE.

De l'engagement auprès du peuple grec à celui auprès des dirigeants européens

Un petit jeu pour mesurer, en quelques jours, l'ampleur des reculs. Le 11 janvier, le ministre de l'Economie Varoufakis déclare devant l'Eurogroupe : « le peuple grec nous a donné un mandat fort pour mettre un terme au cycle de l'austérité qui a causé d'immenses dégâts sociaux et économiques.

Le nouveau gouvernement s'est engagé à ramener l'espoir, la dignité et la fierté aux citoyens grecs et à mettre en place un programme général pour traiter les racines de la piètre performance socio-économique de la Grèce ».

Le 16 janvier, les mandataires ne sont plus les mêmes : « la tâche du gouvernement est de mettre en place les réforme profondes dont la Grèce a besoin pour stopper les forces combinées de la déflation et de la spirale négative de la dette, de retrouver une croissance portée par l'investissement et de maximiser la valeur actuelle nette des remboursements de la dette à nos créanciers ».

« Notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque »

Dès le 11 janvier, Varoufakis mettait les choses au clair : « son gouvernement a été élu pour stabiliser, réformer, ramener la croissance en Grèce », réaffirmait ses engagements : « garder des finances publiques saines », « réaliser des réformes structurelles », « favoriser l'investissement ».

Il allait plus loin : « notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque moderne, parmi les plus enthousiastes réformateurs d'Europe ». De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.

Dans ce document, point par point, Varoufakis rassurait les dirigeants européens : les privatisations ? « Notre gouvernement est tout sauf dogmatique, nous allons évaluer chaque projet au cas par cas. Tout ce qui a été dit dans les médias sur la privatisation du port du Pirée est très loin de la réalité. En fait, c'est tout le contraire, l'investissement étranger sera favorisé ».

Le salaire minimum ? « Ce sera progressif après septembre, avec consultation du patronat et des syndicats … pour ne pas pénaliser la compétitivité en échange le gouvernement s'engage à des réformes, ainsi dans la sécurité sociale avec la réduction des cotisations salariales ».

La ré-embauche de fonctionnaires ? « Elle sera limitée à 2 013 cas .. et se paiera par des économies dans d'autres postes de dépenses publiques ».

Trois promesses : respecter les engagements, rigueur budgétaire, payer la dette

On pourrait continuer. Le 16 février, Varoufakis affirme à la Troika ses trois engagements : « (1) réaffirmation de notre engagement à respecter les termes de notre accord de prêt avec tous les créanciers ; (2) aucune action qui ne menace de grever le budget actuel, ou a des implications sur la stabilité financière ; (3) aucune action visant à diminuer la valeur des prêts contractés ».

L'accord conclu avec l'Europe pour étendre les prêts européens sur 6 mois prévoyait en contre-partie l'adoption de « réformes structurelles » à proposer du côté du gouvernement grec. Poursuite des plans d'austérité de la Troïka, sous un autre nom, en somme.

A quoi ressemblent alors les « réformes structurelles » proposées par le gouvernement grec ? 7 pages très denses, 66 points dans 14 domaines. Quand le gouvernement Tsipras annonce qu'il sera « le plus réformateur de l'histoire grecque », cela se vérifie.

La plupart des engagements restent encore très vagues dans la « réforme fiscale structurelle », la « stabilité financière », « les politiques de croissance », et la « réponse à la crise humanitaire ».

Cela ne dit pas tout mais les réformes fiscales et les politiques de croissance occupent 2 pages, celles sur la stabilité financière 1 page … la réponse à la crise humanitaire, quelques lignes !

Sur quels engagements concrets le gouvernement grec va partir pour les prochains mois ? Le gouvernement multiplie les déclarations – y compris dans son plan – sur la lutte contre la corruption, l'évasion fiscale, les trafics, cela reste hypothétique.

25 réformes structurelles (sans nuance) promises par le gouvernement grec

Sur le concret, on peut résumer en 25 points :

1 – AUGMENTATION CIBLEE de la TVA ? : La « rationalisation de la TVA » dit Varoufakis, avec refonte des taux de façon « à maximiser les revenus sans pénaliser la justice sociale ». Le gouvernement souhaite « limiter les exemptions » (pas les supprimer) et « éliminer les décomptes non-raisonnables » (quels sont ceux raisonnables?) ;

2 – SPENDING REVIEW dans le PUBLIC : « Révision et contrôle des dépenses publiques » (spending review) : dans l'éducation, la santé, le transport, l'administration locale, les aides sociales. Le « spending review » a été l'instrument utilisé par le gouvernement social-libéral italien actuel pour imposer une « austérité juste » (sic).

3 – AMELIORER l'EFFICACITE des ADMINISTRATIONS : « Améliorer drastiquement l'efficacité des administrations locale et centrale en ciblant les promesses budgétaires, par des restructurations de la gestion et la ré-allocation des ressources mal distribuées ». Réforme de l’État, économies budgétaires, restructurations rationnelles, on connaît..

4 – COUPER DANS les DEPENSES PUBLIQUES : « Identifier des mesures par une spending review dans chaque ministère et la rationalisation des dépenses non salariales ». Soit couper désormais dans les dépenses publiques, des ministères, sans toucher directement les salaires

5 – LIMITER les DEPENSES de SANTE : « Contrôler les dépenses de santé tout en améliorant la livraison, la qualité des services médicaux, et en garantissant un accès universel ». Pour réaliser cette mission impossible, faire plus en dépensant moins, le gouvernement sera « aidé par l'OCDE », connu pour pester contre les systèmes de santé publics trop coûteux …

6 – LUTTER contre les RETRAITES ANTICIPEES : Travailler à « l'unification du système de retraites, en éliminant les failles dans le système, les incitations qui conduisent à une augmentation excessive des retraites anticipées, en particulier dans les banques et le secteur public ». En pointant les abus réels, au nom de l' « égalité » et de la lutte contre les privilèges cela signifie faire accepter un recul de l'âge de départ à la retraite.

7 – REALISER DES ECONOMIES sur les CAISSES de RETRAITE : « Consolider les caisses de retraite de façon à réaliser des économies ». Comment, sans toucher aux pensions, ni aux personnels des caisses ?

8 – Un REVENU (très) MINIMIMUM GARANTI … contre les RETRAITES avant 65 ANS : « aider les employés entre 50 et 65 ans y compris par un revenu minimum garanti, afin de lever les incitations à prendre des retraites anticipées ». Autrement dit, plutôt un revenu minimum pour tous à 500 € qu'une retraite à 1 000 € !

9 – HAUSSE DE LA PRODUCTIVITÉ dans le PUBLIC sans HAUSSE SALARIALE : « Réformer la grille des salaires dans le secteur public, avec pour but de 'décomprimer la distribution des salaires' via des gains de productivité et des politiques de recrutement appropriés sans réduire les paliers salariaux actuels, mais en s'assurant que la facture des salaires dans le secteur public n'augmente pas ». Cela signifie, travailler plus (intensément), embaucher guère plus (voire moins), sans gagner plus !

10 – REDUIRE les AVANTAGE SOCIAUX Dans le PUBLIC : « Rationaliser les avantages non-salariaux, pour réduire la dépense globale dans le secteur public, sans mettre en péril le fonctionnement du secteur public, en accord avec les pratiques de l'UE ». Réduire les dépenses dans les services publics, comment, sans dégrader le service ?

11 – MAXIMISER la MOBILITE dans le SECTEUR PUBLIC : Promouvoir des mesures comme « l'amélioration des mécanismes de recrutement, encourager les nominations managériales au mérite, processus juste pour maximiser la mobilité des ressources humaines et autres dans le secteur public ».

12 – S'ENGAGER auprès des BANQUES BIEN GEREES : La Grèce est engagée « auprès des banques qui sont gérées sur des principes commerciaux/bancaires sains »

13 – ASSURER la STABILITE du SECTEUR BANCAIRE avec la BCE : « Utiliser le Fonds de stabilité financière héllénique et s'assurer, en collaboration avec la BCE, la Commission européenne et le SSM, pour s'assurer qu'il joue son rôle consistant à assurer la stabilité du secteur bancaire et ses prêts aux banques commerciales, tout en respectant les règles européennes de concurrence ».

14 – RESPECT des PRIVATISATIONS déjà réalisées : S'engager à « ne pas revenir sur les privatisations déjà actées. Là où le processus de contrat a été lancé, le gouvernement respectera le processus, conformément à la loi »

15 – MISSIONS de SERVICE PUBLIC dans les FIRMES PRIVATISEES : Préserver la « fourniture de biens publics fondamentaux par les firmes/industries privatisées » en conformité avec la « législation européenne » ;

16 – ENCORE PLUS DE PRIVATISATIONS : « Analyser les privatisations qui n'ont pas encore été lancées, avec en vue d'améliorer ses termes afin de maximiser les revenus à en tirer par l’État, améliorer la concurrence dans les économies locales, promouvoir la reprise économique nationale et stimuler les perspectives de croissance ;

17 – PLUS de PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE : Adopter une approche « au cas par cas, avec l'accent mis sur les concessions sur le long terme, les partenariats public-privé et les contrats qui maximisent non seulement les revenus gouvernementaux mais aussi les perspectives d'investissement privé ».

18 – De l'EMPLOI TEMPORAIRE bon marché sur le dos des CHOMEURS : « Etendre et développer le schéma actuel qui accorde des emplois temporaires aux chômeurs »

19 – HAUSSE graduelle du SMIC … contre FLEXIBILITE : Lancer une « nouvelle approche intelligente des négociations salariales collectives qui balance besoins de flexibilité et justice. Cela inclut l'ambition d'augmenter les salaires minimum tout en préservant la compétitivité et les perspectives d'emploi .. l'ampleur et le timing des changements sur le salaire minimum sera fait en consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales »

20 – DEVELOPPER la CONCURRENCE LIBRE et non-FAUSSEE : Supprimer les « barrières à la concurrence »,

21 – LUTTER contre la BUREAUCRATIE : Introduire des actions pour « réduire le fardeau administratif de la bureaucratie », dont « une législation qui interdit les administrations publiques de demander des documents que l'Etat possède déjà ».

22 – DEMANTELER les PROFESSIONS REGLEMENTEES : « Poursuivre les efforts pour lever les restrictions disproportionnées et injustifiées dans les professions réglementées, dans le cadre de la stratégie générale pour frapper les intérêts corporatistes » ;

23 – LIBERALISER le MARCHE de l'ENERGIE, respect des DIRECTIVES de l'UE : « Aligner la législation du marché du gaz et de l'électricité avec les bonnes pratiques et la législation de l'UE ».

24 – DEVELOPPER les BONS ALIMENTAIRES : Répondre aux besoins … « nés de la montée de la pauvreté absolue par des mesures non-pécuniaires fortement ciblées (ex : bons alimentaires) »

25 – UN REVENU MINIMUM GARANTI pour TOUS … sans DEPENSES SUPPLEMENTAIRES : Évaluer « le schéma de Revenu minimum garanti en vue de l'étendre nationalement », ce qui doit se faire « sans aucun impact fiscal négatif »

Les dirigeants européens n'ont pas sauté au plafond, ils ont considéré le document comme « un bon point de départ ». Un bon point de départ pour continuer à faire payer plus le peuple grec jusqu'à l'agonie, les faire payer une dette indue pour soutenir l'Euro de la misère.

Combien de temps va encore durer l'agonie du peuple grec, sa duperie fondamentale ? Combien de temps avant de poser la seule et vraie question : remettre en cause l'euro et l'UE, refuser de payer la dette, faire payer les riches en Grèce comme ailleurs.

 
 
 
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:22
Lu sur El Diablo
« La Grèce plie sous la pression de l’Europe » (Le Figaro)

Au lendemain du « feu vert » accordé par « le FMI, la BCE et la zone euro » au plan de réformes présenté par Athènes, Le Figaro estime que « la Grèce a décroché un pâle satisfecit pour son premier test de retour à la discipline de la monnaie commune ».

Car si L’Eurogroupe a jugé le plan « suffisamment détaillé », il exige maintenant que celui-ci « soit élargi et approfondi ». Son président, Jeroen Dijsselbloem s’est félicité du « sérieux » du gouvernement grec « dans sa volonté de réformes » mais a aussi rappelé que c’était « à la Commission européenne qu’il reviendra d’apprécier » les mesures évoquées par Alexis Tsipras dans le domaine social : « Si la Grèce veut obtenir des crédits, elle ne peut pas prendre de décision unilatérale. »


Le journal Les Echos ne cache pas sa satisfaction de voir la Grèce rentrer « dans le rang », car « au vu des promesses ébouriffantes » du programme électoral de Syriza, « le risque était grand d’un couac de dernière minute ». Il se félicite de voir Yanis Varoufakis, « le tonitruant ministre des finances », contraint d’accepter « de ne pas revenir sur les privatisations, contrairement aux premières déclarations de l’équipe Tsipras, et de réformer le système de retraite ».


Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, estime en revanche que l’accord entre la Grèce et Bruxelles est, « compte tenu du rapport de forces européen », une « victoire politique du gouvernement Syriza » et plus largement « des souverainetés populaires et de la démocratie ».

Ce n’est apparemment l’avis du député européen de Syriza, Manolis Glezos, figure respectée de la résistance à l’occupation nazie, pour qui « changer le nom de la troïka en “ institutions ” celui du mémorandum en “accord ” et celui des créanciers en “ partenaires ” ne change en rien la situation antérieure ».

Ce n’est pas non plus le cas de l’eurodéputée Syriza Sofia Sakorafa, très anti-austérité, ancienne adhérente du Parti socialiste grec. Elle a tweeté dimanche que « les gens ont donné un mandat pour annuler le mémorandum. Nous n’avons pas la légitimité politique de faire le contraire ».

Le député Syriza Kostas Lapavitsas n’est pas en reste qui a demandé la convocation des instances internes au parti en déclarant « Il est difficile de croire que, grâce à cet accord, les annonces de Thessalonique [programme préélectoral de Syriza] seront mises en œuvre »

 

SOURCE:

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:09

Publié par Jean Lévy

Négociations sur le TTIP: les commissions parlementaires débattent de leurs recommandations aux négociateurs

DEVE INTA Communiqué de presse - Commerce extérieur/international / Développement et coopération − 25-02-2015 - 09:46

La commission du commerce international a fait part de ses craintes quant aux progrès tangibles dans les négociations du TTIP, lors d'un débat mardi sur les propositions de recommandations aux négociateurs du TTIP. Le débat s'est concentré sur la clause de règlement des différends entre investisseur et État. La commission du développement a adopté un avis soulignant l'impact du TTIP sur les pays en développement et appelant à une référence explicite à la politique de développement dans l'accord.

 

La commission du commerce international débat des recommandations sur le TTIP

La commission du commerce international, chargée de préparer les recommandations du Parlement pour l'accord transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), a organisé, mardi, son premier débat sur le projet de texte rédigé par son président, Bernd Lange (S&D, DE). Les membres de la commission n'ont pas tous partagé son avis sur le caractère "inutile" de la clause relative aux différends entre investisseur et État dans l'accord.

M. Lange et d'autres intervenants ont fait remarquer qu'après 18 mois et 8 tours de négociation, l'Union européenne et les États-Unis ne semblaient pas avoir conclu d'accords ambitieux ou qui changent la donne. Ils craignent que les négociations actuelles ne manquent d'ambition et que l'accord final ne soit pas aussi vaste que ce que le Parlement attendait.

 

Vous pouvez revoir le débat ici.

 

La commission du développement demande d'évaluer les conséquences du TTIP sur les pays en développement

L'avis de commission du développement sur les négociations du TTIP, qui a été adopté mardi et qui sera intégré dans les recommandations finales du Parlement, affirme que les incidences du TTIP seront ressenties bien au-delà des relations UE-États-Unis et que l'accord aura un impact certain sur les pays en développement. C'est pourquoi la commission souhaite qu'une référence explicite à la politique de développement soit présente dans l'accord et demande à la Commission européenne d'évaluer les implications possibles du TTIP pour les pays en développement.

L'avis de la commission du développement (adopté par 16 voix pour, 7 voix contre et une abstention) décrit le TTIP comme un "accord commercial de grande ampleur" qui devrait façonner les règles commerciales mondiales et fixer de nouvelles normes. La commission souhaite qu'une "référence explicite" à la politique de développement, en tant qu'objectif légitime de politique publique, soit incluse dans le TTIP. Elle appelle la Commission européenne à mener une étude indépendante sur les conséquences de l'accord sur les pays en développement "dès que les dispositions du TTIP seront plus claires".

 

Prochaines étapes

L'avis de la commission du développement sera pris en compte par la commission du commerce international qui se prononcera sur les points à inclure dans les recommandations du Parlement aux négociateurs du TTIP. Ces recommandations seront adoptées en mai.

Pour de plus amples détails sur les travaux et le rôle du Parlement dans les négociations en cours sur le TTIP, vous pouvez consulter notre note d'information

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:52

SYRIZA: Baptiser la viande poisson

On parle parfois encore de nos jours des moines du Moyen Age qui, afin de survivre aux fastes sans fin baptisaient la viande poisson pour pouvoir le consommer.  Cette image décrit à la perfection les dernières évolutions en Grèce sous le gouvernement ‘cohabitation' de SYRIZA - ANEL.  Voilà quelques exemples typiques:

Lorsque SYRIZA était dans l'opposition, il avait promis de « déchirer » les memoranda signés entre les gouvernements précédents et nos créanciers étrangers (l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et l'IMF) qui imposaient une série de mesures anti-travailleurs et antipopulaires.  Ayant été élu au gouvernement, SYRIZA vient de déclarer qu'il est d'accord avec 70% des « réformes » imposées par les memoranda et que seulement le 30% du contenu de ces derniers est ce qu'il appelle ‘toxique’.  En outre, il déclare aussi de ne pas vouloir agir 'unilatéralement' mais aspirer à un nouvel accord avec les créanciers, appelée non plus 'mémorandum', mais 'programme', 'accord', ou 'passerelle'.

En temps qu’opposition, SYRIZA ne manquait aucune occasion pour "attaquer" la troïka des créanciers étrangers, promettant de mettre fin à son pouvoir.    Le gouvernement de SYRIZA déclare vouloir discuter et entendre l'opinion des « institutions ».  Et quelles sont ces institutions? Mais tout simplement, l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et l’IMF. En plus, les représentants des institutions aux discussions tenues récemment a Bruxelles étaient les mêmes que les représentants de la troïka.

Dans l'opposition, SYRIZA, accusait le gouvernement de ND-PASOK de soutenir et de participer activement aux sanctions imposées par l'UE contre la Russie, déclarant que cette politique était « subordonnée ».  En tant que gouvernement, SYRIZA vient de soutenir une escalade de ces mêmes sanctions, déclarant, en plus, que cette attitude soit un "succès important" de son gouvernement.

En temps qu’opposition, SYRIZA était contre les privatisations.  Maintenant, selon le Ministre des Finances, G. Varoufakis, le plan proposé est de: “Passer d'une politique de vente au prix extrêmement bas à une politique de développement en coopération avec le secteur privé et les investisseurs étrangers.  Ainsi, SYRIZA soutient, d'une part, les privatisations en tant que mesure de renforcement du secteur privé, alors que, d’autre part, il s’efforce de promouvoir des méthodes alternatives de privatisation comme, par exemple, les "soi-disant »  PPP (partenariats public-privé) et les concessions. 

En tant qu’opposition, SYRIZA appelait l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), « livre noir du néolibéralisme ».   Le gouvernement de SYRIZA souhaita, pourtant, la bienvenue à Athènes au secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, qui fut admis par le premier ministre, Alexis Tsipras.  Selon le gouvernement de SYRIZA – ANEL, l’OCDE est l’organisation qui l’aidera à préparer une liste de mesures garantissant le développement (capitaliste) de Grèce.  Ces mesures remplaceront le secteur “toxique » du mémorandum, c'est-à-dire, le fameux 30%.

En temps qu’opposition, SYRIZA avait publiquement condamné les décisions de ses prédécesseurs, qui avaient embauché des cabinets de conseils financiers et légaux en échange de "dizaines de millions d'euros".   Le gouvernement de SYRIZA – ANEL vient de demander les services de conseil de la société « Lazard », experts au sujet de dette publique et gestion fiscale, appréciant, sans doute, la qualité de savoir-faire apporté  par ces mêmes experts aux gouvernements précédents de PASOK, au temps de G. Papandreou. Ce choix est fait tout autre que par hasard.   De toute façon, le nouveau ministre des finances, G. Varoufakis (ancien conseiller de G. Papandreou), a déjà consulté les anciens conseilleurs de G. Papandreou, G.  Galbraith and Elena Panaritis, ancienne député de PASOK.  Le premier est un économiste américain enseignant à l’université de Texas et membre de la fondation Levy (Levy Institute), promoteur connu du capitalisme et partisan d’un schéma de gestion plus expansif.  La seconde est ancienne fonctionnaire de la Banque Mondiale.  Tous les deux connaissent, en d’autres mots, bien le système et son fonctionnement.

Cette liste de palinodies de SYRIZA et de son gouvernement de “gauche » est vraiment sans fin. On pourrait par exemple y ajouter une série de promesses électorales, comme par exemple l’augmentation du salaire minimum, envoyées aux calendes grecques, ou encore d’autres exemples criants relatifs à l'armée de membres et conseils du PASOK social-démocrate offrant leurs services au nouveau gouvernement de "gauche".  Ce qui compte, pourtant, en ce moment est de mettre sous le microscope les négociations menées par le gouvernement grec avec l’UE et les autres créanciers. 

Le contenu de ces négociations est bien spécifié: Il n’a rien à faire avec la “fin de l’austérité” en Grèce et en Europe comme soutiennent SYRIZA et les partis membres de KEA.  D’ailleurs, c'est ce qu’a clairement déclaré M. G. Varoufakis : Sous le gouvernement de SYRIZA aussi, les travailleurs devront apprendre “à vivre de façon austère ».  Le contenu de ces négociations vise a satisfaire les besoins des grands entreprises causés par la grave crise capitaliste, ainsi que par la faible reprise capitaliste en Grèce et, généralement, de l' Eurozone.    

Ces négociations sont tenues par le front antipopulaire.  C'est pourquoi le gouvernement grec s'aligne avec de pays comme la France, l'Italie et, surtout, les Etats Unis acceptant tous les conséquences de cet alignement. Même si ces pays mettent l'Allemagne sous pression pour garantir leurs intérêts, ils sont dans le même camp antipopulaire. 

Malgré la grande propagande menée par SYRIZA au sujet des négociations avec l’UE et les autres créanciers, ce dernier ne manque pas de déclarer son accord avec eux sur plusieurs points, ainsi que son engagement concernant l'application des mesures antipopulaires imposées par l'UE et l'OTAN.

C’est pourquoi, ni le peuple grec, ni les autres peuples du monde, ne devront se laisser prendre au piège, se laisser diviser en "pro-Merkel" et "pro-Obama" et lutter pour des causes étrangères.  Au contraire, il faut organiser la lutte populaire et revendiquer leurs droits et leurs revenus.  Il faut, en plus, choisir des objectifs de lutte menant à la résolution de tous les problèmes ouvriers-populaires et à la satisfaction des besoins populaires contemporains.  C’est seulement ainsi que le peuple aura l’espoir de voir la socialisation des monopoles, notre dégagement  de l’UE et de l’OTAN impérialistes, et la prise de pouvoir par le peuple. C’est la seule route, actuelle et réaliste, de vraie libération de l'homme et de construction d'une nouvelle société, de la société socialiste.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:45
Lu sur le blog de Jean Lévy "çanempechepas nicolas"
Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles
Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles
Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles

Le peuple grec ne manifestait pas tout au long de ces dernières années pour se soumettre à Bruxelles

 

Après Glezos c’est Sakorafa qui entre en dissidence

Les cadres directeurs de SYRIZA envoient sans arrêt des piques contre l’accord entre le gouvernement et les prêteurs, en vue de repousser les échéances d’au moins quatre mois. Suite à l'intervention retentissante de Manolis Glezos survient le coup de lance par Sophia Sakorafa!

À chaque heure qui passe, une nouvelle prise de tête s’ajoute pour Alexis Tsipras. On est à quelques heures de l’envoi à Bruxelles de la liste définitive des réformes que le gouvernement propose de mettre en œuvre, conformément à l'accord conclu lors de la récente réunion de l’Eurogroupe.

Après Manolis Glezos, une autre eurodéputée de SYRIZA «clouait»… à la lance le gouvernement et clarifiait par un tweet son désaccord avec les manœuvres du palais Maximou [siège du gouvernement: équivalent de l’hôtel Matignon NdT]. « Le peuple a donné son mandat pour l’annulation du mémorandum. Nous n’avons aucune légitimité politique pour faire le contraire » a écrit l’eurodéputée.

La dissidence la plus retentissante a été celle de Manolis Glezos qui dans une lettre parue sur le blog « Κίνηση Ενεργοί Πολίτες » [Mouvement des citoyens actifs – NdT] accuse le gouvernement de ne faire que renommer la Troïka en « Institutions », le Mémorandum en « Accord » et les Prêteurs en « Partenaires » «c’est comme vouloir appeler la viande ‘poisson’; cela ne change en rien la situation antérieure».

Il accuse également le gouvernement de ne pas avoir tenu son engagement électoral en promulguant une loi abrogeant la Troïka, bien que presque tout un mois se soit écoulé depuis les élections. Mais ce qui fait le plus de « mal » à SYRIZA et à Alexis Tsipras, c’est l'expression écrite en majuscules « JE DEMANDE PARDON ». Manolis Glezos s’excuse « d’avoir contribué à cette illusion », c'est-à-dire à l'abolition de la Troïka.

En ce qui concerne les compromis, que le gouvernement souligne avoir été obligé de faire, Manolis Glezos est encore plus tranchant: «Tout d'abord entre oppresseurs et opprimés il ne peut y avoir de compromis, de même qu’entre esclave et conquérant ; la seule solution est la liberté. Mais même si nous admettions cette absurdité, déjà les concessions faites par les gouvernements « mémorandistes » précédents avec le chômage, l'austérité, la pauvreté, les suicides, ces compromis vont bien au-delà de toute limite tolérable.

Manolis Glezos, cependant, n’est pas le seul problème d’Alexis Tsipras au sein du parti. Il y en a encore trois: Alexis Mitropoulos, Georgios Katrougalos et Panagiotis Lafazanis. Le premier a fait savoir que l'accord n’était pas acceptable et que le peuple ne supporterait pas d'autres mesures, alors que les deux autres ont signalé que les lignes rouges ne peuvent être violées et que les engagements pré-électoraux doivent être traduits en actions concrètes. Le ministre de la Réforme administrative [George Katrougalos] a même menacé de démissionner!

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 22:34

Par La Rédaction, vu le site d'Okeanews et mis en ligne le 24 Février

Kostas Lapavitsas est professeur d’économie à l’Université de Londres et a été élu député Syriza lors des dernières élections. Dans un article publié sur son blog le 23 février, il critique les dernières négociations de son gouvernement avec les créanciers du pays et considère que cela ne va pas dans le sens des engagements pris lors du discours de Thessalonique qui présentait le programme économique en cas de victoire. Il pose également 5 questions importantes sur la dette, l’austérité, le Plan national de reconstruction et l’avenir des négociations.

Par Kostas Lapavitsas

Kostas Lapavitsas

Kostas Lapavitsas

L’accord de l’Eurogroupe n’est pas complété, en partie parce que nous ne savons pas encore quelles sont les ‘réformes’ que le gouvernement grec proposera aujourd’hui (lundi 23 février) et quelles sont celles qui seront acceptées.

Mais, nous qui avons été élus sur la base du programme de Syriza et qui considérons que les propositions de Thessalonique sont un engagement que nous avons pris envers le peuple grec, nous sommes profondément préoccupés. Et il est de notre devoir de consigner nos préoccupations.

Le contour général de l’accord est le suivant :

  1. La Grèce demande la prorogation de l’accord courant qui est fondé sur une série d’engagements.
  2. Le but de la prorogation est de permettre d’achever l’évaluation de l’accord courant et de donner le temps d’élaborer un nouvel accord probable  ;
  3. La Grèce soumettra immédiatement une liste de ‘réformes’ qui seront évaluées par les ‘institutions’ et sur lesquelles un accord sera conclu au mois d’avril. Si l’évaluation est positive, les fonds qui n’ont pas encore été donnés au titre de l’accord courant seront dégagés, de même que seront restitués les bénéfices réalisés par la BCE ;
  4. Les fonds disponibles au Fonds de stabilité financière (ESF) serviront exclusivement à couvrir les besoins des banques et ne seront plus sous contrôle grec.
  5. La Grèce s’engage de remplir pleinement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires.
  6. La Grèce s’engage à assurer les excédents ‘adéquats’ afin de garantir la viabilité de la dette sur la base des résolutions de l’Eurogroupe de novembre 2012. L’excédent 2015 tiendra compte de la conjoncture économique de 2015.
  7. La Grèce ne révoquera pas de mesures, ne procèdera pas à de changements unilatéraux susceptibles d’avoir un effet négatif sur les objectifs budgétaires, la reprise économique ou la stabilité financière tels qu’évalués par les ‘institutions’.

Sur cette base, l’Eurogroupe entamera les procédures nationales en vue d’une prorogation de quatre mois de l’accord en cours et invite les autorités grecques à engager immédiatement la procédure en vue de la réalisation de son évaluation.

Il est difficile de discerner comment, au travers de cet accord, il sera possible de réaliser les mesures annoncées à Thessalonique qui incluent l’annulation de la majorité de la dette et le remplacement immédiat des mémorandums par le Plan national de reconstruction.

Nous qui avons été élus avec Syriza, nous nous sommes engagés pour la réalisation de ce Plan indépendamment des négociations concernant la dette car nous estimons nécessaire de relancer l’économie et de soulager les souffrances de la société. Il est donc nécessaire à présent d’expliquer comment cela sera réalisé et comment le nouveau gouvernement sera en mesure de changer la situation tragique dont il a hérité.

Pour être plus précis, le Plan national de reconstruction incluait quatre piliers représentant, pour la première année, le coût suivant :

  1. Lutte contre la crise humanitaire (1,9 milliards).
  2. Relance de l’économie par le biais d’allègements fiscaux, le remaniement des ‘prêts au rouge’, la création d’une banque de développement, la restauration du salaire minimum à la somme de 751 euros (total : 6,6 milliards).
  3. Plan pour l’emploi public, impliquant 300.000 emplois (3 milliards pour la première année et 2 autres milliards à la seconde).
  4. Changement du système politique par le biais d’interventions dans les collectivités locales et au Parlement.

Les sources de financement prévues pour la première année, étaient les suivantes :

  1. Liquidation des dettes envers le fisc (3 milliards)
  2. Lutte contre l’évasion fiscale et le trafic de marchandises (3 milliards)
  3. Fonds de stabilité financière (3 milliards)
  4. Cadre national stratégique pour le développement et autres programmes communautaires (3 milliards)

Compte tenu de la communication de l’Eurogroupe, je pose les questions suivantes :

Plan national de reconstruction

Comment le Plan national de reconstruction sera-t-il financé si les 3 milliards du Fonds de stabilité financière sont dorénavant hors du contrôle grec ? Ces fonds n’étant plus disponibles, il sera d’autant plus impérieux de collecter des sommes importantes grâce à la lutte contre l’évasion fiscale et à la liquidation des dettes envers le fisc, dans un très bref délai. Combien cette perspective est-elle réalisable ?

Annulation de la dette

Comment l’annulation de la dette pourra-t-elle avancer si la Grèce s’engage à rembourser intégralement et en temps utile toutes ses obligations financières envers ses partenaires ?

Levée de l’austérité

Comment pourra-t-il y avoir une levée de l’austérité si la Grèce s’engage de réaliser des excédents primaires ‘adéquats’ afin de rendre ‘viable’ l’énorme dette courante ? La ‘viabilité’ de la dette –telle qu’estimée par la troïka – était précisément la raison de la chasse absurde aux excédents primaires. Étant donné que la dette ne sera pas significativement réduite, comment arrêterons-nous d’avoir des excédents primaires qui sont catastrophiques pour l’économie grecque et qui constituent l’essence de l’austérité ?

Surveillance et coût budgétaire

Comment sera-t-il possible de réaliser des changements progressistes dans le pays si les ‘institutions’ exercent une surveillance stricte et interdisent les actions unilatérales ? Les ‘institutions’ permettront-elles de réaliser les piliers du programme de Thessalonique étant donné qu’ils ont un impact budgétaire direct ou indirect ?

La négociation future

Qu’est-ce qui aura précisément changé dans les quatre mois de la ‘prorogation’ pour que la nouvelle négociation avec nos partenaires ait lieu à partir de nouvelles positions meilleures ? Qu’est-ce qui évitera la dégradation de la situation politique, économique et sociale du pays ?

Les moments sont absolument cruciaux pour la société, la nation et, bien entendu, pour la Gauche. La légitimité démocratique du gouvernement est fondée sur le programme de Syriza. La moindre des choses est d’avoir un débat ouvert dans les organes du parti et dans le groupe parlementaire. Nous devons fournir immédiatement des réponses pertinentes à ces questions pour conserver le soutien et la dynamique que le peuple grec nous imprime. Les réponses qui seront données dans les jours qui suivent jugeront de l’avenir du pays et de la société.

Source : blogspot.co.uk

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 21:37

Publié par Jean Lévy

 

AFP

Quatre élus français à Damas, sourires et serrements de mains avec Bachar al-Assad: l'image défie la ligne officielle de la France, qui exclut tout contact avec le président syrien, et donne de l'eau au moulin de ceux qui souhaitent reprendre langue avec le régime.

 

Faisant fi de la rupture des relations diplomatiques depuis 2012 entre Paris et la Syrie, quatre parlementaires français de la majorité socialiste et de l'opposition de droite sont depuis mardi à Damas, en "mission personnelle", "pour voir ce qui se passe, entendre, écouter", selon l'un d'entre eux, le député UMP Jacques Myard.

M. Myard, son collègue PS Gérard Bapt, ainsi deux sénateurs, l'UMP Jean-Pierre Vial et le centriste François Zocchetto, ont été reçus mercredi matin par le président Assad en personne. La veille, ils avaient été reçus par le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad et avaient dîné avec le mufti de la République, cheikh Ahmad Hassoun.

"Nous avons rencontré Bachar al-Assad pendant une bonne heure. Ça s'est très bien passé", a déclaré M. Myard par téléphone à l'AFP, tout en refusant de préciser la teneur des échanges qui ont porté, selon la télévision syrienne, sur l'état des relations franco-syriennes et la question du terrorisme.

 

LES MINISTRES PS CONTRE CETTE RENCONTRE DE PAIX

Paris, qui a fermé en mars 2012 son ambassade à Damas, a minimisé l'affaire. Cette rencontre est "une initiative personnelle" et en aucun cas une mission "officielle et diplomatique de la France", a mis au point le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

"On se doutait bien que Bachar allait leur dérouler le tapis rouge, ça profite à sa stratégie de relégitimation", a commenté pour sa part une source diplomatique.

Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a fait plus de 210.000 morts en quatre ans, la France campe sur une ligne dure, exigeant le départ du président Bachar al-Assad et répétant qu'il ne peut faire partie d'une solution politique.

Paris soutient militairement et politiquement "l'opposition modérée" en Syrie, extrêmement affaiblie et éclatée, et estime qu'une solution au conflit passe par des négociations entre les représentants de cette opposition et des éléments du régime syrien, à l'exclusion du président Assad.

Mais quatre ans de guerre sanglante, l'échec des tentatives diplomatiques, et surtout l'irruption du groupe jihadiste État islamique (EI), ont mis à mal cette stratégie.

Et les voix réclamant une reprise de contact avec Damas se font de plus en plus insistantes, dans plusieurs pays occidentaux, effrayés par le nombre de leurs ressortissants partant grossir les rangs de l'EI et susceptibles de revenir commettre des attentats sur leur propre sol.

"Nous avons malheureusement des voix en Europe qui émergent pour dire qu'après tout, Assad est un moindre mal", déplorait récemment l'universitaire et opposante Basma Kodmani, s'inquiétant que "le phénomène Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) éclipse tout le reste de la question syrienne".

En France, ces voix, d'abord limitées à des cercles pro-russes ou des associations de soutien aux chrétiens d'Orient, se sont étendues dans les milieux du renseignement, où la collaboration avec Damas en matière de lutte anti-terroriste a connu des périodes fructueuses.

"On ne peut pas travailler sur Daech et contre Daech sans passer par la Syrie, donc une nécessaire reprise de dialogue est obligatoire", a ainsi estimé mercredi sur BFMTV l'ancien patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

"Beaucoup de services aimeraient retourner à Damas", reconnaissait récemment un diplomate européen, soulignant que Paris et Londres étaient, au sein de l'UE, dans une position encore "extrêmement crispée" vis-à-vis de toute reprise de contact, même minimale, avec Damas.

 

MAIS FABIUS RECIDIVE...

"L'idée qu'on pourrait trouver la paix en Syrie en faisant confiance à M. Bachar al-Assad et en pensant qu'il est l'avenir de son pays est une idée que je crois fausse", a réitéré dimanche le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:45
Lu sur Investig'action, le site de Michel Collon

25 février 2015

 

La justice vénézuélienne a arrêté Antonio Ledezma, le maire de la métropole de Caracas, accusé d’avoir participé à un coup d’Etat qui comprenait le bombardement d’institutions gouvernementales et du siège de la chaîne d’information TeleSUR.



Antonio José Ledezma Díaz, est né à San Juan de los Morros, état de Guárico (centre) le 1° janvier 1955. Il est avocat de profession. Sa carrière politique a commencé au parti Acción Democrática (AD), une organisation membre du Pacte de Punto Fijo, un accord bi-parti qui gouverna le Venezuela dans la période 1958-1998.

 

Vie politique :

1984-1992 : Député de AD pour l’état de Guárico.

1992 : Gouverneur du District Fédéral de Caracas, désigné par le président de l’époque Carlos Andrés Pérez. Sa gestion a été caractérisée par la répression des protestations sociales, en particulier contre les étudiants et les journalistes.

1994-1996 : Elu vice-président de la Chambre des Sénateurs.

1996-2000 : Maire de la Municipalité Libertador. Acusé d’irrégularités et de répression contre des travailleurs de l’économie informelle (colporteurs) et des personnes âgées qui réclamaient une pension de vieillesse juste.

1998 : Chef de campagne de Luis Alfaro Ucero (candidat présidentiel de AD). Dans un acte de trahison politique, pour "freiner" l’ascension d’Hugo Chavez, participe à un arrangement qui prive de la candidature Alfaro Ucero pour soutenir Henrique Salas Romer.

1999-2000 : Président de l’Association Nationale des Maires du Venezuela.

2000 : renonce à AD et fonde le parti Alianza al Bravo Pueblo. Se présente comme pré-candidat présidentiel mais étant donné sa pénurie de soutien populaire, se désiste.

Se présente comme candidat à la Mairie de la Municipalité Libertador (Caracas), mais est vaincu par le candidat de la Révolution Freddy Bernal. Refuse les résultats.

2002 : Soutient le coup d’Etat contre le président Chavez. Soutient les militaires réunis sur la Place Altamira de Caracas qui refusèrent de reconnaître le gouvernement et la Constitution.

Participe activement à la grève des entreprises pétrolières qui prétendait renverser le Président Chavez et pervertir la volonté du peuple par la faim. Cette action causa des pertes de 21 000 millions de dollars au pays.

2004 : Coordonna des actions du “Plan Guarimba”. Accusé d’avoir incité les militants d’ Alianza al Bravo Pueblo et d’AD à brûler le siège du parti Movimiento V República à Caracas.

Refuse les résultats du Référendum Révocatoire contre le Président Chavez qui réaffirme le soutien du peuple au gouvernement Bolivarien.

2005 : Conduit ceux qu’on appelle les opposants à se retirer des élections législatives dans un effort manqué pour discréditer la démocratie vénézuélienne.

2008 : Elu Maire de la Métropole de Caracas. A son arrivée, il licencie 2.252 travailleurs et gèle le salaire des travailleurs retraités.

2012 : Se présente comme pré-candidat présidentiel mais n’obtient pas le soutien des rangs de l’opposition.

2014 : Participe au plan “La Salida” (La Sortie), mis en place par Leopoldo López et María Machado qui comprenait des violences qui ont causé la mort de 43 citoyens vénézuéliens. Suspecté d’avoir planifié l’assassinat de Lopez pour aggraver la crise politique et renverser le gouvernement constitutionnel.

2015 : Arrêté pour son implication dans le coup d’Etat manqué contre le président Nicolas Maduro Moros.

 

Plaintes contre Antonio Ledezma
a) L’affaire de la mort de la journaliste María Verónica Tessari :

Ledezma arrive au Gouvernement du District Fédéral désigné par le président Carlos Andrés Pérez le 13 janvier 1992. Son action est caractérisée par les actions répressives de la Police Métropolitaine sous son commandement, envers les étudiants, les journalistes, les personnes âgées. Celui qui est alors gouverneur soutient les décrets de Couvre-feu et de Suspension des Garanties Constitutionnelles consécutifs aux rébellions militaires du 4-F (4 février) et du 27-N de 1992.

Le jeudi 19 mars 1992, les étudiants vénézuéliens organisent des actions de protestation pour exiger la restitution des garanties constitutionnelles. Ces manifestations sont l’objet de répressions dans tout le pays et il faut souligner la rage avec laquelle agit la Police Métropolitaine dirigée par Antonio Ledezma.

La PM charge sur les journalistes. Les reporters ont signalé que tandis qu’ils étaient frappés, les fonctionnaires criaient : "Informez que nous, nous réprimons". Les blessés furent :

Herminia Serrano (Journaliste de la station RQ910) : Commotion cérébrale provoquée par un coup de sabre utilisé par les fonctionnaires de police sur le cou (coup de machette).

Oswaldo González Moreno (Journaliste de YVKE mundial) : coups de machette et sa caméra fut détruite par un fonctionnaire de la PM.

Francisco Solorzano (Journaliste, secrétaire général du Collège National des Journalistes) : arrêté par des fonctionnaires de la PM, reçut de multiples coups de machette donnés par les agents.

María Verónica Tessari (Journaliste) : commotion cérébrale, 15 points de suture dus au fait qu’une bombe lacrymogène lancée par la PM la toucha à la tête. Son état s’est aggravé parce que le gaz lacrymogène a réussi à pénétrer à l’intérieur de la structure craniène.

"Finalement, après presque 5 mois de clinique avec 7 interventions chirurgicales provoquées le 19 mars à l’UCV par la répression policière contre les médias de communication, le Venezuela continue à vivre la même répression. Je n’ai pas peur, je vais retourner dans la rue, il me faut encore une intervention de plus mais j’ai sais qu’avec moi, personne ne peut rien, ni avec moi ni avec mes camarades, tellement que nous nous verrons dans la rue, travaillant à faire des reportages pour vous informer, vous tous." María Verónica Tessari (1993).

La journaliste Tessari n’a jamais pu guérir, elle a souffert des mois d’agonie et après 7 interventions chirurgicales, est morte dans la nuit du vendredi 15 janvier. Aucun fonctionnaire de la PM n’a été accusé et ce crime n’a été imputé à personne.

 

b) Le massacre de la prison “Maison de Redressement de Catia” le 27 novembre 1992.

Dans l’ambiance de tension vécue pendant l’insurrection militaire du 27-N, le directeur de la Maison de Redressement de Catia, Eloy Mora, ordonna aux gardiens d’ouvrir les cellules de la prison pour que les prisonniers puissent sortir pacifiquement (il n’y a pas eu de fuite de prisonniers).

A ce moment-là, se mit en place une embuscade à laquelle, selon des témoins, participa Mora lui-même, accompagné de membres de la Garde Nationale et de la Police Métropolitaine (commandée par Antonio Ledezma), lesquels tirèrent, tuant plus de 200 détenus.

Le ministre de la justice admit la mort de 63 pensionnaires, le gouverneur Ledezma plus de 100 et le journaliste d’ El Nacional situait le nombre de victimes tuées à environ 200.

Antonio Ledezma lui-même justifia les faits et selon ce que rapporte une édition du 1° décembre 1992 du journal espagnol El País, l’actuel grand maire a affirmé :

"Celui de la Maison de Redressement de Catia est en relations avec l’insurrection putschiste parce qu’il n’y a aucun doute sur le fait qu’on voulait créer le chaos à Caracas et faire sortir dans la rue plus de 3 000 détenus et cela a dû être contrôlé au prix de nombreuses vies". (1)

 

c) Enquête pour malversations de fonds publics pendant son mandat de Maire de la Municipalité Libertador.

En 1996, le contrôleur municipal Moises Benaim accuse le maire Ledezma d’avoir dépensé 100 millions de bolivars lors de la visite du Pape Jean-Paul II.

L’Inspection des Finances a dénoncé en novembre 1997 Ledezma pour avoir facilité le fonctionnement de casinos et de bongos à travers des ordonnances : "Le maire prétend toucher des impôts sur ces locaux, encore sans que ceux-ci aient l’aval de la Commission Nationale des Casinos... Le maire est conscient de cette irrégularité mais c’est le besoin de poursuivre les rentrées d’argent nécessaires pour campear la crise économique de l’année qui commence qui le fait bouger. La police municipale restera incapable de fermer les casinos, ceux qui auront une activité, ce sera les inspecteurs des impôts qui iront leur rappeler qu’ils doivent payer les taxes fixées", souligne le rapport.

En 1997, l’’Inspection des Finances de la Municipalité Libertador ouvrit une enquête sur Ledezma pour :

Malversations de fonds publics, sur-prix, fractionnement et violations des ordonnances sur les contrats de construction d’ouvrages. Ledezma a consacré 77% du budget à des "dépenses de bureau comme des dépenses de personnel et l’achat de matériel de bureau entre autres", rapporte le rapport de l’Inspection des Finances. La Mairie est passée de 900 à plus de 2 000 employés.

En août de cette année, l’Inspection des Finances a demandé que soit jugé le maire pour des malversations de 900 millions de bolivars.

d) La mort de Leonarda Reyes alors qu’il était Maire de la Municipalité Libertador.

28 novembre 1996 - La Police de Caracas, dirigée par Ledezma, réprime violemment les travailleurs de l’économie informelle non-voyants, les personnes du troisième âge, les enfants, les conseillers et les députés. L’action de la police provoque la mort de la travailleuse Leonarda Reyes qui fut enterrée en secret et illégalement. Ce crime est resté impuni.

Décembre 1998.- Répression de travailleurs de l’économie informelle dans le secteur La Hoyada du centre de Caracas. Leur délit, la vente non autrisée de marchandises.

e) Persécution politique et licenciement injustifié de travailleurs lors de sa gestion de Maire de la Métropole.

Entre décembre 2008 et juin 2009, Antonio Ledezma a licencié injustement 2 252 travailleurs identifiés comme ayant des idées socialistes.

En juin 2009, Ledezma se déclare en grève de la faim devant les bureaux de l’OEA à Caracas pour protester contre la création de l’Autorité Unique du District de la Capitale et exiger le "transfert des ressources financières" de l’Exécutif vers la Mairie de la Métropole. La "grève", qui dura 6 jours, bénéficia d’une grande couverture médiatique et a été à l’origine de longues tournées à l’étranger.

f) Plaintes pour malversations lors de sa gestion de Maire de la Métropole de Caracas.

En 2010, il est accusé de malversations de fonds publics et d’embauche illégales par le conseiller Juan Carlos Dugarte : "Nous avons des documents qui prouvent que le maire Ledezma a engagé des entreprises privées pour réaliser des ouvrages et des réparations qu’elles n’ont pas exécutées bien qu’elles aient été payées"..."utilise des juteux contrats qu’il obtient à des fins politiques. C’est seulement ainsi qu’il peut se rendre à Madrid, au, Chili, pour discréditer le Gouvernement Bolivarien, c’est seulement ainsi qu’il peut aller jusqu’au Pérou pour rencontrer des fugitifs de la justice vénézuélienne", a déclaré le fonctionnaire.

En 2011, la conseillère Deyanira Briceño dénonce Ledezma pour malversations de fonds en employant un crédit additionnel de plus de 16,5 millions de bolivars pour fermer des entreprises de sécurité et d’autres fournisseuses de la Mairie de la Métropole alors que ces ressources avaient été approuvées par le Conseil Municipal de la Métropole pour payer les salaires en retard des fonctionnaires depuis 2010. (2)

 

Ledezma est accusé de putschisme

En juin 2014, María Corina Machado y Leopoldo López font partie de l’aile radicale de l’opposition de droite et depuis février, entreprennent des actions de protestations violentes dans la rue dans le cadre du plan "La Sortie".

Il fait plusieurs tournées qui procurent des soutiens à leurs activités de déstabilisation contre la Révolution. Parmi le groupe d’alliés qu’il a réussi à réunir, se détachent : Felipe González, Jose Maria Aznar, Mariano Rajoy, Sebastian Piñera, Andrés Pastrana, Álvaro Uribe, Mauricio Macri, Michael Bloomberg, Ileana Ros Lehtinen, Jose Sarney, Benjamín Netanyahu, parmi d’autres personnalités bien connues de la droite internationale.

Notes :

1. http://elpais.com/diario/1992/12/01...

2. http://www.correodelorinoco.gob.ve/....

Source : http://www.telesurtv.net/news/Conoz....

Traduction : Françoise Lopez pour cubasifranceprovence.over-blog.com

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:40
Chômage et indécence
25 février 2015

Par

Les ministres se sont précipités pour se féliciter ce mercredi 25 févier, des chiffres de janvier du « chômage ». Le concert d’autosatisfaction entendu a cette occasion a été réellement indécent. D’autant plus que, quand on lit la note de la DARES dont sont tirés ces chiffres[1], on s’aperçoit immédiatement qu’ils sont loin, très loin, d’être aussi favorable qu’on veut bien le prétendre.

Des chiffres et des mots

La satisfaction des politiques qui nous gouvernent vient de ce que la catégorie « A » des demandeurs d’emplois s’est réduite de 19100 personnes (-0,5%). Mais, les deux autres catégories qui couvrent des demandeurs d’emplois travaillant à temps partiel ont augmenté, en particulier la catégorie « C » (+ 35 000 personnes). Ainsi, le chiffre des demandeurs d’emplois faisant acte positif de recherche d’emploi s’est en réalité accru en janvier passant de 5,216 millions à 5,232 millions. Nous sommes donc loin, très loin d’une diminution des chiffres de demandeurs d’emplois.

Graphique 1

PI-Mensuelle.xlsm

On note par ailleurs que le nombre de bénéficiaires du RSA-socle (en catégorie A) a augmenté de 21 800 de décembre 2014 à janvier et que les radiations pour différents motifs (cessation d’inscription et radiations administratives) ont progressé en un mois de plus de 5000 personnes. Le bilan apparaît donc comme nettement moins brillant que ce qui est proclamé. Ce constat est renforcé quand on regarde les catégories en cause. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi s’est accru de décembre à janvier de 16000 personnes.

Enfin, il faut rappeler que les chiffres de la DARES ne correspondent pas au chômage mais aux demandeurs d’emplois. Il serait grand temps que l’on cesse de confondre l’un et l’autre, et jouer de cette confusion est indigne de notre personnel politique.

Une réalité massive.

La réalité qui se dégage de l’analyse des documents de la DARES est donc celle d’une hausse
continue du chômage. C’est une réalité massive que les différentes arguties des ministres ne peuvent hélas masquer. Le chômage de masse est une réalité dans la France actuelle. Ce n’est nullement un phénomène passager ni accidentel. C’est le produit des politiques menées depuis plusieurs années et renforcées par les dernières mesures décidées pour plaire à la Commission Européenne.

[1] DARES-Indicateurs, DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI EN JANVIER 2015, février 2015, n°15.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:58

Nous remettons en ligne ce texte, publié hier, toujours d'actualité.

 

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat », disait Krasucki.  

Depuis trente ans les salariés ne cessent de voir disparaître un par un leurs acquis sociaux.  Depuis trente ans, les intérêts des salariés sont vendus au patronat par les gouvernements successifs avec l’aide et l’accompagnement de Bruxelles.  Ainsi ont été privatisées les banques  ( après avoir été nationalisées une courte durée sous la présidence de Mitterand…).  Puis les entreprises publiques à leur tour ont été bradées aux plus offrants les unes après les autres, entièrement ou par morceaux : Renault, EDF-GDF, Air France, SNCF … Ensuite La Poste, le secteur de la santé …  Les Français en étaient propriétaires.  Ils ne le sont plus.  Ils sont maintenant clients.  Vous n’avez pas les moyens de payer pour passer un IRM dans l’hôpital public ?  Attendez trois mois ou payez dans le secteur privé ( dans le même hôpital ).  Vous voulez que votre lettre ou votre colis arrive plus rapidement ?  Payez.  Vous n’avez pas les moyens d’avoir une voiture, vous habitez loin de votre lieu de travail, la gare la plus proche a été fermée : prenez le bus et mettez deux fois plus de temps pour arriver au travail.  Et de surcroît payez pour l’assurance complémentaire privée car la sécurité sociale vous rembourse de moins en moins.  

A chaque fois le pouvoir, quel qu’il soit, le patronat, ont nommé « réformes » ce qui était en réalité des « contre-réformes » sociales. A chaque fois le « dialogue social » a porté sur des reculs sociaux.

 

Dialogue social musclé pour obtenir un « nouvel ordre social »

E. Macron veut une « République contractuelle », soit l'inverse du modèle républicain basé sur la primauté de la loi sur le contrat, de la protection sur le rapport de forces.
Pour le dialogue social, M. Valls n’est pas avare de coups de menton :
«Le pays demande de l'autorité pour combattre le terrorisme mais aussi pour faire avancer les réformes», confie-t-il dans le Journal du Dimanche. Il entend proposer un « nouvel ordre social ».  Ainsi donc tout s’éclaircit, le « dialogue social » doit permettre d’établir ce " nouvel ordre social"  et Valls prévient :"Toujours avec l'esprit de dialogue, mais sans trembler, avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"… Le premier ministre veut une « loi travail » dans laquelle on légifèrera sur l’assurance chômage ( on parle de « réformer » la durée et le montant de l’indemnisation ), les retraites complémentaires, le marché de l’emploi ( il est question de « dérogations temporaires » pour les 35 heures, de « flexibilisation »), les comités d’entreprises, les CHSCT…

Avec le 49-3 ? Manuel Valls ne l’exclut pas.

Il reçoit mercredi à 15 heures à Matignon les leaders de trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) pour lancer les consultations sur les grandes lignes de cette réforme, qu'il veut créatrice d'emplois.
Le Medef propose une fusion de toutes les instances représentatives - comité d'entreprise, délégués du personnel et comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHST) - dans un "conseil d'entreprise" et davantage de flexibilité du travail. . La CFDT, elle, serait prête à "rationaliser" ( ? ) les procédures entre employeurs et salariés. N’est-ce pas, justement, ce que propose le patronat ? La CGT et FO sont contre cette fusion. Au coeur de la polémique se niche en effet l'avenir des CHSCT, dont le rôle dans l’amélioration des conditions de travail est très apprécié.  La CGT alerte : "il est fondamental de conserver les CHSCT" et de "garder les comités d'entreprise, leur droit d'alerte, leur droit d'expertise".

Devant la surdité du gouvernement qui vient de faire passer en force la loi Macron, CGT, FO et Solidaires appellent à "une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015".  Il s'agit de lutter "contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement".  C'est-à-dire d'exiger du gouvernement qu'il change d'orientation politique.  Ainsi sont visés le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions de la loi « Macron », le gel des salaires et des pensions. 

Autant dire que ces revendications mettent en cause également, de fait, mais sans que cela soit exprimé franchement dans l'appel commun, directement la politique de Bruxelles qui inspire Mrs. Valls, Hollande et Macron. 

 

Préparons-nous à sortir de l’euro et de l’Union européenne.

Cela intervient après maintes contre-réformes, notamment la suppression des élections prud’homales.  Dans ce contexte, le pire est à craindre pour les salariés.  Leur mobilisation est essentielle.  Mais aussi, la prise de conscience pour les composantes de la gauche radicale que le modèle européen est mortifère pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité.  Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul.  Comme la Grèce aujourd’hui.

Envisageons donc ensemble qu’il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne.  Soyons y prêts. C’est parce qu’ils savent que la majorité des partis politiques de la gauche radicale, notamment le Front de gauche, mais aussi les syndicats ( adhérents tous de la très européenne CES) ne sont pas prêts à cette rupture qu’ils se sentent forts et qu’ils utilisent tous les moyens contre les salariés et les peuples. Il faut en finir avec la dictature de l’Union européenne.  Valls-Hollande font de la France la vassale de Bruxelles et appliquent toutes les directives capitalo-libérales.  Osons la confrontation et disons le haut et fort dans les assemblées d’élus, dans les partis politiques, dans les syndicats : nous sommes prêts à à nous battre contre l’Union européenne et à la quitter pour construire une autre société

C’est de cette perspective politique qu’ont besoin les salariés pour se battre.  Pour faire grève, pour se mobiliser, il faut une perspective politique, il faut espérer gagner.   Les salariés, la classe ouvrière ne croient plus à l’Europe sociale.

 

Pourquoi enfermer les luttes dans l’Union Européenne ?

Le 30 Mai des militants communistes invitent à une manifestation
Pour le 10ème anniversaire de la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen
POUR LA SORTIE DE L'EURO,
DE L'UNION EUROPEENNE ET DE l'OTAN
Pour notre part nous y participerons

 

Action communiste le 25 Février

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