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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:33

27 Février 2015

 

Publié par Michel El Diablo

Le chômage baisse en France...ou pas !

La France compte 5,89 millions de demandeurs d'emplois en janvier, un nouveau record.

Pour tout dire, cela ressemble à une divine surprise : le chômage a baissé au mois de janvier. C’est même la baisse la plus marquée depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Historique ! Mais il suffit de regarder les chiffres d’un peu plus près pour s’apercevoir que le champagne peut rester au frais.

« Un encouragement à poursuivre », a commenté Manuel Valls, qui n’a pas fait dans le triomphalisme. Il aurait pourtant pu s’adonner à une petite déclaration plus enlevée car après tout, le chômage a baissé de 0,5% en janvier ! Mais pas pour tout le monde.

 

La bonne nouvelle

L’explication est simple : seule la catégorie des chômeurs n’ayant pas du tout travaillé (la catégorie A) a baissé. Ils ont été 19 100 en moins sur les registres de Pôle Emploi en France Métropolitaine, soit un total de 3 481 000 personnes en recherche d’un emploi.

La nouvelle est belle effectivement, car si on excepte le bug de SFR du mois d’août 2013, cette baisse de janvier est la plus forte depuis le début du quinquennat de François Hollande. « Cette évolution favorable résulte d’une baisse des entrées et d’une hausse des sorties vers l’emploi ou la formation. La baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A concerne plus particulièrement les jeunes (-7 600, soit -1,4 %), qui n’avaient pas connu une telle diminution depuis plus d’un an », explique le ministère du Travail.

 

La mauvaise nouvelle

Oui mais voilà, le diable se cache dans les détails. Toutes les catégories de chômeurs ne profitent pas de l’embellie : « Il faut toutefois rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles. La lutte contre le chômage ne faiblira pas et sera poursuivie avec détermination », comme le précise François Rebsamen. Et pour cause : si l’on prend en compte les demandeurs d’emploi des catégories B et C, ceux qui ont exercé une petite activité (temps partiel, par exemple), le chômage a… augmenté en janvier, de 0,3%.

 

Mickaël Bazoge

 

SOURCE:

Le chômage baisse en France... ou pas ! - EconomieMatin

http://www.economiematin.fr/news-chomage-baisse--france-o

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 07:41
La Poste : la CGT y déplore 6 284 suppressions d'emplois malgré un chiffre d'affaires record !

UL CGT Dieppe Emploi & Travail

25 févr. 2015

La Poste : la CGT y déplore 6 284 suppressions d'emplois malgré un chiffre d'affaires record !

La CGT de la Poste a publié lundi soir un communiqué de presse, qu'elle diffuse par tracts dans les services, qui demande à la direction des précisions quant à l'utilisation du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), et appelle à des actions le mois prochain. Malgré un chiffre d'affaire en Hausse et le bénéfice du CICE, l'emploi y est en forte baisse, dans cette entreprise dont l'État est le seul actionnaire !

"Le CICE a pour objet", rappelle la CGT FAPT "de financer les dépenses d'investissement, de recherche, d'innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique ou énergétiqueIl ne doit donc en aucun cas être considéré comme un effet d’aubaine financier pour le Groupe, d’autant qu’il encourage une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat puisque les entreprises touchent d’autant plus d’argent qu’elles maintiennent les salaires en dessous de deux fois et demie le Smic!"

Pourquoi alors y a-t-il des suppressions d'emplois à la Poste ?

 

"Comment donc ont été utilisés les 297 Millions d'€ de CICE de 2013, les 352 M d'€ de CICE de 2014, et comment seront utilisés les 341 M d'€ de CICE prévus en 2015 ?"

Car, alors que la direction de La Poste martelle en permanence sur une prétendue baisse de trafic postal, le Groupe a enregistré en 2014 un chiffre d’affaires de 22,163 milliards d’euros, en hausse de 2% par rapport à 2013, soit un "record jamais atteint", selon la CGT, qui dénonce "6 284 suppressions d’emplois" et s’interroge donc sur l’utilisation concrète du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Le résultat d’exploitation de la Poste s’élève lui à "719 millions euros, supérieur de +100 millions d’euros, soit +16% par rapport au budget 2014 alors qu’il est impacté par l’amende pour entente illicite sur les tarifs de Géopost de 45 M euros", poursuit la CGT.

Ces résultats "sont supérieurs aux prévisions alors que le désengagement financier de l’Etat sur les missions de service public est toujours plus important, ce qui laisse La Poste supporter les coûts de la présence territoriale, du service universel, de l’aménagement du territoire et de l’accessibilité bancaire non compensés par l’Etat", dénonce-t-elle.

Pourquoi alors y a-t-il des suppressions d'emplois à la Poste ?

 

Les postiers et les jeunes, voilà les ennemis de la direction de La Poste, qui aggrave le chômage de la France pour gaver son actionnaire = Bercy !

Car, en réalité, si "ces résultats sont en avance sur le plan stratégique, c’est parce que les postières et les postiers en paient le prix fort avec une nouvelle saignée de 6 864 emplois en équivalent année agent, passant à une répartition des effectifs à 212 077 contre 218 941 en 2013", souligne le communiqué de la CGT.

De fait ce sont 6864 jeunes à qui la direction de la Poste ferme la porte de l'emploi, pendant que, de son côté, le premier ministre et le ministre de l'économie discourrent sur les efforts que ces derniers ne feraient pas assez pour trouver du travail ! C'est un beaucoup "fort de café", lorsqu'on sait que l'État est le seul actionnaire de La Poste, et que c'est, le gouvernement qui le dirige ! "Faites ce que je dis, et pas ce que je fais ? je vous le dit, de plus, droit dans les yeux?"; de qui se moque-t-on ?

Le communiqué de la fédération CGT poursuit : "Contrairement à ce que l’on nous répète à l’envi, le problème n’est pas à chercher dans le "coût du travail " ou le manque de compétitivité des salariés, mais bien du côté du coût du capital et de cette financiarisation de l’économie nationale et internationale (...)", dénonce la CGT qui "propose aux personnels et à toutes les organisations syndicales de La Poste une quinzaine d’actions, du 9 au 20 mars, la plus unitaire possible".

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 05:48

Publié par Michel El Diablo

Le GOUVERNEMENT français SOMMÉ par la COMMISSION EUROPÉENNE d’aller plus loin que les 50 milliards d'économies

La Commission Européenne a dévoilé vendredi 27 février 2015 la feuille de route qu’elle assigne à la France pour ramener son déficit public dans les clous d’ici 2017, conformément au pacte de stabilité.
 

Pour atteindre son objectif le gouvernement français doit revoir sa copie; il est sommé d ‘aller plus loin que les 50 milliards d’économies du Pacte de Responsabilité (3 à 4 milliards de plus, rien que pour cette année) soit une réduction du déficit à 4,0% du PIB en 2015 (au lieu des 4,1% prévu par ce dernier), 3,4% en 2016, là où Paris prévoit 3,6%, puis de 2,8% en 2017, avec une contrainte de taille : Bruxelles exige que, d’ici à avril, le gouvernement présente une liste de réformes supplémentaires (la loi Macron n’étant pas jugée suffisante).

 

» Cette décision est juste, équilibrée. Elle assure un bon niveau de pression sur le pays, rendant impératives les réformes structurelles, vitales pour la France...  » a déclaré Pierre Moscovici, commissaire français et ancien ministre socialiste de l’économie et des finances (16 mai 2012 – 31 mars 2014).

 

L’actuel ministre des finances Michel Sapin se félicite quant à lui, dans les colonnes du Monde de la « convergence » sur ce point avec la Commission. « Cela dessine un cheminement exigeant mais parfaitement réaliste. Nous présenterons alors un plan national de réformes qui démontrera que la volonté de réforme est continue » déclare-t-il.
 

» Comme nous étions en train de nous y préparer, il n’y aura pas, me semble-t-il, de difficulté majeure » a renchéri le Premier ministre Manuel Valls, « Nous prendrons les décisions qu’il faut. »

 

SOURCE:

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 05:18

Publié par Michel El Diablo

Manuel Valls veut réformer le "dialogue social" avant l’été

Mercredi 25 février 2015, Manuel Valls a présenté devant les représentants des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) son projet de  réforme pour moderniser le dialogue social en entreprise. « Un projet de loi sera en Conseil des ministres fin mars-début avril. Il sera débattu au Parlement pour être définitivement adopté cet été », a-t-il annoncé. Il a déclaré vouloir associer d’ici fin mars les partenaires sociaux à la préparation de ce texte. Ce projet prévoit notamment la création d’une « forme de représentation adaptée » aux TPE (moins de 11 salariés), et pour les autres, des regroupements d’instances représentatives des personnels (IRP). Dans les entreprises de 50 à 300 salariés est prévue la fusion des IRP, y compris le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en une délégation unique du personnel (DUP).

Pierre Gattaz, le président du Medef,  a salué « l’esprit » de la réforme qui « va dans le bon sens ».

Côté syndicats ouvriers, Laurent Berger (CFDT) s’est réjoui de cette « vraie victoire » pour les salariés des TPE et de ce qu’ « aucune prérogative » n’est retirée pour les autres. Philippe Louis (CFTC) est satisfait et Carole Couvert (CFE-CGC) juge que « la proposition du gouvernement va dans le bon sens ».

Mais Philippe Martinez (CGT) porte « un jugement très négatif sur cette réforme » qui « est quasiment copie conforme de celle du Medef ». Jean-Claude Mailly (FO) est« opposé » à ce « système nouveau, dérogatoire » proposé pour fusionner les différentes instances. « A force de déroger, on ne sera plus dans une République » a-t-il ajouté.

Les deux centrales appellent les salariés à  se mobiliser à l’occasion de la grève générale interprofessionnelle à l’appel de la CGT, FO et Solidaires le 9 avril 2015.

 

SOURCE:

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:00
Lu sur Le Grand soir
Il affiche le Tshirt BDS France sur son stand de légumes bio et les policiers municipaux le menacent de pousuites pour « INCITATION A LA HAINE RACIALE » !

Un délire de plus dans la série totalitaire de la patrie des droits de l’Homme (s’il n’en réclame aucun ni pour lui ni pour les autres), où les délits d’apologie du terrorisme, ou d’incitation à la haine raciale dans ce cas, sont des versions décomplexantes (limite laxatives) du délit d’opinion (réservé aux régimes certifiés autoritaires). Délire particulièrement vicieux puisqu’il s’agit là d’incriminer un paysan généreux et fraternel qui exprime franchement sa solidarité paysanne envers ses confrères expulsés de leurs terres ! INCITATION A LA HAINE RACIALE... Euh, pouvez m’expliquer siouplait ? La race des expulseurs ? Des voleurs ? Ces catégories sont devenues des races ? Eh bé mazette y vont avoir du boulot chez SOS racisme...

A ce stade je crains qu’on approche du paroxysme du capilotractage. Ah, qu’il est beau l’esprit du 11 janvier (oui vous vous souvenez, l’hallucination de masse) ! Mais bien sûr, c’est de ça qu’il s’agit en fait, saluons la police qui aide à sauvegarder notre seul rempart contre la barbarie : l’unité républicaine, qui comprend bien sûr Israël et son armée de bulldozers (oui vous vous rappelez Bibi-bétonneur en tête de cortège, avec tous ses potes droitdel’hommistes à l’occas). Ce paysan a donc osé s’opposer à notre unité salvatrice ! Il ne manquerait plus qu’il ne soit pas Charlie et c’est plié pour lui. Yo}}

Mariano Pusceddu paysan Bio depuis plus de 25 ans et membre de la Confédération Paysanne est bien connu dans la région de Lodève et dans le département où il tient son stand de légumes bio. Solidaire des paysans palestiniens qui luttent pour leur terre il a établi des relations directes avec certains d’entre eux qu’il a reçus et à qui il a envoyé des graines.

Installé dans la commune d’Octon à côté du Salagou et proche de la ville de Lodève il tient un stand de vente de sa production de fruits et légumes tous les samedi sur le marché de Lodève et les mercredi à Clermont-l’Hérault.

Depuis cet été il suspend à son parasol deux tee-shirts de la Campagne BDS France qui mentionnent recto : « Justice en Palestine » et au verso : « Boycott Israël apartheid ».

Samedi 21 février, quelle n’a pas été sa surprise quand les policiers municipaux de la ville de Lodève sont venus lui demander de retirer le tee shirt et l’on menacé de verbalisation « pour incitation à la haine raciale » et ajouté que le règlement des marchés interdit toute expression politique. Immédiatement plusieurs clients et passants se sont attroupés indignés par ce type de menace et d’interdiction et les policiers sont partis sans qu’il ait enlevé le tee shirt.

Le mercredi suivant, 25 février, ce sont les gendarmes qui sont venus sur le marché de Clermont-l’Hérault constater la présence des tee shirts et qui lui ont dit, un peu gênés, que c’était à la demande de la mairie de Lodève.

Mariano est profondément choqué par ces interventions. D’une part il se sent insulté qu’on ose prétendre que sa solidarité avec les paysans palestiniens et son soutien à la Palestine constituent un acte « d’incitation à la haine raciale » et d’autre part il est abasourdi et très inquiet par une telle offensive contre la liberté d’expression par ceux-là mêmes qui en font le fondement de la démocratie. Y aurait-il deux poids deux mesures dans la liberté d’expression ?

Heureusement, Mariano, membre de la Confédération Paysanne, militant respecté pour son humanisme a déjà reçu de nombreux témoignages de solidarité et samedi 28 février prochain de nombreuses personnes viendront au marché lui témoigner leur soutien. En effet une telle plainte ou tout autre poursuite de ce type pourrait avoir pour effet de lui interdire l’accès aux marchés qui sont ses seules sources de revenus !

On ne peut que s’interroger sur les buts de cette interprétation du BDS comme « incitation à la haine raciale ».

BDS France

26 février 2015

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:53
Par Jacques Myard
Mondialisation.ca, 27 février 2015
jacques-myard

Communiqué de Jacques Myard, député – maire de Maisons-Laffitte (27/2/15)*

J’ai effectué avec trois parlementaires de l’Assemblée Nationale du groupe amitié France-Syrie, un voyage à Damas du 23 au 26 février.

Ce voyage a été organisé avec le concours d’un certain nombre de personnes connaissant bien le proche orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie.

Ce voyage a suscité la colère des plus hautes autorités de l’Etat. Si le sujet n’était pas sérieux, je pourrais en rire. En effet, la diplomatie n’est pas l’art de parler qu’avec ses amis mais d’essayer de trouver des solutions politiques à une guerre civile qui a déjà fait plus de 200 000 morts.

Camper sur des postures dites morales, la main sur le coeur et refuser d’agir en prenant en compte les réalités est 100 fois pire qu’une faute morale. C’est une faute politique géostratégique qui ne peut aboutir qu’à la continuité de la guerre civile, avec son cortège d’horreurs.

Nous avons rencontré sur place du côté des autorités gouvernementales, le Président du Parlement, Jihad Allaham, le ministre des Affaires étrangères, Walid Moallem, le Vice- Ministre des Affaires Etrangères, le docteur Ayman SOUSSAN francophone, ainsi que l’Ambassadeur de Syrie à Beyrouth et nous avons été reçus à dîner par le grand Mufti, Ahmad Badr Al Din Hassoun, entouré du patriarche catholique Grégorius III et du patriarche Grec Orthodoxe, Ignace IV Hazim. Les deux patriarches chrétiens nous ont fait part de leur soutien à la politique du gouvernement.

Nous avons rencontré également Soeur Agnès Mariam de la Croix, de manière inopinée, dans le hall de l’hôtel.

Nous avons visité un hôpital généraliste où nous avons malheureusement vu des fillettes entre la vie et la mort. Il nous a été indiqué qu’il y avait un embargo sur les médicaments et les pièces de remplacement des équipements médicaux. Ce n’est pas acceptable .

Nous avons visité une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés, rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge où nous avons pu obtenir des informations intéressantes sur la situation sanitaire, rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser, visité le Lycée Charles de Gaulle où malgré l’adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français : c’est inadmissible.

De plus, à l’hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l’ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramsay Clark ce qui prouve qu’il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains.

De l’ensemble de ces prises de contact et aussi des entretiens que nous avons eus avec des responsables libanais à Beyrouth, très inquiets de la situation en Syrie, je retiens les éléments suivants à l’exclusion de notre conversation avec Bachar Al Assad dont je rendrai compte personnellement par écrit au Président de la République.

1) Il n’existe pas à ce stade de possibilités de victoire militaire sur le terrain d’un parti ou de l’autre.

Le gouvernement tient une grande partie du pays (60 % ? ) mais il existe toujours des zones d’insécurité y compris dans le voisinage de Damas. Les terroristes syriens seraient entre 50 et 80 000 selon diverses sources.

2) L’ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger le départ de Bachar au motif qu’il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l’unité de l’armée, le Liban sera balayé, le chaos s’installera sur tout le Proche et Moyen Orient.

3) Seul un règlement politique peut ramener la paix.

A ce titre, il convient de relever :
- que Damas a donné son accord pour un cessez le feu de 5 semaines au représentant de Benkimoun. Stéphane de Mistoura négocie avec 5 groupes d’insurgés à Alep,
- qu’il y a eu récemment des négociations directes entre le gouvernement de Damas et des opposants à Moscou,
- que le gouvernement a mis en place un comité de conciliation nationale avec des députés Kurdes qui “déclarent leur volonté de rester dans la patrie syrienne”.

L’amnistie a été accordée à des terroristes repentis qui ont déposé les armes.

Il est évident qu’au-delà des postures qui ne font en rien avancer la sortie du conflit, il faut des initiatives pour avancer à petits pas. Le point n’est pas de savoir si on aime ou pas Bachar, il est un élément du conflit incontournable. Exiger son départ, c’est à coup sûr, poursuivre une guerre civile pendant des années.

4) Droits de l’Homme : j’avais avec moi une dépêche AFP mentionnant que des défenseurs de la liberté d’expression, membres du centre syrien pour les médias, étaient emprisonnés.

J’ai donné cette liste au Vice-Ministre des Affaires Etrangères en disant qu’il serait bien de faire un geste. Sur ce point précis, j’en ai personnellement parlé à Bachar Al-Assad lors de notre entretien.

De retour à Beyrouth, mercredi soir dans la nuit, j’ai appris qu’Ulaï Hussein avait été libéré sous caution.

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est à la suite de mon intervention mais je le constate.

La France doit urgemment changer de politique en Syrie. Certains experts dénoncent l’incohérence de la France dans la lutte contre les terroristes. Nous luttons contre eux au Sahel, au Mali, au Nord Nigéria, en Irak, mais nous avons une politique confuse et brouillée en Syrie.

Je rappelle qu’à l’Assemblée Nationale, Alain Marsaud a montré aux députés des fusils Famas, livrés à l’opposition dite modérée et qui se sont retrouvés dans les mains d’Al Nosra.

Tous nos interlocuteurs, au-delà du cercle gouvernemental, ont dénoncé le double langage et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, ce dernier pays commerce avec Daech et lui permet ainsi d’avoir des subsides financiers importants.

5) Un dernier point : nous avons appris qu’un gouvernement arabo-musulman emblématique devrait établir prochainement des relations diplomatiques avec Damas…

A suivre !

Jacques Myard

Photo : Jacques Myard, député

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:34

Voici une lettre adressée au Monde par le Collectif communiste PolexLe Monde n'a pas répondu.

Lettre ouverte à « M », éditorialiste du Monde

 

Le 30 juin 2013, chez Fralib à Gémenos, les participants aux Assises du Communisme affirmaient l'urgence d'un processus de réappropriation de la souveraineté nationale et appelaient à sortir de l'UE, de l'Euro et de l'Alliance Atlantique ».
En août 2014, la conférence d'Assise, réunissant divers mouvements progressistes européens, avait de la même façon appelé à « sortir des institutions supranationales qui maintiennent l'ordre néolibéral : OTAN, FMI, OMC, Union Européenne et Euro ».
Réunis à Vénissieux en décembre 2014, les participants aux Assises, établissant que « le capitalisme ne peut pas répondre aux besoins du peuple », ont à nouveau posé l'exigence « d'un front populaire, patriotique et antifasciste ». Dix ans après la victoire du non au traité constitutionnel européen et la forfaiture de nos dirigeants politiques, ils réaffirment la nécessité de « sortir de l'Euro, de l'Union Européenne et de l'OTAN ».

Dans le monde daté du 27 janvier 2015, on peut lire sous votre plume que « la colère d'une partie des Grecs contre l'austérité aurait pu faire le lit d'un parti d'extrême droite. Elle aurait pu nourrir la montée d'une formation ultra, prônant le retrait de l'euro, de l'union européenne et, pour faire bonne mesure, de l'OTAN (ce qui correspond au programme du front national français) . C'est nous qui soulignons la parenthèse. Peut-être ne pouvez-vous pas comprendre combien un tel amalgame avec l'extrême droite peut choquer ceux qui parmi les communistes - et au delà - aspirent à sortir du capitalisme, en s'en donnant les moyens. C'est à  la fois de la désinformation, de la malhonnêteté intellectuelle et une ignominie politique. Le Monde se grandirait en rétablissant une vérité qui semble-t-il dérange au point d'entretenir cette détestable confusion.    

Le 14 février 2015

Francis Arzalier, Pierre Lenormand et Jean Lévy (Collectif communiste Polex)
courriel : <collectifcommunistepolex@gmail.com>


Documents joints
- Appel des Assises du Communisme de Gémenos (30 juin 2013)
- « Sortons de l'Euro » déclaration du M'Pep et autres mouvements progressistes européens, Assise, 23 août 2014
- Déclaration commune des organisations composant les assises du communisme (décembre 2014)

 

Ci-dessous le texte largement cité des Assises du communisme ( juin 2013 ) dans la lettre ouverte du Collectif communiste Polex

Texte adopté à l'issue des Assises du communisme à Gemenos ( 30 juin 2013 )
Texte adopté à l'issue des Assises du communisme à Gemenos ( 30 juin 2013 )

Texte adopté à l'issue des Assises du communisme à Gemenos ( 30 juin 2013 )

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 05:16

CADTM

20 février par "Collectif "qui vole qui ?"

 

 

 

 

 

 

 

 

Une trentaine de personnes se sont rendues dans une agence bruxelloise de BNP Paribas Fortis ce matin et sont reparties avec... des meubles !

Des chaises, une table, des plantes, etc. : une première saisie pour commencer à récupérer les milliards d’euros que la banque place dans lesparadis fiscaux afin de permettre à ses plus riches clients d’échapper à l’impôt. La licence bancaire leur a symboliquement été retirée par l’apposition de scellés pour fraude fiscale à très grande échelle et préjudice à l’intérêt général, deux des crimes qui figurent dans la longue liste des faits d’armes de cette banque.

Forcément, les banques s’expriment peu sur le sujet. Et pour cause, les sommes mentionnées par plusieurs sources sont abyssales. Rien qu’en Belgique, l’évasion fiscale - notamment orchestrée par les banques – entraînerait de 10 à 20 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État et le financement des services publics.

Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

Quand les banques nous pissent dessus, l’État nous dit qu’il pleut et accuse la gloutonnerie du peuple qui aurait vidé ses caisses. Résultat : l’État coupe dans toutes les dépenses publiques tandis qu’il continue à sauver les banques. Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

En Belgique comme ailleurs, l’État est au courant des agissements de la banque depuis des années et ne fait rien contre cela. Il va falloir que la population s’en occupe elle-même. « Nous reviendrons chercher le reste, Bisou » annonce une banderole laissée sur place...

Généreux, les militant.e.s ont offert à la direction un peu de lecture sur la confiscation de la démocratie par la finance en leur remettant les livres Bancocratie, Le livre noir des banques,Banques qui pillent, banques qui pleurent... Ils et elles sont ensuite reparti.e.s avec le mobilier sous le bras pour le remettre à la population. Le mobilier a été installé dans l’espace public avec un écriteau « Ceci n’est pas un siège, mais un début de réappropriation ».

Cette action fait écho à une opération similaire menée jeudi dernier dans une agence HSBC de Bayonne, par l’association Bizi. Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg. Toutes les grosses banques jouent le même jeu. BNP Paribas, la cible du jour, n’est pas en reste puisqu’elle compte 214 filiales dans les paradis fiscaux.

Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

Ce n’est un secret pour personne, toutes les grosses banques ont des investissements et des pratiques scandaleuses et néfastes sur les plans sociaux, écologiques et financiers. Leur rôle devrait être de financer des projets socialement utiles et non pas de travailler à enrichir leurs actionnaires. C’est pourquoi il est impératif de retirer la licence bancaire à ces criminels en col blanc, de socialiser le secteur bancaire (en le plaçant sous le contrôle des travailleurs et des usagers) et d’annuler la dette qu’ils ont eux même créée.

Il ne fait nul doute que les banques excellent dans le partage d’informations et de pratiques lorsqu’il s’agit de spéculer, cacher et voler... Qu’elles se rassurent, nous en tirons bon enseignement. De Bayonne à Bruxelles, d’Athènes à la City, de Madrid à Berlin : que les banques surveillent leur mobilier...

Cordialement,

Le collectif « Qui vole qui ? »

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 19:05
Lu sur le blog de Jean Lévy "canempechepasnicolas"
BCE : on reprend leur fête en main !

CADTM

Actions transnationales contre l’inauguration de la BCE

17 février par Blockupy Frankfurt

Le 18 mars 2015, la Banque centrale européenne (BCE) veut inaugurer son nouveau siège à Francfort. La somme vertigineuse d’ 1,3 milliards d’euros a été dépensée pour construire ces tours jumelles de 185 mètres de haut qui ressemblent à une forteresse, entourée de clôtures et de douves.

Cette intimidante architecture du pouvoir est un symbole parfait de la distance qui sépare les élites politiques et financières des populations. Le personnel et le matériel de bureau sont déjà en cours d’installation. Mais la grande cérémonie d’inauguration – en présence de plusieurs chefs d’État européens et de l’oligarchie financière – est désormais annoncée pour le mercredi 18 mars.

Il n’y a pourtant rien à célébrer dans l’austérité et l’appauvrissement des populations ! Des milliers de personnes en colère et de militant-es déterminé-es de toute l’Europe vont bloquer les rues autour de la BCE et interrompre cette célébration du pouvoir et du capital, en ce jour de 144ème anniversaire de la Commune de Paris. Nous allons prendre la fête en main et la transformer en lieu de jonction des résistances transnationales contre les politiques de crise en Europe et leurs conséquences catastrophiques, particulièrement pour les populations d’Europe du Sud.

La BCE joue un rôle important dans l’infâme Troïka, responsable de coupes brutales, d’un chômage croissant et même de la désintégration du système de santé en Grèce et dans d’autres pays de l’UE. 

 

Avec la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, la BCE a promu l’austérité, les privatisations et la précarité. 

Ils n’ont eu aucune hésitation à faire chanter des gouvernements élus pour imposer leurs attaques contre les droits sociaux des populations.

Alors que la crise se développait, l’UE est devenu ce régime de plus en plus autoritaire où le manque de participation démocratique est criant. Les contrôles meurtriers aux frontières et la militarisation croissante de la politique étrangère aggravent ce processus. 

 

Ils ne peuvent pas - et ne veulent même plus - nous représenter. 

Les élites dirigeantes ne peuvent plus rien nous offrir. Mais de nouvelles forces émergent de chaque lieu de vie, c’est notre responsabilité de construire les solidarités et une vraie démocratie par la base. Ils veulent le capitalisme sans la démocratie, nous voulons la démocratie sans le capitalisme !

Dans le même temps, nous devons être parfaitement conscients des dangers d’un racisme croissant et de la montée de l’extrême droite, cet immonde produit dérivé de la crise capitaliste. Tandis que leur intention est de relever les barrières autour et au sein de l’Europe, notre but est exactement à l’opposé : abattre les remparts de l’Europe forteresse.

Certes il est vrai qu’il n’y a plus aussi fréquemment de réunions d’urgence sur le sauvetage de l’euro et la solvabilité de certains Etats membres, mais cela ne signifie pas pour autant que la crise est derrière nous. Pour quelques pays, la stratégie du choc est loin d’être terminée et de nouvelles mesures brutales d’austérité sont encore imposées.

Dans d’autres pays, nous faisons face à une nouvelle normalité faite d’incertitude et de pauvreté. Il est de toute façon évident depuis longtemps que les politiques déployées pendant la crise n’avaient rien de temporaire, elles étaient soigneusement implantées dans les Etats et les institutions de l’UE. Tout cela a préparé le terrain pour une nouvelle phase, un modèle de société de la précarité et de droits sociaux très limités. Mais nous refusons de nous y faire !

L’Allemagne est l’une des principales forces motrices de la politique d’austérité. Dans un sens, elle est à la fois le ventre de la bête du régime de crise européen et l’œil du cyclone où règne un calme relatif. Mais les attaques contre les droits sociaux, la précarité croissante et la pauvreté sont aussi une réalité en Allemagne. Il y a de multiples raisons pour les personnes vivant en Allemagne de se mobiliser pour une vie décente, pour l’égalité des droits et pour une vraie démocratie pour toutes et tous, quels que soient leur descendance, leur genre ou leur nationalité. Les actions contre la cérémonie d’inauguration de la Banque centrale européenne nous offrent l’occasion parfaite d’envoyer un signal clair de solidarité aux côtés de tou-tes les militant-es d’autres pays.

 

Pour toutes ces raisons, nous appelons à une forte participation internationale aux actions du 18 mars à Francfort. 

En plus d’une action massive de désobéissance civile, il y aura tout un éventail de manifestations, de blocages et autres formes d’actions. Les journées Blockupy 2012 et 2013 n’étaient que le commencement. La protestation et la résistance seront de retour à Francfort – nous serons plus nombreux et déterminés que jamais !

 

Qui nous sommes ? 
Nous sommes des militant-es de mouvements sociaux divers, altermondialistes, migrants, chômeurs, précaires, travailleurs-euses de l’industrie, membres de partis et syndicalistes et bien d’autres de nombreux pays européens, voulant relier nos luttes et nos forces au-delà des frontières des Etats-nations. Ensemble, nous voulons construire un mouvement européen commun, uni dans sa diversité, à même de briser la règle de l’austérité et de commencer à bâtir la démocratie et les solidarités par la base. Blockupy et les actions de Francfort ne sont qu’une étape sur cette voie.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 18:50

Publié par Jean Lévy

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Quand les néolibéraux récrivent l’Histoire

22 février par Hervé Nathan

 

Après la guerre, l’Allemagne, vaincue et exsangue, a bénéficié d’importantes facilités pour se reconstruire. Loin des implacables conditions faites aujourd’hui à la Grèce. Ce qui n’empêche pas les créanciers d’Athènes, dont Berlin, de faire preuve de la plus stricte intransigeance.

Autrefois, la falsification de l’histoire était l’apanage des régimes totalitaires et ne s’étendait guère au-delà des questions directement politiques. Au XXIe siècle, changement de décor. A Washington, Londres, Paris ou Moscou, nous n’ignorons rien des coulisses du pouvoir. Nous parvenons même à décrypter ce théâtre d’ombres qu’est Pékin. Mais, lorsqu’il s’agit d’économie, nous délaissons trop souvent la vérité au profit des contes et légendes entretenus par des néolibéraux, des sociaux-démocrates ou des conservateurs, en apparence tout à fait respectables.

C’est ainsi que, pour légitimer leurs exigences de mesures drastiques à l’encontre de la Grèce, les responsables politiques européens, aidés d’économistes, de polémistes ou de journalistes comme Arnaud Leparmentier, du Monde, nous écrivent un récit qui se veut historique, mais qui relève davantage du storytelling.

Selon ces conteurs, la dette amassée serait issue des seules gabegies des gouvernements grecs, élus parce qu’ils distribuaient sans compter des prébendes à leurs clientèles. Oubliées, les combinaisons de la banque Goldman Sachs, enterrées, les ventes d’armes allemandes et françaises à la Grèce, ignoré, l’aveuglement de la Commission européenne. Mieux encore, l’Europe et les contribuables du Nord auraient apporté aux Grecs une « aide » de 240 milliards d’euros, alors qu’il s’agit de prêts…

Ce nouveau récit économique concerne également l’Allemagne. L’aversion des Allemands à l’égard de l’inflation viendrait du rôle historique de celle-ci. Elle aurait porté Hitler au pouvoir en 1933, de quoi légitimer l’orientation monétariste de la Bundesbank. Or, c’est au contraire la politique de déflation mise en oeuvre en 1932 par le chancelier centriste Brüning, jetant au chômage un travailleur sur quatre, qui a fait le lit du nazisme.

Nous avons choisi de remettre au jour un autre épisode tombé dans l’oubli : l’accord de Londres, signé il y a exactement soixante-deux ans, le 27 février 1953, qui avait vu les Alliés vainqueurs réduire de plus de la moitié la dette de l’Allemagne, permettant autant sinon davantage que la création du deutsche Mark le « miracle économique » allemand, et la prospérité de l’Europe occidentale.


Source : Marianne (France) du 20 février 2015

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