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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 09:39

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 09:36

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 15:49

Publié par Michel El Diablo

Alexis TSIPRAS, meilleur ambassadeur du néolibéralisme austéritaire ?

Après le 3ème vote d’un texte demandé par la troïka par le parlement Grec en mois d’un mois, il est plus que temps de faire un bilan de l’expérience Tsipras. Ayant complément renié ses promesses de fin de l’austérité et de la tutelle, il est devenu le meilleur ambassadeur de ce qu’il dénonçait il y a 7 mois.

 
Syriza, pire que Nouvelle Démocratie ?
La question vaut d’être posée, même s’il est vrai que la droite Grecque avait accepté une baisse de 22% du salaire minimum (et 32% pour les jeunes) et une baisse allant jusqu’à 45% des retraites. Mais Syriza, qui promettait de remonter ce salaire minimum, semble avoir oublié ce point, et toutes les mesures fiscales du vote du 15 juillet vont encore réduire le pouvoir d’achat d’un peuple déjà lessivé par plus de 5 années d’austérité. Aggraver une situation déjà épouvantable, n’est-ce pas faire encore pire que ceux qui ont mené à cette situation initiale ? Puis, il y a eu le vote des réformes dites de structure (le politiquement correct pour dire néolibérales), et enfin le vote du nouveau plan, qui prévoit une nouvelle phase d’austérité avec un ajustement budgétaire de 3,75% du PIB de 2015 à 2018.
Bref, ce qu’a proposé Alexis Tsipras, et qu’ont voté une large majorité de Syriza (même si une minorité s’y est opposée, au point de sembler vouloir couper avec le gouvernement) ressemble à s’y méprendre aux politiques menées avant son arrivée au pouvoir, et qu’il dénonçait avec véhémence. Tout ceci pose un vrai problème démocratique puisque Syriza avait promis la fin de l’austérité et de la tutelle et que ces dernières semblent au contraire se renforcer pour les Grecs. Pire encore, en se faisant élire sur la promesse d’un changement de politique, avant d’appliquer la même politique qu’ils dénonçaient, ils semblent indiquer que l’alternative n’est pas possible, puisque même ceux qui semblaient la souhaiter le plus, capitulent une fois au pouvoir. Ainsi, Syriza devient le meilleur agent de l’euraustérité.
 
La double prison mentale de Syriza

Paul Krugman, qui avait pourtant soutenu Tsipras dans le référendum, en a conclu qu’il avait peut-être surestimé la compétence du gouvernement grec. Et il a raison, car capituler de la sorte, sur toute la ligne, après six mois de négociation, démontre bien un problème de compétence (outre un sérieux problème de conviction car il est pour le moins choquant d’accepter aussi largement de mener les politiques que l’on dénonçait dans l’opposition et que l’on promettait de changer). Les cinq années passées ne permettaient pas à Syriza d’ignorer que les créanciers étaient très résolus (au point de refuser un référendum et de faire tomber un premier ministre Grec). Ces derniers mois donnent l’impression d’un amateurisme confondant et d’une absence de préparation sérieuse aux négociations.

Le cas de Tsipras et Syriza montre les ravages de l’idéologie, même s’il faut bien reconnaître, comme je le craignais déjà début 2010, que le contexte Grec ne pousse pas à la rupture avec l’UE (ce que les dernières années auraient dû faciliter néanmoins). C’est parce que Syriza voulait absolument rester dans l’euro, et qu’il préférait de facto conserver la monnaie unique européenne plutôt que de mettre fin à l’austérité et à la tutelle que Tsipras a choisi de renier totalement son programme (si ce n’est le point du maintien dans l’euro, qui était en fait la priorité des priorités). C’est un précieux enseignement pour l’avenir : sans être prêt et s’être vraiment préparé à la rupture, le changement est difficile. Et ceux qui proposent uniquement de changer cette Europe de l’intérieur ne seront désormais plus crédibles.
Malheureusement, cette expérience déconsidère les partisans d’un vrai changement. Les euraustéritaires néolibéraux ont beau jeu de dire que ce n’est pas possible, puisque même Syriza a fini par se rallier. Et si la conjoncture s’améliore légèrement, alors il est à craindre qu’il soit difficile de rassembler une majorité pour un vrai changement, pour le moment. Alors, il faudra utiliser le temps pour se préparer.
 
SOURCE: 
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:55

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:49

Mis en ligne par Michel El Diablo

Selon Jean-Luc Mélenchon, « la Grèce va bientôt s'effondrer ». Il craint que l'Allemagne déclenche "une crise majeure en Europe".

Selon Jean-Luc Mélenchon, l'accord trouvé entre Athènes et ses créanciers n'y changera rien, "la Grèce va bientôt s'effondrer". Pire, il craint que l'Allemagne déclenche "une crise sociale, politique et culturelle majeure en Europe".

Jean-Luc Mélenchon est de retour de vacances. Et dans la lignée de son pamphlet contre "le poison allemand" publié début mai, le responsable du Front de gauche (FG) n'a pas changé de cible : selon lui, la politique d'austérité imposée par Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, mène l'Europe vers une "crise sociale, politique et culturelle majeure". C'est en tout cas ce qu'il affirme dans un billet publié dimanche 16 août sur son blog.

Pour le député européen, l'accord trouvé entre la Grèce et ses créanciers (UE, BCE, FMI) sur un 3e plan d'aide ne résout rien : "Alexis Tsipras (le Premier ministre grec, Ndlr) a cru bien faire en acceptant les humiliations dictées sous le fouet du 'gouvernement allemand de droite CDU-CSU et du PS'" mais "la Grèce va bientôt s'effondrer". Quand? "Dès que les bienfaits du prochain cocktail de tortures adopté au parlement grec lui auront été appliqués et que la récession prévue en toutes lettres dans celui-ci sera venue aggraver le mal incurable dont elle est déjà atteinte", selon lui.

Pour l'ancien candidat à l'élection présidentielle, "l'Europe allemande est impossible. Même Romano Prodi le déclare dans une tribune parue dans 'Le Monde'". Dans cette tribune, l'ancien président de la Commission européenne (1999-2004) affirme que les conditions fixées à la Grèce pour son sauvetage "ont été imposées de la pire manière qui soit". Selon l'ancien patron de l'UE, "on a transformé un petit problème en un énorme problème. Si on avait fait preuve de bonne volonté dans un contexte de solidarité qui prévalait autrefois, tout aurait été plus facile". Et l'ancien président du Conseil italien d'ajouter : "La confiance qui doit être à la base des relations entre les pays européens a été anéantie. Nous avons évité le pire, mais nous avons créé le mal".

"Une époque est finie en Europe", poursuit sur son blog Jean-Luc Mélenchon. "Il faut maintenant prendre la mesure de ce qui s'avance. La politique d'austérité est en réalité une politique de dévaluation salariale pour augmenter la compétitivité des produits sur le marché international". Selon lui, la solution est ailleurs : elle se trouve dans "une dévaluation progressive mais ferme de l'euro et une inflation qui permette d'absorber les dettes souveraines et surtout privées. Mais cela percute les intérêts fondamentaux des rentiers allemands qui font la loi en Europe!", affirme-t-il.

Dans ce billet de blog, Jean-Mélenchon s'inquiète également des "turbulences" liées à la dévaluation de la monnaie chinoise : "Les chinois dévaluent leur monnaie sous cotée pour rendre leur salaires compétitifs ! Bref les Chinois jouent aux Allemands... Les Allemands vont déguster", explique-t-il. "Car leurs 'chères grosses bagnoles' vont couter là-bas bien plus cher et les machines-outils seront bien moins remplacées si la production baisse. Résultat les Chinois font aux Allemands ce que l’Allemagne fait à l’Europe tout entière. La pagaille générale est garantie. Un terrible coup de froid sur le moteur absurde de la croissance mondiale sans fin se dessine à horizon rapproché. L’Europe va trinquer. La Grèce va couler", conclut-il.

 

Le blog de Jean-Luc Mélenchon:

Coup d'oeil de retour

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/08/16/coup-doeil-de-retour/

 

Dans un post du 22 Août JL Mélenchon, sur son blog, reprend son interview au journal Sud-Ouest.  Voici ce qu'il répond à une question sur la Grèce.

"Sud Ouest. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé hier soir sa démission et des élections anticipées (1). Faut-il s'en inquiéter ?

Jean-Luc Mélenchon. On vote, c'est bien. La voix du peuple est toujours la solution aux problèmes d'un pays. Mais encore faut-il respecter ses décisions. Les Grecs ont voté non au plan européen, et Tsipras l'a pourtant signé. J'espère que la gauche de Syriza aura un beau succès. Cela confirmerait le non du référendum. Tout cela montre que la situation est très volatile en Europe. Tout peut arriver."

Le blog de JL Mélenchon, http://www.jean-luc-melenchon.fr

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:32
Lu sur le Telegramme.fr

Commentaire : Le prix du kilo de porc, fixé par le gouvernement à 1,40 euro avec les acteurs de la filière, ne convient pas à Bigard Socopa et Cooperl, les deux grands industriels de la viande. Selon eux, le prix du porc français serait trop élevé « par rapport aux voisins européens ».  Ces grands capitalistes font pourtant de gros profits.
Ainsi, à lui seul, Bigard représente 15 000 emplois, 60 implantations industrielles et commerciales en France, détient un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros, dont 17% à l’export, et possède 1,4 million de bovins. Au total, le groupe abat cinq millions de porcs par an… Mais ils réclament des aides de l’Etat… et moins de cotisations sociales ! AC

 

 

Photo Le Télégramme

Photo Le Télégramme

Ce mercredi matin (19 août 2015), les salariés de la CGT de l'agroalimentaire breton se sont réunis à Pontivy en présence de Thierry Gourlay, secrétaire régional et Joseph d'Angelo, secrétaire national agroalimentaire. Les représentants syndicaux ont dénoncé "un système qui fonctionne à l'envers".
 
 
Les salariés CGT de l'agroalimentaire Breton (Kermené- E. Leclerc, Salaison Celtiques - Intermarché, Bigard et Cooperl) refusent d'être les "dindons de la farce" d'une industrie porcine en crise. Réunis, ce mercredi matin, à Pontivy, en présence de Thierry Gourlay, secrétaire régional et de Joseph D'Angelo, secrétaire national agroalimentaire, les représentants syndicaux dénoncent "un système qui fonctionne à l'envers". "On ne peut être que d'accord avec les éleveurs chacun doit pouvoir vivre de son travail", a martelé le premier, craignant notamment que les demandes des groupes de transformateurs portent sur le coût du travail.
 
"3.300 emplois ont été détruits"
 
"Comment peut on demander moins d'impôts et plus d'aides ?", s’interroge le secrétaire national, conspuant notamment "le Medef et la FNSEA qui portent des exigences qui n'ont rien à voir avec le porc" et rappelant, dans le domaine de la volaille, "que Doux, c'est 1 milliard d'euros d'aides en 15 ans avec les résultats que l'on connait". "Avec nos impôts sont financés des stratégies industrielles qui nous mettent dans une vis sans fin avec toujours les mêmes grands perdants", explique Joseph D'Angelo. Des propos illustrés par Ronan Le Nezet, délégué CGT des Salaisons celtiques (Pontivy - Intermarché) : "à chiffre d'affaire constant, à 6,6 milliards d'euros par an, 3.300 emplois ont été détruits dans la filière porcine en Bretagne entre 2005 et 2013".
 
2014, une bonne année
 
"Nous devrions produire pour nourrir, pas pour faire du profit", ont dénoncé les représentants, qui rappellent que, pour les transformateurs, "2014 a été une très bonne année, avec des cours bas et des prix à la vente non répercutés" et souhaiteraient avoir voix au chapitre au sein des discussions ministérielles afin de "sortir de la stratégie de l'offre, qui consiste à faire baisser les prix avec plus de viande sur le marché, pour être sur la demande, en incitant à la consommation et en donnant du pouvoir d'achat aux salariés comme à ceux qui vivent des revenus sociaux".


SOURCE:

 

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:28

Lu sur le blog Histoire et société

07 août

Moscou détruit les produits sous embargo qui tentent de passer en contrebande. Si tout le monde approuve la mesure un débat s’est instauré sur l’utilité ou non de brûler des vivres, ne vaudrait-il pas mieux les distribuer?

Les Echos, le journal financier de ce vendredi 7 août et samedi 8 août 2015 ne se contente pas de mettre en relation les problèmes de l’agriculture et de l’élevage, avec les contraintes de la grande distribution ou la vente de produits venus de l’Allemagne mais il tente de mesurer l’incidence des mesures de retorsion prises par la Russie. Dans un article signé par Véronique Le Billan, l’accent est mis sur l’incidence de l’embargo décidé par la Russie et encore durcies cet été par la destruction des produits passant en contrebande.

Les filières ont du mal à chiffrer l’impact de l’interdiction: « L’embargo russe se rajoute à d’autres problématiques. Démêler ce qui ressort précisemment de la Russie est très compliqué » juge Henri Brichart, vice président de la FNSEA. Les volumes globaux restent relativement modestes pour la France: en mars, une étude des douanes françaises avait évalué l’effet direct sur les exportations à 244 mllions d’euros (avec 300 exportateurs) et le surcroît potentiel d’importations à 366 millions d’euros. Beaucoup moins que pour l’Allemagne et la Pologne. Mais « l’embargo russe a été un allumeur de crise et un changement d’Etat d’esprit chez les acheteurs de lait » estime André Bonnard, secrétaire général de la fédération nationale des producteurs de lait. « L’embargo s’est malheureusement installé dans le paysage. Alors que nous aurions bien besoin aujourd’hui des 40.000 tonnes de viande bovine qui étaient exportés par les pays de l’Union européenne vers la Russie »juget-on du côté de la Fédération nationale bovine (FNB). Si la France n’exportait guère de boeuf en Russie, cet effet de « second tour »_ les produits interdits des pays voisins se sont retrouvés sur le marché européen- est pointé par toutes les filières comme l’effet principal de l’embargo.

Si les marchés ouverts ont permis de trouver de nouveaux débouchés pour les fruits et légumes, par exemple le Vietnam ou les Etats-Unis poursuit l’article la situation est beaucoup plus difficile pour l’élevage en particulier porcin poursuit l’article. Ce qui avait été suggéré dès l’embargo à savoir première le « second tour », mais surtout la transformation du marché et la réorientation durable russe parait évident surtout si l’on mesure que Moscou a maintenu pour une nouvelle année l’embargo et a décidé de bruler les produits qui tentent de passer en contrebande.

Un autre article dans la même page souligne que l’embargo russe fait des ravages dans la filière porcine, le marché russe ne représentait que 3,5% des débouchés de la production européenne porcine qui se sont reportés quer d’autres zones en Europe provoquant une baisse des prix. En France, la Russie représentait plus de 9% des ventes de viande porcine. Cette fermeture politique des frontières explique l’article a amplifié l’embargo sanitairer à la suite d’un cas de peste porcine en Lituanie. Les marchés que l’Union européenne prétend avoir ouvert en compasation en Asie ont été signés à bas prix. En outre les Russes avhetaient le gras du porc peu consommé ailleurs? les ventes des opérateurs français ont ainsi reculé de 13,9%. Cet embargo s’accompagne d’une augmentation régulière de la production de porc en Allemagne et Espagne.

On a le sentiment qu’il s’agisse des Mistrals ou de nos productions agroalimentaires, cette politique de sanction de l’UE est complètement folle, ceux qui paraissent les plus handicapés sont les pays européens et les Français.

Danielle Bleitrach

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:18
Publié le 22 Août 2015 par La Canaille
Dividendes et "♫France socialiste ♪"
De quoi se nourrissent les dividendes dans l'UE mortalité infantile en Grèce chômage en France
De quoi se nourrissent les dividendes dans l'UE mortalité infantile en Grèce chômage en France

De quoi se nourrissent les dividendes dans l'UE mortalité infantile en Grèce chômage en France

 

Les chiffres sont tombés, Le Monde les a rassemblés :

Les dividendes versés par les entreprises cotées ont fortement progressé dans le monde au deuxième trimestre, de 11,7 % par rapport l'année précédentes, selon une étude publiée lundi 18 août.. Ils s'enregistrent à 426,8 milliards de dollars (environ 318 milliards d'euros).

Lire (édition abonnés) : Dividendes : comptable mais pas coupable

C'est en Europe et au Japon que les dividendes ont le plus progressé entre avril et juin, augmentant respectivement de 18,2 % et 18,5 %. Dans les pays émergents, au contraire, ils ont connu une chute de 14,6 % malgré d'excellentes performances à Hongkong, indique cette enquête du gestionnaire d'actifs Henderson Global Investors (HGI).

HAUSSE DE 30,3 % EN FRANCE

C'est en France que la rémunération distribuée aux actionnaires connaît la plus forte hausse, avec 40,7 milliards de dollars distribués (+ 30,3 %), ce qui fait du pays le plus important payeur de dividendes en Europe, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni, révèle l'étude.

L'assureur Axa est le principal payeur du pays, avec 2,7 milliards de dollars, suivi du reste du secteur financier, dont BNP Paribas qui « a continué ses versements de dividendes malgré la forte amende imposée par les régulateurs américains », détaille HGI.

Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont connu des hausses moins importantes, respectivement de 9,7 % et de 3,9 %, pour s'établir tous les deux à 33,7 milliards de dollars, le Royaume-Uni profitant principalement de la hausse de la livre sterling, a précisé l'étude.

BAISSE IMPORTANTE DANS LES PAYS ÉMERGENTS

Hors Europe, la plus forte hausse a été observée au Japon (+ 18,5 %), pour atteindre les 25,2 milliards de dollars, un record dans le pays, malgré une baisse modérée du yen. Les Etats-Unis suivent la même tendance, avec une progression de 13,8 %, permettant à l'ensemble de l'Amérique du Nord d'augmenter de 12 %, avec 98,5 milliards de dollars de dividendes versés.

A l'inverse, les pays émergents connaissent une chute importante des dividendes (– 14,6 %), et restent en dessous des 30 milliards de dollars. Une baisse qui s'explique à la fois par des changements dans la liste des entreprises suivies pour l'étude ainsi que par l'effet des taux de change. Seuls la Colombie, le Chili et les Philippines voient ce type de paiement augmenter.

Cette tendance mondiale devrait se confirmer sur l'ensemble de l'année, a estimé HGI, qui s'attend à « la croissance la plus importante depuis 2011 » pour les paiements de dividendes, dans la mesure où plus de la moitié des versements annuels ont déjà été réalisés.


 

En Grèce, depuis la mise en place des mémorandum , Canaille le Rouge ne cessera de le répéter, la mortalité infantile a augmenté de 50%

et la part des dividendes ne cesse de croitre

et la part des dividendes ne cesse de croitre

Rédigé par Canaille Lerouge

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:10

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 21:41

Par sur le blog Russeurope· 18 août 2015

La crise que connait la filière de l’élevage en France n’est que l’un des aspects d’une crise plus générale qui touche non seulement une partie de l’agriculture mais aussi les entreprises de taille moyenne qui leurs sont liées. Si cette crise a des dimensions spécifiquement « agricoles », elle traduit aussi les problèmes que provoque l’Euro et l’Union européenne dans l’économie française.

 

La crise de la filière porcine

Cette crise est en passe de devenir emblématique car elle rassemble à la fois des éléments très spécifiques de la culture rurale française et des éléments de compétition internationale (essentiellement avec l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark). Les causes immédiates de cette crise sont en réalité multiples : il y a les « contre-sanctions » prises par la Russie en réponse aux sanctions prises contre des entreprises russes par les pays de l’Union européenne, une stagnation de la consommation de la viande de porc en France, mais aussi des problèmes spécifiques de compétitivité des fermes françaises. Ces problèmes méritent que l’on s’y arrête.

Les exploitations françaises ne sont pas rentables aux prix pratiqués par l‘Allemagne, le Danemark et l’Espagne pour plusieurs raisons. Il y a tout d’abord un problème général de la filière porcine, qui provient en partie de la taille des exploitations mais aussi (et surtout) du recours systématique dans la filière allemande aux « travailleurs détachés » qui sont payés (en salaires directs comme indirects) bien au-dessous des standards français. Vient ensuit, justement, le problème de la taille des fermes, mais cette dernière est en partie contrainte par la législation, législation qui a été prise en raison de la pollution que provoquent les exploitation porcines. Le lisier de porc est l’une des causes majeures de la pollution aux nitrates et de ses conséquences (le développement des algues vertes sur les côtes bretonnes). La législation contraint donc l’exploitant à aligner le nombre de bêtes de son exploitation à une superficie sur laquelle il peut épandre le lisier. La législation française n’est cependant pas la plus contraignante. La législation danoise est elle aussi très stricte. Une autre raison de la taille « modérée » des exploitations française est l’argument de la « qualité de vie » des animaux. Mais ici, si dans certaines exploitations les animaux sont bien élevés en plein air, dans d’autres, les conditions ne semblent pas très différentes de celles des « fermes-usines » qui existent en Allemagne et en Espagne.

Nous considèrerons le cas du Danemark comme spécifique. L’agriculture danoise s’est spécialisée dans la filière porcine depuis la fin du XIXème siècle, et elle exporte massivement sa production (vers la Grande-Bretagne mais aussi de nombreux autres pays). Les conditions d’efficacité de cette agriculture sont reconnues et les normes au moins aussi sévère qu’en France. Il est certain que les agriculteurs français auraient à apprendre de leurs confrères danois. Mais, ce n’est pas le Danemark qui est la cause de la crise en France. La concurrence allemande et espagnole est beaucoup plus sensible. Elle se concentre sur une question de coût.

 

Bigard-Socopa, Cooperl et les contradictions du gouvernement français

La crise de la filière française a pris une dimension nouvelle quand deux des principaux transformateurs français, la société Bigard-Socopa et la société Cooperl ont décidé de boycotter le marché de Plérin, dont les cours servent de référence. Le gouvernement français, qui est confronté à cette crise larvée de la filière depuis de nombreux mois avait décidé, en accord avec els autres intervenants, de faire remonter les prix de 1,25 euro le kg vers 1,40 le kg. Or, les deux sociétés qui ont rompu cet accord prétendent qu’elles ne peuvent être compétitives à ce prix, quand le porc allemand se vend entre 1,18 euros et 1,23 euros le kg. Le retrait de ces deux sociétés du marché a provoqué sa fermeture et mis en péril de nombreuses exploitations. La réouverture de ce marché qui s’est faite ce mardi 18 août s’est traduite par une chute des cours et une part importante de la production qui est invendue[1].

On notera ici une contradiction dans la politique gouvernementale. Le Ministre de l’agriculture appelle à une « concertation » pour faire monter les prix. Techniquement, c’est un accord de cartel, qui est interdit par la législation européenne. Cet accord implique que les principaux acteurs soient d’accord. Si deux acteurs, représentant 30% du marché font défaut, il ne pourra être tenu. Mais, les moyens du gouvernement de contraindre les acteurs d’acheter du porc à 1,40 euros le kg, quand ils peuvent se fournir en Allemagne à 1,23 euros le kg en moyenne, sont très limités. D’où les tergiversations de Le Foll, qui sait bien que s’il utilise des moyens contraignants il se fera censurer par Bruxelles. La différence de prix de 14% (ce qui économiquement est une différence importante) s’explique largement non seulement par la taille des exploitations allemandes (et espagnoles) mais aussi par l’utilisation d’une main d’œuvre à très bon marché, ce qui équivaut à un dumping social déguisé. A ce niveau, il n’y a pas de solutions. Si le gouvernement prend des mesures coercitives, il se met en contradiction avec les règles de l’Union européenne. S’il laisse la « loi du marché » jouer, cette « loi » va nécessairement avantager des systèmes productifs qui ne sont pas nécessairement plus performant que le système français, mais qui bénéficient soit de l’accès à une main d’œuvre à bas coût, soit de normes moins contraignantes, soit parfois des deux.

 

La faute à l’Euro ?

Imaginons maintenant que les pays de la zone Euro aient conservés leurs monnaies nationales. L’écart entre le Deutschemark et le Franc serait d’environ 20% à 25%. Cela signifie que si le porc était acheté en France à 1,40 francs le porc allemand vaudrait 1,48 francs toutes choses étant égales par ailleurs. Même en admettant que le prix des aliments soit plus important, il y aurait une quasi-parité du fait du décalage des taux de changes entre le porc allemand et le porc français.

On pourrait aussi imaginer que, dans le cadre de l’Euro, on applique exactement les mêmes règles, tant sociales qu’environnementales, en France et en Allemagne. C’est ce qui se passerait si nous ne formions qu’un seul pays. Mais, on sait bien que l’Allemagne n’est pas prête à transiger sur sa législation sociale ni même sur un certain nombre de normes environnementales. Dans ces conditions, la « loi du marché » ne peut que produire les désordres auxquels on assiste. Car soit la concurrence est dite « libre » et elle est faussée par des distorsions de réglementation mais aussi de situations entre les pays, soit elle est dite « non faussée » et dans ce cas elle n’est pas libre et inclut des mécanismes compensatoires pour corriger justement ces distorsions. Mais, l’idée d’une « concurrence libre et non faussée » est une contradiction dans les termes. Or, c’est bien sur cette notion que repose largement le « marché unique » européen.

Ce que l’on a démontré avec le porc vaut aussi pour la viande de bœuf, la volaille, et pour le lait. Dans la mesure ou une activité agricole est de plus en plus intégrée dans une filière de transformation les différences de réglementation, de situation aussi, vont avoir un effet de plus en plus important sur le coût final du produit. On dira que c’est ce qui s’est produit en France même quand les marchés régionaux ont été mis en concurrence les uns avec les autres avec le chemin de fer. C’est indiscutablement vrai. Mais, des mécanismes de compensation ont été mis au point, qu’il s’agisse de subventions à la transformation des exploitations (et il est vrai que l’on ne cultive plus de blé en montagne alors que c’était encore le cas au XIXème siècle) ou de mécanismes de soutien au cours des matières premières, comme l’Office Interprofessionnel des Céréales (ex-Office National Interprofessionnel du blé[2]) mis en place sous le gouvernement du Front Populaire.

 

Un discours contradictoire

En attendant, il est clair que le gouvernement tient un discours profondément contradictoire. D’un côté, il appelle à « consommer français », ce qui est très exactement le discours du Front National sur ce point. De l’autre, il ne se donne pas les moyens, en particulier en matière de réglementation quant à l’étiquetage des produits pour que les français puissent connaître de matière sure et sans risque la provenance réelle des produits qu’ils consomment. Il ne le fait pas car il est engagé dans une logique de négociations, que ce soit dans le cadre de l’UE ou dans le cadre de traités hors-UE (comme le fameux TAFTA avec les Etats-Unis), qui impliquent au contraire qu’i y ait une banalisation de l’origine réelle des produits.

Ce discours contradictoire ne pourra plus être tenu très longtemps. Entre la logique du « grand marché », qui implique une standardisation des produits au détriment des conditions de production de ces derniers et une logique plus maîtrisée des activités agro-alimentaires, il faudra choisir. On peut penser que le choix du gouvernement est fait en réalité, et ce choix va à l’opposé tant des intérêts des producteurs que de ceux des consommateurs. De ce point de vue, le rôle de l’Euro est indiscutable car il organise une fausse homogénéité (par le prix) et permet la mise en concurrence de produits qui sont en réalité issu de conditions de production très largement différentes. Derrière, et dessous, la crise de l’agriculture et des filières animales, nous retrouvons bien le rôle très pervers de l’Euro.

[1] http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/08/18/porc-la-cotation-reprend-mais-le-malaise-persiste_4728923_3234.html

[2] Loi du 15 août 1936, et décrets d’application du 26 août 1936. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000301350&categorieLien=id Voit aussi : http://www.lafranceagricole.fr/archive/article/la-naissance-de-l-office-du-ble-FA31521017958.html

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