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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 09:21

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 22:56

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 22:16

Par María Josefina Arce (RHC)

 

Des élus de la CELAC, la Communauté des États Latino-américains et caribéens, un mécanisme indépendant, sans la tutelle de qui que ce soit ont fait front commun à Bruxelles face aux tentatives du Parlement Européen d'adopter une résolution contre le Venezuela, un pays qui est l'objet d'actions déstabilisatrices de l'oligarchie, appuyées et encouragées par les États-Unis et leurs alliés.

La récente rencontre entre des parlementaires latino-américains et caribéens, préalable au Second Sommet CELAC-UE, mercredi et jeudi a mis en évidences les divergences entre les deux régions et surtout la mentalité de certains qui n'ont pas réussi à se défaire de leur passé colonialiste.

La réalité est que l'Europe s'est heurté à une Amérique Latine différente qui exige du respect pour la souveraineté du Venezuela et la non ingérence dans les affaires internes d'un pays qui a beaucoup avancé sur le plan socio économique, ce qui est mondialement reconnu.

Ces dernières heures par exemple, la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation a reconnu la politique appliquée d'abord par le président Hugo Chávez et qui a été consolidée par le gouvernement de Nicolás Maduro visant à la réduction de la pauvreté et de la faim dans ce pays.

Le directeur de la FAO, José Graziano Da Silva, a félicité Caracas car le Venezuela figure parmi les 29 pays qui ont atteint ces deux objectifs de développement du millénaire.

En matière des droits humains, ce pays sud-américain montre des avancées incontestables. L'Europe ne peut pas en dire autant. Elle a été très critiquée entre autres par sa politique anti immigrants.

Rappelons la crise déclenchée en avril dernier suite à la mort,en MER Mediterranée, de presque un millier de personnes, en provenance, pour la plupart, d'Afrique et qui voulaient se rendre en Europe à la recherche d'une vie meilleure.

Les Eurodéputés ont voulu s'immiscer dans une question qui ne leur incombe pas. En mars dernier, le Parlement Européen avait adopté une nouvelle résolution contre le gouvernement légitime et constitutionnel de Nicolás Maduro.

Celle-ci a été la 9è résolution sur le Venezuela votée au sein du Parlement européen depuis 2007. Cette institution n'a pas vu d'un bon œil la Révolution bolivarienne.

Caracas a qualifié cette résolution «d'ingérence » et a accusé la droite et l'extrême droite européenne d'être « les promoteurs de celle-ci et d'autres résolutions ».

Le Venezuela a été aussi la cible de critiques de la part de personnages comme les ex-présidents du gouvernement espagnol Felipe González et José María Aznar, ce dernier, bien connu par ses positions réactionnaires et d'alignement total avec les États-Unis. Rappelons qu'il a été le principal promoteur de la dite position commune vis-à vis de Cuba.

L'Europe doit savoir qu'elle n'est plus une métropole. L'Amérique Latine a changé. Elle défend, à l'heure actuelle, ensemble, le droit de chacun de ses peuples à l'auto détermination. Le Venezuela en est un. Lui seul est le maître absolu de son présent et de son avenir.

EDITÉ PAR TANIA HERNÁNDEZ

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:26

Les salariés d'Eiffage victimes de la crise sociale et du dumping social

Commentaires : Les ouvriers et salariés d'Eiffage sont victimes du ralentissement d'activité du BTP.  Les jeunes acheteurs potentiels de logements neufs, souvent précaires ou chômeurs, ne peuvent pas acquérir de logements.  Et les salaires bloqués rendent difficile d'envisager des emprunts souvent trop élevés.  Eiffage a de plus choisi de délocaliser une partie de sa production en Pologne.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Eiffage va supprimer plus de 200 postes dans la branche métal.

Les syndicats CFDT et CGT appellent les salariés à se rassembler mercredi devant le siège d'Eiffage à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où se tiendra un comité de groupe, pour « faire part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes ».

Eiffage va réorganiser son activité métal en France en fermant deux usines dans l'Est et en supprimant 239 postes, a annoncé mardi 9 juin le groupe de BTP. Plus tôt, le syndicat majoritaire du groupe, la CFDT, avait indiqué dans un communiqué que la plan de sauvegarde de l'emploi annoncé le 4 juin en comité central d'entreprise d'Eiffage construction métallique, « concern[ait] 268 salariés (sur 1 100 environ) ».

« Ils ferment l'usine de Maizières-les-Metz (Moselle), entre Nancy et Metz, l'usine d'Etupes (Doubs), qui est à côté de Sochaux », et « en grande partie » celle de Martot (Eure), a précisé Bruno Duvernet, délégué central CFDT. Le groupe de BTP a confirmé que le plan de sauvegarde prévoit bien la fermeture des deux usines. L'usine normande de Martot est la plus touchée, avec 98 postes supprimés, devant celles de Maizières-sur-Metz (78 postes supprimés), de Fos-sur-Mer (33) et d'Etupes (30), selon un porte-parole de l'entreprise.

Pour éviter de recourir à des licenciements, la direction « a proposé près de 400 postes au titre de reclassement ». « On n'est pas sûr du licenciement mais sûr des suppressions de postes », fait-elle valoir, rappelant qu'il s'agit d'un « projet » en « phase de discussion et de négociation ».

« Inquiétudes »

Confronté à un ralentissement de l'activité du métal en France, Eiffage veut « faire fabriquer toutes les petites pièces qui n'ont pas de valeur ajoutée en Pologne », où le coût de la main-d'œuvre est moins élevé, assure M. Duvernet. En revanche, « toutes les fabrications de structures qui sont un peu compliquées, ils les garderaient sur Lauterbourg » (Bas-Rhin), à la frontière allemande, où Eiffage est implanté. Les salariés des usines de Maizières et d'Etupes se verraient pour certains proposer des postes là-bas, mais il n'y a « pas beaucoup de gens qui vont accepter de faire 300 km » pour conserver leur emploi, a relevé le délégué CFDT.

La première réunion de négociation avec les organisations syndicales est prévue vendredi, a indiqué le groupe de BTP et de concessions. Elle portera notamment sur les mesures d'accompagnement. L'entreprise devrait proposer aux personnes touchées par le plan social « des formations, des mutations et des facilités pour partir en retraite », ainsi que des reclassements dans les autres entreprises du groupe Eiffage (TP, Construction, etc.), selon M. Duvernet.

Les syndicats CFDT et CGT appellent les salariés à se rassembler mercredi devant le siège d'Eiffage, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où se tiendra un comité de groupe, pour « faire part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes ». En 2014, le chiffre d'affaires de l'activité métal d'Eiffage a baissé de 2,2 %, pour s'établir à 894 millions d'euros.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/06/09/eiffage-supprimerait-268-postes-dans-la-branche-metal_4650330_1698637.html#i8EUYVjveuJieutZ.99

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:24

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:18

Par   sur son blog "Russeurope",  6 juin 2015

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur  Russeurope. 

La situation en Ukraine et dans les zones insurgées du Donbass se détériore progressivement. Les combats de ces derniers jours, assurément limités, mais qui ont été les plus violents depuis janvier 2015 le prouvent. L’accord « Minsk-2 » est en train de ce dissoudre, et ceci largement du fait du gouvernement de Kiev. Cela était prévisible. Il faut donc revenir sur la situation pour tenter de comprendre comment on en est arrivé là.

 

Les ruptures du cessez-le-feu

Le cessez-le-feu décrété après les accords de Minsk-2 n’a jamais été parfaitement respecté. Les observateurs de l’OSCE insistent sur le fait que ces violations sont, le plus souvent, le fait des forces de Kiev. Les bombardements de fin mai sont progressivement montés en puissance, provoquant la « contre-offensive » des forces insurgées sur Mariinka. Mais, après avoir pris le contrôle de cette petite ville, d’où des observateurs guidaient les tirs de l’artillerie des forces de Kiev, les forces insurgées n’ont pas poussé plus loin leur avantage.

A - Carte

Le discours tenu le 4 juin par le Président Poroshenko à Kiev, devant le Parlement (la Rada) où il évoque les milliers, voire les dizaines de milliers de soldats russes dans le Donbass doit être pris pour ce qu’il est : de la propagande[1]. Kiev a visiblement voulu jouer la carte d’une stratégie de la tension pour tenter de ressouder ses soutiens internationaux qui semble aujourd’hui se déliter. Le moins que l’on puisse dire est que cette tentative s’est plutôt retournée contre ses auteurs.

Ces ruptures du cessez-le-feu ne présagent pas à elles seules d’une possible reprise des combats. Elles ne sont significatives que dans la mesure où elles se situent dans un contexte de non-application de l’accord de Minsk-2. Rappelons que l’accord de Minsk-2 prévoyait un important volet politique en plus du volet militaire (cessez-le-feu, échange de prisonniers). Ce volet politique prévoyait une fédéralisation de fait de l’Ukraine et le respect de l’intégrité territoriale du pays, moyennant une très large autonomie conférée aux régions de Lougansk et Donetsk. D’emblée, le gouvernement de Kiev a montré de fortes réticences a mettre en œuvre le volet politique de l’accord. Or, si l’on ne procède pas à la mise en œuvre du volet politique, la question militaire resurgira nécessairement. C’est bien parce que nous sommes dans une impasse politique qu’il y a un risque de reprise généralisée des combats.

 

Le camp de la guerre

Il faut ici dire que, des deux côtés, il y a des personnes qui poussent à cette reprise des hostilités. Du côté des forces de Kiev, les différents groupes d’extrême-droite, voire ouvertement fasciste, poussent à l’évidence à une reprise des combats. Outre l’espoir d’obtenir des victoires sur le terrain, ces groupes ont compris qu’ils ne seront importants dans l’espace politique kiévien qu’en raison du maintien d’une atmosphère d’hostilités et de conflits. Que la tension retombe et ces groupes apparaîtront pour ce qu’ils sont, des bandes de dangereux excités et nostalgiques du nazisme. D’autre forces jettent de l’huile sur le feu : ce sont certains des oligarques, qui forment l’épine dorsale du régime de Kiev, et qui cherchent à prospérer sur l’aide militaire (en particulier américaine). Eux aussi ont intérêt à une reprise des combats.

Du côté des insurgés, il y a des groupes et des personnes qui regrettent que les forces de la DNR (Donetsk) et de la LNR (Lougansk) n’aient pu pousser leur avantage en septembre 2014. A ce moment là, l’armée de Kiev était en pleine déroute. Il eut été possible de reprendre Marioupol, voire d’aller vers Kherson. Si l’offensive des forces de la DNR et de la LNR s’est arrêtée là ou elle s’est arrêtée, c’est du fait de l’intervention russe. Le gouvernement russe a clairement fait comprendre aux insurgés qu’ils devaient s’arrêter. Et ici se place l’un des paradoxes de la crise ukrainienne : les pays de l’Union européenne, et les Etats-Unis, auraient dû prendre en compte cette attitude de la Russie. Il n’en a rien été, ce qui n’a pas peu contribué à persuade les dirigeants de Moscou de la mauvaise foi de leurs interlocuteurs. Si les relations sont tellement difficiles aujourd’hui entre ces pays et la Russie, c’est aussi le produit de leur attitude envers la Russie au moment où cette dernière faisait tout pour calmer la situation militaire.

Les relations de Moscou avec la DNR et la LNR sont complexes. Ceux qui veulent ignorer l’existence d’une autonomie de décision de Donetsk (plus que de Lougansk) commettent une grave erreur. Bien entendu, les dirigeants de la DNR et de la LNR cherchent à être dans de bons termes avec la Russie, mais leurs objectifs ne coïncident pas nécessairement.

[...]

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:05
Dernière info sur les circonstances de cette arrestation sur La Marseillaise
Pierre Stambul (UJFP) brutalisé par le RAID à Marseille

Le co-président de l'Union juive française pour la paix a été plaqué au sol et interpelé chez lui à Marseille en pleine nuit ce mardi par le RAID. Il est censé avoir assassiné Sarah sa compagne. "Elle était pourtant à côté de moi sans que ça les calme", témoigne-t-il à "la Marseillaise" après 7h de garde à vue dans le commissariat du 8e.


Relâché, Pierre Stambul en est convaincu : la police a été abusée par le hacker franco-israélien Ulcan.
"Il a fait la même chose à Jean-Guy Greilsamer l'autre co-président de l'UJFP mais aussi à une élue FdG de Mantes-la-Ville. La police n'a pas fait le rapprochement?! Chapeau!", s'indigne Pierre Stambul, en route pour une conférence à Toulouse intitulée "antisémitisme, antisionisme à qui profite l'amalgame" que rien ni personne ne l'aura finalement empêché de tenir.

 

Léo Purguette

Publié le 9 Juin 2015 par Cocomagnanville

Arrestation de Pierre Stambul

COMMUNIQUE DE L'UJFP

C’est aujourd’hui à 1h30 du matin que le Raid a débarqué au domicile de notre camarade Pierre Stambul, co-Président de l’Union Juive Française pour la Paix.
Les forces de police ont utilisé le protocole pour neutralisation de terroriste retranché armé : portes cassées, et devant les habitants pacifiques réveillés recherche immédiate de caches d’armes.

Faisant évidemment chou blanc, le Raid n’en a pas moins appelé la police nationale qui a emmené Pierre menotté.

A cette heure, Pierre n’est toujours pas relâché. Tout porte à croire que cette mise en scène dont on ne sait qui est à l’origine vise à empêcher Pierre d’assurer l’intervention prévue ce soir à Toulouse par l’UJFP et le comité BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions tant que Israël ne se conforme pas au droit international).

Cette intervention grotesque et scandaleuse doit faire l‘objet d’une protestation unanime de toutes les personnes attachées aux droits humains.

Le Bureau National de l’UJFP le 09-06-2015 à 10h20

 

Note : Selon la police Pierre Stambul aurait été victime 

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:02
lundi 8 juin 2015
par  Charles Hoareau sur Rouge-Midi
popularité : 62%

 

Cher ami, tu me demandes pourquoi les fralibs ont accepté que Hollande vienne leur rendre visite et pourquoi il n’y a pas eu de manif ? En gros tu as l’impression qu’ils se sont faits avoir (volontairement ?) par un coup de pub d’un président en mal de sondages…

Alors reprenons les choses :

- D’abord c’est Hollande qui était demandeur. Les copains ont appris la nouvelle de la visite quelques jours à peine avant celle-ci et il leur a été demandé le plus grand secret au risque que la visite soit annulée.

- Quand ils l’ont su ils avaient deux choses en tête : leur dossier où des points de blocage importants subsistaient et leurs camarades de combat des autres entreprises en lutte. Ils ont donc posé leurs conditions pour accepter cette visite en prenant en compte ces deux éléments.

- Sur leur dossier, la mise à disposition des locaux et du terrain par la communauté urbaine de Marseille n’était toujours pas réglée. D’autres points de blocage, face à UNILEVER notamment et sur lesquels nos camarades butaient depuis des mois, y compris depuis la signature de l’accord, étaient en jeu. Les camarades, ont donc mis comme première condition que les derniers verrous soient levés : cela a été le cas en quelques jours et le matin même de la visite pour le dernier. Cela fera dire à Olivier « c’est la preuve que quand le pouvoir veut, il peut » : c’est le moins que l’on puisse dire et cela est de nature à donner des arguments ailleurs pour d’autres luttes.

- En ce qui concerne les camarades des autres boites en lutte, il a été décidé en accord avec eux (et je sais que tu mesures ce que ces mots veulent dire) qu’un point de chaque dossier (TOTAL, Moulins Maurel, NEXCIS, SNCM….) serait fait en tête à tête avec le président sur la base d’un dossier remis par chaque entreprise en lutte : c’est ce qui a été fait. Et peut-être que cela permettra des avancées sur l’un ou l’autre de ces dossiers. On verra bien…

Ceci dit fallait-il, dans l’état actuel du rapport des forces, refuser la visite et prendre le risque que les derniers acquis arrachés en 48h et qui mettent définitivement SCOP-TI sur les rails soient encore l’enjeu d’un long combat avec les banques, UNILEVER et la communauté d’agglomération marseillaise ? Ou au contraire, accepter (comme leur ont aussi conseillé leurs autres camarades en lutte) en toute lucidité et dire, comme ils l’ont dit, tant à la presse que dans leurs interventions qu’ils savaient bien quels étaient par ailleurs les choix politiques mis en œuvres et leurs désaccords avec ceux-ci ? Vu du banc de touche on peut toujours discuter, mais c’est sur le terrain que se gagnent les matchs !! Comme le dit l’un des acteurs privilégiés de ce combat que se livrent le capital et le travail à Fralib et ailleurs : « Ce n’est pas la guerre mais la guérilla » et nous savons toi et moi que celle-ci est faite d’avancées, de replis tactiques, de prises d’usines et de compromis…sans jamais lâcher l’objectif !

Juste une question : c’est Léon Blum qui par un accès de grandeur d’âme a donné aux français les congés payés ou Pompidou par une soudaine générosité qui a augmenté le SMIC de 35% ou, comme nous le savons toi et moi, c’est dans ces deux cas, comme dans tant d’autres, la lutte qui a imposé aux gouvernants de donner force de loi à une revendication portée par tout un peuple ? Les fralibs doivent leur succès à eux-mêmes et à toutes celles et tous ceux qui les ont soutenus dans leur lutte.

Si François Hollande, qui est président de la république (ce qui lui donne des responsabilités devant lesquelles on doit le mettre) est venu voir les Fralib après avoir vu les camarades de La Belle Aude, c’est que dans ces deux boites la lutte acharnée, les multiples initiatives ont rendu ces conflits populaires au point que le journal La Provence publiait deux jours avant la visite du président, un sondage qui faisait ressortir que 91% de ses lecteurs disaient vouloir acheter du thé 1336 !!

Sa visite est d’abord le signe que ce conflit a gagné la bataille de l’opinion et qu’il ne peut l’ignorer. Qu’il cherche à en tirer avantage c’est sûr, il n’est ni le premier ni le seul [1] mais les fralib, celles et ceux qui les ont soutenus de près et plus largement le pays, personne n’est dupe. Hollande le sait et il sait où il a mis les pieds témoin son commentaire sur la couleur rouge de certains équipements de travail… Et quand je vois que le contrat de Rim, notre camarade qui fait pleurer la salle à chaque représentation de la pièce sur le conflit, celle qui dit que c’est la CGT qui l’a embauchée à UNILEVER, car elle a été la dernière intérimaire à qui le syndicat a réussi à faire avoir un CDI, celle qui a animé avec enthousiasme un des débats de Rouge Midi le 30 mai, quand je vois donc que c’est ce président-là que nous combattons et combattrons encore, qui a paraphé son contrat de travail, je me dis que c’est un sacré pied de nez de l’histoire !!

Dernier élément. Tu t’es réjoui comme moi du fait que le même Hollande ait cru bon d’aller à Cuba et même de serrer la main de celui que naguère il traitait, comme nombre de chefs d’états avec lui, de dictateur : crois-tu que cela soit le signe que Fidel Castro s’est renié ou qu’au contraire c’est Cuba qui a fait plier ses adversaires ? A une échelle bien sûr plus modeste c’est la même chose pour les Fralib.

Et puisqu’on parle de Cuba, l’entretien en privé sur les autres boites en lutte et la remise des dossiers a eu lieu dans la salle rebaptisée par les scoptistes, salle Guevara.
C’était ça ou celle juste à côté, la salle Tchae (du nom d’une des marques d’UNILEVER) rebaptisée depuis le 26 mai salle Castro….

T’inquiètes pas, nos amis coopérateurs, frères et sœurs de combat, sont bien toujours aussi rouges, et même… vivement rouges !

 

[1] à la télé ce samedi le représentant local du MEDEF saluait la lutte des fralib (sic !).
20 ans après la mairie de La Ciotat se félicitait de la lutte des ouvriers qui ont sauvé les chantiers (resic !!) et s’en attribuait presque le mérite !!

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:50

Nous avions mis en ligne cet article le 26 mai 2015. 

Aujourd'hui, 4 juin, F.Hollande rend visite aux "Fralibs" pour concrétiser des accords qui ont été arrachés de haute lutte par ces derniers contre un puissant groupe capitaliste mondialisé, Unilever.  Ils ont refusé d'être victimes du dumping social organisé par le capitalisme mondial avec l'appui des gouvernements des pays occidentaux notamment et de l'UE en particulier.  Cette victoire est la leur et non celle de F. Hollande qui vient ici tirer les marrons du feu avec une cohorte de journalistes qui ignorent tout des luttes pour l'emploi dans le secteur et se donnent bonne conscience en parlant des Fralibs.  Tant mieux pour les Fralibs.  Puisse cet épisode médiatisé leur donner l'élan nécessaire pour le lancement de leur marque "1336".

Mais "Fralib" n'est qu'une goutte d'eau dans la mer des entreprises sacrifiées et que l'Etat sarkozyste, puis socialiste, a laissé vendre, liquider par les multinationales.

Que F. Hollande, puisqu'il se prétend si attentif aux Fralibs, se penche avec la même attention sur l'emploi industriel en Haute-Normandie et ailleurs.  Qu'il écoute les salariés de la Chapelle-Darblay UPM qui veulent garder leur outil de travail et ont des propositions pour la MP3 qu'UPM veut fermer.  Qu'il renonce aux fermetures de lignes SNCF en France et en Haute-Normandie et renationalise la SNCF pour qu'elle ne soit pas bradée à des intérêts privés.  Qu'il lance une étude sérieuse pour que les productions puissent rester en France et non partir en Europe de l'Est ou ailleurs.  La liste est longue en Seine-Maritime et en Haute-Normandie des ouvriers et salariés victimes des actionnaires et du dumping social :

- Ceux de Travisol dont la production victime de la dénonciation de ses contrats par Esso qui se fournit désormais au Portugal.

- Ceux de Schneider Electric qui se restructure et va produire en Pologne

- Ceux de  Mory victimes du travail détaché et du dumping social organisé par l'UE..

- Ceux de Vallourec, victimes des délocalisations au Brésile t aux Etats-Unis.

- Ceux de Petroplus, victime de la décision des grands multinationales du pétrole de lisuider les raffineries en France au mépris de l'indépendance énergétique de la France.

et d'autres encore ...

François Hollande, président de la République devrait aussi prendre les mesures pour que l'Etat français maîtrise son développement industriel.  Mais il ne le veut pas.  Il a voté pour le traité de Lisbonne, pour la "concurrence libre et non faussée", trahissant ainsi le vote souverain des Français.  F. Hollande et les socialistes n'aident l'emploi et l'industrie en France au profit des salariés que lorsqu'ils y sont forcés.  Comme les "Fralibs" l'ont fait.

Vivent les "FRALIBS !"

Yvette Genestal

 

 

Ils seront à la fête de Rouge Midi.
mardi 26 mai 2015
par  Charles Hoareau
 

 

1336 !!!

Il y a eu les jours fous, les jours de colère, les jours d’angoisse, les nuits sans fin, les jours de doute et les jours d’espoir et là il y a le jour serein, le jour sage où l’utopie des premiers jours prend corps…

Pas un boulon n’est sorti d’ici !

Au contraire l’usine est, et pas que pour la circonstance, briquée, entretenue, prête à produire en grand. Les blouses vertes toutes neuves s’agitent de tous côtés comme pour les grands jours de lutte et de rassemblement qu’a connu l’entreprise sauf que là il ne s’agit pas de rassemblement de lutte dans une usine occupée mais de l’ouverture en grand des portes du usine récupérée au capital par quelques dizaines de salarié-e-s déterminé-e-s soutenus par des milliers de salarié-e-s qui de toute la France, à commencer par les Bouches du Rhône, qui y ont cru et ont porté la lutte au point pour certains d’apprendre à boire du thé vert ce qui est très bon pour la santé !!!

Le premier sur lequel je tombe est Yves : « alors vous êtes prêts ? »
La réponse fuse : « on est prêts depuis 5 ans »…évidemment !

Amine, Freddy, Jean-Louis, quelques un des premiers soutiens ont droit à la blouse verte qu’ils endossent avec bien plus de fierté qu’un smoking venu tout droit du festival de Cannes…

L’émotion est discrète et comme toujours dans ces jours-là qui ont compté depuis 5 ans, en ce jour ô combien particulier, les mots sont rares…On parle avec les yeux…

Que peut-il bien se passer dans la tête de quelqu’un qui a passé 1336 (et autant de nuits !) à lutter, croire, espérer, douter ? Difficile à décrire et c’est bien pour cela que les mots sont rares. On n’est pas dans les rodomontades mais là encore, on prend la journée avec sérieux comme les autres. Avec application les ouvriers installent le barnum et les nappes, d’autres accueillent les journalistes et les amènent dans les ateliers, d’autres reçoivent chaleureusement les visiteurs. La joie est palpable, une étape est franchie et quelle étape !

On se remémore des moments de cette lutte historique.

Midi  : édition spéciale de FR3 Méditerranée sur le lancement de la marque FRALIB. Une presque première nous semble-t-il pour une boite en lutte. On s’entasse dans la salle de restauration pour voir en direct l’émission avec l’interview de Gérard Cazorla, ex secrétaire CGT du CE, devenu président de la SCOP. Dans la rétrospective on siffle le sinistre LLOVERA, on commente avec des propos amusés les images montrant Hollande ou Montebourg et on revoie avec émotion Raymonde qui, il y a un an le 26 mai 2014, déclarait à la sortie de l’assemblée générale : « c’est pas croyable ! jusqu’à hier j’étais en lutte et aujourd’hui je reprends le travail ! ».

Aujourd’hui la reprise est devenue une réalité palpable…
L’émission continue avec Nadine qui au contrôle qualité explique les procédures et les méthodes pour tester le goût de produits qui vont être désormais millésimés. Comme le dit Nadine le label bio ce n’est pas pour faire tendance mais bien en accord avec la conception des scoptistes !!! Et puis permettre aux producteurs de Buis Les Baronnies de relancer une production qui était tombée en désuétude, travailler avec les paysans du Viet Nam sans passer par les esclavagistes des temps modernes qui au nom d’UNILEVER enferment des villages entiers au Kenya c’est en soit une victoire ! [1]
L’émission se termine et, fait rare, en particulier pour un journal télé, spontanément les spectateurs applaudissent.

Les visiteurs commencent à affluer. Sur un coin de table les ouvriers mangent comme ils peuvent entre deux embrassades avec un nouvel arrivant, la réponse à la question d’un journaliste ou l’interpellation d’un camarade.

Les aiguilles tournent et une certaine impatience se fait sentir…On se dirige vers l’atelier théâtre naguère de tant d’assemblées et de la fête du 4 juillet 2014 où se succédèrent entre autres à la tribune Los Théâtros, HK et Audrey VERNON.

Dans un silence imposant et devant un parterre bien fourni de journalistes de la presse écrite, de photographes de caméramans derrière lesquels une assemblée se dresse attentive Gérard donne la parole à Marie, la doyenne des coopérateurs. Elle annonce « SCOP-TI s’engage dans une voie respectueuse des salarié-e-s, moins hiérarchisée, plus égalitaire et où chaque voix compte. (…) Nous avons pour objectif de relancer une filière provençale mise à mal par le capitalisme et sa politique de de casse et de délocalisations. »

13h 36 : horaire garanti et explicite : le film démarre.

La marque est dévoilée

1336

Réveille les consciences et aiguise les papilles

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Après 1336 jours de lutte contre Unilever, les SCOP TI lancent leurs propres marques de thés et d’infusions arômatisés 100% naturels, fabriqués dans l’usine de Gémenos. Réalisation : Romain Gicquiaux & Musique : Alexandre Mosca

À DÉCOUVRIR PROCHAINEMENT...

contact@scop-ti.com Tél. 04 42 32 53 00

Ce ne sont pas des boulons qui sortiront d’ici mais une production d’hommes et de femmes libres et fiers, une production respectueuses de l’environnement, des producteurs d’ici et du reste du monde, des consommateurs, respectueuse de la vie tout simplement. « Que du bonheur ! » comme dira celle des scoptistes qui répondra à la première question.

« L’argent servira à créer des emplois pas à enrichir quelques-uns. C’est tout ce qu’on souhaite. Personne ici ne veut devenir milliardaire » dira Olivier.

SCOP-TI VIVRA !

…Sans milliardaires et sans patron

 

[1] voir à ce sujet l’émission d’ARTE

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:34

8 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front historique

 

ATTENTION!!!!!!!


Peut-on fêter les 70 ans de la Sécurité Sociale avec ceux qui organisent sa destruction ?

Le Gouvernement a décidé de saisir l’opportunité de la date de l’ordonnance ayant créé la sécu, le 4 octobre 1945, pour organiser de grandes festivités.Partout en France auront lieu des journées portes ouvertes des caisses locales, des Conseils d’Administration exceptionnels, des manifestations culturelles…En partenariat avec l’Education Nationale, la Sécurité Sociale a lancé un concours en février à destination des jeunes.3 500 élèves planchent d’ici juillet sur 4 thèmes avec notamment le fait d’écrire une lettre de réponse à Simone Veil qui interpellait les jeunes générations sur la sécu lors du 60ème anniversaire.


Les lauréats seront récompensés lors d’un évènement national organisé à Paris le 6 octobre. Il devrait être présidé par François Hollande.


Le dossier de presse réalisé à cet effet oublie d’évoquer Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité Sociale en tant que Ministre Communiste du Travail, lequel a conçu les lois avec la mise en place de 138 caisses, avec l’aide de la CGT (malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons et de la CFTC). Encore une fois en manipulant l'histoire, Il ne parle que de Pierre Laroque qui n’a été que le fonctionnaire et commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la sécu. Celle-ci était l’émanation directe du CNR (Conseil National de la résistance) et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943). Ceci en lien très actif avec les services de santé dirigé par François Billoux, autre Ministre Communiste, jamais évoqué lorsqu’on parle de la sécurité sociale.


Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’activité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et gouvernement actuel veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptise justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70ème anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâti, ont voulu qu’elle soit : un vrai lien de solidarité, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.


Alors investissons les journées portes ouvertes, Conseils d’Administration Exceptionnels ou animations culturelles en octobre pour parler de nos revendications et propositions, afin de regagner une sécurité sociale comme l’a bâti Ambroise Croizat.


Michel Etievent-Daniel Blache ( CGT)

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