Paru sur Initiative communiste le 11 juin 2015
"Nous avons assez saigné ! Nous avons assez payé ! Peuple, prenez la situation dans vos propres mains ! Bloquez les nouvelles mesures et les memorandums sans fin !"
Nous avons assez saigné ! Nous avons assez payé !
Peuple, prenez la situation dans vos propres mains !
Bloquez les nouvelles mesures et les mémorandums sans fins !
Aujourd’hui, plus de 700 syndicats et organisations populaires ont appelés à des manifestations avec le PAME cette après midi, partout en Grèce avec une participation massives des travailleurs, de la jeunesse, des femmes et des retraités, massivement descendus dans la rue, et ce alors que la Commission Européenne, le FMI et la BCE – c’est à dire la Troika – continuent de renforcer l’euro-austérité et de l’imposer à la Grèce. Notamment, la Troika impose une nouvelles réduction des retraites et une augmentation de la TVA.
Aujourd’hui, deux ans après que l’UE totalitaire a fait cesser d’émettre la télévision et la radio publique grecques, l’ERT a recommencé à émettre par l’hymne national!
Plus que jamais, solidarité internationaliste avec les travailleurs grecs, les travailleurs d’europe. STOP austérité c’est STOP UE. Brisons les chaines de l’Union européenne,, pour s’en sortir, il faut en sortir.

- Par Lefigaro.fr avec AFP
- Mis à jour
L'Adedy, syndicat des fonctionnaires grecs, et le Pame, coalition de syndicats proches du parti communiste KKE, ont appelé jeudi à des manifestations à Athènes craignant de nouvelles mesures de rigueur, que le gouvernement grec et les créanciers, UE et FMI, sont en train de discuter.
Les syndicats craignent que le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras adopte de nouvelles mesures de rigueur pour pouvoir sortir de l'impasse financière et débloquer la dernière tranche des prêts internationaux au pays, dont les caisses sont vides.
L'Adedy appelle à 18H30 locales (15H30 GMT) à un rassemblement devant l'Université d'Athènes, dans le centre de la capitale. De leur côté, quelques dizaines de militants du Pame ont pénétré tôt jeudi matin dans le ministère grec des Finances situé sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, et déployé sur la façade du bâtiment une grande banderole. Le Pame appelle également à une manifestation ce soir à Syntagma à 16H30 GMT.
Les deux précédents plans de rigueur, qui avaient imposé d'importantes coupures dans les salaires et retraites, en 2010 et 2012, avaient provoqué de violentes manifestations massives à Athènes. Le parti actuellement au pouvoir, la gauche radicale Syriza, dans l'opposition à l'époque, avait joué un rôle majeur dans la contestation.
Sur le Parisien.fr, 11 Juin 2015, 16h33 | MAJ : 11 Juin 2015, 16h33
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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles, le 10 juin 2015 (AFP/Alain Jocard)
Le Fonds monétaire international (FMI) a jeté un froid jeudi dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers, en affirmant qu'un accord était encore loin, Athènes réaffirmant être prêt à "intensifier" les discussions pour tenter de trouver un compromis sur sa dette.
"Il y a encore des différences majeures entre nous dans des secteurs essentiels et il n'y a pas eu de progrès pour réduire ces différences récemment.
Nous sommes encore loin d'un accord", a affirmé le porte-parole du fonds, Gerry Rice, lors d'un point de presse à Washington.
Parmi les principaux points de désaccords figurent la réforme du système de retraites, les impôts et le financement des dépenses publiques, a développé ce porte-parole.
Il a souligné que le FMI ne "quittait jamais la table des négociations" mais que "la balle était maintenant dans le camp grec", en précisant que l'équipe des négociateurs du FMI avait pour l'heure quitté Bruxelles pour regagner Washington.
M. Rice a précisé que la Grèce était en train de préparer de nouvelles propositions de réformes afin d'obtenir le déboursement de 7,2 milliards d'euros, dont elle a cruellement besoin pour éviter un défaut de paiement.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lui aussi appelé jeudi les autorités grecques à se montrer "un peu plus réalistes", estimant que "ce n'est plus le moment de jouer". "Nous avons besoin de décisions et non plus de négociations".
Le porte-parole du gouvernement grec Gabriel Sakellaridis a de son côté assuré que son pays était prêt à "intensifier" les négociations, "y compris dans les prochaines 24 heures", pour tenter de régler les "questions en suspens" après le round intense de discussions mercredi et jeudi à Bruxelles avec les créanciers de la Grèce.
En théorie, un accord doit être approuvé au plus tard lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi prochain à Luxembourg. Signe de l'importance de cette réunion, la patronne du FMI, Christine Lagarde, sera présente.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui devait regagner Athènes dans la soirée, a rencontré jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui joue volontiers le rôle de facilitateur dans ces difficiles négociations.
L'entretien a duré deux heures et faisait suite à une réunion trilatérale la veille entre M. Tsipras, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande. M. Tsipras avait alors déjà parlé "d'intensifier" les discussions avec ses créanciers.
Même si aucune véritable percée n'a été enregistrée, ces échanges ont suscité un vent d'optimisme sur les marchés: la Bourse d'Athènes a fini sur un bond de 8%. Les autres places en Europe, plus prudentes, ont pour la plupart terminé en légère hausse.
- Nouvelles concessions -
"Nous travaillons pour combler les divergences qui subsistent (...) et afin de parvenir à un accord qui garantisse un redressement de la Grèce avec de la cohésion sociale et une dette publique soutenable", a affirmé M. Tsipras au sortir de la réunion avec M. Juncker.
Athènes semble prêt à des concessions. "Il y aura une légère hausse des taxes qui ne va pas affecter les bas revenus", a indiqué le ministre de l'Economie Georges Stathakis.
Interrogé sur l'éventuelle augmentation de la TVA, l'un des points de blocage jusqu'ici, le ministre adjoint de la Réforme de l'Etat, Georges Katrougalos ne l'a pas exclue. "Malheureusement pour le moment il faut augmenter les recettes publiques. Le système de fiscalité n'est pas encore juste (...) il ne s'agit que des mesures temporaires visant à favoriser la reprise économique. On va assurer que les bas revenus ne soient pas affectés".
Enfin, un accord se dessine sur le chiffre de l'excédent primaire budgétaire, que les créanciers veulent fixer à 1% en 2015. Ce chiffre conditionne le montant des économies à réaliser par le pays.
Sur cette question, "il ne reste pas grand chose à faire pour trouver une solution commune", a estimé mercredi une source proche des discussions.
Athènes avait proposé en début de semaine un solde de 0,75%. Le gouvernement grec s'est dit prêt à revoir sa position mais sans aller jusqu'à 1%, a rappelé jeudi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.
La perspective de nouvelles mesures de rigueur en Grèce a provoqué l'ire des fonctionnaires grecs, et du Pame, la coalition de syndicats proches du parti communiste KKE. Ils ont appelé à des manifestations, dont un rassemblement en fin de journée devant l'Université d'Athènes, dans le centre de la capitale.
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