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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:22

Publié par Michel El Diablo

LE CADEAU CACHÉ DE MACRON: une réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

Difficile de s'y retrouver dans la loi Macron, car il y a tout et n'importe quoi : libéralisation du transport de car, travail le dimanche, révision des modalités de licenciement, financement des entreprises, etc. Mais il y a un article de loi injustement méconnu : il s'agit de l'article 34 sur l'allègement de la fiscalité des actions gratuites.

De quoi s'agit-il ? Certaines entreprises, notamment les start up, distribuent gratuitement à leur salarié des "actions" de la société. Une sorte de promesse sur l'avenir, le jour où l'entreprise réalise d'importants bénéficient et voient sa valeur montée en flèche. Jusqu'à présent, la valeur de ces actions gratuites était incluse dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Normal, il s'agit bien d'une rémunération. Sauf que l'article 34 de la loi Macron change les règles de calcul.

 

Une réduction d'impôts de près de 50%

Dans le texte d'accompagnement de la loi, voilà comment le changement de règle est présenté : "Actuellement imposable à l'impôt sur le revenu selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires, la valeur de ces actions sera désormais imposée selon les principales modalités applicables aux plus-valeurs mobilières". Vous n'avez rien compris ? C'est normal. Selon Le Canard enchaîné, cela signifie que les actions gratuites bénéficieront d'un abattement de 50% avant imposition, ce qui réduit de moitié l'imposition. Exemple donné par l'hebdomadaire : "Le bénéficiaire d'une action gratuite paie aujourd'hui, selon sa tranche d'imposition (dont peut soupçonner qu'elle est élevée), jusqu'à 42,71 euros d'impôt sur le revenu, hors CSG et RDS. Si l'article 34 est voté, il ne paiera plus que 20,21 euros".

Un cadeau de 900 millions d'euros... pour les plus riches

Officiellement, l'allègement de la fiscalité sur les actions gratuites est censée favoriser le développement des start up qui ont recours à ce dispositif. Mais pour Le Canard enchaîné, ce sont surtout les cadres des entreprises du CAC 40 qui vont remporter le jackpot. "La distribution d'actions gratuites a complètement supplanté les stock-options, dont la fiscalité a été alourdie ces dernières années", explique l'hebdomadaire. Et les chiffres sont éloquents : "Les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 ont voté, en 2014, l'attribution d'actions gratuites pour un montant de 6,4 milliards. Et, dans l'immense majorité des cas, à leurs cadres dirigeants les mieux payés", précise Le Canard enchaîné.

Malgré toutes ces réserves, le gouvernement a décidé de maintenir cet article de loi. Dont le coût est estimé à 200 millions d'euros par Macron. Un chiffre sous-estimé par plusieurs cabinets privés qui évaluent plutôt à 900 millions d'euros le manque à gagner pour le fisc.


*** Source

"Le cadeau de Macron aux riches ennemis de Hollande", Le Canard enchaîné, 28 janvier 2015

 

LE CADEAU CACHÉ DE MACRON: une réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

SOURCE :

Le cadeau caché de la loi Macron : un réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

http://www.politique.net/2015021901-loi-macron-article-34.h

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:02

1 Février 2015

Publié par Michel El Diablo

GOOD YEAR- gouvernement « socialiste »: L'UNION SACRÉE

Un an après la fermeture du site d’Amiens Nord, neuf salariés licenciés, militants de la CGT ont été placés le mardi 17 février 2015 en garde à vue pendant 8 heures pour s’expliquer sur une soi-disant « séquestration » de dirigeants de l’entreprise lors d’une discussion jusque tard dans la nuit. Comme à son accoutumée Good Year ne respecte en rien sa signature sur l’accord de fin de conflit qui prévoyait que toute poursuite judiciaire et disciplinaire serait caduque.

Une cinquantaine de personnes se sont rendues devant l’hôtel de police afin de soutenir leurs camarades. A leur sortie vers 17 h 00 il est clairement affirmé que cette énième provocation à pour but de faire passer le message : faire taire la CGT sur le prochain démantèlement des pneus agraires qui n’a pas encore commencé. Il est possible que « les dangereux individus » soient reconvoqués par le procureur de la République en mars.

 

Il s’agit d’un acte « politique » délibéré du gouvernement Hollande / Valls qui veut mettre au pas ceux qui continuent à se battre sur une base de classe depuis 8 ans parce qu’ils ne veulent pas virent à genoux.

De Hollande à Montebourg, des dirigeants socialistes étaient pourtant venus sur le parking Good Year exprimer leur « solidarité » avec les travailleurs en lutte (on se souvient de Montebourg apportant des croissants aux membres du piquet de grève !). On voit aujourd’hui le résultat de leurs promesses, celles-ci n’engageant que ceux qui y croient. Par compte, le MEDEF a retenu toutes les attentions bienveillantes de ces personnes maintenant au pouvoir.

En même temps que la période d’harcèlement et de provocations sur les militants de la CGT et les salariés s’accentue, pas de problème la situation financière de Good Year est très très bonne. En 2014 grâce au crédit d’impôt le groupe Good Year a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars, soit 4 fois plus qu’en 2013. Sur le 4ème trimestre 2014 le bénéfice net est de 2,13 milliards de dollars contre 228 millions un an plus tôt, il a été ainsi multiplié par plus de 9 ! Good Year doit ses bons résultats à un crédit d’impôt de 2,2 milliards de dollars reçu en fin d’année. Good Year avoue que l’entreprise a réalisé des économies suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l’usine d’Amiens Nord (1143 emplois). Donc pas de problème, tout va bien pour les actionnaires dans le système capitaliste, plus vous licenciez, plus l’état vous subventionne, plus vous faites de bénéfices !

 

Ça continue de bouger sur la Zone Industrielle Nord d’Amiens.

  • Unither (laboratoire pharmaceutique) :

En grève à 90 % toute la semaine dernière dans l’unité (CGT, FO, CFE / CGC) pour des augmentations de salaires décentes.

  • Valeo Transmissions :

Grève à 95 % (seuls les intérimaires travaillent) suite aux « augmentations » scandaleuses données par la direction du site :

0,7 % pour l’année 2015 alors que les 10 plus hauts salaires se sont « accordés » 17% et que la cotation de Valeo en bourse arrive à + 26 %, suivant de près celles de Renault (+ 30 %) et Peugeot (+ 31 %).

La justice, (égale à elle-même comme chez les voisins d’en face de Good Year) a ordonné par référé la fin « du blocus » sous astreinte de 300 € / jour. Les pompiers sont donc venus éteindre les feux de palettes et de pneus, ce qui n’a eu aucun effet sur la reprise du travail espérée par la direction et les pouvoirs publics. La grève ce jeudi matin 19 février, continue jour et nuit dans les 3 équipes.

  • Simply-Markett (plate-forme logistique) :

Suite à la révélation de l’accord d’échange d’enseignes entre système-U et Auchan qui vise à passer tous les Hyper-U en Auchan et tous les Simply-Markett en Super-U,  les salariés et leur syndicat CGT de la plate-forme logistique de la Zone Industrielle demandent des réponses concrètes aux questions qu’ils posent. Des réunions de CE et CCE extraordinaires sont exigées pour éclaircir les menaces sur l’emploi qui se dessine.

relayé par eldiablo

SOURCE:

 

COMMUNIQUÉ de la FNIC -CGT :

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:53

Publié par Michel El Diablo

ZONE EURO : Giscard d'Estaing souhaite une sortie « amicale » de la GRÈCE

VALÉRY GISCARD D’ESTAING BRISE TROIS DOGMES DE LA RELIGION EUROPÉISTE, MAIS CACHE ENCORE L’ESSENTIEL.

 

Dans un entretien au journal Les Échos du 19 février 2015, Valéry Giscard d'Estaing vient d’affirmer que « la Grèce ne peut régler ses problèmes aujourd'hui que si elle retrouve une monnaie dévaluable. Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l'intérêt de la Grèce elle-même. »

Il a insisté sur le fait que « ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l'intérêt mutuel de chacun. C'est ce que j'appellerais une 'friendly exit', une sortie dans un esprit amical. »

 

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LES 3 DOGMES BRISÉS

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Ces déclarations ne sont pas à prendre à la légère. Elles sont très importantes, venant d’un homme qui a été président de la République (1974-1981), président du Mouvement européen (1989-1997), et président de la Convention sur l'avenir de l'Europe ayant rédigé le projet de Constitution européenne (2001-2004).

Elles brisent de façon sensationnelle trois dogmes parmi les plus sacrés de la religion européiste :

 

  • 1er dogme détruit : le dogme de l'irréversibilité de l'euro

Valéry Giscard d'Estaing vient de reconnaître qu’un État peut sortir de l’euro.

La Sainte Inquisition européiste - dont il fit partie lui-même - a pourtant toujours affirmé le contraire, à savoir :

- que « l’euro est une autoroute sans sortie » (dixit Yves-Thibault de Silguy, à l’époque Commissaire européen chargé de la mise en place de la monnaie unique, cité dans « Les dangers d’une schizophrénie monétaire » de Pierre-Antoine Delhommais, Le Monde du 22/01/99).

- que « l’euro est irréversible » (dixit Mario DRaghi, président de la BCE, le 21 juillet 2012

(cf. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/07/21/97002-20120721FILWWW00231-draghi-l-euro-est-irreversible-monde.php )

 

 

  • 2ème dogme détruit : le dogme de l'euro indispensable et protecteur

Valéry Giscard d'Estaing vient de certifier qu’une telle sortie peut se révéler indispensable pour permettre à un pays de sauver son économie.

Ce n'est donc plus une fantaisie, ni une option, et encore moins une folie.

C'est au contraire une décision indispensable pour sauver une économie et un peuple entier de la destruction.

Les Gardiens du Temple européiste - dont il fit partie lui-même - ont toujours affirmé le contraire, à savoir que  « la crise aurait été bien plus dramatique sans l'euro ». (cf.http://www.lesechos.fr/23/12/2013/LesEchos/21590-024-ECH_herman-van-rompuy-----la-crise-aurait-ete-bien-plus-dramatique-sans-l-euro--.htm#4ctzk3sD8tH7kiQZ.99 )

 

  • 3ème dogme détruit : le dogme d'une sortie de l'euro synonyme d'Apocalypse

Enfin, Valéry Giscard d'Estaing vient d'assurer qu’une sortie de l’euro peut se faire « de manière non conflictuelle, dans l'intérêt mutuel de chacun, et dans un esprit amical ».

Ce langage posé et rassurant est extrêmement nouveau dans la bouche d'un européiste. Cela ressemble à s'y méprendre à ce que je ne cesse d'expliquer depuis des années, à savoir que la sortie de l'euro - mais aussi celle de l'UE - peuvent se faire de manière non conflictuelle et dans un esprit amical. C'est notamment l'une des idées centrales de ma conférence "Le Jour d'Après", à laquelle je renvoie mes lecteurs :https://www.upr.fr/conferences/le-jour-dapres-la-sortie-de-lunion-europeenne-fin-du-monde-ou-liberation

 

Or cette approche professionnelle et sérieuse de la sortie de l'euro - et de l'UE - est exactement ce que ne veulent surtout pas voir ni entendre les garde-chiourmes de l’européisme. Il savent que, pour maintenir leur pouvoir, ils doivent constamment plonger le peuple français dans l'angoisse et dans un effroi irraisonné à l'idée même que l'on puisse sortir de l'UE ou de l'euro. Ils affirment donc comme un dogme ne souffrant aucune discussion qu’une telle sortie ne pourrait provoquer que l’Apocalypse et ne pourrait engendrer que des conflits meurtriers.

Cette intimidation oppressante exercée par les européistes sur la population n'est pas nouvelle. On se rappelle, par exemple, qu'il y a 10 ans, lors de la campagne pour le référendum sur la Constitution européenne, le député UMP Pierre Lellouche avait affirmé que« Si vous votez "non" au référendum, on s’expose à un risque de guerre », tandis que le socialiste Jacques Delors affirmait qu'« une victoire du “non” provoquerait un cataclysme politique en France. » (cf. http://www.politis.fr/Il-y-a-six-ans-le-mensonge-et-la,14330.html#nh36 )

Cette propagande qui agit par la terreur est plus que jamais à l'ordre du jour chez les européistes qui sentent que la situation leur échappe.  On n’en prendra pour preuve que l’émission de propagande éhontée, diffusée sur France 5 l’avant-veille des déclarations de Giscard, au cours de laquelle le service public de l’audiovisuel a osé affirmer aux Français que la sortie de l’euro équivalait à la fin du monde (cf. https://www.upr.fr/communiques-de-presse/emission-bye-bye-leuro-lupr-va-saisir-le-csa )

C'est justement aux auteurs de cette émission que l'ancien président de la République vient de faire un magistral bras d'honneur.

 

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L'ESSENTIEL RESTE ENCORE CACHÉ

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En ce 19 février 2015, il y a donc de quoi se féliciter des déclarations de Valéry Giscard d’Estaing.

Son soudain revirement résonne comme un hommage du vice à la vertu. N'oublions pas que leur auteur a été, tout au long de sa carrière, l'un des plus ardents promoteurs de la prétendue « construction européenne » et de l’euro.

En réalité, et pour dire les choses crûment, l'ancien président de la République vient de manger son chapeau. Il le fait crânement, certes, en assurant qu'il avait été contre l'entrée de la Grèce dans l'euro, mais il n'en mange pas moins son chapeau.

Il faut cependant noter que les déclarations de l’ancien président de la République font l’impasse sur deux aspects essentiels de la problématique soulevée.

 

  • D'une part, il ne dit pas un mot de la façon de régler juridiquement l’éventuelle sortie de la Grèce de l’euro, alors que les traités européens, à la rédaction desquels il a été mêlé, ont justement pris grand  soin de ne pas prévoir de clause juridique de sortie de l’euro.

Que propose-t-il donc pour régler cette question ?

Procéder à une nouvelle forfaiture juridique en invoquant de façon abusive l’article 352 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) ? (cf.https://www.upr.fr/actualite/europe/quoi-joue-mme-merkel )

 

  • D'autre part, Valéry Giscard d’Estaing fait semblant de ne pas voir que le raisonnement qu'il tient sur la Grèce vaut aussi pour bien d’autres États de la zone euro.

Ainsi, l’ancien président de la République affirme  que « la question fondamentale est de savoir si l'économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l'euro. La réponse est clairement négative (...) La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s'aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère. »

Ce raisonnement est parfaitement exact. Mais, même si l’acuité des problèmes y est un peu moindre qu’en Grèce, ce raisonnement s'applique à peu près exactement de la même façon à l’économie espagnole, à l’économie portugaise, à l’économie italienne, à l’économie française, etc.

Il est sans doute encore trop tôt pour que Valéry Giscard d’Estaing reconnaisse que son raisonnement vaut aussi, de proche en proche, pour la quasi-totalité des États de la zone euro. Car ce serait reconnaître que l’œuvre à laquelle il a consacré une grande partie de sa vie est vouée à s’effondrer prochainement. Mais un jour viendra, nécessairement, où cette chimère politique monstrueuse s'effondrera, que cela plaise ou ne plaise pas à M. Giscard d'Estaing.

 

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CONCLUSION : LE BRAS DE FER DANS LES COULISSES

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En conclusion, je crois utile de souligner que les déclarations de l’ancien président de la République s’inscrivent dans la droite ligne des analyses des dirigeants allemands, qui militent presque ouvertement désormais pour la sortie de la Grèce de l’euro.

Cependant, il faut aussi rappeler que les souhaits profonds de l’Allemagne en la matière sont contrecarrés par ceux de Washington et des élites euro-atlantistes. Ces derniers craignent en effet, par-dessus tout, l’effet de contagion qu’une sortie de la Grèce de l’euro pourrait très rapidement entraîner dans toute la zone euro. Un tel effet domino pourrait alors conduire à l’effondrement de tout le glacis géopolitique établi par les  États-Unis depuis 1945 sur l’Europe continentale.

Le bras de fer qui se joue actuellement dans les coulisses oppose les tenants de ces deux Europe : celle voulue par Berlin – qui souhaite que la Grèce sorte de l’euro - et celle voulue par Washington – qui souhaite que la Grèce y reste.

Valéry Giscard d'Estaing a-t-il compris que la France, défigurée et affaiblie par son action passée et par celle de tous les européistes, ne peut plus assister qu'en spectatrice sans pouvoir à ce bras de fer ? Si oui, on comprend mieux qu'il y ait, dans son regard, des lueurs fugitives de remords et de désespoir.

 

François ASSELINEAU

19 février 2015

 

SOURCE : Facebook

Union Populaire Républicaine | UPR

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:46
Une faillite de la gauche dont les sources remontent loin dans l’histoire.
 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

14 février 2015.

Auteur : par Texte du M’PEP

Croire que la gauche correspond intrinsèquement à cette identification avec l’objectif de mettre l’Etat au service des intérêts structurels des classes dominées ne permet pas de comprendre ce que sont les deux composantes de la gauche que l’on nomme la social-démocratie et celle que l’on nomme le communisme. La social-démocratie sert à produire l’idéologie « progressiste » la plus en phase avec les évolutions nécessaires au capitalisme. Quant au PCF, ses dirigeants l’ont transformé depuis le milieu des années 90 en satellite du PS, à l’instar de plusieurs partis communistes des anciens pays de l’Est

Textes du M’PEP > Une faillite de la gauche dont les sources (...)
 

Pour admettre cette réalité, nous ne pouvons pas faire l’économie d’un retour en arrière pour comprendre ce qu’est la gauche, non pas comme nous la rêvons ou comme nous la voudrions, mais telle qu’elle fut et telle qu’elle est vraiment aujourd’hui, et le mécanisme idéologique et politique qui a produit ce grand retournement. La principale raison qui nous empêche d’y voir clair là-dessus, c’est que les mentalités collectives (donc la nôtre !), ont gardé une image de la gauche identifiée au visage qu’elle présenta publiquement lors de rares moments historiques très spécifiques. La gauche a été assimilée au rassemblement des forces politiques – d’abord PCF et PS - qui luttaient contre les injustices et les désordres causés par le capitalisme, et qui a amélioré le sort des classes dominées quand elle gouvernait. Pendant ces rares périodes unitaires, qu’on le regrette ou que l’on s’en félicite, c’était le PCF qui donnait le « la » à cette gauche, et au-delà c’était surtout le mouvement populaire. Soit la gauche soutenait le PCF de manière plus ou moins critique, soit elle le concurrençait, mais sur des bases partageant un fonds commun. Si tel n’avait pas été le cas, la gauche prenait le risque de se priver du soutien des classes populaires qui, elles, se retrouvaient majoritairement sur les fondamentaux défendus par le PCF, quand bien même elles n’étaient pas encartées. Quels étaient ces fondamentaux, ce fonds commun partagé alors par la quasi-totalité des partis de gauche ? Si on veut n’en retenir que l’essentiel, c’était la lutte contre le capitalisme, en adoptant pour ce faire une voie nationale, celle de la conquête politique des leviers étatiques pour les mettre au service des classes populaires et de l’intérêt général au nom de la lutte pour l’égalité sociale. ( Lire la suite en cliquant sur un des liens ci-dessus).

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 23:42

20 Février 2015

Publié par Jean Lévy

Dividendes du CAC 40 : retour aux sommets d'avant crise
Dividendes du CAC 40 : retour aux sommets d'avant crise
Elles ne connaissent pas « la crise »…
Ce sont elles qui le disent !
Le Figaro
POUR LES ENTREPRISES DU CAC 40, C’EST LA JUBILATION :
envolée des dividendes  versés par les grands groupes
L’indice CAC 40
à plus de 4 800 points,
dopé par les bons résultats d’entreprises

 

Par Roland Laskine | Publié le 19/02/2015 à 09:19 

L‘envolée des bénéfices et des dividendes versés par les grands groupes du CAC 40 pousse l’indice phare de la Bourse de Paris à plus de 4.800 points, son plus haut niveau depuis le début du mois de juin 2008.

 

Tous les indices européens sont orientés à la hausse, mais les valeurs français sont plus particulièrement portées par les bon résultats des entreprises.

Presque tous les grands groupes du CAC 40 ont publié leurs comptes 2014 qui se révèlent dans l’ensemble très satisfaisants et souvent supérieurs aux attentes des analystes financiers.

Les excellents résultats, ce matin de Cap Gemini, mais aussi d’Essilor International, d’Ingenico, de Schneider Ellectric et de Natixis, montrent que les bonnes nouvelles traversent tous les secteurs d’activité. C’est le cas des sociétés industrielles, des sociétés de services informatiques et des télécommunication avec Orange qui résiste très bien à la pression sur le prix qu’exerce la concurrence. Mais aussi de la distribution avec Carrefour et Casino qui ont très favorablement impressionnés les marchés au cours de ces derniers jours.

Dans la communication TF1, Publicis et Havas ont aussi impressionnés par la qualité des comptes présentés.

Les bons résultats de Crédit Agricole et de BNP Paribas hors éléments exceptionnels, montrent aussi, comme Natixis ce matin, que les banques parviennent elles aussi a bien tirer leur épingle du jeu

Dans le même secteur, les équipementiers comme Valeo ou Faurecia ont aussi enregistré de très bonnes performances. Ces sociétés ont su se placer auprès des plus grands constructeurs mondiaux, elles accompagnent aujourd’hui leur croissance et gagnent en rentabilité, avec des produits à plus forte valeur ajoutée.

Dividendes du CAC 40 :
retour aux sommets d'avant crise

 

Les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 en 2014 ont été proches du record de 2007.

Ceux de 2015 devraient "être du même niveau".

Selon une étude de la lettre spécialisée Vernimmen.net, les sommes versées par les entreprises du CAC 40 - sous forme de dividendes et de rachats d'actions - ont grimpé de 30% l'an dernier à 56 milliards d'euros.

Ce total égale presque le record atteint en 2007.

"2015 devrait être sur le même niveau que 2014", estime Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée. Pour Olivier de Berranger, gérant chez Financière de L'Echiquier, "après une période délicate post-crise financière, on retrouve le rythme habituel du retour aux actionnaires sur le CAC 40, comme sur les autres indices boursiers mondiaux".

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:24
Bonne résolution
18 février 2015

Par

Les Nations-Unies se sont, enfin, saisies de la situation au Donbass. La résolution du Conseil des Nations-Unies sur l’application de l’accord de Minsk et du cessez-le-feu décidé lors de ces accords du 12 février est une bonne chose à bien des égards. Elle insiste sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu et de traiter humainement les combattants. Or, trop souvent, des combattants insurgés capturés par les « bataillons punitifs » de la Garde Nationale du régime de Kiev ont été torturés et assassinés. Des faits analogues semblent aussi s’être produits, en représailles, avec des membres des « bataillons punitifs » capturés par les insurgés. Il est important d’insister sur le fait que les combattants capturés des deux bords doivent être traités humainement. Cette résolution insiste de plus, et c’est là toute son importance, sur l’application intégrale de l’accord de Minsk. Or l’on sait que des membres éminents du gouvernement de Kiev s’y sont refusés, de même que le groupe d’extrême-droite « Secteur Droit », par la voix de son chef, Dmitro Yarosh. Ces faits jettent un doute certain quant à l’application réelle et honnête de cet accord. Il est clair que des forces puissantes sont en mouvement à Kiev même pour saboter l’accord et pour plonger l’ensemble de la région dans la guerre.

La nécessaire internationalisation du conflit

Devant l’impossibilité de régler actuellement le conflit entre ukrainiens, chose que l’on peut regretter mais que l’on doit constater, il est donc nécessaire d’internationaliser le cadre des discussions. C’est le sens de cette résolution des Nations-Unies. De ce point de vue, la tentative de l’Allemagne et de la France d’aboutir à un règlement dans le cadre européen semble avoir elle aussi échouée. On pouvait comprendre la volonté de Mme Merkel et de M. Hollande de trouver une solution à ce conflit. Mais, pour qu’il en soit ainsi, il aurait fallu que les Etats-Unis soient restés à l’écart, ce qui n’est pas les cas. Il est clair pour tous aujourd’hui que les Etats-Unis sont aujourd’hui une partie prenante à ce conflit par leur soutien financier et politique, et aussi indirectement militaire, au gouvernement de Kiev. On estime entre 150 et 400 les conseillers civils (qu’ils soient américains ou financés par des institutions américaines), qui œuvrent auprès du gouvernement dans les différents ministères, et de 400 à 600 les conseillers militaires, qui entrainent les unités de Kiev. Les Etats-Unis sont les seuls qui ont aujourd’hui la capacité d’exercer des pressions suffisantes sur le gouvernement de Kiev pour le convaincre d’appliquer cet accord. Il faut reconnaître ce fait, qui correspond à l’inefficacité de la diplomatie européenne. Si Paris et Berlin s’étaient émancipés de la tutelle de Bruxelles (et de celle de l’OTAN) et avaient dès le mois de juin œuvré pour une approche globale et raisonnable, peut-être qu’ils auraient pu tenir les Etats-Unis à l’écart de la crise ukrainienne. Aujourd’hui, ce n’est plus les cas.

Vers la désignation de casques bleus ?

Alors que les insurgés semblent avoir triomphé dans la « poche » de Debaltsevo, et que les unités de l’armée de Kiev soit se sont rendues soit en train de le faire, les conditions sont probablement réunies pour une application réelle du cessez-le-feu. Le sang des soldats de Kiev pourrait enfin convaincre le gouvernement de Petro Porochenko qu’il n’a rien à gagner à une poursuite des combats. Si tel est le cas, ce sang n’aura pas été versé en vain. Je l’ai dit et écrit depuis près de 6 mois : l’application réelle du cessez-le-feu nécessitera l’envoi d’une force de Casques Bleus par les Nations-Unies. Il est capital que des forces d’interposition puissent prendre place entre les deux belligérants et puissent vérifier le retrait des armes lourdes (artillerie, lance-roquette multiples) dont les forces de Kiev se sont servies pour bombarder les populations civiles et détruire une large part des infrastructures civiles (hôpitaux, crèches) dans les zones aux mains des insurgés. De ce point de vue, la résolution du Conseil de Sécurité, qui n’a pu être votée qu’avec l’accord de la Russie et de la Chine, peut être le premier pas conduisant à l’envoi de cette force d’interposition, et par là, le premier pas ver un accord politique dont les bases ont été dessinées dans l’accord de Minsk du 12 février. Cette force d’interposition devra être acceptable par tous. Cela exclut à priori la Russie et les pays de l’OTAN. Il faudra donc trouver au sein de ceux que l’on appelait autrefois les « non-alignés » et que l’on désigne désormais sous le nom de « BRICS », les pays qui pourraient contribuer à cette force. Actuellement on peut en considérer 2, l’Inde et la République d’Afrique du Sud. Les armées de ces deux pays ont une longue expérience des missions délicates et pourraient fournir des contingents de Casques Bleus qui seraient rapidement opérationnels. Le plus vite une décision en ce sens sera prise, le mieux sera vaudra tant pour les populations civiles du Donbass que pour la paix en Europe.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:23
Le jeudi 9 avril 2015: Journée de grève interprofessionnelle et manifestations.

UL CGT Dieppe Manifestations & actions revendicatives

18 févr. 2015

Le jeudi 9 avril 2015: Journée de grève interprofessionnelle et manifestations.
Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:34
Vendredi 20 Février 2015, 18 heures, Maison du Peuple : Débat avec les militants d'Action communiste

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:28
Quitte ou double
19 février 2015

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Le gouvernement Grec se trouve aujourd’hui à la tête d’un conflit contre l’austérité, représentée en Grèce par la « Troïka », c’est à dire par l’association du FMI, de la BCE et de la commission européenne. Il a annoncé le jeudi 19 février, dans sa demande de prolongation des prêts européens, sa volonté de« coopérer étroitement avec les institutions européennes et le FMI », ainsi que celle d’ « honorer ses obligations financières vis-à-vis de ses créanciers ». Il s’est engagé à «  financer pleinement toute nouvelle mesure tout en s’abstenant de toute action unilatérale qui saperait les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière », tout en introduisant une « flexibilité » permettant « des réformes substantielles » afin de « rétablir le niveau de vie des millions de citoyens grecs »[1]. Les termes semblent avoir été pensés au millimètre. En fait, le gouvernement grec ne s’engage QUE sur le maintien d’un solde primaire en équilibre, mais il ne renonce pas à sa volonté d’utiliser l’argent prévu pour les paiements des intérêts et du principal de la dette pour financer des mesures sociales. En réalité, il n’y a pas de changements sur le fond. Et c’est pourquoi le gouvernement allemand annonce d’ores et déjà son opposition à cette demande.

Nous en sommes dès aujourd’hui au cœur du problème. L’Allemagne fait de la Troïka et de l’austérité, l’alpha et l’oméga de sa politique, car ces mesures lui assurent sa prédominance en Europe. En faisant des concessions de pure forme, le gouvernement grec démasque l’attitude allemande et reporte sur l’Allemagne la responsabilité d’un conflit[2]. Car, il est peu probable que l’Allemagne cède sur ce point. En fait, le gouvernement Grec vient de tendre un piège à l’Allemagne. Les concessions de pure forme qu’il fait mettent l’accent sur la rigidité allemande.

Un livre important.

Un livre récent signé de Costas Lapavitsas et Heiner Flassbeck, publié en anglais, montre bien la question centrale, tant pour la politique allemande que pour l’Europe du « régime de la Troïka », Against the Troika. Crisis and Austerity in the Eurozone. Publié chez Verso, Londres[3].


A - Lapavitsas-Flass

Costas Lapavitsas est un professeur d’économie qui enseigne à Londres à la SOAS. Estimé et respecté de ses collègues, il a pris depuis ces dernières années des positions radicales sur la question de la gestion de la crise de la dette dans la zone Euro. Il a publié avec ses collègues de nombreux rapports et documents, comme Crisis in the Eurozone , en 2012. Il a été élu sur la liste de SYRIZA aux élections du 25 janvier. Heiner Flassbeck est un économiste allemand qui a été vice-ministre des Finances et 1998-1999 puis a dirigé le centre des recherches économiques de la CNUCED (UNCTAD en anglais) à Genève jusqu’en 2012. Ce livre contient de plus des préfaces d’Oskar Lafontaine, ex-dirigeant du SPD et fondateur de Die Linke et de Paul Mason, ainsi qu’une postface d’Alberto Garzon Espinosa. Il devient impossible de dire que les réflexions qui alimentent le gouvernement grec sont issues de « marginaux », que ce soit d’un point de vue académique ou même institutionnel.

Ce livre est une très importante contribution à l’analyse de l’Euro-austérité engendrée par la monnaie unique et voulue par l’Allemagne car elle en tire un profit immense. Cette politique est décrite comme du néo-mercantilisme. Elle engendre, de fait, des pressions déflationnistes extrêmement puissantes sur l’ensemble des économies de la zone Euro. Ce livre présente en plusieurs chapitres un tableau complet tant de l’origine de l’Euro-austérité, que de ses effets, que ce soit sur l’économie européenne mais aussi sur l’économie mondiale. Il permet de comprendre les effets asymétriques de la politique d’austérité en Allemagne et dans les autres pays. De ce point de vue, il y a une très grande parenté entre le travail de Lapavitsas et Flassbeck, et celui de Jorg Bibow[4]. Ce livre insiste bien sur les conséquences désastreuses que l’Euro pourrait avoir sur l’Europe. Ce point est particulièrement mis en avant par Oskar Lafontaine, qui fut l’un des « pères » de l’Euro et qui, dans sa préface, insiste sur le fait que l’Euro porte en lui la mort de l’Europe.

Un eurogroupe décisif ?

La réunion de l’Eurogroupe qui se tiendra vendredi 20 février sera à cette égard un moment décisif. On verra clairement où se rangent les divers gouvernements. Pour la France, il est clair qu’il se rangera du côté de l’Allemagne. Certes, avec des sanglots dans la voix. Les sanglots ne coûtent pas cher. Mais, l’alignement sur Berlin sera probablement complet. Nous verrons, alors si le gouvernement Grec tient bon sur la ligne qu’il a définie, et s’il est prêt à en assumer les conséquences. Il est possible que les négociations durent jusqu’au 28 février, mais nous aurons alors une vue très claire de comment elles vont se dérouler : l’intransigeance allemande portera la responsabilité immédiate, tout comme la politique économique allemande porte la responsabilité à long terme, de la crise et de l’éclatement de la zone Euro.

[1] http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204170723979-la-grece-demande-officiellement-une-aide-prolongee-

[2] Godin R., http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150219tribff46afd9d/grece-un-eurogroupe-sous-haute-tension.html

[3] http://www.amazon.com/Against-Troika-Crisis-Austerity-Eurozone…dp/B00TCI4RNM/ref=sr_1_

[4] Dont il faut lire Bibow J et A. Terzi (eds.), Euroland and the World Economy—Global Player or Global Drag? Londres, Palgrave, 2007.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 01:02

Lu sur Romandie

 

"Les Etats-Unis pressent l'UE et la Grèce de trouver un accord


Washington - Les Etats-Unis ont pressé jeudi les Européens et Athènes de trouver un accord sur le financement de la Grèce, mettant en garde contre un regain d'incertitude dans la zone euro en cas d'échec, selon un haut responsable du Trésor.

Il est important pour l'Europe et pour l'économie mondiale de trouver un accord, a indiqué ce responsable, ajoutant que cela allait demander un vigoureux effort de compromis des deux côtés.

Les Européens ont la capacité de gérer ces défis, a encore assuré ce responsable de l'administration américaine sous couvert d'anonymat.

Si les pourparlers échouent, la Grèce en ressentira les effets économiques immédiatement et la zone euro connaîtra un regain d'incertitude, de même que l'économie dans son ensemble, a-t-il ajouté.

Cela interviendrait au moment où l'économie de la zone euro est faible et qu'elle fait face à des pressions désinflationnistes, a-t-il insisté.

Alors que Washington dit suivre la situation d'une manière engagée, le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew s'est entretenu jeudi avec le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis et son homologue français Michel Sapin, a encore précisé le Trésor.

La partie est de plus en plus serrée entre Athènes, qui a fait jeudi des concessions pour obtenir la prolongation de son financement international, et Berlin qui les juge largement insuffisantes mais laisse la porte entrouverte pour un compromis.

L'UE a donné à Athènes jusqu'à vendredi pour demander une extension du programme d'aide international en vigueur depuis 2010 et assorti d'une cure d'austérité drastique dont le nouveau gouvernement grec dirigé par le parti Syriza ne veut plus.

Les Etats-Unis semblent ainsi intensifier leur pression sur tous les partenaires pour aller de l'avant d'une manière constructive et pragmatique, selon l'expression du responsable du Trésor.

Interrogé sur le fait de savoir si la Réserve fédérale américaine avait été consultée sur la question, le responsable du Trésor a seulement répondu que des consultations sur le plan intérieur américain avaient été menées.


(©AFP / 19 février 2015 23h33) "

 

Commentaire : En réalité les Etats-Unis se comportent une fois de plus en maîtres du monde et craignent que le nouveau gouvernement grec mette en difficulté l'"ordre européen", les dogmes austéritaires et les contre-réformes libérales ( capitalistes ) de l'Union Européenne.  Comme pour l'Ukraine, ils indiquent la ligne à suivre.  Les Etats-Unis veulent contrôler les peuples d'Europe.  Tous nos voeux se forment pour que le peuple grec et son gouvernement tiennent bon.

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