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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 23:30
21 février 2015

L’accord conclu le vendredi 20 février entre la Grèce et l’Eurogroupe suscite des commentaires contradictoires. Il faut, pour comprendre cet accord, et pour l’analyser, en resituer le contexte, à la fois dans le court et dans le long terme.

Un accord temporaire

Cet accord avait pour but d’éviter une crise immédiate. Le gouvernement d’Alexis Tsipras s’y était engagé. Une crise moins d’un mois après l’accession au pouvoir eut provoqué un chaos probable. De plus, cet accord mérite d’être regardé à la loupe. Il y a bien plus que ce qu’en dit Paul Krugman dans son billet pour le New-York Times[1]. En fait, la Grèce a obtenu plusieurs choses :

  1. La Grèce n’est plus obligée d’atteindre un excédent budgétaire primaire de 3% cette année. L’équilibre seul est exigé.
  2. Le « contrat » qui court sur 4 mois est explicitement désigné comme une transition vers un nouveau contrat, qui reste bien entendu à définir.
  3. La « Troïka » n’existe plus comme institutions, même si chacune de ses composantes continue d’exister. C’en est donc fini des équipes d’hommes en noir (men in black suits) qui venaient dicter leurs conditions à Athènes.
  4. La Grèce écrira désormais l’ordre du jour des réformes, et elle l’écrira seule. Les institutions donneront leur avis, mais ne pourront plus faire d’un point particulier de ces réformes une obligation impérieuse pour Athènes.

Un avantage plus discret est que le Gouvernement grec a brisé l’unanimité de façade de l’Eurogroupe et a obligé l’Allemagne à dévoiler ses positions. Mais, la Grèce a accepté de reconnaître – pour l’instant – l’ensemble de ses dettes. Il n’y a eu aucun progrès sur ce point, et aucun signe d’un changement d’attitude de l’Allemagne.

Un succès limité.

Mais, ce succès est limité. Dans 4 mois, fin juin, le gouvernement grec sera à nouveau confronté à l’Eurogroupe, et cette fois-ci, ce ne sera pas une négociation facile. Le gouvernement d’Athènes va proposer des réformes, et l’on peut penser que celles-ci vont faire peser le fardeau fiscal sur les privilégiés, et le contentieux avec l’Eurogroupe et l’Allemagne va encore grandir. De fait, l’Allemagne ne peut céder, ni non plus le gouvernement grec. Ceci implique que l’on va vers un nouvel affrontement, à moins que d’ici là se dessine une « alliance » anti-allemande. C’est ce qu’espère Tsipras, et sur ce point il a tort. Les gouvernements français et italiens sont en réalité acquis aux idées allemandes.

Et pourtant, l’idée d’utiliser les sommes allouées aux remboursements (intérêts et principal) pour relancer l’économie grecque, développer l’investissement, tombé à un niveau historiquement bas, a dus sens.

Graphique 1

Evolution des investissements en Grèce.

 A - Invest

La chute de la productivité (en sus de la production) est l’indicateur de l’échec fondamental de la politique d’austérité.

Graphique 2

Evolution de la productivité du travail en Grèce

 A -Prod du T

De même, prendre des mesures humanitaires d’urgence est fondamentalement juste, mais elle s’oppose frontalement avec la logique de créancier que défend l’Allemagne.

 

Se préparer à sortir de l’Euro.

Mieux vaut utiliser ces 4 mois gagnés de haute lutte pour se préparer à l’inévitable, c’est à dire à une sortie de l’Euro. Quelle que soit la stratégie de négociations de la Grèce, et celle conçue par son Ministre des Finances Yanis Varoufakis est excellente, il faut s’interroger sur le but de cette négociation. En fait, la Grèce ne peut obtenir des choses qui sont, dans le contexte politique actuel, contradictoires. Elle ne peut se dégager des dettes (d’au moins une partie) et garder l’Euro. Le paradoxe réside dans ce qu’une sortie de la Grèce de la zone Euro, par les effets induits qu’elle produira, mettra fin assez rapidement soit à l’Euro soit à la politique de Germano-Austérité. Mais, pour cela, la Grèce doit sortir de l’Euro.

Elle a 4 mois pour s’y préparer, pour convaincre la population qu’une telle issue est inévitable et qu’en réalité cette même issue constituera un progrès. Il est probable que cela implique aussi de changer de Ministre des Finance. Non que Yanis Varoufakis ait démérité, loin de là. Mais, il faudra bien annoncer la couleur et faire en sorte que la nouvelle stratégie de la Grèce soit prise au sérieux. La nomination d’hommes et de femmes connus pour leurs opinions négative quant à l’Euro serait un signal fort que l’on se prépare à un affrontement dans les meilleures dispositions.

 

[1] http://mobile.nytimes.com/blogs/krugman/2015/02/20/delphic-demarche/

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 22:43
Jeudi 19 février 2015, 09:30

Depuis mai dernier, parce que le secrétaire général du KPU avait déclaré que s’il était président il retirait les troupes de l’est et qu’il s’agissait d’une guerre contre le peuple, une procédure de mise en illégalité pour séparatisme est lancée contre ce parti. C’est un véritable scandale dont l’UE et tous les médias devraient s’emparer mais c’est le black out… Le juge du Tribunal administratif vient de renvoyer l’affaire devant un autre tribunal. Ce serait un minimum que le PCF et l’Humanité manifestent leur solidarité. (note et traduction DB)

Le  parti communiste d’Ukraine déclare que les juges de la Cour Administrative à Kiev, lors d’une réunion mercredi en vue d’examiner l’affaire de l’interdiction de l’activité du KPU ont refusé de statuer en raison des enregistrements réalisés en Cours d’élaboration.

« Le Juge du Tribunal administratif à Kiev, Valeri Kouzmenko, a refusé de discuter le cas de l’interdiction du parti communiste d’Ukraine et l’a renvoyé à un autre tribunal, » selon le communiqué du KPU publié mercredi sur le site Web du bloc.

Selon Kouzmenko, le Tribunal administratif de Kiev ne peut pas continuer à enquêter sur la plainte déposée par le Ministère ukrainien de la Justice en raison de la pression exercée par le Bureau du procureur.

Lundi, le Parquet ukrainien a invalidé des registres dans le bâtiment du Tribunal administratif en raison d’une prétendue falsification dans la cour entre 2012 et 2015.

Le leader du parti communiste d’Ukraine, Piotr Simonenko, a déclaré en mai dernier que s’il était le chef d’Etat « il retirerait immédiatement toutes les troupes » des régions orientales du pays et a désigné l’opération spéciale à l’est comme une « guerre contre le peuple ».

En réponse, le Président par intérim, Alexandre Tourchínov, a demandé au ministère de la Justice d’examiner l’activité du bloc communiste et suggéré la possibilité de l’interdire .

Le ministère de la Justice a conclu que le KPU menait une activité inconstitutionnelle en soutenant les « séparatistes ».

Le 22 juillet les députés ukrainiens ont autorisé le Président de l’Assemblée législative à dissoudre le groupe parlementaire communiste.

Source : Histoire et société

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 22:32
20 février 2015

Par

Angela Merkel - CC PPELe conflit entre la Grèce et l’Allemagne polarise désormais les peuples de la Zone Euro. La réponse méprisante faite par le Ministre des Finances de Berlin à la proposition issue d’Athènes est la meilleure démonstration que pour l’Allemagne il s’agit de casser un gouvernement démocratiquement issu d’élections libres et, au-delà la Grèce pour laquelle les qualificatifs les plus méprisants, les plus injurieux, ont été utilisés. Souvenons-nous des « cueilleurs d’olives ». Cela concentre sur l’Allemagne le ressentiment de tous ceux qui condamnent et refusent la suicidaire politique d’austérité. Faut-il donc haïr l’Allemagne ?

Les péchés répétés de Mme Merkel et de M. Schäuble

Le gouvernement d’Athènes avait envoyé le jeudi 19 une demande à Bruxelles. Il y affirmait sa volonté de« coopérer étroitement avec les institutions européennes et le FMI », ainsi que celle d’« honorer ses obligations financières vis-à-vis de ses créanciers ». Il s’y engageait à «  financer pleinement toute nouvelle mesure tout en s’abstenant de toute action unilatérale qui saperait les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière ». La seule chose qu’il demandait était l’introduction d’une « flexibilité » permettant « des réformes substantielles » afin de « rétablir le niveau de vie des millions de citoyens grecs »1. Ceci n’est pas un vain mot. Le quart des enfants scolarisés en Grèce souffre de la faim. Près de la moitié de la population a renoncé à se faire soigner. Le nombre des suicides a augmenté de 40% ces cinq dernières années.

Cela n’a nullement ému Berlin. La réponse a fusé quelques heures plus tard, un « Nein » aussi impératif que méprisant. Dans des commentaires qui ont « fuité » par le biais d’Edward Conway, le responsable économique de la chaîne britannique Sky News puis par Reuters, on apprend quelles conditions humiliantes et insultantes le gouvernement de Berlin mettait à son accord. Il ne veut rien moins qu’une reddition complète du gouvernement grec, lui imposant un traité léonin, une paix carthaginoise, où ce gouvernement, librement élu, devrait obtenir l’accord préalable de la « troïka » pour tout changement à apporter à la politique économique. En d’autres termes cela nie l’existence de la moindre souveraineté à Athènes.

Comment ne pas voir dans cette attitude l’écho lointain de l’ultimatum envoyé par l’Empire austro-hongrois à la Serbie, qui déclencha la Première guerre mondiale ? Comment ne pas y voir l’arrogance de l’Allemagne hitlérienne envoyant un autre ultimatum, en mai 1941, à la Yougoslavie et à la Grèce ? Mme Merkel devrait y prendre garde. Son comportement commence à ressembler à ce que l’on trouve de plus haïssable dans l’Allemagne. On pourrait, d’ailleurs, rafraichir la mémoire à Mme Merkel, que ce soit sur les diverses occasions où l’Allemagne a bénéficié d’un effacement partiel de sa dette (Plan Dawes, Plan Young, accord de 1953) ou sur les conséquences ultimes de l’hybris germanique, qui il y a 70 ans a conduit les forces de l’Armée Rouge à Berlin.

L’Allemagne vaut mieux que Madame Merkel

Pourtant, nous savons bien que Mme Merkel ne représente pas toute l’Allemagne, où des voix discordantes, que ce soit au parti des « Verts » ou à Die Linke, ou même dans des fractions du SPD et dans les syndicats, se sont faites entendre. Toute l’Allemagne ne se reconnaît pas dans la politique mercantiliste qui a été menée depuis 2003. Toute l’Allemagne ne se reconnaît pas dans cette politique de créancier. Car une bonne partie de l’Allemagne en souffre, et l’on sait que le nombre des salaires (plein temps) inférieurs au SMIC n’a jamais été aussi grand avec plus de 7 millions de travailleurs. Le niveau des investissements dans les infrastructures n’a jamais été aussi bas, ce qui constitue aujourd’hui un problème pour la population (on sait que le nombre des retards de train est pratiquement le triple en Allemagne qu’en France) mais aussi pour l’industrie et l’économie en général. Cette politique ne profite en réalité qu’à une minorité.

Mais cette minorité a convaincu une partie de la population de la logique de sa politique. C’est pourquoi Mme Merkel est aujourd’hui chancelière, et pourquoi le SPD, associé à son gouvernement, se fait si timide et si complaisant.

C’est une règle en démocratie : le gouvernement que l’on a élu vous représente, et vous serez identifié à la politique de ce gouvernement, sauf si vous vous y opposez activement. L’histoire se rit de ceux qui veulent en être les spectateurs.

L’Allemagne dans nos têtes

Il faut aussi regarder l’Allemagne, ou plus exactement ce parti-pris qui considère la politique de Merkel-Schäuble comme le parangon de l’efficacité, dans nos têtes. La fascination morbide que l’Allemagne, dans ce qu’elle a de pire, exerce sur les élites françaises appellerait une psychanalyse de masse, si une telle chose était possible. On peut, et on doit, y voir l’écho lointain de la défaite de 1940, et de l’abandon au pire dont les élites françaises, tant de droite que de gauche se sont alors rendues coupables. Le liberté, la République, et l’honneur n’ont été sauvés que par une poignée de réprouvés, de « clochards célestes » pour reprendre l’expression de Romain Gary, qui en fut, lui, le petit juif né à Wilno. Au fond, et on le voit hier comme aujourd’hui, c’est dans l’abandon de la souveraineté que se construit cette politique de soumission. On voit aujourd’hui ressurgir dans le langage de la droite française, mais aussi d’une partie de la gauche, n’est-ce pas Monsieur Manuel Valls ou Monsieur Emmanuel Macron, les vieilles lunes du discours vichyste, avec cette culpabilisation permanente de la population, accusée de ne pas faire assez d’efforts, de ne pas vouloir souffrir assez. Il y a une dimension sado-masochiste dans ce discours et dans cette politique. Mais cette dimension n’est pas que le reflet d’un inconscient trop longtemps refoulé. C’est aussi l’expression d’intérêts que l’on peut parfaitement identifier.

Alors, disons-le, cette Allemagne là est haïssable.

Si, demain, elle devait triompher, si, demain, elle devait écraser l’espoir grec avec ce qu’il représente, qu’elle sache que notre résolution à l’affronter et à la détruire sera implacable. Le nazisme est mort, lui aussi, sous les chenilles des chars soviétiques.

  1. http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204170723979-la-grece-demande-officiellement-une-aide-prolongee- []
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:51

Carrefour Market : Un communiqué de la CGT.

 

 

Les salariés de Carrefour Market veulent être traités à égalité avec leurs collègues des hypermarchés
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:34

Le gouvernement abandonne le secteur et les emplois industriels.  Seuls les salariés font de l'emploi industriel une priorité nationale. Commentaires d'AC.

 

Publié par Jean Lévy

La cgt

 

jeudi 19 février 2015 , par Philippe Gelinaud

 

Les 2 300 salariés de Verallia sont en lutte pour préserver un fleuron de l’industrie française, depuis la réaffirmation par le groupe Saint-Gobain, le 8 décembre 2014, de sa volonté de céder sa filiale spécialisée dans la production d’emballages en verre. L’intersyndicale CGT, FO, CFDT et CGC a été reçue mercredi 18 février 2015 au ministère de l’économie.

Alors que Saint-Gobain voudrait boucler la cession d’ici l’été 2015 et que plusieurs fonds d’investissement anglo-saxons seraient sur les rangs, il y a un véritable risque de voir passer un acteur essentiel et rentable de l’industrie verrière française sous contrôle étranger. Et l’on sait ces fonds plus intéressés par la rentabilité financière à court et moyen terme que par l’emploi.

 

Pour la pérennité de l’entreprise et de ses 2 300 emplois en France, la fédération CGT verre et céramique, en intersyndicale avec FO, la CFDT et la CGC, demande :

  • Que Saint-Gobain reste l’actionnaire majoritaire ;
  • Qu’il n’y ait pas de « vente à la découpe » ;
  • Le maintien du siège social en France.

Les employés et cadres de Verallia sont particulièrement attentifs à l’avenir de leur entreprise : de nombreux débrayages ont eu lieu depuis le mois de décembre et, le 2 février, ce sont plus de 800 salariés qui se sont retrouvés devant les portes de leurs établissements respectifs pour soutenir les revendications de l’intersyndicale.

Alors que les syndicats ont été reçus mercredi 18 février au ministère de l’économie, les salariés restent vigilants et mobilisés, d’autant plus qu’ils sont aussi rentrés, il y a quelques jours, en période de négociation sur les salaires.

Verallia est le troisième fabricant mondial d’emballages en verre, leader sur le segment alimentaire (bouteilles et pots). Filiale du groupe Saint-Gobain, géant mondial de la production, de la transformation et de la distribution de matériaux, l’entreprise emploie près de 10 000 salariés, dont 2 300 en France, répartis sur sept sites. Elle assure l’activité de nombreux sous-traitants, ce qui représente plusieurs milliers d’emplois supplémentaires sur le territoire national.

 
 
 
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:22

Publié par Michel El Diablo

LE CADEAU CACHÉ DE MACRON: une réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

Difficile de s'y retrouver dans la loi Macron, car il y a tout et n'importe quoi : libéralisation du transport de car, travail le dimanche, révision des modalités de licenciement, financement des entreprises, etc. Mais il y a un article de loi injustement méconnu : il s'agit de l'article 34 sur l'allègement de la fiscalité des actions gratuites.

De quoi s'agit-il ? Certaines entreprises, notamment les start up, distribuent gratuitement à leur salarié des "actions" de la société. Une sorte de promesse sur l'avenir, le jour où l'entreprise réalise d'importants bénéficient et voient sa valeur montée en flèche. Jusqu'à présent, la valeur de ces actions gratuites était incluse dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Normal, il s'agit bien d'une rémunération. Sauf que l'article 34 de la loi Macron change les règles de calcul.

 

Une réduction d'impôts de près de 50%

Dans le texte d'accompagnement de la loi, voilà comment le changement de règle est présenté : "Actuellement imposable à l'impôt sur le revenu selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires, la valeur de ces actions sera désormais imposée selon les principales modalités applicables aux plus-valeurs mobilières". Vous n'avez rien compris ? C'est normal. Selon Le Canard enchaîné, cela signifie que les actions gratuites bénéficieront d'un abattement de 50% avant imposition, ce qui réduit de moitié l'imposition. Exemple donné par l'hebdomadaire : "Le bénéficiaire d'une action gratuite paie aujourd'hui, selon sa tranche d'imposition (dont peut soupçonner qu'elle est élevée), jusqu'à 42,71 euros d'impôt sur le revenu, hors CSG et RDS. Si l'article 34 est voté, il ne paiera plus que 20,21 euros".

Un cadeau de 900 millions d'euros... pour les plus riches

Officiellement, l'allègement de la fiscalité sur les actions gratuites est censée favoriser le développement des start up qui ont recours à ce dispositif. Mais pour Le Canard enchaîné, ce sont surtout les cadres des entreprises du CAC 40 qui vont remporter le jackpot. "La distribution d'actions gratuites a complètement supplanté les stock-options, dont la fiscalité a été alourdie ces dernières années", explique l'hebdomadaire. Et les chiffres sont éloquents : "Les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 ont voté, en 2014, l'attribution d'actions gratuites pour un montant de 6,4 milliards. Et, dans l'immense majorité des cas, à leurs cadres dirigeants les mieux payés", précise Le Canard enchaîné.

Malgré toutes ces réserves, le gouvernement a décidé de maintenir cet article de loi. Dont le coût est estimé à 200 millions d'euros par Macron. Un chiffre sous-estimé par plusieurs cabinets privés qui évaluent plutôt à 900 millions d'euros le manque à gagner pour le fisc.


*** Source

"Le cadeau de Macron aux riches ennemis de Hollande", Le Canard enchaîné, 28 janvier 2015

 

LE CADEAU CACHÉ DE MACRON: une réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

SOURCE :

Le cadeau caché de la loi Macron : un réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

http://www.politique.net/2015021901-loi-macron-article-34.h

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:02

1 Février 2015

Publié par Michel El Diablo

GOOD YEAR- gouvernement « socialiste »: L'UNION SACRÉE

Un an après la fermeture du site d’Amiens Nord, neuf salariés licenciés, militants de la CGT ont été placés le mardi 17 février 2015 en garde à vue pendant 8 heures pour s’expliquer sur une soi-disant « séquestration » de dirigeants de l’entreprise lors d’une discussion jusque tard dans la nuit. Comme à son accoutumée Good Year ne respecte en rien sa signature sur l’accord de fin de conflit qui prévoyait que toute poursuite judiciaire et disciplinaire serait caduque.

Une cinquantaine de personnes se sont rendues devant l’hôtel de police afin de soutenir leurs camarades. A leur sortie vers 17 h 00 il est clairement affirmé que cette énième provocation à pour but de faire passer le message : faire taire la CGT sur le prochain démantèlement des pneus agraires qui n’a pas encore commencé. Il est possible que « les dangereux individus » soient reconvoqués par le procureur de la République en mars.

 

Il s’agit d’un acte « politique » délibéré du gouvernement Hollande / Valls qui veut mettre au pas ceux qui continuent à se battre sur une base de classe depuis 8 ans parce qu’ils ne veulent pas virent à genoux.

De Hollande à Montebourg, des dirigeants socialistes étaient pourtant venus sur le parking Good Year exprimer leur « solidarité » avec les travailleurs en lutte (on se souvient de Montebourg apportant des croissants aux membres du piquet de grève !). On voit aujourd’hui le résultat de leurs promesses, celles-ci n’engageant que ceux qui y croient. Par compte, le MEDEF a retenu toutes les attentions bienveillantes de ces personnes maintenant au pouvoir.

En même temps que la période d’harcèlement et de provocations sur les militants de la CGT et les salariés s’accentue, pas de problème la situation financière de Good Year est très très bonne. En 2014 grâce au crédit d’impôt le groupe Good Year a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars, soit 4 fois plus qu’en 2013. Sur le 4ème trimestre 2014 le bénéfice net est de 2,13 milliards de dollars contre 228 millions un an plus tôt, il a été ainsi multiplié par plus de 9 ! Good Year doit ses bons résultats à un crédit d’impôt de 2,2 milliards de dollars reçu en fin d’année. Good Year avoue que l’entreprise a réalisé des économies suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l’usine d’Amiens Nord (1143 emplois). Donc pas de problème, tout va bien pour les actionnaires dans le système capitaliste, plus vous licenciez, plus l’état vous subventionne, plus vous faites de bénéfices !

 

Ça continue de bouger sur la Zone Industrielle Nord d’Amiens.

  • Unither (laboratoire pharmaceutique) :

En grève à 90 % toute la semaine dernière dans l’unité (CGT, FO, CFE / CGC) pour des augmentations de salaires décentes.

  • Valeo Transmissions :

Grève à 95 % (seuls les intérimaires travaillent) suite aux « augmentations » scandaleuses données par la direction du site :

0,7 % pour l’année 2015 alors que les 10 plus hauts salaires se sont « accordés » 17% et que la cotation de Valeo en bourse arrive à + 26 %, suivant de près celles de Renault (+ 30 %) et Peugeot (+ 31 %).

La justice, (égale à elle-même comme chez les voisins d’en face de Good Year) a ordonné par référé la fin « du blocus » sous astreinte de 300 € / jour. Les pompiers sont donc venus éteindre les feux de palettes et de pneus, ce qui n’a eu aucun effet sur la reprise du travail espérée par la direction et les pouvoirs publics. La grève ce jeudi matin 19 février, continue jour et nuit dans les 3 équipes.

  • Simply-Markett (plate-forme logistique) :

Suite à la révélation de l’accord d’échange d’enseignes entre système-U et Auchan qui vise à passer tous les Hyper-U en Auchan et tous les Simply-Markett en Super-U,  les salariés et leur syndicat CGT de la plate-forme logistique de la Zone Industrielle demandent des réponses concrètes aux questions qu’ils posent. Des réunions de CE et CCE extraordinaires sont exigées pour éclaircir les menaces sur l’emploi qui se dessine.

relayé par eldiablo

SOURCE:

 

COMMUNIQUÉ de la FNIC -CGT :

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:53

Publié par Michel El Diablo

ZONE EURO : Giscard d'Estaing souhaite une sortie « amicale » de la GRÈCE

VALÉRY GISCARD D’ESTAING BRISE TROIS DOGMES DE LA RELIGION EUROPÉISTE, MAIS CACHE ENCORE L’ESSENTIEL.

 

Dans un entretien au journal Les Échos du 19 février 2015, Valéry Giscard d'Estaing vient d’affirmer que « la Grèce ne peut régler ses problèmes aujourd'hui que si elle retrouve une monnaie dévaluable. Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l'intérêt de la Grèce elle-même. »

Il a insisté sur le fait que « ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l'intérêt mutuel de chacun. C'est ce que j'appellerais une 'friendly exit', une sortie dans un esprit amical. »

 

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LES 3 DOGMES BRISÉS

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Ces déclarations ne sont pas à prendre à la légère. Elles sont très importantes, venant d’un homme qui a été président de la République (1974-1981), président du Mouvement européen (1989-1997), et président de la Convention sur l'avenir de l'Europe ayant rédigé le projet de Constitution européenne (2001-2004).

Elles brisent de façon sensationnelle trois dogmes parmi les plus sacrés de la religion européiste :

 

  • 1er dogme détruit : le dogme de l'irréversibilité de l'euro

Valéry Giscard d'Estaing vient de reconnaître qu’un État peut sortir de l’euro.

La Sainte Inquisition européiste - dont il fit partie lui-même - a pourtant toujours affirmé le contraire, à savoir :

- que « l’euro est une autoroute sans sortie » (dixit Yves-Thibault de Silguy, à l’époque Commissaire européen chargé de la mise en place de la monnaie unique, cité dans « Les dangers d’une schizophrénie monétaire » de Pierre-Antoine Delhommais, Le Monde du 22/01/99).

- que « l’euro est irréversible » (dixit Mario DRaghi, président de la BCE, le 21 juillet 2012

(cf. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/21/97002-20120721FILWWW00231-draghi-l-euro-est-irreversible-monde.php )

 

 

  • 2ème dogme détruit : le dogme de l'euro indispensable et protecteur

Valéry Giscard d'Estaing vient de certifier qu’une telle sortie peut se révéler indispensable pour permettre à un pays de sauver son économie.

Ce n'est donc plus une fantaisie, ni une option, et encore moins une folie.

C'est au contraire une décision indispensable pour sauver une économie et un peuple entier de la destruction.

Les Gardiens du Temple européiste - dont il fit partie lui-même - ont toujours affirmé le contraire, à savoir que  « la crise aurait été bien plus dramatique sans l'euro ». (cf.http://www.lesechos.fr/23/12/2013/LesEchos/21590-024-ECH_herman-van-rompuy-----la-crise-aurait-ete-bien-plus-dramatique-sans-l-euro--.htm#4ctzk3sD8tH7kiQZ.99 )

 

  • 3ème dogme détruit : le dogme d'une sortie de l'euro synonyme d'Apocalypse

Enfin, Valéry Giscard d'Estaing vient d'assurer qu’une sortie de l’euro peut se faire « de manière non conflictuelle, dans l'intérêt mutuel de chacun, et dans un esprit amical ».

Ce langage posé et rassurant est extrêmement nouveau dans la bouche d'un européiste. Cela ressemble à s'y méprendre à ce que je ne cesse d'expliquer depuis des années, à savoir que la sortie de l'euro - mais aussi celle de l'UE - peuvent se faire de manière non conflictuelle et dans un esprit amical. C'est notamment l'une des idées centrales de ma conférence "Le Jour d'Après", à laquelle je renvoie mes lecteurs :https://www.upr.fr/conferences/le-jour-dapres-la-sortie-de-lunion-europeenne-fin-du-monde-ou-liberation

 

Or cette approche professionnelle et sérieuse de la sortie de l'euro - et de l'UE - est exactement ce que ne veulent surtout pas voir ni entendre les garde-chiourmes de l’européisme. Il savent que, pour maintenir leur pouvoir, ils doivent constamment plonger le peuple français dans l'angoisse et dans un effroi irraisonné à l'idée même que l'on puisse sortir de l'UE ou de l'euro. Ils affirment donc comme un dogme ne souffrant aucune discussion qu’une telle sortie ne pourrait provoquer que l’Apocalypse et ne pourrait engendrer que des conflits meurtriers.

Cette intimidation oppressante exercée par les européistes sur la population n'est pas nouvelle. On se rappelle, par exemple, qu'il y a 10 ans, lors de la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne, le député UMP Pierre Lellouche avait affirmé que« Si vous votez "non" au référendum, on s’expose à un risque de guerre », tandis que le socialiste Jacques Delors affirmait qu'« une victoire du “non” provoquerait un cataclysme politique en France. » (cf. http://www.politis.fr/Il-y-a-six-ans-le-mensonge-et-la,14330.html#nh36 )

Cette propagande qui agit par la terreur est plus que jamais à l'ordre du jour chez les européistes qui sentent que la situation leur échappe.  On n’en prendra pour preuve que l’émission de propagande éhontée, diffusée sur France 5 l’avant-veille des déclarations de Giscard, au cours de laquelle le service public de l’audiovisuel a osé affirmer aux Français que la sortie de l’euro équivalait à la fin du monde (cf. https://www.upr.fr/communiques-de-presse/emission-bye-bye-leuro-lupr-va-saisir-le-csa )

C'est justement aux auteurs de cette émission que l'ancien président de la République vient de faire un magistral bras d'honneur.

 

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L'ESSENTIEL RESTE ENCORE CACHÉ

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En ce 19 février 2015, il y a donc de quoi se féliciter des déclarations de Valéry Giscard d’Estaing.

Son soudain revirement résonne comme un hommage du vice à la vertu. N'oublions pas que leur auteur a été, tout au long de sa carrière, l'un des plus ardents promoteurs de la prétendue « construction européenne » et de l’euro.

En réalité, et pour dire les choses crûment, l'ancien président de la République vient de manger son chapeau. Il le fait crânement, certes, en assurant qu'il avait été contre l'entrée de la Grèce dans l'euro, mais il n'en mange pas moins son chapeau.

Il faut cependant noter que les déclarations de l’ancien président de la République font l’impasse sur deux aspects essentiels de la problématique soulevée.

 

  • D'une part, il ne dit pas un mot de la façon de régler juridiquement l’éventuelle sortie de la Grèce de l’euro, alors que les traités européens, à la rédaction desquels il a été mêlé, ont justement pris grand  soin de ne pas prévoir de clause juridique de sortie de l’euro.

Que propose-t-il donc pour régler cette question ?

Procéder à une nouvelle forfaiture juridique en invoquant de façon abusive l’article 352 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) ? (cf.https://www.upr.fr/actualite/europe/quoi-joue-mme-merkel )

 

  • D'autre part, Valéry Giscard d’Estaing fait semblant de ne pas voir que le raisonnement qu'il tient sur la Grèce vaut aussi pour bien d’autres États de la zone euro.

Ainsi, l’ancien président de la République affirme  que « la question fondamentale est de savoir si l'économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l'euro. La réponse est clairement négative (...) La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s'aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère. »

Ce raisonnement est parfaitement exact. Mais, même si l’acuité des problèmes y est un peu moindre qu’en Grèce, ce raisonnement s'applique à peu près exactement de la même façon à l’économie espagnole, à l’économie portugaise, à l’économie italienne, à l’économie française, etc.

Il est sans doute encore trop tôt pour que Valéry Giscard d’Estaing reconnaisse que son raisonnement vaut aussi, de proche en proche, pour la quasi-totalité des États de la zone euro. Car ce serait reconnaître que l’œuvre à laquelle il a consacré une grande partie de sa vie est vouée à s’effondrer prochainement. Mais un jour viendra, nécessairement, où cette chimère politique monstrueuse s'effondrera, que cela plaise ou ne plaise pas à M. Giscard d'Estaing.

 

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CONCLUSION : LE BRAS DE FER DANS LES COULISSES

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En conclusion, je crois utile de souligner que les déclarations de l’ancien président de la République s’inscrivent dans la droite ligne des analyses des dirigeants allemands, qui militent presque ouvertement désormais pour la sortie de la Grèce de l’euro.

Cependant, il faut aussi rappeler que les souhaits profonds de l’Allemagne en la matière sont contrecarrés par ceux de Washington et des élites euro-atlantistes. Ces derniers craignent en effet, par-dessus tout, l’effet de contagion qu’une sortie de la Grèce de l’euro pourrait très rapidement entraîner dans toute la zone euro. Un tel effet domino pourrait alors conduire à l’effondrement de tout le glacis géopolitique établi par les  États-Unis depuis 1945 sur l’Europe continentale.

Le bras de fer qui se joue actuellement dans les coulisses oppose les tenants de ces deux Europe : celle voulue par Berlin – qui souhaite que la Grèce sorte de l’euro - et celle voulue par Washington – qui souhaite que la Grèce y reste.

Valéry Giscard d'Estaing a-t-il compris que la France, défigurée et affaiblie par son action passée et par celle de tous les européistes, ne peut plus assister qu'en spectatrice sans pouvoir à ce bras de fer ? Si oui, on comprend mieux qu'il y ait, dans son regard, des lueurs fugitives de remords et de désespoir.

 

François ASSELINEAU

19 février 2015

 

SOURCE : Facebook

Union Populaire Républicaine | UPR

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:46
Une faillite de la gauche dont les sources remontent loin dans l’histoire.
 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

14 février 2015.

Auteur : par Texte du M’PEP

Croire que la gauche correspond intrinsèquement à cette identification avec l’objectif de mettre l’Etat au service des intérêts structurels des classes dominées ne permet pas de comprendre ce que sont les deux composantes de la gauche que l’on nomme la social-démocratie et celle que l’on nomme le communisme. La social-démocratie sert à produire l’idéologie « progressiste » la plus en phase avec les évolutions nécessaires au capitalisme. Quant au PCF, ses dirigeants l’ont transformé depuis le milieu des années 90 en satellite du PS, à l’instar de plusieurs partis communistes des anciens pays de l’Est

Textes du M’PEP > Une faillite de la gauche dont les sources (...)
 

Pour admettre cette réalité, nous ne pouvons pas faire l’économie d’un retour en arrière pour comprendre ce qu’est la gauche, non pas comme nous la rêvons ou comme nous la voudrions, mais telle qu’elle fut et telle qu’elle est vraiment aujourd’hui, et le mécanisme idéologique et politique qui a produit ce grand retournement. La principale raison qui nous empêche d’y voir clair là-dessus, c’est que les mentalités collectives (donc la nôtre !), ont gardé une image de la gauche identifiée au visage qu’elle présenta publiquement lors de rares moments historiques très spécifiques. La gauche a été assimilée au rassemblement des forces politiques – d’abord PCF et PS - qui luttaient contre les injustices et les désordres causés par le capitalisme, et qui a amélioré le sort des classes dominées quand elle gouvernait. Pendant ces rares périodes unitaires, qu’on le regrette ou que l’on s’en félicite, c’était le PCF qui donnait le « la » à cette gauche, et au-delà c’était surtout le mouvement populaire. Soit la gauche soutenait le PCF de manière plus ou moins critique, soit elle le concurrençait, mais sur des bases partageant un fonds commun. Si tel n’avait pas été le cas, la gauche prenait le risque de se priver du soutien des classes populaires qui, elles, se retrouvaient majoritairement sur les fondamentaux défendus par le PCF, quand bien même elles n’étaient pas encartées. Quels étaient ces fondamentaux, ce fonds commun partagé alors par la quasi-totalité des partis de gauche ? Si on veut n’en retenir que l’essentiel, c’était la lutte contre le capitalisme, en adoptant pour ce faire une voie nationale, celle de la conquête politique des leviers étatiques pour les mettre au service des classes populaires et de l’intérêt général au nom de la lutte pour l’égalité sociale. ( Lire la suite en cliquant sur un des liens ci-dessus).

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 23:42

20 Février 2015

Publié par Jean Lévy

Dividendes du CAC 40 : retour aux sommets d'avant crise
Dividendes du CAC 40 : retour aux sommets d'avant crise
Elles ne connaissent pas « la crise »…
Ce sont elles qui le disent !
Le Figaro
POUR LES ENTREPRISES DU CAC 40, C’EST LA JUBILATION :
envolée des dividendes  versés par les grands groupes
L’indice CAC 40
à plus de 4 800 points,
dopé par les bons résultats d’entreprises

 

Par Roland Laskine | Publié le 19/02/2015 à 09:19 

L‘envolée des bénéfices et des dividendes versés par les grands groupes du CAC 40 pousse l’indice phare de la Bourse de Paris à plus de 4.800 points, son plus haut niveau depuis le début du mois de juin 2008.

 

Tous les indices européens sont orientés à la hausse, mais les valeurs français sont plus particulièrement portées par les bon résultats des entreprises.

Presque tous les grands groupes du CAC 40 ont publié leurs comptes 2014 qui se révèlent dans l’ensemble très satisfaisants et souvent supérieurs aux attentes des analystes financiers.

Les excellents résultats, ce matin de Cap Gemini, mais aussi d’Essilor International, d’Ingenico, de Schneider Ellectric et de Natixis, montrent que les bonnes nouvelles traversent tous les secteurs d’activité. C’est le cas des sociétés industrielles, des sociétés de services informatiques et des télécommunication avec Orange qui résiste très bien à la pression sur le prix qu’exerce la concurrence. Mais aussi de la distribution avec Carrefour et Casino qui ont très favorablement impressionnés les marchés au cours de ces derniers jours.

Dans la communication TF1, Publicis et Havas ont aussi impressionnés par la qualité des comptes présentés.

Les bons résultats de Crédit Agricole et de BNP Paribas hors éléments exceptionnels, montrent aussi, comme Natixis ce matin, que les banques parviennent elles aussi a bien tirer leur épingle du jeu

Dans le même secteur, les équipementiers comme Valeo ou Faurecia ont aussi enregistré de très bonnes performances. Ces sociétés ont su se placer auprès des plus grands constructeurs mondiaux, elles accompagnent aujourd’hui leur croissance et gagnent en rentabilité, avec des produits à plus forte valeur ajoutée.

Dividendes du CAC 40 :
retour aux sommets d'avant crise

 

Les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 en 2014 ont été proches du record de 2007.

Ceux de 2015 devraient "être du même niveau".

Selon une étude de la lettre spécialisée Vernimmen.net, les sommes versées par les entreprises du CAC 40 - sous forme de dividendes et de rachats d'actions - ont grimpé de 30% l'an dernier à 56 milliards d'euros.

Ce total égale presque le record atteint en 2007.

"2015 devrait être sur le même niveau que 2014", estime Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée. Pour Olivier de Berranger, gérant chez Financière de L'Echiquier, "après une période délicate post-crise financière, on retrouve le rythme habituel du retour aux actionnaires sur le CAC 40, comme sur les autres indices boursiers mondiaux".

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