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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:24

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:18

Par   sur son blog "Russeurope",  6 juin 2015

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur  Russeurope. 

La situation en Ukraine et dans les zones insurgées du Donbass se détériore progressivement. Les combats de ces derniers jours, assurément limités, mais qui ont été les plus violents depuis janvier 2015 le prouvent. L’accord « Minsk-2 » est en train de ce dissoudre, et ceci largement du fait du gouvernement de Kiev. Cela était prévisible. Il faut donc revenir sur la situation pour tenter de comprendre comment on en est arrivé là.

 

Les ruptures du cessez-le-feu

Le cessez-le-feu décrété après les accords de Minsk-2 n’a jamais été parfaitement respecté. Les observateurs de l’OSCE insistent sur le fait que ces violations sont, le plus souvent, le fait des forces de Kiev. Les bombardements de fin mai sont progressivement montés en puissance, provoquant la « contre-offensive » des forces insurgées sur Mariinka. Mais, après avoir pris le contrôle de cette petite ville, d’où des observateurs guidaient les tirs de l’artillerie des forces de Kiev, les forces insurgées n’ont pas poussé plus loin leur avantage.

A - Carte

Le discours tenu le 4 juin par le Président Poroshenko à Kiev, devant le Parlement (la Rada) où il évoque les milliers, voire les dizaines de milliers de soldats russes dans le Donbass doit être pris pour ce qu’il est : de la propagande[1]. Kiev a visiblement voulu jouer la carte d’une stratégie de la tension pour tenter de ressouder ses soutiens internationaux qui semble aujourd’hui se déliter. Le moins que l’on puisse dire est que cette tentative s’est plutôt retournée contre ses auteurs.

Ces ruptures du cessez-le-feu ne présagent pas à elles seules d’une possible reprise des combats. Elles ne sont significatives que dans la mesure où elles se situent dans un contexte de non-application de l’accord de Minsk-2. Rappelons que l’accord de Minsk-2 prévoyait un important volet politique en plus du volet militaire (cessez-le-feu, échange de prisonniers). Ce volet politique prévoyait une fédéralisation de fait de l’Ukraine et le respect de l’intégrité territoriale du pays, moyennant une très large autonomie conférée aux régions de Lougansk et Donetsk. D’emblée, le gouvernement de Kiev a montré de fortes réticences a mettre en œuvre le volet politique de l’accord. Or, si l’on ne procède pas à la mise en œuvre du volet politique, la question militaire resurgira nécessairement. C’est bien parce que nous sommes dans une impasse politique qu’il y a un risque de reprise généralisée des combats.

 

Le camp de la guerre

Il faut ici dire que, des deux côtés, il y a des personnes qui poussent à cette reprise des hostilités. Du côté des forces de Kiev, les différents groupes d’extrême-droite, voire ouvertement fasciste, poussent à l’évidence à une reprise des combats. Outre l’espoir d’obtenir des victoires sur le terrain, ces groupes ont compris qu’ils ne seront importants dans l’espace politique kiévien qu’en raison du maintien d’une atmosphère d’hostilités et de conflits. Que la tension retombe et ces groupes apparaîtront pour ce qu’ils sont, des bandes de dangereux excités et nostalgiques du nazisme. D’autre forces jettent de l’huile sur le feu : ce sont certains des oligarques, qui forment l’épine dorsale du régime de Kiev, et qui cherchent à prospérer sur l’aide militaire (en particulier américaine). Eux aussi ont intérêt à une reprise des combats.

Du côté des insurgés, il y a des groupes et des personnes qui regrettent que les forces de la DNR (Donetsk) et de la LNR (Lougansk) n’aient pu pousser leur avantage en septembre 2014. A ce moment là, l’armée de Kiev était en pleine déroute. Il eut été possible de reprendre Marioupol, voire d’aller vers Kherson. Si l’offensive des forces de la DNR et de la LNR s’est arrêtée là ou elle s’est arrêtée, c’est du fait de l’intervention russe. Le gouvernement russe a clairement fait comprendre aux insurgés qu’ils devaient s’arrêter. Et ici se place l’un des paradoxes de la crise ukrainienne : les pays de l’Union européenne, et les Etats-Unis, auraient dû prendre en compte cette attitude de la Russie. Il n’en a rien été, ce qui n’a pas peu contribué à persuade les dirigeants de Moscou de la mauvaise foi de leurs interlocuteurs. Si les relations sont tellement difficiles aujourd’hui entre ces pays et la Russie, c’est aussi le produit de leur attitude envers la Russie au moment où cette dernière faisait tout pour calmer la situation militaire.

Les relations de Moscou avec la DNR et la LNR sont complexes. Ceux qui veulent ignorer l’existence d’une autonomie de décision de Donetsk (plus que de Lougansk) commettent une grave erreur. Bien entendu, les dirigeants de la DNR et de la LNR cherchent à être dans de bons termes avec la Russie, mais leurs objectifs ne coïncident pas nécessairement.

[...]

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:05
Dernière info sur les circonstances de cette arrestation sur La Marseillaise
Pierre Stambul (UJFP) brutalisé par le RAID à Marseille

Le co-président de l'Union juive française pour la paix a été plaqué au sol et interpelé chez lui à Marseille en pleine nuit ce mardi par le RAID. Il est censé avoir assassiné Sarah sa compagne. "Elle était pourtant à côté de moi sans que ça les calme", témoigne-t-il à "la Marseillaise" après 7h de garde à vue dans le commissariat du 8e.


Relâché, Pierre Stambul en est convaincu : la police a été abusée par le hacker franco-israélien Ulcan.
"Il a fait la même chose à Jean-Guy Greilsamer l'autre co-président de l'UJFP mais aussi à une élue FdG de Mantes-la-Ville. La police n'a pas fait le rapprochement?! Chapeau!", s'indigne Pierre Stambul, en route pour une conférence à Toulouse intitulée "antisémitisme, antisionisme à qui profite l'amalgame" que rien ni personne ne l'aura finalement empêché de tenir.

 

Léo Purguette

Publié le 9 Juin 2015 par Cocomagnanville

Arrestation de Pierre Stambul

COMMUNIQUE DE L'UJFP

C’est aujourd’hui à 1h30 du matin que le Raid a débarqué au domicile de notre camarade Pierre Stambul, co-Président de l’Union Juive Française pour la Paix.
Les forces de police ont utilisé le protocole pour neutralisation de terroriste retranché armé : portes cassées, et devant les habitants pacifiques réveillés recherche immédiate de caches d’armes.

Faisant évidemment chou blanc, le Raid n’en a pas moins appelé la police nationale qui a emmené Pierre menotté.

A cette heure, Pierre n’est toujours pas relâché. Tout porte à croire que cette mise en scène dont on ne sait qui est à l’origine vise à empêcher Pierre d’assurer l’intervention prévue ce soir à Toulouse par l’UJFP et le comité BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions tant que Israël ne se conforme pas au droit international).

Cette intervention grotesque et scandaleuse doit faire l‘objet d’une protestation unanime de toutes les personnes attachées aux droits humains.

Le Bureau National de l’UJFP le 09-06-2015 à 10h20

 

Note : Selon la police Pierre Stambul aurait été victime 

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:02
lundi 8 juin 2015
par  Charles Hoareau sur Rouge-Midi
popularité : 62%

 

Cher ami, tu me demandes pourquoi les fralibs ont accepté que Hollande vienne leur rendre visite et pourquoi il n’y a pas eu de manif ? En gros tu as l’impression qu’ils se sont faits avoir (volontairement ?) par un coup de pub d’un président en mal de sondages…

Alors reprenons les choses :

- D’abord c’est Hollande qui était demandeur. Les copains ont appris la nouvelle de la visite quelques jours à peine avant celle-ci et il leur a été demandé le plus grand secret au risque que la visite soit annulée.

- Quand ils l’ont su ils avaient deux choses en tête : leur dossier où des points de blocage importants subsistaient et leurs camarades de combat des autres entreprises en lutte. Ils ont donc posé leurs conditions pour accepter cette visite en prenant en compte ces deux éléments.

- Sur leur dossier, la mise à disposition des locaux et du terrain par la communauté urbaine de Marseille n’était toujours pas réglée. D’autres points de blocage, face à UNILEVER notamment et sur lesquels nos camarades butaient depuis des mois, y compris depuis la signature de l’accord, étaient en jeu. Les camarades, ont donc mis comme première condition que les derniers verrous soient levés : cela a été le cas en quelques jours et le matin même de la visite pour le dernier. Cela fera dire à Olivier « c’est la preuve que quand le pouvoir veut, il peut » : c’est le moins que l’on puisse dire et cela est de nature à donner des arguments ailleurs pour d’autres luttes.

- En ce qui concerne les camarades des autres boites en lutte, il a été décidé en accord avec eux (et je sais que tu mesures ce que ces mots veulent dire) qu’un point de chaque dossier (TOTAL, Moulins Maurel, NEXCIS, SNCM….) serait fait en tête à tête avec le président sur la base d’un dossier remis par chaque entreprise en lutte : c’est ce qui a été fait. Et peut-être que cela permettra des avancées sur l’un ou l’autre de ces dossiers. On verra bien…

Ceci dit fallait-il, dans l’état actuel du rapport des forces, refuser la visite et prendre le risque que les derniers acquis arrachés en 48h et qui mettent définitivement SCOP-TI sur les rails soient encore l’enjeu d’un long combat avec les banques, UNILEVER et la communauté d’agglomération marseillaise ? Ou au contraire, accepter (comme leur ont aussi conseillé leurs autres camarades en lutte) en toute lucidité et dire, comme ils l’ont dit, tant à la presse que dans leurs interventions qu’ils savaient bien quels étaient par ailleurs les choix politiques mis en œuvres et leurs désaccords avec ceux-ci ? Vu du banc de touche on peut toujours discuter, mais c’est sur le terrain que se gagnent les matchs !! Comme le dit l’un des acteurs privilégiés de ce combat que se livrent le capital et le travail à Fralib et ailleurs : « Ce n’est pas la guerre mais la guérilla » et nous savons toi et moi que celle-ci est faite d’avancées, de replis tactiques, de prises d’usines et de compromis…sans jamais lâcher l’objectif !

Juste une question : c’est Léon Blum qui par un accès de grandeur d’âme a donné aux français les congés payés ou Pompidou par une soudaine générosité qui a augmenté le SMIC de 35% ou, comme nous le savons toi et moi, c’est dans ces deux cas, comme dans tant d’autres, la lutte qui a imposé aux gouvernants de donner force de loi à une revendication portée par tout un peuple ? Les fralibs doivent leur succès à eux-mêmes et à toutes celles et tous ceux qui les ont soutenus dans leur lutte.

Si François Hollande, qui est président de la république (ce qui lui donne des responsabilités devant lesquelles on doit le mettre) est venu voir les Fralib après avoir vu les camarades de La Belle Aude, c’est que dans ces deux boites la lutte acharnée, les multiples initiatives ont rendu ces conflits populaires au point que le journal La Provence publiait deux jours avant la visite du président, un sondage qui faisait ressortir que 91% de ses lecteurs disaient vouloir acheter du thé 1336 !!

Sa visite est d’abord le signe que ce conflit a gagné la bataille de l’opinion et qu’il ne peut l’ignorer. Qu’il cherche à en tirer avantage c’est sûr, il n’est ni le premier ni le seul [1] mais les fralib, celles et ceux qui les ont soutenus de près et plus largement le pays, personne n’est dupe. Hollande le sait et il sait où il a mis les pieds témoin son commentaire sur la couleur rouge de certains équipements de travail… Et quand je vois que le contrat de Rim, notre camarade qui fait pleurer la salle à chaque représentation de la pièce sur le conflit, celle qui dit que c’est la CGT qui l’a embauchée à UNILEVER, car elle a été la dernière intérimaire à qui le syndicat a réussi à faire avoir un CDI, celle qui a animé avec enthousiasme un des débats de Rouge Midi le 30 mai, quand je vois donc que c’est ce président-là que nous combattons et combattrons encore, qui a paraphé son contrat de travail, je me dis que c’est un sacré pied de nez de l’histoire !!

Dernier élément. Tu t’es réjoui comme moi du fait que le même Hollande ait cru bon d’aller à Cuba et même de serrer la main de celui que naguère il traitait, comme nombre de chefs d’états avec lui, de dictateur : crois-tu que cela soit le signe que Fidel Castro s’est renié ou qu’au contraire c’est Cuba qui a fait plier ses adversaires ? A une échelle bien sûr plus modeste c’est la même chose pour les Fralib.

Et puisqu’on parle de Cuba, l’entretien en privé sur les autres boites en lutte et la remise des dossiers a eu lieu dans la salle rebaptisée par les scoptistes, salle Guevara.
C’était ça ou celle juste à côté, la salle Tchae (du nom d’une des marques d’UNILEVER) rebaptisée depuis le 26 mai salle Castro….

T’inquiètes pas, nos amis coopérateurs, frères et sœurs de combat, sont bien toujours aussi rouges, et même… vivement rouges !

 

[1] à la télé ce samedi le représentant local du MEDEF saluait la lutte des fralib (sic !).
20 ans après la mairie de La Ciotat se félicitait de la lutte des ouvriers qui ont sauvé les chantiers (resic !!) et s’en attribuait presque le mérite !!

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:50

Nous avions mis en ligne cet article le 26 mai 2015. 

Aujourd'hui, 4 juin, F.Hollande rend visite aux "Fralibs" pour concrétiser des accords qui ont été arrachés de haute lutte par ces derniers contre un puissant groupe capitaliste mondialisé, Unilever.  Ils ont refusé d'être victimes du dumping social organisé par le capitalisme mondial avec l'appui des gouvernements des pays occidentaux notamment et de l'UE en particulier.  Cette victoire est la leur et non celle de F. Hollande qui vient ici tirer les marrons du feu avec une cohorte de journalistes qui ignorent tout des luttes pour l'emploi dans le secteur et se donnent bonne conscience en parlant des Fralibs.  Tant mieux pour les Fralibs.  Puisse cet épisode médiatisé leur donner l'élan nécessaire pour le lancement de leur marque "1336".

Mais "Fralib" n'est qu'une goutte d'eau dans la mer des entreprises sacrifiées et que l'Etat sarkozyste, puis socialiste, a laissé vendre, liquider par les multinationales.

Que F. Hollande, puisqu'il se prétend si attentif aux Fralibs, se penche avec la même attention sur l'emploi industriel en Haute-Normandie et ailleurs.  Qu'il écoute les salariés de la Chapelle-Darblay UPM qui veulent garder leur outil de travail et ont des propositions pour la MP3 qu'UPM veut fermer.  Qu'il renonce aux fermetures de lignes SNCF en France et en Haute-Normandie et renationalise la SNCF pour qu'elle ne soit pas bradée à des intérêts privés.  Qu'il lance une étude sérieuse pour que les productions puissent rester en France et non partir en Europe de l'Est ou ailleurs.  La liste est longue en Seine-Maritime et en Haute-Normandie des ouvriers et salariés victimes des actionnaires et du dumping social :

- Ceux de Travisol dont la production victime de la dénonciation de ses contrats par Esso qui se fournit désormais au Portugal.

- Ceux de Schneider Electric qui se restructure et va produire en Pologne

- Ceux de  Mory victimes du travail détaché et du dumping social organisé par l'UE..

- Ceux de Vallourec, victimes des délocalisations au Brésile t aux Etats-Unis.

- Ceux de Petroplus, victime de la décision des grands multinationales du pétrole de lisuider les raffineries en France au mépris de l'indépendance énergétique de la France.

et d'autres encore ...

François Hollande, président de la République devrait aussi prendre les mesures pour que l'Etat français maîtrise son développement industriel.  Mais il ne le veut pas.  Il a voté pour le traité de Lisbonne, pour la "concurrence libre et non faussée", trahissant ainsi le vote souverain des Français.  F. Hollande et les socialistes n'aident l'emploi et l'industrie en France au profit des salariés que lorsqu'ils y sont forcés.  Comme les "Fralibs" l'ont fait.

Vivent les "FRALIBS !"

Yvette Genestal

 

 

Ils seront à la fête de Rouge Midi.
mardi 26 mai 2015
par  Charles Hoareau
 

 

1336 !!!

Il y a eu les jours fous, les jours de colère, les jours d’angoisse, les nuits sans fin, les jours de doute et les jours d’espoir et là il y a le jour serein, le jour sage où l’utopie des premiers jours prend corps…

Pas un boulon n’est sorti d’ici !

Au contraire l’usine est, et pas que pour la circonstance, briquée, entretenue, prête à produire en grand. Les blouses vertes toutes neuves s’agitent de tous côtés comme pour les grands jours de lutte et de rassemblement qu’a connu l’entreprise sauf que là il ne s’agit pas de rassemblement de lutte dans une usine occupée mais de l’ouverture en grand des portes du usine récupérée au capital par quelques dizaines de salarié-e-s déterminé-e-s soutenus par des milliers de salarié-e-s qui de toute la France, à commencer par les Bouches du Rhône, qui y ont cru et ont porté la lutte au point pour certains d’apprendre à boire du thé vert ce qui est très bon pour la santé !!!

Le premier sur lequel je tombe est Yves : « alors vous êtes prêts ? »
La réponse fuse : « on est prêts depuis 5 ans »…évidemment !

Amine, Freddy, Jean-Louis, quelques un des premiers soutiens ont droit à la blouse verte qu’ils endossent avec bien plus de fierté qu’un smoking venu tout droit du festival de Cannes…

L’émotion est discrète et comme toujours dans ces jours-là qui ont compté depuis 5 ans, en ce jour ô combien particulier, les mots sont rares…On parle avec les yeux…

Que peut-il bien se passer dans la tête de quelqu’un qui a passé 1336 (et autant de nuits !) à lutter, croire, espérer, douter ? Difficile à décrire et c’est bien pour cela que les mots sont rares. On n’est pas dans les rodomontades mais là encore, on prend la journée avec sérieux comme les autres. Avec application les ouvriers installent le barnum et les nappes, d’autres accueillent les journalistes et les amènent dans les ateliers, d’autres reçoivent chaleureusement les visiteurs. La joie est palpable, une étape est franchie et quelle étape !

On se remémore des moments de cette lutte historique.

Midi  : édition spéciale de FR3 Méditerranée sur le lancement de la marque FRALIB. Une presque première nous semble-t-il pour une boite en lutte. On s’entasse dans la salle de restauration pour voir en direct l’émission avec l’interview de Gérard Cazorla, ex secrétaire CGT du CE, devenu président de la SCOP. Dans la rétrospective on siffle le sinistre LLOVERA, on commente avec des propos amusés les images montrant Hollande ou Montebourg et on revoie avec émotion Raymonde qui, il y a un an le 26 mai 2014, déclarait à la sortie de l’assemblée générale : « c’est pas croyable ! jusqu’à hier j’étais en lutte et aujourd’hui je reprends le travail ! ».

Aujourd’hui la reprise est devenue une réalité palpable…
L’émission continue avec Nadine qui au contrôle qualité explique les procédures et les méthodes pour tester le goût de produits qui vont être désormais millésimés. Comme le dit Nadine le label bio ce n’est pas pour faire tendance mais bien en accord avec la conception des scoptistes !!! Et puis permettre aux producteurs de Buis Les Baronnies de relancer une production qui était tombée en désuétude, travailler avec les paysans du Viet Nam sans passer par les esclavagistes des temps modernes qui au nom d’UNILEVER enferment des villages entiers au Kenya c’est en soit une victoire ! [1]
L’émission se termine et, fait rare, en particulier pour un journal télé, spontanément les spectateurs applaudissent.

Les visiteurs commencent à affluer. Sur un coin de table les ouvriers mangent comme ils peuvent entre deux embrassades avec un nouvel arrivant, la réponse à la question d’un journaliste ou l’interpellation d’un camarade.

Les aiguilles tournent et une certaine impatience se fait sentir…On se dirige vers l’atelier théâtre naguère de tant d’assemblées et de la fête du 4 juillet 2014 où se succédèrent entre autres à la tribune Los Théâtros, HK et Audrey VERNON.

Dans un silence imposant et devant un parterre bien fourni de journalistes de la presse écrite, de photographes de caméramans derrière lesquels une assemblée se dresse attentive Gérard donne la parole à Marie, la doyenne des coopérateurs. Elle annonce « SCOP-TI s’engage dans une voie respectueuse des salarié-e-s, moins hiérarchisée, plus égalitaire et où chaque voix compte. (…) Nous avons pour objectif de relancer une filière provençale mise à mal par le capitalisme et sa politique de de casse et de délocalisations. »

13h 36 : horaire garanti et explicite : le film démarre.

La marque est dévoilée

1336

Réveille les consciences et aiguise les papilles

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Après 1336 jours de lutte contre Unilever, les SCOP TI lancent leurs propres marques de thés et d’infusions arômatisés 100% naturels, fabriqués dans l’usine de Gémenos. Réalisation : Romain Gicquiaux & Musique : Alexandre Mosca

À DÉCOUVRIR PROCHAINEMENT...

contact@scop-ti.com Tél. 04 42 32 53 00

Ce ne sont pas des boulons qui sortiront d’ici mais une production d’hommes et de femmes libres et fiers, une production respectueuses de l’environnement, des producteurs d’ici et du reste du monde, des consommateurs, respectueuse de la vie tout simplement. « Que du bonheur ! » comme dira celle des scoptistes qui répondra à la première question.

« L’argent servira à créer des emplois pas à enrichir quelques-uns. C’est tout ce qu’on souhaite. Personne ici ne veut devenir milliardaire » dira Olivier.

SCOP-TI VIVRA !

…Sans milliardaires et sans patron

 

[1] voir à ce sujet l’émission d’ARTE

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:34

8 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front historique

 

ATTENTION!!!!!!!


Peut-on fêter les 70 ans de la Sécurité Sociale avec ceux qui organisent sa destruction ?

Le Gouvernement a décidé de saisir l’opportunité de la date de l’ordonnance ayant créé la sécu, le 4 octobre 1945, pour organiser de grandes festivités.Partout en France auront lieu des journées portes ouvertes des caisses locales, des Conseils d’Administration exceptionnels, des manifestations culturelles…En partenariat avec l’Education Nationale, la Sécurité Sociale a lancé un concours en février à destination des jeunes.3 500 élèves planchent d’ici juillet sur 4 thèmes avec notamment le fait d’écrire une lettre de réponse à Simone Veil qui interpellait les jeunes générations sur la sécu lors du 60ème anniversaire.


Les lauréats seront récompensés lors d’un évènement national organisé à Paris le 6 octobre. Il devrait être présidé par François Hollande.


Le dossier de presse réalisé à cet effet oublie d’évoquer Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité Sociale en tant que Ministre Communiste du Travail, lequel a conçu les lois avec la mise en place de 138 caisses, avec l’aide de la CGT (malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons et de la CFTC). Encore une fois en manipulant l'histoire, Il ne parle que de Pierre Laroque qui n’a été que le fonctionnaire et commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la sécu. Celle-ci était l’émanation directe du CNR (Conseil National de la résistance) et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943). Ceci en lien très actif avec les services de santé dirigé par François Billoux, autre Ministre Communiste, jamais évoqué lorsqu’on parle de la sécurité sociale.


Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’activité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et gouvernement actuel veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptise justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70ème anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâti, ont voulu qu’elle soit : un vrai lien de solidarité, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.


Alors investissons les journées portes ouvertes, Conseils d’Administration Exceptionnels ou animations culturelles en octobre pour parler de nos revendications et propositions, afin de regagner une sécurité sociale comme l’a bâti Ambroise Croizat.


Michel Etievent-Daniel Blache ( CGT)

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:59
, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 29%

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Plus de 300 personnes étaient présentes dans un climat fraternel et combatif.
Marie-Christine Burricand intervenait pour Faire vivre et renforcer le PCF ce 30 mai à Paris.

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ll y a 10 ans, les français bousculaient le monde politique et médiatique, les élites technocratiques, dérangeaient les plans du patronat en votant à 55 % NON à la Constitution européenne. C’étaient les ouvriers, les employés, les quartiers populaires qui avaient fait la force du NON et en faisait un vote un vote de classe. jA Vénissieux par exemple, le NON atteignait 70 %.

Depuis le passage à l’euro, les yeux s’étaient ouverts sur cette Union européenne qui n’avait rien à voir avec l’amitié entre les peuples et se révélait bien être l’arme du patronat contre le monde du travail.

Le PCF a joué un rôle fondamental dans la bataille pour le NON et j’ajouterai que la position de la CGT, venue de la base, a fortement aidé la victoire.
Mais cette bataille du PCF était en même temps marquée par les contradictions, pour le Non mais pour la construction européenne, pour le NON mais pour la monnaie unique, pour le Non mais pas pour la nation avec cette illusion d’une Union européenne à transformer, le complexe national, l’engluement dans le PGE.

Tout cela avait conduit "Faire Vivre et Renforcer le PCF" à sortir son propre appel qui avait recueilli plus de 2000 signatures. Cet appel n’a pas pris une ride !

Beaucoup s’imaginaient alors qu’une nouvelle ère allait s’ouvrir pour la lutte des classes et un espace s’était effectivement créé.. Cet espoir s’est heurté à l’élection de Nicolas Sarkozy, mais aussi aux contradictions de la gauche de la gauche et du PCF, confirmant dans un reniement de son histoire l’idée que le changement ne pouvait plus se gagner qu’au plan européen, voir mondial, abandonnant donc la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et vendant au peuple une chimère à laquelle celui ci à juste titre ne croit pas.

La suite est connue, c’est la trahison de la représentation politique qui permet à Sarkozy de faire adopter le traité au parlement malgré le vote des français. En Irlande, le peuple était convié à revoter jusqu’à fournir le bon vote pour les décideurs européens et le patronat. Nous étions alors entrés dans une nouvelle ère, celle où les diktats de la Commission européenne et les lois des traités européens valent plus que le vote des peuples, c’est à cela que sont confrontés les grecs.

Faut-il s’étonner dans ces conditions que les peuples perdent confiance en leurs élus, qu’ils n’aillent plus voter ? Et n’est ce pas dans cette trahison de la représentation politique et ce déni de la souveraineté populaire et nationale que le Front National fait son lit, bien aidé il faut le dire par les gouvernements successifs et les médias au service de l’argent. Jusqu’où ira la bête devenue incontrôlable ?

Dix ans après, nous sommes au cœur de cette guerre violente contre les peuples et l’Union Européenne apparaît pour ce qu’elle est, le bras armé du capital contre les peuples.

Tout ce sur quoi nous alertions s’est réalisé : Désindustrialisation, casse des solidarités et droits des travailleurs, casse des services publics et partout la guerre pour détruire les nations en Afrique, en Palestine, en Europe notamment avec l’Ukraine...Il s’agit toujours de libérer des nouveaux territoires pour les marchés en balayant les limites qu’avaient pu imposer les luttes populaires.

L’Ukraine est exemplaire parce que l’Union Européenne y fait le choix du fascisme et de la guerre pour servir les oligarchies en complicité avec les Etats-Unis contre la Russie qui doit être diabolisée et servir de repoussoir.

Oui les communistes ukrainiens, les peuples du Donbass ont besoin de notre solidarité ! L’attitude du gouvernement français qui consent et entretient ce renouveau fascisme au cœur de l’Europe s’apparente à ceux qui en 1938 ont dit plutôt Hitler que le Front populaire !

C’est à cela qu’il faut rattacher le fait que François Hollande ait comparé le FN à un tract du PCF des années 1970, jugé superflu de se rendre en Russie pour les cérémonies du 9 mai 1945, refusé d’inclure un communiste dans les résistants du Panthéon.

Il n’ y a ni accident de langage, ni incompétence, ni hasard. Ils ont besoin de rayer de la carte et de l’histoire le communisme et le socialisme pour imposer cette démocratie d’apparences qui nie la lutte des classes, pour asservir le peuple, en négation de toute notre histoire.

Soyons à l’offensive sur cette question du communisme comme sur la Nation. Celle-ci est attaquée par le haut avec l’Union européenne et par le bas avec la réforme des collectivités territoriales qui installe la mise en concurrence libre et non faussée des territoires avec les euros régions et métropoles alors que les communes sont dévitalisées.

Le grand marché est ouvert pour en finir avec la Nation et l’égalité de traitement républicaine. Aujourd’hui, départements, régions, métropoles et communes peuvent être redécoupées, y compris au-delà des frontières nationales sans que les peuples soient consultés.

Nous ne croyons ni à une autre mondialisation, ni à l’Europe sociale. L’Union Européenne est un empire qu’il faut faire tomber. Oui nous avons besoin de luttes nationales en France, en Espagne, en Grèce ...qui bousculent l’Union Européenne jusqu’à créer une situation nouvelle qui bouscule l’UE. Et nous avons besoin autour de ces luttes d’un grand élan de solidarité internationale entre peuples et nations souveraines.

Continuons la bataille pour les 4 sorties : sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. Ce rassemblement est un moment de cette bataille qui doit nous donner de la force.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 21:45

Lu sur Histoire et Société

Une rencontre importante en espérant qu’elle sera suivie d’actions…

06 juin

Aujourd’hui, 5 Juin 2015, dans le cadre du 22e Congrès du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL) à Nicosie : Rencontre entre Petro Simonenko du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) et Lydia Samarbahch en charge des relations internationales du Parti communiste français (PCF).
Petro Simonenko a informé son interlocutrice de la situation actuelle en Ukraine, en particulier les menaces posées par la nomination de l’ancien Président de la Géorgie Mikheil Saakashvili au poste de Gouverneur de l’Administration régionale d’Odessa .
Tout d’abord, a dit Petro Simonenko, ceci crée des opportunités pour le placement dans les ports de bases navales de l’OTAN dans la région d’Odessa, et risque de sérieusement compliquer la situation dans la région de la mer Noire, d’exacerber les tensions, non seulement en Ukraine, mais aussi en Europe.
Et d’autre part, la poursuite de la politique de Saakachvili contribuera à l’exarcerbation du conflit et une augmentation de l’agressivité, à la frontière entre l’Ukraine et la Transnistrie.
Petro Simonenko a également noté que l’utilisation de la rhétorique « pacifique » lors des élections présidentielles a donné à Petro Porochenko l’occasion de tromper les électeurs, dont beaucoup pensaient qu’il allait vraiment arrêter la guerre fratricide dans le Donbass.
Cependant, les communistes ont averti que Porochenko n’allait jamais arrêter la guerre, formant lui et ses alliés politiques – une équipe du «parti de la guerre » , – a déclaré Petr Simonenko.
Selon lui, Porochenko est soutenu par les États-Unis et les oligarques, qui sont intéressés à la guerre en tant que source d’enrichissement.
Il a appelé les communistes français à soutenir dans les diverses structures européennes les efforts du Parti communiste pour démystifier le régime de Kiev qui a toutes les caractéristiques d’une dictature fasciste.

Петр Симоненко: Мирная риторика Порошенко во время президентских выборов была обманом избирателей – Компартия Украины
kpu.ua
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:07

Les enseignants seront en grève le jeudi 11 juin contre la réforme des collèges.  Au moment où la crise des vocations et du recrutement est à son comble, le gouvernement ferait bien d'être attentifs à leur colère et cesser la politique du mépris..

 

Ci-dessous un article publié le 01/06/2015 à 12:02 sur le site Savoirs et connaissances

 

Au ministère de l’Education nationale, on doit certainement s’interroger sur une incompréhensible équation. La France n’a jamais connu un taux de chômage aussi élevé que sur ces derniers mois, avec 3,509 millions de demandeurs d’emploi selon les chiffres du mois d’avril 2015, rapporte Le Point qui s'appuie sur les chiffres de l'INSEE. Et encore, il y aurait beaucoup à dire sur ces estimations.

 

A même moment, le ministère de l’Education nationale, pour tenter de donner corps aux promesses du candidat François Hollande, tente de recruter à tour de bras. Sur le papier, toutes les conditions sont réunies pour pouvoir recruter les meilleurs. Il faudrait donc en profiter ! Effectivement proposer des emplois à vie à un moment où le chômage des jeunes connaît un pic historique, comme le constate Le Figaro, ce serait s’assurer un grand nombre de candidats, donc de meilleures possibilités d’accroître la sélectivité des concours.

Or, il n’en est rien. C’est absolument l’inverse qui se produit. Quand on regarde le nombre des admissibles pour la session 2015, et qu’on le met en regard du nombre de postes mis aux concours, il y a de quoi en perdre son latin.

 

Des postes par milliers mais peu de candidats 

Pourtant le ministère n’y est pas allé de main morte, accroissant même le nombre de postes offerts entre la session 2014 et la session 2015 alors que 2014 n’avait pas vraiment été un franc succès non plus.

Pour être plus concret, en lettres modernes, on compte 1 455 admissibles pour 1310 postes proposés. Si l’on regarde du côté des lettres classiques, c’est encore plus dramatique, avec 114 admissibles pour 230 postes. En anglais, ce n’est guère mieux : il y a 1481 admissibles pour 1225 postes à pourvoir. Quant aux mathématiques,  près de 800 postes pourraient ne pas trouver preneur, selon les calculs du Café pédagogique.

« Au Capes externe de maths 2015, seulement 1802 candidats ont été déclarés admissibles pour 1 440 postes proposés. Si l'on reproduit en 2015 le taux de reçus parmi les admissibles de 2014, moins de 800 candidats (793) devraient être admis et 697 postes devraient rester vacants. »

 

Des matières fondamentales fortement dépourvues

Ces chiffres sont aussi à mettre en parallèle avec les révélations de l’évaluation CEDRE : le niveau des élèves français continue de baisser en mathématiques (voir notre article). Avec un métier de moins en moins attractif, on risque de compromette la réussite de générations d’élèves puisqu’on fait le choix de mettre devant eux ceux qui n’ont vraiment pas réussi à se caser ailleurs.

Un paradoxe se dessine aux yeux des jurys des concours : on a élevé le niveau de recrutement au master et, dans la réalité, faute de candidatures suffisantes, on est obligé de recruter des futurs enseignants qui ont un niveau plus faible que ceux qu’on retenait avant la réforme.

 

L'enseignement, un métier devenu répulsif ?

Cette situation n’est pas nouvelle mais elle continue de s’aggraver. Augmenter le nombre de postes mis aux concours ne change rien à la donne et il n’y a pas de nouveaux candidats qui apparaissent en face des postes proposés. Si l’on regarde les disciplines les plus sinistrées : ce sont les fameux enseignements fondamentaux, français, maths et anglais. Etant donné que ce n’est pas la première année que se creuse le déficit de recrutement, sur le terrain, la situation est plus que tendue.

Dans ces matières pourtant essentielles, il y a de plus en plus de difficultés à trouver des remplaçants. Des titulaires, il n’y en a jamais de disponibles une fois l’année scolaire entamée. Mais le vivier des personnels précaires s’épuise aussi de plus en plus (voir notre article).

Il devient évident qu’il faut réagir. Il est incompréhensible que dans une telle situation économique, notre pays peine autant à recruter les enseignants qui formeront les générations de demain. Le ministère se doit de mettre sur la table les moyens de recruter les personnels dont il a besoin.

 

Une réaction s'impose

Et il faut arrêter de se payer de mots à travers des campagnes publicitaires qui n’entraînent que rire et moqueries chez les étudiants (voir notre article). Ces derniers ont tôt fait de s’orienter vers des carrières plus rémunératrice, avec des métiers moins stressants au quotidien. Surtout que, pour recruter à niveau master, c’est-à-dire bac + 5, il faudrait payer en conséquence. Aujourd’hui, au bout de dix ans de carrière un enseignant ne gagne pas encore 2000 €, plutôt 1900, et encore, primes comprises.

En attendant, le ministère de l’Education nationale bloque tout effort sur les salaires. Malgré le retour de la croissance, le gel du point d’indice, actif depuis 2010, sera encore prolongé sur 2015 et 2016. Décidément, devenir prof ne fait plus rêver grand monde. La sécurité de l’emploi n’arrive même plus à contrebalancer le manque à gagner mensuel par rapport à un emploi occupé dans le privé à niveau master.

 

Les pistes lancées par le SNES

Le 11 mai 2015, le SNES-FSU, premier syndicat enseignant du secondaire, avait lancé l’alerte sur la situation dans un communiqué. « Du fait des départs à la retraite massifs et de l’augmentation du nombre d’élèves, les besoins en enseignants sont très importants. Avec la crise de recrutement qui perdure, des mesures urgentes doivent être prises afin de rendre attractifs ce métier.

D’après le rapport de la DARES d’avril 2015 ‘Les métiers en 2022’, 300 000 nouveaux enseignants doivent être recrutés entre 2012 et 2022. En effet, la DARES chiffre à 256 000 le nombre de départ d’enseignants à la retraite sur cette période. S’y ajoutent les besoins correspondant à la hausse du nombre d’élèves fruit de l’augmentation démographique.

D’après le rapport, les taux d’encadrement dans le premier degré et l’enseignement supérieur étant parmi les plus bas des pays de l’OCDE, la France se doit de recruter 44 000 enseignants de plus pour mieux faire face.

Dans le second degré, c’est 150 000 enseignants qu’il faut recruter. Depuis 2012, 34242 enseignants ont été recrutés dans le second degré. Pour atteindre les 150 000 recrutements en 2022, il est donc nécessaire d’affecter près de 14 500 nouveaux enseignants en stage par an dans le second degré sur les 8 prochaines années. Or la crise de recrutement n’est pas endiguée.

Si l’augmentation du nombre de postes aux concours a permis une augmentation du nombre de candidats et d’admis, tous les postes ne sont pas pourvus notamment en mathématiques, anglais, allemand, Lettres, éducation musicale, Sciences de l’ingénieur….

Les écrits des concours externes viennent de se terminer. Après avoir publié le nombre d’inscrits, le ministère se doit publier le nombre de présents aux épreuves. Le gouvernement a fait de l’éducation une priorité, mais sans enseignants qualifiés et formés, comment est-­ce possible ?

Le ministère se doit de rendre attractif les métiers de l’enseignement et de l’éducation, s’il veut relever le défi. Revaloriser les salaires est la première mesure essentielle. Actuellement, un enseignant certifié du second degré débute à 1,1 SMIC soit 1616 euros brut mensuels donc 1388,2 euros net. Ils entrent donc dans la catégorie ‘travailleurs modestes’ définie par le gouvernement pour prétendre à la prime d’activité.

Alors que les autres secteurs doivent eux aussi renouveler leurs cadres, comment attirer des diplômés bac+5 avec comme salaire 1,1 SMIC à l’entrée dans le métier ?

Autre mesure indispensable, qui a fait ses preuves par le passé, la mise en place de véritables pré­recrutements. Dès la licence, le ministère financerait les études des pré­recrutés qui commenceraient à cotiser pour leur retraite. En échange, ils s’engageraient dans les parcours universitaires menant aux métiers de l’enseignement et de l’éducation, passeraient les concours et s’engageraient à servir l’État au moins 5 ans. Les EAP ou les M1 en alternance proposés par le ministère ne répondent pas à ces critères puisqu’ils sont affectés en établissement et ne peuvent donc pas se consacrer à leur formation.

Enfin pour recruter, les conditions de travail et de formation doivent obligatoirement être améliorées. »

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Christopher Webb)

 

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