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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:24
Bonne résolution
18 février 2015

Par

Les Nations-Unies se sont, enfin, saisies de la situation au Donbass. La résolution du Conseil des Nations-Unies sur l’application de l’accord de Minsk et du cessez-le-feu décidé lors de ces accords du 12 février est une bonne chose à bien des égards. Elle insiste sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu et de traiter humainement les combattants. Or, trop souvent, des combattants insurgés capturés par les « bataillons punitifs » de la Garde Nationale du régime de Kiev ont été torturés et assassinés. Des faits analogues semblent aussi s’être produits, en représailles, avec des membres des « bataillons punitifs » capturés par les insurgés. Il est important d’insister sur le fait que les combattants capturés des deux bords doivent être traités humainement. Cette résolution insiste de plus, et c’est là toute son importance, sur l’application intégrale de l’accord de Minsk. Or l’on sait que des membres éminents du gouvernement de Kiev s’y sont refusés, de même que le groupe d’extrême-droite « Secteur Droit », par la voix de son chef, Dmitro Yarosh. Ces faits jettent un doute certain quant à l’application réelle et honnête de cet accord. Il est clair que des forces puissantes sont en mouvement à Kiev même pour saboter l’accord et pour plonger l’ensemble de la région dans la guerre.

La nécessaire internationalisation du conflit

Devant l’impossibilité de régler actuellement le conflit entre ukrainiens, chose que l’on peut regretter mais que l’on doit constater, il est donc nécessaire d’internationaliser le cadre des discussions. C’est le sens de cette résolution des Nations-Unies. De ce point de vue, la tentative de l’Allemagne et de la France d’aboutir à un règlement dans le cadre européen semble avoir elle aussi échouée. On pouvait comprendre la volonté de Mme Merkel et de M. Hollande de trouver une solution à ce conflit. Mais, pour qu’il en soit ainsi, il aurait fallu que les Etats-Unis soient restés à l’écart, ce qui n’est pas les cas. Il est clair pour tous aujourd’hui que les Etats-Unis sont aujourd’hui une partie prenante à ce conflit par leur soutien financier et politique, et aussi indirectement militaire, au gouvernement de Kiev. On estime entre 150 et 400 les conseillers civils (qu’ils soient américains ou financés par des institutions américaines), qui œuvrent auprès du gouvernement dans les différents ministères, et de 400 à 600 les conseillers militaires, qui entrainent les unités de Kiev. Les Etats-Unis sont les seuls qui ont aujourd’hui la capacité d’exercer des pressions suffisantes sur le gouvernement de Kiev pour le convaincre d’appliquer cet accord. Il faut reconnaître ce fait, qui correspond à l’inefficacité de la diplomatie européenne. Si Paris et Berlin s’étaient émancipés de la tutelle de Bruxelles (et de celle de l’OTAN) et avaient dès le mois de juin œuvré pour une approche globale et raisonnable, peut-être qu’ils auraient pu tenir les Etats-Unis à l’écart de la crise ukrainienne. Aujourd’hui, ce n’est plus les cas.

Vers la désignation de casques bleus ?

Alors que les insurgés semblent avoir triomphé dans la « poche » de Debaltsevo, et que les unités de l’armée de Kiev soit se sont rendues soit en train de le faire, les conditions sont probablement réunies pour une application réelle du cessez-le-feu. Le sang des soldats de Kiev pourrait enfin convaincre le gouvernement de Petro Porochenko qu’il n’a rien à gagner à une poursuite des combats. Si tel est le cas, ce sang n’aura pas été versé en vain. Je l’ai dit et écrit depuis près de 6 mois : l’application réelle du cessez-le-feu nécessitera l’envoi d’une force de Casques Bleus par les Nations-Unies. Il est capital que des forces d’interposition puissent prendre place entre les deux belligérants et puissent vérifier le retrait des armes lourdes (artillerie, lance-roquette multiples) dont les forces de Kiev se sont servies pour bombarder les populations civiles et détruire une large part des infrastructures civiles (hôpitaux, crèches) dans les zones aux mains des insurgés. De ce point de vue, la résolution du Conseil de Sécurité, qui n’a pu être votée qu’avec l’accord de la Russie et de la Chine, peut être le premier pas conduisant à l’envoi de cette force d’interposition, et par là, le premier pas ver un accord politique dont les bases ont été dessinées dans l’accord de Minsk du 12 février. Cette force d’interposition devra être acceptable par tous. Cela exclut à priori la Russie et les pays de l’OTAN. Il faudra donc trouver au sein de ceux que l’on appelait autrefois les « non-alignés » et que l’on désigne désormais sous le nom de « BRICS », les pays qui pourraient contribuer à cette force. Actuellement on peut en considérer 2, l’Inde et la République d’Afrique du Sud. Les armées de ces deux pays ont une longue expérience des missions délicates et pourraient fournir des contingents de Casques Bleus qui seraient rapidement opérationnels. Le plus vite une décision en ce sens sera prise, le mieux sera vaudra tant pour les populations civiles du Donbass que pour la paix en Europe.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:23
Le jeudi 9 avril 2015: Journée de grève interprofessionnelle et manifestations.

UL CGT Dieppe Manifestations & actions revendicatives

18 févr. 2015

Le jeudi 9 avril 2015: Journée de grève interprofessionnelle et manifestations.
Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:34
Vendredi 20 Février 2015, 18 heures, Maison du Peuple : Débat avec les militants d'Action communiste

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:28
Quitte ou double
19 février 2015

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Le gouvernement Grec se trouve aujourd’hui à la tête d’un conflit contre l’austérité, représentée en Grèce par la « Troïka », c’est à dire par l’association du FMI, de la BCE et de la commission européenne. Il a annoncé le jeudi 19 février, dans sa demande de prolongation des prêts européens, sa volonté de« coopérer étroitement avec les institutions européennes et le FMI », ainsi que celle d’ « honorer ses obligations financières vis-à-vis de ses créanciers ». Il s’est engagé à «  financer pleinement toute nouvelle mesure tout en s’abstenant de toute action unilatérale qui saperait les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière », tout en introduisant une « flexibilité » permettant « des réformes substantielles » afin de « rétablir le niveau de vie des millions de citoyens grecs »[1]. Les termes semblent avoir été pensés au millimètre. En fait, le gouvernement grec ne s’engage QUE sur le maintien d’un solde primaire en équilibre, mais il ne renonce pas à sa volonté d’utiliser l’argent prévu pour les paiements des intérêts et du principal de la dette pour financer des mesures sociales. En réalité, il n’y a pas de changements sur le fond. Et c’est pourquoi le gouvernement allemand annonce d’ores et déjà son opposition à cette demande.

Nous en sommes dès aujourd’hui au cœur du problème. L’Allemagne fait de la Troïka et de l’austérité, l’alpha et l’oméga de sa politique, car ces mesures lui assurent sa prédominance en Europe. En faisant des concessions de pure forme, le gouvernement grec démasque l’attitude allemande et reporte sur l’Allemagne la responsabilité d’un conflit[2]. Car, il est peu probable que l’Allemagne cède sur ce point. En fait, le gouvernement Grec vient de tendre un piège à l’Allemagne. Les concessions de pure forme qu’il fait mettent l’accent sur la rigidité allemande.

Un livre important.

Un livre récent signé de Costas Lapavitsas et Heiner Flassbeck, publié en anglais, montre bien la question centrale, tant pour la politique allemande que pour l’Europe du « régime de la Troïka », Against the Troika. Crisis and Austerity in the Eurozone. Publié chez Verso, Londres[3].


A - Lapavitsas-Flass

Costas Lapavitsas est un professeur d’économie qui enseigne à Londres à la SOAS. Estimé et respecté de ses collègues, il a pris depuis ces dernières années des positions radicales sur la question de la gestion de la crise de la dette dans la zone Euro. Il a publié avec ses collègues de nombreux rapports et documents, comme Crisis in the Eurozone , en 2012. Il a été élu sur la liste de SYRIZA aux élections du 25 janvier. Heiner Flassbeck est un économiste allemand qui a été vice-ministre des Finances et 1998-1999 puis a dirigé le centre des recherches économiques de la CNUCED (UNCTAD en anglais) à Genève jusqu’en 2012. Ce livre contient de plus des préfaces d’Oskar Lafontaine, ex-dirigeant du SPD et fondateur de Die Linke et de Paul Mason, ainsi qu’une postface d’Alberto Garzon Espinosa. Il devient impossible de dire que les réflexions qui alimentent le gouvernement grec sont issues de « marginaux », que ce soit d’un point de vue académique ou même institutionnel.

Ce livre est une très importante contribution à l’analyse de l’Euro-austérité engendrée par la monnaie unique et voulue par l’Allemagne car elle en tire un profit immense. Cette politique est décrite comme du néo-mercantilisme. Elle engendre, de fait, des pressions déflationnistes extrêmement puissantes sur l’ensemble des économies de la zone Euro. Ce livre présente en plusieurs chapitres un tableau complet tant de l’origine de l’Euro-austérité, que de ses effets, que ce soit sur l’économie européenne mais aussi sur l’économie mondiale. Il permet de comprendre les effets asymétriques de la politique d’austérité en Allemagne et dans les autres pays. De ce point de vue, il y a une très grande parenté entre le travail de Lapavitsas et Flassbeck, et celui de Jorg Bibow[4]. Ce livre insiste bien sur les conséquences désastreuses que l’Euro pourrait avoir sur l’Europe. Ce point est particulièrement mis en avant par Oskar Lafontaine, qui fut l’un des « pères » de l’Euro et qui, dans sa préface, insiste sur le fait que l’Euro porte en lui la mort de l’Europe.

Un eurogroupe décisif ?

La réunion de l’Eurogroupe qui se tiendra vendredi 20 février sera à cette égard un moment décisif. On verra clairement où se rangent les divers gouvernements. Pour la France, il est clair qu’il se rangera du côté de l’Allemagne. Certes, avec des sanglots dans la voix. Les sanglots ne coûtent pas cher. Mais, l’alignement sur Berlin sera probablement complet. Nous verrons, alors si le gouvernement Grec tient bon sur la ligne qu’il a définie, et s’il est prêt à en assumer les conséquences. Il est possible que les négociations durent jusqu’au 28 février, mais nous aurons alors une vue très claire de comment elles vont se dérouler : l’intransigeance allemande portera la responsabilité immédiate, tout comme la politique économique allemande porte la responsabilité à long terme, de la crise et de l’éclatement de la zone Euro.

[1] http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204170723979-la-grece-demande-officiellement-une-aide-prolongee-

[2] Godin R., http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150219tribff46afd9d/grece-un-eurogroupe-sous-haute-tension.html

[3] http://www.amazon.com/Against-Troika-Crisis-Austerity-Eurozone…dp/B00TCI4RNM/ref=sr_1_

[4] Dont il faut lire Bibow J et A. Terzi (eds.), Euroland and the World Economy—Global Player or Global Drag? Londres, Palgrave, 2007.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 01:02

Lu sur Romandie

 

"Les Etats-Unis pressent l'UE et la Grèce de trouver un accord


Washington - Les Etats-Unis ont pressé jeudi les Européens et Athènes de trouver un accord sur le financement de la Grèce, mettant en garde contre un regain d'incertitude dans la zone euro en cas d'échec, selon un haut responsable du Trésor.

Il est important pour l'Europe et pour l'économie mondiale de trouver un accord, a indiqué ce responsable, ajoutant que cela allait demander un vigoureux effort de compromis des deux côtés.

Les Européens ont la capacité de gérer ces défis, a encore assuré ce responsable de l'administration américaine sous couvert d'anonymat.

Si les pourparlers échouent, la Grèce en ressentira les effets économiques immédiatement et la zone euro connaîtra un regain d'incertitude, de même que l'économie dans son ensemble, a-t-il ajouté.

Cela interviendrait au moment où l'économie de la zone euro est faible et qu'elle fait face à des pressions désinflationnistes, a-t-il insisté.

Alors que Washington dit suivre la situation d'une manière engagée, le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew s'est entretenu jeudi avec le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis et son homologue français Michel Sapin, a encore précisé le Trésor.

La partie est de plus en plus serrée entre Athènes, qui a fait jeudi des concessions pour obtenir la prolongation de son financement international, et Berlin qui les juge largement insuffisantes mais laisse la porte entrouverte pour un compromis.

L'UE a donné à Athènes jusqu'à vendredi pour demander une extension du programme d'aide international en vigueur depuis 2010 et assorti d'une cure d'austérité drastique dont le nouveau gouvernement grec dirigé par le parti Syriza ne veut plus.

Les Etats-Unis semblent ainsi intensifier leur pression sur tous les partenaires pour aller de l'avant d'une manière constructive et pragmatique, selon l'expression du responsable du Trésor.

Interrogé sur le fait de savoir si la Réserve fédérale américaine avait été consultée sur la question, le responsable du Trésor a seulement répondu que des consultations sur le plan intérieur américain avaient été menées.


(©AFP / 19 février 2015 23h33) "

 

Commentaire : En réalité les Etats-Unis se comportent une fois de plus en maîtres du monde et craignent que le nouveau gouvernement grec mette en difficulté l'"ordre européen", les dogmes austéritaires et les contre-réformes libérales ( capitalistes ) de l'Union Européenne.  Comme pour l'Ukraine, ils indiquent la ligne à suivre.  Les Etats-Unis veulent contrôler les peuples d'Europe.  Tous nos voeux se forment pour que le peuple grec et son gouvernement tiennent bon.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:48

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:41

L’Ukraine, ses riches terres vendues pour la production d’OGM

Lu toujours sur le site du parti communiste d’Ukraine, une autre réalité de la guerre… le dépeçage de l’Ukraine par le capital…
Après les bénéfices de la vente d’armes, l’installation des bases de l’OTAN contre la Russie, le gaz de schiste que l’on partage avec Joe Biden, voici les intérêts des producteurs d’OGM… L’Ukraine ou le rebut du capital…

La guerre en Ukraine masque la vente des terres arables..  Les anciens dirigeants de l’Ukraine s’étaient opposés à une plus grande libéralisation des lois sur l’utilisation des terres, mais ces changements ont été promus après le changement de régime avec l’aide de la Banque mondiale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). C’est la conclusion à laquelle ont abouti certains députés à partir des données collectées par les députés du Bundestag allemand.

Comme l’a déclaré le chef de l’adjoint du Bundestag de la faction de l’opposition du parti de gauche d’Allemagne Nima Movassata , le conflit en Ukraine est utilisé pour procéder à la vente des terres arables, avec la participation de sociétés étrangères et les entreprises, soutenus financièrement par la Banque mondiale, la BERD, ainsi que l’allemand Banking Group KfW Bankengruppe.

Le parti de gauche soupçonne que la terre en Ukraine, une des plus riches du monde, serait utilisée pour la plantation de cultures OGM, interdits dans l’UE.

À cet égard la députée Nima Movassata a interpellé le gouvernement fédéral allemand en demandant des comptes sur les achats récents en Ukraine de terres arables par des entités étrangères, y comprises allemandes.

Bien qu’il y ait un moratoire sur la vente de terrains, qui doit durer jusqu’au 1er janvier 2016, ceux-ci sont passés dans un régime de location avec le soutien du gouvernement de l’Ukraine, qui reçoit en contrepartie des prêts des institutions financières internationales, a déclaré dans un communiqué.

L’ex député ukrainien Sergey Gordienko avait déclaré en son temps que l’Union européenne a signé un accord d’association, qui attribue à l’Ukraine le rôle peu enviable de ferme permettant de cultiver des cultures industrielles interdites dans l’UE.

« La dure vérité est que l’UE accepte en signant l’accord que soit dévolu à l’Ukraine un rôle bien défini. Il n’est même pas le rôle d’appendice de matière première, rêvé des oligarques. C’est le rôle de la ferme à temps partiel pour culture interdite", a déclaré le communiste.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:28

Petro Simonenko, secrétaire du parti communiste d’Ukraine « à quoi peut-on s’attendre de l’Ukraine après le 15 février? »

Pyotr-Simonenko

Déclaration  de Simonenko, le secrétaire du parti communiste d’Ukraine

Dans quelques heures devrait débuter le cessez-le-feu et cesser les massacres de civils dans le Donbass. Toutefois, si l’on exclut les rangs de l’armée régulière de l’Ukraine (conscrits, les victimes de diverses mobilisations obligées d’aller sur le front), à Kiev, on respire un air différent. Les Groupes néo-fascistes tels que le Pravyj Sektor ont ouvertement déclaré qu’ils n’acceptaient pas ces accords. Les autres bataillons ont manifesté leur désaccord  et Poroshenko, allant même jusqu’à mettre en cause l’accord à la présidence du palais présidentiel.


« Avant tout, le Président et le premier ministre Yatsenjuk et Poroshenko et les membres des représentants de groupes paramilitaires au sein de la coalition au pouvoir ont exprimé leur mécontentement concernant les résultats de la réunion à Minsk. Les Membres de groupes paramilitaires ont clairement dit que les miliciens payés par les oligarques n’ont pas l’intention de cesser le feu. »

Simonenko ajoute : « Bien sûr, la perspective d’une guerre dans son espace effraie l’Union européenne et elle a des intérêts directs dans une solution pacifique et la résolution du conflit  fratricide en Ukraine. En revanche, depuis le début de la guerre, beaucoup de politiciens fiables et expérimentés ont caractérisé sans équivoque ce conflit comme une guerre pour l’hégémonie des États-Unis, dans le but d’affaiblir l’Europe et la Russie, d’étendre l’expansion de l’OTAN vers l’est, jusqu’à ce que soit répandu le sang du dernier soldat ukrainien " .


« Le Président Poroshenko, s’il est vraiment le Président de l’Ukraine et pas une marionnette de Washington, devrait lancer  immédiatement un appel au peuple, dire  qu’il est prêt à assumer ses responsabilités et à agir en tant que garant  des accords de Minsk de la part de l’Ukraine. Les gens ont besoin de savoir qui est responsable si ne s’arrête pas l’effusion de sang " – a affirmé le dirigeant du parti communiste d’Ukraine Petro Simonenko.

 

Ces derniers jours, le parti communiste d’Ukraine a publié un communiqué de presse avec les noms et les responsabilités des dirigeants communistes persécutés par le régime à Kiev.

– Le premier Secrétaire du PCU Svyativsky district (Lugansk), V.M. Prin ‘, chargé de l’organisation du référendum en Svatovo pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le Service de sécurité ukrainien (SBU).

– Le premier Secrétaire de la Lugansko de Stanychno-comté de PCU (Lugansk) v. i. Archipov, chargée d’organiser le référendum dans le territoire du district Stanychno-Lugansko à la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le SBU.

-Le premier Secrétaire de la PCU Stahanivski district (Lugansk) v. Zh. Sinyaev, accusé d’organiser un référendum dans le district de Stahanivski pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le SBU.

-Le premier Secrétaire de la PCU Bilovodsky district (Lugansk), S.V. Fedorova, accusé d’organiser le référendum dans le district de Bilovodsky pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. Arrêté par le SBU.

-Le premier Secrétaire de la PCU de Lyssytchansk district (Lugansk) T.O. Vinnik, chargée d’organiser le référendum dans le district de Lyssytchansk pour la Constitution de la République populaire de Lugansk, pour organiser la résistance militaire contre les forces armées de l’Ukraine, ainsi qu’un commandant de la milice populaire. L’objet de recherches par l’UDF.

-Le premier Secrétaire de la PCU Markivsky district (Lugansk) n. t. Danylchenko, chargée d’organiser le référendum dans le district de Markivsky pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. L’objet de recherches par l’UDF.

-Le premier Secrétaire du district PCU Troitsky (Lugansk), m.m. Girard, chargée d’organiser le référendum dans le district de Troitsky pour la Constitution de la République populaire de Lugansk. L’objet de recherches par l’UDF.

-Oleksandr accusé Anatoliyovich Baranov (PCU de Tcherkassy, la région de Tcherkassy) d’implication dans le soulèvement dans la ville de Donetsk contre le coup d’État Euromaidan, pour l’organisation de la révolte de la Berkut à Donetsk, dans l’organisation d’un important trafic d’armes en Donetsk, il animait un groupe sur Facebook appelé « Antimaidan » et pour avoir soutenu la création de la République populaire de Donetsk.

-Les dirigeants locaux de PCU Dnepropretovsk, Sergueï Tkatchenko et Denis Timofeev, accusés de propagande séparatiste en Dneepropretovsk et de possession d’armes. Arrêté par le SBU.

– Les Chefs de district de Konstayntinivski (Donetsk), sont actuellement détenus sans inculpation par l’UDF, et personne ne sait où ils sont maintenant détenus.

Source : Matériel Bureau de presse de PCU et Solidnet.org

 
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 23:16

Décès d’Henri Martin : disparition d’un grand dirigeant communiste français, d’un grand militant internationaliste

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Article d'EDT pour le PCF du 15 ème repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Nous apprenons aujourd’hui le décès dans sa 87ème année de notre camarade Henri Martin.

Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse Arlette.

Notre tristesse est profonde tant Henri a été un repère politique pour des générations de communistes, y compris dans ces dernières décennies de confusion et de remise en cause. La section du PCF Paris 15ème a eu la chance de profiter directement de l’apport politique exceptionnel de ce grand militant, dirigeant du PCF.

 

Car c’est peut-être cet aspect que nous retiendrons le plus de lui, celui dont nous lui serons le plus reconnaissant.

Car derrière le symbole, le résistant engagé dès l’adolescence, le héros si courageux de « l’affaire Henri Martin », de la lutte contre le colonialisme, pour l’amitié avec les peuples de l’Indochine libres, il y a un militant profondément rigoureux, marxiste et léniniste, communiste.

 

Quel écart entre le prestige du nom d’Henri Martin, honoré très au-delà des rangs communistes, chez tous les partisans de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, par le peuple et l’Etat vietnamiens, et sa personnalité si humble, dévouée à l’organisation politique de la classe ouvrière, mais aussi si déterminée et organisée !

 

Quel écart mais quelle cohérence communiste profonde !

Des années de prison pour avoir dénoncé, si naturellement, les agissements de l’armée colonialiste, si contraire à son engagement prolongeant la résistance, sont devenus un vecteur de la lutte anticolonialiste en France, principalement menée par le PCF. Sous les ponts de France, on trouve encore, 60 ans après, des inscriptions peintes « Libérez Henri Martin ». Des peintures, des chants, des pièces de théâtre ont magnifié son sacrifice.

 

Mais Henri Martin est toujours resté avant tout un « simple » militant et un dirigeant communiste, au Comité central, dans l’activité vers les entreprises, dans ce secteur si important qu’était la formation des militants et cadres du Parti.

Henri a été dirigeant de l’école centrale du PCF pendant plusieurs années pour le plus grand profit aussi bien des « élèves » que des « enseignants » communistes. Il nous a remis ses notes et programmes. La boussole de la lutte des classes ne le quittait jamais, comme celle de l’importance de l’organisation léniniste répondant au centralisme démocratique.

Quand tout cela a été remis en cause puis balayé par les dirigeants opportunistes, depuis la fin des années 80 ailleurs et en France, Henri a été de ceux qui ont posé le plus lucidement la question de la préservation de l’outil révolutionnaire. Fidélité au Parti, défense de l’outil historique irremplaçable, conscience de l’exigence de l’unité du mouvement révolutionnaire, mais opposition résolue aux liquidateurs qui en sont aussi issus : comment faire ?

 

Dans cette période ingrate, un camarade doté de cette histoire et de cette trempe, notamment à la direction de l’association des vétérans, malgré l’âge, Henri Martin a continué à défendre le Parti, en prenant position notamment aux congrès, en diffusant des tribunes, en continuant à militer localement.

Le Parti communiste ne peut être qu’un parti conservant en toute circonstance son indépendance de pensée et d’action au service de la classe ouvrière.

Voilà le message que nous retiendrons, reconnaissants à Henri pour tous ses actes dans tous les épisodes historiques traversés, à ce grand dirigeant du PCF, à notre cher camarade.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 20:17

Lu sur Investig'action

Source : Survie

 

Faisant écho aux déclarations du ministre français de la Défense, les chefs d’État africains associés au dispositif antiterroriste Barkhane multiplient les appels à une nouvelle intervention occidentale en Libye.



Les 15 et 16 décembre 2014, s’est tenu à Dakar le premier « forum international sur la paix et la sécurité en Afrique ». Présenté comme une co-réalisation franco-sénégalaise, il avait en fait été décidé lors du sommet de l’Elysée, l’année précédente, et son organisation a été impulsée et largement financée par le ministère de la Défense français (et par des entreprises françaises). Conçu comme un espace informel de discussion et non comme une instance décisionnelle, il a réuni plus de 300 participants issus de divers horizons (diplomates, militaires, « chercheurs », politiques, responsables d’ONG...). Cette affluence a été présentée comme un succès, même si l’assistance est restée essentiellement francophone, les poids lourds anglophones du continent s’étant abstenus de participer. L’Algérie avait également boycotté le sommet. Enfin, même si le commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, était finalement présent, on sait que cette initiative a suscité une très forte hostilité au sein de l’UA où l’on reproche à la France de marcher sur ses plates-bandes.

 

Appropriation africaine de la doctrine française

 

Si plusieurs ateliers étaient proposés, déclinant sous différentes formes la question de la sécurité, c’est, selon les observateurs présents, la question du terrorisme qui a très largement dominé les débats et les interventions en plénière. Côté français, le forum a été à nouveau présenté comme une contribution à l’autonomisation des armées africaines. « Il faut que les Africains se rendent compte que l’appropriation de leur sécurité par eux-mêmes suppose la collaboration », a ainsi expliqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (France 24, 16/12). Il faut bien sûr comprendre ces propos confits de paternalisme à la lumière des préoccupations actuelles des militaires français. Quand on parle d’« appropriation par l’Afrique de ses propres enjeux de sécurité » ou qu’on explique que « l’ambition est de créer une culture sécuritaire commune en Afrique » (Interview de Le Drian à Jeune Afrique, 14/12), il s’agit avant tout de faire épouser les conception françaises en la matière, et d’obtenir une coopération destinée à renforcer le dispositif Barkhane de lutte contre le terrorisme dans la zone sahélienne. « Ce forum doit nous apporter une doctrine », explique à ce sujet un proche du ministre français de la Défense (JeuneAfrique.com, 16/12). Et ça tombe bien ! Car l’armée française justement n’est pas avare en la matière et dispose d’un prêt-à-penser directement issu de son expérience coloniale et qu’elle n’a cessé de vouloir perfectionner et partager. Ainsi, selon la journaliste du Monde, les militaires français insistent sur la nécessité de « couper les populations de ces groupes armés par des stratégies de contre-insurrection » (17/12). Action psychologique sur les populations, encadrement civilo-militaire pour gagner « les cœurs et les esprits », priorité donnée au renseignement par tous les moyens pour « neutraliser » l’ennemi intérieur, on a vu de l’Algérie au Rwanda, en passant par le Cameroun, le résultat de ces brillantes « stratégies de contre-insurrection ».
 

Priorité sécuritaire

 

Interrogé sur les dérives qui peuvent découler de la « guerre contre le terrorisme », le congrès américain venant de confirmer dans un rapport les pratiques criminelles de la CIA, Le Drian se contente de répondre : « c’est pas dans notre doctrine. (…) C’est pas dans les pratiques de l’armée française » (RFI, « Internationales », 14/12). Un tel déni de la réalité historique ne peut qu’inquiéter sur les méthodes inavouées d’une guerre qu’il annonce « implacable ». Pour autant l’approche exclusivement militaro-sécuritaire de la France et des Etats-Unis suscite des réticences. Si l’on en croit l’envoyé spécial de Jeune Afrique (17/12) au forum de Dakar « la grande majorité des intervenants, notamment africains, ont souhaité mettre l’accent sur la prévention ». Ainsi, l’envoyée spéciale de l’ONU pour le Sahel, l’Éthiopienne Hiroute Gebre Selassie a rappelé que « la hausse des dépenses sécuritaires [les budgets militaires africains ont augmenté en moyenne de 8 % en 2013] se fait au détriment des besoins sociaux. C’est pourtant la précarité des développements sociaux qui pousse les jeunes à rejoindre les groupes armés. La situation de la jeunesse s’est aggravée. C’est l’une des causes profondes de l’instabilité dans le Sahel ». C’est d’autant plus vrai quand les espaces de contestation sont verrouillés par des régimes autoritaires et prédateurs, par exemple ceux dont les officiers français affectionnent particulièrement les dirigeants à la poigne de fer. Interrogé par Jeune Afrique (16/12) sur le cas du Congo B et surtout sur celui du Tchad, principal allié de la France dans la lutte contre le terrorisme, Le Drian explique ainsi qu’« il faut trouver un équilibre entre l’objectif démocratique et la nécessité sécuritaire (...). Même si la priorité est aujourd’hui sécuritaire ». Les leçons de la récente insurrection populaire au Burkina Faso n’ont définitivement pas été tirées.
 

L’opération Barkhane

 

Officiellement lancée en août 2014, l’opération Barkhane a remplacé l’opération Serval et l’opération Epervier au Tchad. Il s’agit en réalité d’une réorganisation profonde du dispositif militaire français en Afrique, préparée depuis plusieurs mois et officialisant l’entrée de la France dans la « guerre contre le terrorisme ». Plus de 3000 hommes sont déployés sur 5 pays (Tchad, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie), se jouant des frontières et des autorités concernées (Cf. Billets n°238, septembre 2014).
 

La Libye dans le viseur

Si les conceptions françaises ont pu être bousculées dans les ateliers du forum, cela a été complètement occulté dans les médias par le show final où trois des quatre présidents présents (le Malien Ibrahim Boubakar Keita, le Sénégalais Macky Sall et le Tchadien Idriss Déby Itno) ont réclamé une nouvelle guerre occidentale en Libye. Les propos du dictateur tchadien notamment ont fait couler beaucoup d’encre : « La destruction de la Libye : mon frère [Macky Sall] disait que c’était le travail inachevé. Non, le travail a été achevé, l’objectif recherché étant l’assassinat de Kadhafi et pas autre chose », a-t-il asséné avant d’appeler les pyromanes à venir jouer les pompiers : « La solution c’est entre les mains de l’OTAN. Qui a créé le désordre n’a qu’à aller ramener le l’ordre » (Dans un lapsus révélateur, il avait déclaré d’abord « ramener le désordre »…).

Les commentateurs se sont généralement amusés de l’impertinence de l’orateur, qui s’exprimait devant deux ministres français de la Défense, l’actuel et le précédent. Mais on était bien loin d’un crime de lèse-majesté. D’une part les équipes du parti socialiste ne s’estiment pas comptables des conséquences de l’intervention voulue par Sarkozy en Libye, même s’ils l’avaient soutenue. D’autre part les déclarations de Déby ne font qu’apporter de l’eau au moulin de Le Drian sur la nécessité d’une nouvelle opération en Libye dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Le chef d’état-major français, l’amiral Edouard Guillaud, l’a évoquée pour la première fois publiquement il y a tout juste un an et, depuis septembre, Le Drian ne manque pas une occasion d’y revenir puisque « à l’état-major de l’armée française, nombreux sont ceux qui pensent qu’il faudra bien "y aller" un jour » (JeuneAfrique.com, 23/12). Mais il en précise les modalités : « La Libye est un pays souverain. La réponse doit être internationale. Il ne faut pas rajouter du chaos au chaos » (interview à Jeune Afrique, 14/12). La France cherche donc à constituer une coalition qui paraisse la plus légitime possible et facilite l’obtention d’un mandat de l’ONU. Il faut également ménager l’armée algérienne, pour l’instant hostile à une telle intervention, et sur le territoire de laquelle les groupes visés pourraient se replier en cas d’attaque.


 

Demande (franç)africaine

Quelques jours après le forum de Dakar, les dirigeants du G5 Sahel (regroupement des 5 pays concernés par l’opération Barkhane, au sein duquel la France a un statut « d’observateur ») ont remis le couvert à l’issue d’une rencontre en Mauritanie. Le 19 décembre, le président mauritanien a ainsi rendu public un communiqué par lequel le G5 lançait un appel « au Conseil de sécurité des Nations unies pour la mise en place, en accord avec l’Union africaine, d’une force internationale pour neutraliser les groupes armés, aider à la réconciliation nationale et mettre en place des institutions démocratiques stables » en Libye. Jouant sur la confusion des casquettes, c’est en tant que président en exercice de l’Union Africaine que l’appel du G5 a été lancé par Abdel Aziz, abusant certains journalistes. Ainsi LeMonde.fr (19/12) titrait que c’est « en accord avec l’Union africaine » qu’était lancé cet appel, alors que l’UA en était simplement destinataire et qu’on ne savait même pas sous quelle forme elle avait été officiellement saisie. Même imprécision concernant « les responsables libyens » qui auraient « exprimé leur accord avec cette demande » selon le président mauritanien, ce qui mériterait pour le moins d’être précisé compte-tenu de la confusion politique qui règne dans le pays...
 

Quelle coalition ?

 

Cet appel du G5, après les déclarations de clôture du forum de Dakar, s’inscrit dans le cadre d’une préparation diplomatique et médiatique menée par la France qui n’est pas sans rappeler celle qui avait précédé l’opération Serval au Mali. Une nouvelle intervention sera d’autant plus facilement acceptée par les opinions publiques et les autres chancelleries qu’elle apparaîtra comme « une demande africaine ». Mais concernant la mise en œuvre, d’autres soutiens que les pays africains sont nécessaires, même si certains, comme l’Egypte, disposent de réels moyens militaires. Engagée sur plusieurs théâtres d’opération et fonctionnant à flux tendu (notamment pour les moyens aériens), l’armée française peut difficilement envisager de mener seule cette nouvelle intervention. Les réticences des autres pays européens à suivre la France dans ses expéditions africaines ne semblent pas avoir été dépassées. Restent donc les Etats-Unis, que la situation en Libye ne laisse pas indifférents, qui avaient participé au renversement de Kadhafi, et qui continuent, après le soutien apporté à l’opération Serval au Mali, à épauler le dispositif antiterroriste français au Sahel. Si l’on en croit le Canard Enchaîné (17/12) (ou plutôt les informations de la Direction du renseignement militaire auxquelles Claude Angeli fait référence), le secrétaire d’État John Kerry aurait réclamé, lors d’une réunion confidentielle de la commission des Affaires étrangères du Sénat, « une certaine flexibilité dans l’emploi des forces armées », notamment « au cas où le groupe Etat islamique commencerait à se manifester en Libye ». Or « l’État islamique est à nos portes » dramatise le président nigérien Mahamadou Issoufou (Jeune Afrique, 28/12). Des milices libyennes se réclament en effet désormais de l’État islamique qui aurait, selon les militaires américains, ouvert des camps d’entraînement à l’est du pays. A l’occasion d’une nouvelle visite aux troupes françaises de Barkhane, pour le réveillon du 31 décembre 2014, Le Drian a à nouveau appelé la « communauté internationale » à la mobilisation.

Le cycle infernal des interventions militaires étrangères qui, de l’Irak à l’Afghanistan, alimentent le chaos et les groupes religieux extrémistes plus qu’elles ne les réduisent, semble donc avoir de beaux jours devant lui…

Titre originel : Libye : Chronique d’une guerre annoncée

Source : Survie

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