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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 15:20
L’«accord de transition » Machado-Ledezma-Lopez : ce que révèle et ce qu’occulte le programme de la droite vénézuélienne en cas de succès d’un coup d’Etat
Publié par Venezuela infos 

 

La droite radicale vénézuélienne, d'inspiration néolibérale et raciste, continue à préférer la voie violente à la voie électorale. Ici les multimillonaires Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado et Antonio Ledezma, ams de l'ex-président Uribe, et soutenus par les Etats-Unis.

La droite radicale vénézuélienne, d’inspiration ultralibérale et raciste, continue à préférer la voie violente à la voie électorale. Ici, le triumvirat des multimillonaires Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado et Antonio Ledezma, proches de l’ex-président Uribe, soutenus par la droite internationale, la plupart des médias et les Etats-Unis.

Caracas, 21 février 2015. Après seize ans de révolution, l’extrême droite vénézuélienne rêve encore et toujours de répéter le coup d’Etat qui coûta la vie à Salvador Allende et à des milliers de chiliens. Le gouvernement bolivarien a déjoué le 12 février une nouvelle tentative au cours de laquelle des officiers de l’Armée de l’Air allaient bombarder (notamment) le siège de la télévision latino-américaine Telesur, l’Assemblée Nationale et le palais présidentiel. Ces militaires ont été arrêtés ainsi qu’un des organisateurs politiques – qui est aussi un des maires de Caracas : Antonio Ledezma, déjà connu pour ses répressions d’étudiants et de journalistes sous les régimes « démocratiques » d’avant la révolution mais aussi pour son soutien aux militaires d’extrême-droite auteurs du coup d’Etat manqué de 2002 contre Chavez (1). Depuis, Ledezma utilisait son poste de maire pour organiser des violences comme celles de 2014 qui ont causé la mort de 43 citoyens vénézuéliens (ce plan baptisé « La Sortie » visait à créer le chaos social pour renverser le président élu, Nicolas Maduro).

Le 12 février dernier, le coup d’état devait mener à la constitution d’un « gouvernement de transition ». Le document intitulé « Appel aux Vénézuéliens, pour un accord national de transition », devait être diffusé immédiatement par le quotidien El Nacional (propriétaire Miguel Henrique Otero), mais aussi les sites internet d’extrême-droite, Vente Venezuela (coalition d’opposition/MUD), Voluntad Popular (fondée par Leopoldo Lopez Mendoza), d’Antonio Ledezma (maire de Caracas/MUD), Congreso Ciudadano (dirigeante : Maria Corina Machado).

Maria Corina Machado, Antonio Ledezma et Leopoldo Lopez ont apposé leurs signatures au bas de ce manifeste de caractère néolibéral, qui devait servir de base à une supposée transition sans la moindre base constitutionnelle, exactement comme lors du coup d’Etat contre le président Chavez en avril 2002. Nous avons sélectionné les passages-clés de ce texte, afin d’en éclairer -et le cas échéant- en approfondir le sens.

1ère citation : « Préparer et organiser dans la transparence, des élections présidentielles libres ».

Commentaire : Pourquoi des élections présidentielles auraient-elles lieu, sachant que nous avons un président légitime en exercice, dont le mandat légal expire en 2019 ? Quel sera le sort réservé à Nicolas Maduro ? Sera-t-il arrêté, contraint à démissionner ? Sera-t-il dans l’obligation de prendre le chemin de l’exil, sera-t-il assassiné ?

2. « Rétablir dans leur autonomie, les divers organes de la puissance publique, en désigner leurs représentants par des moyens constitutionnels, restaurer le pluralisme politique et la souveraineté nationale de l’Etat vénézuélien ».

Commentaire : en usant de moyens identiques à ceux du 12 avril 2002, lorsque les députés de l’Assemblée Nationale, les juges de la Cour suprême de Justice, le procureur général de la République, le Médiateur (une des instances du Pouvoir Citoyen, en charge de la promotion et de la défense des Droits de l’homme) ont été arbitrairement destitués et remplacés au pied levé ?

3. « Mise en application d’un calendrier destiné à redonner confiance au pays sur le plan économique » ; « Réinsertion du Venezuela au sein des circuits financiers internationaux. Obtenir en retour, le soutien financier nécessaire, visant à surmonter les difficultés rencontrées à court terme ».

Commentaire : retour aux négociations avec le FMI (Fonds monétaire international), la Banque mondiale et d’autres instances internationales qui conditionnent l’obtention de prêts à l’application de politiques néolibérales. Avec leur cortège de privatisations, de licenciements massifs de fonctionnaires, de réduction, voire de suppression des programmes d’aides aux personnes (pensions, etc.). Ceci afin de « garantir » aux secteurs dont il est question, la bonne obtention des aides financières prévues.

4. « Désigner de nouvelles autorités à la tête des instances économiques de l’Etat, sur la base de normes et de critères de compétence et de mérite ».

Commentaire : cette démarche suppose que les contraintes d’ordre technique l’emportent sur la dimension sociale des politiques à mettre en œuvre. C’est le retour programmé de la technocratie.

5. « Parvenir à des accords d’indemnisation pour les dommages résultant des expropriations arbitraires ».

Commentaire : toutes les terres, entreprises et industries ayant fait l’objet d’une mesure d’expropriation, ou ayant été occupées légalement par le gouvernement bolivarien seront restituées à leurs anciens propriétaires. Cela implique la fin des sociétés d’économie mixte (production de biens socialement utiles?), des communes et entités assimilées.

6. « On procédera à un audit de toutes les entreprises (hors secteur pétrolier), dont l’Etat s’est indûment emparé, signe de la rapacité du régime. Décider des formes de propriété et de gestion qui devront leur être appliquées, pour assurer leur relance productive ».

Commentaire : privatisation des entreprises publiques. Licenciement des travailleurs. Baisse des salaires et élimination systématique des avantages sociaux, pour répondre aux critères d’« efficacité ».

7. « Se débarrasser de la chape de plomb des multiples contrôles, qui étouffe l’économie. Réinstauration des bases juridiques et économiques qui attireront les investissements productifs. Et qui assureront à l’avenir, une croissance stable ».

Commentaire : fin de la réglementation relative aux prix des produits de base ; aux transports publics ; aux cliniques et assimilées. Suppression des mécanismes de contrôle tels que la Loi sur les prix équitables ; du contrôle des changes permettant l’acquisition des produits alimentaires et des médicaments de base, pour être revendus à des prix abordables. La priorité est donnée aux investisseurs, au détriment des intérêts du peuple vénézuélien.

8. « Libération des prisonniers politiques. Le retour immédiat des exilés sera facilité. »

Commentaire : la libération (et leur pardon) accordée aux personnes coupables de graves délits – c’est le cas du banquier Eligio Cedeno, de Leopoldo Lopez, Manuel Rosales, et de nombreux autres – suppose que l’on s’ingère dans les affaires relevant strictement du pouvoir judiciaire. En effet ce n’est pas pour leurs opinions que ces personnes ont été arrêtées mais pour des faits relevant du code pénal : corruption, organisation de violences, par exemple.

7. « Solliciter des autorités judiciaires, l’ouverture de procès visant à réprimer les délits graves commis sous la responsabilité de l’ancien gouvernement. »

Commentaire : A l’heure actuelle, le système judiciaire en place est parfaitement rôdé. Le fait que les fonctionnaires accusés d’excès de pouvoir soient jugés et sanctionnés en administre la preuve. Ainsi lors des violences de 2014 l’usage excessif de la force dans certains cas a aussitôt entraîné l’arrestation des policiers ou gardes nationaux concernés. Ceux qui ont trempé dans les assassinats de Juan Montoya (« Juancho »), de Bassil Da Costa et de Geraldine Moreno, sont en passe d’être jugés. De plus, le gouvernement Bolivarien a récemment obtenu que les fonctionnaires de Pdvsa impliqués dans des affaires de corruption soient mis en détention. Enfin le document dont il est question ici, menace les personnels du gouvernement Bolivarien d’être persécutés, comme ils l’ont été en 2002. (Coup d’Etat contre Hugo Chavez, le président sortant).

8. « Combattre l’insécurité touchant la population, devient une priorité d’Etat. Démantèlement des réseaux criminels qui ont proliféré grâce à la complicité du régime actuel, qui leur a assuré l’impunité. Traiter globalement ces questions sous l’angle de la prévention, des actions policières à mener, des problèmes rencontrés au sein de l’administration judiciaire. L’objectif : mettre un terme à l’impunité, et renforcer l’efficacité du système pénitentiaire ».

Commentaire : suspension des garanties constitutionnelles, et violation des droits humains ? Ratissages des quartiers populaires suivis d’arrestations massives comme c’était le cas sous la IVème République ? Comme par sous les régimes d’avant la révolution, assassinats camouflés des dirigeants politiques sous prétexte de combattre la délinquance ?

9. « Rétablir la capacité opérationnelle du secteur pétrolier, et élévation significative de la production pétrolière »

Commentaire : Cela suppose le non respect des quotas établis par l’OPEP. Le Venezuela se verrait contraint de quitter cette instance. De rompre avec elle. Cela causerait immanquablement une baisse des prix du pétrole similaire à celle que l’on a connu sous l’ère pré-Chavez : 9 $ le baril. Réduction des recettes, ce qui obligera l’Etat à adopter des mesures néolibérales. (Un terme est mis aux investissements sociaux).

10. « Révision des cadres juridiques existants, et des accords en vigueur, qui lui sont néfastes ».

Commentaire : Il sera mis fin aux partenariats liant le pays et les nations qui lui sont associées. Seront notamment visés des organismes tels que : Petrocaribe, UNASUR et CELAC. Les chances de parvenir à l’intégration et à l’union de l’Amérique latine, en seront amenuisées. Les accords assurant la présence de médecins cubains au Venezuela ne seront pas reconduits. Fin également des accords passés avec des pays tels que la Chine et la Russie. Avec toutes les conséquences que cela entraînera sur le plan économique.

11. « Désigner à la tête de Pdvsa, un nouvel organe de direction, dont l’honnêteté et les capacités seront reconnues. Le bon fonctionnement de cette instance sera ainsi garanti, et mis au service du pays ».

Commentaire : retour des coteries du pétrole à la tête de Pdvsa. Avec en perspective, sa privatisation partielle, voire totale.

"Je suis Telesur". Parmi les révélations sur le coup d'Etat déjoué le 12 février, on a appris que des militaires comptaient bombarder cette chaîne de télévision publique et latino-américaine basée à Caracas. Journalistes et employés (photo) ont reçu des messages de solidarité des mouvements sociaux de tout le continent

« Nous sommes plus de 800″. Parmi les révélations sur le coup d’Etat déjoué le 12 février, on a appris que des militaires comptaient bombarder Telesur, chaîne de télévision publique et latino-américaine basée à Caracas. Journalistes et employés (photo) ont reçu des messages de solidarité des mouvements sociaux de tout le continent

12. « Recouvrer l’exercice effectif de la liberté d’expression. Retour pour le peuple, du droit à l’information sur la gestion de l’Etat ».

Commentaire : les medias d’Etat subordonneront leur nouvelle ligne éditoriale, aux directives imposées par la droite. Le peuple vénézuélien n’aura plus droit au chapitre. Les nouvelles, et la relation des activités liées aux organisations du Pouvoir populaire, aux conseils communaux, et d’une manière générale les opinions favorables au chavisme, sont appelées à disparaître des pages du Correo del Orinoco (Courrier de l’Orénoque), de Ciudad CCS, des radios d’Etat ou des télévisions publiques.

13. « S’assurer de la loyauté des Forces Armées Nationales, et de leur appui à la Constitution. Elles se débarrasseront de toutes formes d’ingérence venant de l’extérieur de leurs rangs, et se préserveront de toute activité politique partisane. »

Commentaire : Pourquoi se réfère-t-on ici, aux Forces Armées Nationales, et non pas aux Forces Armées Nationales bolivariennes ? Pourquoi en a-t-on délibérément soustrait le terme « bolivariennes » ? Qui va juger de la loyauté de la FANB envers la Constitution ? Puisqu’il est précisé que ces dernières devront s’abstenir de toute activité politique partisane, est-il envisagé de retirer le droit de vote aux militaires ?

14. « Amorcer un processus de dépolarisation politique, menant à la réconciliation nationale. »

Commentaire : Quel sens accorder à l’expression «dépolarisation politique » ? Interdira- t-on de se référer au chavisme et à la révolution, au motif que ce genre de discussion porte ombrage à la dépolarisation escomptée, et à la réconciliation nationale ? Imposera-t-on comme par le passé, la censure aux forces de gauche ?

15. « Restaurer à très court terme, un approvisionnement suffisant en matière d’alimentation, mais aussi en ce qui concerne les produits de consommation courante destinés aux foyers. Pallier le problème des pièces détachées, mais aussi des fournitures qui font défaut, et qui nuisent au bon fonctionnement des chaînes de distribution ».

Commentaire : A première vue, cela semble très simple : il suffira de demander aux entreprises concernées, d’abandonner leur pratique de rétention actuelle, et de cesser les actions qui consistent à faire partir frauduleusement vers la Colombie, les marchandises destinées au marché intérieur vénézuélien. Nous ne serions pas surpris si ce genre de rétablissement accompagnait des mesures telles que la libération des prix des principaux produits de consommation courante, et l’annulation de la Loi sur les Prix équitables. Ce qui n’apparaît pas dans le document.

16. Toute référence à Simon Bolivar est supprimée : on parle des « Forces armées Nationales » (en lieu et place de « Forces armées Nationales Bolivariennes ».) On recourt par ailleurs, à « Venezuela », au détriment de « République Bolivarienne du Venezuela ». Or, c’est exactement ce qui est arrivé le 12 avril 2002, lorsque sur les instances de l’éphémère dictateur Pedro Carmona, patron du « MEDEF » vénézuélien, on retira le portrait de Bolivar du Palais présidentiel de Miraflores.

17. Le document fait très peu état des investissements sociaux réalisés, prête bien peu d’attention aux pauvres et aux précaires, y compris les enfants, les adolescents. Pas plus qu’aux personnes âgées, aux handicapé(e)s, et à ceux dont l’état de santé, requiert un traitement particulier. A rebours, les priorités affichées sont clairement définies : « attirer les investissements productifs », « réinsertion du Venezuela au sein des circuits financiers internationaux ». « Redonner confiance au pays ».

Aucune mention n’est faite de l’enseignement public gratuit. Et ce, quels que soient les niveaux existants: primaire, secondaire, universitaire. Aucune garantie n’est donnée aux établissements universitaires publics, créés sous la révolution (Unefa, UBV, Unearte, unités sport-études) quant à leur avenir. Il en est de même en ce qui concerne les universités ayant bénéficié d’importants réaménagements (Simon Bolivar, Romulo Gallegos, etc.).

Pour les pensions versées aux retraités, aux personnes âgées, à celles qui sont atteintes d’un handicap, le flou subsiste. Les projets et Missions sociales tels que les « Madres del Barrio » (« Les Mères des quartiers »), ne sont pas mieux lotis : aucune précision quant au sort qui leur est réservé. Aucune mention relative à la défense du salaire minimum, et à son indexation sur le coût de la vie (inflation). Au Venezuela, à 28 reprises durant ces 15 dernières années, le salaire minimum a été revu à la hausse. Par ailleurs, on ignore ce qu’il adviendra des nombreux acquis obtenus par le monde du travail, notamment à travers la mise en application de la nouvelle Loi du Travail (2). La sécurité de l’emploi n’est pas garantie.

Par conséquent, il semble bien que la reconduction du décret sur la sécurité de l’emploi soit remise en cause. Renouvelé tous les ans par le président Chavez et son successeur Nicolas Maduro, ce décret protège tant les travailleurs des entreprises privées, que publiques. Les employés et les travailleurs du secteur public, voient également la stabilité de leur emploi remise en question.

Un flou artistique enveloppe aussi l’engagement de mener à son terme, la construction de 100 000 logements (Gran Mision Vivienda Venezuela). Ce projet ayant bénéficié d’un fort volontarisme d’Hugo Chavez et de son successeur, le président Nicolas Maduro.

18. A aucun moment dans ce document, il n’est fait mention du Pouvoir Populaire. Les diverses instances de cogestion en activité à ce jour (les Conseils communaux ; Communes, Comités techniques (de l’eau…) ; les Entreprises de Production sociale (EPS), etc.) sont logées à la même enseigne. De fait, toutes ces formes de propriété mixte instaurées par le gouvernement bolivarien sont sur la sellette. On ne sait pas si elles seront maintenues ou non. Le silence est également fait sur l’avenir que l’on réserve au projet Canaima Educativa (Canamaitas), dont la mise en œuvre a permis aux jeunes vénézuéliens, d’accéder à des millions de logiciels (et ordinateurs portables) mis gratuitement à leur disposition.

19. Dans le document en question, nulle part il n’est fait allusion à la défense et à la promotion des droits des femmes, à l’appui dont devraient continuer à bénéficier les mouvements sociaux, les collectifs de paysans, LGBT (mouvement lesbien, gay, bisexuel et transsexuel), les groupes écologistes, les défenseurs de la cause animale. Qu’en sera-t-il du maintien de la souveraineté acquise en matière de technologie, en ce qui concerne les logiciels libres ? Qu’en sera-t-il enfin, de ces innombrables mouvements qui auront fait l’objet d’un soutien de la part de la Révolution bolivarienne ?

20. Enfin, à lire ce document, personne ne sait ce qu’il adviendra des mandats de ceux/celles qui assument à ce jour une charge élective issues de scrutins populaires, qu’ils soient issus de la démocratie directe (assemblées) ou d’élections à bulletins secrets.

Luigino Bracci

Source : http://www.aporrea.org/actualidad/a202900.html

Traduction : Jean-Marc del Percio

Notes :

(1) Voir http://www.legrandsoir.info/venezuela-qui-est-antonio-ledezma-telesur.html
(2) Sur la Loi du Travail en vigueur au Venezuela, https://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/04/nouvelle-loi-du-travail-au-venezuela-un-pas-de-plus-vers-la-vraie-vie/
(3) “C’est l’heure d’anéantir Maduro, le reste tombera de son propre poids” : les visages du coup d’État, https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/05/29/%C2%A8cest-lheure-daneantir-maduro-le-reste-tombera-de-son-propre-poids%C2%A8-les-visages-reveles-du-plan-de-coup-detat/

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1Kc

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 09:07

Publié par Michel El Diablo

HÔPITAUX: des COUPES COLOSSALES à venir dans les budgets

Le ministère de la Santé table sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions soit l'équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière.

 

Le gouvernement a étayé son plan d'économies de 3 milliards d'euros pour les hôpitaux d'ici à 2017, la maîtrise de la masse salariale devant notamment rapporter à elle seule 860 millions d'euros, selon le quotidien en ligne Challenge Soir. «Le ministère de la Santé table sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions soit l'équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière», affirme le quotidien dans un article publié vendredi soir, s'appuyant sur un «document du ministère».

Par ailleurs, «la mutualisation des achats des hôpitaux et l'obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs doivent dégager 1,2 milliard», et «les rapprochements entre hôpitaux voisins quelque 450 millions d'euros». Le développement de la chirurgie ambulatoire, qui permet une sortie de l'hôpital le jour de l'intervention, «doit générer 400 millions» d'euros et «la réduction des durées d'hospitalisations 600 millions».

Contacté par l'AFP, le ministère de la Santé a précisé que «les économies doivent s'entendre non pas comme une réduction des dépenses mais comme une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses». Les efforts ne vont donc pas forcément se traduire par des coupes budgétaires ou des réductions de personnels, mais par un frein à la hausse des dépenses de santé.

10 milliards d'économies pour l'Assurance maladie d'ici à 2017

Celles-ci augmentent naturellement chaque année en raison du vieillissement de la population et de l'augmentation des pathologies chroniques. Leur progression est limitée chaque année par l'Objectif national des dépenses de l'Assurance maladie (Ondam). Elle a été fixée par le gouvernement à 2,1% pour 2015. «Les efforts visent tout les secteurs d'activité, pas seulement le secteur hospitalier» a commenté le ministère, assurant que «des travaux visant l'amélioration des organisations et des pratiques sont toujours en cours».

En avril dernier, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait présenté dans les grandes lignes son plan pour dégager 10 milliards d'euros d'économies pour l'Assurance maladie d'ici à 2017, dont 2 milliards d'euros pour l'hôpital et 1 milliard grâce au développement des soins ambulatoires. La Fédération hospitalière de France (FHF) rappelle de son côté que, dans un contexte budgétaire contraint, la masse salariale peut devenir un levier, les dépenses de personnel représentant près de 70% du budget des établissements de santé.

 

SOURCE: 

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:33

27 Février 2015

 

Publié par Michel El Diablo

Le chômage baisse en France...ou pas !

La France compte 5,89 millions de demandeurs d'emplois en janvier, un nouveau record.

Pour tout dire, cela ressemble à une divine surprise : le chômage a baissé au mois de janvier. C’est même la baisse la plus marquée depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Historique ! Mais il suffit de regarder les chiffres d’un peu plus près pour s’apercevoir que le champagne peut rester au frais.

« Un encouragement à poursuivre », a commenté Manuel Valls, qui n’a pas fait dans le triomphalisme. Il aurait pourtant pu s’adonner à une petite déclaration plus enlevée car après tout, le chômage a baissé de 0,5% en janvier ! Mais pas pour tout le monde.

 

La bonne nouvelle

L’explication est simple : seule la catégorie des chômeurs n’ayant pas du tout travaillé (la catégorie A) a baissé. Ils ont été 19 100 en moins sur les registres de Pôle Emploi en France Métropolitaine, soit un total de 3 481 000 personnes en recherche d’un emploi.

La nouvelle est belle effectivement, car si on excepte le bug de SFR du mois d’août 2013, cette baisse de janvier est la plus forte depuis le début du quinquennat de François Hollande. « Cette évolution favorable résulte d’une baisse des entrées et d’une hausse des sorties vers l’emploi ou la formation. La baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A concerne plus particulièrement les jeunes (-7 600, soit -1,4 %), qui n’avaient pas connu une telle diminution depuis plus d’un an », explique le ministère du Travail.

 

La mauvaise nouvelle

Oui mais voilà, le diable se cache dans les détails. Toutes les catégories de chômeurs ne profitent pas de l’embellie : « Il faut toutefois rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles. La lutte contre le chômage ne faiblira pas et sera poursuivie avec détermination », comme le précise François Rebsamen. Et pour cause : si l’on prend en compte les demandeurs d’emploi des catégories B et C, ceux qui ont exercé une petite activité (temps partiel, par exemple), le chômage a… augmenté en janvier, de 0,3%.

 

Mickaël Bazoge

 

SOURCE:

Le chômage baisse en France... ou pas ! - EconomieMatin

http://www.economiematin.fr/news-chomage-baisse--france-o

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 07:41
La Poste : la CGT y déplore 6 284 suppressions d'emplois malgré un chiffre d'affaires record !

UL CGT Dieppe Emploi & Travail

25 févr. 2015

La Poste : la CGT y déplore 6 284 suppressions d'emplois malgré un chiffre d'affaires record !

La CGT de la Poste a publié lundi soir un communiqué de presse, qu'elle diffuse par tracts dans les services, qui demande à la direction des précisions quant à l'utilisation du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), et appelle à des actions le mois prochain. Malgré un chiffre d'affaire en Hausse et le bénéfice du CICE, l'emploi y est en forte baisse, dans cette entreprise dont l'État est le seul actionnaire !

"Le CICE a pour objet", rappelle la CGT FAPT "de financer les dépenses d'investissement, de recherche, d'innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique ou énergétiqueIl ne doit donc en aucun cas être considéré comme un effet d’aubaine financier pour le Groupe, d’autant qu’il encourage une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat puisque les entreprises touchent d’autant plus d’argent qu’elles maintiennent les salaires en dessous de deux fois et demie le Smic!"

Pourquoi alors y a-t-il des suppressions d'emplois à la Poste ?

 

"Comment donc ont été utilisés les 297 Millions d'€ de CICE de 2013, les 352 M d'€ de CICE de 2014, et comment seront utilisés les 341 M d'€ de CICE prévus en 2015 ?"

Car, alors que la direction de La Poste martelle en permanence sur une prétendue baisse de trafic postal, le Groupe a enregistré en 2014 un chiffre d’affaires de 22,163 milliards d’euros, en hausse de 2% par rapport à 2013, soit un "record jamais atteint", selon la CGT, qui dénonce "6 284 suppressions d’emplois" et s’interroge donc sur l’utilisation concrète du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Le résultat d’exploitation de la Poste s’élève lui à "719 millions euros, supérieur de +100 millions d’euros, soit +16% par rapport au budget 2014 alors qu’il est impacté par l’amende pour entente illicite sur les tarifs de Géopost de 45 M euros", poursuit la CGT.

Ces résultats "sont supérieurs aux prévisions alors que le désengagement financier de l’Etat sur les missions de service public est toujours plus important, ce qui laisse La Poste supporter les coûts de la présence territoriale, du service universel, de l’aménagement du territoire et de l’accessibilité bancaire non compensés par l’Etat", dénonce-t-elle.

Pourquoi alors y a-t-il des suppressions d'emplois à la Poste ?

 

Les postiers et les jeunes, voilà les ennemis de la direction de La Poste, qui aggrave le chômage de la France pour gaver son actionnaire = Bercy !

Car, en réalité, si "ces résultats sont en avance sur le plan stratégique, c’est parce que les postières et les postiers en paient le prix fort avec une nouvelle saignée de 6 864 emplois en équivalent année agent, passant à une répartition des effectifs à 212 077 contre 218 941 en 2013", souligne le communiqué de la CGT.

De fait ce sont 6864 jeunes à qui la direction de la Poste ferme la porte de l'emploi, pendant que, de son côté, le premier ministre et le ministre de l'économie discourrent sur les efforts que ces derniers ne feraient pas assez pour trouver du travail ! C'est un beaucoup "fort de café", lorsqu'on sait que l'État est le seul actionnaire de La Poste, et que c'est, le gouvernement qui le dirige ! "Faites ce que je dis, et pas ce que je fais ? je vous le dit, de plus, droit dans les yeux?"; de qui se moque-t-on ?

Le communiqué de la fédération CGT poursuit : "Contrairement à ce que l’on nous répète à l’envi, le problème n’est pas à chercher dans le "coût du travail " ou le manque de compétitivité des salariés, mais bien du côté du coût du capital et de cette financiarisation de l’économie nationale et internationale (...)", dénonce la CGT qui "propose aux personnels et à toutes les organisations syndicales de La Poste une quinzaine d’actions, du 9 au 20 mars, la plus unitaire possible".

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 05:48

Publié par Michel El Diablo

Le GOUVERNEMENT français SOMMÉ par la COMMISSION EUROPÉENNE d’aller plus loin que les 50 milliards d'économies

La Commission Européenne a dévoilé vendredi 27 février 2015 la feuille de route qu’elle assigne à la France pour ramener son déficit public dans les clous d’ici 2017, conformément au pacte de stabilité.
 

Pour atteindre son objectif le gouvernement français doit revoir sa copie; il est sommé d ‘aller plus loin que les 50 milliards d’économies du Pacte de Responsabilité (3 à 4 milliards de plus, rien que pour cette année) soit une réduction du déficit à 4,0% du PIB en 2015 (au lieu des 4,1% prévu par ce dernier), 3,4% en 2016, là où Paris prévoit 3,6%, puis de 2,8% en 2017, avec une contrainte de taille : Bruxelles exige que, d’ici à avril, le gouvernement présente une liste de réformes supplémentaires (la loi Macron n’étant pas jugée suffisante).

 

» Cette décision est juste, équilibrée. Elle assure un bon niveau de pression sur le pays, rendant impératives les réformes structurelles, vitales pour la France...  » a déclaré Pierre Moscovici, commissaire français et ancien ministre socialiste de l’économie et des finances (16 mai 2012 – 31 mars 2014).

 

L’actuel ministre des finances Michel Sapin se félicite quant à lui, dans les colonnes du Monde de la « convergence » sur ce point avec la Commission. « Cela dessine un cheminement exigeant mais parfaitement réaliste. Nous présenterons alors un plan national de réformes qui démontrera que la volonté de réforme est continue » déclare-t-il.
 

» Comme nous étions en train de nous y préparer, il n’y aura pas, me semble-t-il, de difficulté majeure » a renchéri le Premier ministre Manuel Valls, « Nous prendrons les décisions qu’il faut. »

 

SOURCE:

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 05:18

Publié par Michel El Diablo

Manuel Valls veut réformer le "dialogue social" avant l’été

Mercredi 25 février 2015, Manuel Valls a présenté devant les représentants des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) son projet de  réforme pour moderniser le dialogue social en entreprise. « Un projet de loi sera en Conseil des ministres fin mars-début avril. Il sera débattu au Parlement pour être définitivement adopté cet été », a-t-il annoncé. Il a déclaré vouloir associer d’ici fin mars les partenaires sociaux à la préparation de ce texte. Ce projet prévoit notamment la création d’une « forme de représentation adaptée » aux TPE (moins de 11 salariés), et pour les autres, des regroupements d’instances représentatives des personnels (IRP). Dans les entreprises de 50 à 300 salariés est prévue la fusion des IRP, y compris le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en une délégation unique du personnel (DUP).

Pierre Gattaz, le président du Medef,  a salué « l’esprit » de la réforme qui « va dans le bon sens ».

Côté syndicats ouvriers, Laurent Berger (CFDT) s’est réjoui de cette « vraie victoire » pour les salariés des TPE et de ce qu’ « aucune prérogative » n’est retirée pour les autres. Philippe Louis (CFTC) est satisfait et Carole Couvert (CFE-CGC) juge que « la proposition du gouvernement va dans le bon sens ».

Mais Philippe Martinez (CGT) porte « un jugement très négatif sur cette réforme » qui « est quasiment copie conforme de celle du Medef ». Jean-Claude Mailly (FO) est« opposé » à ce « système nouveau, dérogatoire » proposé pour fusionner les différentes instances. « A force de déroger, on ne sera plus dans une République » a-t-il ajouté.

Les deux centrales appellent les salariés à  se mobiliser à l’occasion de la grève générale interprofessionnelle à l’appel de la CGT, FO et Solidaires le 9 avril 2015.

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:00
Lu sur Le Grand soir
Il affiche le Tshirt BDS France sur son stand de légumes bio et les policiers municipaux le menacent de pousuites pour « INCITATION A LA HAINE RACIALE » !

Un délire de plus dans la série totalitaire de la patrie des droits de l’Homme (s’il n’en réclame aucun ni pour lui ni pour les autres), où les délits d’apologie du terrorisme, ou d’incitation à la haine raciale dans ce cas, sont des versions décomplexantes (limite laxatives) du délit d’opinion (réservé aux régimes certifiés autoritaires). Délire particulièrement vicieux puisqu’il s’agit là d’incriminer un paysan généreux et fraternel qui exprime franchement sa solidarité paysanne envers ses confrères expulsés de leurs terres ! INCITATION A LA HAINE RACIALE... Euh, pouvez m’expliquer siouplait ? La race des expulseurs ? Des voleurs ? Ces catégories sont devenues des races ? Eh bé mazette y vont avoir du boulot chez SOS racisme...

A ce stade je crains qu’on approche du paroxysme du capilotractage. Ah, qu’il est beau l’esprit du 11 janvier (oui vous vous souvenez, l’hallucination de masse) ! Mais bien sûr, c’est de ça qu’il s’agit en fait, saluons la police qui aide à sauvegarder notre seul rempart contre la barbarie : l’unité républicaine, qui comprend bien sûr Israël et son armée de bulldozers (oui vous vous rappelez Bibi-bétonneur en tête de cortège, avec tous ses potes droitdel’hommistes à l’occas). Ce paysan a donc osé s’opposer à notre unité salvatrice ! Il ne manquerait plus qu’il ne soit pas Charlie et c’est plié pour lui. Yo}}

Mariano Pusceddu paysan Bio depuis plus de 25 ans et membre de la Confédération Paysanne est bien connu dans la région de Lodève et dans le département où il tient son stand de légumes bio. Solidaire des paysans palestiniens qui luttent pour leur terre il a établi des relations directes avec certains d’entre eux qu’il a reçus et à qui il a envoyé des graines.

Installé dans la commune d’Octon à côté du Salagou et proche de la ville de Lodève il tient un stand de vente de sa production de fruits et légumes tous les samedi sur le marché de Lodève et les mercredi à Clermont-l’Hérault.

Depuis cet été il suspend à son parasol deux tee-shirts de la Campagne BDS France qui mentionnent recto : « Justice en Palestine » et au verso : « Boycott Israël apartheid ».

Samedi 21 février, quelle n’a pas été sa surprise quand les policiers municipaux de la ville de Lodève sont venus lui demander de retirer le tee shirt et l’on menacé de verbalisation « pour incitation à la haine raciale » et ajouté que le règlement des marchés interdit toute expression politique. Immédiatement plusieurs clients et passants se sont attroupés indignés par ce type de menace et d’interdiction et les policiers sont partis sans qu’il ait enlevé le tee shirt.

Le mercredi suivant, 25 février, ce sont les gendarmes qui sont venus sur le marché de Clermont-l’Hérault constater la présence des tee shirts et qui lui ont dit, un peu gênés, que c’était à la demande de la mairie de Lodève.

Mariano est profondément choqué par ces interventions. D’une part il se sent insulté qu’on ose prétendre que sa solidarité avec les paysans palestiniens et son soutien à la Palestine constituent un acte « d’incitation à la haine raciale » et d’autre part il est abasourdi et très inquiet par une telle offensive contre la liberté d’expression par ceux-là mêmes qui en font le fondement de la démocratie. Y aurait-il deux poids deux mesures dans la liberté d’expression ?

Heureusement, Mariano, membre de la Confédération Paysanne, militant respecté pour son humanisme a déjà reçu de nombreux témoignages de solidarité et samedi 28 février prochain de nombreuses personnes viendront au marché lui témoigner leur soutien. En effet une telle plainte ou tout autre poursuite de ce type pourrait avoir pour effet de lui interdire l’accès aux marchés qui sont ses seules sources de revenus !

On ne peut que s’interroger sur les buts de cette interprétation du BDS comme « incitation à la haine raciale ».

BDS France

26 février 2015

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:53
Par Jacques Myard
Mondialisation.ca, 27 février 2015
jacques-myard

Communiqué de Jacques Myard, député – maire de Maisons-Laffitte (27/2/15)*

J’ai effectué avec trois parlementaires de l’Assemblée Nationale du groupe amitié France-Syrie, un voyage à Damas du 23 au 26 février.

Ce voyage a été organisé avec le concours d’un certain nombre de personnes connaissant bien le proche orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie.

Ce voyage a suscité la colère des plus hautes autorités de l’Etat. Si le sujet n’était pas sérieux, je pourrais en rire. En effet, la diplomatie n’est pas l’art de parler qu’avec ses amis mais d’essayer de trouver des solutions politiques à une guerre civile qui a déjà fait plus de 200 000 morts.

Camper sur des postures dites morales, la main sur le coeur et refuser d’agir en prenant en compte les réalités est 100 fois pire qu’une faute morale. C’est une faute politique géostratégique qui ne peut aboutir qu’à la continuité de la guerre civile, avec son cortège d’horreurs.

Nous avons rencontré sur place du côté des autorités gouvernementales, le Président du Parlement, Jihad Allaham, le ministre des Affaires étrangères, Walid Moallem, le Vice- Ministre des Affaires Etrangères, le docteur Ayman SOUSSAN francophone, ainsi que l’Ambassadeur de Syrie à Beyrouth et nous avons été reçus à dîner par le grand Mufti, Ahmad Badr Al Din Hassoun, entouré du patriarche catholique Grégorius III et du patriarche Grec Orthodoxe, Ignace IV Hazim. Les deux patriarches chrétiens nous ont fait part de leur soutien à la politique du gouvernement.

Nous avons rencontré également Soeur Agnès Mariam de la Croix, de manière inopinée, dans le hall de l’hôtel.

Nous avons visité un hôpital généraliste où nous avons malheureusement vu des fillettes entre la vie et la mort. Il nous a été indiqué qu’il y avait un embargo sur les médicaments et les pièces de remplacement des équipements médicaux. Ce n’est pas acceptable .

Nous avons visité une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés, rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge où nous avons pu obtenir des informations intéressantes sur la situation sanitaire, rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser, visité le Lycée Charles de Gaulle où malgré l’adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français : c’est inadmissible.

De plus, à l’hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l’ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramsay Clark ce qui prouve qu’il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains.

De l’ensemble de ces prises de contact et aussi des entretiens que nous avons eus avec des responsables libanais à Beyrouth, très inquiets de la situation en Syrie, je retiens les éléments suivants à l’exclusion de notre conversation avec Bachar Al Assad dont je rendrai compte personnellement par écrit au Président de la République.

1) Il n’existe pas à ce stade de possibilités de victoire militaire sur le terrain d’un parti ou de l’autre.

Le gouvernement tient une grande partie du pays (60 % ? ) mais il existe toujours des zones d’insécurité y compris dans le voisinage de Damas. Les terroristes syriens seraient entre 50 et 80 000 selon diverses sources.

2) L’ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger le départ de Bachar au motif qu’il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l’unité de l’armée, le Liban sera balayé, le chaos s’installera sur tout le Proche et Moyen Orient.

3) Seul un règlement politique peut ramener la paix.

A ce titre, il convient de relever :
- que Damas a donné son accord pour un cessez le feu de 5 semaines au représentant de Benkimoun. Stéphane de Mistoura négocie avec 5 groupes d’insurgés à Alep,
- qu’il y a eu récemment des négociations directes entre le gouvernement de Damas et des opposants à Moscou,
- que le gouvernement a mis en place un comité de conciliation nationale avec des députés Kurdes qui “déclarent leur volonté de rester dans la patrie syrienne”.

L’amnistie a été accordée à des terroristes repentis qui ont déposé les armes.

Il est évident qu’au-delà des postures qui ne font en rien avancer la sortie du conflit, il faut des initiatives pour avancer à petits pas. Le point n’est pas de savoir si on aime ou pas Bachar, il est un élément du conflit incontournable. Exiger son départ, c’est à coup sûr, poursuivre une guerre civile pendant des années.

4) Droits de l’Homme : j’avais avec moi une dépêche AFP mentionnant que des défenseurs de la liberté d’expression, membres du centre syrien pour les médias, étaient emprisonnés.

J’ai donné cette liste au Vice-Ministre des Affaires Etrangères en disant qu’il serait bien de faire un geste. Sur ce point précis, j’en ai personnellement parlé à Bachar Al-Assad lors de notre entretien.

De retour à Beyrouth, mercredi soir dans la nuit, j’ai appris qu’Ulaï Hussein avait été libéré sous caution.

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est à la suite de mon intervention mais je le constate.

La France doit urgemment changer de politique en Syrie. Certains experts dénoncent l’incohérence de la France dans la lutte contre les terroristes. Nous luttons contre eux au Sahel, au Mali, au Nord Nigéria, en Irak, mais nous avons une politique confuse et brouillée en Syrie.

Je rappelle qu’à l’Assemblée Nationale, Alain Marsaud a montré aux députés des fusils Famas, livrés à l’opposition dite modérée et qui se sont retrouvés dans les mains d’Al Nosra.

Tous nos interlocuteurs, au-delà du cercle gouvernemental, ont dénoncé le double langage et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, ce dernier pays commerce avec Daech et lui permet ainsi d’avoir des subsides financiers importants.

5) Un dernier point : nous avons appris qu’un gouvernement arabo-musulman emblématique devrait établir prochainement des relations diplomatiques avec Damas…

A suivre !

Jacques Myard

Photo : Jacques Myard, député

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 11:34

Voici une lettre adressée au Monde par le Collectif communiste PolexLe Monde n'a pas répondu.

Lettre ouverte à « M », éditorialiste du Monde

 

Le 30 juin 2013, chez Fralib à Gémenos, les participants aux Assises du Communisme affirmaient l'urgence d'un processus de réappropriation de la souveraineté nationale et appelaient à sortir de l'UE, de l'Euro et de l'Alliance Atlantique ».
En août 2014, la conférence d'Assise, réunissant divers mouvements progressistes européens, avait de la même façon appelé à « sortir des institutions supranationales qui maintiennent l'ordre néolibéral : OTAN, FMI, OMC, Union Européenne et Euro ».
Réunis à Vénissieux en décembre 2014, les participants aux Assises, établissant que « le capitalisme ne peut pas répondre aux besoins du peuple », ont à nouveau posé l'exigence « d'un front populaire, patriotique et antifasciste ». Dix ans après la victoire du non au traité constitutionnel européen et la forfaiture de nos dirigeants politiques, ils réaffirment la nécessité de « sortir de l'Euro, de l'Union Européenne et de l'OTAN ».

Dans le monde daté du 27 janvier 2015, on peut lire sous votre plume que « la colère d'une partie des Grecs contre l'austérité aurait pu faire le lit d'un parti d'extrême droite. Elle aurait pu nourrir la montée d'une formation ultra, prônant le retrait de l'euro, de l'union européenne et, pour faire bonne mesure, de l'OTAN (ce qui correspond au programme du front national français) . C'est nous qui soulignons la parenthèse. Peut-être ne pouvez-vous pas comprendre combien un tel amalgame avec l'extrême droite peut choquer ceux qui parmi les communistes - et au delà - aspirent à sortir du capitalisme, en s'en donnant les moyens. C'est à  la fois de la désinformation, de la malhonnêteté intellectuelle et une ignominie politique. Le Monde se grandirait en rétablissant une vérité qui semble-t-il dérange au point d'entretenir cette détestable confusion.    

Le 14 février 2015

Francis Arzalier, Pierre Lenormand et Jean Lévy (Collectif communiste Polex)
courriel : <collectifcommunistepolex@gmail.com>


Documents joints
- Appel des Assises du Communisme de Gémenos (30 juin 2013)
- « Sortons de l'Euro » déclaration du M'Pep et autres mouvements progressistes européens, Assise, 23 août 2014
- Déclaration commune des organisations composant les assises du communisme (décembre 2014)

 

Ci-dessous le texte largement cité des Assises du communisme ( juin 2013 ) dans la lettre ouverte du Collectif communiste Polex

Texte adopté à l'issue des Assises du communisme à Gemenos ( 30 juin 2013 )
Texte adopté à l'issue des Assises du communisme à Gemenos ( 30 juin 2013 )

Texte adopté à l'issue des Assises du communisme à Gemenos ( 30 juin 2013 )

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 05:16

CADTM

20 février par "Collectif "qui vole qui ?"

 

 

 

 

 

 

 

 

Une trentaine de personnes se sont rendues dans une agence bruxelloise de BNP Paribas Fortis ce matin et sont reparties avec... des meubles !

Des chaises, une table, des plantes, etc. : une première saisie pour commencer à récupérer les milliards d’euros que la banque place dans lesparadis fiscaux afin de permettre à ses plus riches clients d’échapper à l’impôt. La licence bancaire leur a symboliquement été retirée par l’apposition de scellés pour fraude fiscale à très grande échelle et préjudice à l’intérêt général, deux des crimes qui figurent dans la longue liste des faits d’armes de cette banque.

Forcément, les banques s’expriment peu sur le sujet. Et pour cause, les sommes mentionnées par plusieurs sources sont abyssales. Rien qu’en Belgique, l’évasion fiscale - notamment orchestrée par les banques – entraînerait de 10 à 20 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État et le financement des services publics.

Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

Quand les banques nous pissent dessus, l’État nous dit qu’il pleut et accuse la gloutonnerie du peuple qui aurait vidé ses caisses. Résultat : l’État coupe dans toutes les dépenses publiques tandis qu’il continue à sauver les banques. Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

En Belgique comme ailleurs, l’État est au courant des agissements de la banque depuis des années et ne fait rien contre cela. Il va falloir que la population s’en occupe elle-même. « Nous reviendrons chercher le reste, Bisou » annonce une banderole laissée sur place...

Généreux, les militant.e.s ont offert à la direction un peu de lecture sur la confiscation de la démocratie par la finance en leur remettant les livres Bancocratie, Le livre noir des banques,Banques qui pillent, banques qui pleurent... Ils et elles sont ensuite reparti.e.s avec le mobilier sous le bras pour le remettre à la population. Le mobilier a été installé dans l’espace public avec un écriteau « Ceci n’est pas un siège, mais un début de réappropriation ».

Cette action fait écho à une opération similaire menée jeudi dernier dans une agence HSBC de Bayonne, par l’association Bizi. Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg. Toutes les grosses banques jouent le même jeu. BNP Paribas, la cible du jour, n’est pas en reste puisqu’elle compte 214 filiales dans les paradis fiscaux.

Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

Ce n’est un secret pour personne, toutes les grosses banques ont des investissements et des pratiques scandaleuses et néfastes sur les plans sociaux, écologiques et financiers. Leur rôle devrait être de financer des projets socialement utiles et non pas de travailler à enrichir leurs actionnaires. C’est pourquoi il est impératif de retirer la licence bancaire à ces criminels en col blanc, de socialiser le secteur bancaire (en le plaçant sous le contrôle des travailleurs et des usagers) et d’annuler la dette qu’ils ont eux même créée.

Il ne fait nul doute que les banques excellent dans le partage d’informations et de pratiques lorsqu’il s’agit de spéculer, cacher et voler... Qu’elles se rassurent, nous en tirons bon enseignement. De Bayonne à Bruxelles, d’Athènes à la City, de Madrid à Berlin : que les banques surveillent leur mobilier...

Cordialement,

Le collectif « Qui vole qui ? »

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