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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:59
, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 29%

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Plus de 300 personnes étaient présentes dans un climat fraternel et combatif.
Marie-Christine Burricand intervenait pour Faire vivre et renforcer le PCF ce 30 mai à Paris.

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ll y a 10 ans, les français bousculaient le monde politique et médiatique, les élites technocratiques, dérangeaient les plans du patronat en votant à 55 % NON à la Constitution européenne. C’étaient les ouvriers, les employés, les quartiers populaires qui avaient fait la force du NON et en faisait un vote un vote de classe. jA Vénissieux par exemple, le NON atteignait 70 %.

Depuis le passage à l’euro, les yeux s’étaient ouverts sur cette Union européenne qui n’avait rien à voir avec l’amitié entre les peuples et se révélait bien être l’arme du patronat contre le monde du travail.

Le PCF a joué un rôle fondamental dans la bataille pour le NON et j’ajouterai que la position de la CGT, venue de la base, a fortement aidé la victoire.
Mais cette bataille du PCF était en même temps marquée par les contradictions, pour le Non mais pour la construction européenne, pour le NON mais pour la monnaie unique, pour le Non mais pas pour la nation avec cette illusion d’une Union européenne à transformer, le complexe national, l’engluement dans le PGE.

Tout cela avait conduit "Faire Vivre et Renforcer le PCF" à sortir son propre appel qui avait recueilli plus de 2000 signatures. Cet appel n’a pas pris une ride !

Beaucoup s’imaginaient alors qu’une nouvelle ère allait s’ouvrir pour la lutte des classes et un espace s’était effectivement créé.. Cet espoir s’est heurté à l’élection de Nicolas Sarkozy, mais aussi aux contradictions de la gauche de la gauche et du PCF, confirmant dans un reniement de son histoire l’idée que le changement ne pouvait plus se gagner qu’au plan européen, voir mondial, abandonnant donc la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et vendant au peuple une chimère à laquelle celui ci à juste titre ne croit pas.

La suite est connue, c’est la trahison de la représentation politique qui permet à Sarkozy de faire adopter le traité au parlement malgré le vote des français. En Irlande, le peuple était convié à revoter jusqu’à fournir le bon vote pour les décideurs européens et le patronat. Nous étions alors entrés dans une nouvelle ère, celle où les diktats de la Commission européenne et les lois des traités européens valent plus que le vote des peuples, c’est à cela que sont confrontés les grecs.

Faut-il s’étonner dans ces conditions que les peuples perdent confiance en leurs élus, qu’ils n’aillent plus voter ? Et n’est ce pas dans cette trahison de la représentation politique et ce déni de la souveraineté populaire et nationale que le Front National fait son lit, bien aidé il faut le dire par les gouvernements successifs et les médias au service de l’argent. Jusqu’où ira la bête devenue incontrôlable ?

Dix ans après, nous sommes au cœur de cette guerre violente contre les peuples et l’Union Européenne apparaît pour ce qu’elle est, le bras armé du capital contre les peuples.

Tout ce sur quoi nous alertions s’est réalisé : Désindustrialisation, casse des solidarités et droits des travailleurs, casse des services publics et partout la guerre pour détruire les nations en Afrique, en Palestine, en Europe notamment avec l’Ukraine...Il s’agit toujours de libérer des nouveaux territoires pour les marchés en balayant les limites qu’avaient pu imposer les luttes populaires.

L’Ukraine est exemplaire parce que l’Union Européenne y fait le choix du fascisme et de la guerre pour servir les oligarchies en complicité avec les Etats-Unis contre la Russie qui doit être diabolisée et servir de repoussoir.

Oui les communistes ukrainiens, les peuples du Donbass ont besoin de notre solidarité ! L’attitude du gouvernement français qui consent et entretient ce renouveau fascisme au cœur de l’Europe s’apparente à ceux qui en 1938 ont dit plutôt Hitler que le Front populaire !

C’est à cela qu’il faut rattacher le fait que François Hollande ait comparé le FN à un tract du PCF des années 1970, jugé superflu de se rendre en Russie pour les cérémonies du 9 mai 1945, refusé d’inclure un communiste dans les résistants du Panthéon.

Il n’ y a ni accident de langage, ni incompétence, ni hasard. Ils ont besoin de rayer de la carte et de l’histoire le communisme et le socialisme pour imposer cette démocratie d’apparences qui nie la lutte des classes, pour asservir le peuple, en négation de toute notre histoire.

Soyons à l’offensive sur cette question du communisme comme sur la Nation. Celle-ci est attaquée par le haut avec l’Union européenne et par le bas avec la réforme des collectivités territoriales qui installe la mise en concurrence libre et non faussée des territoires avec les euros régions et métropoles alors que les communes sont dévitalisées.

Le grand marché est ouvert pour en finir avec la Nation et l’égalité de traitement républicaine. Aujourd’hui, départements, régions, métropoles et communes peuvent être redécoupées, y compris au-delà des frontières nationales sans que les peuples soient consultés.

Nous ne croyons ni à une autre mondialisation, ni à l’Europe sociale. L’Union Européenne est un empire qu’il faut faire tomber. Oui nous avons besoin de luttes nationales en France, en Espagne, en Grèce ...qui bousculent l’Union Européenne jusqu’à créer une situation nouvelle qui bouscule l’UE. Et nous avons besoin autour de ces luttes d’un grand élan de solidarité internationale entre peuples et nations souveraines.

Continuons la bataille pour les 4 sorties : sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. Ce rassemblement est un moment de cette bataille qui doit nous donner de la force.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 21:45

Lu sur Histoire et Société

Une rencontre importante en espérant qu’elle sera suivie d’actions…

06 juin

Aujourd’hui, 5 Juin 2015, dans le cadre du 22e Congrès du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL) à Nicosie : Rencontre entre Petro Simonenko du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) et Lydia Samarbahch en charge des relations internationales du Parti communiste français (PCF).
Petro Simonenko a informé son interlocutrice de la situation actuelle en Ukraine, en particulier les menaces posées par la nomination de l’ancien Président de la Géorgie Mikheil Saakashvili au poste de Gouverneur de l’Administration régionale d’Odessa .
Tout d’abord, a dit Petro Simonenko, ceci crée des opportunités pour le placement dans les ports de bases navales de l’OTAN dans la région d’Odessa, et risque de sérieusement compliquer la situation dans la région de la mer Noire, d’exacerber les tensions, non seulement en Ukraine, mais aussi en Europe.
Et d’autre part, la poursuite de la politique de Saakachvili contribuera à l’exarcerbation du conflit et une augmentation de l’agressivité, à la frontière entre l’Ukraine et la Transnistrie.
Petro Simonenko a également noté que l’utilisation de la rhétorique « pacifique » lors des élections présidentielles a donné à Petro Porochenko l’occasion de tromper les électeurs, dont beaucoup pensaient qu’il allait vraiment arrêter la guerre fratricide dans le Donbass.
Cependant, les communistes ont averti que Porochenko n’allait jamais arrêter la guerre, formant lui et ses alliés politiques – une équipe du «parti de la guerre » , – a déclaré Petr Simonenko.
Selon lui, Porochenko est soutenu par les États-Unis et les oligarques, qui sont intéressés à la guerre en tant que source d’enrichissement.
Il a appelé les communistes français à soutenir dans les diverses structures européennes les efforts du Parti communiste pour démystifier le régime de Kiev qui a toutes les caractéristiques d’une dictature fasciste.

Петр Симоненко: Мирная риторика Порошенко во время президентских выборов была обманом избирателей – Компартия Украины
kpu.ua
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:07

Les enseignants seront en grève le jeudi 11 juin contre la réforme des collèges.  Au moment où la crise des vocations et du recrutement est à son comble, le gouvernement ferait bien d'être attentifs à leur colère et cesser la politique du mépris..

 

Ci-dessous un article publié le 01/06/2015 à 12:02 sur le site Savoirs et connaissances

 

Au ministère de l’Education nationale, on doit certainement s’interroger sur une incompréhensible équation. La France n’a jamais connu un taux de chômage aussi élevé que sur ces derniers mois, avec 3,509 millions de demandeurs d’emploi selon les chiffres du mois d’avril 2015, rapporte Le Point qui s'appuie sur les chiffres de l'INSEE. Et encore, il y aurait beaucoup à dire sur ces estimations.

 

A même moment, le ministère de l’Education nationale, pour tenter de donner corps aux promesses du candidat François Hollande, tente de recruter à tour de bras. Sur le papier, toutes les conditions sont réunies pour pouvoir recruter les meilleurs. Il faudrait donc en profiter ! Effectivement proposer des emplois à vie à un moment où le chômage des jeunes connaît un pic historique, comme le constate Le Figaro, ce serait s’assurer un grand nombre de candidats, donc de meilleures possibilités d’accroître la sélectivité des concours.

Or, il n’en est rien. C’est absolument l’inverse qui se produit. Quand on regarde le nombre des admissibles pour la session 2015, et qu’on le met en regard du nombre de postes mis aux concours, il y a de quoi en perdre son latin.

 

Des postes par milliers mais peu de candidats 

Pourtant le ministère n’y est pas allé de main morte, accroissant même le nombre de postes offerts entre la session 2014 et la session 2015 alors que 2014 n’avait pas vraiment été un franc succès non plus.

Pour être plus concret, en lettres modernes, on compte 1 455 admissibles pour 1310 postes proposés. Si l’on regarde du côté des lettres classiques, c’est encore plus dramatique, avec 114 admissibles pour 230 postes. En anglais, ce n’est guère mieux : il y a 1481 admissibles pour 1225 postes à pourvoir. Quant aux mathématiques,  près de 800 postes pourraient ne pas trouver preneur, selon les calculs du Café pédagogique.

« Au Capes externe de maths 2015, seulement 1802 candidats ont été déclarés admissibles pour 1 440 postes proposés. Si l'on reproduit en 2015 le taux de reçus parmi les admissibles de 2014, moins de 800 candidats (793) devraient être admis et 697 postes devraient rester vacants. »

 

Des matières fondamentales fortement dépourvues

Ces chiffres sont aussi à mettre en parallèle avec les révélations de l’évaluation CEDRE : le niveau des élèves français continue de baisser en mathématiques (voir notre article). Avec un métier de moins en moins attractif, on risque de compromette la réussite de générations d’élèves puisqu’on fait le choix de mettre devant eux ceux qui n’ont vraiment pas réussi à se caser ailleurs.

Un paradoxe se dessine aux yeux des jurys des concours : on a élevé le niveau de recrutement au master et, dans la réalité, faute de candidatures suffisantes, on est obligé de recruter des futurs enseignants qui ont un niveau plus faible que ceux qu’on retenait avant la réforme.

 

L'enseignement, un métier devenu répulsif ?

Cette situation n’est pas nouvelle mais elle continue de s’aggraver. Augmenter le nombre de postes mis aux concours ne change rien à la donne et il n’y a pas de nouveaux candidats qui apparaissent en face des postes proposés. Si l’on regarde les disciplines les plus sinistrées : ce sont les fameux enseignements fondamentaux, français, maths et anglais. Etant donné que ce n’est pas la première année que se creuse le déficit de recrutement, sur le terrain, la situation est plus que tendue.

Dans ces matières pourtant essentielles, il y a de plus en plus de difficultés à trouver des remplaçants. Des titulaires, il n’y en a jamais de disponibles une fois l’année scolaire entamée. Mais le vivier des personnels précaires s’épuise aussi de plus en plus (voir notre article).

Il devient évident qu’il faut réagir. Il est incompréhensible que dans une telle situation économique, notre pays peine autant à recruter les enseignants qui formeront les générations de demain. Le ministère se doit de mettre sur la table les moyens de recruter les personnels dont il a besoin.

 

Une réaction s'impose

Et il faut arrêter de se payer de mots à travers des campagnes publicitaires qui n’entraînent que rire et moqueries chez les étudiants (voir notre article). Ces derniers ont tôt fait de s’orienter vers des carrières plus rémunératrice, avec des métiers moins stressants au quotidien. Surtout que, pour recruter à niveau master, c’est-à-dire bac + 5, il faudrait payer en conséquence. Aujourd’hui, au bout de dix ans de carrière un enseignant ne gagne pas encore 2000 €, plutôt 1900, et encore, primes comprises.

En attendant, le ministère de l’Education nationale bloque tout effort sur les salaires. Malgré le retour de la croissance, le gel du point d’indice, actif depuis 2010, sera encore prolongé sur 2015 et 2016. Décidément, devenir prof ne fait plus rêver grand monde. La sécurité de l’emploi n’arrive même plus à contrebalancer le manque à gagner mensuel par rapport à un emploi occupé dans le privé à niveau master.

 

Les pistes lancées par le SNES

Le 11 mai 2015, le SNES-FSU, premier syndicat enseignant du secondaire, avait lancé l’alerte sur la situation dans un communiqué. « Du fait des départs à la retraite massifs et de l’augmentation du nombre d’élèves, les besoins en enseignants sont très importants. Avec la crise de recrutement qui perdure, des mesures urgentes doivent être prises afin de rendre attractifs ce métier.

D’après le rapport de la DARES d’avril 2015 ‘Les métiers en 2022’, 300 000 nouveaux enseignants doivent être recrutés entre 2012 et 2022. En effet, la DARES chiffre à 256 000 le nombre de départ d’enseignants à la retraite sur cette période. S’y ajoutent les besoins correspondant à la hausse du nombre d’élèves fruit de l’augmentation démographique.

D’après le rapport, les taux d’encadrement dans le premier degré et l’enseignement supérieur étant parmi les plus bas des pays de l’OCDE, la France se doit de recruter 44 000 enseignants de plus pour mieux faire face.

Dans le second degré, c’est 150 000 enseignants qu’il faut recruter. Depuis 2012, 34242 enseignants ont été recrutés dans le second degré. Pour atteindre les 150 000 recrutements en 2022, il est donc nécessaire d’affecter près de 14 500 nouveaux enseignants en stage par an dans le second degré sur les 8 prochaines années. Or la crise de recrutement n’est pas endiguée.

Si l’augmentation du nombre de postes aux concours a permis une augmentation du nombre de candidats et d’admis, tous les postes ne sont pas pourvus notamment en mathématiques, anglais, allemand, Lettres, éducation musicale, Sciences de l’ingénieur….

Les écrits des concours externes viennent de se terminer. Après avoir publié le nombre d’inscrits, le ministère se doit publier le nombre de présents aux épreuves. Le gouvernement a fait de l’éducation une priorité, mais sans enseignants qualifiés et formés, comment est-­ce possible ?

Le ministère se doit de rendre attractif les métiers de l’enseignement et de l’éducation, s’il veut relever le défi. Revaloriser les salaires est la première mesure essentielle. Actuellement, un enseignant certifié du second degré débute à 1,1 SMIC soit 1616 euros brut mensuels donc 1388,2 euros net. Ils entrent donc dans la catégorie ‘travailleurs modestes’ définie par le gouvernement pour prétendre à la prime d’activité.

Alors que les autres secteurs doivent eux aussi renouveler leurs cadres, comment attirer des diplômés bac+5 avec comme salaire 1,1 SMIC à l’entrée dans le métier ?

Autre mesure indispensable, qui a fait ses preuves par le passé, la mise en place de véritables pré­recrutements. Dès la licence, le ministère financerait les études des pré­recrutés qui commenceraient à cotiser pour leur retraite. En échange, ils s’engageraient dans les parcours universitaires menant aux métiers de l’enseignement et de l’éducation, passeraient les concours et s’engageraient à servir l’État au moins 5 ans. Les EAP ou les M1 en alternance proposés par le ministère ne répondent pas à ces critères puisqu’ils sont affectés en établissement et ne peuvent donc pas se consacrer à leur formation.

Enfin pour recruter, les conditions de travail et de formation doivent obligatoirement être améliorées. »

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Christopher Webb)

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:31
Partout en France, à Paris en particulier, des mouvements de grève éclatent dans les hôpitaux à propos des conditions de travail.   La réforme de la santé, la marchandisation, la recherche des économies à tout prix dégradent les conditions de travail des personnels et le service rendu aux patients.  L'hôpital est un service public.  Sa mission première est de soigner, pas de faire des économies sur le dos des malades.  C'est ce qu'ont oublié le gouvernement, la cour des comptes et Bruxelles qui veulent réduire les dépenses hospitalières dans le secteur public.  AC

Les agents hospitaliers du Havre (Seine-Maritime), en charge de l'entretien des locaux de l'hôpital, annoncent (encore) un mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015. Explications.

Mise à jour : 05/06/2015 à 20:47 par Karine Lebrun

Sur Normandie-actu

 

Les agents de service hospitaliers du Havre annoncent un nouveau mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015.

Des agents de l'hôpital du Havre (Seine-Maritime) annoncent un nouveau mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015. (Illustration)

Depuis l’été 2014, « où la surcharge de travail, faute de remplacements suffisants, avait généré de la souffrance au travail », les agents de l’hôpital du Havre (Seine-Maritime) dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Ils programment un nouveau mouvement de protestation. À l’appel des syndicats SUD et CGT, un préavis de grève est déposé : les agents hospitaliers vont cesser le travail, vendredi 12 juin 2015, de 9h à 10h, lors de la tenue du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail). « Les agents réaffirmeront leur opposition au projet de direction », annoncent les syndicats.

Contre la sous-traitance

Le 18 décembre 2014, puis le 23 janvier 2015, les agents en charge, au sein du Groupe hospitalier du Havre, de l’entretien de l’ensemble des locaux, s’étaient déjà mobilisés pour défendre leur cause.

Cette dégradation des conditions de travail conduit à un fort taux d’absentéisme. Un argument que la direction utilise aujourd’hui pour justifier le recours à des sociétés de nettoyage extérieures. Une entreprise est déjà en place à l’hôpital sans même que le personnel ne soit formé à l’entretien en milieu hospitalier. Les agents hospitaliers condamnent fermement ce recours à la sous-traitance », attaquait Sud Solidaires, en  janvier 2015.

« L’hygiène hospitalière est remise en cause »

Suite à ces mouvements, un groupe de travail a été mis en place par la direction pour débloquer la situation. « Mais les conclusions livrées par la direction sont loin de nous satisfaire », argumente Françoise Gosset, pour Sud Santé Sociaux. Les syndicats dénoncent « l’externalisation rampante » du service ménage voulue par la direction et la mise en place d’une organisation de travail qui ne fait qu’accentuer le surmenage et le mal-être au travail. « Les agents ne peuvent plus faire un travail de qualité. L’hygiène hospitalière est fortement remise en cause », s’agacent les syndicats.
Les agents de service hospitaliers – 65 sur une effectif total de 180 – réunis en assemblée générale mardi 2 juin 2015 ont donc décidé d’un nouveau mouvement.

Karine Lebrun

journaliste à Le Havre Infos -

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:25

Publié par Michel El Diablo

JEUDI NOIR des BLOUSES BLANCHES ! Le 11 juin 2015: Grève nationale dans les hôpitaux

11 juin 2015 : Grève nationale dans les hôpitaux

Après des années de plan d’économies, les directions des hôpitaux remettent en cause les accords sur la réduction du temps de travail signés en 2002.

Dans un premier temps, des hôpitaux sont passés de journées de 8h à du 7h36 ou 7h30, pour réduire le nombre de RTT.

Aujourd’hui, c’est le tour de l’AP-HP, qui constitue 10% de la Fonction Publique Hospitalière, avec ses 75.000 agents dans 38 hôpitaux. Si demain les agents de l’AP-HP cèdent, c’est tous les hospitaliers de France qui risqueront le même sort : 

-les soignants passant de 7h36 à 7h20 

-les administratifs, techniques et ouvriers en 7h, sans aucun jour de RTT

Déjà, le point d’indice est gelé depuis 2010, tandis que les charges sociales des fonctionnaires augmentent chaque année, ce qui fait que le salaire baisse d’année en année. Alors pas question de travailler demain 10 à 20 jours de plus pour un salaire en peau de chagrin !

LE 11 JUIN, les blouses blanches organisent un JEUDI NOIR !

La bataille des 35 heures va se passer le jeudi 11 juin, aussi l’ensemble des hospitaliers de France est appelé à faire grève ce jour-là.

Face aux menaces et intimidations de certains directeurs au comportement indigne d’un pays démocratique (huissier lors d’assemblées générales, policiers dans les halls, tableaux avec des noms de grévistes, etc.), il a été proposé aux agents de réduire l’activité : 
-en ralentissant la saisie du codage PMSI qui sert au financement de l’activité hospitalière 
-en laissant des trous dans les plannings des consultations

Tous ensemble, nous constituons une force tranquille : 
IL FAUT AGIR 
POUR NE PAS SUBIR !

 

JEUDI NOIR des BLOUSES BLANCHES ! Le 11 juin 2015: Grève nationale dans les hôpitaux
 

Monsieur le Directeur Général,

L’organisation CGT du CHU de Toulouse vous confirme qu’elle dépose un préavis pour la grève du 11 juin 2015, (…)

Cette journée s’inscrit dans le préavis de grève national déposé par la Fédération de la Santé et de l’Action Sociale pour le 11 juin 2015. Il est concomitant au préavis de l’intersyndicale de l’AP-HP contre la réforme des 35h et le plan d’austérité.

Au CHU de Toulouse, nos revendications sont les suivantes :

  • Arrêt des RTT imposées (RQ ou RO) dans certains services. Arrêt des mutualisations et de l’ultra polyvalence dangereuse pour la sécurité des soins.
  • Mise en adéquation effectifs/charge de travail. Mise en place de normes dans chaque service de soin.
  • Le remplacement 1 pour 1 de tout l’absentéisme
  • L’application pleine et entière des obligations réglementaires sur le temps de travail
  • L’application pleine et entière de l’obligation de sécurité de l’employeur
  • Arrêt des rappels sur repos (ils sont illégaux)
  • Mise en place des 32 heures (déjà appliquées pour les nuits -32h30- 32h correspond à un 90%) et permettrait de créer une 4eme équipe au quotidien et donc de nombreux emplois de fonctionnaires.
  • Respect des métiers et arrêt des glissements de tâches institutionnalisés pour pallier à l’augmentation de la charge de travail.
  • Intégration du temps de trajet dans le temps de travail.
  • Titularisation des CDD sur des postes pérennes.
  • Rattrapage du point d’indice et une augmentation générale des salaires.
  • Annulation de la dette privée des hôpitaux et notamment celle du CHU de Toulouse. 18.000.000 d’euros en 2014
  • L’application réelle des soins gratuits pour les hospitaliers (Article 44 du statut de la Fonction publique Hospitalière).
  • L’arrêt des privatisations des services supports (techniques, bio-nettoyage, brancardage)
  • L’abandon du “lean-management” ou autres techniques qui détruisent nos organisations de travail
  • Mise en place du délit d’entrave au CHSCT dans la fonction publique hospitalière (jusqu’à un an de prison ferme)
  • Moyens supplémentaires pour pallier à l’alerte canicule sur Toulouse de début juin.

Comme le prévoit la loi, nous nous tenons à votre disposition avec les personnels pour que cette période de préavis soit utilisée à trouver des solutions dans l’intérêt des patients et des personnels.

Jean ESCARTIN

Julien TERRIE

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:23

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:31
Action communiste ne partage évidemment l'appel vibrant à une Europe sociale figurant en conclusion de l'article.  Attendre l'Europe sociale, c'est croire en une chimère.  Les Grecs se battent pour que l'UE cesse de leur réclamer des mesures d'austérité mortelles, comme celles mises en oeuvre par le gouvernement précédent dans le domaine de la santé.  Dans ce combat Syriza n'est pas seul.  D'autres forces politiques et syndicales se battent également.  Le KKE (parti communiste grec) est de ceux-là qui dit que " ( L’UE ) est une union qui ne peut pas changer, qui ne peut pas se démocratiser ou s’humaniser[…] parce qu’elle a été fondée et elle fonctionne afin de fortifier les intérêts des monopoles contre les droits  ouvriers populaires".
Oui, les peuples doivent se battre solidairement contre les politiques d'austérité, qu'ils soient européens ou non, mais l'UE, comme la monarchie de droit divin au XVIIIème siècle, ne peut pas changer de politique car elle a, dans ses fondamentaux, la "concurrence libre et non faussée".  Pour changer de politique il faudra révolutionner l'UE en la faisant éclater.  Ensuite, les peuples et les Nations pourront décider souverainement de quelles règles économiques ils veulent, de quelles formes de coopérations et d'échange ils veulent pour qu'aucun peuple ne soit dominé et pillé, de quelle société ils veulent.   Cela, nul ne peut le faire à leur place. Quel peuple ouvrira le chemin ? AC

Solidarité France Grèce pour la Santé
Une délégation française au cœur de la tourmente grecque pour témoigner de la crise humanitaire imposée là-bas par les mémoranda européens, mais surtout pour apprendre de la résistance et de la dignité de ceux qui refusent de baisser les bras.

8 juin 2015  sur Okeanews

 

La pharmacie du Dispensaire KIFA athènes centre

La pharmacie du Dispensaire KIFA, dans le centre d'Athènes

Au mois de mai, une délégation du collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » s’est rendue à Athènes pour rencontrer des équipes des dispensaires sociaux solidaires. Ce collectif soutient les personnels des dispensaires sociaux et solidaires autogérés grecs depuis deux ans, grâce à des actions concrètes comme la collecte et l’envoi de médicaments, de matériel médical et d’argent mais aussi sur un plan politique en informant sur cette nouvelle forme de résistance à l’austérité.

La délégation reçue par les personnels du Dispensaire KIFA

La délégation reçue par les personnels du Dispensaire KIFA

Du 11 au 16 mai 2015, professionnels de la santé, militants syndicaux, membres de partis politiques et personnes issues de la société civile, toutes membres de la délégation de « Solidarité France Grèce pour la Santé », ont pu visiter une dizaine de dispensaires, mais aussi rencontrer la coordination athénienne des dispensaires et pharmacies sociaux solidaires, l’association « Solidarité pour tous », la commission santé de Syriza ainsi que le ministre délégué à la santé, la confédération syndicale du privé et les équipes hospitalières et syndicales dans trois établissements.

Au moment où la délégation arrivait à Athènes, les femmes de ménage du Ministère des Finances fêtaient leur réintégration après 22 mois de lutte et d’occupation d’un coin de la place Syntagma. Leur emblème était un poing dans un gant de ménage rouge. Un signe encourageant.

Des dispensaires pour un accès à la santé pour tous

C’est leur engagement militant qui distingue ces structures au nombre de cinquante actuellement dans tout le pays, des structures humanitaires ou ONG. Les dispensaires sociaux et solidaires s’inscrivent dans une multitude d’actions solidaires sur les déterminants de santé que sont l’alimentation, le logement, les vêtements, la culture, l’éducation... Les volontaires de ces dispensaires rapportent unanimement que trois besoins font cruellement défaut actuellement : les soins bucco-dentaires, une demande psychiatrique et psychologique forte de la part des usager-es, conséquences directes de la pauvreté et de la précarité, la carence en médicaments pédiatriques et notamment vaccins et traitements de longue durée pour le diabète ou le cancer par exemple.

Affiche appelant à la grève de tout le secteur santé de Grèce le 20 mai   "pour récupérer tout ce qu’on nous a pris », pour des embauches et l’augmentation du budget de la santé".

Affiche appelant à la grève de tout le secteur santé de Grèce le 20 mai "pour récupérer tout ce qu’on nous a pris », pour des embauches et l’augmentation du budget de la santé".

Les dispensaires sociaux solidaires réunissent des volontaires professionnels de la santé, médecins, infirmiers, pédiatres, sages-femmes, dentistes, etc… mais aussi de simples citoyens, souvent habitants du quartier, qui œuvrent au fonctionnement de la structure, que ce soit en gérant l’administration, le secrétariat ou en faisant le ménage. Lorsqu’ils ne peuvent pas offrir les consultations spécialisées sur place, les dispensaires dirigent leurs patients vers des praticiens en ville qui offrent des consultations gratuites. Ces dispensaires autogérés fonctionnent en assemblée générale de façon tout à fait horizontale. Les dispensaires sociaux et solidaires de la région d’Athènes (50 % de la population grecque) travaillent en réseau, grâce à une coordination qui permet les échanges de médicaments et d’information.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 08:49

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 08:35

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

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