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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 11:20

 

Daniel TEURQUETY, un militant CGT de conviction.

Daniel TEURQUETY nous a quitté vendredi 13 février dernier. Adhérant dès 1948 à la CGT, il fut un des militants historique du syndicat CGT Renault Cléon. Il avait été embauché en 1959 à Renault Cléon comme affûteur. Depuis l’ouverture de l’entreprise en 1958, la CFTC et FO avec la complicité de la Régie, régnaient en maîtres. Tout était fait pour exclure de l’usine la CGT. Daniel TEURQUETY, à la demande de Jean Malvasio, alors Secrétaire Général de l’Union Départemental, lui propose d’implanter la CGT dans l’entreprise. C’est le début d’un long combat. Dès la 1 ère élection avec André Boucher, René Delamare et Maurice Khun, la CGT obtient 60 % des voix. C’est le début d’un longue histoire sociale dont Daniel TEURQUETY, avec ces camarades seront les acteurs.Provocations de la Direction, luttes contre les cadences infernales, occupation de l’usine en mai 1968 etc… Daniel TEURQUETY sera de tous les coups jusqu’en 1982 ou il partira en retraite. Membre de la direction de l’ UD de Seine-Maritime de 1960 à 1962. Atteint par de graves problèmes de santé, il sera envoyé en 1964 dans un château- maison de repos de la fédération CGT de la métallurgie.
En 2009, à l’occasion de l’interview qu’il donna à Antoine FISZLEWICZ afin de paraitre dans notre livre « HAUTE-NORMANDIE PAGES D’HISTOIRE SOCIALE » * Il déclara notamment:  » Je pense que j’ai bien rempli ma vie….J’ai commencé à travailler à 14 ans. C’était la guerre. J’avais été envoyé pour travailler à la campagne à ILLIER, un petit bourg de la région d’Aumale. A la libération, je me suis engagé dans l’aviation. J’y suis resté trois ans avant de rejoindre Francolor…sur un plan intellectuel, militer m’a beaucoup aidé. Je voudrais dire aux jeunes, qui veulent arriver, qu’ils aient beaucoup de cran et qu’ils suivent leurs idées » . Outre ses responsabilités syndicales chez Renault, Daniel TEURQUETY fut aussi représentant de la CGT à la Caisse d’Allocations familiales et à la caisse de retraite. Militant communiste convaincu, il siégea comme conseiller municipal à Saint-Aubin-les-elbeuf. Adhérant à notre Institut, Daniel TEURQUETY, jusqu’à la fin de sa vie resta fidèle à ses convictions.


* Haute-Normandie Pages d’ Histoire Sociale- Témoignages de syndicalistes- édité par l’IHS CGT 76 et le Comité Régional de Normandie- 25 € édité en 2009.

Lu sur le site de l'Institut d'histoire sociale de la CGT de Seine-Maritime

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:10

Les juges du Tribunal administratif de Kiev refusent en bloc de traiter l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine

cp ukr

 

Article pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Huit mois que le nouveau gouvernement ukrainien illégitime a lancé une procédure d'interdiction du Parti communiste d'Ukraine. Tous les moyens étaient permis. Cette fois, les juges du TA de Kiev ont décidé de ne pas céder au chantage de l'exécutif.

Le Parti communiste d'Ukraine subit depuis près d'un anune offensive sans précédent visant à le détruire comme seule force d'opposition nationale, dévouée à la défense des travailleurs d'Ukraine, sans distinction aucune ni allégeance à quelque clan dirigeant, oligarque, puissance étrangère.

 

Un an de chasse contre le Parti communiste : tous les coups sont permis

Les projets de loi visant à interdire le Parti communiste et son idéologie ont été portés en 2014 par des députés populistes d'extrême-droite comme Oleg Liachko, ils ont trouvé un relais chez le Ministre de la Justice Pavlo Petrenko qui a porté l'affaire devant le Tribunal administratif de Kiev.

Entre-temps, pendant l'été, la faction parlementaire du KPU – qui était après 2012 un parti majeur, la principale force d'opposition populaire, avec près de 14 % des voix et 32 députés – était dissoute. Dans l'hostilité la plus totale, avec des millions d'électeurs empêchés de voter dans l'est du pays, il a tout de même obtenu près de 4 % des voix en octobre 2014. Pas suffisant pour rester au Parlement.

Les charges alléguées contre le Parti communiste se centrent sur « l'atteinte à la souveraineté et l'intégrité territoriale », autrement dit un soutien direct à la rébellion séparatiste dans l'est du pays. Une charge qui permet au gouvernement d'y joindre l'intention de renverser le gouvernement par la force, l'atteinte aux libertés fondamentales et incitation à la haine raciale.

Depuis des mois, la police ukrainienne, le Ministère de la Justice ainsi que les services de renseignement mènent une enquête, aux méthodes douteuses, tentant de monter un dossier à charge pour l'interdiction du KPU.

Tous les moyens ont été utilisés, y compris l'enlèvement de militants et cadres communistes soumis à des interrogatoires musclés. Jusqu'à présent, le Tribunal administratif (TA) de Kiev a jugé qu'aucune preuve tangible n'avait été apportée, reportant à plusieurs reprises l'audition du cas.

 

Des pressions intolérables de l'exécutif : les juges se dessaisissent

Le 24 décembre 2014, la Cour d'appel de Kiev avait néanmoins enjoint le TA de Kiev de reconsidérer l'affaire, qui devait être relancée, après les travaux préparatoires, au cours du mois de février.

Ce 18 février 2015, coup de théâtre, les 10 juges du Tribunal administratif de Kiev décident en bloc de ne pas traiter la procédure portant sur l'interdiction du KPU, s'appuyant sur les pressions et méthodes intolérables dont ils ont été victimes de la part de l'exécutif.

Cette décision collégiale a été prise après la révélation que la maison du juge qui devait présider le cas, Valeri Kouzmenko, a été perquisitionnée par la police, son ordinateur saisi, contenant le matériel de travail sur l'affaire de l'interdiction du Parti communiste.

Selon Kouzmenko, il s'agit d'une tentative désespérée de faire pression sur le Tribunal et d'intimider les juges. Pour le gouvernement ukrainien, il s'agissait d'une mesure qui s'imposait alors que les juges étaient soupçonnés d' « abus de pouvoir » et de « faux ».

 

Pour le Ministère de la Justice, les juges sont de mèche avec les communistes !

La réaction du Ministre de la Justice, Pavlo Petrenko, qui avait lancé en juin 2014 la procédure d'interdiction contre le Parti communiste, ne s'est pas faite attendre.

Outre le fait que l'affaire pourrait être portée devant un autre Tribunal administratif, il a annoncé le lancement d'une procédure visant à imposer des mesures disciplinaires contre les 10 juges du TA qui pourraient conduire à leur radiation.

Selon le Ministre, les juges du TA de Kiev ne sont pas neutres et font le jeu du Parti communiste :

« Toutes les preuves ajoutées au dossier nous laissent croire que derrière le refus des juges de traiter l'affaire, et a vu de la composition du Tribunal administratif de Kiev, il y a un élément : ce tribunal, hélas, fait le jeu ou est sous l'emprise du Parti communiste d'Ukraine ».

 

La résistance continue pour défendre les droits démocratiques et sociaux

Il ne fait aucun doute que ce nouveau rebondissement jette un discrédit total sur la légalité de la procédure d'interdiction du Parti communiste, confirment les dénonciations par le KPU de l'emploi de méthodes illégales, de la fabrication de preuves pour appuyer des accusations sans fondement.

Pourtant, la réaction du pouvoir montre qu'il n'est pas prêt à reculer, quitte à brûler les ponts avec ce qu'il pourrait rester d'Etat de droit en Ukraine. Le gouvernement est prêt à lancer une épuration de l'appareil d'Etat, jusque dans sa branche judiciaire.

Dans cette lutte, la seule force nationale de masse qui refuse la main-mise des oligarques sur le pays, les plans d'austérité imposés par le FMI et la logique d'intégration européenne, les ingérences des grandes puissances capitalistes, les discriminations contre des millions d'Ukrainiens : c'est le Parti communiste.

 

C'est pourquoi il subit depuis un an cette vague de répression inédite, chaque militant endure intimidations verbales, violences physiques, poursuites devant les tribunaux, arrestations sans fondement. Et pourtant, il résiste, et ce dernier rebondissement judiciaire prouve encore une fois que la justice et la vérité sont de son côté.

Solidarité avec nos camarades !

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:53

Publié par Michel El Diablo

Notre camarade Henri MARTIN est mort [Communiqué du Collectif communiste Polex]

Communiqué du Collectif communiste Polex

 

Notre camarade Henri Martin est mort

 

Né en 1927 dans le Cher, Henry fut Résistant FTP à 17 ans. Dès la France libérée des Nazis, il est quartier-maître dans la Marine Nationale mais continue à être un militant. Il dénonce avec le PCF la guerre coloniale que les autorités issues de la Résistance (Gaullistes, SFIO, MRP) imposent au peuple du Vietnam. À l'Arsenal de Toulon, il distribue des tracts qui le disent, et ses chefs, avec l'aval du gouvernement, le font condamner à 5 ans de prison sans preuves pour sabotage. Le PCF, qui organisait alors les luttes populaires contre « la sale guerre coloniale d'Indochine », fait alors de lui un symbole de cette lutte, et les murs de France se couvrent d'inscriptions : « Libérez Henri Martin ! » Après 3 ans d'incarcération, Henri redevient un militant modeste, respecté, presque anonyme, un exemple pour les communistes. Fidèle à son Parti tout au long de sa vie, même s'il souffrait d'y voir se répandre les dérives opportunistes et électoralistes, il est d'abord membre du Comité Central, puis Directeur de l'École Centrale du Parti, et enfin dirigeant des « Vétérans ».

 

Il nous fit l'honneur de participer au Collectif Polex tant que sa santé le lui permit : il y retrouvait l'engagement contre les guerres coloniales et impérialistes qui fut le sien depuis sa jeunesse.

 

Son regard de Communiste lucide et désintéressé nous manque déjà. Nous essaierons de continuer son idéal anti-impérialiste.

 

 

Paris, le 20 février 2015

 

 
 
SOURCE:

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 23:30
21 février 2015

L’accord conclu le vendredi 20 février entre la Grèce et l’Eurogroupe suscite des commentaires contradictoires. Il faut, pour comprendre cet accord, et pour l’analyser, en resituer le contexte, à la fois dans le court et dans le long terme.

Un accord temporaire

Cet accord avait pour but d’éviter une crise immédiate. Le gouvernement d’Alexis Tsipras s’y était engagé. Une crise moins d’un mois après l’accession au pouvoir eut provoqué un chaos probable. De plus, cet accord mérite d’être regardé à la loupe. Il y a bien plus que ce qu’en dit Paul Krugman dans son billet pour le New-York Times[1]. En fait, la Grèce a obtenu plusieurs choses :

  1. La Grèce n’est plus obligée d’atteindre un excédent budgétaire primaire de 3% cette année. L’équilibre seul est exigé.
  2. Le « contrat » qui court sur 4 mois est explicitement désigné comme une transition vers un nouveau contrat, qui reste bien entendu à définir.
  3. La « Troïka » n’existe plus comme institutions, même si chacune de ses composantes continue d’exister. C’en est donc fini des équipes d’hommes en noir (men in black suits) qui venaient dicter leurs conditions à Athènes.
  4. La Grèce écrira désormais l’ordre du jour des réformes, et elle l’écrira seule. Les institutions donneront leur avis, mais ne pourront plus faire d’un point particulier de ces réformes une obligation impérieuse pour Athènes.

Un avantage plus discret est que le Gouvernement grec a brisé l’unanimité de façade de l’Eurogroupe et a obligé l’Allemagne à dévoiler ses positions. Mais, la Grèce a accepté de reconnaître – pour l’instant – l’ensemble de ses dettes. Il n’y a eu aucun progrès sur ce point, et aucun signe d’un changement d’attitude de l’Allemagne.

Un succès limité.

Mais, ce succès est limité. Dans 4 mois, fin juin, le gouvernement grec sera à nouveau confronté à l’Eurogroupe, et cette fois-ci, ce ne sera pas une négociation facile. Le gouvernement d’Athènes va proposer des réformes, et l’on peut penser que celles-ci vont faire peser le fardeau fiscal sur les privilégiés, et le contentieux avec l’Eurogroupe et l’Allemagne va encore grandir. De fait, l’Allemagne ne peut céder, ni non plus le gouvernement grec. Ceci implique que l’on va vers un nouvel affrontement, à moins que d’ici là se dessine une « alliance » anti-allemande. C’est ce qu’espère Tsipras, et sur ce point il a tort. Les gouvernements français et italiens sont en réalité acquis aux idées allemandes.

Et pourtant, l’idée d’utiliser les sommes allouées aux remboursements (intérêts et principal) pour relancer l’économie grecque, développer l’investissement, tombé à un niveau historiquement bas, a dus sens.

Graphique 1

Evolution des investissements en Grèce.

 A - Invest

La chute de la productivité (en sus de la production) est l’indicateur de l’échec fondamental de la politique d’austérité.

Graphique 2

Evolution de la productivité du travail en Grèce

 A -Prod du T

De même, prendre des mesures humanitaires d’urgence est fondamentalement juste, mais elle s’oppose frontalement avec la logique de créancier que défend l’Allemagne.

 

Se préparer à sortir de l’Euro.

Mieux vaut utiliser ces 4 mois gagnés de haute lutte pour se préparer à l’inévitable, c’est à dire à une sortie de l’Euro. Quelle que soit la stratégie de négociations de la Grèce, et celle conçue par son Ministre des Finances Yanis Varoufakis est excellente, il faut s’interroger sur le but de cette négociation. En fait, la Grèce ne peut obtenir des choses qui sont, dans le contexte politique actuel, contradictoires. Elle ne peut se dégager des dettes (d’au moins une partie) et garder l’Euro. Le paradoxe réside dans ce qu’une sortie de la Grèce de la zone Euro, par les effets induits qu’elle produira, mettra fin assez rapidement soit à l’Euro soit à la politique de Germano-Austérité. Mais, pour cela, la Grèce doit sortir de l’Euro.

Elle a 4 mois pour s’y préparer, pour convaincre la population qu’une telle issue est inévitable et qu’en réalité cette même issue constituera un progrès. Il est probable que cela implique aussi de changer de Ministre des Finance. Non que Yanis Varoufakis ait démérité, loin de là. Mais, il faudra bien annoncer la couleur et faire en sorte que la nouvelle stratégie de la Grèce soit prise au sérieux. La nomination d’hommes et de femmes connus pour leurs opinions négative quant à l’Euro serait un signal fort que l’on se prépare à un affrontement dans les meilleures dispositions.

 

[1] http://mobile.nytimes.com/blogs/krugman/2015/02/20/delphic-demarche/

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 22:43
Jeudi 19 février 2015, 09:30

Depuis mai dernier, parce que le secrétaire général du KPU avait déclaré que s’il était président il retirait les troupes de l’est et qu’il s’agissait d’une guerre contre le peuple, une procédure de mise en illégalité pour séparatisme est lancée contre ce parti. C’est un véritable scandale dont l’UE et tous les médias devraient s’emparer mais c’est le black out… Le juge du Tribunal administratif vient de renvoyer l’affaire devant un autre tribunal. Ce serait un minimum que le PCF et l’Humanité manifestent leur solidarité. (note et traduction DB)

Le  parti communiste d’Ukraine déclare que les juges de la Cour Administrative à Kiev, lors d’une réunion mercredi en vue d’examiner l’affaire de l’interdiction de l’activité du KPU ont refusé de statuer en raison des enregistrements réalisés en Cours d’élaboration.

« Le Juge du Tribunal administratif à Kiev, Valeri Kouzmenko, a refusé de discuter le cas de l’interdiction du parti communiste d’Ukraine et l’a renvoyé à un autre tribunal, » selon le communiqué du KPU publié mercredi sur le site Web du bloc.

Selon Kouzmenko, le Tribunal administratif de Kiev ne peut pas continuer à enquêter sur la plainte déposée par le Ministère ukrainien de la Justice en raison de la pression exercée par le Bureau du procureur.

Lundi, le Parquet ukrainien a invalidé des registres dans le bâtiment du Tribunal administratif en raison d’une prétendue falsification dans la cour entre 2012 et 2015.

Le leader du parti communiste d’Ukraine, Piotr Simonenko, a déclaré en mai dernier que s’il était le chef d’Etat « il retirerait immédiatement toutes les troupes » des régions orientales du pays et a désigné l’opération spéciale à l’est comme une « guerre contre le peuple ».

En réponse, le Président par intérim, Alexandre Tourchínov, a demandé au ministère de la Justice d’examiner l’activité du bloc communiste et suggéré la possibilité de l’interdire .

Le ministère de la Justice a conclu que le KPU menait une activité inconstitutionnelle en soutenant les « séparatistes ».

Le 22 juillet les députés ukrainiens ont autorisé le Président de l’Assemblée législative à dissoudre le groupe parlementaire communiste.

Source : Histoire et société

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 22:32
20 février 2015

Par

Angela Merkel - CC PPELe conflit entre la Grèce et l’Allemagne polarise désormais les peuples de la Zone Euro. La réponse méprisante faite par le Ministre des Finances de Berlin à la proposition issue d’Athènes est la meilleure démonstration que pour l’Allemagne il s’agit de casser un gouvernement démocratiquement issu d’élections libres et, au-delà la Grèce pour laquelle les qualificatifs les plus méprisants, les plus injurieux, ont été utilisés. Souvenons-nous des « cueilleurs d’olives ». Cela concentre sur l’Allemagne le ressentiment de tous ceux qui condamnent et refusent la suicidaire politique d’austérité. Faut-il donc haïr l’Allemagne ?

Les péchés répétés de Mme Merkel et de M. Schäuble

Le gouvernement d’Athènes avait envoyé le jeudi 19 une demande à Bruxelles. Il y affirmait sa volonté de« coopérer étroitement avec les institutions européennes et le FMI », ainsi que celle d’« honorer ses obligations financières vis-à-vis de ses créanciers ». Il s’y engageait à «  financer pleinement toute nouvelle mesure tout en s’abstenant de toute action unilatérale qui saperait les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière ». La seule chose qu’il demandait était l’introduction d’une « flexibilité » permettant « des réformes substantielles » afin de « rétablir le niveau de vie des millions de citoyens grecs »1. Ceci n’est pas un vain mot. Le quart des enfants scolarisés en Grèce souffre de la faim. Près de la moitié de la population a renoncé à se faire soigner. Le nombre des suicides a augmenté de 40% ces cinq dernières années.

Cela n’a nullement ému Berlin. La réponse a fusé quelques heures plus tard, un « Nein » aussi impératif que méprisant. Dans des commentaires qui ont « fuité » par le biais d’Edward Conway, le responsable économique de la chaîne britannique Sky News puis par Reuters, on apprend quelles conditions humiliantes et insultantes le gouvernement de Berlin mettait à son accord. Il ne veut rien moins qu’une reddition complète du gouvernement grec, lui imposant un traité léonin, une paix carthaginoise, où ce gouvernement, librement élu, devrait obtenir l’accord préalable de la « troïka » pour tout changement à apporter à la politique économique. En d’autres termes cela nie l’existence de la moindre souveraineté à Athènes.

Comment ne pas voir dans cette attitude l’écho lointain de l’ultimatum envoyé par l’Empire austro-hongrois à la Serbie, qui déclencha la Première guerre mondiale ? Comment ne pas y voir l’arrogance de l’Allemagne hitlérienne envoyant un autre ultimatum, en mai 1941, à la Yougoslavie et à la Grèce ? Mme Merkel devrait y prendre garde. Son comportement commence à ressembler à ce que l’on trouve de plus haïssable dans l’Allemagne. On pourrait, d’ailleurs, rafraichir la mémoire à Mme Merkel, que ce soit sur les diverses occasions où l’Allemagne a bénéficié d’un effacement partiel de sa dette (Plan Dawes, Plan Young, accord de 1953) ou sur les conséquences ultimes de l’hybris germanique, qui il y a 70 ans a conduit les forces de l’Armée Rouge à Berlin.

L’Allemagne vaut mieux que Madame Merkel

Pourtant, nous savons bien que Mme Merkel ne représente pas toute l’Allemagne, où des voix discordantes, que ce soit au parti des « Verts » ou à Die Linke, ou même dans des fractions du SPD et dans les syndicats, se sont faites entendre. Toute l’Allemagne ne se reconnaît pas dans la politique mercantiliste qui a été menée depuis 2003. Toute l’Allemagne ne se reconnaît pas dans cette politique de créancier. Car une bonne partie de l’Allemagne en souffre, et l’on sait que le nombre des salaires (plein temps) inférieurs au SMIC n’a jamais été aussi grand avec plus de 7 millions de travailleurs. Le niveau des investissements dans les infrastructures n’a jamais été aussi bas, ce qui constitue aujourd’hui un problème pour la population (on sait que le nombre des retards de train est pratiquement le triple en Allemagne qu’en France) mais aussi pour l’industrie et l’économie en général. Cette politique ne profite en réalité qu’à une minorité.

Mais cette minorité a convaincu une partie de la population de la logique de sa politique. C’est pourquoi Mme Merkel est aujourd’hui chancelière, et pourquoi le SPD, associé à son gouvernement, se fait si timide et si complaisant.

C’est une règle en démocratie : le gouvernement que l’on a élu vous représente, et vous serez identifié à la politique de ce gouvernement, sauf si vous vous y opposez activement. L’histoire se rit de ceux qui veulent en être les spectateurs.

L’Allemagne dans nos têtes

Il faut aussi regarder l’Allemagne, ou plus exactement ce parti-pris qui considère la politique de Merkel-Schäuble comme le parangon de l’efficacité, dans nos têtes. La fascination morbide que l’Allemagne, dans ce qu’elle a de pire, exerce sur les élites françaises appellerait une psychanalyse de masse, si une telle chose était possible. On peut, et on doit, y voir l’écho lointain de la défaite de 1940, et de l’abandon au pire dont les élites françaises, tant de droite que de gauche se sont alors rendues coupables. Le liberté, la République, et l’honneur n’ont été sauvés que par une poignée de réprouvés, de « clochards célestes » pour reprendre l’expression de Romain Gary, qui en fut, lui, le petit juif né à Wilno. Au fond, et on le voit hier comme aujourd’hui, c’est dans l’abandon de la souveraineté que se construit cette politique de soumission. On voit aujourd’hui ressurgir dans le langage de la droite française, mais aussi d’une partie de la gauche, n’est-ce pas Monsieur Manuel Valls ou Monsieur Emmanuel Macron, les vieilles lunes du discours vichyste, avec cette culpabilisation permanente de la population, accusée de ne pas faire assez d’efforts, de ne pas vouloir souffrir assez. Il y a une dimension sado-masochiste dans ce discours et dans cette politique. Mais cette dimension n’est pas que le reflet d’un inconscient trop longtemps refoulé. C’est aussi l’expression d’intérêts que l’on peut parfaitement identifier.

Alors, disons-le, cette Allemagne là est haïssable.

Si, demain, elle devait triompher, si, demain, elle devait écraser l’espoir grec avec ce qu’il représente, qu’elle sache que notre résolution à l’affronter et à la détruire sera implacable. Le nazisme est mort, lui aussi, sous les chenilles des chars soviétiques.

  1. http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204170723979-la-grece-demande-officiellement-une-aide-prolongee- []
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:51

Carrefour Market : Un communiqué de la CGT.

 

 

Les salariés de Carrefour Market veulent être traités à égalité avec leurs collègues des hypermarchés
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:34

Le gouvernement abandonne le secteur et les emplois industriels.  Seuls les salariés font de l'emploi industriel une priorité nationale. Commentaires d'AC.

 

Publié par Jean Lévy

La cgt

 

jeudi 19 février 2015 , par Philippe Gelinaud

 

Les 2 300 salariés de Verallia sont en lutte pour préserver un fleuron de l’industrie française, depuis la réaffirmation par le groupe Saint-Gobain, le 8 décembre 2014, de sa volonté de céder sa filiale spécialisée dans la production d’emballages en verre. L’intersyndicale CGT, FO, CFDT et CGC a été reçue mercredi 18 février 2015 au ministère de l’économie.

Alors que Saint-Gobain voudrait boucler la cession d’ici l’été 2015 et que plusieurs fonds d’investissement anglo-saxons seraient sur les rangs, il y a un véritable risque de voir passer un acteur essentiel et rentable de l’industrie verrière française sous contrôle étranger. Et l’on sait ces fonds plus intéressés par la rentabilité financière à court et moyen terme que par l’emploi.

 

Pour la pérennité de l’entreprise et de ses 2 300 emplois en France, la fédération CGT verre et céramique, en intersyndicale avec FO, la CFDT et la CGC, demande :

  • Que Saint-Gobain reste l’actionnaire majoritaire ;
  • Qu’il n’y ait pas de « vente à la découpe » ;
  • Le maintien du siège social en France.

Les employés et cadres de Verallia sont particulièrement attentifs à l’avenir de leur entreprise : de nombreux débrayages ont eu lieu depuis le mois de décembre et, le 2 février, ce sont plus de 800 salariés qui se sont retrouvés devant les portes de leurs établissements respectifs pour soutenir les revendications de l’intersyndicale.

Alors que les syndicats ont été reçus mercredi 18 février au ministère de l’économie, les salariés restent vigilants et mobilisés, d’autant plus qu’ils sont aussi rentrés, il y a quelques jours, en période de négociation sur les salaires.

Verallia est le troisième fabricant mondial d’emballages en verre, leader sur le segment alimentaire (bouteilles et pots). Filiale du groupe Saint-Gobain, géant mondial de la production, de la transformation et de la distribution de matériaux, l’entreprise emploie près de 10 000 salariés, dont 2 300 en France, répartis sur sept sites. Elle assure l’activité de nombreux sous-traitants, ce qui représente plusieurs milliers d’emplois supplémentaires sur le territoire national.

 
 
 
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:22

Publié par Michel El Diablo

LE CADEAU CACHÉ DE MACRON: une réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

Difficile de s'y retrouver dans la loi Macron, car il y a tout et n'importe quoi : libéralisation du transport de car, travail le dimanche, révision des modalités de licenciement, financement des entreprises, etc. Mais il y a un article de loi injustement méconnu : il s'agit de l'article 34 sur l'allègement de la fiscalité des actions gratuites.

De quoi s'agit-il ? Certaines entreprises, notamment les start up, distribuent gratuitement à leur salarié des "actions" de la société. Une sorte de promesse sur l'avenir, le jour où l'entreprise réalise d'importants bénéficient et voient sa valeur montée en flèche. Jusqu'à présent, la valeur de ces actions gratuites était incluse dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Normal, il s'agit bien d'une rémunération. Sauf que l'article 34 de la loi Macron change les règles de calcul.

 

Une réduction d'impôts de près de 50%

Dans le texte d'accompagnement de la loi, voilà comment le changement de règle est présenté : "Actuellement imposable à l'impôt sur le revenu selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires, la valeur de ces actions sera désormais imposée selon les principales modalités applicables aux plus-valeurs mobilières". Vous n'avez rien compris ? C'est normal. Selon Le Canard enchaîné, cela signifie que les actions gratuites bénéficieront d'un abattement de 50% avant imposition, ce qui réduit de moitié l'imposition. Exemple donné par l'hebdomadaire : "Le bénéficiaire d'une action gratuite paie aujourd'hui, selon sa tranche d'imposition (dont peut soupçonner qu'elle est élevée), jusqu'à 42,71 euros d'impôt sur le revenu, hors CSG et RDS. Si l'article 34 est voté, il ne paiera plus que 20,21 euros".

Un cadeau de 900 millions d'euros... pour les plus riches

Officiellement, l'allègement de la fiscalité sur les actions gratuites est censée favoriser le développement des start up qui ont recours à ce dispositif. Mais pour Le Canard enchaîné, ce sont surtout les cadres des entreprises du CAC 40 qui vont remporter le jackpot. "La distribution d'actions gratuites a complètement supplanté les stock-options, dont la fiscalité a été alourdie ces dernières années", explique l'hebdomadaire. Et les chiffres sont éloquents : "Les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 ont voté, en 2014, l'attribution d'actions gratuites pour un montant de 6,4 milliards. Et, dans l'immense majorité des cas, à leurs cadres dirigeants les mieux payés", précise Le Canard enchaîné.

Malgré toutes ces réserves, le gouvernement a décidé de maintenir cet article de loi. Dont le coût est estimé à 200 millions d'euros par Macron. Un chiffre sous-estimé par plusieurs cabinets privés qui évaluent plutôt à 900 millions d'euros le manque à gagner pour le fisc.


*** Source

"Le cadeau de Macron aux riches ennemis de Hollande", Le Canard enchaîné, 28 janvier 2015

 

LE CADEAU CACHÉ DE MACRON: une réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

SOURCE :

Le cadeau caché de la loi Macron : un réduction d'impôts de 900 millions d'euros pour les plus riches

http://www.politique.net/2015021901-loi-macron-article-34.h

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:02

1 Février 2015

Publié par Michel El Diablo

GOOD YEAR- gouvernement « socialiste »: L'UNION SACRÉE

Un an après la fermeture du site d’Amiens Nord, neuf salariés licenciés, militants de la CGT ont été placés le mardi 17 février 2015 en garde à vue pendant 8 heures pour s’expliquer sur une soi-disant « séquestration » de dirigeants de l’entreprise lors d’une discussion jusque tard dans la nuit. Comme à son accoutumée Good Year ne respecte en rien sa signature sur l’accord de fin de conflit qui prévoyait que toute poursuite judiciaire et disciplinaire serait caduque.

Une cinquantaine de personnes se sont rendues devant l’hôtel de police afin de soutenir leurs camarades. A leur sortie vers 17 h 00 il est clairement affirmé que cette énième provocation à pour but de faire passer le message : faire taire la CGT sur le prochain démantèlement des pneus agraires qui n’a pas encore commencé. Il est possible que « les dangereux individus » soient reconvoqués par le procureur de la République en mars.

 

Il s’agit d’un acte « politique » délibéré du gouvernement Hollande / Valls qui veut mettre au pas ceux qui continuent à se battre sur une base de classe depuis 8 ans parce qu’ils ne veulent pas virent à genoux.

De Hollande à Montebourg, des dirigeants socialistes étaient pourtant venus sur le parking Good Year exprimer leur « solidarité » avec les travailleurs en lutte (on se souvient de Montebourg apportant des croissants aux membres du piquet de grève !). On voit aujourd’hui le résultat de leurs promesses, celles-ci n’engageant que ceux qui y croient. Par compte, le MEDEF a retenu toutes les attentions bienveillantes de ces personnes maintenant au pouvoir.

En même temps que la période d’harcèlement et de provocations sur les militants de la CGT et les salariés s’accentue, pas de problème la situation financière de Good Year est très très bonne. En 2014 grâce au crédit d’impôt le groupe Good Year a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars, soit 4 fois plus qu’en 2013. Sur le 4ème trimestre 2014 le bénéfice net est de 2,13 milliards de dollars contre 228 millions un an plus tôt, il a été ainsi multiplié par plus de 9 ! Good Year doit ses bons résultats à un crédit d’impôt de 2,2 milliards de dollars reçu en fin d’année. Good Year avoue que l’entreprise a réalisé des économies suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l’usine d’Amiens Nord (1143 emplois). Donc pas de problème, tout va bien pour les actionnaires dans le système capitaliste, plus vous licenciez, plus l’état vous subventionne, plus vous faites de bénéfices !

 

Ça continue de bouger sur la Zone Industrielle Nord d’Amiens.

  • Unither (laboratoire pharmaceutique) :

En grève à 90 % toute la semaine dernière dans l’unité (CGT, FO, CFE / CGC) pour des augmentations de salaires décentes.

  • Valeo Transmissions :

Grève à 95 % (seuls les intérimaires travaillent) suite aux « augmentations » scandaleuses données par la direction du site :

0,7 % pour l’année 2015 alors que les 10 plus hauts salaires se sont « accordés » 17% et que la cotation de Valeo en bourse arrive à + 26 %, suivant de près celles de Renault (+ 30 %) et Peugeot (+ 31 %).

La justice, (égale à elle-même comme chez les voisins d’en face de Good Year) a ordonné par référé la fin « du blocus » sous astreinte de 300 € / jour. Les pompiers sont donc venus éteindre les feux de palettes et de pneus, ce qui n’a eu aucun effet sur la reprise du travail espérée par la direction et les pouvoirs publics. La grève ce jeudi matin 19 février, continue jour et nuit dans les 3 équipes.

  • Simply-Markett (plate-forme logistique) :

Suite à la révélation de l’accord d’échange d’enseignes entre système-U et Auchan qui vise à passer tous les Hyper-U en Auchan et tous les Simply-Markett en Super-U,  les salariés et leur syndicat CGT de la plate-forme logistique de la Zone Industrielle demandent des réponses concrètes aux questions qu’ils posent. Des réunions de CE et CCE extraordinaires sont exigées pour éclaircir les menaces sur l’emploi qui se dessine.

relayé par eldiablo

SOURCE:

 

COMMUNIQUÉ de la FNIC -CGT :

 

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