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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:16

Communiqué de l'UD-CGT de la Manche

Condamner les organisateurs du dumping social sur l’EPR, c’est faire œuvre utile pour tous !

De 2008 à 2011, le grand chantier EPR de Flamanville a été le théâtre de pratiques inadmissibles à l’égard de salariés intérimaires polonais et roumains. Ce sont actuellement des millions de salariés qui se retrouvent menacés de déclassement social par leur mise en concurrence partout en Europe.
Délit de Travail dissimulé, délit de marchandage, délit de prêt illicite de main d’œuvre et d’emploi de salariés étrangers sans titre… Derrière la qualification de ces délits, il y a des hommes, des familles, spoliés de leurs droits sociaux élémentaires !
Les donneurs d’ordres responsables et coupables !
Le groupe Bouygues, les entreprises Quille, Welbond portent une écrasante responsabilité, leurs «sergents recruteurs de main d’œuvre» en l’occurrence les sociétés d’intérim Atlanco et Elco ont sciemment contourné le code du travail et les règles de détachement de salariés. De plus, personne n’est dupe sur la responsabilité d’EDF, maitre d’ouvrage, mais grand absent du procès. Ce procès nous éclaire sur l’offensive actuelle du MEDEF contre le code du travail, l’inspection du travail, le droit syndical, les prud’hommes, les services publics. Nous sommes clairement au carrefour de la dérèglementation et de la baisse du coût du travail.

Il nous faut redonner au travail tout son sens en portant nos propositions pour le progrès économique et social au travail comme dans la vie.

A l’occasion du rendu de jugement plus de 50 militants CGT des syndicats CGT de l’arsenal, d’AREVA NC, de l’Hôpital Pasteur, des Territoriaux de Cherbourg-Octeville, de la  protection sociale, du CNPE Flamanville, de la MEF, d’EIFFAGE, du Salarié employeur… rassemblés ce mardi 9 juin devant le tribunal de Cherbourg attendait une décision de justice.
Le tribunal a prononcé une nouvelle fois, le report du rendu et son renvoi au 7 juillet prochain.

La CGT, investie sur le chantier EPR depuis le début, dans un contexte où le syndicalisme n’a pas le vent en poupe et où nous n’étions pas les bienvenus, sera présente le 7 juillet devant le tribunal de Cherbourg. Ce sera, espérons-le, l’occasion d’entendre un jugement exemplaire qui suivra les réquisitions du procureur de la république avec pour but la défense et l’amélioration des garanties collectives des salariés et le respect des droits des salariés gravement menacés.

Cherbourg, le 9 juin 2015

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:14
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:12

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:04

Reçu par courriel.

 

CONSEQUENCE DU MONDE MULTIPOLAIRE EN MARCHE :

Nigéria, Niger, Cameroun et Tchad, une alliance panafricaine contre Boko Haram!

par DIAGNE Fodé Roland

CONSEQUENCE DU MONDE MULTIPOLAIRE EN MARCHE :

Nigéria, Niger, Cameroun et Tchad, une alliance panafricaine contre Boko Haram!

par DIAGNE Fodé Roland

Malgré ses menaces médiatisées Boko Haram n'a pas pu empêcher la tenue des élections qui ont débouché sur une alternance démocratique au Nigéria. L'enlèvement de centaines de filles "converties et mariées de force" avait été l'occasion d'un "Twitt et photo" de Michèle Obama et une campagne médiatique mondiale appelant à une mobilisation internationale contre Boko Haram.

Beaucoup s'attendaient donc, comme on l'a vu au Mali, à un appel au secours qui allait voir déferler Africom (USA) suivi de Barkhane (France) sur les sols Nigérian et Camerounais. Mais à la surprise générale à la place de "l'aide US et de l'UE contre le terrorisme", c'est plutôt à une alliance militaire panafricaine de fait entre le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad que l'on assiste contre Boko Haram.

Pourquoi la servilité françafricaine habituelle semble n'avoir pas fonctionné? Comment comprendre que USA et France aient été ici, pour le moment, diplomatiquement éconduits ? Est-ce l'influence grandissante de Mugabé, actuel président de l'Union Africaine (UA), sur les chefs d'états françafricains, eurafricains et usafricains ?

 

Ou est-ce la peur de l'exemple du chaos libyen ?

Après avoir renvoyé l'Afghanistan, puis l'Irak "à l'âge de pierre" selon l'expression de G. Bush, l'occupation militaire de ces pays avait précédé l'installation de pouvoirs fantoches. Puis l'agression coloniale de l'OTAN/Françafric et l'assassinat de Kadhafi ont livré la Libye aux hordes surarmées de Al-Qaïda et/ou Daesh qui se sont ensuite répandues sur les pays africains. Boko Haram, Mujao, Ansardine, des mouvements armés "jihadistes", et bien avant, Shebab, LRA de Kony, sévissent ainsi du Sahel-Sahara à l'Afrique de l'est.

Cette déstabilisation militarisée des pays africains s'est développée à partir de la destruction consciente de la Libye comme le révèle Hama Ag Mahmoud, un des ténors du MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) qui l'a quitté avec fracas en décembre 2012, peu avant le déclenchement de l’opération Serval au Mali : " - La France aurait donc poussé le MNLA à occuper les villes du Nord du Mali ? - Oui tout à fait. La France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne, pendant la guerre de Libye. Ensuite de bloquer le recrutement des libyens dans l’Azawad et dans l’Aïr au Niger. Et en contrepartie, elle nous avait donné son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad. C’est l’accord qui a été conclu avant la guerre entre le MNLA et la France. Et immédiatement la guerre gagnée par le MNLA, la France a changé complètement de politique. Elle a mis tout son dispositif diplomatique contre le MNLA. Alors conclusion, l’objectif de la France était tout simplement d’affaiblir le gouvernement malien et je peux vous assurer que ce n’était pas pour donner raison au MNLA" (Interview, Le Courrier du Sahara, en date du 17 janvier 15 cité par Gri Gri international du 28/02/15).

La Libye a été donc ainsi livrée aux chefs de guerre financés par les théocraties des pétrodollars et armés par les marchands d'armes US et de l'UE dans le but de créer un foyer à partir duquel propager partout en Afrique le cancer "jihadistes". La Libye est devenue pour l'Afrique ce qu'a été et continue d'être l'Afghanistan pour toute l'Asie. Ce foyer de subversion a produit et métastasé pour devenir Daesh, Front Al Nosra, Al Qaïda en Syrie puis en Irak, Boko Haram au Nigéria et Ansardine-Mujao-MNLA au Mali. Ces mercenaires "jihadistes" séparatistes se taillent des territoires dénommés "califat" comme on l'a vu dans le nord du Mali, puis comme on le voit en Syrie et en Irak et se livrent à toute sorte de trafics de pétrole, drogue, etc. Dès qu'ils se sentent suffisamment forts, ils développent parfois leur propre agenda différent de celui de leurs maîtres financeurs et entrent ainsi en opposition à ceux-ci.

A chaque déstabilisation d'un pays africain, les impérialistes US, de l'UE et Français se pointent pour "porter secours dans leur grande et désintéressée" magnanimité aux "incapables africains" comme on l'a vu au Mali avec l'opération Serval puis en Centrafrique avec Sangaris avant que ce stratagème ne mute en "Barkhane" (dunes qui se déplacent dans le désert au gré des vents), nom que s'est donné la mouvante occupation militaire française du Sahel-Sahara du Mali en Centrafrique.

Force est donc de constater que les bourgeoisies au pouvoir au Nigéria, au Cameroun, au Niger et au Tchad ont évité, pour l'instant, de faire appel aux "sauveurs" US/UE en forgeant peu à peu une alliance militaire panafricaine contre la menace de chaos et de "califat" que constitue Boko Haram.

Peut-être ont-elles lu les révélations suivantes : "De même, j'affirme sans détour que Daesh et Al-Qaïda ont été créé par la CIA et sont les résultats directs de la politique américaine. Les 'Afghans-Arabes' étaient le noyau d'Al Qaïda, ils ont été levés, formés, soutenus et appuyés par les services secrets américains. Nous sommes les témoins de cela. Aujourd'hui, la CIA n'est plus capable de contrôler ce qu'elle a créé. Le soutien américain aux moudjahidines arabes en Afghanistan est bien connu. Les services secrets américains ont soutenu les 'afghans arabes' pour contrer les Soviétiques dans ce pays. A cette époque, la relation entre le soudan et les Etats-Unis était bonne, nous étions donc au courant de cela"(Omar El-Béchir, 54 Etats, hors série).

C'est ce que confirme Hillary Clinton quand elle proclame "nous, Etats-Unis, avons créé Al Qaïda" avec l'intention de refaire exactement "l'opération Ben Laden " des années 78 à 80 dont Zbigniew Brzezinski conseiller des présidents US a pu dire: "cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d'attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette?" (cité par Michel Collon dans 'Je suis ou je ne suis pas Charlie ?).

Ou encore ces propos de James Baker : " Il n'y a pas de pays musulman plus intégriste que l'Arabie Saoudite (...) et pourtant c'est à la fois un ami et un pays important pour les Etats-Unis. (...) Nous ne devons nous opposer à l'intégrisme que dans la mesure exacte où nos intérêts nationaux l'exigent"(cité par Michel Collon, idem).

En effet l'on peut tous constater que jusque dans les années 80 et 90 la majorité des Etats nés des indépendances dans le monde Arabe et Africain se proclamait, même quand il n'était pas d'orientation anti-impérialiste, laïc, nationaliste, panarabe, panègre ou panafricain. Ces Etats postcoloniaux avaient en général obtenu l'indépendance formelle à partir de mobilisations de masses ou parfois de luttes armées dans lesquelles les courants féodaux religieux et/ou ethnicistes étaient quasi absents parce que trop souvent alliés des colonisateurs.

Il apparaît de plus en plus clairement que "l'intérêt national" des USA flanqués de l'UE est aujourd'hui de réactiver les courants religieux dans les pays Arabes et en Afrique en utilisant ses vassaux des théocraties des pétrodollars et les "califats jihadistes" pour détruire les Etats postcoloniaux, le panarabisme et le panafricanisme. Même si cela n'est pas encore très visible, c'est la même fonction et le même objectif qui seront assignés aux courants évangélistes qui pullulent dans les pays à majorité chrétienne.

L'exemple de la Centrafrique est ici significatif. Là cohabitent musulmans et chrétiens et la déstabilisation a débouché sur un affrontement entre "séléka musulmans" et "anti-balakat chrétiens". Une ligne de partage se dessine du Nigéria, Cameroun, Tchad, Centrafrique jusqu’à l'est du continent où de tels affrontements peuvent être suscités pour désintégrer les Etats postcoloniaux nés de la première phase des luttes anticoloniales pour les indépendances entre 1945 et 1960.

Il faut absolument défendre l'unité nationale laïque et démocratique contre les projets d'émiettements des Etats multinationaux parce que les "ethnies" sont en réalité des nationalités à l'époque des Nations en devenir en Afrique. Cette défense des Etats multinationaux nés de la balkanisation coloniale doit s'inscrire dans une perspective panafricaine fondée sur le principe de "l'union libre des peuples libres d'Afrique" lancé par le communiste Malien Tiémokho Garang Kouyaté au milieu des années 30.

 

Ou est ce la diversification des partenaires économiques ?

A partir des années 80, les bourgeosies africaines compradores, c'est-à-dire serviles aux impérialistes, ont fortement libéralisé et privatisé les économies sous la houlette des plans d'ajustement structurel du Fond Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale et de l'OMC. Libéralisation et privatisation ont bénéficié aux Multinationales impérialistes, mais aussi à une couche "d'opérateurs économiques" locaux surtout dans l'import-export ainsi intégrés dans la "mondialisation" des affaires. Les délocalisations des entreprises à faible composition organique du capital, c'est-à-dire utilisant une main d'oeuvre nombreuse, vers les pays d'Asie et du Moyen-Orient ont favorisé la diversification des sources d'approvisionnements en marchandises des "hommes et femmes d'affaires" des pays africains confinés dans le rôle de "nègres sous traitants".

L'arrivée des nouveaux investisseurs en quête de matières premières que sont les "pays émergents", notamment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), prolonge et renforce cette diversification des relations économiques au plan étatique et parfois même stratégique. Ainsi on remarquera que le Nigéria premier producteur africain de pétrole, mais aussi le Tchad et le Cameroun tous les deux producteurs de pétrole s'ouvrent de plus en plus aux investisseurs notamment chinois et russes. Il en est de même au Niger avec la fin progressive du monopole exclusif de l'exploitation de l'uranium détenu par la firme française AREVA au profit de la Chine.

Ce développement des échanges économiques avec les "pays émergents", en particulier avec la Chine agace les impérialistes US et de l'UE habitués à agir en pays conquis en Afrique. Même si on peut observer que certaines entreprises monopolistes françaises, par exemple, envisagent par réalisme des associations ou de devenir des sous traitants pour ou avec les entreprises chinoises qui sont majoritairement d'Etat.

Ainsi la Chine et dans son sillage les pays des BRICS brisent de fait le quasi monopole colonial des entreprises multinationales des impérialistes US, de l'UE et de la France en Afrique. Voilà pourquoi Peter Pham, qui conseille les départements d’état et de la défense étatsuniens, explique que l’AFRICOM, commandement militaire US basé à Stuttgart en Allemagne, a pour "but de protéger les accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, une tâche qui incluait de s’assurer contre la vulnérabilité de ces richesses naturelles et de s’assurer qu’aucune tierce partie comme la Chine, L’inde, le Japon ou la Russie, ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur”( cité dans mondialisation.ca).

Cette farouche recherche d'une terre africaine pour accueillir AFRICOM est nécessité, voyez vous, par le fait que "ces ressources et richesses naturelles font de l’Afrique une cible facile pour les attentions de la République Populaire de Chine, dont la dynamique économique… a une soif quasi insatiable de pétrole et de besoins pour d’autres ressources naturelles. La Chine importe à l’heure actuelle approximativement 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, environ la moitié de cette consommation, de l’ordre de 765 000 barils par jour, environ un tiers de ses importations, proviennent de ses sources africaines, spécialement du Soudan, de l’Angola et du Congo (Brazzaville). Est-ce étonnant donc par conséquent qu’aucune région du monde autre que l’Afrique ne rivalise avec l’intérêt stratégique de la Chine ces dernières années… De manière intentionnelle ou non, beaucoup d’analystes attendent que l’Afrique, spécifiquement les états du long de sa très riche côte occidentale, va devenir le théâtre d’une concurrence stratégique entre les Etats-Unis et sa seule réelle concurrence à l’échelle globale, la Chine, alors que les deux pays cherchent à étendre leur influence et sécuriser l’accès aux ressources”(idem). Il faut donc semer le chaos en Afrique pour bloquer le développement des pays "émergents" en les empêchant d'accéder aux matières premières dont ils ont besoin pour se développer.

Le remplacement du système colonial par le système néocolonial grâce aux massacres coloniaux de masses et aux assassinats systématiques des leaders indépendatistes radicaux de la première phase de libération nationale entre 1945 et 1960 ont engendré ce que l'on appelle la françafric, l'eurafric et l'usafric. Il s'agit de mécanismes mafieux corrupteurs qui lient les Multinationales et les politiques des Etats impérialistes (France, UE, USA) aux élites régnantes dans les Etats africains pour maintenir l'Afrique et ses peuples dans les griffes spoliatrices de la dépendance au profit des Multinationales françaises, européennes et étatsuniennes.

Durant "la guerre froide", c'est à dire la lutte entre le camp capitaliste et le camp socialiste, ce système de dépendance néocoloniale faisait des élites régnantes en Afrique des vassaux du camp capitaliste contre l'URSS, contre le camp socialiste. Parfois certains de ces serviteurs apatrides utilisaient la contradiction entre les deux camps pour faire chanter leurs maîtres impérialistes. Mais globalement les Houphouêt, Senghor, Ahidjo, Bongo, Eyadema, Mobutu, Bokassa, pour ne citer que les plus illustres d'entre-eux, obéissaient servilement au point même de prôner le "dialogue" avec l'apartheid sud-africain, de lier des relations diplomatiques avec l'Etat sioniste colonialiste d'Israël et de soutenir les mouvements pro-coloniaux contre les indépendantistes radicaux comme le MPLA, le FRELIMO, le PAIGC, la SWAPO, l'ANC dans les guerres de libération nationale contre le colonialisme fasciste portugais ou l'apartheid Sud Africain.

Ce système semi-colonial sous sa forme initiale ne suffit plus à assurer la pérennité de la vassalisation prédatrice de l'Afrique. Il faut doubler cela d'une stratégie du chaos prétexte à une présence militaire accrue US et de l'UE considérée comme seul gage de la mainmise sur les matières premières africaines pour en empêcher l'accès direct aux BRICS. A cet effet l'usafric poursuit sa quête d'installer l'AFRICOM sur le continent, il en est de même du renforcement de la présence des armées de l'eurafric et de la françafric au nom de la "lutte contre le terrorisme". C'est la tactique bien connue du pyromane pompier qui s'affuble ici des troupes qui rappellent les "tirailleurs" qui ont été les mercenaires de la conquête de l'empire colonial d'Afrque sous la direction d'officiers Français.

 

Une fissure dans la soumission qui doit s'approfondir

Bien entendu la françafric continue de se manifester sous la forme de la honteuse et dangereuse décision d'envoyer 2100 soldats sénégalais soutenir l'agression militaire saoudienne au Yémen, ce qui est à mettre en relation avec les achats par les Emirs d'avions rafales du complexe militaro industriel de l'impérialisme français. L'eurafric se manifeste sous la forme de l'imposition de la signature de l'Accord de Partenariat économique (APE) spoliateur qui va accroître la dépendance des Etats africains.

Mais comment ne pas apprécier que l'axe du refus des bourgeoisies africaines semble remonter progressivement du Zimbabwe, de l'Erythrée, Mozambique, Namibie, Angola, RDC et Afrique du Sud vers le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad. Cette résistance des bourgeoisies africaines reste hésitante, faible, mais elle commence à s'exprimer publiquement et avec une certaine force par la voie de Mugabe. Confrontées à la stratégie US et de l'UE alliés aux fantoches des Monarchies théocratiques qui menacent de plus en plus les Etats qu'elles dirigent, les bourgeoisies africaines pour des raisons de survie semblent chercher des voies pour échapper aux pièges de la duplicité de l'impérialisme occidental dont l'objectif est résumé ainsi : "Actuellement, les Etats-Unis ne rencontrent aucun rival mondial. La grande stratégie de l'Amérique doit viser à préserver et étendre cette position avantageuse aussi longtemps que possible (...) Préserver cette situation stratégique désirable dans laquelle les Etats-Unis se trouvent maintenant exige des capacités militaires prédominantes au niveau mondial"( Zbigniew Brzezinski cité par Michel Collon).

La supériorité militaire plus la vassalisation des théocraties féodales monarchistes pétrolières qui financent des groupes de fanatiques religieux ou ethniques contre le communisme hier et contre les Etats post coloniaux aujourd'hui pour pérenniser le plus longtemps possible la domination unilatérale des USA et de l'UE sur le monde. Telle est la ligne directrice de la stratégie US flanquée de l'UE, d'Israël et des Monarchies des pétrodollars.

En plus de la Chine, la Russie est particulièrement visée comme le déclare Graham E. Fuller, ex-directeur adjoint de la CIA lorsqu'il dit à propos de la Tchétchénie notamment que "la politique pour guider l'évolution de l'islam et les aider contre nos adversaires a fonctionné merveilleusement bien en Afghanistan contre l'armée rouge. Les mêmes doctrines peuvent encore être utilisées pour déstabiliser ce qui reste de la puissance russe" (tiré de 'Et si Poutine dit la vérité, on fait quoi?' Le Grand Soir).

Cette stratégie qui se déroule devant nous en Afrique, au Moyen-Orient et en Ukraine fait objectivement apparaître deux camps opposés dans ce monde : le camp de la guerre avec les USA, l'UE, les Emirats féodaux et les groupes "jihadistes" et le camp de la paix avec les pays antilibéraux et anti-impérialistes d'Amérique du Sud dont le noyau est l'Alliance Bolivarienne (ALBA), l'Iran, le Hezbollah, la résistance palestinienne et les BRICS, etc.

Cette dichotomie et contradiction à l'échelle mondiale qui se fraye difficilement un chemin en Afrique prend consciemment ou inconsciemment la forme d'une alliance militaire africaine pour vaincre les "progénitures jihadistes" des pétrodollars et de l'impérialisme US et de l'UE.

En Amérique du Sud les bourgeoisies compradores se sont aussi longtemps couchées devant la suprématie US en faisant de leurs pays "l'arrière cour". C'est le cas des bourgeoisies africaines, surtout celles de l'ex-empire colonial français. Que trois des quatre pays que sont le Nigéria, le Cameroun, le Niger et le Tchad soient des ex-colonies de l'impérialisme français est aussi un signe important des processus de distanciation en cours vis à vis des impérialistes de la part de fractions des bourgeoisies nationales qui se sentent menacées. Les critiques qui montent du sud jusqu'au nord, de l'est jusqu'à l'ouest de l'Afrique, surtout depuis l'assassinat de l'Etat libyen et le foyer "jihadiste" ainsi créé en terre africaine de Libye, illustrent une méfiance de plus en plus grande de certaines élites bourgeoises africaines prêtes à ouvrir leur marché et la coopération économique, politique et culturelle avec les "concurrents" de leurs maîtres impérialistes US et de l'UE.

Les forces ouvrières et populaires opposées aux bourgeoisies semi-coloniales ont tout intérêt à analyser et comprendre les facteurs essentiels et objectifs qui déterminent des évolutions progressives ou régressives dans les comportements des classes sociales au pouvoir dans nos pays. Faire ce travail, c'est œuvrer à frayer la voie, comme en Amérique du Sud, aux alternatives antilibérales et anti-impérialistes qui marqueront la seconde phase actuelle de décolonisation.

L'objectif immédiat est et reste la mobilisation populaire pour le démantèlement des bases militaires étrangères et le retrait des armées US, de l'UE et Françaises d'Afrique.

Juin 2015

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:01

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:00

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 02:51
Rattrapée par la Grèce, Wall Street finit la semaine par une baisse


New York - Wall Street a conclu vendredi la semaine par une baisse, négligeant de bons chiffres pour suivre le net déclin de ses homologues européennes, reprises par le pessimisme concernant la Grèce: le Dow Jones a cédé 0,78% et le Nasdaq 0,62%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 140,53 points à 17.898,84 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 31,41 points à 5.051,10 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a reculé de 0,70% à 2.094,11 points.

Wall Street est revenue sur sa hausse des deux précédentes séances, dans la foulée de places européennes plombées par la Grèce face au blocage des négociations sur la dette du pays, ont résumé les analystes de la maison de courtage Charles Schwab.

La Grèce s'apprête à faire samedi de nouvelles propositions de réformes à ses créanciers, mais les marchés sont de plus en plus inquiets après avoir appris que la zone euro avait discuté de la possibilité d'un défaut du pays, jusqu'ici sujet tabou, si la situation empêche Athènes, à court d'argent, de rembourser le Fonds monétaire international (FMI) à la fin du mois.
L'évocation de ce scénario a fait chuter la Bourse d'Athènes, qui a perdu près de 6% vendredi, au lendemain d'une hausse de plus de 8%. L'indice Eurostoxx 50, représentatif de l'évolution des places européennes, a cédé près de 1,5%.
Même si Wall Street a subi ce mouvement international, elle a enregistré une réaction moins violente à ces actualités qui provoquent, comme on peut s'y attendre, beaucoup plus d'instabilité en Europe, car les conséquences d'une sortie de la Grèce de la zone euro y seraient plus sensibles, a nuancé Jack Ablin, de BMO Private Bank.

De plus, même si l'actualité grecque est très négative dans le sens où l'on ne semble pas sortir de l'impasse (...) elle constitue surtout un prétexte pour des investisseurs désireux de passer à la vente, selon Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Il estimait que d'autres facteurs étaient à l'oeuvre, dont la frilosité des marchés à l'approche de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, mardi et mercredi.
[ ...]


(©AFP / 12 juin 2015 22h32)

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 14:23

Carrefour étrangle les agriculteurs pour conforter ses marges et les dividendes versés aux actionnaires.  Rien ne justifie la pression mise sur les producteurs, sinon les appétits du groupe.  Le chiffre d'affaires de Carrefour est en progression de près de 4% en 2014.  Cela ne l'empêche d'ailleurs pas d'augmenter ses prix ...

Ce vendredi 12 juin 2015, opération coup de poing dans le département. À l'entrée des livraisons du Carrefour de Tourville-la-Rivière, les agriculteurs ont déversé du fumier.

12/06/2015 à 11:19 par Thomas Guilbert sur le journal d'Elbeuf

 

 

Les agriculteurs partis, Carrefour a fait appel à une entreprise extérieure pour évacuer le fumier et autres détritus.

Les agriculteurs partis, Carrefour a fait appel à une entreprise extérieure pour évacuer le fumier et autres détritus.

Ce vendredi matin, à l’appel de la FNSEA 76 et des Jeunes Agriculteurs, des exploitants agricoles ont mené une opération coup de poing à l’échelle du département de la Seine Maritime: au Houlme, à Malaunay, à Barentin, à Fécamp… Mais aussi à Tourville-la-Rivière. Au total, cinquante rassemblements ont eu lieu.

Plusieurs enseignes ont été la cible des agriculteurs, qui “déplorent la chute des prix à la production. Et ceci est le fait de la grande distribution, qui met la pression sur les industriels, qui, eux, répercutent sur les agriculteurs”. Pour le président de la FNSEA 76 Arnold Puech d’Assillac, beaucoup d’exploitants agricoles sont dans “une situation de grand désarroi. Nous sommes à un prix de crise, alors que les niveaux de charges ont augmenté. Nous n’avons pas vu de prix comme ceux-là depuis cinq ans. Les agriculteurs aujourd’hui n’arrivent plus à boucler leurs budgets, ils augmentent leurs dettes alors qu’ils devraient rembourser les emprunts”.

Grosso modo, les agriculteurs demandent globalement “une augmentation de 15% pour revenir à des prix d’il y a deux ans”.

Mardi 16 juin 2015, d’autres actions sont prévues, cette fois dans l’Eure. Mais avant cela, les agriculteurs seinomarins prévoient les “feux de la colère” aux environs de 22 heures ce vendredi 12 juin au soir, sur les zones passagères.

Tourville-la-Rivière, 76

Carrefour veut « renforcer la proximité de l’enseigne »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

Extraits

Carrefour continue sur sa lancée. Le groupe de distribution a annoncé, jeudi 5 mars, un résultat net ajusté part du groupe en 2014 en hausse de 11,9 %, à 1,04 milliard d’euros, pour un chiffre d’affaires (hors taxes et essence), qui gagne 3,9 %, à 66,9 milliards. « Sa meilleure progression depuis 5 ans », a précisé le directeur financier, Pierre-Jean Sivignon.

Le résultat opérationnel courant progresse de 10,6 % à taux de change constants (2,38 milliards d’euros, porté par l’Amérique Latine et la France. « Une très belle année qui confirme la dynamique de croissance du groupe », a qualifié M. Sivignon, ajoutant qu’en Europe (hors France), « le contexte a été difficile ». mais en Espagne, l’économie montre des signes de stabilisation.

[...]

Surtout, le rachat de Dia en France, effectif fin décembre 2014, permet à Carrefour d’accroître son réseau de magasins dits de proximité (petites surfaces, majoritairement en centre-ville). Plus de 800 points de vente totalisant près de 550 000 m² et 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013.

DÉVELOPPER LES PETITS FORMATS EN CHINE

Le groupe continuera en 2015 à développer plusieurs formats de magasins dans les pays où il opère.

En France, l’intégration de Dia va se poursuivre et « s’étalera sur deux ans », a indiqué Jérôme Bédier, secrétaire général du groupe. Une fois effectuée la cession des 56 magasins, demandée par l’Autorité de la concurrence, le reste du parc passera progressivement sous l’enseigne Carrefour. Les premières conversions débuteront en avril. Le groupe vise l’équilibre financier de ce réseau « d’ici 2017 ».

[...]

En Chine, également, Carrefour s’oriente vers de plus petites surfaces, plus adaptées à la frugalité de la consommation. « On fait évoluer les formats », précise M. Sivignon. Les premiers magasins de proximité ont été testés fin 2014, sous le nom de Carrefour Easy, et les ouvertures vont se poursuivre.

NUMÉRO UN EN FRANCE

Les investissements en 2015 pour l’ensemble du groupe se situeront entre 2,5 à 2,6 milliards d’euros, à peine plus qu’en 2014 (2,4 milliards), essentiellement pour rénover les magasins et développer le e-commerce dans plusieurs pays.

[...]

Le groupe a conservé la tête de la grande distribution française en janvier avec une part de marché stable de 22 %, devant Leclerc (20,4 %), selon le dernier baromètre KantarWordPanel, publié le 10 février, et portant sur la période du 29 décembre au 25 janvier.

[...]

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/05/carrefour-ameliore-sa-performance-operationnelle_4587570_3234.html#mdsFCJ6Zvrffrib1.99

 

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:46

Publié : 8 juin 2015 | Auteur : Lu sur Les dossiers du BIP

Le communiqué du 16 Avril du parti communiste grec est passé assez inaperçu et méritait d’être traduit. Nous y joignons le texte anglais du discours inaugural de ces manœuvres prononcé par le ministre grec de la défense Panos Kamennos en présence de Madame l’ambassadeur d’Israël.

Le Ministère de la défense grec a été donné par Syriza a son allié le parti politique de droite ANEL.

Ce discours montre une forte implication du gouvernement grec dans les politiques militaires officielles des Etats-Unis : lutte contre « le califat » (par ailleurs soutenu en sous-main par les mêmes), exercice militaire commun prévu avec l’Egypte pur ce mois de juin, relations étroites avec les voisins OTAN de la Mer Noire : Bulgarie et Roumanie, et enfin coopération militaire nouvelle (rémunérée ?) avec Abu Dhabi.

Au sujet de des relations entre l’Egypte et Israël la fausse (?) naïveté du Ministre est totale puisqu’il annonce la délimitation prochaine de la frontière entre les ZEE (zones économique exclusives pour l’exploitation des richesses sous marines) de ces deux pays, ignorant qu’Israël, Etat expansionniste, a pour principe politique intangible de ne jamais délimiter ses frontières qu’elles soient terrestres, maritimes ou aériennes.

Lire ici l'article complet avec la déclaration du KKE et l'allocution des ministre grec des affaires étrangères.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:38

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature à la suite des annonces du Gouvernement sur l’emploi, et notamment sur le plafonnement des indemnités de licenciement

Communiqués de presse, publié le 10 juin 2015, mis à jour le 10 juin 2015

Le cynisme du double langage atteint des paroxysmes : le dimanche on fustige les « plaintes permanentes » du Medef pour rassembler le parti, le lundi on veut le satisfaire en décidant le plafonnement des « indemnités » de licenciement.
Parmi l’ensemble des mesures de régression sociale que ce gouvernement a accumulées, celles qui ont été annoncées hier pourraient ne faire figure que de énième et affligeante tentative d’inverser une courbe du chômage décidément résistante. Elles seraient alors, en quelque sorte, banalisées par la succession de celles qui les ont précédées.
Pourtant, avec le plafonnement des « indemnités » de licenciement un cap est franchi. Rarement l’amputation assumée des droits élémentaires des salariés n’aura été aussi flagrante. Rarement la chimère du « frein à l’embauche » n’aura permis d’afficher aussi crûment l’option libérale et les choix de classe qu’elle exige.
Contrairement à ce que laisse entendre une communication maîtrisée, il ne s’agit pas de plafonner le montant d’« indemnités » forfaitaires dues à l’occasion de n’importe quel licenciement. Ce à quoi le gouvernement s’attaque, c’est en réalité « aux dommages-intérêts », autrement dit la réparation du préjudice que le salarié licencié « sans cause réelle et sérieuse » est contraint de demander à un juge. Peu importe, désormais, qu’il ait été abusivement licencié et peu importent les conséquences, évidemment différentes pour chacun, de ce licenciement, sa qualification, son âge, le temps passé à retrouver un emploi ... : un forfait, chichement compté et inséré dans une fourchette, suffira bien pour tous.
Tel serait en effet l’objectif : forfaitiser pour donner aux employeurs une prévisibilité érigée en impératif parce qu’elle serait indispensable à la vie des affaires. Et pour accréditer cette option, les éléments de langage distillés ici et là font entendre que la variabilité des indemnités allouées par les juges serait devenue « un vrai sujet ». Comprenons bien : il s’agirait donc, pour mettre les employeurs qui entendent s’affranchir du code du travail à l’abri d’un « insupportable » aléa judiciaire, de leur permettre d’évaluer par avance ce que leur coûtera la violation de la loi. Et ce faisant, pour le salarié, forfaitiser l’entrée dans le chômage, forfaitiser la perte de revenus, forfaitiser le trouble de la famille, forfaitiser l’angoisse de la précarité.
Peut-être cette mesure finira-telle par se heurter, à l’issue de longs et épuisants débats judiciaires, au droit de l’Union européenne qui impose une réparation intégrale du préjudice subi. Peut-être, même, le Conseil constitutionnel y verra-t-il ce qu’elle est réellement : une atteinte disproportionnée aux droits des victimes. Mais le scandale demeurera, dans les esprits, de cette nouvelle trahison des engagements de justice sociale.
Car qui peut croire que cette prime au licenciement injustifié, en forme d’inexplicable cadeau, favorisera l’emploi ? Certainement pas le Medef en tout cas, dont le chef a déjà cyniquement annoncé que cette mesure, qu’il avait pourtant réclamée, « ne suffira pas », prenant ainsi date pour la prochaine étape : la réforme du contrat de travail.
Jusqu’à quand le gouvernement continuera-t-il de courir derrière ces revendications, fasciné par d’illusoires promesses d’embauche comme autant de hochets qu’un patronat insatiable agite sous son nez ?

 

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