Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:41

Michel El Diablo

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
 

Il y a 10 ans le peuple rejetait le traité européen soumis à référendum. Le pouvoir, au nom de la prospérité à venir faisait rentrer par la fenêtre le texte que nous avions sorti par la porte. 10 ans après les faits montrent assez comment les opposants au traité avaient raison. A Paris à cette occasion un rassemblement à l’appel des Assises du communisme avait lieu. A Marseille, c’est à la fête de "Rouge midi" que bilan et perspectives du mythe de l’Europe sociale étaient tracés.

Il y a d’abord le nombre bien sûr. L’entrée étant libre, difficile de dire un nombre avec précision, mais ce qui est sûr c’est que ce sont plus de 500 personnes qui sont venues à cette fête de la convergence des luttes. Un très grand chiffre pour une organisation comme Rouge Vif 13 et son journal Rouge Midi et sans commune mesure avec les chiffres des années précédentes.

Il y a ensuite et surtout, la tonalité des débats, le contenu des échanges sur les stands, la volonté partagée d’approfondir les questions.

Il y a enfin ce parfum de fraternité qui flottait dans l’air et qui était sensible à chaque endroit et moment de la fête. Impossible d’être exhaustif ici mais pêle-mêle on peut citer :

=> La pétition qui se signait massivement sur le stand de l’assistance publique de Marseille et la découverte que certains faisaient, grâce aux camarades hospitaliers, de réalités encore trop méconnues

=>Autre découverte, celle de NEXCIS, ce fleuron de l’industrie et de la recherche et qu’EDF veut fermer

=>Bien sûr à l’honneur les FRALIB devenus scoptistes et dont c’était la première sortie depuis le lancement de la marque 1336. Ils partageaient leur grand stand avec leurs compagnons d’aventure de reprise les camarades de la Belle Aude dont la réussite (et leurs délicieuses glaces !) montre qu’il est tout à fait possible de produire sans patrons et sans milliardaires…que c’est même beaucoup mieux et que c’est comme ça que cela devrait se faire. 
Les scoptistes à n’en pas douter, donnent des envies de production sans parasites actionnaires aux présents de la fête à commencer par leurs voisins de stand, les camarades de la raffinerie de sucre (mais aussi certainement aux camarades de TOTAL bien présents eux aussi) une nouvelle fois en lutte contre un plan qui porterait un coup fatal à l’entreprise.

=> Le stand des chômeurs, qui jouxte celui des sans-papiers était aussi un lieu d’échanges riches pour une organisation qui dès le lendemain se mobilisait contre une expulsion et était en manifestation dès le lundi contre les fermetures d’accueil CAF.

=> Au stand de Diawara (village du nord est du Sénégal) on mangeait des pastels et on buvait du bissap au profit du projet que cette association porte en solidarité avec sa région. A leur côté le MOSOURPA (MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d’Afrique) expliquait à des visiteurs attentifs les objectifs de leur mouvement et nous y reviendrons.

=> Au chapitre de la solidarité les stands de BDS, de l’UJFP et celui du collectif George Ibrahim Abdallah étaient évidemment des lieux de prises de contacts et d’échanges porteurs d’avenir et facteurs d’engagements futurs.

=> C’était aussi bien sûr la cas du collectif CGT femmes, égalité professionnelle, discriminations qui suscitait des envies d’inscription aux initiatives autour de la marche mondiale des femmes et de son arrivée à Lisbonne cet automne : mais nous y reviendrons.

=> Comment ne pas parler aussi du stand du syndicat CGT des entreprises de propreté fièrement orné de sa banderole : « JUSQU’A LA VICTOIRE ! » et des ouvriers de la sous-traitance que l’on croisait nombreux, presque aussi nombreux que les employés des magasins carrefour que l’on croisait à tous moments dans la fête.

Il y avait aussi bien d’autres stands : Secours populaire, journal fakir, Le ravi...et évidemment ceux du Cercle Manouchian, de Rouge Vif et de Rouge midi !

Le mot d’accueil était bien sûr celui des hôtes des lieux, Edouard et Philippe des moulins Maurel qui disaient avec force tout à la fois leurs remerciements aux présents, leur envie de gagner et appelaient l’assistance à les aider encore pour arracher la victoire qui est à portée de mains…et de manifs !

 

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !

A leur côté, au nom du journal, l’orateur rappelait à l’assemblée les étapes franchies depuis 15 ans : la création de Rouge Vif par des militants actuels ou anciens du PCF, rejoints par la suite par des personnes dont c’était le premier engagement politique, puis la création du site par Jelloul, l’augmentation de la diffusion et surtout son rôle non seulement dans le soutien aux luttes (ce qui est la moindre des choses) mais aussi dans la diffusion d’idées porteuses de perspectives. Et d’énumérer


« - A quoi on sert si quand on soutient la lutte des TOTAL on ne dit pas en même temps qu’il faut nationaliser ? 


=> A quoi on sert si dans la lutte de la centrale ou de NEXCIS on ne pose pas la question d’un service public de l’énergie véritablement géré par la nation et non par un appareil d’état qui appliquerait la même politique qu’une entreprise capitaliste ?
 

=>A quoi on sert si dans la lutte des hospitaliers on ne dit pas qu’il faut mettre la santé et l’éducation au cœur des choix politiques comme l’a fait par exemple Cuba, pourtant petit pays pauvre et aux besoins immenses, qui consacre plus de 70% de son budget à ces secteurs ?
 

- A quoi on sert si on ne pose pas en permanence les questions de la solidarité internationale comme la Palestine, le scandale de la vente d’avions à l’Arabie saoudite ou le Qatar car on ne peut pas assurer une prospérité partagée en s’appuyant sur le commerce du sang ou le refus du retour des guerres coloniales ? (…) »

Il s’appuyait, pour dire qu’il était possible d’en finir avec le capitalisme, sur des exemples puisés dans le monde comme celui du gouvernement Morales qui, voyant la crise mondiale arriver, au lieu de prendre des mesures d’austérité, au contraire avançait l’âge de la retraite à 58 ans ce qui est de fait une augmentation des salaires et un formidable levier pour la création d’emplois. 

Pendant que les enfants jouaient aux animations prévues ou s’enthousiasmaient devant un théâtre de marionnettes très interactif, une grande partie de la fête était rassemblée au débat sur le mythe de l’Europe sociale. Qu’il s’agisse de Fred Alpozzo de la SNCM (très applaudi), de Serge Bodrero d’Air France, de Rim Hidri de SCOP-TI ou de Charles Hoareau pour Rouge Midi [1], il y avait un accord profond, que l’assistance n’a pas démenti, sur le fait qu’il fallait au moins que dans le camp du progrès la question de la sortie de l’euro soit débattue. Un autre point d’accord étant qu’il n’est plus possible d’en rabattre devant la social-démocratie ou de retenter le coup de la gauche plurielle ce qui est tout, sauf un chantier d’espoir !

L’après-midi se terminait par les deux concerts annoncés. 

 

Celui des rappeurs d’EL DIABLO CARTEL dont les textes forts faisaient réagir l’assistance. Ils avaient réservé une belle surprise en invitant une chanteuse qui emballait le public.

Et puis évidemment la soirée s’est terminée avec Los Fralibos qui une fois de plus suscité les claquements de main, les chansons reprises en cœur et fait danser et sauter…même les plus âgés !!

Terminée pas tout à fait car la cour de l’usine a mis du temps à se vider et les conversations se sont poursuivies tard dans la nuit autour du comptoir bricolé avec des palettes et du tissu rouge et qui, en la circonstance était plus beau et plus attrayant que le plus beau des comptoirs de tous les palaces du monde…

A l’an prochain donc !!

Merci à Nadir, Triona, Vincent, Abedy et Aude pour les photos 

 

Le 1er juin 2015

[1] Gilles Balbastre ayant eu un empêchement de dernière minute était excusé

 

SOURCE:

 

Partager cet article
Repost0
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:31

Lu sur Normandie actu

431 000 Normands vivent sous le seuil de pauvreté. 240 000 en Haute-Normandie et 191 000 en Basse-Normandie. Bien qu'alarmants, ces chiffres sont en deçà de la moyenne nationale.

Mise à jour : 03/06/2015 à 07:44 par Mathieu Girard

 

Selon, en 2012, 431 000 Normands vivaient en dessous du seuil de pauvreté. (Photo d'illustration : Le Havre Infos)

Selon l'Insee, en 2012, 431 000 habitants de Haute et Basse-Normandie vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

Extraits

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vient de livrer les conclusions d’une étude menée en 2012, sur l’ensemble du territoire français. Au total, 431 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté en Normandie “réunifiée”.
Sans grande surprise, l’étude de l’Insee démontre que la crise économique a touché en premier lieu les plus fragiles, affectés par la dégradation du marché du travail. La population pauvre est davantage composée de personnes seules et inactives, de familles monoparentales et de familles nombreuses.

En Basse-Normandie…

En Basse-Normandie, le taux de pauvreté est de 13,3 %. Il est légèrement inférieur à celui observé en France (13,9 %). En 2012, 191 000 Bas-Normands vivaient en dessous du seuil de pauvreté. [...]

En Haute-Normandie…

En 2012, 13,5 % de la population de Haute-Normandie, soit 240 000 personnes, vivaient sous le seuil de pauvreté. [...]
( Ce sont les aires urbaines ) de Dieppe et Eu (Seine-Maritime) et Louviers (Eure), qui ont les niveaux de vie les plus bas, avec des revenus médians respectivement de 18 500, 18 400 et 18 000 euros.
Dans les villes-centres, le niveau de vie est plus faible, variant de 14 500 euros pour Val-de-Reuil (Eure) à 19 900 euros pour Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime).

Sources : Insee de Haute et Basse-Normandie.

Commentaires d'Action communiste 

Conséquences de cet appauvrissement de la population, en Seine-Maritime : sur un budget total d'1,736 milliard d’euros, le département consacre un peu plus de 45 % aux solidarités, soit un montant de 786 millions d’euros. En 2014, le budget consacré au RSA, géré par le département s’est accru de 10 %. Sur la même période, les crédits du Fonds Solidarité Logement ont également été augmentés de 900 000 €.

En toute logique, on attendrait une aide de l'Etat renforcée.  Au contraire, l’Etat a diminué ses dotations aux collectivités de 3,7 milliards d’euros alors que ses aides publiques  au patronat s’élève à 200 milliards. Les grandes entreprises qui bénéficient des plus fortes sommes sont celles qui restructurent et licencient aujourd'hui : UPM ( Chapelle Darblay), Vallourec, Schneider Electric, Petroplus … Des PME sont aujourd'hui en difficulté car elles dépendaient de ces grands groupes mondialisés, tel Travisol ... Les dividendes des actionnaires de ces grands groupes ne cessent d'augmenter et le MEDEF crie toujours aussi fort : « compétitivité, compétitivité » pour obtenir encore davantage! C'est ce dernier qui est écouté à l'Elysée et à Matignon ! Les pauvres, les mal logés, les sans emplois, les mal soignés sont invisibles pour Hollande et Valls.

Le gouvernement socialiste devrait cesser d'écouter le MEDEF et les injonctions de Bruxelles pour s'occuper de cet appauvrissement grandissant des Français. Et redonner aux collectivités locales cet argent qui leur est retiré pour être, de fait, donné aux plus riches et aux actionnaires.

Partager cet article
Repost0
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:45

Lu sur Canaille le Rouge le 26 juin 2014

Mémoire : mis en ligne pour la première fois le 26 juin 2014.  Ceux qui ont voté, à droite comme chez les socialistes, pour cette forfaiture ont décidé de facto de la disparition de dizaine de lignes en Normandie.AC

 

le rêve de la droite et du PS

le rêve de la droite et du PS

 

Le projet de casse de la SNCF a été voté à l'assemblée nationale par 355 voix pour.

Il y a eu 168 contre, dont celles du Front de gauche

 

Une grande partie de la droite ne l'a pas voté parce que "pas assez libéral".

L'opposition était divisée sur le sujet : l'UDI (centriste) a voté pour et l'UMP contre, sauf 21 élus qui se sont abstenus et 24 qui ont voté pour. 

Au regard des votes, Thierry Mariani, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bernard Debré, Jacques Myard, Frédéric Lefebvre ou Henri Guaino peuvent solliciter leur entrée au Parti Socialiste.

 

Les 17 EELV ont voté pour. 

 

Courage et démocratie, le gouvernement ayant décidé d'utiliser la procédure dite « accélérée », qui réduit le nombre de navettes entre les deux assemblées, la réforme pourrait être adoptée définitivement avant les vacances parlementaires du mois d'août.

Le texte doit à présent être examiné par le Sénat, à partir du 9 juillet.

 

Chassaigne a dû mesurer les dégats de son amendement, il a voté contre avec son groupe (moins deux abstentions).

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 09:05
En Fabiusie : Didier Marie, roi du cumul et des indemnités selon un article de Mediapart ...

Un article de Mediapart ( intégral seulement pour les abonnés ...)

Le PS en Seine-Maritime (1): un baron de Fabius sacré roi du cumul et des indemnités

 

03 juin 2015 |  Par Stéphane Alliès et Mathilde Mathieu

Président de département, vice-président d’agglomération, maire adjoint, attaché parlementaire, chargé de mission de la fédération PS, président de l’office HLM, administrateur d’une société d’autoroutes… Le principal lieutenant du ministre des affaires étrangères dans son département, Didier Marie, a cumulé durant des années 12 000 euros mensuels et un emploi du temps impossible. Premier volet de notre enquête.

 

Servir Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, peut rapporter gros. Pas forcément sous les dorures du Quai d’Orsay mais dans son fief de Seine-Maritime, l’une des fédérations socialistes les plus riches de France. Là-bas, son lieutenant Didier Marie, président du département de 2004 à 2014, chargé de tenir le bastion historique de son mentor, a réussi l’exploit d’encaisser pendant des années un total de 12 000 euros de revenus mensuels liés à son « travail » politique, via différents canaux souterrains de la « fabiusie » que Mediapart a remontés. À côté de Didier Marie, les autres professionnels de la politique sont des amateurs.

Jusqu’en 2013, cet instituteur ...

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:38
Commentaires : Travisol est victime de l'abandon en France du secteur pétrolier.   Mais il serait du devoir de l'Etat de faire le point.  Quelles entreprises installées en France ayant besoin d'échafaudages  se fournissent à l'étranger et bénéficient des largesses fiscales du gouvernement ? Comment aider l'entreprise à réorienter sa production et ses marchés ? L'Etat doit intervenir dans le secteur industriel et le planifier.  Ainsi Exxon (Esso), société pétrolière et gazière américaine, dont le siège social est situé dans la banlieue de Dallas, a dénoncé le contrat qui le liait à l'entreprise depuis une quarantaine d'années, au profit d'une entreprise portugaise.  Or, en France, le groupe possède une raffinerie et un site pétrochimique, à Port-Jérôme (Notre-Dame-de-Gravenchon et Lillebonne), en bord de Seine, en amont du pont de Tancarville (Seine-Maritime) et une seconde raffinerie à Fos-sur-Mer.  Mais la multinationale américaine n'a que faire des emplois en France et ne regarde que le cours de ses actions. 
Quand le gouvernement socialiste fera-t-il réellement de l'emploi industriel une priorité nationale ?  Quand mettra-t-il en place une véritable politique industrielle ?  Quand affrontera-t-il ces multinationales et ces fonds de pension qui pillent notre industrie ? 
Cela supposerait de renoncer aux dogmes européens.  Ce gouvernement soit-disant socialiste ne le veut pas.  Il veut même faire pire en acceptant avec les dirigeants européens de signer TAFTA, ce traité qui nous livrerait encore davantage aux fonds de pension et aux multinationales ...

 

L’entreprise d'échafaudages sera liquidée dans les prochaines semaines. Les 139 salariés de l'entreprise Travisol, installée à Notre Dame de Gravenchon et Grand Couronne, vont être licenciés.

  • DM avec Julie Howlett sur Fr3 Normandie
  • Publié le 12/05/2015 | 10:44, mis à jour le 12/05/2015 | 10:58
 

© France 3 Grand-Quevilly

© France 3 Grand-Quevilly

 

L’annonce a été faite, ce lundi 11 mai, lors d'un comité d’entreprise extraordinaire. Placée en redressement judiciaire le 4 juillet 2014, l’entreprise n'a pas obtenu assez de contrats pour s’en sortir.
 

Concurrence européenne

Dernier coup dur : la perte du contrat avec Exxon au profit d'un prestataire portugais, moins cher. Un contrat qui durait pourtant depuis une quarantaine d'années.
 

Des difficultés anciennes et une remise en cause de la stratégie de l’entreprise

Les marchés se faisant de plus en plus rares : Travisol a connu depuis plusieurs années une baisse de son chiffre d’affaires (13 millions d’euros en 2015 contre 18 millions en 2013). Autrefois positionné sur le marché du nucléaire, Travisol s'est recentré sur la pétrochimie, un secteur en difficulté depuis quelques années.  
Les salariés pensent qu’une réorganisation de l'entreprise et un retour dans le secteur du nucléaire aurait pu alors être envisagés. 

 

Un dernier plan qui n’a pas trouvé d’issue

Un plan de la dernière chance a été envisagé ces dernières semaines porté par les syndicats et la direction. Il proposait la fermeture du site de Notre Dame de Gravenchon mais le maintien de ceux du nord et de Grand Couronne plus rentables. Ce plan a été refusé par l'administrateur judiciaire.

Dernier espoir : un repreneur de dernière minute, mais personne ne semble désormais y croire.
Les lettres de licenciements devraient être adressées fin mai, début juin.

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:35

Les chiffres du chômage ont encore bondi en Avril 2015 mais le gouvernement reste optimiste ...   La Seine-Maritime et l'Eure sont des départements industriels.  Ils sont touchés par la stratégie économique désastreuse du gouvernement socialiste et de ses prédécesseurs : restructurer le secteur industriel traditionnel au profit des services. 
C'est le voeu des grands groupes capitalistes mondialisés qui bradent leurs sites industriels en France et se restructurent mondialement en pratiquant le dumping social et fiscal.  Et ils espèrent accélérer le processus avec le traité transatlantique ( TAFTA )que les socialistes et la droite veulent signer.
Mais sans création de richesses, il ne peut y avoir d'argent pour les services de l'Etat et des collectivités territoriales, pour les hôpitaux, la sécurité sociale, l'école, les transports en commun, le théâtre, les conservatoires de musique, l'aide à la personne, la production culturelle ... à moins de marchandiser ces services eux-mêmes et donc de les réserver à la fraction de la population qui pourra les payer.  C'est l'objectif du traité sur le commerce des services appelé TISA.  Avec un emploi raréfié et de plus en plus mal rémunéré, qui pourra encore payer ? C'est aussi l'objectif de la réforme territoriale qui aura pour conséquences la dispariton d'un grand nombre de services à la population.
La seule solution n'est pas le compromis, ni avec l'UE, ni avec les grands groupes capitalistes, ni sur TISA ou TAFTA, la seule solution, c'est l'affrontement, la lutte.  AC

 

Lire la totalité de l'article en cliquant sur l' intertitre ci-dessous.

En avril 2015, les chiffres du chômage ont encore bondi. En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d'emploi augmente de 0,6%. La Basse-Normandie enregistre une baisse de -0,5%.

Mise à jour : 02/06/2015 à 14:18 par Solène Bertrand

 

[...] La France compte désormais 3,54 millions de chômeurs sans aucune activité (catégorie A). Si l’on tient compte des catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), près de 6 millions de personnes (5,64 millions avec l’outre-mer) cherchent du travail en France, « soit une hausse de 7,1% en un an. Du jamais vu », précise Le Monde.
En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi, catégorie A, s’élève à 105 183, soit +0,6% par rapport à la fin mars 2015. En Basse-Normandie, ce nombre diminue de 0,5%. La région compte 69 479 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A.

  Haute-Normandie Basse-Normandie

Chômeurs (catégorie A) sur un mois

… sur un an

+0,6%

+5,1%

-0,5%

+3,6%

La Haute-Normandie, à la hausse : +0,6%

[...] La Seine-Maritime enregistre une hausse de 0,7% (soit 72 950 personnes inscrites à Pôle Emploi en catégorie A), contre +0,4% dans l’Eure (soit 32 233 personnes inscrites à Pôle Emploi en catégorie A). En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (catégories A, B et C) s’établit à 165 930, fin avril 2015. Ce chiffre augmente de 0,7% (soit +1 217). Sur un an, il est en hausse de 4,5%.

  • Chômage des jeunes et des seniors en hausse : +1,1% pour les moins de 25 ans, +1,4% pour les 50 ans et plus, en catégorie A
  • Hommes et femmes à égalité : +0,6% inscrits en catégorie A
  • Entrées à Pôle emploi pour fin de contrat CDD (+1,7%), fin de mission d’intérim (+10,4%) et autre licenciement (+4,9%) sont en hausse

[...]

La Basse-Normandie en baisse : -0,5%

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 69 479 en Basse-Normandie, fin avril 2015. Ce nombre diminue de 0,5% (-356) par rapport à la fin mars 2015 (+3,6% sur un an). [...] 

Haute et Basse-Normandie en déclin ?

[...] Selon une étude menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur l’année 2014, les signes d’amélioration sont insuffisants en Haute-Normandie. De même pour la Basse-Normandie [...]
La Haute-Normandie fait partie des quatre Régions qui enregistrent la plus importante baisse du nombre d’emplois en 2014 (Haute-Normandie, Picardie, Alsace, Champagne-Ardenne), rapporte Les Échos[...]
Les chiffres d’avril 2015 confirment ces tendances et études menées en 2014. Le gouvernement, malgré cette hausse record sur le plan national, reste optimiste. François Rebsamen, ministre du Travail, explique qu’« il faut un délai de plusieurs mois avant que la reprise de l’activité ne se traduise par des embauches». Le ministre promet d’« accompagner le retour de la croissance en levant les freins au recrutement qui subsistent », indique Libération.

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:09

Publié sur ce site en Avril.

Commentaires : L'investissement au Brésil et aux Etats-Unis semble plus juteux pour les actionnaires que l'implantation historique en France.
  Quand le président du directoire de Vallourec
prétend « surcapacité de production » en Europe il faut entendre délocalisation.  C’est en effet après avoir lourdement investi au Brésil et aux Etats-Unis que Vallourec déclare vouloir rentabiliser ses investissements.  Comprenons : l'entreprise Vallourec investit dans de nouvelles usines sur le continent américain en sachant pertinemment qu’elle sera en surproduction en Europe … et décide de licencier en France et en Allemagne. 
Cette surcapacité de production est en réalité organisée pour justifier des suppressions d'emploi en Europe pour le plus grand bénéfice des actionnaires ! L’État a engagé 4,5 millions d’aides publiques cette année, 3 millions l’an dernier. Les cadeaux fiscaux et sociaux n’ont jamais été aussi important
s. Pourtant l'emploi industriel continue de fondre.  Les multinationales et les banques bradent l'emploi et le secteur industriel.  Le problème n'est donc ni la fiscalité ni les cotisations sociales mais l'appétit des actionnaires ! AC

 
Vallourec : des suppressions de postes annoncées dans l'usine de Déville-lès-Rouen

Le groupe spécialisé dans la fabrication de tubes spéciaux pour l'industrie pétrolière a annoncé hier (29 avril) un  "projet de réorganisation dans le cadre de son plan de compétitivité"

  • par Richard Plumet (avec Colombine Denis)
  • Publié le 30/04/2015 | 12:06, mis à jour le 30/04/2015 | 12:17
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

Inquiétude chez les salariés de Seine-Maritime

C'est hier que Vallourec, visiblement victime de la chute rapide du cours du pétrole de ces derniers mois, a annoncé les mesures prises pour s'adapter à cette situation de crise.  Pour le spécialiste mondial de la fabrication de tubes sans soudures destinés à l'industrie pétrolière et gazière (et aussi nucléaire), la baisse des commandes va induire une  réduction des investissements et la mise en place d'un plan d'augmentation de la compétitivité  des sites de production.

Première conséquence : l'annonce de suppressions de postes, 2000  dans le monde, 1500 en Europe,  900 en France. Rien n'étant  encore annoncé en ce qui concerne le site de Déville-lès-Rouen où travaillent 400 personnes.

Une usine normande qui connaît depuis juillet 2014 une réduction de l'activité. Ces jours-ci, la production a été fortement ralentie avec du chômage partiel et  le passage de 3 à 2 équipes.

 

Extrait du communiqué de Vallourec :

La réorganisation des unités industrielles en Europe
Celle-ci se traduirait par la réduction d’environ un tiers des capacités de production du Groupe en France et en Allemagne par rapport à 2014 à travers :

  • La rationalisation des tuberies,  
  • La poursuite de la spécialisation de certaines unités de finition, notamment sur les sites de Saint-Saulve (Nord de la France) et Mülheim (Allemagne).
  • La réorganisation en profondeur dans certains laminoirs, pour passer de trois à deux postes dans les entités de Déville (Haute Normandie) et Aulnoye (Nord de la France) et sur les sites de Mülheim et Pèlerin de Rath (Allemagne).

> L'intégralité du communiqué (pdf)  :


Ce jeudi matin  (30 avril) les salariés, via les syndicats, exprimaient leur inquiétude  et attendent la tenue du  CCE  le 20 mai pour obtenir des  détails sur la répartition des suppressions de postes.

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:32

Les concurrents de Schneider Electric sont deux grands groupes mondialisés :

Siemens, groupe international d'origine allemande.  On sait que cette firme était liée à l'Etat nazi et ft travailler des déportés du camp d' Auschwitz-Birkenau dans ses usines.  Siemens fut décartellisé après guerre en raison de son adhésion étroite à l'Etat nazi, mais il reconstitua rapidement son empire industriel, avec le soutien des Etats-Unis. 

ABB, résultat de la fusion de deux grands groupes, l'un suédois, l'autre suisse.

Siemens, ABB, Schneider Electric sont à la recherche de profits maximum.  Pour cela, ils traquent les économies à faire sur la main d'oeuvre et pratiquent un dumping social mondial. C'est de cela que sont victimes les salariés de Moselle et de Seine-Maritime. 

Schneider Electric, qui a pour origine une vieille entreprise française qui sut exploiter ses salariés depuis le XIXème siècle pour se constituer un empire industriel aujourd'hui, n'est pas réellement en dufficulté.  Son chiffre d'affaires fut de 25 milliards d'euros en 2014... Mais les actionnaires, les fonds de pension veulent des dividendes de plus en plus gonflés.

AC.

 

Pour faire face à la concurrence notamment d'ABB et Siemens, Schneider Electric devrait annoncer deux plans sociaux.

Le géant français des équipements électriques Schneider Electric va délocaliser ses activités de production de transformateurs pour industriels en Pologne et annoncer deux plans sociaux portant sur 170 emplois au total, en Moselle et en Seine-Maritime, selon Les Échos.

Le premier plan social concernera la filiale mosellane France Transfo, où 90 emplois seront supprimés sur les trois sites, la chaudronnerie de Marange-Silvange étant promise à la fermeture, affirme le quotidien économique daté de jeudi. En Seine-Maritime, le site de Petit-Quevilly, en banlieue de Rouen, où travaillent 80 salariés, est également menacé de fermeture.

Le groupe « ne parvient plus à être compétitif sur ses productions de grande série », alors que ses principaux concurrents ABB et Siemens « produisent déjà en Europe de l'Est » et que les grand donneurs d'ordres comme ERDF font pression sur les prix, expliquent Les Échos, à propos des motifs de cette délocalisation."

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:50

Europe – 29 mai 2005 – dixième anniversaire du déni de démocratie

Par     

Lu sur Voie militante

Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non »  à la proposition de traité établissant une constitution pour l’Europe avec 54,67 % des suffrages exprimés. Et ce malgré le bombardement médiatique des nouveaux chiens de garde, de la classe politique, de la majorité des  églises, des dirigeants syndicaux, des dirigeants patronaux, des grands intellectuels, des élites universitaires. La nuit des nouveaux chiens de garde

Le peuple a voté non dans son intérêt à lui. Mais l’oligarchie allait bientôt voter oui dans son intérêt à elle.

 Les cinq endroits de France où le oui fait ses plus gros scores :
1- Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui !
2- Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui !
3- Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui !
4- Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui !
5- Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui !
Les plus pauvres?

Ceux qui ont voté oui
1- 76 % des sympathisants de l’UDF ont voté oui.
2- 76 % des sympathisants de l’UMP ont voté oui.
3- 63 % des Français de 65 ans et plus ont voté oui.
4- 62 % des cadres et des professions intellectuelles ont voté oui.
5- 60 % des retraités ont voté oui.
Les plus âgés, la droite et les cadres.

Ceux qui ont voté non:
1- 96 % des sympathisants d’extrême-droite (FN + MNR) ont voté non.
2- 95 % des sympathisants du Parti Communiste ont voté non.
3- 81 % des ouvriers ont voté non.
4- 79 % des chômeurs ont voté non.
5- 65 % des Français âgés de 35 à 49 ans ont voté non.
6- 64 % des sympathisants des Verts ont voté non.
7- 61 % des Français sans préférence partisane ont voté non.
8- 60 % des employés ont voté non.
9- 59 % des sympathisants du Parti Socialiste ont voté non.
10- 59 % des Français âgés de 25 à 34 ans ont voté non.
11- 59 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont voté non.
12- 56 % des professions intermédiaires ont voté non.
13- 55 % des commerçants, artisans, chefs d’entreprise, ont voté non.
Les autres…

Sources: TNS SOFRES, Ministère de l’Intérieur,

inspiration: Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

Partager cet article
Repost0
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:41

Info

UNE NOUVELLE FORME D’ORGANISATION POLITIQUE EST EN COURS DE CRÉATION EN ITALIE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 1er juin 2015.
 
La « Coordination italienne de la Gauche contre l’Euro », partenaire du M’PEP, réunie les 11 et 12 avril 2015 lors d’une grande assemblée à Chianciano, a lancé un processus de construction d’une nouvelle organisation politique. Le M’PEP salue chaleureusement cette initiative et lui souhaite plein succès. Pour nos camarades italiens, le but le plus ambitieux de cet appel n’est pas de lancer une Coordination ni un « simple » nouveau parti auquel il faudrait adhérer sur la base de recettes déjà connues. Il s’agit pour eux, au contraire, d’une véritable démarche constituante qui vise à rassembler toutes le forces démocratiques et humanistes qui se reconnaissent dans le cadre de l’appel et qui, sur ces bases, souhaitent construire ensemble une plateforme politique mais surtout une nouvelle forme d’organisation. La prochaine réunion plénière est fixée au 26 et 27 septembre 2015. Elle sera une étape intermédiaire pour lancer, à la fin de l’année, le démarrage du projet politique. Le nom définitif (ORA ! - MAINTENANT ! - étant le nom de la démarche constituante), le programme et la forme de participation y seront décidés.
 
Pour lire ou imprimer le communiqué de « Maintenant ! », cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Une-nouvelle-forme-d-organisation-politique-est-en-cours-de-creation-en-Italie

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents